Port du casque au Mali : La sensibilisation d’abord

Par Babba B. COULIBALY Bamako, 4 nov (AMAP) Le Code de la route du Mali, qui date de 1999, impose à chaque conducteur et passager de moto le port d’un casque de protection. Cependant, peu de conducteurs d’engins à deux ou trois roues respectent cette réglementation « dont l’application effective est prévue à partir du 1er janvier 2023, conformément à la vision des autorités de la Transition », annonce le directeur général de l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER), Ousmane Maïga. Pour justifier la décision de rendre obligatoire le port du casque, M. Maïga évoque les statistiques sur les accidents de la circulation routière. Il révèle, à cet effet, que 70% des accidents de la circulation impliquent directement les engins à deux et trois roues. Aussi, au niveau des grands hôpitaux plus de 50% des cas d’urgence, sont des victimes d’accidents de la route et près de 80% sont des passagers ou conducteurs de moto. D’où l’urgence de prendre le problème de circulation de moto à bras le corps. « Quand on regarde un peu les légions enregistrées au niveau des hôpitaux, 75% ce sont des traumatismes crâniens, en tout cas des lésions qui concernent la tête », déplore notre interlocuteur. Selon cet expert des questions de la sécurité routière, la seule possibilité de protéger un usager contre les traumatismes crâniens en cas d’accident de circulation, c’est le casque de protection. SENSIBILISATION DE PROXIMITE – « Le gouvernement a décidé, en Conseil des ministres, qu’avant l’application effective de la réglementation, une vaste campagne de sensibilisation soit menée :, explique Ousmane Maïga. Objectif : permettre au maximum d’usagers de pouvoir se mettre en règle vis-à-vis de la réglementation. « On fait cette campagne depuis mars 2022, qui devrait normalement finir en  août,  mais à l’évaluation, nous nous sommes rendu compte que peu de conducteurs et passagers portent le casque. C’est pourquoi il a été décidé lors du Conseil des ministres du 24 août dernier de poursuivre la sensibilisation jusqu’à la fin de l’année et de commencer l’application effective à compter du 1er janvier 2023 », précise le directeur général de l’ANASER. Dans cette démarche, ce sont des sensibilisations de proximité qui ont été effectuées. « Chaque fois qu’on veut appliquer une mesure, les gens disent qu’ils ne sont pas au courant. Donc nous avons des campagnes de sensibilisation sur le port du casque dans les lieux de culte, à travers le ministre des Cultes, dans les écoles et les marchés », confie M. Maiga. « A cette sensibilisation, s’ajoute la communication digitale en cours et qui continuera jusqu’à décembre pour avoir l’adhésion de la population », indique-t-il. 120.000 CASQUES – « Après avoir exploré le marché pour l’approvisionnement en casque, l’ANASER a fait des échantillonnages et a pu répertorier 51.000 casques à Bamako et près de 70.000 dans toutes les régions réunies », révèle Ousmane Maïga. Au total : 120.000 casques sont disponibles sur le marché, alors que le nombre des motos est estimé à peu près à 2 millions. Ce nombre de casques est insuffisant. « Il n’y a pas une moto qui arrive au Mali dans les caisses sans que chaque moto soit munie de deux casques. Donc s’il y a deux millions de motos, c’est qu’il y a 4 millions de casques. Mais le fait que la réglementation n’était pas appliquée, certains commerçants ont réexporté les casques vers le Burkina Faso ou d’autres pays où les casques sont beaucoup utilisés », croit savoir le directeur de la sécurité routière. Pour lui, c’est la règle du marché, à cet égard, c’est la demande qui doit conduire les commerçants à importer des casques. « Il y a de gros vendeurs qui peuvent satisfaire ce besoin », dit-il. À Bamako et dans cinq régions, le prix du casque moyen varie de 5.000 à 20.000 Fcfa, pour les motos les plus utilisées. « Nous sommes en train de faire des sondages pour voir le taux du port du casque, pour voir si, malgré toutes les démarches que nous sommes en train de faire,  les gens continuent à porter les casques. Avant même le deadline de l’application effective, en décembre prochain, nous nous proposons de faire des contrôles routiers », annonce le directeur général. En attendant l’application effective de la réglementation, les motocyclistes qui ne portent pas de casque n’auront pas accès à certaines infrastructures, comme les ponts et certains artères à Sikasso ou l’artère principale à Ségou. « Nous allons commencer par les moyens de dissuasion en même temps continuer à sensibiliser. Hier (Ndlr, mercredi) pour faire la promotion de casques, la ministre des Infrastructures et des Transports a fait un don symbolique au ministère de la Sécurité et de la Protection civile et cela se poursuivra avec d’autres départements ministériels », révèle Ousmane Maïga. L’objectif étant de rehausser le taux du port du casque de protection. Il ressort des explications du directeur général, qu’à partir du mois de janvier prochain, la réglementation s’appliquera dans toute sa rigueur et des amendes imposées en cas d’infraction. A cet égard, l’accès au service public sans casque sera interdit. Cette mesure est en vigueur déjà au ministère des Transports et des  Infrastructures. Mieux, une charte de la sécurité routière est en cours d’élaboration, que l’ANASER fera signer par les entreprises, pour qu’elles fassent autant. « Chaque fois qu’un usager ne porte pas son casque, il payera 3 000 Fcfa et la moto sera immobilisée jusqu’au paiement de l’infraction. Pour récupérer sa moto, l’usager va devoir chercher la preuve qu’il possède un casque », prévient notre interlocuteur. Selon le directeur général, courant 2023, l’ANASER, effectuera une évaluation afin de savoir s’il y a lieu d’augmenter l’amende au prix du casque. Parlant des normes de qualité, il assure que tous les casques sur le marché sont normalisés et sa structure travaille actuellement avec l’Agence malienne de normalisation et de promotion de la qualité (AMANORM) pour établir une norme malienne. Ce processus en cours, porte sur la norme nationale qui servira de base pour les commerçants dans les intentions d’exportation. Il sera aussi demandé aux fournisseurs d’exiger des firmes qui fabriquent les casques de tenir compte de la norme malienne pour

Propos blasphématoire contre l’islam : Six personnes placées sous mandat de dépôt

Bamako, 4 nov (AMAP) Six personnes ont été mises à la disposition du parquet du Tribunal de grande instance de la Commune IV de Bamako, jeudi, dans la procédure judiciaire ouverte dans l’affaire dite de propos blasphématoires contre l’islam, a appris l’AMAP de source judiciaire. Il s’agit du leader de la secte Kaamit, l’écrivain Doumbi Fakoly, de l’ami intime et un jeune frère du nommé Mamadou Dembélé à l’origine des propos incriminés. S’y ajoutent trois autres personnes plus ou moins proches de l’individu le plus recherché en ce moment par la justice malienne. De sources proches du dossier, toute la procédure est partie d’un soit transmis du tribunal, relatif à la plainte formulée par les membres du Haut conseil islamique (HCM) à la date du 1er novembre dernier. Ainsi, en exécution des instructions de la plainte, les investigations faites par la Brigade d’investigation judiciaire (BIJ) ont permis d’interpeller l’écrivain Doumbi Fakoly, le même jour, à son domicile, à Sotuba. L’interpellation du frère de l’auteur présumé du blasphème fait suite à des messages suspects de son grand frère retrouvés dans son téléphone. Notre source indique que parmi les quatre personnes interpellées, mercredi, dans l’affaire, se trouve l’ami intime du fugitif. Après la procédure policière, les personnes interpellées par la BIJ ont été renvoyées devant le procureur du Tribunal de grande instance de la Commune IV du District de Bamako où elles ont, ensuite, été placées sous mandat de dépôt pour les faits qui leur sont reprochés. Il faut signaler que la femme et les enfants du nommé Mamadou Dembélé ont aussi été mis à la disposition du parquet pour des raisons de sécurité. Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta a condamné le blasphème. Le gouvernement aussi, à travers le ministère en charges des Affaires religieuses, a condamné les agissements du nommé Mamadou Dembélé. En guise de protestation, les organisations musulmanes, visiblement très remontées, maintiennent un rassemblement prévu vendredi après-midi sur le boulevard de l’indépendance. TC/MD (AMAP)

Kangaba : Installation d’une compagnie d’intervention de la Gendarmerie

Kangaba, 4 novembre (AMAP) Une compagnie d’intervention de la gendarmerie (CI) composée de plus de 80 éléments, placée sous le commandement du Capitaine Moulaye OULD, a été installée le 31 octobre dernier à Kangaba, a constaté l’AMAP. Cette compagnie a été installée suite à la prolifération des sites d’orpaillage, l’insécurité qui gagne du terrain sur les deux rives du fleuve Niger, les rivalités entre les populations des villages et des communes qui se sont affrontées à plusieurs reprises avec les sociétés minières faisant souvent des victimes et des dégâts matériels considérables. Face à ces situations, les autorités locales du fait de l’insuffisance notoire des effectifs sur place demandaient chaque fois des renforts à leur hiérarchie. Selon le préfet du cercle de Kangaba, l’arrivée de cette compagnie va combler l’attente des autorités administratives et politiques en matière de sécurisation des personnes et de leurs biens. Monsieur Alidji BAGNA a, au nom des populations salué les plus hautes autorités de notre pays pour l’envoi de cette compagnie tant souhaitée par elles. Pour le Commandant de cette Compagnie, leur mission est celle régalienne de l’Etat à savoir la sécurisation des populations et de leurs biens. La compagnie  a déjà commencé à organiser des patrouilles le long de la frontière avec la Guinée en passant par tous les villages sans exception.  SD/KM (AMAP)

UNA dénonce les fausses nouvelles sur l’organisation de la Coupe du Monde par le Qatar

Djeddah, 3 nov (UNA-AMAP) L’Union des agences de presse de l’Organisation de la coopération islamique  (UNA) a dénoncé, jeudi, la campagne médiatique de rumeurs et de fausses nouvelles visant l’organisation de la Coupe du monde par le Qatar. Selon l’UNA, « cette campagne menée par certains médias étrangers découle d’agendas cachés en se focalisation sur la diffusion des informations qui se sont avérées fausses après vérification et recoupement auprès de sources fiables. » L’Union a souligné que l’organisation par le Qatar de cet événement mondial en tant que premier pays du monde islamique et de la Région du Moyen-Orient, « représente une opportunité de connaissances entre les peuples et promotion de la coexistence entre différentes cultures ». Elle est aussi « une opportunité de mettre en valeur le patrimoine culturel des pays de la région et leurs grandes capacités pour accueillir de grands événements mondiaux », écrit l’UNA qui loue les efforts du Qatar à cet égard. L’UNA a exhorté les médias à faire preuve d’objectivité et d’honnêteté professionnelle pour couvrir la Coupe du monde « dans l’esprit et la passion du sport, loin de l’incitation à la haine, ce qui permettrait d’atteindre les objectifs de l’événement dans la promotion de la coopération et de la fraternité entre les peuples ». L’Union a, également, appelé les médias à profiter du « Qatar Media Portal for the World Cup », qui permet aux professionnels des médias et aux représentants des diffuseurs de bénéficier d’un large éventail de sources d’information fournies par le pays hôte de la Coupe du monde. MD (AMAP)

Mali : Le ministre en charge de la Sécurité promet de sanctionner la spéculation sur la carte d’identité

Bamako, 3 nov (AMAP) Le ministre malien de la Sécurité et de la Protection civile,  le général Daoud Aly Mohammedine, menace de sanctions le cas de rétention et de spéculation dans la délivrance de la carte nationale d’identité, annonce un communiqué daté du mardi 1er novembre. « Il nous a été donné de constater que certaines unités font la rétention sur la carte, créant ainsi la pénurie et la surenchère sur le prix de cession de cette pièce », indique le ministre en charge de la Sécurité cité par le communiqué. Il invite « les responsables concernés à se départir de telles entreprises sous peine de s’exposer à de lourdes conséquences. » Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile rappelle que le prix d’établissement « de la Carte nationale d’identité est de mille sept cents (1.700) Fcfa dont mille (1.000) francs pour la carte, un timbre de cinq cents (500) francs et un timbre de deux cents ( 200 ) Fcfa », précise. Le communiqué rappelle également les autorités compétentes pour la délivrance de ce document d’identité. Il s’agit selon le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, de la Police nationale, de la Gendarmerie nationale et de l’Administration territoriale (Préfets et Sous-Préfets). Le ministre prévient qu’ « il ne saurait être toléré que cette carte d’identité soit cédée à un prix excédant le montant officiel. » « Tout agent, qui se rendrait coupable de telles pratiques, s’exposerait à des sanctions très graves », prévient-il dans le communiqué. Ainsi, le ministre en charge de la Sécurité « invite la population à dénoncer, devant les autorités compétentes, les auteurs de ces cas de spéculation autour de la Carte nationale d’identité pour en augmenter le prix. » AT/MD (AMAP)

Mali : La HAC suspend la diffusion de Joliba TV News pour deux mois (Communiqué)

Bamako,  3 nov (AMAP) Le Collège des membres de la Haute autorité de la communication (HAC) a décidé, jeudi, de suspendre pour deux mois l’autorisation d’établissement et d’exploitation et de diffusion accordée à la chaine de télévision Joliba TV News pour une période deux mois. « L’autorisation d’établissement, d’exploitation et de diffusion accordée à Joliba TV News par la Convention N ° 49 / HAC – MALI du 29 décembre 2017 est suspendue pour une période de deux ( 02 ) mois », souligne la décision de la HAC. Selon la décision de suspension temporaire de la chaîne, l’analyse des Rapports de la Commission de la HAC a noté que « Joliba TV News méconnait totalement les missions et les attributions de l’organe de régulation des médias.» La HAC souligne, aussi, qu’il « est clairement établi que c’est cette méconnaissance des missions et attributions de l’organe de régulation des médias qui a amené Joliba TV News, dans son programme « L’Éditorial » du 30 septembre 2022, à tenir des propos diffamatoires et formuler des accusations infondées à l’encontre de la Haute autorité de la communication. » L’autorité de régulation reproche, également, à la chaine Joliba TV News de s’être « inscrite dans une attitude de défi à l’égard de la Haute Autorité de la Communication depuis qu’une précédente mise en demeure lui a été adressée le 24 août 2022, suite à une interview réalisée à Abidjan. » « Bien qu’elle ait réagi à la mise en demeure dans une lettre en date du 06 septembre 2022, la chaîne de télévision n’a à ce jour respecté aucune des injonctions données par l’instance de régulation des médias », note la HAC. La HAC a adressé une mise en demeure, le 12 octobre 2022, à la chaîne de télévision pour un programme comportant « des propos diffamatoires et des accusations infondées concernant l’instance de régulation,  la Haute Autorité de la Communication, l’état de la liberté d’expression au Mali et les autorités de la Transition. » MT/MD (AMAP)

Le Mali attend 120 tonnes de produits de première nécessité de la Russie (Ministre de l’Economie)

Bamako, 03 nov (AMAP)  Le Mali devrait recevoir, dans les semaines à venir, environ 120 tonnes de produits de première nécessité, pour un montant de 100 millions de dollars soit ( 50 milliards de Fcfa, en provenance de la Russie à partir le corridor Conakry-Bamako, a  annoncé, mercredi, le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou. « Il s’agit de la première livraison d’une importante commande du gouvernement de Transition dans le cadre du partenariat commercial et stratégique entre le Mali et la fédération de Russie. », a indiqué  M. Sanou, qui a effectué une mission en Russie, du jeudi 27 octobre au mercredi 02 novembre 2022. Cette importante commande est répartie entre 65.000 tonnes de produits d’hydrocarbure, 35.000 tonnes d’engrais (urée)  et 25.000 tonnes de blé. Lors de sa mission, le chef du département en charge de l’Economie était accompagné d’une importante délégation composée outre de responsables techniques de son département, des techniciens de plusieurs entreprises d’État : l’Office national des produits pétroliers (ONAP), l’Office des produits agricoles du Mali (OPAM) et la Compagnie malienne pour développement du textile (CMDT). Arrivé le jeudi 27 octobre à Moscou, dans la capitale russe, le patron de l’hôtel des Finances et sa délégation ont mené des négociations portant sur plusieurs secteurs économiques, avec des responsables techniques russes. Ces négociations ont abouties à la signature d’une convention sur des produits stratégiques entre les deux États. Selon ministre Sanou, ce partenariat permettra à notre pays « de sécuriser ses sources d’approvisionnement en produit stratégiques dans un contexte international de plus en plus tendu. » « L’objectif de ce partenariat est de maintenir un approvisionnement correct, régulier et sécurité du Mali, en denrées de première nécessité », a expliqué Alousséni Sanou. AT/MD (AMAP)

Le Mali et le Burkina Faso affichent une commune volonté de coopération militaire

Bamako, 03 nov (AMAP) Le Mali et le Burkina Faso, qui font face aux attaques terroristes depuis plusieurs années, entendent donner un nouvel élan à leur partenariat en matière de défense et de sécurité, selon le président de la Transition du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. « Le plus important pour nous, dans la situation actuelle, c’est le défi sécuritaire. On est venu échanger sur comment renforcer la coopération militaire pour pouvoir mieux mener nos opérations et sécuriser nos populations », a déclaré, mercredi, à Bamako, le président Ibrahim Traoré à l’issue de son séjour de quelques heures dans la capitale malienne. Le colonel Assimi Goïta et le capitaine Ibrahim Traoré se sont retrouvés au palais de Koulouba pour un second tête-à-tête, suivi d’une séance de travail élargie à leurs délégations. Quelques jours après son investiture, le capitaine Traoré a choisi le Mali  pour effectuer son premier déplacement à l’étranger. Les possibilités et perspectives en matière de coopération opérationnelle dans la lutte contre le terrorisme ont donc été largement évoquées pendant cette visite. Elle a, aussi, permis au président burkinabè de bénéficier des conseils de son homologue malien pour anticiper les problèmes sécuritaires que pourrait engendrer un éventuel repli des groupes armés terroristes sur le territoire burkinabè, en raison de la montée en puissance des Forces armées maliennes (FAMa). Visiblement satisfait de son court séjour, le visiteur de marque a invité les populations malienne et burkinabé à plus de solidarité, à se donner la main et à rester unis dans la lutte contre le terrorisme. « Dans l’optique d’améliorer la sécurité de nos populations respectives, le capitaine Ibrahim Traoré, président de la Transition du Faso et moi avons eu cet après-midi, des échanges fructueux autour des défis majeurs qui impactent la paix et la stabilité de nos Etats», a indiqué le président Assimi Goïta sur son compte twitter. La visite du président du Faso au Mali aura duré quelques heures, car après la séance de travail avec son homologue Assimi Goïta au palais de Koulouba, l’hôte de marque a regagné son pays en début de soirée. Le choix du président du Faso, accompagné d’une forte délégation composée notamment du ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le colonel-major Kassoum Coulibaly,  de se rendre au Mali avec lequel le Burkina partage plus de 1 200 km de frontière, a été inspiré par les situations sécuritaire et politique similaires dans les deux pays. Les deux présidents de Transition sont engagés dans la lutte contre des Groupes armés terroristes (GAT). La similarité des contextes incite au renforcement de la coopération bilatérale et à la mutualisation des moyens de combat. BD/ID/MD AMAP

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 02 novembre 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 02 novembre 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux le Conseil des ministres a adopté un projet de loi portant modification du Code des Personnes et de la Famille. Le processus du Recensement Administratif à Vocation d’Etat Civil, présentement en phase de pérennisation connaît quelques difficultés dues à la méconnaissance des textes juridiques régissant l’état civil. Ces difficultés ont occasionné des situations de non-conformité entre les données du Recensement Administratif à Vocation d’Etat Civil et les informations contenues dans les documents d’identité ou de voyage détenus par une même personne. La quasi-totalité de ces documents d’identité ou de voyage sont subséquents à des jugements supplétifs d’acte de naissance rendus au profit des personnes déjà enrôlées au niveau du Recensement Administratif à Vocation d’Etat Civil. Cette contrainte liée à la différence entre des documents concernant la même personne, a été source de blocage pour de nombreux maliens établis à l’extérieur. L’adoption du projet de loi permettra la rectification des actes ayant servi de base à l’enrôlement dans le Recensement Administratif à Vocation d’Etat Civil. un projet de loi portant modification de la Loi n°2016-046 du 23 septembre 2016 portant loi organique fixant l’organisation, les règles de fonctionnement de la Cour Suprême et la procédure suivie devant elle. La Loi n°2016-046 du 23 septembre 2016 a montré quelques insuffisances qui méritent d’être corrigées, notamment en son article 8 qui dispose que : « la cessation définitive de fonction d’un membre de la cour Suprême entrainant la perte de qualité de membre résulte : de la démission régulièrement acceptée ; de l’admission à la retraite par limite d’âge ; du décès ; d’une nouvelle affectation ; de l’arrivée à terme et du non renouvellement du mandat ». Le projet de loi adopté permettra aux membres de la Cour Suprême d’achever leur mandat et mettra un terme au renouvellement indéfini et tacite du mandat. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant affectation au Ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, des parcelles de terrain, objet des titres fonciers n°1252 et n°1253, du Cercle de Bougouni, sises à Faragouaran, Commune rurale du même nom. Les parcelles, de superficies respectives de 202 hectares 78 ares 31 centiares et de 191 hectares 41 ares 88 centiares, sont destinées à satisfaire les besoins de réhabilitation du village de Faragouaran. La réalisation du projet de réhabilitation permettra d’offrir une nouvelle structure urbanistique au village de Faragouaran et d’améliorer le cadre de vie des habitants par la conception et la mise en œuvre des projets relatifs aux voiries et réseaux divers ainsi qu’à l’électrification des villages de la Commune. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE Ambassadeur du Mali à Tunis : Monsieur Moussa SY, Journaliste-Réalisateur. Ambassadeur du Mali à Genève : Monsieur Abdoulaye TOUNKARA, Conseiller des Affaires étrangères. Attaché de Défense auprès de l’Ambassade du Mali à Conakry : Colonel-major Seydou Mamadou KONE. Attaché de Défense auprès de l’Ambassade du Mali à Nouakchott : Colonel Ibrahima SANOGO. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Son Excellence le colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat a condamné avec la dernière rigueur les propos blasphématoires récemment proférés par un individu, via les réseaux sociaux, contre l’islam, religion de paix et de tolérance. Le Président de la Transition, tout en marquant sa solidarité et celle du Gouvernement envers la communauté musulmane, appelle celle-ci au calme et à la retenue. En outre, il a instruit le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux et celui de la Sécurité et de la Protection civile, de tout mettre en œuvre pour appréhender l’auteur de ces propos blasphématoires contre l’Islam, ainsi que ses complices, afin qu’ils répondent de leurs actes. Il est regrettable et certainement pas fortuit, que cet incident se déroule au moment où les autorités de la Transition ne ménagent aucun effort pour réconcilier les Maliens. Le Président de la Transition lance un appel aux Maliens à rester vigilants face aux actions subversives de nature à déstabiliser la Transition et à ne pas tomber dans les pièges perfides tendus par les ennemis du Mali. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une augmentation du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 02 novembre 2022 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Officier de l’Ordre national

Le président de la Transition burkinabé reçu par son homologue malien à Bamako, au Mali

Bamako, 02 nov (AMAP) Le président de la Transition du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré a été accueilli à Bamako, ce mercredi après-midi, par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, à l’aéroport international President Modibo Keita-Sénou, a constaté l’AMAP. «Dans l’optique d’améliorer la sécurité de nos populations, la capitaine Ibrahim Traoré, président de la transition du Faso et moi avons eu, cet après-midi, des échanges fructueux autour des défis majeurs qui impactent la paix et la stabilité de nos États », a declaré le colonel Assimi Goita dans un tweet. Le chef d’Etat burkinabé était en visite d’amitié et de travail au Mali. En cette occasion de sa première sortie officielle du Burkina Faso, il était accompagné d’une forte délégation composée du ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel-major Kassoum Coulibaly. C’est aux environs de 15 heures 30 minutes que l’avion transportant le président de la Transition burkinabè, s’est immobilisé sur le tarmac de l’aéroport international de Bamako-Sénou. A sa descente, il a été accueilli par le colonel Assimi Goïta, en présence du Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, des présidents des institutions, des membres du gouvernement et du corps diplomatique. Les deux présidents ont ensuite passé en revue les troupes, avant un tête-à-tête dans le salon d’honneur de l’aéroport. Juste après, le président Goïta et son hôte ont pris la direction du palais de Koulouba pour des entretiens sur plusieurs sujet d’intérêt commun comme la lutte contre le terrorisme. BD/MD (AMAP)