Le président de la Transition burkinabé reçu par son homologue malien à Bamako, au Mali
Bamako, 02 nov (AMAP) Le président de la Transition du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré a été accueilli à Bamako, ce mercredi après-midi, par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, à l’aéroport international President Modibo Keita-Sénou, a constaté l’AMAP. «Dans l’optique d’améliorer la sécurité de nos populations, la capitaine Ibrahim Traoré, président de la transition du Faso et moi avons eu, cet après-midi, des échanges fructueux autour des défis majeurs qui impactent la paix et la stabilité de nos États », a declaré le colonel Assimi Goita dans un tweet. Le chef d’Etat burkinabé était en visite d’amitié et de travail au Mali. En cette occasion de sa première sortie officielle du Burkina Faso, il était accompagné d’une forte délégation composée du ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel-major Kassoum Coulibaly. C’est aux environs de 15 heures 30 minutes que l’avion transportant le président de la Transition burkinabè, s’est immobilisé sur le tarmac de l’aéroport international de Bamako-Sénou. A sa descente, il a été accueilli par le colonel Assimi Goïta, en présence du Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, des présidents des institutions, des membres du gouvernement et du corps diplomatique. Les deux présidents ont ensuite passé en revue les troupes, avant un tête-à-tête dans le salon d’honneur de l’aéroport. Juste après, le président Goïta et son hôte ont pris la direction du palais de Koulouba pour des entretiens sur plusieurs sujet d’intérêt commun comme la lutte contre le terrorisme. BD/MD (AMAP)
Mali-Burkina Faso : Le capitaine Ibrahim Traoré attendu à Bamako
Bamako, 2 nov (AMAP) Le nouveau président de la Transition au Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, est attendu, ce mercredi, à Bamako, pour une visite de travail de quelques heures, selon des sources officielles. Le chef de l’Etat burkinabè consacrera ainsi au Mali sa première visite à l’extérieur de son pays. Le Burkina Faso et le Mali font face au même type d’enjeux sécuritaires avec la lutte contre des groupes terroristes. Le sujet devrait être au menu des échanges qu’auront le colonel Assimi Goïta et son homologue burkinabè. Les deux Chefs d’Etat saisiront cette occasion pour examiner les voies et moyens de renforcer la collaboration et mutualiser les efforts des deux pays pour relever les défis communs auxquels le Burkina Faso et le Mali font face. Le nouveau président de la Transition burkinabé a prêté serment, le 21 octobre dernier, devant le Conseil constitutionnel, au cours d’une audience solennelle tenue à Ouagadougou, la capitale burkinabè. Il prenait ainsi les rênes de la Transition dans son pays avant de nommer dans la foulée Apollinaire Kyelem de Tambela comme Premier ministre. MT/MD (AMAP)
Révision annuelle des listes électorales : Faible engouement dans les centres
Par Bembablin DOUMBIA Bamako, 1er nov (AMAP) Mercredi dernier, il est environ 10 heures à Bamako. Nous sommes au Centre secondaire d’état civil de Magnambougou, où les opérations de révision des listes électorales de la Commune VI se déroulent. En cette matinée ensoleillée, il n’y a pas d’affluence autour des agents chargés de ces opérations. La cour du Centre est presque vide. Salia Sangaré, président de la commission administrative de la révision des listes électorales du centre et son équipe s’emploient, activement, à faire les radiations qui consistent à enlever les noms des personnes décédées au cours de l’année et celles condamnées et ne disposant plus du droit de vote. Et ce, sur la base du registre de décès de la mairie de la Commune VI. Salia Sangaré pense clairement que ce travail est alambiqué. «S’il faut regarder dans les registres puis fouiller sur la liste électorale pour voir si la personne y existe ou pas, c’est vraiment un peu compliqué», renchérit-il. Notre interlocuteur pensait que sa structure allait être doté d’un ordinateur par la Délégation générale aux élections (DGE). Cela, afin de pouvoir, une fois qu’ils ont un nom, faire la recherche sur la liste électorale au lieu de fouiller dans les papiers. « Il peut y avoir des homonymes, mais si vous avez la machine pour vérifier cela, c’est plus facile», estime-t-il. Par ailleurs, Salia Sangaré signale que son service n’a reçu la liste de validation, qui consiste à intégrer les nouveaux électeurs, que mardi dernier. « Toute chose qui n’est pas normale », déclare-t-il, avec une pointe d’amertume. Notre interlocuteur dit, en outre, que du 1er octobre à mercredi dernier, son service a enregistré 221 cas de transferts (qui permettent aux gens qui ont changé de domicile de pouvoir voter dans leurs nouveaux lieux de résidence) et 211 radiations. Selon lui, le manque d’affluence autour de ces opérations est dû à un problème de communication. Il déplore aussi le fait que les gens attendent toujours la dernière minute pour venir. A notre passage dans ce centre, un électeur du nom de Lassine Traoré s’était présenté à la commission administrative. Ce commerçant d’une quarantaine d’années était venu transférer son lieu de vote de Sogoniko à Diandjiguila en Commune VI du District de Bamako, où il réside désormais. Comme au Centre secondaire d’état civil de Magnambougou, l’affluence n’était pas au rendez-vous au niveau des commissions administratives des Communes V, IV et III. Au passage de notre équipe de reportage sur ces sites, aucun n’usager n’était présent. Les agents de ces services s’activaient à faire des radiations sur la base du registre des mairies. Les responsables de ces commissions indiquent n’avoir reçu, pour leur part, les listes de validation que ce mercredi. En Commune V, si les radiations et les transferts étaient, respectivement, au nombre de 105 et 129 à la date du mercredi, ils étaient, par contre, de 188 et 27 au niveau de la Commune III. Quant à la commission administrative de la Commune IV, elle peut enregistrer 10 à 20 transferts par jour, selon ses responsables. NOUVEAUX ELECTEURS – Il convient de souligner que les validations ne sont que des formalités. En effet, il n’est pas obligatoire que quelqu’un se déplace pour valider son inscription sur la liste électorale. Lorsqu’on atteint 18 ans, l’individu est automatiquement intégré dans le fichier électoral de la DGE. Toutefois, les intéressés pourront aller vérifier et corriger auprès des commissions s’ils sont inscrits ou pas sur la liste électorale ou pour signaler une erreur. « Sinon, ce n’est pas une opération de validation proprement dite ou si l’intéressé ne vient pas, il est radié », précisent-ils. Ainsi, il ressort des données officielles que les nouveaux électeurs de l’intérieur comme de l’extérieur sont au nombre de 341.653. De ce fait, la révision annuelle des listes électorales pour 2022 s’effectue sur un fichier contenant 8.515.057 électeurs. Il convient de rappeler que le fichier électoral de l’année dernière comportait 8.173.404 électeurs. Dans un rapport d’audit publié en 2018, l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) indiquait que «seuls 22% des jeunes et des femmes de 18 à 30 ans figurent sur le fichier électoral de du Mali alors que ceux-ci constituent plus du tiers de la population». De son côté, dans un rapport qu’elle a récemment publié, la Mission d’observation des élections au Mali (Modele-Mali) a salué le démarrage des opérations de révision dans la majorité des communes des 49 cercles et dans les 6 communes du District de Bamako. Cette révision intervient dans un contexte marqué par l’installation des membres de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) «qui doivent superviser les opérations, suivant l’article 57 de la loi électorale». Cependant, notre équipe de reportage n’a pas constaté leur présence dans le dispositif, mercredi. Toutefois, la Modele-Mali a noté que ces opérations suscitent une très faible mobilisation auprès des populations pour diverses raisons. Elle faisait allusion au manque d’informations nécessaires sur l’importance de ces opérations de révision. L’organisation, qui a noté des défis logistiques ayant émaillé les activités sur plusieurs parties du territoire national, a demandé l’envoi diligent des documents de travail aux commissions administratives. S’y ajoutent l’intensification des activités d’information et de sensibilisation autour de cette révision et le renforcement de la sécurité dans les zones à risque pour permettre aux citoyens d’avoir accès aux commissions. Depuis mars 1991, notre pays s’est inscrit dans la voie de la démocratie qui nécessite une bonne organisation des élections. Ainsi, «pour qu’il y ait des élections justes, transparentes et apaisées, il faut un fichier électoral fiable», précise le directeur général de l’Administration du territoire, Abdoul Salam Diepkilé. Il rappelle que la révision annuelle des listes électorales est une opération prévue dans la loi 2022-019 portant loi électorale en son article 51 et suivants. Cette révision annuelle des listes électorales a pour objectifs de permettre aux personnes omises sur la liste électorale ou aux jeunes qui viennent d’avoir 18 ans, de pouvoir s’inscrire sur la liste électorale et de radier les personnes qui sont décédées ou qui ont perdu leurs droits de
Corridor Dakar-Bamako : Réduction drastique des frais d’escorte et de douane
Par Babba B. COULIBALY Bamako, 1er nov (AMAP) Les frais d’escorte et de douane sur le Corridor Dakar-Bamako passent de 145.000 Fcfa à 20.000 Fcfa par véhicule et par convoi de 5 camions, selon un accord scellé, vendredi dernier, à Dakar, à l’issue d’une rencontre entre le président de la Chambre de commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), Youssouf Bathily, et le directeur régional de Dakar-Port, le colonel Babacar Mbaye. Les négociations amenant la douane sénégalaise à s’engager à réduire les frais d’escorte et de Travail supplémentaire (TS) de la douane ont été menées pendant deux ans par une délégation des chambres consulaires du Mali, conduite par le président de la CCIM, Youssouf Bathily. Ces efforts du secteur privé malien porté par Youssouf Bathily, précèdent ceux fournies pendant les six mois d’embargo que notre pays a subi injustement. Cet accord a été trouvé vendredi dernier dans la capitale sénégalaise avec la douane du pays de la Teranga. Selon nos sources au niveau des chambres consulaires du Mali, cette réduction est une économie de plus de 10 milliards Fcfa par an au profit de nos opérateurs économiques donc de l’économie nationale. Les négociations achoppaient sur cette épineuse question du montant des frais d’escorte de la douane sénégalaise et de TS que la partie malienne jugeait exorbitants. Pour rappel, une forte délégation des chambres consulaires du Mali, avec à sa tête son président Youssouf Bathily, président de la CCIM, avait effectué, du 17 au 25 juillet 2022, une mission dans la capitale sénégalaise, après la levée de l’embargo de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) contre le Mali. Il s’agissait alors, pour les présidents des chambres consulaires du Mali et les techniciens qui les accompagnaient, au premier rang desquels le directeur des Entrepôts maliens au Sénégal (EMASE), Fousseynou Soumano, de négocier, auprès des dirigeants du Port autonome de Dakar et ses partenaires, des facilités pour l’acheminement rapide des marchandises maliennes en souffrance au niveau dudit port. Cela, afin de réduire également les coûts afférents à cette situation. À la suite de cette mission, d’importants résultats avaient été engrangés auprès des autorités portuaires de Dakar et de leurs partenaires tels Dubaï Port World (DPW), Bolloré Transport Logistics, SACS, TOM, MAERSK et la direction générale des douanes sénégalaises. Ceux-ci avaient, presque tous, consenti à l’annulation du magasinage des conteneurs encore en souffrance, à l’annulation des surestaries et détention pour toutes les marchandises traitées ou même à la restitution des paiements effectués, pendant l’embargo, entre autres. Selon des sources, dans le cadre de la poursuite de ces négociations, une importante délégation du secteur privé malien, conduite par le président de la CCIM, Youssouf Bathily, a séjourné à Dakar où elle a rencontré, le 26 octobre dernier, une délégation de l’administration des douanes sénégalaises, avec à sa tête le colonel Babacar Mbaye, directeur régional de Dakar-Port. En ligne de mire, la systématisation de la réduction des frais d’escorte et TS, conformément à la demande de réunion formulée par la partie malienne. Après un rappel des montants en vigueur depuis des années, l’exposé des propositions, tendant à réduire les frais d’escorte a été fait. Notamment, 40.000 Fcfa par unité roulant pour les escortes individuelles allant de 1 à 4 boîtes, ramener le convoyage à partir de 5 boîtes au lieu de 10 avec 20.000 Fcfa par véhicule. Ce qui revient, dans ce dernier cas, à une réduction de 125.000 Fcfa sur les 145.000 Fcfa que chaque véhicule était tenu de payer auparavant. À l’issue d’une seconde rencontre qui a eu lieu le vendredi, 28 octobre dernier, les deux parties ont convenu d’un accord qui scelle les engagements pris comme du fer dans du béton. C’est ainsi qu’elles se sont engagées pour la mise en application diligente de cet accord qui devrait bénéficier, avant tout, aux opérateurs économiques maliens utilisant le corridor Dakar-Bamako. À titre de rappel, 70% de nos importations passent par le Sénégal. Aussi, 80% de nos exportations passent par le même corridor. Il est espéré que l’économie de plus de 10 milliards Fcfa par an, suite à ces réductions de frais d’escorte à différents niveaux et TS, bénéficient, dans les mois à venir, aux consommateurs maliens également. Notamment en termes de réduction des prix sur des denrées, matériels et matériaux de construction, entre autres, qui passent par le corridor Dakar-Bamako. BBC/MD (AMAP)
Mali : Baisse des prix sur les marchés de production (Office des marchés agricoles)
Bamako, 1er nov (AMAP) Les prix sur les marchés de production sont majoritairement dans une tendance à la baisse, sur la période du 20 au 26 octobre, annonce l’Office des marchés agricoles dans un communiqué. « Par contre, sur les marchés de consommation, les prix au détail restent globalement stables », ajoute le communiqué. Ainsi, sur les marchés de production, les prix collectés, au cours de la semaine du 20 au 26 octobre 2022, sont en baisse pour 54%, en hausse pour 8% et stables pour 38%. Pour ce qui concerne les marchés de consommation, les prix de cette semaine sont stables pour 69%, en baisse pour 26% et en hausse pour 5%. Selon la même source, les variations de prix observées sur les marchés durant la semaine du 20 au 26 octobre 2022 sont surtout des baisses. La tendance à la baisse des fluctuations de prix observées sur les marchés provient, essentiellement, de l’amélioration progressive de l’offre avec la vente des nouvelles récoltes, surtout de céréales sèches et de riz local. Avec la levée des sanctions des organisations intergouvernementales ouest-africaines, les échanges de produits agricoles entre le Mali et ses clients et les fournisseurs régionaux et internationaux continuent de s’améliorer. « Toutefois, ces échanges souffrent du renchérissement de leurs coûts, causé par la dépréciation de l’Euro face au dollar ». En ce dernier mois de la campagne de commercialisation 2021/2022, la demande céréalière reste supérieure à l’offre. « Cette situation provient des conséquences de plusieurs facteurs qui sont la faiblesse des stocks finaux de cette campagne de commercialisation, la timide poursuite des récoltes, la mise en marché économe des anciens stocks par les producteurs encore détenteurs. » D’autres facteurs tiennent à l’augmentation de la précarité en relation avec la Covid-19, la persistance de l’insécurité et des conflits inter et intra-communautaires en plusieurs endroits du Mali. Les mesures prises par le gouvernement pour améliorer la disponibilité céréalière sur les marchés, restent toujours la suspension, depuis le 6 décembre 2021, des exportations des mil, sorgho, maïs et riz local, l’autorisation des importations commerciales de riz à taxes réduites de moitié, jusqu’à hauteur de 300.000 tonnes et la détermination de l’État d’importer jusqu’à 180.000 tonnes de riz et d’acheter 20.000 tonnes de riz locaux. AC/MD (AMAP)
Journée mondiale des villes : Un Malien sur deux sera citadin en 2024 (Ministre)
Bamako, 1er nov (AMAP) «Compte tenu du rythme d’accroissement des villes maliennes en général (5,1%) et de la capitale, Bamako, en particulier (5,4%, l’un des plus élevés en Afrique), on estime qu’un Malien sur 2 habitera dans les villes en 2024 », a déclaré lundi, à Bamako, le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, Bréhima Kaména. M. Kamena, qui a présidé l’ouverture des travaux de commémoration de la Journée mondiale des villes, a expliqué « tout ce que cela comporte en matière de développement urbain durable : emplois urbains, infrastructures, services urbains, protection de l’environnement. » « Malgré une relative faiblesse de l’urbanisation, a-t-il affirmé, les villes jouent un rôle moteur dans le développement économique à l’échelle nationale et régionale dans la mesure où, avec moins du 1/3 de la population nationale, elles produisent 50 % des richesses nationales ». « Elles pourraient, selon Bréhima Kaména, en produire davantage si les problèmes posés par leur développement sont maîtrisés. » Le Mali a commémoré cette journée, à travers une journée portes ouvertes dans les locaux de la direction nationale de l’urbanisme et de l’habitat, à Darsalam, dans la capitale, Bamako. Le thème international de la Journée, célébrée chaque année à la date du 31 octobre, est «Agir localement pour devenir global». La Journée mondiale des villes vise à promouvoir l’intérêt de la communauté internationale pour l’urbanisation mondiale durable, à faire avancer la coopération entre les pays et les villes pour saisir les opportunités, à relever les défis de l’urbanisation et contribuer au développement urbain durable dans le monde. Elle est, aussi, une occasion pour les pouvoirs publics et la société civile d’informer et de sensibiliser par l’organisation d’activités sur les enjeux majeurs comme les droits fondamentaux, le développement durable ou la santé. Au Mali, les activités commémoratives se sont étalées du 3 octobre au 31 octobre 2022, à travers plusieurs activités notamment la tenue de journées de concertation entre les acteurs du secteur du foncier, de l’habitat, de l’urbanisme. SERVICES DE BASE – Le ministre en charge de l’Urbanisme a rappelé que la Politique nationale de la ville (PONAV) a été initiée pour, notamment, « rendre les villes maliennes conviviales et harmonieuses, renforcer les économies locales pour améliorer les capacités d’autofinancement des villes et favoriser l’expression des diversités socioculturelles. Et d’indiquer que le principal outil de mis en œuvre de cette politique est le programme décennal de développement des villes. Parmi les perspectives, le ministre Kaména a cité la tenue prochaine de la 7ème édition du Salon de l’habitat de Bamako en 2023, la mise en œuvre de la troisième phase du Programme participatif de l’amélioration des bidonvilles (PPAB), la mise en œuvre du Projet de résilience urbaine de Bamako (PRUBA) ainsi que la poursuite de l’élaboration des profils urbains des villes du Mali. S’y ajoutent aussi la poursuite de la réalisation des programmes de logements sociaux, l’amélioration de la mobilité urbaine au niveau de nos grandes villes, la sécurisation et la conservation des espaces publics par leur aménagement et le rapprochement des services sociaux de base de nos populations. Pour sa part, le directeur de l’Observatoire national des villes (ONAV), Moussa Tamba Diakité, a énuméré quelques défis du domaine urbain. Il s’agit, entre autres, de l’accès à l’eau potable, à la santé, à la sécurité, la mobilité urbaine, l’étalement urbain et les constructions illicites. Par rapport à l’évolution de la population de la ville et en zone urbaine, il dira qu’en 1800, 5% de la population mondiale vivaient dans les villes, qui évolue aujourd’hui à 50%. Selon les estimations des Nations-unies, ces chiffres doivent aller de 65 à 70%. «La population nationale a augmenté ce qui fait que cette transformation démographique rapide est source de défis mais, aussi, d’opportunité et de chance à saisir », a dit M, Diakité. C’est pour cela qu’aujourd’hui, le ministère en charge de l’Urbanisme et de l’habitat, à travers l’ONAV, « est en train de développer un système beaucoup plus numérique, qu’on appelle les villes connectées, les villes intelligentes qui est aujourd’hui à la mode dans le monde urbain », a indiqué Moussa Tamba Diakité. Selon lui, ce système numérique permet de faciliter l’accès aux services urbain de base, de réduire les coûts et un moyen très efficace de contrôler et de diminuer drastiquement l’insécurité urbaine. MS/MD (AMAP)
Transport en bus universitaires : L’odyssée des étudiants
Par Jessica Khadidia DEMBÉLÉ Bamako, 31 oct (AMAP) Mardi 11 octobre, il est environ 6 heures, notre équipe de reportage en route pour la Cité universitaire sur la colline de Badalabougou, en Commune V, constate une file indienne devant la Faculté d’histoire et géographie (FHG). Certains étudiants font le choix de venir avant l’aube pour ne pas rater le premier bus programmé pour 6h30. A l’heure indiquée, ceux-ci commencent à embarquer, en montrant chacun la carte de transport au contrôleur. Les bus universitaires sont gérés par le Centre national des œuvres universitaires (CENOU). Les premiers ont été offerts en 2001 par l’ancien président, feu général Amadou Toumani Touré. Au total, 12 bus sont opérationnels à Bamako et font la navette, les jours de cours, entre la colline de Badalabougou et la Cité universitaire de Kabala. A.T, étudiant à la Faculté des lettres et sciences du langage (FLSL) de Kabala, habite à Yirimadio en Commune VI. Il s’est réveillé à 4h30 pour pouvoir embarquer dans le premier bus. Pourtant, il n’aura pas la chance de trouver l’une des 70 places assises. Le car, rempli à moins de 5 mn, se met en route pour Kabala et l’étudiant, comme bien d’autres camarades, est contraint de rester debout jusqu’à destination. Ceux qui n’ont pas pu monter attendent le départ du deuxième bus à 7h. Le trajet se fait sur fond de musique comme pour adoucir le trajet. La fatigue est perceptible sur chaque visage. « Le véhicule date de 2006 », selon un passager. Il n’offre plus les commodités. Les espaces entre les sièges sont réduits, laissant peu de places aux mouvements des jambes. Les sièges sont poussiéreux et en mauvais état. «En période de canicule, on étouffe dedans», déplore A.T. Le bus est plein à craquer, mais freine après quelques minutes à l’arrêt devant ud lycée public de Kalabancoro pour embarquer d’autres étudiants qui attendaient sur place. Les nouveaux passagers doivent jouer des coudes pour se faire une place. Certains étudiants désemparés semblent avoir perdu la notion du temps et demandent l’heure parce que les cours commencent à 8h. ÉPUISÉS – Kabala, c’est la porte d’à côté. Mais le mauvais état de la route fait que le trajet devient un vrai parcours du combattant pour les étudiants. Ceux-ci vivent quotidiennement ce calvaire de secousses et accusent très souvent un retard sur le démarrage des cours. Aliou Bah, chirurgien-orthopédiste et traumatologue à l’hôpital Mère-enfant ou Luxembourg, explique que rouler sur une route en mauvais état peut agir sur le corps à plusieurs niveaux. «Les secousses peuvent entrainer de microtraumatismes qui, s’ils se répètent, vont causer un désordre au niveau du dos depuis le bas de la tête jusqu’au niveau des fesses. Cela peut aussi entrainer des problèmes de dos», explique le spécialiste. Après un arrêt du bus au Centre Nour, à Kabala, afin de déposer des passagers, A.T est heureux de pouvoir s’asseoir. «Je suis épuisé avant même que les cours ne commencent», peste le jeune homme. Le premier bus arrive à sa destination avant le démarrage des cours. Un grand soulagement pour les étudiants. «Pendant les cours, les professeurs tolèrent les retards. Ils renvoient les retardataires lorsqu’il s’agit d’examen». Après avoir débarqué les étudiants, le bus repart dans le sens inverse, sens en direction de Niamakoro, près de la Cité Unicef, où des cours sont dispensés aussi. B.D, étudiant en socio-anthropologie, est un retardataire chronique du fait que le bus qui n’arrive jamais à l’heure. Il est obligé de recourir au transport en commun lors des examens pour ne pas rater les épreuves. C’est une situation intenable pour sa petite bourse. Sur le chemin du retour, le chauffeur avait les nerfs à fleur de peau. A cause du mauvais comportement notamment des chauffeurs de transport en commun qui refusaient de lui céder le passage. Pris dans un bouchon infernal, le bus arrive avec un léger retard. Le chauffeur explique être contraint de surcharger parfois avec 130 passagers, y compris ceux qui sont débout. Dr Aliou Bah trouve cette situation « extrêmement grave ». Le médecin évoque des risques de microtraumatismes dans les secousses et de graves blessures en cas d’accident. INSUFFISANCE – Mamadou T. Kamaté, chef du service transport au CENOU, explique que généralement les passagers restent debout dans les bus universitaires. Il reconnaît que son service n’a pas assez de véhicules. Mais pointe du doigt la responsabilité des étudiants dans la surcharge. Quelque temps après, le même bus arrive à Badalabougou pour chercher d’autres étudiants. Un autre bus est rappelé de Sébénikoro pour convoyer aussi un groupe d’étudiants à partir de Badalabougou. Il est 9h et la première rotation est terminée. Des étudiants attendent un autre bus. Aucun hangar pour les protéger du soleil. Et c’est encore pire pendant l’hivernage. Mamadou T. Kamaté annonce qu’il y a des projets dans le pipeline de son service pour lesquels il faut se battre pour trouver les financements sur budget d’Etat. I.D, membre de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) proteste contre le système de rotation des bus qu’il juge non efficace. Selon lui, le départ du premier bus est à 6h30, mais déjà à cette heure, il y a une longue file. Il pense que le rythme de sortie des bus doit être accentué pour éviter les désagréments et permettre aux étudiants d’arriver à temps et dans les meilleures dispositions pour les cours. Certains pensent que la carte de transport pose problème. Pourtant, il faut en disposer pour monter dans les bus. Or, les étudiants payaient le ticket à 50 Fcfa à l’aller comme au retour. « C’est à la suite de vérifications, qu’il a été demandé au CENOU de moderniser le transport », indique le chef du service transport. C’est la raison de l’instauration de la carte de transport, en prenant l’exemple sur d’autres pays de la sous-région. Il faut débourser 7.200 Fcfa pour l’acquérir sur toute l’année. «Le prix n’a pas été fixé par le CENOU. En concertation avec différents partenaires et l’AEEM, il a été fixé à 20 Fcfa par jour
Éliminatoires CAN U23 : Le Mali bat le Rwanda (1-0) et se qualifie pour le dernier tour
Bamako, 30 oct (AMAP) L’équipe nationale U23 s’est qualifiée, samedi, au Stade du 26 Mars de Bamako, pour le troisième et dernier tour des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations des moins de 23 ans (CAN U23), en gagnant 1-0 contre le Rwanda, au compte du match retour du deuxième tour. Après le match nul 1-1 arraché, la semaine dernière au Rwanda, les Espoirs du Mali ont ainsi confirmé au match retour. Au prochain tour, le Mali sera face au Sénégal, vainqueur du Burkina Faso, 5-3 aux tirs au but, à Dakar. À l’aller, comme au retour, les deux équipes se sont neutralisées sur le score de 0-0. Le Mali a été exempté du premier tour des éliminatoires tenu du 19 au 27 septembre. Le troisième tour se jouera du 20 au 28 mars 2023. La phase finale est prévue en novembre 2023 au Maroc. Elle verra la participation de huit pays dont le pays organisateur. Les trois premiers de la compétition se qualifieront pour les Jeux olympiques, Paris 2024. MT/MD (AMAP)
Championnat professionnel de football : L’arlésienne !
Par Djènèba BAGAYOKO Bamako, 28 oct (AMAP) Le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Sénégal, la Mauritanie, presque tous les pays frontaliers du Mali sont entrés dans le football professionnel. La planète foot du Mali doit prendre son mal en patience. Pour le moment, il n’y a aucun signe annonciateur de la création d’un championnat professionnel de football. Le temps presse car depuis plusieurs années, la Fédération internationale de football (FIFA), l’instance suprême du football, exhorte ses associations membres (Ndlr, les fédérations) à intégrer le professionnalisme dans leur programme. Pourtant, le Mali a connu ses premiers clubs bien avant l’indépendance du pays en 1960. Parmi ces formations, figurent le Stade malien, le Djoliba, le Réal etc. Le Mali a disputé les deux premières finales de la Coupe d’Afrique des clubs champions (actuelle Ligue des champions) grâce au Stade malien et au Réal qui se sont inclinés chacun face, respectivement à Oryx Douala (1-2) et Stade d’Abidjan (1-3). Après ces deux finales, il faudra attendre un demi-siècle (2009) pour voir un club malien en finale d’une coupe d’Afrique : le Stade malien qui soulèvera le trophée de la Coupe de la Confédération africaine de football (CAF), en battant aux tirs au but l’Entente de Sétif (Algérie) (2-0 à l’aller et 0-2 au retour puis 3-2 pour le Stade malien). Jusqu’à ce jour, c’est la seule consécration d’une formation malienne sur l’échiquier international. En 2012, le Djoliba a atteint, pour la première fois de son histoire, la finale de la Coupe CAF, mais a trébuché sur la dernière marche, face aux Congolais de l’AC Léopards de Dolisie (2-2 en aller et 1-2 au retour). C’est le dernier haut fait d’armes pour les clubs maliens et plus inquiétant, aucune formation du pays n’a réussi à se qualifier pour la phase de poules de la Ligue des champions depuis le lancement de cette compétition en 1996 Forcément les supporters se posent des questions et ne parviennent pas à s’expliquer cette longue disette. Est-ce le niveau de nos équipes qui est en cause ? Les clubs manquent-ils de moyens pour pouvoir rivaliser avec l’élite africaine ? Les dirigeants sont-ils à la hauteur ? Existe-t-il un problème d’organisation ? Voilà autant de questions qui se posent, chaque année, les supporters. Pour ce footballeur que nous désignons par les initiales A. D., l’amateurisme est le problème principal des clubs maliens. «Nous souffrons énormément ici, le football est notre plaisir, mais nous jouons également pour avoir quelque chose à donner à nos familles. Malheureusement, avec le système actuel, on ne peut pas s’épanouir ou vivre de son travail. C’est la triste réalité du football malien», pointe A. D. Selon lui, quand un joueur se blesse à l’entraînement ou lors d’un match, le club prend seulement en charge les premiers soin. «Ensuite, il faut se débrouiller et ce quelle que soit la gravité de la blessure», poursuit notre interlocuteur qui évolue depuis une décennie dans un grand club de Bamako. Il interpelle les dirigeants du football national pour, plaide-t-il, «revoir la copie afin d’alléger la souffrance des joueurs». A. D. souhaite l’implication des autorités sportives pour faire bouger les lignes et valoriser les footballeurs du pays. «Des fois nous avons honte vis-à-vis de nos familles qui nous soutiennent pendant des années et qui ne reçoivent presque rien en contrepartie. Personnellement, c’est ma mère qui me donne de l’argent pour les petits besoins. Cela ne peut pas continuer», dit-il. Un ancien joueur, sacré plusieurs fois champion national et qui joue actuellement à l’extérieur, témoigne : «Je me rappelle, quand je jouais au Mali, je touchais 15.000 Fcfa par mois, mais pas de façon régulière. Que peut-on faire avec un tel salaire» ? Selon notre interlocuteur, les joueurs percevaient 1 000 Fcfa pour le transport, une somme que la plupart de ses coéquipiers utilisait également pour manger. «Tout le monde connaissait le système », se souvient-il encore. « Après les entraînements, on prenait 500 Fcfa de carburant et on achetait à manger avec le reste. C’était une vie de misère». Le joueur a réalisé son rêve, après le Championnat d’Afrique de nations (CHAN) qui s’est déroulé au Cameroun en 2021, avec la signature de son premier contrat professionnel. Contrairement aux deux joueurs cités plus haut, Abdramane Traoré «RBA», le frère cadet d’Hamari Traoré, se réjouit de sa situation au Réal mais souhaite l’instauration d’un championnat professionnel. «J’ai eu la chance de connaître quelques clubs de Ligue 1. Quand j’étais au Réal, l’année dernière, les salaires étaient acceptables et payés régulièrement, témoigne le joueur ». Mais il s’empressera d’ajouter : « L’arbre ne doit pas cacher la forêt, beaucoup de joueurs souffrent dans leur club. Ils mouillent le maillot sur le terrain mais les salaires sont insignifiants», avoue l’attaquant qui vient de signer en Libye. A l’instar des joueurs, les supporters attendent également avec impatience l’avènement du professionnalisme. Pour Famoussa Diarra, rencontré au stade Modibo Keïta, lors du match amical entre la sélection nationale locale et son homologue de la Guinée, le salut des jeunes se trouve dans le professionnalisme. Selon lui, le football amateur n’apporte rien aux joueurs, alors qu’ailleurs leurs camarades d’âge «gagnent tout grâce au football». «Au Mali, les footballeurs souffrent. Des fois, ils n’ont même pas le prix de l’essence pour retourner à la maison après les séances d’entraînement. Ils sont obligés de demander de l’argent aux supporters et pendant ce temps, les dirigeants roulent dans des voitures de luxe payées avec l’argent des clubs», dit M. Diarra qui enfonce le clou : «C’est tout ça qui tue notre football. Dieu n’aime pas l’injustice». BLOCAGE – Le président du Réal, Me Famakan Dembélé se dit favorable à la professionnalisation pour améliorer la situation des joueurs. Pour lui, le Mali est en retard et il est grand temps que notre football tourne la page de l’amateurisme pour le bien de l’ensemble des acteurs du ballon rond. Certes, le professionnalisme demande beaucoup de choses, admet-il, mais avec l’évolution du football, «c’est quelque chose qui est devenu indispensable». Selon Me Dembélé, l’instauration du professionnalisme va apporter beaucoup de choses au football malien.
Mali: L’ancien leader du syndicat estudiantin, Yahia Oud Zarawana, n’est plus
Bamako, 28 oct (AMAP) L’ancien secrétaire général du Bureau de coordination nationale de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM), en 1994, Yahia Oud Zarawana dit « Zara » est décédé dans la nuit du jeudi 27 octobre 2022, à Bamako, annonce une source proche de sa famille. Leader charismatique de la période d’après le Mouvement démocratique, Yahia Zarawana a été arrêté par les forces de l’ordre au plus fort de la lutte syndicale sous le régime de l’ancien président, Alpha Oumar Konaré, pendant qu’il avait comme Premier ministre Ibrahim Boubacar Keita qui avait maté l’AEEM, Le syndicat estudiantin réclamait de meilleures conditions d’études pour les élèves et étudiants du Mali. Juriste de formation, Yahia Oud Zarawana est titulaire d’un Diplôme d’études approfondies (DEA) en droit, qu’il obtenu à l’Université de Grenoble en France, avant de passer le concours d’Aptitude à la profession d’avocat (CAPA) à l’Ecole des avocats de Lyon en 2005. Il s’inscrit alors comme avocat au Barreau de Paris. Après son retour au Mali en 2007, il servira dans l’administration publique malienne notamment au ministère des Affaires religieuses et du Culte en 2014 en qualité de chargé de mission. AT/MD (AMAP)

