Kayes : Inauguration du site pilote du projet Brigade verte pour l’Emploi et l’Environnement à Diyalla

Kayes, 8 mars (AMAP) Le site pilote de ce projet a été inauguré lundi ; à Diyalla, commune rurale de Liberté Dembaya, par le Ministre Commissaire à la Sécurité alimentaire, Redouwane Ag Mohamed Ali, a constaté l’AMAP. C’était en présence des ministres de la Jeunesse, Sports et Construction Citoyenne, Mossa Ag Attaher et de la Promotion de la Femme, Enfant et Famille, Mme Wadidié Founé Coulibaly ainsi que de nombreux invités. Après la coupure du ruban symbolique du site, les ministres, en compagnie du gouverneur, visité l’un des bassins d’irrigation du projet. « Cette note d’espoir m’offre l’occasion d’exhorter la population bénéficiaire à faire bon usage de l’infrastructure afin qu’elle réponde à la durabilité tant désirée, aux aspirations légitimes des populations et à l’attente de nos plus hautes autorités », a déclaré Redouwane Ag Mohamed Ali. Pour le chef de l’exécutif régional, cette cérémonie ouvre surtout une nouvelle ère pour nos concitoyens frappés de plein fouet par les sécheresses récurrentes avec pour conséquences ultimes : l’insécurité alimentaire et la migration clandestine. Selon lui, ce projet, combine en lui seule, une réponse structurelle à toutes les problématiques majeures du sahel. Dans les prochaines semaines, le site de Nioro du sahel sera bientôt réceptionné. Les travaux d’aménagement de 23 autres sites dans les cercles de Kayes, Yélimané, Bafoulabé, Nioro et Diéma vont bientôt démarrer. Ce site pilote concerne la clôture du site d’une superficie de 88 ha ; l’aménagement de 05 ha de périmètre maraîcher ; la réalisation de 04 forages positifs équipés de pompes solaires ; la réalisation de 02 châteaux d’eau de 20 m3. On retient aussi la réalisation d’un local technique constitué d’un hangar de conditionnement, d’un magasin d’entreposage, d’un bureau, d’une latrine de deux cabines et d’un réseau d’irrigation (canaux + 08 bassins principaux et 08 secondaires). Le site s’autonomisera sur le long terme car, avec un coût de réalisation initial s’élevant à 189 120 500 FCFA, l’exploitation du site génèrera en moyenne 43 462 500 FCFA de chiffre d’affaires par an pour toute production agricole confondue ; 21 716 397 FCFA de chiffre d’affaires par an pour l’exploitation de la gomme arabique. 1 500 jeunes, constitués en coopératives, sont formés sur les techniques de production agroforestière, le fonctionnement des coopératives et sur la gestion administrative et comptable pour assurer le bon fonctionnement du site. Les jeunes membres des coopératives nouvellement créées ou redynamisées sur chaque site d’intervention sont considérés comme des employés permanents. Chaque coopérative sera dotée de moyens nécessaires à l’activité de production, de moyens de surveillance de la nature et de fonds de roulement pour sa prise en charge pendant la première campagne de production. A côté de la formation typiquement agricole, des formations sont prévues aussi en entrepreneuriat pour favoriser le développement des filières dont, entre autres, l’entretien des équipements fournis par le projet, le processus de conditionnement et de stockage de la production, le transport et l’écoulement des produits. Aussi, à travers l’approche « Haute Intensité de Main d’œuvre (HIMO), le projet prévoit la réalisation d’aménagement de terres avec une main d’œuvre de 3 000 jeunes, en raison de 20 hommes/jour par hectare (Ha) pour la préparation du terrain, les semis, l’entretien et la récolte. Les mêmes jeunes sont aussi employés à titre temporaire pour la plantation de la gomme arabique, les travaux d’aménagement des infrastructures sans compter les brigades de surveillance de la nature. En outre, les localités concernées, étant réputées être des zones à forte migration, le projet va s’ouvrir aux candidats au retour afin de minimiser l’exode rurale des jeunes. Les organisations de femmes sont spécifiquement formées en connaissances, attitudes et pratiques liées à la nutrition. Sur les 3 000 Ha de terres qui seront concernés dans les régions de Kayes et de Nioro du Sahel, il est prévu d’aménager 120 ha par site, dont 05 ha sont affectés aux activités de maraîchage dédiées exclusivement aux organisations des femmes. Ce projet multidimensionnel est le fruit de la coopération entre l’Italie, à travers l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS), et le Mali. Il traduit la volonté des gouvernements malien et italien de relever des défis fondamentaux de nos régions à savoir : la régénération de nos forêts, la création d’emplois vertes pour les jeunes, le développement de nouvelles filières économiques basées sur la promotion de la gomme arabique mais aussi et surtout la mise à la disposition de l’eau potable aux femmes pour le développement du maraichage. En marge de cette cérémonie, la ministre Wadidié Founé Coulibaly a offert des kits de maraîchage aux femmes. De son côté, le ministre Mossa Ag Attaher a offert des vélos aux jeunes pour leur faciliter la surveillance de l’infrastructure. Rappelons que les travaux d’aménagement de ce site avaient démarré le 24 Mai 2022 dans la même localité. Cette initiative présidentielle permettra de générer 43 462 500 FCFA de chiffre d’affaires par an pour toute production agricole confondue ; 21 716 397 FCFA de chiffre d’affaires par an pour l’exploitation de la gomme arabique BMS/KM (AMAP)

Célébration du 8 mars: Sous le signe de l’innovation et la technologie pour l’égalité des sexes

Bamako, 08 mar (AMAP) Le monde célèbre ce mercredi 08 mars, la Journée internationale des femmes dont l’édition 2023 est placée sous le thème de « l’innovation et des technologies pour l’égalité des sexes : pour un monde digital inclusif. » Dans une déclaration, publiée ce mardi, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, indique que « dans le secteur des technologies, les hommes sont deux fois plus nombreux que les femmes. Et dans le domaine de l’intelligence artificielle, la proportion s’élève à cinq contre une. » Pour lui, « la discrimination que subissent les femmes dans le domaine de la science et de la technologie est le résultat de siècles de patriarcat, d’inégalités et de stéréotypes néfastes. » Il a souligné que les femmes ne représentent que 3% des personnes récompensées par un prix Nobel dans les catégories scientifiques depuis 1901. Le thème de la Journée internationale des femmes 2023 permet de saluer et de célébrer les femmes et les filles qui défendent l’avancement de la technologie transformatrice et de l’éducation numérique. Cette célébration permet d’explorer l’impact de l’écart numérique entre les sexes sur l’élargissement des inégalités économiques et sociales, et permet de mettre également en lumière l’importance de protéger les droits des femmes et des filles dans les espaces numériques, de lutter contre la violence sexiste en ligne, facilitée par les TIC. L’intégration des femmes dans les domaines technologiques se traduit par des solutions plus créatives et offre un plus grand potentiel d’innovations qui réponde aux besoins des femmes et favorisent l’égalité des sexes. Leur manque d’inclusion, en revanche, s’accompagne de coûts énormes. Par ailleurs, les femmes en ligne, notamment les scientifiques et les journalistes, sont, souvent, la cible de discours haineux et d’agressions sexistes qui visent à les dénigrer et à les réduire au silence. « Nous devons également agir pour offrir aux femmes un environnement numérique sûr et mettre fin à l’impunité des auteurs d’agressions en ligne et des plateformes numériques qui leur permettent de perpétrer de tels actes », a dit Antonio Guterres. SS/MD (AMAP)

Consommation de Kaolin : Le risque de l’addiction

Par Awa K. SANOU                 Bamako 07 mar (AMAP) Le kaolin provient des roches sédimentaires. Cette argile blanche, communément appelé « bogoni» ou «kabala», est souvent consommée dans les pays africains, notamment au Mali, par les femmes enceintes ou non qui en développent une certaine addiction. Selon les médecins, «le kaolin modifie le trouble de transit intestinal» d’où des constipations récurrentes chez les consommatrices. On en trouve plusieurs types sur le marché. Du kaolin rouge au salé, en passant par le fumé. Est-ce que les femmes qui en consomment courent des risques, notamment en termes de pathologies ? Dr Mamadou Sadia Traore, gynécologue obstétricien au Centre hospitalo-universitaire (CHU) du Point G explique que la consommation de cette argile blanche est en train de devenir un sujet d’intérêt public. La consommation du kaolin est une habitude chez les femmes enceintes. Mais le scientifique explique que sur le plan médical, il n’y aucune étude qui atteste d’un apport intéressant de cette argile à l’organisme humain, notamment pour les femmes enceintes. Pour lui, c’est simplement un réconfort psychologique pour celles en consomment. Il pense plutôt que cela produit un effet placebo chez les femmes enceintes qui veulent dissiper les petits symptômes de la grossesse, notamment pendant les premiers mois. Le praticien hospitalier souligne aussi qu’il faut faire beaucoup attention parce que la consommation abusive du kaolin peut entrainer souvent des maladies parasitaires intestinales. Le gynécologue, qui sait de quoi il parle, explique aussi que dans le cadre normal du programme de prise en charge de la grossesse au Mali, il y a un déparasitage systématique au cours du deuxième trimestre de la grossesse. Au-delà de la constipation qui peut être la première conséquence de la consommation de cette argile blanche, y a-t-il autres effets sur un plan médical ? Dr Mamadou Sadia Traore relève qu’il n’est pas encore établi que le kaolin peut avoir des conséquences sur le fœtus. «En tant que médecin, je ne peux confirmer des choses sans les preuves scientifiques». Et de rappeler que dans les situations de malaise ou autres préoccupations pendant la grossesse qu’il vaut mieux consulter un spécialiste (un médecin gynécologue). Il relève la nécessité pour les femmes de comprendre que la grossesse n’est pas pathologique. Certes, elle est souvent accompagnée de malaises mais ceux-ci ne sont pas forcement à traiter. Certains signes apparaissent aux premiers de la grossesse, puis disparaissent après. Cela dépend de chaque organisme et de la physiologie de la femme. LE KAOLIN EST TRES PRISE – Les vendeuses de cette argile se frottent les mains. «Achetez du kaolin, c’est de la bonne qualité». Certaines d’entre elles hèlent ainsi la clientèle au marché de N’golobougou. Au bord de la route, les vendeuses exposent leurs marchandises dans des assiettes sur des étals. A côté d’une vendeuse, se trouve un stock dans un sac de 50 kg. Assise sur sa chaise, Mme Awa Tangara accepte de se confier et explique évoluer dans ce créneau depuis plus de 10 ans. La bonne dame est grossiste au marché de Sabalibougou. Elle s’approvisionne à au marché de kolas, appelé «Worokourou». Pour la grossiste, le sac de 50 kg revient à 6 000 Fcfa et elle revend avec une grande marge bénéficiaire. « Souvent, elle passe du simple au triple », dit-elle honnêtement, avant de préciser qu’elle peut avoir un stock d’environ 3 à 4 sacs de 50 kg. Le produit peut être conservé pendant une année sans risque. « Les Ivoiriens ont une façon particulière de le brûler et de lui donner un goût atypique », indique succinctement la vendeuse de kaolin. « C’est un marché prospère », explique-t-elle. Selon elle, «c’est la kola des femmes». Elle tente aussi de donner d’autres motivations à la consommation du kaolin par les femmes enceintes. C’est une croyance selon laquelle cette argile apporte du fer. D’autres succombent simplement à un phénomène de mode. Notre interlocutrice reste convaincue que le kaolin n’est pas sans conséquence sur la santé. Elle rappelle qu’elle en était une grande consommatrice jusqu’au jour elle a eu un grand malaise après la consommation de cette argile. Elle a été conduite à l’hôpital où elle a dépensé, selon elle 35 000 Fcfa pour une prise en charge, en analyses et en médicaments. Depuis ce jour, elle a arrêté de manger du kaolin. Une femme, qui a requis l’anonymat, dit en consommer depuis le bas âge. Elle explique que c’est une tante qui lui transmis le «virus». Elle explique être stimulée par l’odeur de cette argile. Chaque fois que ma tante m’envoyait acheter du kaolin, j’en profitais pour goûter. C’est ainsi devenue une addiction chez moi. Le kaolin, c’est comme du thé qui est une boisson nationale. Une fois qu’on en devient accro, il n’est pas facile de s’en défaire. Notre interlocutrice pense même qu’après la consommation, il faut boire de l’eau chaude. Une vendeuse au Grand marché de Bamako soutient que le kaolin est important pour la femme enceinte. Ces dernières années, le produit est de plus en plus consommé par les enfants, adolescents, femmes enceintes voire des personnes âgées. Il permet, selon elle, de combler le manque de fer chez la femme enceinte. Cette affirmation ne se fonde sur aucun constat de spécialistes, encore moins sur une étude scientifique. Pour elle, il y a deux qualités très prisées. Le kaolin rouge dont l’unité est cédée entre 50 et 100 Fcfa et qui provient de la Côte d’Ivoire et le kaolin blanc qui vient de chez nous (ici au Mali). Il a un arrière goût amer et reste le plus consommé et est moins cher. Il est accessible pour toutes les bourses ou presque entre 5, 10 et 25 Fcfa le petit morceau. Une jeune fille que nous désignons sous les initiales de F.S a aussi développé une addiction au kaolin. Elle consomme depuis toute petite parce que ses sœurs l’utilisaient pour le gommage du visage. Elle nous apprend que le marché malien est approvisionné aussi par la Côte d’Ivoire. Elle, aussi, sans être catégorique, estime que cette argile peut avoir des effets secondaires ; notamment des maux de ventre et des règles

Mali-Russie : Alliance contre le terrorisme et pour le combat diplomatique

Envoyé spécial Issa DEMBÉLÉ Doha, 07 mar (AMAP) Le Premier ministre du Mali, Choguel Kokalla Maïga, s’est entretenu, lundi, avec le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergey Vershineen, en marge des travaux de la 5è conférence des Nations unies sur les Pays les moins avancés (PMA). Sergey Vershineen et Dr Choguel Kokalla Maïga ont procédé, en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop et d’autres membres de la délégation, à une analyse de l’évolution des relations entre le Mali et la Russie qui se sont densifiées, ces dernières années. Moscou et Bamako ont la même lecture des défis à relever. Elles s’épaulent sur les plans sécuritaire et diplomatique. Le vice-chef de la diplomatie russe s’est dit certain que cette relation se développera davantage dans tous les domaines. «Et pour cause, a-t-il soutenu, «nos intérêts coïncident et nous pouvons aller de l’avant sur les plans politique et économique ». Tel est également le souhait du chef du gouvernement malien qui a indique avoir rappelé à « nos amis russes » que les choix du Mali s’articulent autour de ces trois principes : le respect de la souveraineté, le respect des choix de partenaires stratégiques et la défense des intérêts du peuple malien. Dans toutes ses interventions à Doha, le Premier ministre Maiga a systématiquement répété ces principes, sur la base desquels le Mali définit ses relations au niveau bilatéral. « Il se trouve qu’aujourd’hui, s’est-il félicité, la Russie tire dans la même direction. » Ce pays est surtout sur la même longueur d’onde que le Mali sur les questions de souveraineté et de lutte contre le terrorisme, selon Dr Choguel Kokalla Maïga qui a rappelé que la Russie a été l’une des plus grandes victimes de ce fléau. Elle a en effet connu, il y a une décennie, des attaques terroristes d’envergure. « L’on comprend dès lors le sens de son engagement aux côtés du Mali’, selon le Premier ministre. Pour lui son pays, dans le cadre de cette coopération pragmatique, peut tirer profit de l’expérience russe. Mais, aussi et surtout, ce pays frère (la Russie), « en tant que puissance militaire, peut satisfaire une bonne partie de nos d’équipements militaires. » En outre, le chef du gouvernement a évoqué l’appui que les russes peuvent apporter au Mali dans le domaine de la sécurité alimentaire. Les deux États ont déjà conclu des accords importants sur le blé, les engrais, le pétrole… Ils entendent élargir l’éventail à d’autres produits. La volonté commune affichée lors de cette audience est de poursuivre les échanges afin de dissiper totalement les problèmes qu’il y a eu par le passé entre notre pays et l’ex-Union soviétique. Et ce, pour que «notre coopération soit éminemment profitable à nos deux pays», a déclaré Dr Choguel Kokalla Maïga. Sur le plan diplomatique, les parties sont convenues de coopérer davantage au niveau du système des Nations unies où certains proposent « des embargos contre le Mali et qui sont systématiquement bloqués par les Russes». Ces derniers sont aussi très « enchantés que nous soyons ensemble pour éviter la bataille diplomatique contre la Russie», a ajouté le Premier ministre, « convaincu que cette lutte commune contre le terrorisme et pour un rééquilibrage des relations internationales, sera forcément gagnante. » Cette audience s’est, également, voulue une rencontre préparatoire à la prochaine visite du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, en Russie. ID/MD (AMAP)

Conférence des Pays les moins avancés à Doha : le Premier ministre délivre le message du Mali

Envoyé spécial Issa DEMBÉLÉ Doha, 07 mar (AMAP) Les Pays les moins avancés (PMA) n’ont pas besoin d’assistance qui les maintiendrait dans une dépendance continue, a déclaré lundi, le Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga, à la tribune de la 5è conférence des Nations unies sur les Pays les moins avancés (PMA5) à Doha (Qatar). Selon le chef du gouvernement, ces PMA, « n’ont besoin ni de la commisération des plus grands, ni d’aumône, encore moins d’assistance qui les maintiendraient dans une dépendance continue. » Ils (PMA) ont plutôt besoin « de partenariats robustes et, en particulier, de justice dans les règles du commerce international et dans la gouvernance économique mondiale. » Pour lui, « l’écrasante majorité des pays dits moins avancés stagnent pour différentes raisons, parmi lesquelles on peut citer les déséquilibres criards et l’iniquité du système économique mondial. Dans cette optique, le «nouveau Programme d’action doit bénéficier d’un soutien franc et d’un financement ambitieux à la hauteur des défis auxquels les PMA sont confrontés», a-t-il dit. Dr Choguel Kokalla Maïga, qui a ainsi souligné l’importance du Programme d’action de Doha pour le développement de nos pays, a livré le message du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta qu’il a représenté dans la capitale qatarie pour porter la voix du Mali à cette importante rencontre visant à libérer tout le potentiel des pays les plus vulnérables et à les mettre sur la voie de la prospérité. D’où le thème «du potentiel à la prospérité». L’enjeu est de taille pour les 33 pays africains concernés dont le Mali qui connaît une crise multidimensionnelle depuis 2012. Certaines de ses difficultés pourraient trouver leurs réponses dans le Programme d’action de Doha qui sera validé au terme de cette rencontre. Le Mali participe donc à cette conférence avec l’espoir que ce Programme ne connaîtra pas le même sort que ses prédécesseurs. En effet, a fait ressortir Choguel Kokalla Maïga, «de 25 pays en 1971, le nombre de PMA a presque doublé pour atteindre 52 en 1991». Ce qui en dit long sur l’impact très limité des plans d’action successifs et sur la nécessité de s’engager résolument vers l’action. Dans son discours le Premier ministre a estimé impératif de changer de paradigme dans la lutte contre les changements climatiques, pour « investir davantage dans le capital humain et mettre en place des outils robustes de relance économique post-Covid-19. » Il a, aussi, encouragé les PMA et leurs partenaires à s’attaquer de front aux défis liés à la paix et à la sécurité qui menacent les fondements des Etats. Sous ce prisme, le Mali a affirmé que « la lutte contre le terrorisme et la restauration de la paix sont des défis pressants, qui doivent être au cœur de l’action collective. » Conscient de l’importance de relever ces défis, le Mali a entrepris d’importants efforts visant à enrayer le terrorisme et l’insécurité. Concomitamment, il conduit des réformes structurelles au plan politique, institutionnel et au niveau du cadre macroéconomique en vue de refonder l’Etat. «C’est dans cet esprit que notre pays a adopté plusieurs documents-cadre de croissance économique et de lutte contre la pauvreté», a souligné Choguel Kokalla Maïga. Le gouvernement est, également, pour organiser des élections crédibles et transparentes, suivant un chronogramme établi, en vue d’un retour à l’ordre constitutionnel. PROGRAMME D’ACTION DE DOHA – À travers ces explications, Dr Choguel Kokalla Maïga a fait ainsi remarquer que « nos besoins nationaux et nos priorités sont en adéquation avec les axes majeurs du Programme d’action de Doha. » Ces priorités s’avèrent être « des chantiers ambitieux destinés à accélérer notre développement et dont la réalisation requiert un engagement plus fort au niveau national, régional et international. » «C’est pourquoi le Mali fonde beaucoup d’espoir sur la mise en œuvre du Programme d’action décennal de Doha», a insisté le chef du gouvernement. Il a, ensuite, exhorté, une fois de plus, à promouvoir une chaîne de solidarité et de justice internationale pour lever les obstacles et les entraves au développement des PMA. Le Premier ministre a appelé les uns et les autres à travailler ensemble à l’application rapide du Plan d’action de Doha, de manière à accélérer l’atteinte des ODD et améliorer substantiellement les conditions de vie de nos populations. « Car, en définitive, l’amélioration de ces conditions, particulièrement pour les couches les plus défavorisées, est essentielle pour réussir la lutte contre le terrorisme. Elle est aussi la condition sine qua-non pour la paix, la sécurité et la stabilité. », a-t-il dit Pour sa part, le Mali ne se ménagera pas afin que les engagements pris collectivement soient suivis d’effet. « Aussi, reste-t-il disposé à coopérer avec l’ensemble des partenaires pour aider à réaliser ensemble les objectifs convenus dans le nouveau Programme. » ID/MD (AMAP)

Le Mali participe au 91è salon de l’Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs (Ministère en charge des Mines)

Bamako, 06 mar (AMAP) Le ministre malien des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, à la tête d’une forte délégation malienne, prend part au 91è salon de l’Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs (PDAC 2023), ouvert, dimanche, à Toronto, au Canada, selon une source officielle, M. Traoré participe à cette rencontre ainsi qu’une dizaine de sociétés et entreprises maliennes « pour présenter les potentialités du Mali et attirer les investisseurs vers notre pays », indique la cellule de communication du ministère en charge des Mines. Lamine Seydou Traoré cité par la source, a rappelé « l’importance que notre pays accorde à cette rencontre qui permettra de promouvoir la destination Mali et rassurer les investisseurs, tout en expliquant les nouvelles orientations du secteur minier basées sur le développement du contenu local. » Il s’agît de faire en sorte que « le Mali et les communautés profitent de l’exploitation minière sans porter préjudice à l’investissement des entreprises conformément à l’esprit du Code minier. » Le PDAC, qui est « devenu international et surtout incontournable pour les décideurs et professionnels du secteur minier » réunit, cette année, « plus de 30.000 participants venant de 130 pays qui se retrouvent autour des questions portant sur le développement des opportunités commerciales et le développement communautaire dans le secteur minier», ajoute la même source. Cet évènement est le plus grand rendez-vous international des décideurs et professionnels de l’exploration minière. Au cours de la rencontre, annonce la même source, des distinctions seront décernées à des auteurs de l’industrie minière dans le monde pour leur apport au développement minier ou communautaire. SS/MD (AMAP)

FESPACO : l’Etalon d’or du Yennenga revient au Tunisien Yousseh Chebbi

Ouagadougou, 06 mar (AMAP) Le Tunisien Youssef Chebbi a remporté l’Etalon d’or de Yennenga avec son film «Ashkal» au 28è Festival panafricain du cinema de Ouagadougou (FESPACO) dont les rideaux sont tombés, le week-end dernier, dans la capitale burkinabè. Déjà vendredi, il y avait de la joie dans les différents hôtels des festivaliers maliens. Les films maliens en compétition ont remporté quatre prix et une mention spéciale du jury. Cette manifestation de joie s’explique par le fait que depuis plusieurs éditions de la grande messe africaine du cinéma, le Mali n’a pas eu autant de récompenses. Pour un pays habitué des prix, dans les années 1980, et qui en a été sevré si longtemps, cette joie était compréhensible et justifiée. Dramane Minta avec «Paya et Koulou» a remporté le premier prix dans la catégorie film d’animation du palmarès officiel. C’est un prix d’une valeur de 2 millions de Fcfa. Le prix spécial : Laafi la Boumbou d’une valeur de 5 millions de Fcfa a été remporté par «Sira sur la route» de Fousseyni Maïga, actuel directeur général du Centre national de la cinématographie du Mali (CNCM). Pour sa seconde œuvre en compétion «Fanga», le pouvoir, le même réalisateur a obtenu une mention spéciale du jury dans la catégorie série télévisée. Quant au prix spécial du court métrage documentaire de l’Union économique et monétaire oust-africaine (UEMOA) d’une valeur de 5 millions de Fcfa a été adjugé au film de Mohamed Dayfour Diawara, «Les cavaliers de Tonka». Enfin, dans le cadre de la compétition de «Yennenga post production», Abdoubacar Gakou Touré a obtenu le prix clap de l’atelier Yennega pour son projet de long métrage : «Klema» dont le tournage commencera en mai prochain. YD/MD (AMAP)        

Gao : Sept morts et deux blessés dans une attaque à Arhabou

Gao, 6 mars (AMAP) Sept personnes ont trouvé la mort et deux autres blessés dans une attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés vendredi, dans le village de Arhabou (Commune rurale de Gounzoureye), situé à trois kilomètres de la ville de Gao, a appris l’AMAP de source locale. Notre source précise que les assaillants venus à bord d’engins à deux roues, après la grande prière, ont tiré sur des agents d’une entreprise locale qui assure les travaux d’une piste rurale dans la zone, faisant deux morts et deux blessés, d’importants dégâts matériels dont des véhicules calcinés. Par ailleurs, dimanche dans la matinée aux environs de 10 heures, des individus armés ont fait irruption dans le village de Bazi Gourma dans le Cercle d’Ansongo (Région de Gao) où ils ont incendié le Centre de santé de référence (Csref), le marché et des maisons.  AT/KM (AMAP)

Mali : La légende du Djoliba AC, Karounga Keïta dit Kéké, décédé à l’âge de 80 ans

Bamako 06 mar (AMAP) L’ancien président du Djoliba AC, Karounga Keïta dit Kéké est décédé, dimanche, à Bamako, à l’âge de 80 ans des suites de maladie, rapportent plusieurs sources proches de sa famille. L’ancien footballeur est né le 22 août 1942 à Toukoto, dans la Région de Kayes (Ouest). Il a commencé à jouer avec le Bayard puis l’Africa-Sport du Soudan, club de Bamako qui devient, le 20 août 1960, le Djoliba Athlétic Club de Bamako (Djoliba AC). En 1962, après avoir obtenu son baccalauréat, il part à Bordeaux, en France, pour poursuivre des études de droit. Il rentre dans l’équipe des Girondins de Bordeaux comme ailier droit. Durant son séjour à Bordeaux, le club est trois fois vice-champion de France, en 1965, 1966 et 1969 et trois fois finaliste de la Coupe de France, en 1964, 1968 et 1969. De ces trois finales, Karounga Keïta ne jouera que celle de la Coupe de France en 1964 jouée à Colombes et perdue 2 buts à 0 contre Lyon. Entre le 1er septembre 1963 et le 30 novembre 1969, il joue au moins 83 matchs et marque au moins 20 buts (dont trois doublés) avec Bordeaux. En 1971, ayant obtenu un doctorat en droit, il rentre au Mali et travaille dans le secteur bancaire à la BIAO-Mali puis à la Banque internationale pour le Mali (BIM Sa). Il devient entraîneur du Djoliba AC entre 1972 et 1990. En 1990, il devient le président du club. Il est réélu président du club le 29 mars 2009. Il quitte la présidence en 2013 et depuis apparaissait rarement en public. Karounga Keïta a, également, été entraîneur de l’équipe nationale de 1974 à 1980. Ainsi que le vice-président de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT). SS/MD (AMAP)

Quelque 135 Maliens regagnent Bamako en provenance de Tunis

Bamako, 6 mar (AMAP) Plus de 135 Maliens dont 25 femmes et 13 enfants ont regagné Bamako, samedi, en provenance de Tunis et ont été accueillis par le ministre de la Défense et des anciens Combattants, le colonel Sadio Camara, à l’aéroport international président Modibo Keïta Senou, a constaté l’AMAP. Le colonel Camara les a assurés « de l’accompagnement du ministère de tutelle et de ses partenaires afin qu’ils puissent regagner leur domicile. » De son côté, le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Alhamdou Ag Ilyene, a insisté sur le fait que « la liste pour le rapatriement volontaire est ouverte à l’ambassade et tous ceux désireux de revenir peuvent s’y inscrire. » Il a, ensuite, invité ses compatriotes à embarquer dans les bus pour la Cité d’accueil du ministère où ils reçoivent un appui financier forfaitaire. Le retour de ces Maliens en détresse a été entièrement pris en charge par le gouvernement à travers le ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine. Le rapatriement a été organisé par les autorités pour permettre à ces fils du terroir en situation difficile en Tunisie de regagner leur patrie, via un vol d’une compagnie nationale. Quelque 260 personnes se sont inscrites parmi lesquelles 135 ont regagné Bamako. Par ailleurs, ce même jour, 51 compatriotes sont arrivés vers 14h30 à Bamako, en provenance de Luanda, en Angola. Ils ont été accueillis par la secrétaire générale du ministère en charge de l’Intégration africaine, Mme Tangara Nema Guindo. Elle avait à ses côtés des responsables du Haut conseil des Maliens de l’extérieur (HCME) qui ont grandement contribué au retour de leurs compatriotes. Au total 186 compatriotes en détresse ont regagné le pays ce samedi. Depuis quelques jours les Subsahariens, migrants comme étudiants, sont la cible d’agressions et de pillage en Tunisie. Les migrants sont victimes de stigmatisation et d’attaques physiques. SS/MD (AMAP)