Démenti de la délivrance de la carte nationale d’identité biométrique via internet (officiel)

Bamako, 4 janv (AMAP) Le ministre malien de la Sécurité et de la Protection civile a démenti, mardi, dans un communiqué, les informations selon lesquelles la Carte nationale d’identité biométrique s’obtiendrait à travers un lien internet. Ces fausses informations, qui depuis quelques temps, circulent sur les réseaux sociaux s’apparentent « à une tentative de sabordement du nouveau système de production de la Carte nationale biométrique sécurisée, fiable et infalsifiable, acquis par le gouvernement malien pour des besoins nationaux », a ajouté le communiqué. Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile précise que « toute communication se rapportant à la Carte nationale d’identité biométrique se fera, au moment opportun, à travers les canaux officiels, de publication et de diffusion. » Par la même occasion, le ministre en charge de la Sécurité assure la population que les mesures sont prises pour prévenir ce type de désinformation. « De tels actes, en raison de leur gravité extrême, ne resteront pas impunis et leurs auteurs seront recherchés, identifiés et interpellés, afin de répondre de leurs actes », a précisé le communiqué. SS/MD (AMAP)

Mali : Une attaque terroriste fait cinq morts à Marka Coungo (Dioila)

Bamako, 4 janv (AMAP) Une attaque terroriste, dans la nuit du 02 au 03 janvier 2023 aux environs de 21 heures, a fait cinq morts dont deux éléments de la Protection civile et trois civils ainsi qu’un blessé, annonce la direction générale de la Protection civile dans un communiqué publié, mardi. « Le poste de secours routier de la Protection civile de Marka Coungo, sur l’axe Bamako- Ségou, dans la Région de Dioila, a été la cible d’une attaque perpétrée par des individus armés non identifiés », précise le communiqué. Un véhicule d’intervention de la Protection civile aurait été emporté et deux  autres incendiés ainsi que le dortoir des sapeurs-pompiers, indique la même source. « En cette douloureuse circonstance, le directeur général de la Protection civile, présente ses condoléances les plus émues aux familles des victimes et souhaite prompt rétablissement au blessé. » Après leur forfait, les assaillants ont disparu. Dès l’annonce de la nouvelle, un renfort a été aussitôt déployé depuis Bamako pour traquer les assaillants qui étaient sur plusieurs motos et se seraient dirigés vers le village de Tenindougou. Au cours de la même nuit, un bus transportant le staff du jeune artiste musicien, M’Bouillé Koïté, a également « été visé par des tirs d’un groupe d’individus armés non identifiés à quelques kilomètres de Kati », a écrit le musicien sur sa page Facebook. « Le chauffeur a été blessé par balle et les passagers du bus ont été dépouillé de leurs biens (argent, téléphones et autres) », a précisé M’Bouillé Koïté sur les réseaux sociaux. Dans le même temps, plusieurs témoignages locaux évoquent une panique générale créée par des hommes armés, dimanche 1er janvier, à Kondou, un village de Filadougou, dans le cercle de Kita (Ouest) frontalier avec le Bélédougou N’tjiba, à moins de 100 km de la ville de Kati. La direction générale de la Protection civile rassure la population que « toutes les dispositions sont prises par les Forces de défense et de sécurité pour rechercher, identifier et interpeller » les auteurs afin qu’ils répondent de leurs actes. Le directeur général de la Protection civile invite la population à plus de collaboration avec les Forces de défense et de sécurité. AT/MD (AMAP)  

SELEBA : Panels sur la CDE et les VBG

Sous la présidence du Secrétaire général du département de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, le samedi 24 décembre 2022, la salle plénière de la cité des enfants a servi de cadre de l’organisation de deux panels sur la Convention des droits de l’enfant (CDE), la promotion et la protection des filles et la sensibilisation sur les VBG animé par l’Unicef et Fawe. En effet, ce panel s’inscrit dans le cadre de la célébration de la 2e édition de la Semaine de Loisirs de l’Enfance de Bamako(SE.L.E.BA). À l’ordre du jour était inscrit la tenue de deux panels avec deux structure différentes. Le Premier panel portait sur les principes fondamentaux de la Convention relative aux des enfants. A cet effet, Nadia de la section protection de l’enfance de l’Unicef Mali, n’a pas manqué de rappeler au participants que la Convention relative aux droits de l’enfant fait partie des instruments juridiques internationaux de garantie et de protection des Droits de l’Homme, qui a pour objectif de protéger les droits de tous les enfants dans le monde. Cette convention a été adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies le 20 novembre 1989. De passage, elle a attiré également l’attention des enfants sur les catégories des droits fondamentaux basées sur les besoins de l’enfant dans le but que ses droits fondamentaux correspondent au respect de ses besoins de base. Ainsi, les articles de la CDE. Le second panel tournait au tour de la protection des filles et la sensibilisation sur les VBG. Depuis janvier 2021, 7962 femmes et filles ont été victimes de VBG au Mali, selon les données recueillies par le système de gestion de l’information relatives aux VBG (GBV IMS). Ce nombre a augmenté de 50% par rapport à la même période au cours de l’année passée. Ceci augmente le risque pour les femmes et filles d’être victimes de violences sexuelles (viols, viols collectifs, mariages forcés), sur les axes routiers, en brousse, et au sein de leurs villages. Raison pour laquelle FAWE a mis un accent particulier sur ce thème. Pour couronner le tous des questions réponses était au rendez-vous pour une meilleure participation des enfants aux sujets les concernant. Pour rappel cette deuxième édition avait pour thème « le rôle des jeux dans la protection et le brassage des enfants ». La SELEBA a pour but de favoriser l’expression de l’intelligence collective chez les enfants à travers les jeux, cultiver l’esprit de créativité chez les enfants, amener les enfants participants à se découvrir et à découvrir les autres et créer une saine émulation entre les enfants.                                            Aissata Tindé (APJEC)

Semaine de loisirs de l’enfance de Bamako : Le Grand jeu ou l’Apprentissage par le loisir

Au compte de la deuxième journée de la semaine des loisirs de l’enfance de Bamako, les enfants ont pris part à un cadre ludique comportant des jeux de loisirs notamment  « le Grand jeu ». Le but principal du jeu était de faire comprendre aux enfants l’importance du travail d’équipe, de contribuer à créer des liens entre tous les enfants à travers le partage d’un moment de loisirs. Bien avant le début du jeu, un itinéraire a été tracé par les cadres pionniers bien sûr en l’absence des participants. Ainsi Sept postes étaient mis en place sur le trajet des équipes où un message est caché. Ensuite, les Onze (11) équipes qui ont participé au grand jeu étaient formées de cinq enfants et un adulte appelé animateur joueur qui rendait le jeu plus dynamique. Ce jeu consistait à suivre avec vigilance et tact les signes de pistes qui mènent droit au message caché au sein de chaque poste. Ces signes servent à mieux orienter les enfants afin qu’ils puissent atteindre le poste suivant. En effet, les postes sont dirigés par deux adultes qui attribuent des notes aux réponses fournis par chaque groupe à son passage. En d’autre terme, le message enfouis au sein des postes contenait des questions de cultures générales dont les éléments de réponses ont été appréciés par les chefs de postes en fonction des mentions Bien, Assez-bien  et Passable. Ces questions portaient, entre autres sur la date de l’indépendance du Mali, l’oiseau qui symbolise la paix, le chant de l’hymne national du Mali, le but de l’UNICEF etc. La proclamation des résultats était un moment empreint de sens de psychologie ; il s’agissait de faire comprendre aux enfants que c’était un jeu ; que la victoire ou l’échec n’engage pas l’homme ni la valeur de chaque participant. De ce fait, le gagnant a été plébiscité et les autres encourager pour les jeux futurs Habibatou Salihou DICKO Bintou DIARRA (APJEC)

Adresse à la Nation du Président de la Transition, à l’occasion du nouvel an 2023

Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Hôtes du Mali, Nous voici par la grâce d’Allah le Tout-Puissant au seuil de la nouvelle année. Je voudrais saisir cette heureuse occasion pour vous présenter mes vœux. En ce moment précis, j’ai une pensée profonde pour tous ceux d’entre nous qui souffrent pour quelque raison que ce soit, ainsi que pour nos Forces de défense et de sécurité qui, de jour comme de nuit, veillent à l’intégrité du territoire et à la tranquillité de nos populations. Mes chers compatriotes, Le peuple malien aura vécu une année 2022 éprouvante, mais riche en évènements d’importance majeure. En effet, notre pays a été soumis à de dures épreuves liées à un contexte international difficile. Malgré une diminution importante de la prévalence de la   Covid-19, son impact sur l’économie internationale et, par ricochet, sur l’économie malienne se fait sentir encore. De surcroît, les sanctions illégales, illégitimes et inhumaines imposées à notre pays par l’Uemoa et la Cedeao ont eu des effets néfastes sur la croissance économique. C’est donc le lieu pour moi, une fois de plus, de saluer la résilience du peuple malien face à l’adversité. Nous devons ceci à l’union et à la solidarité dont nous avons su faire preuve. Il nous faut donc renforcer cette union et nous engager encore plus pour notre chère patrie. Pour ce faire, nous avons décidé d’instituer le 14 janvier comme Journée nationale de la souveraineté retrouvée en souvenir de la grande mobilisation contre les sanctions illégales, illégitimes et inhumaines de la Cedeao et de l’Uemoa. Mes chers compatriotes, L’option de la reconquête de notre souveraineté est pour nous la seule voie possible si nous ne voulons pas être complices de la perpétuation du système de dépendance qui hypothèque notre avenir. Aussi, avons-nous défini trois principes qui devront désormais guider nos relations de coopération, à savoir : . le respect de la souveraineté du Mali ; . le respect des choix stratégiques et des choix de partenaires opérés par le Mali ; . la défense des intérêts du peuple malien dans les prises de décisions. Nous ne devons point nous faire d’illusions, car la voie que nous avons choisie sera parsemée d’embûches et nous aurons à faire face à de nombreuses difficultés. Certaines d’entre elles seront réelles, car inhérentes à la complexité des questions à gérer, mais beaucoup d’autres seront l’œuvre de ceux qui ne veulent pas que nous recouvrions notre indépendance totale.  J’exhorte donc chaque Malienne et chaque Malien à l’union sacrée. Mes chers compatriotes, L’année qui s’achève a été à la charnière de deux phases importantes du processus de transition engagé dans notre pays. Comme les Maliennes et les Maliens ont pu le constater, nous avons consacré la première phase à la sécurisation de notre pays, à la lutte contre la corruption, ainsi qu’aux réformes politiques et institutionnelles. Sur le plan sécuritaire, nous avons adopté une nouvelle posture militaire et acquis des équipements qui ont renforcé l’autonomie d’action des FAMA et leurs capacités à se déployer sur l’ensemble des théâtres d’opérations. Avec la montée en puissance de nos Forces de défense et de sécurité et le lancement de nombreuses actions offensives, la peur a changé de camp. Les groupes terroristes en sont réduits à des actes désespérés de poses d’engins explosifs au passage des militaires et des paisibles citoyens. Dans le même temps, la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite a été intensifiée en vue d’enrayer ces fléaux qui retardent le développement économique de notre pays. Conformément aux recommandations des Assises nationales de la refondation, nous avons engagé les réformes institutionnelles destinées à créer les bases d’élections libres et transparentes, ainsi qu’à doter notre pays d’institutions démocratiques. Au nombre des actions initiées dans ce domaine, il faut noter la création de l’organe unique de gestion des élections et la rédaction de l’avant-projet de la nouvelle Constitution dont le processus de finalisation est en cours. Il convient de noter également la mise en place du Comité indépendant de suivi-évaluation des recommandations des assises nationales de la refondation. Mes chers compatriotes, C’est sur la base de ces acquis que la seconde phase de la transition est consacrée aux projets structurants, destinés à poser les bases d’un véritable développement. Nous sommes pleinement conscients qu’il n’y a pas de sécurité sans développement qui garantisse un mieux-être pour les populations. C’est ainsi que nous avons décidé de relancer la Comatex et l’Usine malienne des produits pharmaceutiques. Dans l’optique du renforcement du tissu industriel de notre pays, deux usines de filature de coton seront créées à Bamako et à Koutiala. Tout ceci devrait créer des emplois et de la valeur ajoutée pour notre économie. Dans le domaine minier, la Société de Recherche et d’exploitation des ressources minérales du Mali a été créée. Par ce fait, nous ambitionnons de mettre les ressources minérales au service du développement exclusif de notre pays. Il faut noter aussi la relance du secteur ferroviaire. Le Gouvernement est engagé sur plusieurs fronts en vue de la satisfaction des besoins fondamentaux des Maliens. Le projet de création du complexe hospitalier de quatrième référence qui s’ajoute à l’hôpital militaire de même niveau, participe de cet esprit.  Aujourd’hui, plus que jamais, nous devons rester unis et engagés pour les grands chantiers de développement. Notre pays est riche en ressources naturelles, notre peuple est brave et travailleur. Ensemble, nous pouvons et devons créer les conditions de l’émergence du Mali. Mes chers compatriotes, Nous comprenons combien nos populations sont éprouvées par un contexte économique difficile pour l’ensemble des pays du monde. C’est pourquoi, j’ai instruit le Gouvernement de prendre des mesures pour contrer l’augmentation des prix des produits de première nécessité. Il faut rappeler que tout ceci intervient dans un contexte de baisse des recettes de l’État due à l’insécurité. Aussi, pour lutter contre la cherté de la vie qui fragilise davantage les couches les plus vulnérables, le Gouvernement a pris des mesures énergiques destinées à stabiliser les prix et à augmenter le revenu des travailleurs.  Ainsi, il a été accordé des subventions sur l’importation de plusieurs produits,

La Cité des enfants organise la 2ème édition de la Semaine des loisirs de l’enfance de Bamako

Bamako, 3 janvier (AMAP) Les cérémonies d’ouverture et de clôture de la Semaine des loisirs de l’enfance de Bamako (SELEBA) qui s’est déroulée du 23 au 26 décembre 2022 à la Cité des Enfants ont été présidées par le secrétaire général du ministère de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille, Sayon Doumbia, sous le thème « le rôle des jeux dans la production et le brassage des enfants », a constaté » l’AMAP. C’était en présence de la représentante résident de l’UNICEF au Mali, Anne Dahen de la directrice générale de la cité des enfants, Mme Koumaré Amina Cissé et de son adjoint N’Famara Keïta. Plus de 300 enfants, en provenance de différents centres d’écoute communautaire (C.E.C) et de structures d’encadrement d’enfants des six communes du district de Bamako et environnant, notamment des enfants du service social des armées, des pupilles de la république, des enfants déplacés, des enfants orphelins parrainés par Islamic relief, ont participé à cette deuxième édition. Pendant quatre jours, ces enfants ont joint l’utile à l’agréable à travers des de compétitions des écoles sur les jeux intitulés, notamment « grand-jeu », « qui jette », atelier d’apprentissage et d’orientation (atelier de recyclage des déchets solide), des panels pour informer et expliquer les droits des enfants, présentation des proverbes et devinettes, entre autres. Ces activités de divertissement étaient des questions en rapport avec le patriotisme, la cohésion sociale et de la paix. Des chansons dédiées aux forces armées maliennes. Ces enfants participants ont fait des découvertes de nouvelles activités, rencontré de nouveaux amis et d’apprendre de nouvelles choses. Le secrétaire général du ministère de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille a rappelé que l’une des missions assignées à la cité des enfants, est celle d’assurer une occupation saine du temps libre des enfants en vue de créer leur épanouissement, surtout en ces moments de congés scolaires, a fait savoir Sayon Doumbia. Il a remercié et félicité tous les acteurs engagés au côté de la cité des enfants pour le bienêtre des enfants et des partenaires, notamment l’UNICEF et Right to play-Mali, pour leur appui constant de son service. Cette deuxième édition a été financée par l’UNICEF. Sa représentante résidente au Mali a réitéré l’engagement et le soutien de son service aux enfants du Mali pour qu’ils puissent grandir dans la paix et jouir de leurs droits, a rassuré Anne Dahen. Elle a saisi également l’occasion pour remercier le département de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille pour toutes les actions en faveur de la promotion des droits de l’enfant au Mali, et la Cité des Enfants pour l’organisation de cette activité inclusive, respectueuse de l’environnement qui est une opportunité de renforcement des connaissances des enfants sur leurs droits, de brassage et de découvertes. Les autres temps forts ont été des prestations musicales de la chanteuse, Djeneba Seck et du mini ensemble instrumental de la cité des enfants. Les activités ont pris fin par la remise symbolique des attestations aux participants et des prix aux trois premiers lors des jeux de compétitions. ST/KM (AMAP)

Communiqué du conseil des ministres du mercredi 28 décembre 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 28 décembre 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance modifiant la Loi n°02-054 du 16 décembre 2002, modifiée, portant statut de la Magistrature. Aux termes des dispositions de l’article 81 de la Constitution du 2 février 1992, le pouvoir judiciaire est indépendant des pouvoirs exécutif et législatif. Il s’exerce par la Cour Suprême et les autres Cours et tribunaux. La Cour Suprême est la plus haute juridiction de l’Etat en matière judiciaire, administrative et des Comptes. La cessation définitive de la fonction d’un membre de la Cour Suprême entrainant la perte de la qualité de membre résulte, entre autres de l’admission à la retraite par la limite d’âge. La limite d’âge des magistrats est de 65 ans, conformément aux dispositions de l’article 101 de la loi du 16 décembre 2002 portant statut de la Magistrature. Au regard des attributions dont ils sont investis, le Président et le Procureur Général de la Cour Suprême contribuent à la stabilité et à la pérennité de la gouvernance de l’Institution. A ce titre, le maintien en fonction de ces deux hauts magistrats au-delà de la limite d’âge de 65 ans s’avère une nécessité. Le projet d’ordonnance adopté proroge de 3 ans l’âge de départ à la retraite des magistrats occupant les fonctions de Président et de Procureur Général de la Cour Suprême. Cette prorogation permettra d’assurer la relève et servira de tremplin pour imprimer une dynamique cohérente à la jurisprudence de la Cour Suprême à travers l’expérience des magistrats concernés. 2. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de prêt, signé à Lomé le 16 décembre 2022, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque Ouest africaine de Développement, pour le financement partiel du Projet d’Urgence de Reconstitution du Stock de Sécurité alimentaire, au titre de l’exercice 2023. Par cet accord, la Banque Ouest africaine de Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 25 milliards de francs CFA. Le projet, objet du présent financement, vise : – la reconstitution du stock national de sécurité, du stock d’intervention de l’Etat et du stock de sécurité alimentaire de la CEDEAO, respectivement à hauteur de 35 mille, 25 mille et 7 mille 5 cent tonnes de céréales ; – l’assistance aux populations en phase de crise d’insécurité alimentaire ; – la construction et l’équipement de 10 magasins de distribution ; – la réhabilitation et l’équipement de 6 magasins existants. 2 3. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté des projets de décret portant approbation des marchés relatifs aux travaux de construction et de bitumage de la route Dioïla-Massigui-Koualé-Kébila, y compris le contournement de Koualé, ainsi que de l’aménagement des voiries de Dioïla en deux lots. Lot 1: travaux de construction et de bitumage de la section Dioïla-Togo (52Km), y compris les voiries de Dioïla (6,15 Km) Lot 2 : travaux de construction et de bitumage de la section Togo-Domba (52 km). ; Le marché des travaux du lot 1 est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le groupement BECM-CG/GER pour un montant, toutes taxes comprises, de millions 17 mille 779 F CFA et un délai d’exécution de 34 milliards 778 36 mois. Le marché des travaux du lot 2 est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le groupement ETEP/EGK pour un montant, toutes taxes comprises, de 32 milliards 705 millions 314 mille 704 F CFA et un délai d’exécution 24 mois. L’exécution de ces travaux permettra d’assurer le désenclavement intérieur et extérieur, d’améliorer la fluidité du trafic et de contribuer à la croissance économique du pays. 4. Sur le rapport du ministre de l’Industrie et du Commerce, le Conseil des Ministres a adopté des projets de textes relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement du Centre de Recherche et de Formation pour les Industries Légères et Textiles. Le Centre de Recherche et de Formation pour les Industries Textiles a été créé par la Loi n°04-003 du 14 janvier 2004 avec pour mission d’assurer la formation initiale et continue et de contribuer à la promotion de la recherche dans le domaine des textiles aux niveaux national, sous régional et régional. Son organisation et ses modalités de fonctionnement sont fixées par le Décret n°04-061/P-RM du 04 mars 2004. En dépit des résultats encourageants enregistrés par le centre dans la mise en œuvre de ses missions, l’application de ses textes a révélé certaines insuffisances liées entre autres : – à la non prise en compte de la dimension des industries légères ; – à la faiblesse et à l’inadaptation du cadre institutionnel et organisationnel ; – à la non prise en compte des formations au titre de l’enseignement secondaire, technique et professionnel ainsi que la formation qualifiante. Les projets de texte adoptés visent à corriger ces insuffisances. 5. Sur le rapport du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant création de la Médaille du Mérite des Arts et de la Culture. La culture est un secteur d’activité à part entière qui a ses acteurs spécialisés et ses besoins spécifiques. Elle est une matière transversale par excellence ayant des liens avec tous les domaines de politique sectorielle. C’est un secteur dont la vitalité ne dépend

Brahim Boughali, président de l’Assemblée populaire nationale d’Algérie : «Cette crise doit être résolue entre Maliens sans interférences extérieures»

Envoyé spécial Cheick M. TRAORÉ Brasilia, 1er janv (AMAP) «Nous restons convaincus que cette crise (au Mali) doit être résolue entre Maliens sans interférences extérieures», a déclaré, samedi, à Brasilia, le président de l’Assemblée populaire nationale d’Algérie (ANP), Brahim Boughali. « l’Algérie reste engagée auprès du Mali pour une sortie de crise durable pour le bien du peuple malien et de ses voisins», a assuré Brahim Boughali, au sortir d’une audience avec le Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga, au cours de laquelle les deux personnalites ont abordé le règlement de la crise à laquelle le Mali fait face. Le chef du gouvernement malien arrivé, vendredi, à Brasilia pour prendre part à l’investiture du président Lula a, successivement reçu, en audience, à son hôtel, le président de l’ANP, Brahim Boughali, et le vice-président de Cuba, Salvador Valdes Mesa. «Ce sont des retrouvailles entre frères d’une même famille. C’est une tradition qu’il ait des consultations, chaque fois, que nous nous rencontrions à des occasions ou lors de réunions internationales», a déclaré le président du parlement algérien, interrogé à sa sortie d’audience. M. Boughali a, parlant des sujets abordés avec le chef du gouvernement, souligné que la rencontre a été mise à profit pour «assurer les frères maliens de la disponibilité constante de l’Algérie pour arriver à une résolution définitive de la crise dans le cadre du respect de l’intégrité territoriale et de l’unité du Mali.» Il a salué les efforts des autorités de Bamako dont les actions en matière de lutte contre le terrorisme et l’insécurité «gagnent de plus en plus du terrain auprès de la population et même au Niger». Avec le vice-président cubain, les relations diplomatiques bilatérales historiques ont été passées en revue en vue de leur redynamisation. Ces collaborations se rapportent à la santé, aux sports, à la culture… «Nos relations doivent se renforcer. L’ancien président, le Commandant Fidel Castro, rappelait toujours que Cuba a une dette historique envers l’Afrique», a dit le vice-président cubain. Pour Salvador Valdes Mesa, nos pays ont une relation diplomatique très ancienne. «Nous avons toujours pu concilier nos intérêts dans les réunions internationales», s’est-il réjoui. CMT/MD (AMAP)

Mali-Brésil : «Nos relations connaîtront une véritable impulsion dans les années à venir» (Premier ministre malien)

Envoyé spécial Cheick M. TRAORÉ Brasilia, 1er janv (AMAP) Les relations entre le Mali et le Brésil connaîtront une véritable impulsion dans les années à venir, a déclaré samedi, à l’ambassade du Mali à Brasilia, le Premier ministre malien, Dr Choguel Kokalla Maïga, dans une interview à la presse nationale. «Le président de la Transition a dépêché cette forte délégation pour signifier à nos amis brésiliens toute l’importance qu’il accorde à la coopération avec le Brésil. Nos relations avec le Brésil connaîtront, c’est notre souhait, c’est le souhait du président de la Transition, une véritable impulsion dans les années à venir», a déclaré le chef du gouvernement. Choguel Kokalla Maïga est arrivé, vendredi, à Brasilia pour prendre part à l’investiture du président Lula. Le Premier ministre a accordé cette interview à la presse nationale, qui l’accompagne, pour signifier tout le sens de la participation du Mali à cette intronisation. «Le rôle du Brésil dans les changements géopolitiques que tout le voit notamment au sein des BRICS n’est pas à négliger», a dit M. Maiga, ajoutant que ce choix souverain et assumé, qui porte deux axes, est loin d’être fortuit. Le Premier ministre a également motivé cette option  par le fait que depuis plus de 20 ans «la coopération brésilienne» n’a pas fait défaut au Mali, un des plus grands producteurs de coton. Dr Choguel Kokalla Maïga, a ajouté que notre pays a le plus grand cheptel en Afrique de l’Ouest (2ème dans la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et 1er de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMAO). «Nous avons des terres agricoles. Naturellement pour nourrir notre population, les pays d’Afrique de l’Ouest voire une bonne partie de l’Afrique. Nous avons besoin de développer ce potentiel agricole, en cheptel… Le Brésil est un partenaire idéal pour cela», a-t-il analysé « Pour y arriver, a-t-il dit, le ministre du Développement rural, Modibo Keïta, aura un entretien approfondi avec l’ensemble de ceux qui s’occupent de ce secteur au Brésil. » La Défense et la Sécurité constituent le deuxième secteur dans lequel le Mali veut renforcer ses relations avec le Brésil. Et pour cause : «Nous avons beaucoup d’avions militaires d’origine brésilienne. Nous voulons que cette coopération soit le plus largement approfondie pour que notre Armée et notre peuple en tirent les meilleurs bénéfices.» Il a assuré que les ambassadeurs maliens et brésiliens vont travailler intensivement, sous les orientations des deux chefs d’État, afin de donner une nouvelle dynamique à la coopération Mali-Brésil. CMT/MD (AMAP)  

Le PM Choguel Kokalla Maïga a participé à l’investiture de président Lula

Envoyé spécial Cheick M. TRAORÉ Brasilia, 1er janv (AMAP) Le président de la République fédérale du Brésil, Luiz Inácio Lula da Silva, «Lula» et son vice-président, Geraldo José Rodrigues Alckmin Filho, ont été investis dimanche 1er janvier 2023 au Congrès national brésilien, en présence du Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga. Le chef du gouvernement, à la tête d’une forte délégation, a représenté le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, qui l’a envoyé pour renforcer les relations entre le Mali et Brésil. Dans son discours, le président Lula a consacré tout un chapitre au rôle que les BRICS doivent jouer dans le nouvel ordre mondial. « Ce qui correspond parfaitement à nos attentes », a déclaré le chef de gouvernement malien. Interrogé à la fin la cérémonie, Dr Choguel Kokalla Maïga, a assuré que l’audience prévue, demain (ndlr, lundi) avec le président Lula, sera mise à profit pour passer en revue la coopération bilatérale. Des dizaines de chefs d’État et de gouvernement d’Afrique, d’Amérique latine, du Nord, d’Europe ou leurs représentants y ont également participé. Le président du Congrès national après lecture des noms des membres du gouvernement Lula, a demandé à l’assistance d’observer une minute de silence à la mémoire du roi Pelé. S’en est suivi l’hymne national du Brésil. Les mains droites posées sur un livre sacré, certainement la Bible, tenant la Constitution dans celles de gauche, le président et le vice-président  ont juré « de respecter et de faire respecter la loi fondamentale. » Le secrétariat général du Congrès leur a rappelé leur devoir et obligations vis-à-vis de la Nation et du peuple brésilien. Ils ont signé des documents après voir le serment prêté. Lula, investi comme 39è président de la Fédération de Brésil, s’est adressé à la Nation depuis le Palais du Planalto (présidence). Cet orateur surdoué, figure emblématique de la gauche brésilienne, a promis « de consolider la démocratie et de bâtir une économie moderne et prospère. » Il s’est engagé à protéger les couches défavorisées. Après avoir  reçu les félicitations des délégations étrangères présentes à la cérémonie, le nouveau président leur a offert une réception au Palais d’Itamaty, équivalent des Affaires étrangères. FORTE MOBILISATION – Debout dans une décapotable, le président et son vice-président, leurs épouses à leurs côtés, ont fait le tour du Congrès national pour saluer le peuple pour sa forte mobilisation. Emu, le président Lula, en larmes, a rendu hommage au peuple à travers des gestes continus de la main. Il a serré des main, de temps à autres. Des personnes ont déployé leur smartphone  pour immortaliser ce moment inoubliable. Quelques heures auparavant, l’adrénaline montait de plusieurs crans un peu partout à travers la ville de Brasilia. Notamment, tout le long du boulevard menant au Congrès national, qui était noir de monde. Habillés en tee-shirt de couleur rouge, le drapeau national au vent, la foule compacte, en larmes, scandait : « Olé, Olé Lula, Lula, Lula ». Sur des pancartes on pouvait lire : « Respectez le vote du peuple. » Les abords des routes ont été badigeonnés de blanc, faisant ainsi peau neuve. Des personnes du troisième âge dandinaient  pour converger vers le Congrès. Jeunes, femmes et hommes ont bravé le soleil pour être témoins de cette cérémonie historique. HAUTE SÉCURITÉ – Cette cérémonie d’investiture a lieu sous très haute sécurité. Tous les accès étaient bouclés afin de permettre une fouille minutieuse des véhicules. Hélicoptères et drôles survolaient l’espace aérien sans arrêt. Cavalerie, unités cynophiles patrouillaient. Des camps provisoires ont été installés autour du Congrès. Toutes les forces de défense et de sécurité fédérales ont été fortement mobilisées, certainement pour palier à toute éventualité. Des menaces d’attentats avaient été proférées par des partisans du président sortant qui a été le grand absent de la cérémonie. Il avait annoncé qu’il se rendra en Floride, aux États-Unis, afin de priver son prédécesseur de l’écharpe qu’il devrait lui transmettre après son installation. La délégation malienne, outre  le chef du gouvernement,  est composée notamment des ministres des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et du Développement rural, Modibo Keïta. Elle comprend, également, le président de la Commission des Affaires étrangères du Conseil national de Transition (CNT), Aboubacar Sidiki Koné, la conseillère diplomatique du président de la Transition, Mme Traoré Fatou Binta Diop, et le Directeur Amériques du ministère des Affaires étrangères, l’ambassadeur Mehidi Diakité. CMT/MD (AMAP)