CHAN 2022 : Le Mali quitte la compétition sur une défaite face à la Mauritanie
Ladji M. DIABY Oran, 24 janv (AMAP) La sélection nationale locale de football, vice-championne lors de la précédente édition, a quitté, mardi, la 7è édition du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) en Algérie dès la phase de poules. Les Aigles locaux ont perdu devant la Mauritanie (1-0) au Complexe olympique Miloud Hadefi d’Oran lors de la troisième journée de la phase de poules. La Mauritanie (4 points) termine à la tête de la poule D devant l’Angola (2 points) et le Mali (1 point) et affrontera le Sénégal, le vendredi 27 janvier, à Annaba. «C’est une grande déception. Par rapport à ce que nous avons fait en première période, nous méritons de gagner ce match, mais ça s’est joué sur des détails», a déclaré l’entraineur, Nouhoum Diané, à la conférence de presse d’après match. «L’équipe a reculé lors des dix premières minutes de la deuxième période. Il y a eu un relâchement et il n’y avait pas de réaction par rapport à la récupération. Je suis déçu, mais c’est le football», a ajouté Diané. «Nous avons eu quelques situations de buts sur lesquelles nous pouvions marquer. C’est dommage», a conclu le technicien. Pour ce deuxième match de poules, le sélectionneur malien a apporté quatre changements par rapport au premier match contre l’Angola (3-3), disputé le 16 janvier dernier. L’arrière gauche, Ousmane Coulibaly, le milieu de terrain, Ibourahima Sidibé, l’ailier, Ousmane Coulibaly. et l’avant-centre, Moussa Koné, ont été titularisés aux places d’Ismaël Bamba, Fady Coulibaly, Sada Diallo et Hamidou Sinayoko. Obligés de gagner pour atteindre les quarts de finale, les Mauritaniens ont débuté la partie avec force mais ont buté sur la bonne défense des Aigles locaux qui ont joué sans pression. En première période, les Mourabitounes locaux étaient à 54% de possession de la balle, mais n’ont pu effectuer aucun tir alors que les Aigles locaux en ont eu quatre fois, dont le plus dangereux était celui d’Ibourahima Sidibé passé légèrement à côté (8è min). C’était la première et la seule occasion franche de la première période. Les Aigles locaux étaient bien en place avec un double rideau défensif à la perte du ballon, les ailiers Djibril Coulibaly et Ousmane Coulibaly, venant aider les défenseurs. La sélection nationale a la maîtrise le jeu. Mais, tout s’est joué en deuxième période. La Mauritanie revenu forte des vestiaires et les joueurs d’Amir Eddine Abdou ont multiplié les assauts devant les buts de Germain Berthé qui s’est incliné sur un coup de tête du milieu de terrain Mamadou Sy (53è min). Les Mauritaniens ont continué à pilonner la défense malienne. Le tir de Hemeya Tanji est passé légèrement au dessus de la cage de Germain Berthé (63è min). Le Mali se réveille mais ni Moussa Coulibaly (68è min) et ni Souleymane Coulibaly (68è min) ne trouveront la faille. Les Aigles locaux vont courir derrière l’égalisation, mais de façon très désordonnée. Les remplacements effectués n’ont pas eu les fruits escomptés et même la voix de quelques supporters maliens, parmi lesquels le vice-président de l’Union nationale des associations des supporters des Aigles du Mali (UNASAM) n’a rien changé. Au coup de sifflet final, les Aigles locaux entrent dans les vestiaires alors que les Mauritaniens fêtent leur première victoire dans une compétition majeure de la Confédération africaine de football (CAF) et leur qualification pour les quarts de finale avec leurs supporters, venus un peu nombreux. LMD/MD (AMAP) Mardi 24 janvier au complexe olympique Miloud Hadefi d’Oran Mauritanie-Mali : 1-0 But de Mamadou Sy (53è min) Arbitrage de l’Egyptien Mohamed Adel Elsaïd Hussein, assisté des Algériens Abbes Akram Zerhouni et Brahim Sid Ali. Mauritanie Nomori Diaw, Sidi Bouna, Soukrana Mhainid, Mohamedhen Beïbou Nouh Mohamed El Abd, Demine Saleck, Mamadou Sy (Sidi Yacoub, 85è min), Moulaye Ahmed Khalil (cap) (Howbett Moahemed Lemine, 85è min), Hemeya Tanji, Sidi Ahmed Mohamed El Abd, Bodda Moushine. Sélectionneur : Amir Eddine Abdou. Mali : Germain Berthé (cap), Ousmane Diallo, Emile Koné, Yoro Mamadou Diaby, Souleymane Coulibaly, Makan Samabali (Fady Coulibaly, 86è min), Moussa Coulibaly, Djibril Coulibaly (Cheickna Diakité, 78è min), Ibourahima Sidibé (Moctar Mohamed Cissé, 78è min), Ousmane Coulibaly (Ahmed Diomandé, 86è min), Moussa Koné (Hamidou Sinayoko, 78è min). Sélectionneur : Nouhoum Diané.
Camp I de Bamako : Évasion rocambolesque de cinq détenus militaires
Bamako, 24 janv (AMAP) Cinq détenus se seraient échappés par les toilettes, dimanche dernier, au Camp I de la Gendarmerie à Bamako, lors d’une évasion rocambolesque, a appris l’AMAP auprès de sources sécuritaires. Selon les informations que nous avons recueillies, les fugitifs se sont enfuis en perforant le mur de leur cellule. Il s’agit des nommés Basi Keïta, Moussa Dougnon, Moussa I. Sanogo, Promoumbe Mounkoro et Kousse Douba Mounkoro. Tous des militaires. Ils ont le grade de marechal de logis (MDL), caporal, soldat de 1ère et de 2è classe. Les trois premiers sont impliqués, selon certains témoignages, dans un trafic d’armes à feu. Quant aux deux derniers, notamment les frères Mounkoro, ils sont suspectés dans l’affaire d’assassinat des cambistes qui ont été retrouvés morts, il y a quelques jours, dans la forêt classée de Tienfala, à une trentaine de Kilomètres de Bamako. Les cadavres avaient été retrouvés le 13 janvier dernier. Les deux soldats ont été arrêtés et placés en garde à vue la semaine dernière, par le commissariat de Baco-Djicoroni (ex-15ème arrondissement), en collaboration avec ceux de Kalabancoro (ex-Commissariat de Police de Kalabancoro) et de Torokorobougou (ex-4è arrondissement). Ils avaient, ensuite, été remis au Camp I de la Gendarmerie, avant leur jugement. Après leur évasion, une enquête a été ouverte, selon un communiqué passé sur les ondes de la radio. Les autorités ont, aussi, lancé un avis de recherche pour retrouver les fuyards. Les faits d’assassinat remontent au 1er janvier dernier à l’Aéroport international Modibo Keïta de Bamako. Selon les témoignages, ce jour, aux environs de 11 heures, le nommé Ladji Fofana, cambiste, a été contacté par l’un de ses clients pour une opération de change d’euros d’une valeur d’environ 14 millions de Fcfa. Ne disposant pas de la totalité de cette somme sur place, Ladji Fofana aurait fait recours à un ami cambiste du nom de Oumar Bathily pour l’accompagner au rendez-vous afin de compléter la somme requise. Ainsi, les deux cambistes ont embarqué dans une voiture appartenant à des individus en tenue militaire pour rejoindre le client au niveau de son champ sur la route Koulikoro. Les malheureux n’ont plus donné signe de vie et sont restés introuvables quelques jours. C’est après une semaine de recherche, par leurs proches et la police, que leurs corps sans vie ont été retrouvés et en état de putréfaction, par un éleveur, dans la forêt classée de Tienfala. Cette découverte macabre a permis aux policiers d’interpeller les deux militaires suspectés d’assassinat des deux cambistes. Ces présumés assassins ont été mis à la disposition des gendarmes du Camp I. En octobre 2015, le même Camp de la Gendarmerie avait enregistré une évasion de neuf prisonniers parmi lesquels, figuraient quatre militaires placés sous mandat de dépôt. YD/MD (AMAP)
Mali : Le comité de pilotage du référendum et des élections à la tâche
Bamako, 24 janv (AMAP) Le comité de pilotage du référendum et des élections générales s’est mis à la tâche, depuis lundi, pour réussir sa mission, lors d’une cérémonie d’ouverture de ses travaux au siège de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE), à Badalabougou. Aux termes des dispositions de la loi électorale, notamment dans ses articles 4 et 5, l’AIGE partage avec le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentration d’importantes prérogatives d’appui dans les domaines spécifiques. Il s’agit de l’organisation et de la gestion du référendum et des élections générales. En clair, cette rencontre s’inscrit dans le cadre des préparatifs et la bonne tenue des différents scrutins. Le colonel Abdoulaye Maïga a salué le triumvirat (ministère en charge de l’Administration territoriale, celui de la Refondation de l’Etat et ministère délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et institutionnelles) pour les efforts louables et les sacrifices consentis tout au long du processus de mise en place de l’AIGE. Le comité de pilotage contribue, aussi, à la conception, le suivi et la mise en œuvre des actions de formation destinée aux autorités administratives et aux agents électoraux. « Notre objectif, en instaurant ce comité de pilotage, est qu’il puisse être le cadre de coordination des actions des départements ministériels concernés par les élections et des partenaires techniques et financiers», a expliqué le colonel Maïga, affirmant qu’il ne s’agit nullement de faire reprendre au collège les opérations référendaires et électorales. Le ministre Maïga a précisé que le gouvernement ne vient qu’en appui. Selon lui, pour avoir une vision claire des prochaines étapes à venir, le département de tutelle, en collaboration avec les ministères concernés, a présenté au Conseil des ministres du 29 juin 2022 le chronogramme du référendum et des élections générales. Pour lui, cela est intervenu après les échanges avec les partis politiques et la société civile. PARTENARIAT FRANC – En s’adressant aux administrateurs du comité, Abdoulaye Maïga a déclaré que cette réunion du comité pose « les jalons d’un partenariat franc, de mutualisation des efforts et des compétences afin de parvenir à l’organisation d’élections justes, crédibles et transparentes. » Abondant dans le même sens, le président de l’AIGE, Moustapha Cissé, a fait savoir que la tenue de ce comité dans son service, est la preuve de la volonté commune d’agir ensemble. Me Cissé a laissé entendre que chacun est dans son rôle pour la réussite du pari de la bonne organisation d’élections transparentes. Ainsi, a-t-il fait remarquer, « la finalité est d’offrir au peuple malien un cadre institutionnel normal dans un contexte de paix et de sécurité. » Le président Cissé a assuré que l’Autorité continue de réceptionner les tableaux rectificatifs issus de la révision des listes électorales de 2022. C’est pourquoi, il entend mettre en place des cadres de concertation permanents avec l’administration, les formations politiques et la société civile pour répondre les préoccupations en lien avec les élections. Il n’a pas manqué d’évoquer les défis de l’heure, tels la carte d’identité biométrique, le vote des Forces de défense et de sécurité et celui des déplacés. NK/MD (AMAP)
Gao : Le directeur général de la gendarmerie nationale en visite d’inspection
Gao, 24 janv (AMAP) Le directeur général de la Gendarmerie nationale, le général de brigade Samou Minkoro Diakité, a effectué le 19 janvier 2023 une visite d’inspection inopinée à la 8è région de la Gendarmerie de Gao (Nord), annonce un communiqué de la Direction des relations publiques des armées (DIRPA). Le directeur général de la Gendarmerie nationale, porteur d’un message du chef d’état-major général des Armées (CEMGA), est venu s’imprégner « des conditions de vie et de travail des gendarmes, remercier les Forces armées maliennes (FAMa) et leur faire part des encouragements des autorités nationales » indique le communiqué. Le général Diakité est, également, venu pour encourager les gendarmes à persévérer et à rester sereins et professionnels. Il a prodigué des conseils à l’ensemble des gendarmes de la 8è région pour le respect des us et costumes du terroir et le respect des droits de l’Homme. Le directeur général de la Gendarmerie nationale a demandé l’application de la loi et l’esprit de la loi car tout acte posé par les gendarmes doit l’être dans le sens de la cohésion sociale, du vivre ensemble et de la consolidation de la confiance entre la population et son armée. Il a appelé les gendarmes à travailler en synergie avec la population, les autorités traditionnelles pour faire régner la quiétude. Le haut gradé a rappelé aussi que toutes les Forces de défense et de sécurité (FDS) sont aux ordres du commandant du PCIAT-EST que « la discipline ne doit jamais faillir » et que «la solidarité reste la force des frères d’armes. » À cet effet, le général Diakité a demandé aux gendarmes de redoubler d’ardeur et de courage. Il était accompagné par l’inspecteur en chef de la Gendarmerie nationale, le colonel Seydou Mariko. Le général de brigade a été reçu à sa descente d’avion par le commandant théâtre du PCIAT-EST de l’opération Maliko, le colonel Makan Alassane Diarra, accompagné du commandant de la région militaire n° 1, le colonel Issa Bagayoko. Après le piqué d’honneur, la délégation s’est réunie à huis clos avec le commandement de l’opération Maliko dans le poste de commandement. Auparavant, le général de brigade Samou Minkoro Diakité avait rendu une visite de courtoisie au gouverneur de la Région de Gao, le général de brigade Moussa Traoré et a visité l’escadron de la Gendarmerie et la légion, sous la direction du légionnaire colonel Bassekou Berthé. Il a constaté l’état des infrastructures des locaux de la Gendarmerie et promis des solutions aux sollicitations exprimées. MD (AMAP)
CHAN 2022 : Les Aigles locaux maitres de leur destin
Envoyé spécial Ladji M. DIABY Oran, 24 janv (AMAP) La sélection locale malienne de football dispute son deuxième et dernier match de poules, aujourd’hui, mardi, contre la Mauritanie, au Complexe olympique Miloud Hadefi d’Oran, pour décrocher le ticket des quarts de finale. L’enjeu est de taille pour les Aigles locaux, mais aussi pour les Mourabitounes locaux (Ndlr, surnom de la sélection mauritanienne) et même les Palancas Negras d’Angola qui sont exemptés de cette journée. Et pour cause, les trois pays sont toujours en course pour la qualification, C’est seulement à l’issue du match de cet après-midi, à 16 heures, que l’on connaîtra le nom de l’heureux élu des quarts de finale. Si le Mali et la Mauritanie sont maîtres de leur destin (la victoire, quel que soit le score, qualifie les deux pays), l’Angola devra compter sur des circonstances favorables pour espérer disputer les quarts. Au terme des deux premières journées de compétition, la situation est la suivante : l’Angola occupe la tête du classement, avec 2 points (2 matches nul en autant de sorties), devant le Mali (1 point) et la Mauritanie qui affiche, également, une unité au compteur, mais avec une différence de buts inférieure à celle des Aigles locaux (3 buts marqués et 3 encaissés pour le Mali, zéro marqué et zéro encaissé pour la Mauritanie). Pour la confrontation du jour, face aux Mourabitounes locaux, les hommes du sélectionneur Nouhoum Diané ont juste besoin d’un match avec buts pour décrocher le précieux sésame, alors que la Mauritanie est dans l’obligation de s’imposer pour passer. Quant à l’Angola, il se qualifierait si le Mali et la Mauritanie font match nul et vierge et que les Aigles locaux prennent au moins trois cartons jaunes. L’autre possibilité de qualification pour les Palancas Negras d’Angola est le tirage au sort, en cas d’égalité parfaite avec le Mali. Mais les Aigles locaux ne souhaitent pas lier leur avenir aux cartons ou au tirage au sort. Ils ne jurent que par la victoire et se disent confiants pour la suite des événements. «Le premier match n’a pas été facile et on doit gagner le deuxième pour se qualifier. On s’est préparé avec cet état d’esprit. On a parlé entre nous et le groupe n’a qu’un seul objectif : battre la Mauritanie et participer aux quarts de finale. Il n y’a pas de calculs à faire», martèle le milieu de terrain, Ibourahima Sidibé. Pour sa part, l’arrière gauche, Ousmane Diallo, assure que tous les réglages nécessaires ont été effectués par le staff technique, ajoutant que la confrontation avec la Mauritanie «est une finale qu’il faut impérativement gagner». «Nous n’allons pas faire de calcul ni pour le match, ni pour les cartons. Nous sommes là pour gagner. Nous connaissons l’équipe mauritanienne. Nous l’avons rencontrée deux fois en amical à Nouakchott», rappelle le joueur. Son coéquipier Moussa Koné ne dit pas autre chose. «Nous allons jouer pour obtenir trois points. Si on joue collectif et solidaire, on peut gagner le match», estime l’attaquant des Aigles locaux. Le sélectionneur malien, Nouhoum Diané, assure que ses joueurs se sont bien préparés, tant sur le plan mental que physique. «Nous avons tiré les leçons du premier match contre l’Angola. On a beaucoup travaillé sur les lacunes étalées lors du premier match. qui doit servir de leçon», a dit le technicien. «Nous avons échangé avec les joueurs. On s’est préparé en fonction de l’enjeu. Je connais un peu la Mauritanie, elle a beaucoup progressé ces dernières années. En réalité, ce sont presque les mêmes joueurs qui jouent en équipe A. Le match ne s’annonce pas facile, mais nous sommes confiants», a conclu Nohoum Diané. Contrairement au Mali qui a terminé 2è du dernier CHAN, la Mauritanie cherche sa première victoire dans une compétition majeure de la Confédération africaine de football (CAF). Lors des CHAN 2014 et 2018, les Mourabitounes locaux ont perdu tous leurs matches. Et lors de la CAN 2019, la sélection mauritanienne a fait deux nuls et une défaite avant de perdre tous ses matches lors de l’édition de 2021. Vendredi dernier, les Mourabitounes locaux ont accroché les Angolais (0-0) et ce match nul a été fêté comme une victoire par les joueurs et leurs supporters. Le sélectionneur franco-comorien de la Mauritanie, Amir Abdou, et ses hommes comptent capitaliser ce nul pour réaliser leur première victoire dans une compétition de la CAF et se qualifier pour les quarts de finale. Les Mauritaniens ont effectué leur premier stage de préparation à Alger du 7 au 17 décembre et livré un match amical, le 14 décembre contre l’Algérie (0-0). Le technicien comorien et ses joueurs ont, ensuite, poursuivi leur préparation à Tabarka en Tunisie où ils ont disputé deux rencontres amicales contre la Côte d’Ivoire, lourdement battue 3-0 et le Niger, défait 2-0. Le pays, qui sortira vainqueur de la poule des Aigles locaux, affrontera le Sénégal en quarts de finale. LMD/MD (AMAP)
Discours à la Nation du président de la Transition à l’occasion de la fête de l’Armée
Officiers, Sous-officiers, Militaires du rang, Mes chers compatriotes, Notre pays célèbre demain (Ndlr vendredi 20 janvier) le 62e anniversaire de la création de son Armée nationale. Le 20 janvier symbolise l’affirmation et la concrétisation de la souveraineté nationale du Mali. Sa commémoration me donne cette année encore, l’occasion de saluer la mémoire combattante du Président Modibo Keïta et tous ses compagnons de lutte, qui, en véritables visionnaires, avaient compris dès les premières heures de notre accession à l’indépendance, la nécessité et l’urgence de créer une Armée nationale pour soutenir le processus d’émancipation du pays, assurer la défense du territoire, ainsi que la protection des populations et des intérêts vitaux de la République naissante du Mali. Depuis cette date, les Forces armées maliennes, fidèles à la tradition de lutte héroïque de notre peuple, ont participé à l’écriture des pages glorieuses de notre histoire contemporaine. Officiers, Sous-officiers, Militaires du rang, Mes chers compatriotes, Chaque génération a des missions historiques à assumer. Le contexte actuel de notre pays est marqué par la lutte contre les groupes armés terroristes, qui ont imposé à notre peuple une guerre qui s’accompagne de souffrances indicibles pour nos populations. Tout cela se passe dans un environnement géopolitique global complexe dont nous devons avoir une fine lecture afin d’éviter d’être impressionnés par de fausses analyses, qui n’ont d’autres objectifs que de nous maintenir dans la dépendance. Dans ce contexte où les États ne sont motivés que par leurs intérêts, notre centre de gravité est le peuple malien et notre boussole est la satisfaction de ses intérêts vitaux. Officiers, Sous-officiers, Militaires du rang, Mes chers compatriotes, C’est le lieu pour moi de saluer l’engagement des FAMA et la bravoure des soldats durant l’année écoulée. Ces soldats pleinement conscients de leur responsabilité envers la nation malienne luttent de jour comme de nuit, dans des conditions extrêmes, pour sauvegarder son intégrité. Ils ont tenu leur engagement comme l’ont fait avant eux leurs devanciers. Je voudrais m’incliner devant la mémoire de toutes les personnes, militaires et civiles, tombées pour la défense de la patrie et souhaiter un prompt rétablissement aux blessés. La nation reconnaissante n’oubliera jamais le don de leur vie. Officiers, Sous-officiers, Militaires du rang, Mes chers compatriotes, L’une des recommandations les plus insistantes des Assises nationales de la refondation était la militarisation de la police nationale. Une réforme qui participe du renouveau de notre outil de défense. Elle nous permet également de renforcer les effectifs et les capacités des Forces de défense et de sécurité, engagées dans une lutte sans répit contre le terrorisme. Je voudrais à cet égard, saluer les efforts inlassables des différentes couches de la population et des Forces de défense et de sécurité pour la réalisation de ce projet. Officiers, Sous-officiers, Militaires du rang, Mes chers compatriotes, La lutte contre le terrorisme étant un combat multiforme et de longue haleine, notre souci primordial a toujours été de disposer d’un outil de défense à hauteur de la menace. Cela requiert une politique de défense courageuse et proactive. Fort heureusement, nous nous y attelons depuis le 20 août 2020. Les résultats qui en découlent de plus en plus sont encourageants au regard du dévouement des hommes engagés sur les théâtres d’opérations. Plutôt que de subir, les Forces de défense et sécurité s’inscrivent dans une dynamique de reprise d’initiative tout en renversant significativement les rapports de force. Par un changement radical de doctrine et de vision, notre Armée fait légitimement la fierté de la Nation tout entière qui se reconnaît de plus en plus dans ses orientations stratégiques. De l’année 2020 à nos jours, de nombreuses opérations ont été initiées dans le but de protéger et de soulager les souffrances des populations exposées aux actions perfides des groupes armés terroristes. L’opération « Maliko » s’est largement focalisée sur le retour de l’autorité de l’État et de la restauration de l’État de droit ainsi que la libre circulation des personnes et de leurs biens. Bien que les résultats aient été fort appréciables, l’adaptation à la nature de la menace exigeait une nouvelle posture. D’où l’opération « Kélétigui », marquée par la prise d’initiative pour le contrôle effectif du terrain. Elle vise à rechercher et neutraliser les groupes terroristes en détruisant leurs sanctuaires. C’est ainsi que de nombreuses zones refuges des terroristes ont été identifiées et détruites au cours de l’année 2022 sans compter la récupération d’importants lots de matériels et de munitions. Une autre opération d’envergure, dénommée « Tilé Kura » qui, en plus de la consolidation des acquis de « Kélétigui », s’inscrira dans la dynamique de sécurisation de la tenue du référendum ainsi que des élections générales à venir. À terme, toutes ces opérations concourent, non seulement, à étendre les espaces contrôlés pour permettre la libre circulation des personnes et de leurs biens, facteur de reprise des activités socioéconomiques et du retour durable de l’Administration et des services sociaux de base. Officiers, Sous-officiers, Militaires du rang, Mes chers compatriotes, Il est heureux de constater que les acquisitions des Forces de défense et de sécurité en deux ans de Transition dépassent largement celles des décennies précédentes. Durant l’année écoulée, les Forces de défense et de sécurité ont été renforcées en matériels roulants majeurs, en armements et munitions pour augmenter les capacités des unités terrestres. Des avions de chasse de type Su-25 et L-39 Albatros, des hélicoptères de types Mi-35, Mi-24, Mi-8, Mi-171, et un avion de transport multi rôles de type Casa C-295 pour renforcer les capacités aériennes et aéromobiles. Nous avons également acquis des radars de surveillance, des moyens de défense sol-air et des drones de type Bayraktar TB2 pour davantage renforcer les capacités de l’Armée de l’Air. Par addition à notre vision d’équipement continu des Forces de défense et de sécurité, des initiatives courageuses d’une grande ampleur ont été entreprises pour la formation du personnel, la gestion des ressources humaines et l’amélioration des conditions de vie et de travail des militaires. À titre d’illustration, nous sommes fiers de constater la création de l’École de guerre du Mali dont la deuxième promotion vient de faire sa rentrée. Il convient aussi de noter la
Ouagadougou demande le retrait de l’armée française (Agence d’information du Burkina)
Bamako, 22 janv (AMAP) Le gouvernement burkinabè a dénoncé mercredi 18 janvier, l’accord qui régit depuis 2018, la présence des forces armées françaises sur son territoire, a annoncé samedi 21 janvier l’Agence d’information du Burkina (AIB). Cette dénonciation, donne, selon les termes de l’accord du 17 décembre 2018, un mois aux Forces armées françaises pour quitter le territoire burkinabè, indiquent les sources de l’AIB. D’après des sources françaises, il y a actuellement 400 soldats français des forces spéciales déployés au Burkina Faso. Plusieurs manifestations dans le pays ont demandé le départ des troupes françaises notamment stationnées à Kamboinssin, au Nord-Est de Ouagadougou, la capitale bu Burkima Faso. Ces protestataires accusent la France tantôt de ne pas faire assez pour aider le Burkina Faso en proie à des attaques terroristes, tantôt d’être de mèche avec les agresseurs. Le capitaine Ibrahim Traoré arrivé au pouvoir le 30 septembre 2022, a affiché son ambition à maintes reprises, de reconquérir l’intégrité territoriale et la souveraineté nationale. MD (AMAP)
20 janvier au Mali : Un chèque de 6,5 milliards aux ayants droit des militaires tombés au front
Bamako, 20 janv (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a présidé, vendredi, à la Place d’armes du génie militaire, les festivités du 62è anniversaire de l’Armée malienne, au cours desquelles il a remis un chèque géant de 6,5 milliards de Fcfa au ministre de la Défense et des Anciens combattants. Cette somme est le montant général des indemnités forfaitaires de 10 ans, du douzième groupe de payement, destiné aux ayants droit des militaires tombés au champ d’honneur. Des chèques géants individuels ont été remis aux familles de trois militaires tombés les armes à la main pour la défense de la patrie. Il s’agit de Fatoumata Diarra, veuve de feu lieutenant Filly Seidina Sissoko, Modibo Niaré, père de feu sergent Moussa Niaré et Housseyni Aliou Diallo, père de feu caporal Mohamed Housseyni Diallo. La cérémonie a été l’occasion de récompenser le mérite de plusieurs militaires. Certains ont été décorés pour leurs actes de bravoure, à titre posthume. Représentés par leurs familles, ils ont reçu la Médaille du mérite national avec effigié abeille à titre posthume. Les autres présents à la cérémonie ont reçu la médaille de la Croix de la valeur militaire, la médaille du mérite militaire, la médaille de sauvetage et la médaille des blessés. A la fin de la cérémonie, au cours d’une interview accordée à la presse, le chef de l’Etat a salué l’engagement des Forces de défense et de sécurité présentes sur les théâtres d’opération. Le colonel Assimi Goïta a assuré le peuple malien de l’engagement et de la détermination les Forces de défense et de sécurité à défendre l’ensemble du territoire national. Il les a, en outre, assuré, en tant que chef suprême des Armées, de l’appui constant des autorités de la Transition jusqu’à la pacification totale du territoire national. La cérémonie, en présence du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, des membres du gouvernement, des autorités administratives et politiques de Bamako, du corps diplomatique et de la hiérarchie militaire, a pris fin par un défilé militaire et une parade des avions de l’Armée de l’air. DD/MD (AMAP)
CHAN 2022 : La Mauritanie et l’Angola se neutralisent (0-0), le Mali prend la main
Envoyé spécial Ladji M. DIABY Oran, 20 janv (AMAP) L’Angola et la Mauritanie se sont neutralisés (0-0), vendredi, au complexe olympique d’Oran lors d’une rencontre qui comptait pour la deuxième journée du groupe D du championnat d’Afrique des nations (CHAN) 2022. A l’issue de cette deuxième journée, aucune formation de ce groupe n’est éliminée, l’Angola est leader avec deux points (mais avec un match de plus) devant le Mali (1 point) et la Mauritanie, qui compte également une unité. Dans cette poule à trois, la qualification se jouera lors de la dernière journée, à l’issue du match Mauritanie-Mali, le 24 janvier, au Complexe olympique d’Oran. Le vainqueur de cette rencontre se qualifiera pour les quarts de finale. Mais les Aigles locaux ne sont pas obligés de gagner, un match nul avec buts suffit aux joueurs de Nouhoum Diané pour passer au deuxième tour. Explication : En cas de match nul 1-1 entre la Mauritanie et le Mali, les trois équipes de la poule compteront 2 points. Dans ce cas, tout se jouera au nombre de buts marqués. Le Mali aura un bilan de 4 buts inscrits contre 4, l’Angola 3 buts marqués et 3 encaissés alors que la Mauritanie sera à 1 but inscrit et autant de but concédé. Le Mali prendra donc l’avantage sur ses adversaires avec le plus grand nombre de buts marqués dans les matches de groupe et se qualifiera pour les quarts de finale. Mais en cas de match nul sans but entre la Mauritanie et le Mali, les Mourabitounes seront éliminés, la qualification se jouera entre le Mali et le l’Angola. Les deux pays seront à égalité parfaite : 2 points, 3 buts marqués, 3 buts encaissés. Il faudra alors recourir au classement fair-play, c’est-à-dire le nombre de cartons avant le tirage au sort effectué par la Confédération africaine de football (CAF). LMD/MD (AMAP)
CHAN 2022 : Les Aigles locaux en ordre de bataille
Envoyé spécial Ladji M. DIABY Oran, 20 janv (AMAP) La sélection nationale prépare sereinement son deuxième match contre la Mauritanie, programmé le 24 janvier au complexe olympique d’Oran, dans une ambiance de concentration maximum. Le Mali a fait match nul contre l’Angola (3-3) lors de la première journée après avoir été mené 1-0 puis 3-1. Pour se qualifier au tour prochain, les Aigles locaux sont dans l’obligation de gagner contre la Mauritanie alors que la rencontre Angola-Mauritanie, ce samedi, s’est soldé par un nul vierge (0-0) prévue aujourd’hui. «Après le match contre l’Angola, nous avons mis les joueurs au repos. Nous avons fait des séances d’entraînement légères, parce que la meilleure manière de récuperer, c’est le repos», explique le préparateur physique de l’équipe Adama Djefla Diallo. Après ces deux jours, le niveau a été relevé avec le travail de force et vivacité. «Maintenant, c’est le travail technico-tactique pour mettre les joueurs dans tous les conditions pour gagner ce match», ajoute le technicien. Le staff technique a reçu le soutien du sélectionneur national, Eric Sékou Chelle, arrivé jeudi soir à Oran, et présent à la séance d’entraînement de ce matin, au stade d’athlétisme du complexe olympique d’Oran. Les défenseurs centraux Yoro Mamadou Diaby et Barou Sanogo, qui étaient enrhumés, et Moussa Koné, touché lors de la séance de mercredi, se sont bien entraînés alors que Nankoma Keïta, touché à la cheville lors de la préparation à Sousse (Tunisie), et Aly Dessé Sissoko, blessé depuis Bamako, mais avec possibilité d’être récupéré après la phase de poules, reviennent petit à petit. Les Aigles locaux vont affronter les Mourabitounes locaux puisqu’ils ont perçu les primes de matches lors des éliminatoires (victoires en aller-retour contre la Sierra Leone) et de qualification après le match contre l’Angola. LMD/MD (AMAP)

