Décret n° 2023-0363/PT-RM du 01 juillet 2023 relatif à la composition du gouvernement, le président de la Transition, chef de l’état

Vu la Constitution, Vu la Charte de la Transition ; Vu la Loi n° 2022-001 du 25 février 2022 portant révision de la Charte de la Transition ; Vu le Décret n° 2021-0361/PT-RM du 07 juin 2021 portant nomination du Premier ministre, Vu le Décret n°2021-0385/PT-RM du 11 juin 2021, modifié, portant nomination des membres du Gouvernement, Sur proposition du Premier ministre, DÉCRÈTE : Article 1er : Les dispositions du Décret n° 2021-0385/PT-RM du 11 juin 2021 portant nomination des membres du gouvernement, sont abrogées en ce qui concerne : 1. Madame SIDIBE Dedeou OUSMANE, Ministre de l’Education nationale ; 2. Monsieur Amadou KEITA, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ; 3. Madame Diéminatou SANGARE, Ministre de la Santé et du Développement social ; 4. Madame Diawara Aoua Paule DIALLO, Ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social ; 5. Monsieur Mossa AG ATTAHER, Ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne ; 6. Monsieur Alhamdou AG ILYENE, Ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine ; 7. Monsieur Modibo KEITA, Ministre du Développement rural ; 8. Monsieur Bakary DOUMBIA, Ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle ; 9. Madame WADIDIE Founè COULIBALY, Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille ; 10. Monsieur Mahmoud OULD MOHAMED, Ministre de l’Industrie et du Commerce ; 11. Monsieur Bréhima KAMENA, Ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population ; 12. Monsieur Modibo KONE, Ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable ; 13. Monsieur Harouna Mamadou TOUREH, Ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration ; 14. Monsieur Oumarou Diarra, Ministre délégué auprès du ministre de la Santé et du Développement social, Chargé de l’Action humanitaire, de la Solidarité, des Réfugiés et des Déplacés ; 15. Monsieur Youba BA, Ministre délégué auprès du ministre du Développement rural, chargé de l’Elevage et de la Pêche ; Article 2 : Sont nommés membres du gouvernement, en qualité de : 1. Ministre de l’Education nationale : Monsieur Amadou Sy SAVANE 2. Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique : Monsieur Bouréma KANSAYE 3. Ministre des Mines: Monsieur Amadou KEITA 4. Ministre de la Santé et du Développement social: Colonel Assa Badiallo TOURE 5. Ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social: Monsieur Fassoun COULIBALY 6. Ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne : Monsieur Abdoul Kassim Ibrahim FOMBA 7. Ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine : Monsieur Mossa Ag ATTAHER 8. Ministre de l’Agriculture : Monsieur Lassine DEMBELE 9. Ministre de l’Energie et de l’Eau : Madame Bintou CAMARA 10. Ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle: Madame BAGAYOKO Aminata TRAORE 11. Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille : Madame Mariam MAIGA 12. Ministre de l’Industrie et du Commerce: Monsieur Moussa Alassane DIALLO 13. Ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population: Monsieur Imirane Abdoulaye TOURE 14. Ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable : Monsieur Mamadou SAMAKE 15. Ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration: Monsieur Alhamdou AG ILYENE 16. Ministre de l’Elevage et de la Pêche : Monsieur Youba BA Article 3 : Le présent décret qui, abroge toutes dispositions antérieures contraires, sera enregistré et publié au Journal Officiel. Bamako, le 1er Juillet 2023

Le Mali en demi-finales de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) U23

Envoyée spéciale Djénéba BAGAYOKO Rabat, 1er juil (AMAP) Le Mali s’est qualifié pour les demi-finales de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) U23 après sa victoire devant le Niger (2-0), ce samedi au stade Moulay Abdallah de Rabat au Maroc. Les deux buts de la partie portent la signature du milieu de terrain Mamadou Sangaré (49è min s.p.) et celle de l’avant-centre Cheickna Doumbia (89è min). Les Aigles Espoirs terminent deuxièmes du groupe B avec 6 points derrière l’Égypte, leader avec 7 unités. Dans cette première demi-finale du Mali dans la compétition dont la première édition s’est disputée en 2011, les Aigles Espoirs affronteront le Maroc, mardi, pour une place en finale et aux Jeux olympiques, Paris 2024. Les Marocains ont réalisé un parcours sans faute dans le groupe A. DB/MD (AMAP)

Remaniement ministériel au Mali : Douze nouveaux ministres dans l’équipe dirigée par Choguel Kokalla Maïga (Officiel)

Bamako, 1er juil (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta a  procédé ce samedi à un réaménagement du gouvernement qui voit douze nouvelles entrées mais toujours dirigé par le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga. Dans un décret présidentiel lu à la télévision national par le secrétaire généralé adjoint de la présidence de la République, Pr Alfousseyni Diawara, on note plusieurs départs, 12  nouvelles nominations et des réaménagements importants. Il s’agit notamment du département en charge de la Communication qui voit arriver Alhamdou Ag Ilyène, précédemment ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine. Au ministère de l’Entrepreunariat national, de l’Emploi et de la formation professionnelle, Mme Bagayogo Aminata Traoré, remplace Bakary Doumbia. Le ministère de la Santé sera dirigé par la conseillère spéciale du président de la Transition, le colonel Assa Badiallo Touré. Parmi les nouveaux arrivants, l’on note le Pr Fassoun Coulibaly au ministère en charge du Travail et du Dialogue social, Bintou Camara comme ministre de l’Energie et de l’Eau. Moussa AG Attaher, précédemment ministre de la Jeunesse et des sports, est nommé au ministère des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine. Le nouveau ministre de l’Éducation nationale est Amadou Sy Savané. Il remplace Sidibé Dédeou Ousmane. A l’Enseignement supérieur, Boureïma Kanssaye succède au Pr Amadou Keïta qui s’occupera, désormais, du département des Mines. Le ministère de l’Agriculture est confié à Lassine Dembélé. Celui de la Jeunesse et des Sports, de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne sera dirigé par Abdoul Kassim Ibrahim Fomba. A la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, on note le départ de Wadidjè Founè Coulibaly, remplacée par Mariam Maïga. Le nouveau chef du Département du Commerce et de l’Industrie s’appelle Moussa Alassane Diallo, précédemment Président du Conseil d’admimsitration (PCA) de la Banque nationale pour le développement agricole (BNDA). Le portefeuille de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines,  de l’Aménagement du territoire et de la Population est dirigé par Imirane Abdoulaye Touré. Youba Ba s’est vu confié le ministère de l’Elevage et de la Pêche, où il était précédemment ministre délégué. Enfin, le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable est piloté par Mamadou Samaké. On note, enfin, le maintien à leur poste du ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, du ministre de la Défense, le colonel Sadio Camara, et celui de la Sécurité, le général de brigade, Daoud Aly Mouhammedine. Il en est de même du chef de la diplomatie, Abdoulaye Diop, des ministres de l’Economie et des Finances, Alousseni Sanou, et de la Justice, Mahamadou Kassogué. AT/MD (AMAP)

Un immeuble R+5 s’effondre dans un quartier d’affaires de Bamako (Mali) 

Bamako, 1er juil (AMAP) Un immeuble de cinq étages s’est brutalement effondré, vendredi, aux environs de 13h dans le quartier administratif et des affaires Aci 2000, en Commune IV du district de Bamako du Mali, la capitale. L’incident n’a enregistré aucune perte en vie humaine mais des dégâts matériels sont à déplorer. Il s’agit de véhicules et motos restés coincés sous les décombres. Selon les informations recueillies, le non respect des normes requises dans la construction du bâtiment serait à l’origine de cet incident qui a bouleversé les habitants du quartier. « C’est un immeuble tout entier qui s’est écroulé avec ses bureaux », selon le constat fait par un sapeur pompier dépêché sur les lieux. Dès l’annonce du sinistre, une unité de la police s’est rendue sur place pour définir un périmètre de sécurité et permettre à la protection civile de mener à bien sa mission. « Si aucune victime n’est à déplorer, l’immeuble voisin est menacé», a indiqué une source de la protection civile. L’immeuble à usage de bureaux abritait plusieurs services. Il appartiendrait, selon des témoignages, à un riche homme d’affaires. Pour l’heure, le bâtiment voisin tout vitré présentant déjà des fissures a été évacué. TC/MD (AMAP)  

Le Conseil de sécurité adopte à l’unanimité la résolution mettant fin à la Mission onusienne au Mali 

Bamako 30 juin (AMAP) Le Conseil de sécurité, à l’unanimité, a adopté, ce vendredi, a New York, le projet de résolution mettant fin à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) dont le retrait commencera de 1er juillet pour s’achever le 31 décembre prochain. Les membres du Conseil de sécurité des Nations unies lors de la 9365è séance, ont voté cette résolution en réponse à la requête du gouvernement du Mali pour un retrait « sans délai » de la Mission du territoire national. Au cours de leurs interventions, les représentants des différents pays ont exhorté les autorités maliennes « à garantir la sécurité et la libre circulation du personnel de la MINUSMA. » Ils ont, aussi, demandé « un retrait coordonné et ordonné, le transfert des tâches couvertes par la Mission dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix. » Dans son intervention, l’ambassadeur représentant permanent du Mali auprès des Nations unies, Issa Konfourou, a indiqué que le gouvernement  prend acte de la résolution 2690 ainsi adoptée et qui met fin au mandat de la MINUSMA à compter de ce 30 juin. Tout en reconnaissant que la MINUSMA « n’a certes pas atteint son objectif fondamental d’appui aux efforts du gouvernement à la sécurisation du pays », M. Konfourou a declaré que « le peuple et le gouvernement du Mali saluent toutefois sa contribution dans d’autres domaines, notamment en matière d’assistance humanitaire, sociale et les missions de bons offices du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies. » Selon lui, le gouvernement malien note qu’aux termes de la résolution adoptée ce jour, « le processus de retrait de la MINUSMA commencera dès la 1er juillet pour se terminer le 31 décembre prochain. » Il a promis qu’ « en tant que gouvernement responsable, les autorités maliennes s’engagent à coopérer étroitement avec le secrétariat général des Nations unies et la MINUSMA dans le cadre de la mise en œuvre diligente de cette résolution dans les délais impartis. » « Dans cette dynamique, a assuré Issa Konfourou, le Mali conformément à sa responsabilité de pays hôte poursuivra les mesures prises en vue d’assurer la sureté et la sécurité du personnel, des locaux, installations et biens de la MINUSMA jusqu’au départ à la date convenue de la Mission. » DD/MD (AMAP)

Tabaski au Mali : Des volontaires de la circulation routière au service des enfants à Bamako

Par Mamadou D. DIAWARA Bamako, 29 juin (AMAP) En cette période festive, les autorités ont renforcé les mesures de protection des populations, surtout au niveau de la circulation routière. Sur ce terrain, le Centre national pour la promotion du volontariat (CNPV), à travers l’Association des volontaires pour la sécurité routière, est l’un des acteurs les plus connus depuis 2017. Cette année, la structure a mobilisé plusieurs volontaires pour sa campagne de prévention contre les risques d’accidents de la circulation dénommée « Opération séliba-protection et sécurité des enfants sur la route. » Aux environs de 17h30, le président de l’Association des volontaires pour la sécurité routière, Makan Dramé, et son équipe sont déjà au four et au moulin pour aider des enfants à traverser la route au niveau du Jardin du Cinquantenaire.  Ces volontaires sont reconnaissables à leur gilet vert et des panneaux invitant les  motocyclistes et les automobilistes à s’arrêter. L’opération consiste à protéger les usagers de la route (notamment les enfants et adolescents) des dangers de la route en les aidant à traverser facilement et en toute sécurité la route. Le président de l’Association des volontaires pour la sécurité routière, Makan Dramé, explique qu’à l’occasion de la fête de Tabaski, les enfants et les adolescents, sont exposés à des risques élevés d’accidents de la circulation. « C’est pourquoi, a-t-il justifié, à l’occasion de la  fête de Tabaski, son association organise, chaque année, avec le soutien de l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER), le CNPV, le Groupement de sécurité routière et une multinationale opéraant dans les carburants, cette campagne de prévention. Selon M. Dramé, l’opération consiste à déployer trois équipes de six volontaires, le jour et le lendemain de la fête, aux abords de certains espaces de loisirs (le Jardin du Cinquantenaire, le Parc national et le Jardin zoologique de Bamako). « Depuis bientôt quatre ans, nous sommes sur le terrain au plus près des usagers de la route. Nos actions de sensibilisation ont permis de toucher des milliers de personnes (enfants, jeunes et adultes) qui avaient besoin d’être informés, sensibilisés aux dangers de la route et à différents aspects de la sécurité routière », a-t-il indiqué. Et de poursuivre que son association organise, chaque année, plusieurs activités phares dont l’opération : « La sécurité des élèves sur le chemin de l’école », « Un mois de Ramadan sans accidents de circulation routière », «Zéro Accident lors des fêtes de fin d’année». Le directeur général du CNPV, Sekou Oumar Coulibal, a quant à lui, rappelé que l’Association des volontaires pour la sécurité routière en collaboration avec sa structure et l’ANASER, a déployé des volontaires devant le jardin du Cinquantenaire dans le cadre de sa traditionnelle campagne de prévention des accidents de la circulation dénommée « Opération Ramadan ». Sekou Oumar Coulibaly a affirmé que les volontaires pour la sécurité routière ont honoré leur engagement en exécutant l’instruction du ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne qui les a envoyés en mission de sensibilisation sur le port du casque. L’Association des volontaires pour la sécurité routière a pour mission principale l’éducation, la sensibilisation et l’information des populations aux questions liées à la sécurité routière. MDD/MD (AMAP)  

La douane malienne interdit les importations de la MINUSMA (officiel)

Bamako, 27 juin (AMAP) Le ministère malien de l’Economie et des finances a pris des mesures contre la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-unies pour stabilisation au Mali (MINUSMA), suite à l’officialisation de la demande de « retrait sans délai », de la Mission onusienne par les autorités maliennes. Dans une correspondance datée de ce mardi 27 juin 2023, le directeur général des Douanes maliennes, l’Inspecteur général Amadou Konaté a instruit tous les directeurs, chefs de bureaux et des représentations des douanes à l’extérieur « d’interrompre immédiatement les importations de tous matériels à destination de la mission onusienne jusqu’à la date de son retrait définitif du territoire du Mali », Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, lors de son intervention devant le Conseil de sécurité des Nations unies, à l’occasion de la présentation du rapport trimestriel de l’organisation sur la situation au Mali, a demandé « le retrait sans délai » de la MINUSMA. Le Conseil de sécurité de l’ONU doit, en principe, se réunir le 29 juin pour statuer sur la demande de retrait formulée par le Mali. AT/MD (AMAP)

Journée internationale de lutte contre les drogues : destruction des produits d’une valeur de 2,8 milliards de Fcfa

Bamako, 27 juin (AMAP) La direction de l’Office central des stupéfiants (OCS) a procédé, lundi, à la destruction d’une grande quantité de produits stupéfiants, d’une valeur de 2,8 milliards de fcfa, à Dio-gare, dans le Cercle de Kati, pour commémorer la Journée internationale de lutte contre l’abus et le trafic illicite des drogues Ces produits incinérés ont été saisis par les unités de l’OCS, la police nationale et la gendarmerie entre la période de juin 2022 à juin 2023. Ils proviennent seulement de trois structures de l’OCS. Il s’agit des antennes de Bamako rives droite, gauche et la Cellule aéroportuaire anti-trafic. Les saisies sont composées de boulettes et pattes de cocaïne, d’héroïne, de comprimés de tramadol, de produits pharmaceutiques contrefaits, de matériels de chicha… Leur valeur marchande est estimée à 2,8 milliards de F cfa. A l’échelle nationale, ce montant concernant les mêmes produits atteint 35, 6 milliards de nos francs. Le directeur de l’OCS a indiqué que cette cérémonie, « est destiné à montrer à la population que les produits dangereux saisis ne peuvent qu’être détruits à travers l’incinération. » Selon le colonel-major Fousseyni Keita, « ils sont incinérés pour épargner la santé de nos populations contre les méfaits de leur consommation. Le premier responsable de l’OCS a révélé que ces derniers temps, il y a moins de saisis des produits stupéfiants. Toute chose qui signifie, selon lui, que « la lutte contre ces produits dangereux a eu un résultat contrairement à l’année dernière. » Le thème de cette année, à l’international, est « Les gens avant tout : Mettons fin à la stigmatisation et à la discrimination, renforçons la prévention». Au plan national, le thème retenu était : «la préservation de la santé des populations, une priorité des priorités des plus hautes autorités afin de prévenir toutes les pathologies liées à la consommation de drogues ». Le thème international, selon le représentant de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) au Mali, Antoine Misset, se décline en des objectifs qui mettent l’accent sur la personne humaine. Parmi ces objectifs, Antoine Misset a cité la sensibilisation du public sur l’impact négatif de la stigmatisation et la discrimination sur les personnes qui consomment des drogues et leurs familles. S’y ajoute la sensibilisation des consommateurs sur les épidémies de Sida et Hépatite… L’ONUDC intervient pour appuyer les États, soit par la fourniture d’équipements qui permettent de détecter la drogue ou de contrôler dans les aéroports soit par la formation du personnel qui est chargé d’assurer cette prise en charge. « Nous appuyons souvent les prisons pour que les personnes qui sont arrêtées en lien avec la drogue puissent recevoir les traitements adéquats et entreprendre leur conversion pour devenir des citoyens normaux », a fait savoir le représentant de l’ONUDC au Mali. Pour sa part, le président de l’association un Mali sans drogue, Sidi Mohamed Samaké, a souligné que son réseau effectue des actions pour appuyer la répression et mène des activités de sensibilisation et de prévention dans les quartiers. Ce, à travers les réseaux sociaux, les medias sur les dangers liés à la consommation des drogues, au non traitement. A ce propos, l’association incite les populations à effectuer plus de thérapies. MK/MD (AMAP)

Tribunal militaire de Bamako : Reprise des audiences correctionnelles

Bamako 27 juin (AMAP) Le Tribunal militaire de Bamako a débuté, lundi, la deuxième session de l’année de ses audiences correctionnelles dont le rôle compte des affaires de violation des consignes militaires, de distribution d’images de toutes natures, de vol, complicité de vol, de tentative de vol et d’escroquerie, a constaté l’AMAP. Les audiences ont lieu au siège de la juridiction à Darsalam, en Commune III de Bamako. Consacrée uniquement aux infractions de droit commun commises par les militaires et leurs complices et celles, spécifiquement, militaires dans le service, casernes et autres, la présente session qui doit s’étendre en principe sur deux jours, implique dix accusés. Ceux-ci doivent répondre à des infractions d’atteinte aux Forces armées maliennes (FAMa) ou à tierce personne. Le procureur militaire de Bamako, le magistrat-colonel Soumaila Bagayoko, a indiqué que le premier dossier a trait à la cybercriminalité, le second concerne le vol impliquant trois militaires, le troisième est relatif à la tentative de vol concernant un militaire et le quatrième dossier lié à l’escroquerie concerne un sergent de la Garde nationale. Le haut magistrat a expliqué que dans le premier cas d’infraction relatif à la cybercriminalité, des militaires de Ségou engagés dans la zone de Macina (Centte) ont filmé le poste inondé à la suite d’une pluie diluvienne, en ternissant l’image des FAMa. « L’image a fait le tour des réseaux sociaux. Une enquête a été ouverte et le commandement les a mis à la disposition du tribunal », a-t-il indiqué. Quant au cas de tentative de vol, il implique un militaire habillé en civil pris en flagrant délit de vol de moto dans le parking de la cour de l’Office du Niger. «Le tribunal va voir si l’acte a été manqué ou pas, si c’est une interruption volontaire», a précisé le procureur, ajoutant que la dernière affaire, celle de l’escroquerie implique un sergent de la Garde nationale ayant pris de l’argent, en promettant de recruter des jeunes dans la police moyennant la somme de 3 millions de Fcfa. « L’audience avait été enrôlée pour qu’on puisse prendre la liberté jointe au fond. Il allait être jugé sur le fond mais les parties civiles ne sont pas présentes. Pour la manifestation de la vérité, le président a cru bon de remettre le procès à plus tard», a expliqué le procureur Bagayoko. Par ailleurs, le magistrat colonel a indiqué que ces affaires sont des cas de délits passibles d’un an à 5 ans d’emprisonnement. « Pour le cas de la cybercriminalité, a-t-il dit, les débats permettront d’apprécier la peine prévue par la loi n°2019-056 du 5 décembre 2019 portant répression de la cybercriminalité qui va de 6 mois à 7 ans. « Ce qui veut dire qu’il y a un côté délit et crime. Si les faits reprochés ne sont pas d’une grande importance, l’inculpé peut écoper de 6 mois d’empoisonnement. Dans le cas contraire, il peut prendre 7 ans. Le crime peut être assorti d’une amende allant de 500 000 Fcfa à 10 millions de Fcfa », a-t-il précisé. Les tribunaux militaires existent à Kayes (Ouest), Mopti (Centre) et Bamako, la capitale. Ces juridictions ont pour vocation de juger les infractions de droit commun commises par les militaires. Le Tribunal militaire se compose de cinq magistrats, dont un conseiller de la Cour d’appel de la localité, auxquels s’ajoutent quatre juges militaires, assistés d’un greffier et d’un représentant du ministère public, partie poursuivante. TC/MD (AMAP)

Mouton de Tabaski : Encore et toujours le casse-tête du prix

Par Fadi CISSÉ Bamako, 27 juin (AMAP) Sous un ciel couvert, les jeunes Aliou et Amadou Dicko transpirent à force de marcher. Coiffés de turbans et munis d’un petit bidon d’eau en bandoulière, les deux frères ressortissants de la Région de Tombouctou, dans le Nord du Mali, sillonnent les rues de la ville aux trois caïmans, la capitale malienne, Bamako, avec leurs moutons qu’ils souhaitent vendre en cette veille de Tabaski. Comme eux, ils sont nombreux les vendeurs qui parcourent les quartiers avec les moutons ou qui s’installent aux abords des voies pour attirer l’attention des chefs de famille n’ayant pas encore acheté de moutons pour la Tabaski. Les prix vont de 90 000 Fcfa à 250 000 Fcfa. De nos jours, le mouton n’est pas donné à cause d’une conjoncture marquée principalement par l’insécurité et la hausse des prix du transport et de l’aliment bétail. À quelques heures de la fête, des chefs de familles sont dans le désarroi à cause de la cherté des prix des moutons. Les enfants en rajoutent au stress à chaque fois qu’ils interpellent leur père en ces termes : « Papa, quand est-ce que tu vas nous apporter le mouton pour la fête ? » Des vendeurs, qui exercent ce métier depuis plus de 10 ans, confirment la cherté et en donnent des explications. «Les gens trouvent que les prix ont grimpé contrairement aux années précédentes. Mais, on n’y peut rien car à notre niveau également, tout est devenu cher : la nourriture et les frais de transport des moutons. L’acheminement d’un mouton sur Bamako coûte en moyenne 5 000 Fcfa. Sans compter les frais de transport des bêtes de la gare vers les sites de vente», se défendent-ils. « Il faut, également, noter que les éleveurs exportent une bonne partie des moutons vers les pays de la sous-région », ajoute un vendeur. A notre passage, nos deux vendeurs ambulants proposaient onze béliers. Certaines de ces bêtes sont venues des villages et d’autres, des garbal (parc à bétail) de la ville de la Bamako. « C’est pourquoi, nous ne pouvons pas vendre nos animaux au même prix», se défendent-ils, précisant que ceux des garbals sont les plus chers. Aux dires d’Amadou, le plus âgé, ils préfèrent vendre dans les rues plutôt que d’être dans un garbal, car « c’est la mafia là-bas ». «Si tu ne fais pas partie de leur réseau de vente, il sera difficile pour toi de vendre même un seul mouton. Par contre, dans la rue, tu peux vendre jusqu’à trois moutons par jour», affirme-t-il. Alors qu’on échangeait avec les vendeurs, un client se présente et s’intéresse au plus gros mouton. Sans une longue discussion, il propose de l’acheter si les vendeurs acceptent de lui faire une réduction de 20 000 Fcfa. Proposition acceptée et le mouton est vendu à 200 000 Fcfa, donnant tout de suite le sourire aux vendeurs. Ali (nom d’emprunt du client) a sillonné plusieurs garbal avant de « tomber, par coup de chance, sur ce mouton». Boureima Tolo, un autre client qui a assisté à la scène, semble impressionné par le pouvoir d’achat d’Ali. Il trouve que les prix ne sont pas abordables cette année. Cependant, il affirme que les vendeurs ambulants sont « moins chers que ceux des garbal». En plus, dit-il, «j’adore les moutons proposés par les vendeurs ambulants car la majeure partie vient du Nord. Leur viande est très tendre. » Oumar Ongoïba est vétérinaire de formation. A l’approche de chaque fête de Tabaski, ce ressortissant de Mopti vient à Bamako pour vendre les moutons qu’il a élevés lui-même. « Mais après cette année, je ne viendrai plus vendre de moutons car on perd plus qu’on ne gagne », se plaint le trentenaire. Le jeune vendeur, que nous avons rencontré à Sébénicoro, entonne la même trompette que nos deux précédents interlocuteurs. Il soutient l’idée de ne pas aller au garbal. « Ici, je vends librement, comme je veux et au prix que je veux, sans intermédiaire ni coxeur à qui que je paie une commission », dit-il. Ses bêtes sont vendues entre 75 000Fcfa et 200 000Fcfa. Oumar a amené 40 moutons de la Région de Mopti (Centre). Mais il n’a en encore écouler que cinq. «Les gens n’ont pas d’argent en ce moment. Ils veulent que nous rendions abordables les prix, or nous nous avons beaucoup investi dans ces béliers », confie notre interlocuteur qui se dit prêt à ramener ses moutons au village plutôt que de les vendre à perte. FC/MD (AMAP)