Minah-Arafat-Muzdallifah-Minah : Les cinq jours décisifs du hadj ont débuté dimanche

Bamako, 26 juin (AMAP) Les pèlerins maliens de la filière gouvernementale, à l’instar de ceux des autres communautés présentes au Hadj, ont entamé dimanche, la phase la plus importante du pèlerinage, a annoncé la Maison du Hadj le même jour. « A l’appel d’Allah SWT, en irham immaculé, jeunes et vieux, femmes et hommes vont converger vers Minah pour une pause avant de mettre le cap sur Arafat pour la journée de mardi, veille de la Tabaski, après avoir passé la nuit à Muzdallifah », explique un communiqué de la Maison du hadj parvenu à l’AMAP. Cette étape est l’occasion pour les pèlerins « de prier pour eux-mêmes, pour leurs familles, leurs proches, leurs pays » et souhaiter un monde harmonieux et de paix. « Nos compatriotes vont naturellement prier pour la stabilité, la paix et la concorde nationale, viatiques essentiels pour le développement économique et social du pays. Ils vont prier pour leurs défunts parents, leurs proches, amis et connaissances. Ils vont demander au Clément de leur pardonner leurs péchés et de leur donner leurs livres de la main droite », indique le communiqué. « Le Mali, où sévit une crise multiforme depuis plusieurs décennies, sera forcément au centre des prières sous la tente numéro 26, base des quelque 13 000 pèlerins du pays, toutes catégories confondues », écrit la Maison du hadj. Le jour d’Arafat, Allah SWT « est le plus proche possible des pèlerins et donne une suite favorable à toutes leurs requêtes. C’est le jour où il ne faut pas douter que les prières, les bénédictions et les vœux sont automatiquement exaucés par Le Tout Miséricordieux. » Après la station d’Arafat et avant le crépuscule, les pèlerins seront à Muzdallifah où ils vont passer la nuit à prier et à ramasser des cailloux destinés à la lapidation de Satan à Jamaharat, trois jours durant. La Délégation générale au Hadj (DGH) 2023 du Mali, sous le leadership de Dr. Abdoul Fatah Cissé, « a tout mis en œuvre pour que ce circuit religieux soit des plus aisés pour les nôtres. » Elle a convoqué, samedi soir, une réunion élargie au cours de laquelle tous les détails ont été donnés sur le séjour de Mina. « Les préparatifs, les interdits, les étapes, les difficultés… ont été abordées par la sous-commission religieuse présidée par Cheikh Ousmane S. Traoré », explique la Maison du hadj. Les pèlerins maliens seront de retour, vendredi 30 juin, à La Mecque pour le tawaf du pèlerinage. L’Arabie saoudite a accordé, cette année, le visa pèlerin à 3,5 millions de musulmans auxquels s’ajoutent 500 000 Saoudiens autorisés à faire le hadj, soit un total de 4 millions de pèlerins pour cette première édition après la fin de la pandémie de la Covid-19.   Le retour au Mali des pèlerins gouvernementaux s’effectuera, du 4 au 8 juillet 2023, selon un programme de pesée des bagages et de transfert à l’aéroport de Djeddah, publié par la DGH-2023. MD (AMAP)

Léger remaniement ministériel au Burkina Faso (officiel)

Bamako, 26 juin (AMAP) Le président de la Transition, le capitaine Ibrahim Traoré, a procédé dimanche à un réaménagement de son gouvernement qui connait quatre départs et quatre nouvelles nominations a annoncé, dimanche soir, le secrétaire général du gouvernement qui a lu un décret présidentiel à la télévision nationale. Les titulaires des départements de l’Administration du territoire, à la Justice, à l’Agriculture et à l’Environnement sont les départs notables. Le principal changement, étant donné la situation du Burkina Faso, est opéré à l’Administration du territoire et à la Sécurité, que va occuper un civil. En effet, le colonel Boukaré Zoungrana est remplacé par le magistrat Émile Zerbo, qui avait en charge le Pôle judiciaire antiterroriste du tribunal de Grande instance de Ouaga ll, dans la capitale burkinabè. Du côté du ministère de la Justice, on note le départ de Bibata Nébié qui est remplacée par l’avocat Edasso Rodrigue Bayala. Il avait siégé à l’Assemblée nationale sous la présidence de Roch Marc Christian Kaboré, sous la bannière de l’Union pour la renaissance/parti sankariste dont il a démissionné en septembre 2022 pour « convenance » personnelle. Le nouveau ministre de l’Agriculture des Ressources animales et halieutiques est Ismaël Sombié. Il remplace Denis Ouédraogo. Cet officier était précédemment directeur général de la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGES) Le quatrième changement concerne le ministère de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, précédemment occupé par Augustin Kaboré, qui est désormais dirigé par Roger Barro. Ce dernier était jusque-là le directeur de la prévention des pollutions et des risques environnementaux. AT/MD (AMAP)

Mali : Un taux national d’admission de 30,32% au Diplôme d’études fondamentales

Bamako, 24 juin (AMAP) Le Mali a enregistré un taux d’admission de 30,32% au Diplôme d’études fondamentales (DEF) au titre de l’année scolaire 2022-2023, a annoncé, samedi, dans la matinée, le ministère de l’Éducation lors de la proclamation des résultats. L’élève Fadimatou Boiré de l’institut Sacré cœur est la première nationale avec 18 de moyenne, selon la même source. Au total 74 385 candidats ont été admis dont 34 425 filles. Le directeur du Centre national des examens et concours de l’éducation nationale (CNECE), Mahamadou Keita, a fait remarquer que ce taux d’admission est en recul de 17 points par rapport à 2022 et 38 par rapport à 2021. M. Keita a indiqué que la réussite de l’organisation de cet examen est le fruit des efforts fournis par la ministre de l’Éducation nationale, Mme Sidibé Dédéou Ousmane, dans le cadre de la lutte contre la fraude et les fuites des sujets. Le directeur du CNECE a invité les élèves à cesser d’être des partisans de « moindres efforts. » Il a appelé les parents à renforcer le suivi scolaire de leurs enfants. Les épreuves de l’examen du DEF ont démarré le 22 juin 2023. Les candidats inscrits à cette session étaient au nombre de 283 243 élèves répartis dans 1904 centres entre 11363 salles. MDD/MD (AMAP)

MINUSMA : Le Mali officialise sa demande de retrait des troupes de l’ONU 

Bamako, 23 juin (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a confirmé la demande de retrait « sans délai » de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Dans une lettre, datée du 21 juin 2023, adressée à cet effet à la représentante permanente des Emirates Arabes Unis, Mme Lana Zaki Nusseibeh, présidente en exercice du Conseil de sécurité, le chef de la diplomatie du Mali attire, notamment, l’attention des membres du Conseil « sur la crise de confiance qui s’est installée. » Le ministre Diop, qui s’est référé à la 9350è session du Conseil de sécurité des Nations unies, tenue le 16 juin dernier, à New York, indique que, d’une part, la crise de confiance demeure « entre les populations maliennes et la MINUSMA et, d’autre part, entre le gouvernement et la Mission onusienne. » Malgré cette demande de retrait, le ministre chargé des Affaires étrangères du Mali réaffirme « la disponibilité du gouvernement à coopérer avec les Nations unies. » Abdoulaye Diop rappeléle que « la crise complexe que le Mali traverse, depuis janvier 2012, consécutive à l’intervention militaire de l’OTAN en Libye en 2011, a valu au gouvernement du Mali de solliciter le soutien des partenaires régionaux et internationaux. » « Force est de reconnaître qu’après une dizaine d’années d’accompagnement, a regretté Abdoulaye Diop, la réponse internationale en appui aux efforts nationaux n’a pas été en mesure d’améliorer la situation sécuritaire au Mali. » Le même jour, le représentant permanent du Mali auprès des Nations unies, Issa Konfourou, a appuyé la demande de retrait formulée par Bamako en portant la lettre à l’attention des membres du Conseil de sécurité afind de la publier « en tant que documents officiels du Conseil. » SS/MD (AMAP)

Les acteurs maliens des énergies renouvelables identifient les contraintes

Bamako, 23 juin (AMAP) La Fédération malienne de l’électricité, énergie, énergies renouvelables et nouvelles (FENEM) a organisé, jeudi, une table ronde avec comme thème «Energie durable au Mali: enjeux, défis et perspectives pour le secteur privé ». Cette rencontre a rassemblé les acteurs du secteur de l’énergie pour caractériser les enjeux, les défis et les actions pratiques de l’intensification du rôle moteur du secteur privé dans l’accès universel à l’énergie et à la transition énergétique au Mali. Au cours de la rencontre, les participants ont abordé trois questions identifiées comme prioritaires. Il s’agit de l’amélioration des aspects règlementaires, la prise en compte du rôle central de l’énergie comme catalyseur du développement et l’inclusion financière. «Les défis liés à l’accès à l’énergie sont nombreux dans notre pays. Coupures intempestives de courant, délestages, dépendance aux produits pétroliers importés, coûts élevés de l’électricité, dégradation des forêts sont autant de problématiques qui minent nos économies et le développement global du pays», a déploré le président de la FENEM, Dadié dit Amadou Sankaré. Selon M. Sankaré, le Mali regorge de nombreux acteurs privés qui proposent des solutions visant à rehausser le taux d’accès à l’énergie et contribuer à la transition énergétique à l’échelle nationale. « Les 160 entreprises membres de la FENEM sont autant d’exemples concrets d’un marché en plein essor et d’opportunités croissantes pour répondre aux divers besoins énergétiques», a-t-il déclaré. Ces acteurs privés font, cependant, face à de multiples facteurs bloquant l’évolution de leurs activités. Parmi les contraintes, Dadié dit Amadou Sankaré a mentionné l’accès aux financements (nationaux et internationaux) et aux marchés publics et à l’importation des équipements d’énergies renouvelables. Autres défis soulignés par le président de la FENEM sont le manque de ressources humaines qualifiées, l’insuffisance des incitations et les réglementations spécifiques en place ainsi que leur mise en œuvre effective. «Notre volonté est que cette table ronde constitue une base pour des synergies futures dynamiques et structurantes pour le pays», a-t-il laissé entendre. Le président du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), Mossadeck Bally, a souligné que « l’énergie est au centre de presque tous les défis majeurs, mais aussi des perspectives prometteuses qui se présentent au monde aujourd’hui. » Qu’il s’agisse d’emplois, de sécurité, de changement climatique, de production de nourriture ou d’accroissement des revenus, l’accès pour tous à l’énergie est essentiel. « Le Mali dispose d’un important potentiel inexploité de développement des énergies renouvelables», a aussi fait remarquer Mossadeck Bally. Le représentant de la coopération de l’ambassade Suédoise, Richard Bomboma, de rappeler que son pays soutient plusieurs programmes et projets des énergies renouvelables au niveau national et régional en vue de contribuer à l’atteinte des objectifs de développement durable (OOD7). Le secrétaire général du ministère des Mines, de l’Énergie et l’Eau, Soussourou Dembélé, qui a présidé l’ouverture de l’atelier, a assuré que le gouvernement s’est engagé à relever ces défis à travers des efforts concrets déjà consentis. En effet, l’Etat a créé un cadre législatif et institutionnel adéquat, développé des projets d’énergies renouvelables, élaboré des plans et des stratégies, suscité l’intérêt des investisseurs privés… «La vision du gouvernement est une contribution décisive du sous-secteur des énergies renouvelables dans la réduction de la pauvreté et le développement durable par une approche intégrée des politiques, stratégies et programmes d’investissements», a expliqué M. Dembélé. BBC/MD (AMAP)

L’État malien alloue 28,5 milliards de Fcfa pour soutenir le secteur privé

Bamako, 23 juin (AMAP) Le Fonds de garantie pour le secteur privé (FGSP-Sa) et l’État du Mali, représenté par le ministre de l’Économie et des Finances, ont signé une convention pour l’octroi d’une allocation de 28,5 milliards de Fcfa, a appris l’AMAP de source officielle. Selon une note d’information du FGSP-Sa déposée à notre rédaction, cette convention intervient dans le cadre du « soutien à la résilience économique des entreprises privées. « Son impact sur le financement du secteur privé pourrait, à terme, atteindre 600 milliards de Fcfa », poursuit la même source. Elle vient conforter la dynamique impulsée par le gouvernement en soutien au secteur privé afin de l’aider à faire face aux effets pervers de la pandémie de Covid-19. Suite à cette crise sanitaire, 20 milliards de Fcfa ont été affectés au FGSP-Sa par l’État pour une durée de deux ans, dans le but de soutenir, par l’accès au financement, les entreprises impactées. Selon la note du FGSP-Sa, «l’impact de cette dotation a été jugé suffisamment satisfaisant». En témoignent les résultats opérationnels obtenus : 161 milliards de Fcfa de garanties émises en face d’un objectif initial de 100 milliards de Fcfa, 471 milliards de Fcfa de financements mobilisés contre un objectif de départ de 125 milliards de Fcfa. S’y ajoutent 10 050 entreprises accompagnées contre un objectif initial de 2 000 et enfin 60 298 emplois sauvegardés contre un objectif initial de 12 000. À travers la convention signée, l’État renouvelle sa confiance au FGSP-Sa. L’institution remercie les autorités pour lcette confiance et «s’engage à mettre en œuvre cette initiative qui s’inscrit en droite ligne de la vision stratégique », des autorités nationales. Par conséquent, le FGSP-Sa invite toutes les parties prenantes (entreprises, institutions de crédit et partenaires au développement) à œuvrer pour «l’émergence d’une synergie propre à la concrétisation des objectifs de ce programme. » Le FGSP-Sa a été créé en 2014, à l’initiative de l’État malien, en collaboration avec le secteur privé, conformément à la Loi d’orientation de ce secteur. Il a, essentiellement, pour objectifs de faciliter l’accès du secteur privé au financement, de contribuer à son développement mais, aussi, « à la création d’emplois et de valeur ajoutée grâce à des mécanismes incitatifs de partage de risque. » AC/MD (AMAP)

Mali : Les résultats du Diplôme d’études fondamentales attendus samedi 

Bamako, 23 juin (AMAP) La ministre de l’Éducation nationale, Mme Sidibé Dédéou Ousmane, a annoncé, jeudi, que les résultats du Diplôme d’études fondamentales (DEF), de la session de mai 2023, seront proclamés le samedi 24 juin 2023 à 08h00. Dans un communiqué, Mme Sidibé précise que les résultats seront disponibles dans toutes les Académies d’enseignement (AE), les Centres d’animation pédagogique (CAP), les écoles et sur le site du Centre national des examens et concours de l’éducatio (CNECE) « www.cnecemali.ml », a instruit Mme Sidibé Dédéou Ousmane. La ministre en charge de l’Éducation a invité « les administrateurs scolaires (…) à respecter rigoureusement le jour et l’heure de la proclamation », Elle adressé, d’avance, ses « chaleureuses félicitations aux heureux admis et ses encouragements à ceux qui n’ont pas eu la chance cette année. » La cellule de communication du ministère de tutelle a, auparavant, démenti une éventuelle proclamation des résultats du DEF. D’après cette source officielle, les informations circulant sur les réseaux sociaux concernant la proclamation des résultats du DEF pour le vendredi 23 juin 2023 « sont erronées. » JKD/MD (AMAP)  

Journées nationales du patrimoine culturel : Rendez-vous avec le Mali dans sa diversité

Bamako, 23 juin (AMAP) Les Journées nationales du patrimoine culturel se tiendront, en juillet prochain dans la cité du Méguétan (Koulikoro, près de Bamako), sous le thème : «Patrimoine culturel et citoyenneté : rôle et place des valeurs culturelles identitaires dans l’éducation civique et morale et la construction citoyenne», a annoncé, mercredi dernier, le directeur national du patrimoine culturel, Moulaye Coulibaly. Au cours d’un entretien, M. Coulibaly a indique que ces Journées représentent un espace privilégié de transmission d’éléments du patrimoine culturel national. « Elles contribuent à la promotion du dialogue des cultures, de la paix, de la cohésion sociale, mais aussi des activités touristiques. » Leur organisation matérielle et les prestations artistiques et culturelles génèrent des revenus pour les populations locales. Ainsi, ces journées constituent un facteur de développement économique et social des collectivités territoriales. En vue d’amener les populations à s’approprier leur patrimoine culturel et à veiller à sa protection, le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme organise depuis 2000 les Journées nationales du patrimoine culturel. Celles-ci durent trois à six jours, selon les éditions. Mais sont, surtout, destinées à informer, sensibiliser et assurer le plaidoyer auprès des populations, autorités politiques, administratives et coutumières pour la prise en compte des grandes préoccupations, en matière de protection et de promotion du patrimoine culturel national. Chaque édition est placée sous un thème central qui se décline ensuite en plusieurs sous-thèmes, traités par des experts nationaux et internationaux. MOSAIQUE ETHNIQUE ET RACIALE – Le Mali dispose d’un immense patrimoine culturel, riche et varié. Chaque partie du territoire est chargée d’histoire, mais renferme des vestiges, témoins des temps anciens. Chaque entité socioculturelle-ethnique représente un creuset de savoir et de savoir-faire. Ce patrimoine culturel, très riche de sa diversité, comporte des sites archéologiques d’importance majeure, d’innombrables ressources archéologiques couvrant une vaste séquence chronologique allant du paléolithique à la période historique, d’impressionnants sites historiques et lieux de mémoire, une architecture illustrée par des constructions monumentales en banco, tels que les mosquées, mausolées et formidables bâtiments qui remontent à la période coloniale. Sans oublier les inestimables productions d’objets d’art, les sites naturels pittoresques, les paysages, routes et itinéraires culturels témoignant de son passé prestigieux et des traits physiques extrêmement variés. Le Mali présente un relief très varié, avec des montagnes, plateaux, plaines, désert saharien, savane mais aussi les forêts. A cet impressionnant patrimoine culturel matériel s’ajoute une composante immatérielle, d’une dimension exceptionnelle, regroupant les pratiques sociales, les connaissances sur la nature et l’univers, les traditions orales, la musique, les arts du spectacle, les rites et cultes, fruit du génie créateur des communautés maliennes. Ce patrimoine culturel immatériel résulte d’une production intense, caractérisée par une diversité d’expressions culturelles à l’image de la population malienne qui est une mosaïque ethnique et raciale. Dans cette fabuleuse diversité, cet héritage commun constitue le socle d’une unité nationale fondée sur le sentiment d’identité commune. Le patrimoine culturel est donc un témoignage de la créativité humaine et une ressource pour la construction des identités des personnes et des communautés qui en sont à la fois, productrices et détentrices. La protection du patrimoine culturel incombe à l’Etat. Le préambule de la Constitution du 25 février 1992 stipule l’engagement de l’Etat «à assurer l’amélioration de la qualité de la vie, la protection de l’environnement et du patrimoine culturel». Aussi, les communautés doivent-elles y contribuer individuellement et collectivement. Plusieurs textes législatifs et règlementaires ont été adoptés dans ce cadre. En plus, le Mali est partie prenante de toutes les conventions de l’Unesco relatives à la protection du patrimoine culturel et naturel. Il faut aussi dire que depuis l’indépendance, les gouvernements successifs ont mis en œuvre des stratégies, programmes et accompli des actions visant à assurer la protection du patrimoine culturel dans une approche inclusive impliquant les populations. Au nombre de ces actions, on peut citer les Semaines nationales de la jeunesse (1962 à 1968), la Semaine nationale du patrimoine culturel (1976), la Biennale artistique et culturelle (1970 à 1988, puis 2003, 2005, 2017), la mise en œuvre de plusieurs programmes de formation en protection et gestion du patrimoine culturel. Au-delà de cette politique volontariste, le patrimoine culturel malien reste exposé à des risques de dégradation, d’abandon ou même de disparition du fait de facteurs naturels et anthropiques. Dans le cadre du processus de refondation de l’Etat en cours et conformément aux recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR), les Journées nationales du patrimoine culturel ont été instituées par décret n°2022- 0471 /PT-RM du 11 août 2022. YD/MD (AMAP)  

Production agricole : La semence certifiée augmente les rendements de 30 à 40%, a dit le PM Choguel Kokalla Maiga

Bamako, 23 juin (AMAP) La semence certifiée contribue pour 30 à 40% à l’augmentation des rendements des cultures, a révélé le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, à l’ouverture, jeudi, du Forum de Bamako sur les semences certifiées (FOSEB). Au cours de cette rencontre, couplée à la 11è édition de la Bourse des semences, qui s’est déroulée au Centre international de conférences de Bamako (CICB), les acteurs de la filière semencière au Mali étaient invité à faire la démonstration de leur savoir-faire en vue de contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Le chef du gouvernement, Choguel Kokalla Maïga, a indiqué que différentes études ont montré que la semence certifiée joue un rôle important dans l’amélioration de la production et de la productivité agricoles. Organisé par l’Association des semenciers du Mali (ASSEMA) et placé sous le thème central : «La relance économique par les semences certifiés», le FOSEB a pour objectif de contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle sur toute l’étendue du territoire national. Des résultats probants ont été obtenus aussi bien dans le domaine de la production, de la productivité que dans celui de l’organisation des professionnels du secteur rural. Cependant, pour l’ASSEMA), un des maillons stratégiques comme les semences, particulièrement celles certifiées, mérite une attention toute particulière par rapport au taux de couverture en termes de besoins et de disponibilité. Le chef du gouvernement a rappelé que la filière semencière a connu une évolution intéressante ces cinq dernières années. En témoignent l’élaboration et la validation de la politique semencière, la création de plusieurs coopératives semencières, la commercialisation d’une plus grande quantité de semences par le privé, les renforcements du laboratoire des semences pour la certification… Ces succès ne doivent cependant pas cacher les difficultés auxquelles se heurte la promotion de la filière semencière. Dr Choguel Kokalla Maïga a regretté l’insuffisance de ressources pour réaliser, de façon efficace, les activités de contrôle au champ et de certification, le faible pouvoir d’achat des producteurs, la faible surface financière de certaines coopératives et l’éloignement des sites de dépôt des semences. Des difficultés qui ne facilitent pas la commercialisation des semences et l’accès des petits exploitants aux intrants d’intensification. Le Premier ministre a assuré que la production et la productivité « seront améliorées de façon significative pour permettre au pays d’atteindre l’un des objectifs majeurs des autorités, à savoir la sécurité alimentaire et nutritionnelle. » Il a invité les acteurs intervenant dans le domaine à envisager des mesures fortes permettant de lever les contraintes. Le chef du gouvernement a relevé que les autorités accordent une grande importance aux aspects «qualité» des intrants agricoles. À cet égard, il a invité les fournisseurs à mettre à la disposition des producteurs des intrants de qualité (engrais, semences, pesticides) pour booster la production et la productivité agricoles et préserver la santé des populations. Le président de l’ASSEMA, Drissa Coulibaly, a sollicité l’accompagnement politique en faveur du secteur semencier malien, maillon important dans les composantes du domaine de l’agriculture dans sa pratique et dans sa performance. «Les semences sont d’une importance capitale pour tout système d’exploitation agricole qui se veut performant, car les semences garantissent le rendement et la productivité agricole à hauteur de 30 à 40 %», a soutenu M. Coulibaly. L’ASSEMA est une organisation professionnelle dédiée au développement de l’industrie semencière au Mali. Créée en 2002, elle rassemble les acteurs semenciers, les organisations paysannes et les partenaires engagés dans le domaine des semences. Son objectif est de créer un cadre propice à l’échange d’informations et d’expériences dans les domaines de la technologie, de la sélection, de la production et du commerce des semences. AMK/MD (AMAP)    

Mali: La Tabaski prévue le mercredi 28 juin (Officiel)

Bamako, 22 juin (AMAP) La fête de Tabaski sera célébrée, mercredi prochain, sur toute l’étendue du territoire malien, a annoncé, en début de semaine, le ministère des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes Dans un communiqué, le département informe la communauté musulmane de notre pays « que sur la base de la délibération de la Commission nationale d’observation de la lune, le croissant lunaire Zoul Hidja  ou « Séliba Kalo » a été aperçu, le dimanche dernier, par beaucoup de fidèles de la grande mosquée de Sokorodj,  en Commune VI du District de Bamako. » 3En conséquence, indique le communiqué, le mois lunaire Zoul Hidja débute au Mali, le lundi 19 juin sur toute l’étendue du territoire national. Et la fête de Tabaski, communément appelée « fête des moutons » sera célébrée le mercredi prochain » au Mali. BD/MD (AMAP)