Mali: La Tabaski prévue le mercredi 28 juin (Officiel)
Bamako, 22 juin (AMAP) La fête de Tabaski sera célébrée, mercredi prochain, sur toute l’étendue du territoire malien, a annoncé, en début de semaine, le ministère des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes Dans un communiqué, le département informe la communauté musulmane de notre pays « que sur la base de la délibération de la Commission nationale d’observation de la lune, le croissant lunaire Zoul Hidja ou « Séliba Kalo » a été aperçu, le dimanche dernier, par beaucoup de fidèles de la grande mosquée de Sokorodj, en Commune VI du District de Bamako. » 3En conséquence, indique le communiqué, le mois lunaire Zoul Hidja débute au Mali, le lundi 19 juin sur toute l’étendue du territoire national. Et la fête de Tabaski, communément appelée « fête des moutons » sera célébrée le mercredi prochain » au Mali. BD/MD (AMAP)
Communiqué du conseil des ministres du mercredi 21 juin 2023
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 21 juin 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi autorisant le Gouvernement à prendre certaines mesures par ordonnances. Le présent projet de loi est initié en application des articles 74 de la Constitution et 13 de la Charte de la Transition. Il vise à autoriser le Gouvernement à prendre, par ordonnances, des mesures qui sont normalement du domaine de la loi, durant la période comprise entre la clôture de la session ordinaire du Conseil national de Transition ouverte le 03 avril 2023 et l’ouverture de la session ordinaire du mois d’octobre 2023. Le projet de loi adopté habilite le Gouvernement à prendre des mesures nécessaires pour la réalisation de son programme dans les domaines ci-après : – la création, l’organisation et le contrôle des services et organismes publics ; – l’organisation de la production ; – les statuts du personnel ; – les traités et accords internationaux. 2. Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement du Centre national de Recherche et d’Expérimentation en Bâtiment et Travaux publics. Le Centre national de Recherche et d’Expérimentation en Bâtiment et Travaux publics a pour mission de contribuer à la définition et à la mise en œuvre de la politique nationale en matière de recherche et d’expérimentation dans le domaine du Bâtiment et des Travaux publics. Après plusieurs années de fonctionnement, le centre est confronté à des difficultés liées, notamment : – à la concentration des activités du Centre autour des prestations génératrices de revenus en sous-traitance avec les bureaux d’études et les entreprises ; – à la timide réalisation des programmes de recherche due à l’insuffisance de moyens financiers et humains ; – à la non implication du Centre à la vérification de la qualité et de la conformité des matériaux de construction importés et fabriqués localement ; – à la non implication du Centre dans les projets d’envergure nationale ; – à l’insuffisance d’équipement adéquat pour l’exécution de ses missions. Par ailleurs, l’adoption de la Loi n°2019-048 du 24 juillet 2019 régissant les laboratoires du bâtiment et des travaux publics et du Décret n°2022-075/PT-RM du 17 février 2022 fixant les conditions de qualification et de classification des laboratoires spécialisés dans les études géotechniques, au contrôle de qualité des sols et des matériaux de construction exige d’adapter le cadre législatif et réglementaire du Centre au nouveau contexte institutionnel. Les présents projets de texte sont adoptés dans ce cadre. Ils redéfinissent les missions du Centre et l’érigent en laboratoire de référence national en lui assignant de nouvelles attributions, entre autres : – la vérification de la qualité des matériaux de construction et leur mise en œuvre pour garantir la sécurité et la durabilité des infrastructures ; – la contribution au contrôle et à la surveillance des travaux neufs et d’entretien du secteur du bâtiment et des travaux publics pour s’assurer du respect des normes, favoriser la maîtrise des délais contractuels ; – la vérification de la qualité des matériaux conventionnels de construction avant leur mise sur le marché pour contraindre les producteurs et importateurs au respect des caractéristiques normatives et contribuer à la prévention des risques d’effondrement ou de vieillissement précoce des infrastructures ; – l’élaboration de la carte géotechnique du Mali. 3. Sur le rapport du ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, le Conseil des Ministres a adopté : – un projet de loi portant Code minier en République du Mali ; – un projet de loi relatif au contenu local dans le secteur minier. La Réforme du secteur minier est une des fortes recommandations des Assises nationales de la Refondation. Elle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des trois (03) principes édictés par le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Colonel Assimi GOITA et qui gouvernent l’action publique, à savoir : – le respect de la souveraineté du Mali ; – le respect des choix stratégiques et de partenaires opérés par le Mali ; – la prise en compte des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises. Dans le but de faire profiter les potentialités minières et énergétiques à l’ensemble de la population, le Gouvernement a engagé une série de réformes dans le secteur minier. C’est ainsi que furent adoptés, successivement les Codes miniers de 1963, 1970, 1991, 1999, 2012 et 2019. L’Ordonnance n°2019-022/P-RM du 27 septembre 2019 a apporté plusieurs innovations. En dépit de ces innovations, il est apparu des insuffisances de fond pour une amélioration substantielle de la contribution du secteur minier à l’essor économique et social. Ces insuffisances portent essentiellement sur : – la faible intégration de l’activité minière à l’économie nationale malgré le contexte favorable marqué par la hausse du cours de l’or ; – le manque d’inclusivité dans la signature des Conventions d’établissement et l’approbation des avenants introduits par les sociétés minières ; – l’insuffisance des moyens de contrôle de l’Etat sur l’exploitation minière ; – les procédures d’ouvertures de comptes offshores ; – la non prise en compte dans la législation minière du traitement de minerai par péage ; – les contraintes liées à un système de convention d’établissement unique qui couvre la phase de recherche et la phase d’exploitation ; – les prises d’engagements par l’Etat sur l’exploitation avant même la découverte du gisement ; – la faiblesse des textes nationaux par rapport au contenu local. Les projets
Mali-Scrutin référendaire : Des partisans du Oui massif font le plein du stade du 26 mars
Des bamakois ont fait le plein du Stade du 26 mars le vendredi dernier, à l’appel du Collectif des acteurs institutionnels pour un Oui massif lors du vote référendaire du dimanche prochain Ce grand meeting marquant la clôture de la campagne référendaire pour un Oui massif a enregistré la visite surprise du président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta. Très comblé, le Chef de l’Etat a fait un bain de foule au Stade du 26 mars tout en saluant le public sorti pour la circonstance. Plusieurs organisations de la Société civile, des partis et mouvements politiques, des leaders religieux, des personnalités influentes, dont la présidente du Mouvement An-biko, Mme Fatoumata Batouly Niane, sur la scène politique et sociale ont participé à cette mobilisation du Collectif des acteurs institutionnels. Le Mouvement An-biko a fortement contribué à la réussite de cette rencontre populaire en faveur d’un Oui massif à travers la forte mobilisation. De nombreux participants portaient des tee-shirts à l’effigie de cette organisation politique et sociale. Le président dudit Collectif s’est réjoui de la sortie massive des populations à la grande rencontre populaire, en ce dernier jour de la campagne, en faveur d’un Oui massif lors du vote de ce weekend. Le ministre de l’Administration territoriale a appelé les citoyens à faire 100% en faveur du Oui. Le Colonel Abdoulaye Maïga a également invité aux participants à convaincre les parents à aller voter le Oui. Pour le Coordinateur national pour le Oui massif, ce projet de Loi fondamentale soumis au référendaire permettra d’asseoir la souveraineté de notre pays et de consolider les acquis de la transition. « Voter Oui, c’est sauvé et restauré notre pays », a soutenu Boureima Allaye Touré. Après avoir fait le bilan de leurs activités durant la période de campagne, le représentant des partis et mouvements politiques a soutenu que la forte présence des populations à ce meeting sera un signe annonciateur pour un Oui massif en faveur du projet de Constitution. Auparavant, des représentants du Chérif de Nioro, de Chérif Ousmane Madani Haidara, des légitimités traditionnelles ainsi que du Recotrad (Réseau des communicateurs traditionnels) ont tous invité leurs partisans à sortir massivement le dimanche prochain pour voter Oui le projet de Loi fondamentale. Plusieurs artistes et l’ensemble instrumental de notre pays ont agrémenté la rencontre populaire. Siné S. TRAORÉ
Baccalauréat 2022-23 à Ségou (Centre) : Plus de 11 000 candidats à la conquête du précieux diplôme
Ségou, 19 juin (AMAP) Les épreuves écrites du baccalauréat général et technique, au titre de l’année scolaire 2022-2023, ont débuté, lundi à Ségou, pour 11 971 candidats dont 6 518 garçons et 5 453 filles, au niveau de l’Académie d’enseignement (AE) de Ségou. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mossa Ag Attaher, et son collègue en charge de l’Urbanisme et de l’Habitat, Bréhima Kamena, ont officiellement lancé les épreuves, au lycée Abdoul Karim Camara dit Cabral de Ségou, dans la salle N°1. La première enveloppe ouverte contenait les sujets de philosophie. Après ce top départ des épreuves, la délégation ministérielle s’est rendue à l’Institut de formation des maîtres (IFM) et au lycée technique de Ségou pour constater le bon déroulement des épreuves. «Au niveau de chaque centre visité, nous avons pu constater une organisation parfaite», a apprécié Bréhima Kamena. les ministres Mossa Ag Attaher et Bréhima Kamena ont invité les candidats « à ne compter que sur eux-mêmes, avant d’espérer que leurs efforts soient couronnés de succès ». « La réussite étant au bout de l’effort », ont-il dit en choeur. Le gouverneur de la Région, le contrôleur général de police Alassane Traoré, le maire de la Commune urbaine, Nouhoun Diarra, et le directeur de l’AE de Ségou, Itous Ag Ahmed Iknan, étaient présents. MS/MD (AMAP)
Référendum au Mali : La HAC satisfaite de la couverture du scrutin par les médias (Communiqué)
Bamako, 19 juin (AMAP) La Haute autorité de la communication (HAC) a félicité les médias, pour la bonne couverture des opérations de vote à travers le Mali où le scrutin référendaire a pris fin, dimanche à 18H00, avec la fermeture des bureaux de vote. Dans un communiqué, la Hac estime que « cette large couverture des médias aura permis aux populations d’être régulièrement informées, à la fois sur le déroulement des opérations de vote et l’organisation du scrutin. » La HAC salue, également, la presse « pour cette couverture professionnelle de la journée électorale. » Elle rappelle l’une des exigences de son précédent communiqué, à savoir « l’obligation de toujours faire mention du caractère provisoire et partiel des résultats jusqu’à la publication des résultats définitifs officiels par les autorités compétentes. » L’organisme de régulation des media dit compter « sur le professionnalisme des médias maliens et étrangers autorisés à couvrir les opérations référendaires pour le respect du code de l’éthique et de la déontologie du métier de journaliste ainsi que des textes encadrant leurs activités. SS/MD (AMAP)
Ségou : le vote référendaire a commencé dans le calme et la sérénité
Ségou 18 juin (AMAP) Le scrutin référendaire a débuté à Ségou, au Centre du Mali, dans une atmosphère de calme et de sérénité où le gouverneur de la Région, le contrôleur général de police, Alassane Traoré, a accompli son devoir civique à 8 heures, dans le bureau de vote N°3 au centre du Groupe scolaire du quartier administratif, a constaté l’AMAP sur place. Après cette étape, le gouverneur a successivement visité les centres de vote du Groupe scolaire Fa Keita, de l’Ecole liberté et du premier cycle Missira. Un calme régnait sur les différents lieux visités. Vêtus de gilets, les délégués de la Cour constitutionnelle et les membres de la coordination régionale de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) veillaient au bon déroulement du scrutin. Pendant que certains électeurs munis de leur carte d’électeurs cherchaient leur bureau de vote, d’autres accomplissaient leur devoir civique. C’est le cas de Drissa Ouattara, un jeune électeur que nous avons rencontré en cette matinée de vote. «C’est ma toute première fois de participer à un referendum constitutionnel. J’ai pu accomplir mon devoir civique sans aucune difficulté», a-t-il dit, sourire aux lèvres. Faisant le point de sa visite dans les différents bureaux de vote, le gouverneur de la Région de Ségou a salué la bonne organisation du scrutin référendaire. Alassane Traoré s’est dit satisfait du déroulement du vote et a appelé les populations de la Cité des Balanzans à un vote massif. « Cette Loi fondamentale, a-t-il indiqué, est extrêmement importante pour la refondation de notre pays. » La Région de Ségou compte 1 177 771 électeurs repartis entre 3 675 bureaux de vote. MS/MD (AMAP)
Retrait de la MINUSMA : Le gouvernement malien explique
Bamako, 17 juin (AMAP) Le ministre malien ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga, a déclaré que la « décision responsable du gouvernement » de demander le retrait de la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), « est la conclusion logique du bilan » de la présence de la mission onusienne au Mali, depuis juillet 2013, soit 10 ans. Selon le colonel Maiga, au terme de cette période, un double constat s’impose : « D’une part, le gouvernement note que le revirement total du mandat de la MINUSMA, qui a évolué de son objectif initial d’appuyer les autorités maliennes pour stabiliser la situation dans les régions du Nord du Mali, écarter les menaces et prendre activement des dispositions afin d’empêcher le retour d’éléments armés dans ces régions, particulièrement à travers le rétablissement de l’autorité de l’État dans tout le pays. » D’autre part, poursuit le gouvernement, il est impossible de maintenir la paix dans une situation où il n’y a pas de paix à maintenir. « Il en ressort que le mandat de la MINUSMA n’est pas adapté à la situation sécuritaire au Mali, qui aurait nécessité une force de lutte contre le terrorisme, dépassant la doctrine des missions de paix des Nations unies », fait-il remarquer. Le gouvernement, après avoir constaté la non prise en compte de ses fortes réserves et des attentes légitimes des populations maliennes concernant le mandat de la MINUSMA, note que la situation sécuritaire s’est améliorée substantiellement grâce à la montée en puissance des Forces armées maliennes (FAMa). « La MINUSMA devient désormais une partie du problème notamment en alimentant les tensions intercommunautaires exacerbées par des allégations d’une extrême gravité et qui sont fortement préjudiciables à la paix, à la réconciliation et à la cohésion nationale », accuse Bamako. De plus, le gouvernement déplore la perception par la Mission onusienne, des mesures de contrôle de la rotation des contingents et la surveillance de l’espace aérien malien, comme étant des restrictions ou des entraves à la mise en œuvre de son mandat, alors que celles-ci visent à assurer la sécurité de tous. Le gouvernement regrette, par ailleurs, « l’instrumentalisation et la politisation de la question des droits de l’Homme, qui sapent les efforts de stabilisation et de refondation du Mali. » Ces actions qualifiées de « négatives » violeraient les trois principes de respect de la souveraineté du Mali, des choix stratégiques et des choix de partenariat opérés par le Mali et de prise en compte des intérêts maliens dans toutes les décisions et qui guident l’action publique du Mali. « Le gouvernement de la Transition rassure l’opinion nationale que les mesures sont prises pour atténuer l’impact de cette décision.» Par ailleurs, conformément à leur mission régalienne, « les Forces de défense et de sécurité continuent de prendre toutes les dispositions pour défendre l’intégrité du territoire national, assurer la sécurité des personnes et des biens, y compris le personnel et les installations de la MINUSMA. », assure le gouvernement Il « s’incline devant la mémoire de toutes les victimes de la crise au Mali, maliennes comme étrangères, notamment les Casques bleus, majoritairement africains, tombées au champ d’honneur. » Le gouvernement du Mali a demandé, officiellement, vendredi, pour la première fois, le retrait de la MINUSMA) par la voix du chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop qui intervenait devant la 9350e session du Conseil de sécurité, consacrée à l’examen du rapport trimestriel du secrétaire général des Nations unies sur la situation au Mali, tenue à New York. Les autorités de la Transition ont pris cette « option stratégique de demander le retrait sans délai de la Mission », dans le cadre des consultations en cours sur l’avenir de la MINUSMA. SS/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du vendredi 16 juin 2023
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 16 juin 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte régissant la circulation routière. Les textes législatifs et réglementaires constituant le code de la route comprennent la Loi n°99004 du 02 mars 1999 régissant la circulation routière et le Décret n°99-134/P-RM du 26 mai 1999 fixant les conditions de l’usage des voies ouvertes à la circulation publique et de la mise en circulation des véhicules. Dans la pratique, ces textes ont révélé des insuffisances parmi lesquelles on peut citer, notamment : – la non réglementation du transport mixte ; – la prolifération de nouveaux types de tricycles et quadricycles utilisés comme moyens de transport public ; – la non prise en compte des corbillards dans la catégorie des véhicules prioritaires ; – le faible niveau de formation des candidats à l’examen du permis de conduire, dû à l’absence de formation préalable et obligatoire dans un établissement d’enseignement de la conduite des véhicules ; – l’absence de moyens adéquats pour contrôler les dépassements de vitesse ; – l’absence de règlementation relative aux conditions de travail dans les transports routiers, en ce qui concerne les temps de conduite et de repos ; – la centralisation de la commission technique spéciale de retrait du permis et autorisation de conduire ; – la non prise en compte dans la règlementation sur le port du casque des passagers des motocyclettes, des conducteurs et passagers des vélomoteurs, cyclomoteurs ainsi que des cycles ; – la limitation du port de la ceinture de sécurité en rase campagne ; – la non-conformité aux dispositions communautaires relatives à l’harmonisation des normes et procédures du contrôle de gabarit, du poids et de la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises dans les Etats de l’Union Economique et Monétaire Ouest africaine ; – la non-conformité aux dispositions communautaires relatives à l’institution d’un schéma harmonisé de gestion de la sécurité routière et à l’organisation du système de formation à l’obtention du permis de conduire dans les Etats membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest africaine ; – l’absence des dispositifs de signalisation des véhicules à traction animale en stationnement et d’un centre de transformation des véhicules. Les projets de texte adoptés visent à corriger les insuffisances constatées et à renforcer la sécurité individuelle et collective sur les routes à travers, notamment : – l’introduction des sanctions liées aux surcharges des véhicules de transport en commun ; – l’interdiction expresse du transport mixte ; – l’instauration du permis de conduire de la catégorie B1 pour les tricycles et quadricycles affectés au transport public ; – l’extension de la catégorie C aux appareils de levage et de manutention, comme il est prévu pour les engins de travaux publics, les tracteurs agricoles et les machines agricoles automotrices ; – le classement des corbillards dans la catégorie des véhicules prioritaires ; – l’instauration de la formation préalable obligatoire des candidats à l’examen du permis de conduire dans un établissement d’enseignement de la conduite des véhicules ; – l’institution d’une formation complémentaire pour les conducteurs professionnels ; – la déconcentration de la Commission technique spéciale de retrait du permis et de l’autorisation de conduire au niveau des régions ; – la règlementation du temps de conduite et de repos ; – la fixation de la vitesse maximum sur autoroute à 120 km par heure et l’institution d’un système de contrôle de la vitesse par radar ; – l’introduction du contrôle du taux d’alcoolémie et de celui du taux de consommation de la drogue ; – l’élargissement de la règlementation du port obligatoire du casque aux passagers de motocyclettes aux conducteurs et aux passagers des vélomoteurs, cyclomoteurs et des cycles ; – le port obligatoire de la ceinture de sécurité pour les conducteurs et les passagers de véhicules équipés de ceinture ; – la soumission des motocyclettes, tricycles et quadricycles au contrôle technique. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant reconnaissance du caractère extraordinaire de la crise énergétique. Les conditions difficiles de production ainsi que les difficultés d’accès à l’énergie sont des évènements qui ont abouti à une crise énergétique. La Société Energie du Mali, qui a pour mission la mise en œuvre du service public de l’électricité, a des indicateurs de performance financière fortement dégradés depuis plusieurs années qui ne favorisent pas les investissements conséquents pour faire face à la demande croissante. Cette dégradation des indicateurs est due essentiellement au fait que le kilo watt heure d’électricité produit à 140 francs CFA est vendu à 100 francs CFA, soit une perte de 40 francs CFA par kilo watt heure produit. Pour faire face à cette situation, le Gouvernement a adopté en mars 2022, un Plan de Redressement de la société Energie du Mali accompagné d’un plan quinquennal d’investissement sur la période 2022-2026 dont la mise en œuvre requiert l’accompagnement et le soutien de l’Etat. Le projet de décret adopté vise à reconnaître le caractère extraordinaire de la crise énergétique pour permettre d’accorder, à la Société Energie du Mali, des exonérations fiscales et douanières pour l’acquisition de certains biens et services dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’investissement 2022-2026. Sur le rapport du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Institut national de Recherche sur la Médecine et la pharmacopée traditionnelles. La médecine traditionnelle est l’ensemble des connaissances et des pratiques explicables ou
Communiqué du conseil des ministres du vendredi 16 juin 2023
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 16 juin 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; et entendu des AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte régissant la circulation routière. Les textes législatifs et réglementaires constituant le code de la route comprennent la Loi n°99- 004 du 02 mars 1999 régissant la circulation routière et le Décret n°99-134/P-RM du 26 mai 1999 fixant les conditions de l’usage des voies ouvertes à la circulation publique et de la mise en circulation des véhicules. Dans la pratique, ces textes ont révélé des insuffisances parmi lesquelles on peut citer, notamment : la non réglementation du transport mixte ; la prolifération de nouveaux types de tricycles et quadricycles utilisés comme moyens de transport public ; la non prise en compte des corbillards dans la catégorie des véhicules prioritaires ; le faible niveau de formation des candidats à l’examen du permis de conduire, dû à l’absence de formation préalable et obligatoire dans un établissement d’enseignement de la conduite des véhicules ; l’absence de moyens adéquats pour contrôler les dépassements de vitesse ; l’absence de règlementation relative aux conditions de travail dans les transports routiers, en ce qui concerne les temps de conduite et de repos ; la centralisation de la commission technique spéciale de retrait du permis et autorisation de conduire ; la non prise en compte dans la règlementation sur le port du casque des passagers des motocyclettes, des conducteurs et passagers des vélomoteurs, cyclomoteurs ainsi que des cycles ; la limitation du port de la ceinture de sécurité en rase campagne ; la non-conformité aux dispositions communautaires relatives à l’harmonisation des normes et procédures du contrôle de gabarit, du poids et de la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises dans les Etats de l’Union Economique et Monétaire Ouest africaine ; la non-conformité aux dispositions communautaires relatives à l’institution d’un schéma harmonisé de gestion de la sécurité routière et à l’organisation du système de formation à l’obtention du permis de conduire dans les Etats membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest africaine ; l’absence des dispositifs de signalisation des véhicules à traction animale en stationnement et d’un centre de transformation des véhicules. Les projets de texte adoptés visent à corriger les insuffisances constatées et à renforcer la sécurité individuelle et collective sur les routes à travers, notamment : l’introduction des sanctions liées aux surcharges des véhicules de transport en commun ; l’interdiction expresse du transport mixte ; l’instauration du permis de conduire de la catégorie B1 pour les tricycles et quadricycles affectés au transport public ; l’extension de la catégorie C aux appareils de levage et de manutention, comme il est prévu pour les engins de travaux publics, les tracteurs agricoles et les machines agricoles automotrices ; le classement des corbillards dans la catégorie des véhicules prioritaires ; l’instauration de la formation préalable obligatoire des candidats à l’examen du permis de conduire dans un établissement d’enseignement de la conduite des véhicules ; l’institution d’une formation complémentaire pour les conducteurs professionnels ; la déconcentration de la Commission technique spéciale de retrait du permis et de l’autorisation de conduire au niveau des régions ; la règlementation du temps de conduite et de repos ; la fixation de la vitesse maximum sur autoroute à 120 km par heure et l’institution d’un système de contrôle de la vitesse par radar ; l’introduction du contrôle du taux d’alcoolémie et de celui du taux de consommation de la drogue ; l’élargissement de la règlementation du port obligatoire du casque aux passagers de motocyclettes aux conducteurs et aux passagers des vélomoteurs, cyclomoteurs et des cycles ; le port obligatoire de la ceinture de sécurité pour les conducteurs et les passagers de véhicules équipés de ceinture ; la soumission des motocyclettes, tricycles et quadricycles au contrôle technique. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant reconnaissance du caractère extraordinaire de la crise énergétique. Les conditions difficiles de production ainsi que les difficultés d’accès à l’énergie sont des évènements qui ont abouti à une crise énergétique. La Société Energie du Mali, qui a pour mission la mise en œuvre du service public de l’électricité, a des indicateurs de performance financière fortement dégradés depuis plusieurs années qui ne favorisent pas les investissements conséquents pour faire face à la demande croissante. Cette dégradation des indicateurs est due essentiellement au fait que le kilo watt heure d’électricité produit à 140 francs CFA est vendu à 100 francs CFA, soit une perte de 40 francs CFA par kilo watt heure produit. Pour faire face à cette situation, le Gouvernement a adopté en mars 2022, un Plan de Redressement de la société Energie du Mali accompagné d’un plan quinquennal d’investissement sur la période 2022-2026 dont la mise en œuvre requiert l’accompagnement et le soutien de l’Etat. Le projet de décret adopté vise à reconnaître le caractère extraordinaire de la crise énergétique pour permettre d’accorder, à la Société Energie du Mali, des exonérations fiscales et douanières pour l’acquisition de certains biens et services dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’investissement 2022-2026. Sur le rapport du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Institut national de Recherche sur la Médecine et la pharmacopée traditionnelles. La médecine traditionnelle est l’ensemble des connaissances et des pratiques explicables ou non, transmises de génération en génération oralement ou par écrit, utilisées pour diagnostiquer, prévenir ou éliminer un déséquilibre du bien-être physique, mental, social et spirituel. Au Mali, la
Conseil de sécurité de l’ONU : Bamako demande « le retrait sans délai » de la MINUSMA
Bamako, 16 juin (AMAP) Le gouvernement du Mali demande, officiellement, pour la première fois, le retrait de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) présente au Mali depuis 2013, a déclaré, vendredi, le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop. « Nous n’avons d’autre choix que de parvenir aux conclusions objectives du bilan des dix années de présence de la MINUSMA qui n’a pu apporter les réponses adéquates à la situation sécuritaire au Mali et dont les perspectives de maintien ne répondent pas aux impératifs de sécurité des Maliennes et des Maliens », a lancé le chef de la diplomatie malienne S’adressant au Conseil de sécurité des Nations unies, à New-York, lors de la réunion consacrée à l’examen du dernier rapport trimestriel du secrétaire général sur la situation au Mali, le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a rappelé que « depuis l’intervention militaire en Libye en 2011, les populations maliennes et celles de la Région du Sahel vivent un véritable drame. » Et depuis une dizaine d’années, « nos pays et leurs populations attendent encore une réponse internationale à la hauteur de cette menace créée et de ses conséquences humanitaires préoccupantes pour la région. »,a-t-il ajouté. Selon M. Diop, les prescriptions internationales, notamment celles prodiguées par la MINUSMA depuis sa création en 2013 « ont montré leur limite. » D’après le ministre malien, après plusieurs années de déploiement des forces de la Mission onusienne sur le terrain, la situation sécuritaire, qui concernait jadis le Nord du pays, s’est progressivement dégradée dans les autres régions du Mali, notamment le Centre. Abdoulaye Diop est formel : « Pour le gouvernement, le constat est que la MINUSMA n’a pas atteint son objectif fondamental. » Selon lui, les options proposées par le secrétaire général dans son rapport sur l’examen interne de la Mission « ne répondent pas aux préoccupations et aux attentes maintes fois exprimées par le gouvernement et les populations du Mali ». Pour lui, « ni les propositions du secrétaire général, encore moins le projet de résolution en cours de négociation par les membres de ce Conseil, n’apportent de réponse appropriée aux attentes des Maliens ». Le ministre Diop estime que ce projet de résolution conforte la récusation de la France en tant que porte-plume tant son contenu est hostile au Mali. Le chef de la diplomatie malienne a soutenu que la MINUSMA « semble devenir une partie du problème en alimentant les tensions intercommunautaires exacerbées par des allégations d’une extrême gravité et qui sont fortement préjudiciables à la paix, à la réconciliation et à la cohésion nationale. » « Cette situation engendre un sentiment de méfiance des populations maliennes à l’égard de la MINUSMA et une crise de confiance entre les autorités maliennes et la Mission », a-t-il ajouté. Avant de souligner que c’est pourquoi, le gouvernement demande le retrait sans délai de la Mission. DD/MD (AMAP)

