Semaine nationale de la réconciliation au Mali : Mettre la diversité nationale au service de la cohésion sociale

Bamako, 16 sept (AMAP) La 1ère édition de la Semaine nationale de la réconciliation (SENARE) s’est ouverte, jeudi, au Centre international de conférence de Bamako (CICB), sur le thème : «Faisons de la diversité un atout pour la cohésion sociale au Mali» Du 15 au 21 septembre prochain, les participants, dans leur diversité socio-culturelle, ethnique et religieuse, discuteront des moyens de mobiliser les fils du Mali, de l’intérieur comme de l’extérieur, autour des idéaux de paix, de tolérance, de cohésion, de pardon, de vivre ensemble, de réconciliation et de devoir d’assistance mutuelle pour la stabilité de la Nation. Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, qui a ouvert la cérémonie, le colonel Assimi Goïta, a, dans son discours, exhorté l’ensemble des Maliens à « se focaliser sur ce qui nous rapproche plutôt que sur ce qui nous éloigne les uns des autres ». Il a, aussi, appelé à panser les plaies, malheureusement causées par l’incompréhension et prévenir d’autres blessures. En présence du Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, du président du Conseil national de Transition (CNT), le colonel Malick Diaw, des membres du gouvernement et du corps diplomatique, le président de la Transition s’est dit convaincu que « les fils du pays mettront à profit cette opportunité pour panser les plaies, malheureusement causées par l’incompréhension et prévenir d’autres blessures ». Le colonel Assimi Goïta a, alors,  invité l’ensemble du peuple malien « à développer l’esprit de pardon et de réconciliation en se focalisant sur ce qui nous rapproche plutôt que sur ce qui nous éloigne les uns des autres ». Par les temps qui courent, le Mali a fortement besoin de cela. Cette volonté a été traduite par les dispositions de la Loi d’entente nationale à partir de laquelle l’arrêté n°2021-5480/MRPCN-SG du 27 décembre 2021 fixant la période allant du 15 au 21 septembre de chaque année comme SENARE a été pris. SOLUTIONS ENDOGÈNES – Pour le président Goïta, en promouvant le dialogue sincère, facteur de pardon et de cohésion, « nous ne faisons que revenir aux valeurs fondamentales que nous ont léguées nos aïeux ». Cela est d’autant plus important que les différentes initiatives prises par les autorités de la Transition s’inscrivent dans la droite ligne de la préservation des fondements de notre Nation, mise à rude épreuve par les réalités du moment. En organisant cette Semaine, les autorités de la Transition donnent un écho favorable à une volonté du peuple malien dont la finalité est de trouver des solutions endogènes aux problèmes nationaux. « Face à la flambée de la violence sur fond d’actions malsaines orchestrées par des aventuriers décidés à compromettre, par la discorde, la stabilité de notre pays », le chef de l’Etat a exhorté le département en charge de la Réconciliation à envisager des solutions innovantes, à même d’obtenir l’adhésion des communautés, le plus souvent «instrumentalisées» dans des conflits dont elles ignorent les vraies raisons. En effet, cette Semaine « est une aubaine pour chasser les démons de la division et de la terreur afin que germent les perspectives de développement, facteur d’épanouissement collectif ». ARMÉE REFONDÉE – Le colonel Assimi Goïta a, en outre, encouragé le département à poursuivre avec abnégation les actions prévues dans la Stratégie nationale de la réconciliation et son schéma directeur. «Je suis sûr que la dynamique engagée depuis le début de cette Transition viendra à bout des forces du mal…», a dit le président de la Transition. Il a, ensuite, appelé solennellement les mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation  en déclarant : « Le temps est venu de passer à l’union sacrée pour une Nation et une armée refondée et bâtie sur la volonté commune de ses fils… » Le chef de l’Etat a ajouté qu’il est également temps de faire le sacrifice des considérations subsidiaires au bénéfice de l’intérêt supérieur de nos populations et de notre patrie commune. Toutefois, il a affirmé ne pas douter « de leur volonté d’apporter leurs contributions à l’édification de la Nation, résolument engagée dans une dynamique de refondation ». De son côté, le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale, le colonel-major Ismaël Wagué, a indiqué que la préservation de la paix doit être notre quotidien. «De même, le dialogue et la concertation doivent être notre mot d’ordre afin que nos différends puissent se régler par la voie pacifique», a exhorté le colonel Wagué. « D’où le lancement de cette rencontre », a-t-il précisé, avant d’inviter l’ensemble des Maliens à une mobilisation et une forte implication pour la promotion du pardon, de la tolérance et de la paix entre Maliens. BD/MD (AMAP)    

Diéma : Attaque contre le convoi du gouverneur de Kayes en partance pour Bamako (Officiel)

Diéma, 15 sept (AMAP) Une attaque d’hommes armés non identifiés, contre le convoi du gouverneur de la Région de Kayes (Ouest), mercredi, aux environs de 15 heures, a fait un mort et deux blessés, ont indiqué des sources officielles. L’attaque contre le cortège, en route pour la capitale malienne, a eu lieu à 100 km, entre Diéma et Gomitradougou, sur l’axe Kayes-Bamako. Les deux blessés ont été évacués sur le Centre de santé de référence (CSRéf) de Diéma pour y recevoir des soins. Selon une source médicale, leur vie  ne serait pas en danger. Après leur forfait, les assaillants se sont fondu dans la nature, laissant sur les lieux un véhicule piégé. Les autorités sécuritaires appellent à la prudence. OB/MD (AMAP)

Parc zoologique : La grande attraction

Par Djénèba KASSOGUÉ Bamako, 15 sept (AMAP) Juché sur les flancs de la colline de Koulouba, le jardin zoologique national. Il est très fréquenté par les enfants en cette période de vacances. Animaux, installations de divertissement, paysage boisé, cet endroit unique dans la capitale permet aux petits et aux grands de se détendre en cette période de vacances. Une visite qui participe de l’éducation des enfants, surtout des écoliers. Le parc zoologique communément appelé «Waraba fèlè so» informe à travers l’exposition de panneaux (fiche d’identité des animaux et des espèces). Un jour de samedi, vers 16 heures, aux alentours du zoo national, notre équipe de reportage a été pris dans un embouteillage monstre. Les enfants accompagnés de leurs parents font le rang devant l’entrée du parc. À tour de rôle, les adultes passent au guichet pour prendre leurs tickets. Le prix du ticket varie selon l’âge. Il est de 500 Fcfa pour les enfants âgés de 5 à 12 ans. C’est 1 000 Fcfa pour 14 ans et plus. Des vigiles, en uniforme, procèdent à des fouilles de sécurité. Les sacs y passent, pour s’assurer qu’ils ne contiennent pas d’objets tranchants : couteau, lame, ciseaux. Sur le visage des enfants, de la joie et un sourire. Ils ont  hâte de voir les animaux. Une quarantaine minutes d’attente, et nous voilà, enfin, à l’intérieur du jardin zoologique. Le décor est beau. Le paysage est boisé. Les espaces vides sont couverts de verdure. La partie dédiée aux chimpanzés est bordée d’arbres sur lesquels sont fixés des hamacs. Dans une fosse coule une rivière artificielle. Un pré est destiné aux biches, aux buffles et aux autruches. La mobilité des visiteurs du jardin zoologique est facilitée par des allées revêtues de gazon ou de dalles. Le parc recèle une grande volière, un aquarium et un vivarium. Le zoo propose un espace de détente et de loisirs. C’est une école sur la nature pour les visiteurs. Les parents et leurs enfants peuvent approfondir leurs connaissances sur la préservation et la conservation des espèces animales. Lors du passage de notre équipe de reportage, il y avait une ambiance bon enfant. Les tout-petits, heureux de se retrouver dans un cadre si enchanteur, couraient dans tous les sens. Les vendeurs de pop-corn, de crevette, de barba papa et de glace font de bonnes affaires. Les enfants sont friands de ces délices qu’ils dévorent, tout en savourant le moment de bonheur. TICKET TROP CHER – Assis sur un banc en train de savourer leurs glaces, trois enfants se font prendre en photo par leur père. À côté d’eux, le jeune Sékou Diallo, 8 ans, se tient près de ses parents. Il en était à sa troisième visite au zoo depuis le début des vacances. «J’adore venir au parc car j’aime regarder les animaux et apprendre le maximum sur les différentes espèces», souligne le petit garçon qui dit sa préférence pour l’éléphant et le lion. Son père Ibrahima Diallo estime que le zoo permet aux enfants de voir les animaux de près. «On devrait revoir le prix. Le ticket d’entrée pour un enfant de 13 à 16 ans est de 1 000 Fcfa et les enfants de 4 ans à 13 ans déboursent 500 Fcfa. C’est trop cher», regrette Ibrahima Diallo. Un jeune couple en uniforme de couleur bleuâtre assis sur un drap étalé à même le sol regarde les enfants jouer à la balançoire. Le jeune futur marié Souleymane Bamba  habite  Bolibana. Le zoo est son lieu de détente préféré et il adore regarde l’éléphant. Il appelle la direction du zoo à baisser le prix du ticket d’entrée. « Tout le monde ne peut pas payer 1 000 Fcfa », indique Souleymane. Son ami, Bourama Bamboudjou, qui a entendu notre conversation sur le prix, rappelle qu’autrefois, le prix du zoo n’était pas élevé comme il l’est aujourd’hui. Il se souvient que les enfants payaient 300 Fcfa et les adultes 500 Fcfa. « Je me demande pourquoi ils ont augmenté le prix de 500 à 1 000 Fcfa», confie Bourama. Au centre du zoo est aménagé un petit bac à sable. Une balançoire, un toboggan (jeu pour enfant)  attirent les gosses. Moussa Keïta, 5 ans, joue sur le toboggan. Il se réjouit d’être au zoo. Il commente sa visite : «J’ai vu le serpent, l’éléphant, le lion, le singe, le poisson, le crocodile ». Le petit Moussa, un grand sourire aux lèvres, confesse : «l’animal qui m’attire le plus est le lion». Certains enfants jouent à effrayer d’autres. C’est le cas de Mohamed Sissoko. Assis sur la balançoire, il pousse des cris pour faire peur à sa grande sœur. L’élève de 2è année dit être venu au zoo pour jouer et regarder les animaux. «À l’école, si quelqu’un me montre la photo d’un animal, après ces visites, je serai en mesure de dire l’espèce et le nom, car je l’ai déjà vu au zoo», révèle Mohamed. Il s’empresse d’ajouter que les animaux qui le fascinent sont l’hyène et le singe. Quatre jeunes filles sont debout sur un pont en bois. En dessous, coule une rivière.  Un éléphant s’y ébat. Mariam Sangaré, une jeune lycéenne, trouve que le zoo est un véritable lieu de détente, de distraction et de rencontres entre amies. «Il nous permet de nous revoir entre amies et de passer une excellente journée autour des animaux», ajoute-t-elle, toute à sa joie. La sexagénaire Fatoumata Coulibaly est venue accompagner ses petits-enfants. Elle souligne que le zoo ne représente aucun danger pour les enfants et il leur permet, au contraire, d’approfondir leurs connaissances et l’apprentissage à l’école. Mais elle pense que le prix d’entrée est élevé. Le parc zoologique reçoit combien de visiteurs par jour ? Combien gagne-t-il par jour ? Y a-t-il souvent des incidents entre les visiteurs et les animaux ? Autant de questions auxquelles les responsables et les agents du zoo n’ont pas voulu répondre. DK/MD (AMAP)            

Le barrage de Gouina et le projet de façade maritime pour le Mali au menu d’une audience à Koulouba

Bamako, 15 sept (AMAP) Le président en exercice du Conseil des ministres de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et ministre sénégalais de l’Eau et l’Assainissement, Serigne Mbaye Thiam, a déclaré, mercredi à Bamako, avoir abordé, avec le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, des sujets d’importance pour le Mali. A sa sortie d’audience au palais de Koulouba, où il était venu faire le point des activités réalisées par l’OMVS au président Goïta, président en exercice de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation, M. THiam a indiqué que les premiers kilowatts d’électricité du barrage de Gouina ont été injectés, le 21 mars dernier, dans le réseau au bénéfice des populations malienne, mauritanienne et sénégalaise. Quant au projet de navigation du fleuve Sénégal, « il permettra au Mali d’avoir un accès à une façade maritime, a ajouté Serigne Mbaye Thiam qui a fait remarquer que « l’une des réalisations majeures de cette année a été la mise en production du barrage hydroélectrique de Gouina ». Le barrage de Gouina est situé dans l’arrondissement de Diamou, à 45 km de Kayes, dans l’Ouest du Mali. La capacité de cet ouvrage est de 140 mégawatts (MW). Le projet, dont le coût global est estimé à 201 milliards de Fcfa, est financé à hauteur de 85% par un prêt de la China Eximbank. Les travaux sont executés par le groupe chinois Sinohydro. Le barrage de Gouina est le quatrième ouvrage majeur de l’OMVS après le barrage hydro-électrique Manantali, au Mali, qui produit 200 MW, du barrage anti-sel de Diama, au Sénégal, et de la centrale hydro-électrique de Félou dont la capacité s’élève à 60 MW. M. Thiam a indiqué que le 21 mars dernier, les premiers kilowatts d’électricité de ce barrage ont été injectés dans le réseau au bénéfice des populations malienne, mauritanienne et sénégalaise. Selon lui, il y a eu, aussi, des avancées sur le projet de navigation. À ce sujet, il a relevé qu’en 2019, l’OMVS a signé un contrat commercial de réalisation avec une société indienne. « Ce projet, a-t-il assuré, permettra au Mali d’avoir un accès à une façade maritime par le port fluvio-maritime de Saint Louis, depuis Ambidédi (Région de Kayes). Les échanges entre les deux personnalités ont, également, porté sur le renouvellement du mandat du haut-commissaire de l’OMVS. Ce mandat tournant est d’une durée de 4 ans. Le Malien Hamed Diane Semega, ancien ministre en charge de l’Energie, occupe actuellement ce poste. Le président en exercice du Conseil des ministres de l’OMVS a confié que le chef de l’Etat a donné des orientations sur l’ensemble de ces questions. «On pense qu’après les consultations qu’il (le président de la Transition) va avoir avec ses homologues, ces orientations seront partagées et transmises au Conseil des ministres et au commissariat pour exécution», a expliqué Serigne Mbaye Thiam. L’audience s’est déroulée en présence du ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré. BD/MD (AMAP)

Tiandougou-coura : Un sorgho à double usage, fruit de la recherche agronomique du Mali  

Par N’Famoro KEITA Bamako, 15 sept (AMAP) L’agriculture, nourrir tous les Maliens, doit relever un double défi : accroître la production et la productivité et l’intégrer à l’élevage. Les chercheurs du Mali, notamment ceux du programme sorgho au Centre régional de recherche agronomique (CRRA) de l’Institut d’économie rurale (IER) de Sotuba travaillent sur ces questions. Fruit de leur recherche : Tiandougou-coura, une variété hybride, est un sorgho à double usage : ses grains sont utilisés pour la consommation humaine et les pailles (tiges, feuilles) qui sont jugées riches en fer, zinc, calcium et protéine, servent d’aliment pour le bétail. Le but visé est de réussir l’intégration de l’agriculture et de l’élevage. Cela à travers la mise au point de variétés de sorgho combinant le haut potentiel de rendement grain, la qualité de grain et une bonne qualité de paille plus digestible pour les animaux. Mardi 30 août dernier. Un soleil doux berce la cour de l’IER à Sotuba, en Commune I de la capitale, Bamako. D’une superficie de 264 hectares, cette quasi-forêt classée embaume les lieux de son odeur. Son climat doux et humide attire des oiseaux qui gazouillent sans discontinuer. Chercheur et chef au programme sorgho de l’IER, Dr Abdoulaye Diallo, et son équipe se dirigent vers les parcelles destinées aux différents types de sorgho à double usage. Sous un ombrage dense, s’entrecoupent plusieurs pistes parsemées de flaques d’eaux. Elles mènent chacune à une parcelle de culture. Ces variétés de sorgho à double usage ont été améliorées par les chercheurs de l’IER. Leur état végétatif est impressionnant, à tout point de vue. Parmi elles, le Tiandougou-coura est le plus convoité par les cultivateurs. Le chercheur basé au CRRA de Sotuba explique le centre détient actuellement 4 hectares de semences de base de Tiandougou-coura, une variété photosensible de taille réduite (2,5 m) par rapport aux variétés locales (4 à 5 m). « Ce qui, précise Dr Abdoulaye Diallo, lui confère une résistance à l’averse contrairement aux variétés de haute taille ». « Sa paille renferme plus de protéines brutes et moins de cellulose que les variétés locales. Donc plus digestible par les animaux que les variétés locales », ajoute-t-il. DES TONNES DE PAILLES PAR HECTARE – Selon lui, son rendement est, tout aussi, intéressant. Tiandougou-coura produit 2,5 tonnes de graines et 15 tonnes de paille par hectare. « Elle n’est cultivée que dans les conditions pluviales entre les isohyètes (lignes de même pluviosité) 800 et 1000 mm », explique Dr Abdoulaye Diallo. Il précise la floraison de cette espèce a lieu entre fin septembre et début octobre quelle que soit la date de semis. «La variété résiste à la sècheresse post florale», assure le chercheur en agro-pastoralisme. « C’est pourquoi elle continue de gagner du terrain depuis son homologation en 2012 », sourit le chercheur. « Les agriculteurs l’apprécient également grâc, notamment, à sa qualité culinaire, sa résistance à la sécheresse, au striga et à sa qualité fourragère», renchérit-il. Les paysans sont unanimes que la consommation de ses grains est bénéfique pour les femmes allaitantes et les personnes atteintes de diabète. Tiandougou-coura est une variété caractérisée par son trait «stay green» c’est-à-dire la majorité de ses feuilles restent vertes jusqu’à la maturité physiologique lui conférant ainsi le caractère de double usage. « Pour conserver son fourrage, conseille-t-il, les pailles (tige et feuilles) récoltées sont séchées soit à l’ombre ou étuvées puis stockées dans un endroit sec ». «Pour alléger la charge des producteurs contre la flambée des prix de l’engrais, on améliore un système de 45 kg d’engrais par hectare, ce qui fait 2 grammes par poquet», explique le chercheur. « Pour éviter les petits problèmes, ajoute-t-il, il est demandé aux paysans d’avoir un ou un voire trois pieds de plants par poquet ». Le sarclage est fait trois fois, tous les 15 jours. « Après la récolte, indique notre interlocuteur, ses grains doivent être séchés au soleil avant de les garder dans un endroit propre ».   RICHES EN NUTRIMENTS – « Plusieurs recettes, développées en collaboration avec le Laboratoire de technologie alimentaire de Sotuba sont faites à base Tiandougou-coura », s’émerveille Diallo. Il cite la brisure de sorgho aux légumes, du couscous de sorgho malté, Soral instant (sorgho-arachide-lait), le pain de sorgho aux légumes et la bouillie de sorgho aux arachides. Le chercheur sexagénaire estime que ces recettes qui sont riches en nutriments, peuvent constituer une source de revenus pour les femmes. Autant d’atouts qui lui valent l’appréciation des producteurs. Djanko Coulibaly cultive Tiandougou-coura à Kéniéroba, Commune de Boudofo, Région de Kita. Joint au téléphone, il confirme avoir cultivé 1,5 hectare de sorgho à double usage. Pour l’entretien de son champ, il recourt au service d’ouvriers qu’il paie à 1 500 voire 2 000 Fcfa par jour. Le travail dure de 8 à 16 heures. «Il pousse robustement sur notre sol. Ma production est de 2 à 4 tonnes par hectare selon la façon d’aménager le lopin de terre», indique-t-il, attestant que son fourrage est très nutritif pour le bétail. Et depuis deux ans, Djanko Coulibaly nourrit ses ovins avec du fourrage de Tiandougou-coura, avant de les vendre à la veille de la fête de Tabaski. « Grâce à l’utilisation de l’engrais organique, se réjouit-il, la parcelle donne un bon rendement ». «Je peux, souvent, décharger 400 charretées dans le champ», explique le sexagénaire. Il invite les cultivateurs à suivre les conseils utiles des spécialistes et à choisir la variété céréalière améliorée. Depuis une trentaine d’année, Djanko Coulibaly collabore avec l’IER qu’il a connu grâce à son père. Conseiller d’agriculteur et vendeur de semences à Dioïla, près de Bamako, Yalali Traoré, nous confirme au téléphone que de nombreux producteurs achètent la semence de Tiandougou-coura dans sa localité. Il ajoute que « ces agriculteurs font de bonnes productions et arrivent à assurer leur approvisionnement en aliment bétail ». Outre Tiandougou-coura, les chercheurs de l’IER ont amélioré d’autres variétés mais peu connues du grand public : Sassilon, le Double usage 17 (U-17) et le Soubatami, etc. NK/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 14 septembre 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 14 septembre 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : –  adopté des projets de texte ; –  procédé à des nominations ; –  et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Agence de Gestion des Biens gelés, saisis ou confisqués. Le Gouvernement a adopté la Loi n°2021-051 du 29 septembre 2021 portant modification du Code de procédure pénale pour renforcer le cadre institutionnel en matière de lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière. Cette modification a permis d’instituer le Pôle national économique et financier et de corriger les insuffisances du Code de procédure pénale en matière de saisie. Cependant, la conservation et la gestion des biens saisis dans le cadre de la procédure pénale, actuellement assurées par le Greffe sont confrontées à de sérieuses difficultés au niveau des juridictions en ce qui concerne entre autres : –  l’état de la conservation des objets saisis, leur gestion et les responsabilités liées à cette gestion avant la détermination de leur sort à la fin de la procédure ; –  l’insuffisance de moyens pour assurer la conservation et l’entretien des biens saisis en attendant la fin de la procédure. Il est apparu nécessaire de résoudre ces difficultés conformément aux dispositions pertinentes des instruments juridiques internationaux de lutte contre la corruption et les infractions assimilées pour éviter de compromettre le désintéressement des victimes. Les projets de texte sont adoptés dans ce cadre. Ils créent sous la forme d’établissement public à caractère administratif l’Agence de Gestion des Biens gelés, saisis ou confisqués. La création de cette Agence contribue à l’amélioration de la gouvernance dans le domaine de la gestion des avoirs dans le cadre de la procédure pénale. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du marché relatif au contrôle et à la surveillance des travaux de réhabilitation de la route Sévaré-Douentza-Gao, section : Sévaré-Boré (111 km). Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le groupement de bureaux d’études GIC MALI/NOVEC MALI-SA pour un montant de 962 millions 500 mille francs CFA hors taxes et un délai d’exécution de vingt-six (26) mois. La réhabilitation de la route Sévaré-Douentza-Gao, section Sévaré-Boré contribuera, notamment à améliorer les conditions de transport des personnes et de leurs biens et à promouvoir l’économie nationale. Sur le rapport du ministre du Développement rural, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant les modalités d’application de la Loi n°2012-004 du 23 janvier 2012, régissant la production, la diffusion, l’importation, l’exportation, la commercialisation, le contrôle et la certification des semences, ovules, embryons d’origine animale et des reproducteurs. L’élevage et la pêche sont des sous-secteurs clés de l’économie nationale. Ils contribuent au produit intérieur brut respectivement à hauteur de 15% et 2,4%. En dépit de son potentiel important, les sous-secteurs de l’élevage et de la pêche sont confrontés à des contraintes parmi lesquelles la faible productivité des différents systèmes de production, les faibles niveaux d’organisation des acteurs des filières animales et aquacoles et de financement. Pour faire face à la faible productivité des races locales, le Gouvernement s’est engagé, depuis 2010, dans une politique de diffusion de l’insémination artificielle en favorisant la création de centres privés agréés à cet effet. La Loi n°2012-004 du 23 janvier 2012 régissant la production, la diffusion, l’importation, l’exportation, la commercialisation, le contrôle et la certification des semences, ovules, embryons d’origine animale et des reproducteurs a été adoptée pour mieux encadrer la diffusion de l’insémination artificielle. Le présent projet de décret est adopté dans le cadre de la mise en œuvre de la loi du 23 janvier 2012. Il prend en compte : –  la définition des rôles et devoirs des centres privés agréés de production et de diffusion des semences, d’ovules, d’embryons d’origine animale ainsi que de reproducteurs ; –  l’encadrement des activités du Centre d’Insémination artificielle animale en vue de l’accroissement des productions animales par l’utilisation des techniques de l’insémination artificielle ; –  l’utilisation de l’ovule et de l’embryon dans les programmes d’amélioration génétique des animaux avec l’application de la biotechnologie ; –  le développement de l’aquaculture avec l’émergence du sous-secteur de la pêche dans l’économie nationale. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL –  Inspecteur en Chef à l’Inspection de la Santé : Monsieur Seydou SOGODOGO, Médecin épidémiologiste. –  Inspecteur en Chef Adjoint à l’Inspection de la Santé : Monsieur Abdoulaye KONE, Professeur de l’Enseignement supérieur. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS, CHARGE DE L’INSTRUCTION CIVIQUE ET DE LA CONSTRUCTION CITOYENNE – Conseiller technique : Monsieur Djibril DANSOKO, Conseiller des Affaires étrangères. AU TITRE DU CABINET DU MINISTRE DELEGUE AUPRES DU PREMIER MINISTRE, CHARGE DES REFORMES POLITIQUES ET INSTITUTIONNELLES – Chargé de mission : Madame Nakani dite Mah Belco BADA, Spécialiste en Finances Management. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions a informé le Conseil des Ministres de l’état d’avancement de la mise en œuvre du Cadre stratégique de la Refondation de l’Etat. En vue de la mise en œuvre du Cadre stratégique de la Refondation de l’Etat, un cadre institutionnel de pilotage a été fixé par le Décret n°2022-0516/PM-RM du 1er septembre 2022. Les activités ci-après sont envisagées : –  des rencontres de présentation et d’appropriation du Cadre stratégique de la Refondation de l’Etat avec les représentants de la haute Administration, des

Fonction publique du Mali : Le recensement des agents a débuté le 1er septembre jusqu’en novembre prochain

Bamako, 14 sept (AMAP) Le recensement des agents de la Fonction publique de l’État et des Collectivités territoriales a débuté le 1er septembre et prendra fin le 30 novembre prochain, annonce une lettre circulaire du 31 août 2022. Selon cette lettre relative au déroulement de cette phase du projet Système intégré de gestion des ressources humaines des Fonctions publiques (SIGRH), cette opération concerne tous les agents de l’État et des Collectivités territoriales sur l’ensemble du territoire malien, dans les ambassades et les consulats. « Ce recensement cible précisément les agents fonctionnaires et contractuels de la Fonction publique de l’État, du statut général et des statuts autonomes ». Les Forces de défense et de sécurité sont exemptées. L’opération concerne, aussi, les agents fonctionnaires et contractuels des collectivités territoriales des secteurs de l’éducation, de la santé et de l’emploi et de la formation professionnelle pris en charge par l’État, à travers le système de mise à disposition. « Les enseignants des écoles communautaires (ECOM), les animateurs du Centre d’éducation pour le développement (CED), du Centre d’alphabétisation fonctionnel (CAF), du Centre d’apprentissage féminin (CAFE) et du Centre d’éducation pour l’intégration (CEI) bénéficiant des appuis financiers du budget d’État sous forme de subvention et les fonctionnaires des collectivités territoriales du cadre de l’administration générale » font également partie de la population cible de ce recensement. Les agents contractuels des collectivités territoriales payés sur ressources propres en font partie. Tout comme les agents des organismes spécialisés Établissement public à caractère administratif (EPA), Établissement public à caractère scientifique et technologique (EPST), Établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), Établissement public hospitalier relevant de la Fonction publique de l’État. Ces populations cibles doivent renseigner la Fiche individuelle de collecte de données disponible chez leurs chefs de services respectifs. Et y joindre une copie de l’arrêté de leur intégration ou de la décision de leur recrutement, une copie de la carte Nina ou de la fiche descriptive individuelle. Et également une copie de leur extrait d’acte de naissance y compris celle de l’acte justifiant leur position statutaire. Cette phase de recensement dans le cadre du projet SIGRH a été lancée le 1er septembre dernier. « Le projet vise à lutter contre la fraude et à faire des économies sur les budgets de l’État et des collectivités. Il permettra également d’avoir une maîtrise des effectifs et de la masse salariale ». MDD/MD (AMAP)  

Référendum et élections générales : Un comité de pilotage appuiera l’organisation (Officiel)

Bamako,  14 sept (AMAP) Le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation sera épaulé par un Comité de pilotage du referendum et des élections générales, une structure inclusive comprenant des représentants des ministères et des partenaires pour mieux préparer les scrutins à venir, a annoncé le département en charge des élections. Le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, dans une décision en date du 12 septembre 2022 et comportant 19 articles, la fixe les missions et les prérogatives du comité qui est un cadre technique de travail et de concertation. La structure désignée «Comité de pilotage» est chargée d’assister le ministre dans ses tâches de préparation technique et d’organisation matérielle des opérations électorales relatives aux différents scrutins que le Mali s’apprête à organiser. Il s’agit de l’élection présidentielle, des élections législatives et celles des conseillers des collectivités territoriales. Ainsi que du referendum. Selon la décision,  le Comité de pilotage participe « à l’élaboration des procédures et actes visant à assurer la bonne organisation des élections et la régularité des opérations électorales ; à la mobilisation des moyens humains, financiers et matériels nécessaires à la conduite du processus électoral ; à la supervision et au contrôle des activités des autorités administratives. » Le Comité de pilotage assure, également, « la conception et le suivi de la mise en œuvre des actions de formation destinées aux autorités administratives et aux agents électoraux ; la sensibilisation et la mobilisation des citoyens à l’occasion des différents scrutins ; l’acheminement du matériel et des documents électoraux ; la conception, la programmation et le suivi des actions de formation ». Dans le cadre de la sensibilisation et de la vulgarisation de ses activités, la structure élaborera un plan de communication dont la mise à exécution permettra une meilleure appropriation de l’enjeu des élections. Le Comité de pilotage, présidé par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, est composé des représentants des ministères en charge de l’Administration territoriale,  de la Défense et des Anciens combattants, de la Justice et des Droits de l’Homme, de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, de la Sécurité et de la Protection civile. Sont impliqués, aussi, dans cette structure les départements de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la paix et la réconciliation  nationale, des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, de l’Economie et des Finances, de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration. Le ministère délégué auprès du Premier ministre, chargé des Reformes politiques et institutionnelles a, également, son représentant. Tout comme l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE). Le Comité de pilotage comprend cinq commissions : la commission administration et formation ;  la commission des finances ;  la commission logistique ; la commission communication et la commission sécurité. Le gouvernement de la Transition se fixe comme objectif principal l’organisation d’élections crédibles, transparentes et apaisées. C’est pourquoi, les autorités ont opté pour l’approche participative. En leurs qualité d’observateurs, le directeur de la division électorale de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), les partenaires techniques et financiers du processus électoral, le représentant de la Mission de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel (MISAHEL) et l’Envoyé spécial de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) peuvent assister aux séances de travail du Comité de pilotage. NK/MD (AMAP)    

Immatriculation des motocycles, vélomoteurs et tricycles : En demie teinte

Par Amadou GUÉGUÉRÉ Bamako, 14 sept (AMAP) Plus de 1.500 cartes grises délivrées sur une prévision d’au moins 15.000, quelque 9.402 personnes ont obtenu leur permis de conduire sur 11.390 candidats présentés. Tel est le bilan de la phase initiale de l’opération spéciale d’immatriculation des motocycles, vélomoteurs et tricycles et de délivrance de permis de conduire. Lancée le 15 novembre 2021, elle a pris fin le 15 août dernier. L’objectif était de créer des conditions pour que de nombreux usagers puissent se mettre en règle. A l’heure du bilan de cette phase initiale, les attentes ne sont pas comblées. Des voix s’élèvent pour demander une prolongation. Le directeur national des transports terrestres, maritimes et fluviaux, Mamadou Sow, plaide pour la prolongation jusqu’à la fin de l’année, au regard des difficultés constatées durant ces 9 mois d’activités. Beaucoup de Maliens se souviennent encore des souffrances endurées, notamment dans la cour de la Direction régionale des transports du District de Bamako, ex-Office national des transports (ONT), qui abritait l’un des trois centres d’examen de l’opération dans la capitale. Un interlocuteur anonyme, qui a obtenu son permis de conduire, raconte : «J’ai passé plusieurs mois sans obtenir la carte grise. Ils te demandent de déposer une copie de l’acte de dédouanement de l’engin et d’attendre le temps de retrouver l’original dans les archives de la douane ». « J’ai attendu quatre mois sans être appelé. J’ai changé de moto entre-temps. Il y a moins d’un mois, j’ai été voir si les choses avaient évolué mais rien de nouveau», déplore notre interlocuteur. Il regrette le non-respect par les autorités de la promesse de l’adoption de nouvelles mesures pour éviter les désagréments que causent la recherche des actes de dédouanement originaux. Si lui, comme de nombreux Maliens, s’est plié en quatre pour les avoir, d’autres ne se sont pas donnés de la peine. Tidiane, la trentenaire, fait partie de ceux-ci. «Faute de moyens», ce résident de Djicoroni-Para ne dispose ni de carte grise, ni de permis de conduire. «J’aimerais vraiment me mettre en règle, mais c’est l’argent qui me manque. Je le ferai si l’opération se prolongeait», dit cet usager qui dit avoir acheté sa première moto, il y a plus de 10 ans. DIFFICULTÉS – Faman Kéita, un autre motocycliste, explique qu’une urgence survient chaque fois qu’il décide de se mettre en règle. «Ainsi, j’utilise l’argent que j’avais mis de côté pour me procurer ces pièces», confie-t-il, l’air visiblement gêné. Ladji Sanghanta pensait, plutôt, que l’opération concernait uniquement les mototaxis et les tricycles (Katakatani). Cependant, le jeune électricien admet qu’il est bon de se mettre en règle. Le président du Syndicat national des mototaxis (Synamota) abonde dans le même sens. «Cette immatriculation permet de nous sécuriser aussi bien que nos clients. Elle empêche, également, le vol de motos. La réduction des  coûts des différents documents, a été un soulagement pour nous», commente M. Traoré. Il déplore la lenteur administrative au niveau des douane et le manque d’information comme difficultés majeures, lors de cette première phase. Selon lui, la douane a, par exemple, des difficultés à délivrer aux motocyclistes le Certificat de mise à la consommation (CMC) exigé pour avoir la carte grise. « Les activités d’information et de sensibilisation devraient se poursuivre du début jusqu’à la fin de l’opération », souligne le syndicaliste, ajoutant que de nouvelles motos sont mises en circulation tous les jours. À cet égard, Adama Traoré invite les autorités à proroger l’opération jusqu’à la fin de l’année et retirer le dédouanement de la procédure d’immatriculation. « Car, pense-t-il, il constitue à ce stade le plus grand obstacle à l’accomplissement de l’opération. » En effet, lors de cette première phase, « les engins à deux roues et les tricycles sont immatriculés à 7.500 Fcfa contre 22.750 Fcfa. Et le permis de conduire coûte 5.000 Fcfa contre 15.200 Fcfa », rappelle le directeur national des transports terrestres, maritimes et fluviaux. « En la matière, l’accès au CMC est un casse-tête pour les motocyclistes », reconnaît Mamadou Sow. Cela au regard, selon lui, de la nature de l’opération. «C’est une opération spéciale caractérisée par la proposition de paiement de frais forfaitaires. Le système douanier a été vraiment ignoré parce qu’il devrait intégrer la somme de 5.000 Fcfa non prévue par les paramètres», argumente Mamadou Sow. « Durant les neuf mois d’activités, précise-t-il, 22.856 CMC ont été reçus sur la base du tarif plein contre 751 sur la base des 5.000 Fcfa forfaitaire. Au plan régional, la Région de Bougouni a délivré le plus de CMC avec 325 CMC au tarif promotionnel de 5.000 Fcfa, 212 au tarif normal. Elle est suivie, respectivement ,par San (169) et Sikasso (94). » IMPLICATION FORTE – Quant à la direction régionale des douanes du District de Bamako, « elle n’a traité aucun CMC à 5.000 Fcfa, souligne-M. Sow. Selon lui, l’implication forte et formelle de la Direction générale des douanes est nécessaire pour faire avancer les choses dans le sens souhaité. « Si un propriétaire d’engin dispose de ces documents, on est habilité à lui accorder un numéro d’immatriculation en lui fournissant une carte grise et en apposant une plaque d’immatriculation sur l’engin », soutient le directeur national. «Nous avons saisi la direction générale des douanes sur instruction de la ministre en charge des Transports pour pouvoir proroger le délai. Avec des changements, nous espérons que les usagers pourront être satisfaits», indique M. Sow. Pour ce faire, un rapport partiel a été envoyé à la hiérarchie, en attendant de finir l’élaboration du rapport final. M. Sow ajoute : «Nous avons tenu une réunion qui est allée dans le sens de la prolongation de la date de l’opération», assure-t-il. Une réunion de restitution aura lieu dès que le rapport final sera disponible. « Au cours de cette rencontre, explique Mamadou Sow, les participants décideront de proroger ou non l’opération jusqu’au 31 décembre ». En attendant, ce n’est plus l’affluence des grands jours dans la cour de l’ex-ONT. Les mouvements bruyants des conducteurs de moto venus passer leur examen de conduite a cédé la place à l’ambiance monotone ordinaire du quotidien. AG/MD

Tournoi  UFOA-A U20 : Le Mali éliminé en demi-finale

Envoyé spécial Seibou S. KAMISSOKO Nouakchott, 10 sept (AMAP) Le Mali ne s’est pas qualifié pour la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) U20 2023, en Égypte, après sa défaite, vendredi, aux tirs au but (1-1) et (2-4 aux t.a.b) devant la Gambie, au stade Cheickha Ould Boïdiya de Nouakchott,, en Mauritanie. Cette rencontre comptait pour le compte de la demi-finale du tournoi U20 de la Zone A de l’Union des fédérations ouest-africaines (UFOA). C’est la deuxième fois consécutive, après l’édition de 2021, que les juniors maliens sont éliminés à la porte de la qualification. Pourtant, ils semblaient avoir toutes les cartes en mains pour décrocher cette qualifier. Les buts ont été signés par Amadi Camara (22è min) pour le Mali et  Alieu Gibba (84è min) pour la Gambie. Après les 90 minutes au terme desquelles les deux protagonistes n’ont pu se départager, la prolongation a eu la même issue. Après la fatidique séance de tirs au but, la déception était grande dans le camp des Aiglons. SSK/MD (AMAP)