Rencontre de travail à Ouagadougou sur la coopération militaire Mali-Burkina Faso
Bamako, 12 nov (AMAP) Le ministre malien de la Défense et des anciens Combattants, le colonel Sadio Camara, à la tête d’une délégation, a rencontré son homologue burkinabé, le colonel-major Kassoum Coulibaly, vendredi, à Ouagadougou, pour une séance de travail sur la situation sécuritaire dans les deux pays, rapporte une source militaire. « Cette visite a permis aux deux parties d’échanger, en particulier sur la situation le long de la frontière commune et de passer en revue des sujets d’intérêt commun « , a précisé l’Armée malienne sur son site internet. Les ministres Camara et Coulibaly « se sont engagés à renforcer cette coopération pour le bonheur des populations respectives des deux pays, la paix et la sécurité dans la sous-région », poursuit la source militaire. Selon la même source, le ministre burkinabè de la Défense et des Anciens Combattants, a indiqué que cette réunion permettra de renforcer la coopération pour résoudre les défis communs. Le colonel-major Kassoum Coulibaly a, ensuite, « insisté sur la nécessité de poursuivre cette coopération déjà excellente et de trouver des voies et moyens pour la renforcer. » Le ministre Sadio Camara a, de son côté, souligné que le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, se félicite des points de vue communs avec son frère et homologue, le capitaine Ibrahim Traoré. « Cette coopération doit avoir pour objectif la victoire pour la sécurité, la stabilité, la prospérité et le développement de nos deux états avec leurs peuples respectifs », a indiqué le colonel Sadio Camara. La délégation malienne a été, ensuite, reçue en audience par le chef d’État burkinabé, le capitaine Ibrahim Traoré, en présence de son premier ministre, Me Apollinaire Kyelem de Tambela, précise la même source. Les armées malienne et burkinabé entendent mutualiser les efforts dans la lutte contre le terrorisme, dans la dynamique enclenchée par les présidents Assimi Goïta et Ibrahim Traoré, lors d’une récente visite du chef de l’Etat burkinabè à Bamako . MT/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du vendredi 11 novembre 2022
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 11 novembre 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de décret portant acquisition de la nationalité malienne par voie de naturalisation au profit de Monsieur Ayeka Séraphin OSSACRE et sept autres personnes. Les conditions d’acquisition de la nationalité malienne par voie de naturalisation sont prescrites par la Loi n°2011-087 du 30 décembre 2011 portant Code des Personnes et de la Famille. Les demandeurs concernés remplissent tous, les conditions fixées par le Code des Personnes et de la Famille. Le projet de décret adopté accorde ainsi la nationalité malienne par voie de naturalisation aux personnes ci-après : Monsieur Ayeka Séraphin OSSACRE, de nationalité togolaise ; Madame Affi TOULASSI, de nationalité togolaise ; Monsieur Aboudou Rafiou AGBERE, de nationalité togolaise ; Madame Sahada APOUDJAC, de nationalité togolaise ; Monsieur Agbékogni KLOUSSE, de nationalité togolaise ; Monsieur Sodokpon KLOUVI, de nationalité togolaise ; Madame Adjovi ATSON, de nationalité togolaise ; Monsieur Kossi APEDO, de nationalité togolaise. des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité. L’essor des Technologies de l’Information et de la Communication favorise le développement économique, industriel et social des pays. Il incite la production et améliore la qualité des prestations de service. Cependant, l’utilisation malveillante des réseaux sociaux peut entrainer des conséquences très graves. Ils sont devenus un espace où nul n’est à l’abri des attaques contre sa personne et sa propriété, de l’escroquerie et d’autres infractions du genre. Le rythme rapide de l’évolution de la cybercriminalité rend difficile l’appréhension des malfaiteurs. En effet, les cyber-délinquants adaptent leur manière d’opérer à l’évolution des nouvelles technologies, de telle sorte qu’ils ont une avance réelle sur les services classiques de détection et de répression de la criminalité. Pour faire face à ce phénomène, le Gouvernement a décidé, à l’instar des Pôles économiques et financiers en matière de lutte contre la corruption et du Pôle judiciaire spécialisé en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée, d’opter pour la création d’un « Pôle judiciaire spécialisé en matière de Lutte contre la Cybercriminalité ». Les projets de texte adoptés instituent, au Tribunal de Grande Instance de la Commune IV du District de Bamako, le Pôle judiciaire national spécialisé en matière de Lutte contre la Cybercriminalité qui aura une compétence nationale et exclusive pour les infractions dans ce domaine. Leur adoption permettra : de déterminer les modalités de poursuite, d’instruction et de jugement dans le cadre de la lutte contre la cybercriminalité ; de préciser les compétences de la brigade spécialisée et des assistants en matière de lutte contre la cybercriminalité ; d’apporter une meilleure cohérence et une plus grande efficacité dans la lutte contre la cybercriminalité. 1.’Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant modification de l’Ordonnance n°2020-020/PT-RM du 31 décembre 2020 portant création de la Société d’Exploitation des Mines d’Or de YATELA-SA ; un projet de décret portant rectificatif au Décret n°2020-0365/PT-RM du 31 décembre 2020 portant approbation du contrat de cession d’actions de la Société d’Exploitation des Mines d’Or de YATELA-SA et approbation des avenants. La Société d’Exploitation des Mines d’Or de YATELA-SA a été créée par l’Ordonnance n°2020- 020/PT-RM du 31 décembre 2020 dans le cadre de la mise en œuvre des conditions suspensives du contrat de cession d’actions signé entre le Gouvernement de la République du Mali et la société SADEX-SA et YATELA-SA. Le contrat de cession et le 1er avenant audit contrat ont été approuvés par le Décret n°2020-0365/PT- RM du 31 décembre 2020. L’application de l’ordonnance du 31 décembre 2020 a révélé des insuffisances portant essentiellement sur la prise en compte des modalités et des conséquences des transferts d’actions et de patrimoine entre les sociétés au regard de la spécificité des conditions de création de la Société d’Exploitation des Mines d’Or de YATELA-SA. Aussi, après l’approbation du contrat de cession, des avenants ont été signés pour proroger la date de réalisation et apporter des modifications à certaines clauses. Les projets de texte sont adoptés pour corriger ces insuffisances et approuver les avenants. Sur le rapport du ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation des statuts de la société de Recherche et d’Exploitation des Ressources minérales du Mali. La société de Recherche et d’Exploitation des Ressources minérales du Mali a été créée par l’Ordonnance n°2022-016/PT-RM du 08 septembre 2022. Sa création s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre d’une des recommandations des Assises nationales de la Refondation, notamment celle relative à : « faire des choix stratégiques pour augmenter les revenus miniers du Mali à travers la création d’une société nationale ». La société a pour objet la recherche, l’exploitation, le traitement et la commercialisation des substances minérales, dans les limites des périmètres qui lui sont octroyés. Elle est régie par les actes uniformes de l’OHADA relatifs au droit des sociétés commerciales et du Groupement d’intérêt économique ainsi que par ses statuts et leurs annexes établis par acte notarié. 3 L’adoption du présent projet de décret permettra de doter la société d’une structure adéquate en définissant les règles juridiques qui la régissent et les rapports entre les parties prenantes. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DE LA PRIMATURE – Représentant des Défenseurs des Droits de l’Homme à l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite
Le colonel Assimi Goïta officiellement invité par Vladimir Poutine au Sommet Russie-Afrique
Bamako, 11 nov (AMAP) Le président de la Transition au Mali, le colonel Assimi Goïta est officiellement invité à prendre part au prochain Sommet Russie-Afrique de juillet 2023 à Saint-Pétersbourg, en Russie, a indiqué le département malien en charge des Affaires étrangères sur les réseaux sociaux. « La lettre d’invitation officielle a été remise, jeudi, au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, au cours d’une audience qu’il a accordée à l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Mali, Igor Gromyko », a indiqué le département. Selon la même source, l’ambassadeur russe était venu remettre officiellement au ministre Diop l’invitation du président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, à son homologue malien, le colonel Assimi Goïta. Le diplomate russe a, aussi, informé les autorités maliennes de la visite prochaine en Afrique, y compris au Mali, du ministre des Affaires étrangères de Russie, Serguei Lavrov. En outre, les deux personnalités ont échangé sur la nécessité de renforcer la coopération économique et commerciale entre le Mali et la Russie ainsi que le soutien politique mutuel à l’échelle internationale, notamment au sein des Nations unies. Pour sa part, le chef de la diplomatie malienne s’est félicité de l’excellence des relations d’amitié et de coopération entre les deux pays, « marquée par le regain d’intérêt mutuel à travers des visites de haut niveau et le raffermissement des liens de partenariat stratégique dans plusieurs domaines. » Il a conclu en assurant que l’invitation du président Poutine parviendra à son destinataire. AT/MD (AMAP)
Mali : Ouverture de la 1ère édition de la Journée nationale des légitimités traditionnelles
Bamako, 11 nov (AMAP) Le Premier ministre par intérim, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, a présid.é, ce vendredi, l’ouverture de la 1ère édition de la journée nationale des légitimités traditionnelles au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP. Cette 1ère édition dont le thème est : « Place et rôle des légitimités traditionnelles dans la réconciliation nationale, la promotion de la paix, de la cohésion sociale et de la refondation de l’État », a été organisée par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a consacré le 11 novembre comme Journée nationale des légitimités traditionnelles par décret du 4 mars 2022. Son objectif « est de contribuer à mieux exploiter le système de gouvernance des légitimités traditionnelles pour promouvoir la paix, la cohésion sociale et soutenir la refondation de l’État.» Il s’agit, aussi, « de mieux faire connaitre les légitimités traditionnelles, de valoriser leurs fonctions, de raffermir leur ancrage dans la vie politique, économique et sociale, de s’appuyer sur leur système de gouvernance pour soutenir la refondation ». Mais, également, « informer et sensibiliser les jeunes générations à s’inspirer des valeurs de société des légitimités traditionnelles pour l’éducation civique et la construction citoyenne ainsi que renforcer la synergie d’actions entre les pouvoirs administratifs et ces légitimités ». DD/MD (AMAP)
Un crédit de 20 milliards de Fcfa de la Banque mondiale contre l’insécurité alimentaire au Mali (Communiqué)
Bamako, 11 nov (AMAP) La Banque mondiale a approuvé un crédit de l’Association internationale de développement (IDA) d’un montant de 30 millions de dollars soit environ 20 milliards de Fcfa alloués au Mali pour améliorer la productivité agricole et renforcer la résilience des ménages ruraux vivant dans les zones arides ciblées, a annoncé un communiqué de l’institution de financement du développement. «Ces ressources supplémentaires augmenteront le nombre de ménages bénéficiaires de transferts monétaires directs de plus de 40.000 à 193.000 ménages et contribueront à atténuer l’insécurité alimentaire dans laquelle ils se trouvent», a expliqué la Directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, Clara De Sousa. Ce financement additionnel, au titre du Projet de développement de la productivité et de la diversification agricole dans les zones arides du Mali (PDAZAM), s’inscrit dans les objectifs de la Banque mondiale « visant à renforcer la production et la résilience des systèmes alimentaires, faciliter les échanges commerciaux, développer des chaînes de valeur inclusives et soutenir les ménages vulnérables ainsi que les producteurs », précise le communiqué. Selon la même source le crédit couvrira « les coûts d’une réponse d’urgence à l’insécurité alimentaire ainsi que ceux occasionnés par les pressions inflationnistes, dues en partie à la crise ukrainienne et à l’insécurité. » Les activités du Projet « ciblent les pauvres et les personnes vulnérables y compris les femmes les jeunes, et les personnes déplacées à l’intérieur du pays », explique le document. La directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali précise que « les femmes qui jouent un rôle dominant dans l’agriculture de subsistance et dans la vente d’aliments transformés sur les marchés ruraux et urbains, les ménages qu’elles dirigent ainsi que les agricultrices seront ciblés pour amplifier les bénéfices du projet. » Avec ce fonds additionnel, le PDAZAM pourra couvrir un plus grand nombre de bénéficiaires éligibles dans la zone d’intervention, notamment les Régions de Kayes (Ouest), Koulikoro (Près de Bamako), Ségou et Mopti (Centre), et ailleurs en cas de déclaration de crise alimentaire. selon la Bamque mondiale. Ce fonds additionnel arrive, quelques jours, après le lancement de la 27ème Conférence des parties sur le changement climatique (COP 27) à Sharm-el-Sheik en Egypte. L’IDA est l’institution de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres de la planète. Fondée en 1960, cette institution accorde des dons et des prêts à taux faible ou nul pour financer des projets et des programmes de nature à stimuler la croissance économique, réduire la pauvreté et améliorer la vie des plus démunis. BBC/MD (AMAP)
L’Armée malienne repousse une attaque terroriste à Markala
Bamako, 11 nov (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont neutralisé, dans la nuit du 9 au 10 novembre, un assaillant et récupéré du matériel au cours d’une attaque terroriste visant le poste de contrôle de l’entrée sud de la ville de Markala (Ségou), dans le Centre du Mali, a annoncé, jeudi, l’Armée sur sa page twitter. Le même jour, le commandant du secteur 5 de l’Opération Maliko, le colonel Youssouf Oumar Cissé et le commandant de la Région de Gendarmerie de Ségou, accompagnés de certains collaborateurs, se sont rendus au poste qui était visé. Selon la même source, le colonel Cissé a félicité et encouragé, au nom de la hiérarchie militaire, « les vaillants soldats stationnés » au pont rouge, véritable verrou à l’entrée de la ville. « Il a transmis aux FAMa du poste la fierté du commandement. Il leur a demandé de rester constamment en veille afin d’éviter toute surprise », selon le communiqué. Les autorités administratives locales, communales ont assuré le colonel Youssouf Oumar Cissé de leur soutien et accompagnement dans la lutte anti-terroriste que mènent les FAMa. La délégation du colonel Cissé s’est rendue, également, au COFEAT abritant la formation du Certificat interarmes, note le Communiqué, aux Ateliers militaires centraux, à la Brigade territoriale de Gendarmerie. Puis, elle a franchi le pont du barrage de Markala afin de vérifier le dispositif sécuritaire. SS/MD (AMAP)
Mali : Les experts se penchent sur la dépolitisation de l’administration publique
Bamako, 11 nov (AMAP) L’atelier de validation et de partage de la Stratégie nationale de dépolitisation de l’administration publique et de son plan d’actions, qui servira de référentiel pour le gouvernement en vue d’améliorer la performance, l’efficacité et l’efficience des structures publiques, a démarré, jeudi. au Centre international de conférences de Bamako, a constaté l’AMAP. «Dans le cadre de la mise en œuvre des actions refondatrices dans les différents segments de notre État qui a soif d’une gouvernance vertueuse et légitime au sein des structures administratives dans le respect de l’orthodoxie prescrite, le département de la Refondation a mis en place un processus d’élaboration d’une stratégie nationale de dépolitisation de l’administration publique», a expliqué le ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, Ibrahim Ikassa Maïga, qui a présidé l’ouverture des travaux. Cette rencontre de deux jours qui réunit, entre autres, les gouverneurs de plusieurs régions, les représentants de la société civile, permettra un examen minutieux du document. La dépolitisation de l’administration, déjà inscrite dans le Plan d’actions du gouvernement de Transition (2021-2022), a été débattue au cours des Assises nationales de la refondation (ANR) en décembre 2021. Ces assises lui ont réservé au moins quatre recommandations. « A travers un échantillonnage des régions et du District de Bamako, les consultants ont rencontré, notamment, les représentants des services de l’administration, de la société civile, du secteur privé et la classe politique, a souligné le ministre Maïga. Ces rencontres ont permis de faire des observations et propositions pertinentes ayant contribué à la production du document soumis à la validation par cet atelier, a fait savoir le patron du département de la Refondation de l’État. CRISE DE CONFIANCE – Pour le ministre en charge de la Refondation de l’État, le phénomène de politisation de l’administration a pris des proportions inquiétantes ces dernières années. Cela, « avec son corollaire de crise de confiance entre les acteurs de la gestion de l’administration et les usagers des services publics ». « La vision proposée (par l’équipe de consultants) est une administration neutre, professionnelle, moderne, performante, assurant un égal traitement à tous les usagers et inscrite dans la recherche continue et pérenne de l’amélioration de la qualité des services et de l’innovation», a expliqué Ibrahim Ikassa Maïga. Toutefois, le ministre Maïga a dit que « le défi à relever demeure important et seule une volonté politique inébranlable permettrait d’inverser la tendance pour une administration professionnelle, performante, responsable, redevable aux citoyens, au service de l’usager et non du militant. » « Les activités inscrites dans le plan d’actions doivent être réalisées, suivant une approche participative et inclusive afin de marquer l’esprit des populations par l’engagement responsable des autorités à créer un environnement propice à la satisfaction de leurs besoins fondamentaux », a précisé Ibrahim Ikassa Maïga MK/MD (AMAP)
Visite du DG des douanes à Ségou : Mobilisation pour l’atteinte des objectifs quantifiés de recettes
Ségou, 10 nov (AMAP) Le directeur général des douanes, l’inspecteur général Amadou Konaté, a effectué mercredi une visite de travail dans la Région de Ségou (Centre) en vue de la réalisation des objectifs quantifiés de recettes. Lors d’une rencontre, dans la salle de conférence de la direction régionale des douanes de Ségou, regroupant les directeurs régionaux des douanes de Mopti, Koutiala et Ségou, il est ressorti qu’en matière de perception des recettes, de janvier à septembre 2022, sur une prévision de 12.915.000.000 Fcfa, la direction régionale de Ségou a pu réaliser 11.160.300.000 Fcfa, pour le dernier trimestre. Sur une prévision de 5.421.000.000 Fcfa, elle a recouvré 1.266.000.000 Fcfa en fin du mois d’octobre 2022. Les facteurs qui justifient ces chiffres par rapport aux objectifs « sont l’insécurité dans les deux régions administratives (Ségou et San) et la faiblesse des effectifs », a fait savoir le directeur régional des douanes de Ségou, le lieutenant-colonel Oumar Tangara. Intervenant à la fin de la rencontre , le directeur général des douanes a déclaré à la presse qu’ « un seul point figurait à l’ordre du jour de cette rencontre à savoir la mobilisation de l’ensemble des douaniers pour l’atteinte des objectifs quantifiés de recettes et bien d’autres qui sont en rapport avec les trois orientations » qui lui ont été assignées par le ministre de l’Économie et des Finances. « Il s’agit de la mobilisation des recettes douanières, de la lutte contre la fraude et la réalisation des reformes pour améliorer nos prestations», a indiqué l’inspecteur général Amadou Konaté. Le DG des douanes a révélé que l’activité douanière s’est réalisée, en 2022, dans des conditions extrêmement difficiles, marquée par des crises multidimensionnelles (crise sécuritaire, Covid-19, embargo imposé par la CEDEAO et conflit russo-ukainien). Selon Amadou Konaté, « l’ensemble de ces crises a coûté au cordon douanier près de 142 milliards de FCFA de pertes de recettes. » Le patron des douanes n’a pas manqué de saluer l’accompagnement de l’État dans la mise en œuvre des réformes entreprises par sa structure à savoir l’adoption de la loi portant Code des douanes, la récompense du mérite par l’octroi d’une médaille aux douaniers, la construction du nouveau siège de la direction générale des douanes, etc. Selon Amadou Konaté, les douanes ont un devoir de retour envers l’État « en réalisant tout simplement les objectifs quantifiés de recettes qui lui sont assignés durant cette année. Il a rappelé que, de janvier à octobre 2022, les douanes ont réalisé un total de 464,155 milliards de Fcfa, malgré le contexte difficile. Le DG des douanes a appelé à l’implication effective du personnel des douanes de Ségou, Mopti et Koutiala afin d’atteindre, en décembre 2022, les objectifs quantifiés de recettes à la direction des douanes qui sont de l’ordre de 611.290.000.000 Fcfa. Le directeur général des douanes et sa délégation se sont également rendus au gouvernorat pour rencontrer le chef de l’exécutif régional. Le contrôleur général de police Alassane Traoré a salué le travail abattu au quotidien par les soldats de l’économie, avant de souligner « la nécessité de renforcer la direction régionale des douanes de Ségou en personnel afin de réussir les objectifs qui lui sont assignés. » MS/MD (AMAP)
Le Mali crée une commission de lutte contre la hausse des prix
Bamako, 10 nov (AMAP) Le gouvernement malien a institué une Commission interministérielle de lutte contre la hausse des prix et de facilitation de l’approvisionnement du pays en intrants agricoles et produits de première nécessité, a appris l’AMAP de source officielle. Créée le 2 novembre dernier, par décret, cette Commission, « a pour mission de coordonner et de suivre toutes les initiatives visant à lutter contre la flambée des prix des produits de première nécessité et à faciliter l’approvisionnement du pays en intrants agricoles et en produits de première nécessité. » Précisément, elle est chargée d’analyser les causes de la flambée des prix des produits de première nécessité et de l’approvisionnement difficile du pays en intrants agricoles, de prendre des mesures pour une meilleure gestion de la période de soudure, de coordonner et évaluer les actions et mesures prises au niveau des départements ministériels. La commission est, également, chargée de proposer des mesures correctives en vue d’améliorer les conditions de vie des populations et d’assurer l’approvisionnement correct du pays en intrants agricoles et en produits de première nécessité. Elle aura la tâche d’entreprendre toute autre action pouvant contribuer à l’atteinte des objectifs du gouvernement en matière de réduction ou de maîtrise des prix des produits de première nécessité et de facilitation de l’approvisionnement correct du pays en intrants. Présidée par le Premier ministre, la Commission interministérielle « se réunit en session ordinaire chaque mois et en session extraordinaire chaque fois que de besoin, sur convocation de son président ». MD/MD (AMAP)
Mopti, au Centre du Mali : La campagne agricole en zone Office riz suscite de l’espoir
Par Dramane COULIBALY Mopti, 9 nov (AMAP) La campagne agricole 2022-2023 en zone Office Riz Mopti (ORM), dans le Centre du Mali, à la faveur de la crue exceptionnelle et de la bonne pluviométrie, augure de bonnes perspectives. Les producteurs de la zone entendent contribuer à la sécurité alimentaire du Mali avec une production attendue de 164.685 tonnes de céréales, toutes spéculations confondues, avec un accent particulier sur le riz qui occupe 73% au titre de ladite campagne. Celle-ci a démarré dans des conditions agro-climatiques et socioéconomiques difficiles, liées à la crise sécuritaire et humanitaire avec le sabotage de la station de pompage du périmètre moyen de Sofara, de l’ouvrage du casier de Torokoro-Kouna par des groupes armés non identifiés et le déplacement massif des populations. Selon le directeur général de l’ORM, Yaya Amadou Téssougué, « ces difficultés ont été aplanies avec des mesures prises » par son service et l’État. Il s’agit de la distribution gratuite de 21 tonnes de semence de riz certifié aux producteurs, l’entretien et la réhabilitation des infrastructures hydro-agricoles et le renforcement de la confiance entre l’encadrement, les organisations professionnelles agricoles, les partenaires au développement par des actions de concertation et de dialogue. Et d’ajouter que « l’État, suite aux évènements malheureux de Sofara, a octroyé gratuitement aux producteurs du périmètre moyen les 50% de leurs besoins en engrais minéraux et mis à leur disposition 8 moto pompes et intrants pour sauver la campagne ». Le premier responsable de l’ORM a, aussi, expliqué que la subvention des engrais par l’État pour 6.135 tonnes et la bonne répartition des pluies dans le temps et l’espace, associée à la bonne crue, ont permis la réalisation d’un objectif d’emblavure de 93.104 ha, soit 9,95% d’augmentation par rapport à la précédente campagne. Pour lui, il y a également un taux de germination satisfaisant. La zone d’intervention de la structure, qui couvre les parties inondables des Cercles de Djenné, Mopti, Ténenkou et Youwarou (Centre), est un bassin de production de céréales par excellence ou l’état végétatif et l’aspect général des champs est bon dans l’ensemble. Le riz est au stade épiaison en maîtrise totale et au stade levé de feuille dans les autres modes de riziculture. Le mil, le sorgho et le maïs sont au stade maturation (récolte en cours). C’est le constat établi par Yaya Amadou Téssougué après une série de visites de supervision de la campagne. Selon lui, malgré les difficultés liées au mauvais état des infrastructures hydro agricoles, le faible équipement des producteurs et la crise sécuritaire, ayant réduit la mobilité du personnel d’encadrement, « les efforts d’accompagnement des autorités à travers le ministère du Développement rural ont permis d’atteindre des objectifs d’emblavure avec une production attendue de 164.685 tonnes de céréales en zone ORM ». Pour booster la productivité et la production, la direction de l’ORM a initié un projet intitulé : «Projet de développement intégré de l’Office Riz Mopti» pour transformer les casiers rizicoles en maîtrise totale de l’eau. Cet ambitieux programme donne espoir aux producteurs de riz dans un contexte de changement climatique, dont l’adaptation reste une alternative crédible. Le projet qui ambitionne la transformation de 4.260 ha à cours termes bénéficie de l’accompagnement de l’État. Pour le président de la coordination des producteurs, Moussa Diallo, la difficulté majeure de cette campagne réside au niveau de la couverture du bassin de production en engrais minéraux. Contrairement aux années précédentes, l’accent a été mis sur l’engrais organique un système auquel les paysans n’étaient pas préparés. « Le système est à l’essai et sera évalué à la fin de la campagne », a-t-il indiqué. En termes de conseil, le DG de l’Office a invité les producteurs à élaborer un plan de fertilisation organique et de renouvellement des semences, à ne pas brader la production, à veiller sur la dynamique des oiseaux granivores ». Yaya Amadou Téssougué et le président de la coordination, Moussa Diallo, ont salué les efforts des plus hautes autorités à travers le ministre du Développement rural, Modibo Keïta, engagées pour réussir la campagne afin d’assurer l’auto-suffisance alimentaire du Mali. DC/MD (AMAP)

