Trafic ferroviaire : Le train-test arrive, dans la joie à Kita

Par Mohamed Fabrice Kita, 14 juin (AMAP) Une immense foule a pris d’assaut la gare ferroviaire de Kita ce 13 juillet. Ces hommes et femmes, adultes, adolescents et enfants, en une marée humaine diverse, variée et bigarrée, se sont rassemblés sur le site pour voir de leurs « propres yeux » leur train de voyageurs Bamako-Kayes, de nouveau sur les rails ! Un évènement que nul Kitois ne voulait et ne pouvait manquer, pour rien au monde. La ligne de chemin de fer était à l’arrêt depuis plusieurs années.  A 14h30 minutes, le « cheval de fer » est arrivé à Badinko, pour s’immobiliser net à 15h30 minutes, à la gare transrail de Kita où l’attendaient la population aussi nombreuse que joyeuse. A l’escale de Badinko où les autorités régionales ont effectué le déplacement pour le premier accueil de ce train-test comme à la gare de Kita, l’ambiance était celle des grands jours. Les populations, dans une effervescence totale, n’avaient que cette prouesse à la bouche : « les promesses des autorités du pays quant au redémarrage du trafic ferroviaire sont presque tenues », selon elles. Une ambiance de joie ou s’entremêlent hymne national, chants et symphonies puisés dans le terroir. Et des selfies comme s’ils en pleuvaient, sur fond de l’engin avec comme décor la gare ! Certains brandissaient des drapeaux et des banderoles à l’effigie du président de la transition et du Premier ministre. Partout, c’était des éloges, la fête et des manifestations de joie, comme chacun pouvait. « Que le train qui vient de redémarrer soit le début de notre bien-être social. Nous sommes fiers de nos autorités surtout du président de la transition Assimi Goïta. La population le long des rails soutient la transition pour toujours », affirme, avec émotion, Brin Diallo, du quartier Kita-gare où se trouve la gare de train. « Notre train a redémarré. C’est notre centre commercial, notre marché. Avec le train, nous faisons nos commerces pour soutenir nos maris et pour subvenir aux besoins de nos familles. Si Dieu nous a gratifie d’un tel jour, tout le monde doit en saluer le gouvernement », se réjouit la présidente des femmes de Kita, Mme Macalou Aissata Sacko. « Merci Assimi et allez lui dire de se serrer, encore plus, la ceinture. Nous sommes toutes derrière lui pour la réussite de la transition », lance-t-elle. Mme Sidibé Sira Diallo, du quartier de Badenko, se souvient du bon vieux temps de la grosse activité du trafic ferroviaire. « En effet, se rappelle-t-elle, les échanges commerciaux se faisaient dans un cadre social et sur la base de la confiance. On prenait la marchandise à l’arrivée du train et les règlements se faisaient, sans problèmes, au prochain voyage ». « Merci Assimi Goïta ! Avec le train remis en circulation, vous allez recoudre le tissu social », dit-elle.  « Partout, où nous sommes passés, pour cet essai, nous avons vu le grand engouement des populations riveraines du rail. Ce qui prouve, si besoin en était, que le train n’est pas seulement une question économique. Il est, aussi, une question sociale. Cela permet de désenclaver toutes ces localités, le long des rails», indique le directeur général de la Société de patrimoine ferroviaire au Mali (SOPAFER), Ibrahim Maiga.  Le Dg de la SOPAFER a demandé aux populations de croire toujours en nos autorités quant à la reprise de l’activité ferroviaire. « Un plan d’urgence de reprise de l’activité ferroviaire est en phase d’exécution » a-t-il souligné à Kita.. Pour le trajet de 30 km, Badinko-Kita, le gouverneur Daouda Maiga a pris place aux côtés du Dg de la SOPAFER. Au regard de la mobilisation générale des communautés, les autorités disent avoir bien noter l’espoir des populations de voir la réouverture effective de ce tronçon. Elles ont soutenu que la question demeure au cœur des préoccupations des plus hautes autorités du pays. Elles se disent conscientes que les rails, source de revenus, sont essentiels pour les populations riveraines qui l’attendent avec patience. Après 30 minutes de stationnement à Kita, le train-test s’est lancé pour Kayes, sous les ovations des populations, satisfaites de le revoir siffler encore, après plusieurs années d’interruption. MF/MD (AMAP)

Trafic ferroviaire : Le chemin de fer entre Bamako et Kayes reprend vie

Par Oumar SANKARE Bamako, 14 juin (AMAP) Mercredi 13 juillet 2002, le soleil se lève doucement sur la gare ferroviaire de Bamako, la capitale malienne. C’est le grand jour pour les cheminots et l’ensemble des travailleurs des chemins de fer. Les préparatifs de la reprise du trafic ferroviaire arrivent, enfin, à une phase cruciale. La Société de patrimoine ferroviaire du Mali (SOPAFER) procède à « l’essai blanc » du train de transport-voyageurs entre Bamako et Kayes (Ouest). Le rêve est en passe de devenir réalité pour les travailleurs des chemins de fer, sans activité depuis belle lurette pour cause d’arrêt du trafic ferroviaire. On peut aisément imaginer le soulagement des populations et localités riveraines du chemin de fer et les travailleurs de la SOPAFER.  L’événement ne passe pas inaperçu dans la capitale. Curieux, automobilistes et piétons sont alertés par le train qui se remet à siffler. Il faut dire que les Bamakois avaient perdu l’habitude d’entendre le sifflement des trains. Alors que la foule de curieux grossit, les cheminots s’affairent pour le lancement de « l’essai blanc ».  Pour l’occasion, du beau monde est réuni à la gare ferroviaire de Bamako. De la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, au directeur général de la SOPAFER, Ibrahim Maïga, en passant par plusieurs autres responsables des chemins de fer.  Makan Sissoko est électricien à bord du train. Sourire aux lèvres, il discute des derniers réglages avec d’autres agents, mécaniciens, maintenanciers, tous vêtus d’un uniforme bleu (chemise et pantalon). « Le train est à l’arrêt depuis 2018 et c’est avec un grand plaisir que nous reprenons le travail aujourd’hui », dit-il. Et d’ajouter que ce sont des emplois qui sont créés avec le redémarrage du train, en plus des recrutements et des formations à venir. « Le train a été remis sur pied grâce à l’expertise malienne, rien n’est venu de l’extérieur », se félicite notre interlocuteur.  Quant à Moussa Keita Yao, coordinateur des syndicats et associations des cheminots, il se dit satisfait des démarches entreprises par les autorités. « Après tant de détresse, nous sommes rentrés en possession de tous nos arriérés de salaire et un convoi de locomotive est mise en ligne même si c’est une phase d’essai », se réjouit-il. NOUVELLES LOCOMOTIVES – Plusieurs activités ont déjà été réalisées pour la mise en marche du train. Il s’agit de la réhabilitation de 19 gares, de Bamako à Kayes, la réhabilitation des ateliers centraux de Korofina (dans la capitale malienne)  et de Kayes, l’acquisition partielle d’équipements mécaniques et outillages pour les travaux de la voie, les travaux de traitement des points critiques de la voie entre Bamako et Kayes, la pose des traverses en bois sur les ouvrages d’art, de Bamako à Diboli (frontière avec le Sénégal) et les travaux de confortement des ponts de Galougo, Mahina et Toukoto.  Prenant la parole, la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, a expliqué que les essais en blanc au cours  des semaines à venir avec les deux locomotives CC2205 et CC2207, réhabilitées par les techniciens maliens, « permettront de relever, entre autres, les anomalies sur le matériel roulant et sur la voie ferrée ». Après la relance du trafic ferroviaire, suivra l’exploitation commerciale avec des sources de financement déjà identifiées. Mme Dembélé Madina Sissoko a ajouté : « En plus d’une voie métrique, nous disposerons d’une voie standard, entre Bamako et Kayes ainsi que l’acquisition de 3 locomotives avec la société russe STM ». A cet effet, le gouvernement a signé un mémorandum d’entente avec la société russe STM pour réhabiliter d’autres locomotives se trouvant dans les ateliers centraux de Korofina. Les partenaires russes, qui sont attendus à Bamako dans les jours à venir, vont aider à réaliser l’étude de migration de la voie métrique vers la voie standard. Concernant, l’aspect économique des chemins de fer, la ministre des Transports et des Infrastructures a dit : « ce sont des villes entières qui revivront grâce au train. Egalement, le Mali étant un pays enclavé, ceci est une aubaine pour le transport des marchandises ».  Aspect très important de la reprise du trafic ferroviaire : toutes les activités sont financées par le budget national. A cet égard, la ministre a salué l’engagement du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, pour la réalisation de la relance du trafic ferroviaire. Elle a indiqué que c’est grâce à l’engagement des plus hautes autorités que les techniciens maliens ont réparé entièrement deux locomotives et les voitures voyageurs.  Pour ce voyage d’essai, le train sera conduit par Mme Gouaillé Alima Coura Mariko, conductrice depuis 14 ans sur la ligne Bamako-Kayes. Elle sera assistée par d’autres cheminots qui font le voyage comme passagers. C’est la locomotive CC-2207, avec 7 voitures-voyageurs, qui a pris le départ hier à 8h45 à la gare ferroviaire de Bamako à destination de Kayes. Le retour est prévu à Bamako aujourd’hui, jeudi.  OK/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 13 juillet 2022 

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 13 juillet 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté un projet de texte ;  – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du Schéma Directeur d’Urbanisme de la ville de Sandaré et environs. La ville de Sandaré est le chef-lieu de la Commune rurale du même nom, elle couvre une superficie de 95 000 hectares. L’expansion de la ville et l’ampleur des activités socioéconomiques menées ont rendu nécessaire l’élaboration d’un Schéma Directeur d’Urbanisme en vue de permettre son développement harmonieux. Le Schéma fixe les orientations fondamentales du développement et de l’aménagement de la ville de Sandaré et environs. Il définit les principes d’organisation de l’agglomération en matière d’habitat, d’activités, de voirie et de réseaux divers, de grands équipements, y compris le traitement des problèmes environnementaux. L’adoption du présent Schéma permet à la ville de Sandaré et environs de disposer d’instruments de planification et de gestion de son développement, sur les vingt prochaines années. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le Conseil des Ministres de l’organisation du concours direct de recrutement d’enseignants dans la Fonction publique des Collectivités territoriales au titre de l’exercice budgétaire 2022. La Fonction publique des Collectivités territoriales a été instituée par la Loi n°2018-035 du 27 juin 2018 portant statut des fonctionnaires des Collectivités territoriales. L’objectif visé à travers l’adoption de cette loi est de doter les Collectivités territoriales de ressources humaines nécessaires à l’exécution de leur mission de développement territoriale. Le secteur de l’éducation nationale compte plus de 50 000 enseignants fonctionnaires des Collectivités territoriales sur lesquels 25 000 ont été recrutés par voie de concours direct entre 2010 et 2019. Malgré ces efforts, le besoin en enseignants demeure crucial au sein des Collectivités territoriales compte tenu du nombre important d’écoles sur le territoire national. Pour satisfaire une partie de ce besoin, le Ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, en collaboration avec le Ministère de l’Education nationale, organise le concours direct de recrutement d’enseignants dans la Fonction publique des Collectivités territoriales afin de pourvoir 500 postes. Les admis seront mis à la disposition du Ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, pour leur formation au Service national des Jeunes. En vue de rétablir l’équité et la justice sociale, un projet de loi est en cours d’adoption pour relever de trois ans l’âge limite de participation au concours d’entrée dans la Fonction publique des Collectivités territoriales. 2. Le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population a informé le Conseil des Ministres des résultats de la mission de vérification de la procédure de création des titres de propriété délivrés dans la forêt classée de Tienfala. Cette mission a été réalisée dans le cadre de la préservation et de la sauvegarde de la forêt classée de Tienfala qui est objet d’agression du fait d’attribution de titres de propriété, malgré son immatriculation sous le numéro du titre foncier 156 618 du Cercle de Kati. Elle a constaté l’existence de 21 titres fonciers individuels situés à Djinkoni et 09 autres à Sala. Il ressort également du rapport de mission qu’en plus des titres fonciers susmentionnés, des titres provisoires comme des lettres d’attribution et des Concessions rurales sont délivrés à des particuliers dans ladite forêt. La liste des personnes impliquées dans la procédure de création de ces titres a été transmise à la justice à toutes fins utiles. 3. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’État a cependant appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 13 juillet 2022 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Officier de l’Ordre national

Nouvelle Constitution : La Commission de rédaction installée

Bamako, 13 juin (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a installé, mardi, la Commission de rédaction de l’avant-projet de la nouvelle Constitution du Mali, lors d’une cérémonie dans la salle des banquets du palais de Koulouba, en présence, outre des membres de ladite Commission, du président du Conseil national de Transition (CNT), le colonel Malick Diaw, du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, des membres du gouvernement et des présidents des Institutions de la République.  Composé de vingt-cinq membres dont un président et deux rapporteurs, avec une diversité de profils, la Commission aura la charge de maintenir l’inclusivité dans la démarche à adopter pour la rédaction de l’avant-projet de Constitution. « C’est un insigne honneur  pour nous d’avoir été choisi pour œuvrer à l’élaboration d’un acte majeur dans le processus de refondation de l’Etat engagé par les autorités de la Transition », s’est réjoui le président de la Commission, le Pr Fousseyni Samaké.  Selon le président de la Commission, la décision d’établir une nouvelle Constitution est un facteur important de la volonté politique de faire prendre à notre pays un nouveau départ. Et d’ajouter que l’un des principaux défis lancés aux constituants demeure de faire aller ensemble, dans la Constitution, les valeurs spécifiques à la version malienne et aux exigences de la gouvernance à tout Etat moderne. A cet effet, il apprécié la diversité de profils des membres de la Commission « porteuse de richesses dans les approches en termes de rédaction de l’avant-projet de Constitution. »  Le Pr Fousseyni Samaké a, par ailleurs, assuré de l’engagement total des membres de la Commission de procéder à une large consultation des forces vives de la nation, à tout mettre en œuvre pour accomplir la noble mission de haute portée pour notre pays. Auparavant, il avait donné quelques explications concernant la Constitution. Pour lui, la Constitution  se présente comme la fondation de l’Etat compatible à notre système. Elle se trouve au sommet de l’ordre juridique. Les règles qu’elle fixe doivent être respectées par les normes et par tout autre acte juridique. Appelée loi fondamentale, loi suprême ou l’ordre suprême, la Constitution, selon le Pr Samaké, est la réponse première pour appréhender l’Etat, définir les droits et obligations des citoyens, le statut des pouvoirs publics chargé de la gestion de l’Etat, les grands principes que doit régir l’organisation du territoire. Le spécialiste de droit public ajoutera que pour certains, c’est la Constitution qui définit l’identité de l’Etat. Alors que l’Etat lui-même est l’organisation politique et juridique de la société à l’intérieur d’un territoire donné. Il en résulte que la Constitution est en prise directe sur la société. Et l’une de ses positions principales, a expliqué le Pr Samaké, est d’énoncer des principes sur lesquelles se constitue le vivre ensemble. Dans ces conditions, il apparait essentiel que la Constitution reflète les valeurs et les attentes de la société tout en ne perdant pas de vue que l’Etat et la société vivent aujourd’hui dans un monde globalisé.  LOGIQUE DES ANR – Le colonel Assimi Goïta a rappelé que le processus s’inscrit dans la logique des Assises nationales de la refondation (ANR) qui ont décidé, conformément à la volonté du peuple souverain, de procéder à l’élaboration de la nouvelle Constitution. Ce, après le constat des dysfonctionnements dans la pratique institutionnelle qui se sont soldés par des ruptures de l’ordre constitutionnel.  Pour le chef de l’Etat, « en raison de la détermination du peuple malien à dénoncer la mauvaise gouvernance et l’injustice sociale, les institutions démocratiques ne devaient aucunement servir d’alibi pour maintenir prisonnière la couche essentielle de la population. Au sein de laquelle est vivement ressenti le besoin d’une nouvelle constitution, gage d’un lendemain meilleur et source d’apaisement socio-politique de la République ». « La Constitution étant le fondement de l’Etat, de la source de la légalité et de la légitimité des Institutions politiques, selon le président Goïta, celle-ci doit être l’affaire du peuple tout entier qui sera appelé, en définitive, à prendre sa décision souveraine au cours d’un référendum. ». « C’est pour donner corps à cet important projet que j’ai décidé de créer une Commission de rédaction de l’avant-projet de la Constitution dont les membres ont été choisis selon des critères de compétence, d’engagement patriotique, et d’impartialité », a-t-il assuré. Le chef de l’Etat a noté que la diversité de la composition de l’équipe et de ses expertises constituent des atouts qui assureront la réussite de la mission, « car, l’élaboration d’une nouvelle Constitution dans le contexte de la refondation de l’Etat ne doit pas être considérée comme une affaire des seuls ministres. » « C’est pourquoi le choix a été fait de mettre en place une équipe pluridisciplinaire », a expliqué le colonel Assimi Goïta. Ajoutant qu’il s’agit d’un projet de portée nationale qui touche aux intérêts de toutes les couches socioprofessionnelles et conditionne la vie publique.  Selon les consignes du président de la Transition, le projet doit faire appel aussi bien aux devoirs, à l’histoire qu’à nos valeurs sociétales qu’aux principes humanistes et de justice. Sans oublier les préoccupations de développement économique, entre autres. Il s’agit, techniquement, des aspirations profondes de notre peuple relativement aux systèmes de gouvernance qui répondent à ses intérêts fondamentaux. « La Commission doit être à l’écoute des différentes couches socio-professionnelles  et des différentes sensibilités politiques et de groupement en adoptant une démarche participative pour aboutir à des attentes du peuple », a soutenu le chef de l’Etat. Avant de le mettre à la tâche, le président de la Transition a remis une lettre de mission au président de la Commission. OD/MD AMAP)

Des agents formés aux nouvelles techniques de lutte anti-braconnage

Bamako, 12 juin (AMAP) Quinze éléments des Eaux et Forêts et cinq des Forces armées ont reçu, jeudi dernier leur certificat de formation des formateurs sur les techniques de lutte anti-braconnage pour la protection des éléphants. Cette remise de parchemin, qui sanctionne deux mois d’apprentissage, s’est déroulée au Centre de formation pratique forestier à N’Tabacoro, sous la présidence du secrétaire général du ministère du Développement rural, l’inspecteur Mamadou Gakou. «Cette initiative est à saluer car elle vient à point nommé», a indiqué l’inspecteur Mamadou Gakou, précisant que le braconnage a pris de l’ampleur au point que cette pratique illégale menace la survie de certaines faunes. Ainsi, il a exhorté les stagiaires « à mettre à profit toutes les nouvelles techniques qu’ils ont apprises partout où besoin sera ». Le ministre du Développement rural, Modibo Keïta, avait fait le lancement officiel de la session de formation, le 23 mai dernier, a rappelé, le secrétaire général du département du Développement rural.  Cette formation visait à constituer une équipe pérenne professionnelle, dynamique, de haut niveau et à même de répliquer la formation, en termes de contenus techniques aux agents forestiers et aux militaires en vue d’une meilleure protection des pachydermes, a précisé le représentant de Wild Foundation.    «La formation des formateurs en lutte anti-braconnage est une expérience inédite qui traduit la vision du Mali d’autonomiser certains agents dans la protection efficace des éléphants du Gourma contre les braconniers», a poursuivi Nomba Ganamé. Selon lui, après cette formation, le vivier est disponible et prêt avec de nouvelles et meilleures techniques pour accomplir les missions qui lui sont assignées. « Dans le cadre de la lutte anti-braconnage, la direction nationale des Eaux et Forêts, en partenariat avec Wild Foundation et l’Etat-major des armées, a développé une stratégie de protection des éléphants, basée sur la mise en place d’une brigade mixte », a-t-il expliqué.  Il a, également, suggéré que les récipiendaires soient bien équipés en matériels de dernière génération pour être efficaces sur le terrain. «Nous sommes heureux et satisfaits d’avoir bénéficié de cette formation des formateurs, car durant cette formation nous avons appris de nouvelles techniques de lutte anti braconnage», a assuré le stagiaire Lagabé Maïga.  « Les stagiaires sont en mesure de former d’autres agents sur les connaissances acquises au cours de la session », a-t-il affirmé.  Enfin, il a exhorté ses collègues à utiliser à bon escient les nouvelles techniques apprises. Les partenaires de ce projet sont la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), l’Union européenne (UE), le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Canada et le Royaume unis qui soutiennent la protection des éléphants du Gourma Et aussi Chengeta qui a accompagné cette formation des formateurs. Etaient présents à la cérémonie, le président de la commission développement rural, de l’environnement, de l’assainissement, de l’eau et de l’énergie du Conseil national de Transition (CNT), Mohamed Ousmane Ag Mohamedoune, la directrice nationale des Eaux et Forêts, Mme Kanouté Fatoumata Koné. YT/MD (AMAP)

Destruction des mausolées de Tombouctou :  Le Fonds au profit des victimes a lancé les consultations initiales pour les réparations 

Bamako, 12 juin (AMAP) Le Fonds au profit des victimes a lancé, officiellement le 6 juillet 2022 à Tombouctou, les consultations initiales dans le cadre des réparations collectives, a annoncé, jeudi, une équipe de responsables du Fonds. Au cours d’un dîner de presse à Bamako, l’équipe, a ajouté que la phase de la réparation individuelle sera close le 14 novembre prochain. L’équipe, qui revenait de Tombouctou où elle avait assisté au lancement officielle des réparations collectives, était conduite par la responsable régionale des programmes pour la Côte d’Ivoire et le Mali du Fonds, Aude Le Goff. Elle comprenait plusieurs autres cadres de la structure et ses partenaires notamment le vice-président du Fonds, Ibrahim Yillah et la chargée des programme sur le terrain, Laetitia Nguewo, le représentant de l’Unesco Modibo Bagayogo. La rencontre a, également, permis aux responsables du Fonds d’aborder plus généralement les enjeux en matière de réparation au Mali, à travers sa bonne collaboration avec la Commission vérité, justice et réconciliation (CVJR).  À ce jour, outre la réparation symbolique, le Fonds a mis en œuvre des mesures individuelles de réparation dont le montant est strictement confidentiel pour plus de 850 victimes. Poursuivi par la Cour pénale internationale (CPI), le terroriste malien, Ahmad Al Faqi Al Mahdi, a été reconnu coupable le 16 septembre 2016 de «crime de guerre». Il a dirigé  intentionnellement des attaques contre des bâtiments religieux et historiques et a, ainsi, été condamné à neuf ans d’emprisonnement. Depuis lors, il purge sa peine. En novembre 2021, la CPI a décidé de sa libération anticipée le 18 septembre prochain, après lui avoir accordé une réduction de peine de deux ans. Cette clémence de la juridiction internationale a été motivée, entre autres, par le fait que la défense a plaidé coupable,  exprimé son regret et demandé pardon publiquement au cours du procès. S’y ajoute la bonne conduite de l’accusé en détention. Ainsi, le 17 août 2017, la CPI a rendu une ordonnance de réparation après avoir reconnu que le crime commis par Al Mahdi a causé, au-delà du préjudice moral à la population malienne et à la communauté internationale, un préjudice économique et moral à la communauté de Tombouctou. Mais, aussi, un préjudice économique et moral aux descendants des saints enterrés dans les mausolées, aux maçons et aux gardiens. La Cour a fixé la responsabilité de Al Mahdi à 2,7 millions d’euro (environ 1,7 milliard Fcfa ) en faveur des victimes de son crime et a accordé des réparations individuelles et collectives. Cette somme prend en compte également la réhabilitation des bâtiments protégés.  Après avoir constaté l’insolvabilité du coupable, la Chambre de première instance de la CPI a ordonné au Fonds au profit des victimes, de proposer un plan de mise en œuvre des réparations, conformément à l’ordonnance de réparation de la juridiction internationale. Cette ordonnance prévoit l’organisation d’une cérémonie solennelle pour procéder à la remise de l’euro symbolique à l’État du Mali et à l’Unesco (pour la réparation des préjudices subis respectivement par la population malienne et la communauté internationale), déjà tenue le 30 mars 2021 à Bamako.  A cela, s’ajoute la mise en œuvre de sept mesures de réparations collectives destinées à la communauté de Tombouctou, organisées en trois dispositifs : un dispositif de restauration du patrimoine culturel, un dispositif de commémoration pour répondre au préjudice moral causé à la communauté de Tombouctou. Mais aussi un dispositif de résilience économique pour répondre au préjudice économique causé à la communauté de Tombouctou. Sans oublier l’indemnisation des victimes ayant un lien exclusif avec les bâtiments (descendants des saints, maçons et gardiens).  AT/MD (AMAP)

Défense et sécurité : Mali et Ouganda, même vision 

Bamako, 12 juin (AMAP) Le Mali et l’Ouganda ont réaffirmé, lundi, à Bamako, leur volonté de développer une coopération plus étroite en matière de sécurité et de défense dans l’intérêt des deux pays et du continent africain. Le ministre de la Défense et des Anciens combattants de l’Ouganda, Vincent Bamulangaki  Ssempijja, en visite à Bamako, et son malien de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, ont eu une séance de travail.  Un communiqué conjoint, pour matérialiser la coopération sud-sud dans le domaine de la défense et de la sécurité et dans un esprit panafricaniste, précise que le président de l’Ouganda, Yoweri Museveni, entend établir des liens plus étroits de coopération entre les deux pays. Le document paraphé par les deux ministres mentionne que cette visite  fait suite à un engagement antérieur pris par les deux  gouvernements. Le ministre Ssempijja a, aussi, souligné la nécessité de renforcer les capacités militaires, gage de stabilité et de développement des deux pays. Il a rappelé l’engagement du gouvernement ougandais à fournir des opportunités de formation aux Forces armées maliennes(FAMa). En attendant la signature prochaine d’un accord bilatéral de coopération militaire, pour tisser des relations avec notre pays, les deux parties ont indiqué tenir compte de la nature changeante de l’environnement sécuritaire mondial. Le ministre Sadio Camara a, spécifiquement, souligné la nécessité de faire face à la menace terroriste.  Après la séance de travail, les deux ministres se sont prêtés aux questions  des journalistes. Pour le colonel Sadio Camara, cette visite se passe à un moment complexe avec l’opération spéciale de la Russie en Ukraine avec un ordre mondial qui se définit. Et d’ajouter que dans cet ordre mondial, les Africains ne peuvent compter que sur eux-mêmes. «Nous sommes heureux de constater que nous partageons à peu près la même vision que nos frères ougandais dans le cadre de la lutte contre le terrorisme», a déclaré le colonel Camara.  Pour sa part, le ministre ougandais de la Défense et des Anciens combattants a insisté sur cet aspect, en disant que le Mali et l’Ouganda font aujourd’hui face à la menace  terrorisme. NK/MD (AMAP)

Le Malien Nènè Dorgéles prêté pour un an à KVC Westerlo (D1 belge)

Bamako, 11 juin (AMAP) L’attaquant des Aigles du Mali, Nènè Dorgelès, a été prêté au KVC Westerlo, une équipe de première division belge, a annoncé, mardi, le club sur sa page Facebook. Le Malien Nènè Dorgéles est prêté par son club RB Salzbourg pour une durée d’un an», écrit le communiqué de KVC Westerlo. L’international malien, qui est sous contrat avec RB Salzburg jusqu’en 2025, a été prêté pour un an.  Il devient la cinquième recrue des Countrymen (surnom de KVC Westerlo, ndlr) après Sinan Bolat, Nick Gillekens, Bryan Reynolds et Ravil Tagir. A son arrivée à Salzbourg en 2021, Dorgelès avait été prêté à Liefering, (D2 autrichienne), puis à SV Ried (D1 du même pays). Dans une vidéo sur la page officielle de son nouveau club, le Malien a confirmé le prêt et s’est dit content de ce nouveau challenge. «J’ai été prêté par RB Salzbourg pour un an. J’espère qu’on va faire plein de choses ensemble. Très heureux de continuer mon aventure avec KVC Westerlo. Je promets de donner le meilleur de moi-même pour amener l’équipe le plus loin possible en championnat», a dit Nènè Dorgéles. Né le 23 décembre 2002 au Mali, Nènè Dorgéles a été formé à l’Académie Jean-Marc Guillou de Bamako, dans l capitale malienne. Il a, ensuite, joué avec Guidars FC, avant de rejoindre le Red Bull Salzbourg en janvier 2021. Il a honoré sa première sélection en équipe nationale en mars 2022, lors d’un match contre la Tunisie (défaite 1-0 des Aigles). Le nouvel attaquant de KVC Westerlo a participé aux deux premières journées des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), Côte d’Ivoire 2024 et délivré une passe décisive face au Soudan du Sud, étrillé 3-1 par les Aigles. DB/MD (AMAP)

La clinique périnatale Mohamed VI ouvre ses portes à Bamako, au Mali

Par Fatoumata NAPHO  Bamako, 11 juin (AMAP) Depuis jeudi, les activités de la Clinique périnatale Mohamed VI,  à Sébénicoro, en Commune IV du District de Bamako, la capitale malienne, ont officiellement commencé. La cérémonie d’inauguration a été présidée par le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga. C’était en présence de la ministre de la Santé et du Développement social, Mme Diéminatou Sangaré et de  l’ambassadeur du Maroc au Mali, Driss Isbayenne.    Fruit de la coopération entre le Royaume du Maroc et le Mali, le joyau d’une superficie de 5 ha est un établissement de santé spécialisé de haut standing de 3è référence, entièrement construit et équipé par la partie marocaine pour près de 10 milliards de Fcfa. La structure dispose d’une capacité d’accueil de 74 lits, répartis entre femmes et enfants, mais aussi d’un plateau technique ultra moderne. L‘infrastructure sanitaire est composée de 4 salles d’accouchement, 2 blocs opératoires, d’un service de néonatologie avec 12 couveuses, d’une salle de réanimation de 6 lits, ainsi qu’un service d’imagerie médicale équipé. Il y a aussi une radiologie conventionnelle numérique, un scanner de16 barrettes en coupe, adapté aux besoins des femmes et des enfants, 5 échographes,  un laboratoire d’analyses médicales devant réaliser des examens de biochimie, d’hématologie, de parasitologie, de bactériologie et de sérologie et des services connexes (morgue, stérilisation, buanderie, centrale d’oxygène, groupe électrogène, mosquée…).  La Clinique périnatale a mission d’assurer le diagnostic anténatal, la prise en charge des femmes ayant des grossesses à haut risque et le suivi des enfants jusqu’à l’âge de 5 ans.  Pour le Premier ministre, cette structure occupera une très grande place dans notre système de santé, car bénéfique pour toute la population. Elle participera, sans nul doute, à la mise en œuvre de la Politique nationale de la santé, notamment dans le domaine de la santé de la mère, de l’enfant et du nouveau-né. Tout comme à la formation initiale et continue des professionnels de la santé, en termes de prise en charge de la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant.  L’infrastructure ouvrira aussi des horizons en termes de recherche sur la santé de la reproduction, de la mère, du nouveau-né ou de l’enfant, ainsi qu’à la surveillance épidémiologie des maladies liées à ces dernières couches. Le chef du gouvernement s’est dit convaincu que l’établissement viendra épauler d’autres structures sanitaires pour les besoins de soins lourds de réanimation pour les mères et les nouveaux nés, notamment les grands prématurés. Pour le Dr Choguel Kokalla Maïga, il contribuera à réduire considérablement les taux de mortalité maternelle et infantile qui demeurent toujours préoccupant ainsi que les évacuations sanitaires vers l’étranger.  Le Premier ministre a aussi exhorté les responsables de la structure et l’ensemble de la population malienne à apporter l’entretien nécessaire à cet édifice pour le bien-être des enfants et des femmes. Prenant la parole, le diplomate marocain a tenu à rappeler que c’est lors de la deuxième visite du Roi Mohamed VI au Mali en février 2014 que les premières pierres de cet édifice ont été posées.  «Moderne et intégrée, cette clinique a été réalisée par la Fondation Alaouite pour le développement durable pour fournir des services périnataux spécialisés, mais aussi assurer la prise en charge des grossesses à risque et la limitation de la mortalité maternelle et enfantine», a précisé l’ambassadeur Driss Isbayenne. Pour une meilleure gestion de la structure, une grande partie du personnel a suivi des formations par les spécialistes marocains. Le diplomate marocain a aussi souligné que ce joyau est l’une des preuves vivantes de la bonne santé de la coopération entre nos deux pays frères. FN/MD (AMAP)

Bamako et Lomé appellent à la mobilisation autour de la Transition au Mali

Bamako, 11 juin (AMAP)  Les ministres malien et togolais en charge des Affaires étrangères ont souhaité, jeudi dernier, une assistance humanitaire aux populations affectées par le terrorisme. Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’extérieur, Pr Robert Dussey, au terme d’une visite de travail au Mali, et son homologue malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, ont co-animé un point de presse. Au cours des échanges avec les médias,  ils indiqué avoir pris note de l’appel lancé par la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) « à la communauté internationale à apporter l’assistance humanitaire aux populations affectées par le terrorisme et à soutenir le processus de Transition au Mali ». Il ont salué les efforts constants de la (CEDEAO) et des partenaires sous-régionaux, africains et internationaux qui ont permis de surmonter les situations de blocage et le risque d’enlisement au Mali.  Ils ont, également, « félicité l’engagement renouvelé de l’organisation communautaire à œuvrer pour la paix et la sécurité au Sahel et en Afrique de l’Ouest et à intensifier la lutte contre le terrorisme dont l’extension vers les pays du Golfe de Guinée invite à redoubler de vigilance ». Mais, aussi, à renforcer la coopération sous-régionale et à mutualiser les moyens inter-régionaux au service de la sécurité collective. Ainsi, ils ont souligné la nécessité de réactiver le Groupe de soutien à la Transition au Mali (GST-Mali) après la levée des sanctions, en vue de mobiliser à nouveau les acteurs régionaux et internationaux, notamment les partenaires techniques et financiers, autour du processus de Transition. A cet égard, les deux parties, en concertation avec l’Union africaine (UA), ont décidé de tenir la prochaine réunion du Groupe dans la première quinzaine du mois de septembre prochain à Lomé.  Le ministre Dussey a réitéré les félicitations du président togolais à son homologue malien « dont l’ouverture d’esprit et la volonté manifeste de sortir de l’impasse ont facilité les pourparlers avec la CEDEAO) et l’obtention d’un compromis satisfaisant.»  Il a souligné les récents efforts constructifs déployés par les autorités, notamment la promulgation de la Loi électorale qui prévoit la création de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) ainsi que l’adoption «consensuelle et inclusive» du chronogramme détaillé du processus de Transition.  D’après le ministre togolais des Affaires étrangères, « ces efforts ont contribué de façon significative à l’émergence de la dynamique positive qui a conduit à la levée des sanctions ».  Pour sa part, le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a réaffirmé la disponibilité du gouvernement à tenir ses engagements régionaux et internationaux et sa détermination à réaliser les objectifs essentiels de la Transition à travers la mise en œuvre des réformes politiques et institutionnelles. Mais, aussi, « l’organisation du référendum constitutionnel et d’élections libres, transparentes et crédibles, pour le retour à un ordre constitutionnel apaisé et sécurisé ». Abdoulaye Diop a souligné que le Mali a besoin de l’accompagnement de ses voisins dans ce processus. A ce titre, il a demandé au Togo de continuer ses efforts de facilitation et d’appui à la Transition. Au cours de son séjour, le ministre Robert Dussey a été reçu en audience par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta.  Le chef de la diplomatie togolaise a, également, eu une séance de travail avec le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop.  Cette visite du chef de la diplomatie togolaise intervient quelques jours seulement après la levée des sanctions de la CEDEAO contre le Mali. Elle est présente par les deux parties comme une preuve de la bonne santé de la coopération entre les deux pays. BD/MD (AMAP)