Mopti : la sécurité dans les écoles et ses lignes directrices au centre des échanges
Les membres des comités techniques des régions de Mopti, Bandiagara, Douentza et San étaient en conclave dans la salle de conférence du Gouvernorat de Mopti, les 9 et 10 février derniers, pour renforcer leurs connaissances sur la sécurité dans les écoles et ses lignes directrices, a constaté l’AMAP. Cet atelier s’inscrit dans les objectifs annuels de renforcer les capacités des membres des comités régionaux du comité national pour l’opérationnalisation de la déclaration et les implications relatives aux rôles et responsabilités des différentes parties prenantes. Il contribue à l’atteinte des objectifs du Projet d’Amélioration de la Qualité et des Résultats de l’Education pour tous au Mali (MIQRA) qui vise à réduire les impacts des conflits armés sur la vie des élèves et jeunes étudiants. La cérémonie d’ouverture de la rencontre a été présidée par le conseiller à la sécurité et de la protection civile du Gouverneur de Mopti, le Colonel Mamadou Sidiki Konaté. C’était en présence du représentant du directeur national de l’Education fondamentale, Modibo Coulibaly, des forces de sécurité, des représentants des Gouverneurs et de la communauté éducative des régions de Bandiagara, Douentza et San. Pour Modibo Coulibaly, l’école est le socle du développement du pays pour cela il faut une école stable sécurisée. C’est en cela que l’état et ses partenaires sont résolument à la recherche de solutions aux multiples défis au système a- t – il indiqué. Dans son intervention, le représentant du chef de l’exécutif régional a souligné qu’au regard des nombreux défis auxquels le système éducatif est confronté avec des milliers d’écoles fermées au Mali à cause de l’insécurité, l’approche du projet MIQRA est plus que salutaire. En invitant les participants à une participation de qualité pour renforcer la résilience des acteurs et l’environnement de l’école, il a rappelé que notre pays a endossé la déclaration sur la sécurité dans les écoles (D.S.E) et créé un comité technique national pour le suivi de sa mise en œuvre. Cette ratification est faite dans la perspective d’offrir une éducation de qualité et de faire l’école un espace de paix et d’apprentissage en période de conflits. Durant les deux jours de rencontre les participants ont fait le point de la situation des écoles fermées dans quatre régions et les acquis enregistrés dans le cadre de la mise en œuvre du projet MIQRA à travers ses cinq composantes. Le représentant du Gouverneur de la région de Mopti, le colonel Mamadou Sidiki Konaté a, au nom des plus hautes autorités du pays, salué et félicité la Banque mondiale et le partenariat mondial pour l’éducation pour le financement de cet important projet MIQRA en parfaite symbiose avec la deuxième génération du PRODEC. DC/KM (AMAP)
CAN 2023 : La Côte d’Ivoire remporte sa CAN
Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Abidjan, 11 fév (AMAP) Les feux d’artifices qui grondent dans le ciel d’Ébimpé, dans la sous-préfecture et commune d’Anyama, les artistes qui passent sur la pelouse du stade olympique Alassane Ouattara (Alpha Blondy, Roseline Layo, Tam Sir et Team Paiya, Serge Beynaud, la musique nigériane, le coupé-décalé, la cérémonie de clôture de la CAN, Côte d’Ivoire 2023 a été riche en couleurs. «Le coup de marteau» de Tam Sir et Team Paiya cartonne en Côte d’Ivoire depuis le début de la CAN. Le stade olympique Alassane Ouattara en feu. Tout annonce était l’occasion d’égayer les 57.094 spectateurs (selon les données de la Confédération africaine de football). Quelques minutes avant le coup d’envoi, un tonnerre d’applaudissement a accueilli Didier Drogba, ancien capitaine des Éléphants et Gadji Celi, capitaine de la Côte d’Ivoire lors de son premier sacre en 1992 au Sénégal, qui sont venus présenter le trophée de la CAN. Et s’en suit la musique à l’honneur de l’ancien attaquant de Chelsea que tout le stade chante. Une banderole géante s’est affichée sur laquelle est mentionné « Éléphants commando». L’annonce de la composition des équipes a été aussi l’occasion pour les supporters de donner de la voix. L’annonce du nom de chaque joueur ivoirien est applaudie. La Côte d’Ivoire a évolué en 4-3-3 alors que le Nigeria a joué en 3-4-2-1. Comme d’habitude, les Nigérians laissent l’initiative du jeu à leurs adversaires et les Éléphants la prennent volontiers. Devant leurs supporters, chaud-bouillants, le capitaine Serge Aurier et ses partenaires sont déterminés, Seko Fofana, au milieu de terrain, Max Alain Gradel et Simon Adingra dans les couloirs, sont remuants, mais à chaque fois, ils tentent de trouver la tête de leur longiligne avant-centre, Sébastien Haller. Sans succès. Les supporters applaudissent chaque action offensive, les interventions défensives des Éléphants et huent les Nigérians, notamment Victor Osimhen, à chaque qu’ils touchent le ballon. Le Nigeria, en difficulté, hésite à presser au-delà de la ligne médiane, de crainte de libérer des espaces. La Côte d’Ivoire aurait pu ouvrir le score après la demi-heure, mais la tentative du gauche de Simon Adingra est déviée par Stanley Nwabali (34è min). Les supporters font l’ambiance, leurs joueurs dominent les débats. «héééé, héééé, héééé», scandent-ils. Mais les plus sages s’inquiètent : « Ce n’est pas bon de dominer sans marquer », s’angoissent-ils. Mais le déroulé du match leur donne raison. Les Super Eagles débloquent le tableau d’affichage grâce à leur capitaine William Paul Troost-Ekong qui a marqué de la tête suite à un corner (38è min). « C’était prévisible. Le Nigeria est très efficace », dit-il. Quelques supporters nigérians exultent alors que c’est silence radio pour les Ivoiriens. Les joueurs s’encouragent sur le terrain et les supporters applaudissent pour les motiver. Le Nigeria semble avoir fait le plus difficile car la Côte d’Ivoire n’a jamais marqué de but dans une finale de CAN alors que le pays en a disputé quatre (1992, 2006, 2012 et 2015). Les deux CAN remportées l’ont été après la séance de tirs au but. A la mi-temps, le Nigeria ne compte que deux tirs dont un cadré, 33% de possession de balle contre neuf tirs dont trois cadré, 67% de possession pour la Côte d’Ivoire. La Côte d’Ivoire revient fort en deuxième période. La défense nigériane est à la peine. Les Éléphants portent sans cesse le danger dans le camp nigérian, mais le gardien Stanley Nwabali repousse l’égalisation à l’image de son intervention sur la frappe du défenseur ivoirien Kouakou Kossonou (62è min). C’est sur ce corner joué par Simon Adingra, que Franck Kessié, seul au deuxième poteau, place une tête piquée pour remettre les pendules à l’heure (1-1, 62è min). Les supporters fêtent le but de la plus belle de manière. Les Éléphants continuent de dominer les débats. Ils sont accompagnés par les supporters qui chantent et dansent dans les gradins. Les lampes de téléphones sont allumées pour signifier aux supporters qu’ils sont présents et sont avec eux. Le match est à sens unique. Sur le côté gauche, Simon Adingra, intenable, se joue de Temitayo Aina avec un crochet éclair et enchaîne un centre à mi-hauteur du gauche. Haller est plus vif que le capitaine Troost-Ekong au premier poteau et donne l’avantage du bout du pied droit (81è min, 2-1). La Côte d’Ivoire renverse la tendance. C’est la fête au stade olympique Alassane Ouattara d’Ebimpé. Les supporters sont tous debout pour la fin du match alors que le Nigeria pousse pour revenir au score. Les sept minutes de temps additionnels sont longues pour les Ivoiriens. «Ce sont les sept minutes les plus longues de la CAN», exprime une supportrice. 90è minute + 7, les supporters réclament la fin de la partie, ce qui n’a pas tardé. « On a organisé la CAN, on l’a remportée. Quelle belle souvenir », exclame un supporter. La joie est débordante au stade. «Le coup de marteau» de Tam Sir et Team Paiya résonne encore, les supporters et les joueurs dansent et se félicitent pour cette 4è sacre du pays. La Côte d’Ivoire a enfin marqué dans une finale et devient le premier pays à remporter la CAN à domicile depuis l’Égypte 2006, vainqueur de la Côte d’Ivoire (0-0, 4-2 t.a.b.). « Je suis fier d’être Ivoirien. On a dit qu’on va gagner, on l’a fait », déclare un autre supporter. Alors que l’organisation prépare la remise des médailles, la musique coupé-décalé, dont celle de Dj Arafat, et l’hymne de la CAN «Bienvenue à Babi» passent en boucle et les supporters sont «enjaillés». «Je suis très content. Les joueurs ont fait preuve de caractère. On a eu une cérémonie d’ouverture splendide, une cérémonie de clôture époustouflante. C’est magnifique. C’est la meilleure CAN de l’histoire », affirme Mark Eli. « Nous avons perdu dans ce stade 4-0. Nous remportons la CAN ici. Dieu est fort», ajoute un autre supporter. Les Ivoiriens vont célébrer ce sacre jusqu’au petit matin. Les autorités ivoiriennes ont déclaré la journée de lundi chômée et payée pour prolonger
Remariage après le veuvage : Le lévirat, une pratique désuète ?
Par Mohamed D. DIAWARA Bamako, 09 fév (AMAP) Après le décès de son époux, la femme surtout celle qui a des enfants doit surmonter des difficultés pour se mettre de nouveau en couple. Le mariage par héritage ou lévirat qui consiste à épouser l’un des frères du défunt mari contribue à aplanir ces difficultés. Mais, la pratique est en perte de vitesse dans les familles à Bamako. Drissa, un trentenaire, a perdu son cousin germain, il y a environ trois ans. Ses frères et lui refusent d’épouser la veuve du défunt, sous prétexte que celle-ci est une personne peu sociable. « Elle avait peu de considération à notre égard quand nous étions des étudiants. Ce qui fait qu’elle ne bénéficie pas d’estime ou de sympathie de notre part », justifie l’enseignant qui soutient que la bonne conduite de la femme peut lui permettre d’épouser un frère de son défunt époux. Selon le pédagogue, les contraintes économiques dissuadent également les volontaires de pratiquer le mariage par héritage. Aussi, la pratique a tendance à perdre de a valeur réelle du fait que nous avons quitté la grande famille pour la famille nucléaire. « Si le défunt est nanti, la veuve dans le dessein de s’accaparer des biens du mari, refuse d’épouser un frère du défunt. Généralement, ce sont des actes qui se produisent et finissent dans les tribunaux », regrette-t-il. « Pour un défunt qui ne laisse pas derrière lui des richesses, la cohabitation sera difficile, explique Oumar, indiquant que la veuve sera obligée de chercher un époux ailleurs. « Dans ces foyers, précise-t-il, les enfants du défunt peuvent ne pas bénéficier de toute l’attention ou de l’affection dont ils sont en droit d’attendre du fait de leur statut d’orphelins. Notre interlocuteur souligne que l’absence de sociabilité, d’amour entre les frères sont des obstacles à la perpétuation de cette coutume. Il y a moins d’une année qu’Oumar a épousé la veuve de son cousin, maçon de profession. La femme vivait en location avec ses trois enfants. Il explique que ce type de mariage est une bonne chose si la veuve et le frère du défunt acceptent volontairement leur union. Il argumente que les enfants seront à l’abri de beaucoup de problèmes. Et de poursuivre que cette union consolide la famille et garde l’arbre généalogique intact. Selon Aminata Tamina dont la fille a perdu son mari, le mariage dans la famille du conjoint décédé présente des avantages pour les enfants du couple. La sexagénaire indique que la mésentente entre les frères peut inciter une femme à quitter la famille de son défunt mari. Dans le cas où la veuve épouse un autre homme qui n’a pas d’affection pour les orphelins, ces derniers peuvent en être très affectés. « Leur mère, dit-elle, peut divorcer à cause de la mésentente avec son nouvel époux. » La présidente de l’Initiative d’aide et de soutien aux veuves et aux orphélins (IASVO), Massitan Traoré, affirme que le lévirat peut être dangereux pour la santé du futur époux si le défunt était mort d’une maladie sexuellement contagieuse. Cependant, Mme Traoré indique que la pratique permet à la veuve de rester dans la famille de son défunt époux pour élever tous ses enfants. Le chercheur en tradition orale mandingue, Nouhoum Cissé, explique que notre tradition veut que le clan se réunisse après la viduité de la veuve ou «filiya» en langue nationale bamanankan pour savoir si elle souhaite épouser l’un des frères de son défunt mari. Il explique que la tradition n’impose pas à la veuve de nouer cette relation. Le traditionnaliste précise que certaines femmes peuvent accepter parce qu’elles veulent que leurs enfants restent dans la famille de leur père. « Cette décision, dit-il, renforce le lien familial. Selon lui, la possibilité pour la veuve d’épouser son beau-frère est une pratique que notre coutume encourage à travers plusieurs initiatives visant à promouvoir la bonne relation entre la femme et le beau-frère. PERTE DE LA COHÉSION – Nouhoum Cissé cite l’exemple de la présence de certains aliments préférés de la nouvelle mariée «nèguèlan» comme l’arachide dans le trousseau de la femme. Il affirme que cet aliment est destiné à ses beaux-frères «nimôgôni». Le chercheur fait savoir que le geste vise à informer la belle-famille sur l’aliment préféré de leur mariée et les dispositions à prendre par les cadets du marié pour satisfaire cette envie de la nouvelle venue. «Quand elle est dans le besoin ou a des confidences à faire, elle informe le frère cadet qui le transmet à son époux», relève-t-il, avant d’assurer que le mariage ne se fait pas au seul avantage du marié. Le chercheur en tradition orale mandingue regrette que l’individualisme entrave la vie en communauté prônée par nos ancêtres. Il poursuit que les membres d’une famille partagent de moins en moins les repas ensemble. « Ce n’est plus facile, soutient-il, d’épouser la femme d’un frère défunt. Le chercheur dénonce une déperdition de l’affection et de la cohésion au sein des familles. Il pense que la femme doit veiller à l’instauration de ces valeurs dans la famille. Selon lui, la télévision, la radio, la démocratie, l’islam, le christianisme et la culture occidentale ont apporté d’autres valeurs éducatives différentes de celles de nos ancêtres. Abdallah Diallo, imam d’une mosquée à Kalaban Coura, en Commune V du District de Bamako, explique que l’islam accepte que la veuve épouse le cadet ou l’aîné de son défunt époux. Selon lui, la pratique est avantageuse. Le religieux soutient que la femme aura le cœur apaisé parce qu’elle est déjà dans la famille. Selon lui, ses enfants auront la chance de grandir chez leur père. « Si elle doit se remarier ailleurs, elle risque d’être séparée de ses enfants et d’être victime de préjugés offensants », explique l’imam Diallo, avant d’ajouter que la femme sera à l’abri de l’adultère. Par ailleurs, Abdallah Diallo fait savoir qu’après le décès de son conjoint, la femme doit observer la viduité d’une durée de quatre mois et dix jours. L’objectif est de s’assurer qu’elle n’est pas enceinte de son défunt époux.
Finale de la CAN 2023 : Mobilisation des supporters du Nigeria
Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Abidjan, 09 fév (AMAP) La communauté nigériane de Côte d’Ivoire s’apprête à vivre la finale de la CAN 2023 entre la Côte d’Ivoire, pays hôte et le Nigeria, ce dimanche, au stade Alassane Ouattara à Abidjan. Au carrefour Ibo dans le quartier Remblais, Commune de Koumassi, dans la capitale ivoirienne, les Nigérians sont nombreux. « Ici, c’est le terminus des Nigérians », rappelle une Burkinabè. « Je supporte le Nigeria. C’est le football. Tout est possible, mais je suis confiant », indique Mucha Olaegbe, livreur. Son aîné, Mese Baba, commerçant et résidant en Côte d’Ivoire depuis 15 ans, reste prudent. « On ne peut pas prédire un match de football. Ce qui est sûr, le Nigeria joue bien, la Côte d’Ivoire joue également bien. Seul Dieu sait qui va remporter la coupe, C’est quelque chose qui est déjà écrit », déclare-t-il. « J’ai confiance au Nigeria qui joue mieux que la Côte d’Ivoire. Nous sommes contents de voir notre pays en finale, la première depuis 2013. Chacun peut dire ce qu’il veut, mais c’est Dieu qui décidera. Si le Nigeria remporte la coupe, nous remercierons Dieu, si la Côte d’Ivoire remporte, Dieu merci. C’est la même famille. Je suis content pour les deux pays », ajoute-t-il. Stone Nwa, assis aux côtés de Mese Baba, craint les débordements et les agressions des Nigérians en cas des victoires des Super Eagles. « En 2013 quand le Nigeria a éliminé la Côte d’Ivoire en quart de finale (2-1, ndlr), nous avons été agressés alors que nous fêtons notre victoire. C’est seulement les quarts de finale à l’extérieur (Afrique du Sud, ndlr) alors que nous jouons une finale en Côte d’Ivoire. C’est pourquoi je demande aux Nigérians d’être calmes après le match », conseille-t-il. « Je suis Nigérian et je vis et travaille en Côte d’Ivoire depuis 2005. Si le Nigeria gagne, c’est bien, si la Côte d’Ivoire gagne, c’est aussi bien », poursuit-il. L’un de ses amis appuie se propos : « S’ils perdent, ils font palabre alors que le football n’est qu’un jeu. Si on perd un match, on doit juste rentrer dormir ». La discussion entre les Nigérians s’anime et l’un d’eux sort une idée : « Si nous remportons la coupe, nous ne prendrons pas l’avion. Nous allons prendre la route et escorter nos joueurs jusqu’au pays ». Les Nigérians de Côte d’Ivoire sont donc partagés entre envie de voir leur pays décrocher une quatrième étoile et la crainte d’agression en cas des victoires des Super Eagles. LMD/MD (AMAP)
CAN 2023 : Nigeria-Côte d’Ivoire, un duel de titans
Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Abidjan, 09 fév (AMAP) La 34è édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) connaîtra son épilogue ce dimanche avec la finale entre le Nigeria et la Côte d’Ivoire, au stade Alassane Ouattara, au nord d’Abidjan, la capitale ivoirienne. Les deux pays ne se sont jamais affrontés en finale de la CAN, mais ils sont des habitués du bouquet final. Avec 3 sacres (1980, 1994 et 2023) et 4 finales perdues (1984, 1988, 1990, 2000), le Nigéria va disputer son 8è finale et deviendra le 3è pays qui a joué le plus de finale, après l’Égypte (10) et le Ghana (9). Face au pays hôte, les Super Eagles visent leur 4è sacre pour rejoindre le Ghana, qui est la 3è nation la plus titrée après l’Égypte (7) et le Cameroun (5). A domicile, la Côte d’Ivoire, qui accueille la CAN pour la deuxième fois, après 1984, disputera sa 5è finale et les Éléphants tenteront de conquérir une 3è couronne continentale après 1992 et 2015 (la Côte d’Ivoire a perdu la finale en 2006 et en 2012). La Côte d’Ivoire devient le premier pays hôte à atteindre la finale depuis l’Égypte 2006. Cette CAN est complément incroyable pour les Éléphants. Malgré une phase de poules difficile avec une seule victoire contre la Guinée-Bissau (2-0), une défaite devant le Nigeria (1-0) et une humiliation contre la Guinée équatoriale (4-0), la Côte d’Ivoire est présente au bouquet final de la « sa » CAN. En effet, les Éléphants ont bénéficié de la victoire du Maroc sur la Zambie (1-0) pour terminer parmi les meilleurs troisièmes et se hisser en huitièmes de finale. Depuis, c’est le conte de fée. Le capitaine Serge Aurier et ses partenaires ont écarté, à la surprise générale, le Sénégal, champion en titre (1-1, 5-4 t.a.b.) en huitième de finale et le Mali (2-1 a.p.) en quarts de finale, dans un scenario incroyable, avant de battre sans difficulté la RD Congo (1-0), mercredi dernier, en demi-finale grâce à un but de Sébastien Haller (67è min). « C’est un immense plaisir de se qualifier pour cette finale, surtout à domicile et après un parcours que l’on sait tous. Nous sommes très heureux, très émus. Nous remercions le public qui ne cesse de nous pousser, qui nous permet de nous surpasser jusqu’aujourd’hui », a dit Franck Kessié, élu l’homme du match de la demi-finale contre la RD Congo. « C’est le football, tant qu’on a 5% ou 10% de chance, il faut croire. C’est ce qui fait la beauté du football. Après le match du Maroc contre la Zambie, on a su qu’on était qualifiés. Cela a tout changé et nous a donné une autre force. On ne pouvait pas faire pire que la phase de poules, il faut continuer dans cette logique parce qu’il ne faut pas arriver en finale pour lâcher. On a encore un grand match à disputer ce dimanche, il faut donc rester concentrés, retrousser nos manches, récupérer pour affronter une très bonne équipe de Nigeria, le dimanche », a ajouté le milieu de terrain ivoirien Selon lui, « l’humiliation » subi contre la Guinée équatoriale (4-0), a été un déclic pour le groupe. « Cette défaite nous a fait mal et cela nous a permis de nous regarder dans une glace et de se dire les choses en face. On était persuadés que ça allait être difficile de passer au second tour, Cela restait un fiasco. Après on a eu une chose, en se qualifiant parmi les meilleurs troisièmes. On n’avait plus rien à perdre, on avait tout à gagner. C’est ce qui explique ce parcours », explique-t-il. Depuis sa qualification de l’équipe en huitièmes de finale, la Côte d’Ivoire a retrouvé la confiance et un nouveau état d’esprit souffle sur le groupe. Cela a permis à la sélection nationale de repousser beaucoup de limites dans cette compétition mais, généralement, il est difficile d’arrêter une équipe, surtout d’une grande nation de football qui se qualifie dans les conditions aussi compliquées. Si elle est ressuscitée, elle va généralement loin. La Côte d’Ivoire va devoir confirmer toutes ses performances contre le Nigeria, un autre grand du continent. C’est justement sur le groupe, le collectif qu’insiste le sélectionneur par intérim de la Côte d’Ivoire, Emerse Faé. « Je donne de l’importance au groupe. Depuis que j’ai commencé mon intérim, mon discours, c’est de leur dire qu’ils sont 27 joueurs et j’ai besoin de tout le monde. Après, je ne peux pas faire jouer les 27 en même temps. Évidemment, il y en a qui ne vont pas jouer mais dans mon discours, je leur fait comprendre que je compte sur tout le monde », dit-il « Si on veut gagner cette compétition, on la gagnera à 27, pas seulement à 11. Ils ont compris, adhéré au discours. Les joueurs ont compris que si on devait y arriver, c’est avec les 27 ensemble, même ceux qui sont dans les tribunes ont un rôle à jouer. C’est tous ensemble qu’on pourra gagner la compétition», insiste le sélectionneur ivoirien. A Abidjan, les supporters sont confiants. Ils ont mis l’humilité dans le placard depuis leur qualification aux dépens du Sénégal. « C’est notre CAN, on va la remporter, arracher la coupe », s’exclame un supporter, après la qualification en finale. Depuis le match contre le Sénégal, une expression revient après chaque qualification : « On ne vaut rien, mais on est qualifiés ». Il faut dire que les Éléphants ont repris confiance, sont solides et solidaires sur le terrain depuis la qualification in extremis en huitièmes de finale. « On a tout le temps de la préparer cette finale de la meilleure de manière. Il ne faut pas perdre le capital-confiance. L’équipe doit bien récupérer et le groupe sera soudée et qu’on reste dans le même état d’esprit, que personne ne sorte du groupe », conseille l’ancien international ivoirien, Ibrahima Bakayoko, consultant de la télévision nationale ivoirienne (RTI1). « Il faut analyser cette équipe du Nigéria qui est
Sahel et Bassin du Lac Tchad : L’OCI discute de la création d’un fonds de soutien et pour l’emploi des jeunes
Djeddah, 08 fev (UNA-AMAP) Le Secrétariat général de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) accueille, du 7 au 8 février 2024, à son siège à Djeddah, un atelier sur l’activation de la recommandation de la 49ème session du Conseil des ministres des Affaires étrangères sur la création d’un fonds pour la réhabilitation, l’emploi et le soutien des jeunes dans la région du Sahel et du bassin du lac Tchad, annonce l’organisation dans un communiqué Ce fonds de l’OCI intervient « dans le cadre d’une stratégie globale visant à lutter contre l’extrémisme, à améliorer la compréhension modérée correcte de la sublime religion islamique et à promouvoir une culture de tolérance parmi les jeunes, avec la participation de fonctionnaires et d’experts des États membres et des organes et institutions compétents de l’OCI. », précise la même source. S’adressant à l’ouverture des travaux de l’atelier, le Secrétaire général de l’OCI, Hissein Brahim Taha, a indiqué que la Région du Sahel et du bassin du lac Tchad a connu, durant ces dernières années, « une recrudescence des crimes terroristes, tout particulièrement, contre des civils non armés, ce qui a entraîné la perte de vies humaines, le pillage de biens, le déplacement de milliers de familles et de millions d’enfants, et la fermeture de milliers d’écoles », Toutes chose qui ont contribué, en même temps, à la multiplication d’autres fléaux, tels que la traite humaine et le trafic de drogue, a ajouté Hissein Brahim Taha estimant que « pareils actes ne font qu’entraver la paix et la stabilité et, par conséquent, paralyser le développement de la région, et que les groupes qui en sont les plus affectés demeurent les jeunes. » Il a également déclaré que cet atelier intervient dans le droit-fil des efforts déployés par l’Organisation « en vue de prêter main forte aux Etats membres et aux organes et institutions concernés dans leur combat contre la pensée extrémiste et le terrorisme chez les jeunes dans la région du Sahel et du bassin du lac Tchad ». Il a rappelé que ces objectifs représentent des thèmes fondamentaux du Programme d’action de l’OCI-2025, de la Stratégie de l’OCI pour la jeunesse et des Résolutions pertinentes de l’Organisation. Le Secrétaire général a, en outre, fait observer que la rencontre visait à discuter et à enrichir le projet de Statut régissant le fonds en vue de soumettre ses recommandations au Conseil des ministres des Affaires étrangères, à travers une réunion préparatoire des hauts fonctionnaires. « Les moyens les plus efficaces de prémunir les jeunes contre l’adhésion à des groupes terroristes et à l’extrémisme violent conduisant au terrorisme ne sont autres que l’emploi et la réhabilitation, dans la mesure où ils renforcent leur implication dans la vie économique et sociale », a poursuivi le Secrétaire général. Il a exhorté, à cet égard, les Etats membres et les organes et institutions compétents de l’OCI et, tout particulièrement, le Groupe de la Banque islamique de développement (BID), l’Organisation du monde islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ICESCO) et le Fonds de solidarité islamique, ainsi que les autres institutions relevant de l’Organisation et opérant dans le domaine du renforcement des capacités des jeunes, ainsi que les institutions partenaires, « à appuyer ce mécanisme depuis sa phase de création et à intensifier la collaboration avec lui après sa mise en place, en le dotant de tous les moyens et ressources requis pour lui permettre de mener à bien les tâches qui lui sont dévolus. » MD (AMAP)
Finale de la CAN 2023 : Un inédit Nigéria-Côte d’Ivoire
Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Abidjan, 08 fév (AMAP) Nigeria-Côte d’Ivoire, c’est l’affiche de la finale de la 34è édition de la Coupe d’Afrique des nations. Les deux équipes ont décroché leur ticket de pour la finale, mercredi, à l’issue des demi-finales. Le Nigeria a battu l’Afrique du Sud (1-1, 4-2 t.a.b.), au stade de la Paix de Bouaké quand la Côte d’Ivoire a dominé la RD Congo (2-0), au stade Alassane Ouattara à Abidjan. Les deux pays ne se sont jamais rencontrés en finale de la CAN. Ils s’affronteront dimanche pour titre continental, au stade Alassane Ouattara à Abidjan. L’Afrique du Sud ne remportera donc pas son deuxième titre cette CAN. Les Sud-Africains, qui ont disputé la demi-finale de la compétition pour la première fois depuis 2000, ambitionnaient de faire, en Côte d’Ivoire, d’une pierre deux coups : prendre leur revanche sur le Nigeria qui les avaient battus à ce stade de la compétition en 2000 et se qualifier en finale pour viser un deuxième sacre, après 1996 à domicile. C’est raté ! Les Bafana Bafana se sont encore inclinés devant le Nigeria, en demi-finale de la CAN, Côte d’Ivoire 2023. Pourtant, les Sud-Africains ont dominé le jeu, ayant la plupart du temps le ballon sans concrétiser leur domination. Les chiffres de la rencontre sont éloquents : 14 tirs de chaque côté dont 6 tirs cadrés pour l’Afrique du Sud contre 5 pour le Nigeria. La possession de balle était largement à l’avantage des Bafana Bafana qui ont obtenu 61% et réalisé 616 passes avec 86% de précision contre 39% de possession, 382 passes avec 80% de précision pour le Nigeria qui a commis 22 fautes, écopé de 2 cartons jaunes et obtenu 5 corners contre 11 fautes, 1 carton rouge, 1 hors-jeu et 4 corners pour l’Afrique du Sud. Pour se hisser en demi-finale, le Nigéria a terminé 2è du groupe A avec deux 2 victoires, un nul avant d’éliminer le Cameroun (2-0) en huitièmes et l’Angola (1-0) en quarts de finale. De son côté, l’Afrique du Sud a terminé 2è du groupe E (1 victoire, 1 nul et 1 défaite) derrière le Mali avant de créer la surprise en huitièmes face au Maroc (2-0) et de se défaire du Cap Vert (0-0, 2 tab à 1) en quart de finale. Dans cette rencontre tactique, l’Afrique du Sud a réalisé une belle première période. Séduisants, les Sud-Africains usent de longs ballons pour porter le danger sur les buts nigérians. De son côté, le Nigéria a été méconnaissable, friable derrière et timide offensivement. Les belles occasions de la première période étaient à l’actif des Sud-Africains, notamment la frappe du milieu de terrain Sphephelo Sithole captée par le gardien nigérian Stanley Nwabali (10è min). Le gardien arréte aussi la tentative de Percy Tau (28è min) avant d’être encore décisif sur la frappe enroulée de Sekotori Makgopa qui partait dans les buts (39è min). Auparavant le Nigiera a cadré sa première frappe mais le ballon du milieu de terrain Alexander Iwobi n’a pas inquiété le gardien Ronwen Williams (37è min). L’Afrique du Sud a mieux joué avec le ballon mais le danger pour la défense nigériane est toujours venu de longs ballons. La tête sous l’eau en première période, le Nigeria est parvenu a fait le dos rond et laisser passer l’orage avant d’émerger l’eau en deuxième période. Les Nigérians sont revenus des vestiaires avec de meilleurs intentions. Les joueurs de José Peseiro sont bien plus agressifs à la perte du ballon, plus précis dans leurs transmissions. Peu avant l’heure de jeu, Victor Oshimen, qui était incertain pour ce match pour cause de problèmes à l’abdomen, s’impose physiquement à la retombée d’un centre de Bright Osayi-Samuel mais, un peu en arrière, il ne peut cadrer sa reprise de la tête (57è min). Le Nigeria a débloqué le tableau d’affichage grâce au défenseur William Paul Troost-Ekong qui a transformé un penalty consécutif à une faute de Mothobi Mvala sur Victor Osimhen (67è min). Le Nigéria semble avoir fait le plus dur, mais l’Afrique du Sud n’a pas dit son dernier mot. Alors que Victor Osimhen croit réaliser le break pour son pays (85è min), les Sud-Africains réclament une faute au départ de l’action, obligeant l’arbitre égyptien Amin Mohamed Omar à recourir à l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) qui a finalement annulé le but du Nigeria et accordé un penalty à l’Afrique du Sud pour une faute de Alhasan Yusuf sur Percy Tau. Le milieu de terrain Teboho Mokoena transforme le penalty pour remettre les pendules à l’heure (1-1, 90è min). Un match fou ! Dans le temps additionnel, les Sud-Africains sont passés à côté du 2-1, pour crucifier les Nigérians mais Khuliso Mudau, seul face au but vide, tire au-dessus après un coup franc Teboho Mokoena repoussé par le gardien Stanley Nwabali (90è min +6). Les deux équipes jouent la prolongation. Malgré les occasions de part et d’autre et l’expulsion du défenseur sud-africain Gomolemo Grant Kekana (115è min), elles ne parviendront pas à se départager. Place à la séance des tirs au but. Brillante à ce jeu lors du quart de finale contre le Cap-Vert, l’Afrique du Sud craque devant le Nigeria. Le gardien des Super Eagles Stanley Nwabali a volé la vedette à Ronwen Williams (auteur de quatre arrêts contre le Cap-Vert) effectuant deux arrêts durant la séance. Le Nigeria transforme 4 tirs contre 2 pour les Bafana Bafana. Même bousculé, le Nigeria s’est montré solide et confirme une fois de plus son statut de favori de cette compétition. Les Super Eagles vont disputer leur 8è finale de la CAN et visent un 4è sacre après 1980, 1994 et 2023. Les Nigérians atteignent la finale pour la première fois depuis 2013. LMD/MD (AMAP)
CAN 2023 : Les commerçants se frottent les mains
Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Abidjan, 08 fév (AMAP) La Coupe d’Afrique des nations se joue sur les différents stades mais aussi dans les marchés et les centres commerciaux. A Abidjan et dans les autres villes de la Côte d’Ivoire, les commençants se frottent les mains. Ce mercredi 7 février, à quelques heures des demi-finales, les supporters Ivoiriens, à la recherche de maillots, sont nombreux dans la boutique de Hamed Yatassaye, au marché de Marcory, une Commune d’Abidjan. Ici, les maillots sont vendus à entre 15.000 Fcfa et 10.000 Fcfa l’unité, des chapeaux, des écharpes. Dans cette boutique, les tuniques de tous les pays participants à la CAN sont mises à la disposition des supporters. « C’est le maillot de la Côte d’Ivoire qui est beaucoup plus demandé. Le maillot du Nigeria est presqu’en rupture parce que les gens ne voyaient pas ce pays atteindre les demi-finale et les commerçants n’en ont pas commandé assez », explique Hamed Yatassaye. Le commerçant d’origine malienne (il rend visite régulièrement à sa famille à Kati et c’est son père qui s’est installé en Côte d’Ivoire) explique que les Ivoiriens achètent beaucoup leur maillot que ce soit en période de CAN ou pas. Même s’il s’empresse d’ajouter qu’il y a beaucoup plus de vente pendant la CAN. Kouassi Kouakou est un grand supporter des Éléphants. Habillé en maillot orange-blanc de Côte d’Ivoire sur le dos duquel est écrit « Les Éléphants », il vient acheter deux maillots XL de son pays à 15.000 Fcfa l’unité pour les offrir à des amis dans son quartier. « J’ai six maillots de la Côte d’Ivoire. J’en ai acheté pour tous mes enfants. Aussi pour mes sœurs, frères, cousins et cousines qui sont au village », confie-t-il. Le jeune Franck Yao débarque dans la boutique, avec deux amis, pour demander la pointure M du maillot du Maroc. « C’est le Maroc qui nous a réveillés, on va lui faire honneur », justifie-t-il. Après avoir acheté son maillot à 10.000 Fcfa, il passe dans une autre boutique pour floquer la tunique « Les gens écrivent des choses bizarres sur leur maillot. Quelqu’un a écrit sur son maillot : Je n’ai rien sur Wave, un autre : « Sery Dorcas m’a dragué, j’ai refusé. » Je vais juste écrire mon nom : Le seul Yao C8 », ajoute Franck Yao. Le prix du flocage esr de 500 Fcfa par lettre. « Nous recevons beaucoup de clients. C’est impossible de donner un chiffre. C’est quand même florissant », confie Seydou Sanogo qui gagne beaucoup d’argent dans le flocage depuis le début de la CAN. Au grand marché d’Adjamé, une autre Commune d’Abidjan, toutes les qualités sont disponibles et le prix varie de 3 000 à 15.000 Fcfa. Il n’y a pas que les vendeurs de maillots qui s’en sortent. D’autres commerçants ont augmenté leur chiffre d’affaire grâce à la CAN, notamment la vendeuse de chaussures Aminata Coulibaly. « Beaucoup d’équipes sont éliminées. Avant de rentrer au pays, les supporters viennent acheter des chaussures et autres articles pour en faire des cadeaux à leurs proches », dit-elle. LMD/MD (AMAP)
Dialogue inter-Maliens : Le comité de pilotage installé
Bamako, 06 fév (AMAP) Les 140 membres du Comité de pilotage du dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation dirigés par l’ancien Premier ministre, Ousmane Issoufi Maïga, ont été installés dans leur fonction, lundi. La cérémonie d’installation, au palais de Koulouba, a été présidée par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, en présence des présidents des institutions, des membres du gouvernement, notamment le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la paix et la Réconciliation nationale, le colonel-major Ismaël Wagué. Créé par le décret n°2024-0053/PT-RM du 26 janvier 2024, le Comité de pilotage du dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation comprend 140 membres. Dirigé par l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, ce Comité est chargé de la préparation et de l’organisation du dialogue inter-Maliens. Le dialogue a pour but de restaurer la paix, consolider l’unité nationale et raviver le vivre-ensemble. Cette cérémonie d’installation marque le début d’un processus destiné à aboutir à la paix des cœurs et au retour de la grande fraternité légendaire entre l’ensemble des filles et fils de notre nation. « Oui, le Mali éternel a vacillé, mais il ne s’est pas écroulé contrairement à certaines prédictions», a déclaré le président de la Transition sous un tonnerre d’applaudissements. Et de poursuivre : « Nous devons cela à notre histoire millénaire, marquée par l’existence de grands empires et royaumes qui ont réalisé un brassage socioculturel donnant naissance à des communautés ayant toujours vécu en symbiose et dans la complémentarité ». TISSU SOCIAL – « Même au plus fort de la crise multiforme que traverse notre pays, pendant que les services de l’État s’étaient retirés de certaines localités, c’est le tissu social pétri de solidarité et d’humanisme qui a permis aux populations de se supporter pour mieux envisager l’avenir », a rappelé le colonel Assimi Goïta. Il a dit ensuite que c’est pour cette raison que « les ennemis de notre peuple ont essayé de créer la mésentente entre nos populations pour les entraîner dans des conflits intra et intercommunautaires. » C’est ainsi que plusieurs de nos communautés ont été endeuillées par des meurtres de femmes, d’enfants et de vieilles personnes. « Nos Forces de défense et de sécurité, dans leur mission régalienne de protection du territoire, des personnes et des biens, ont également payé un lourd tribut. » Cependant, grâce à la bravoure et au don de soi des Forces armées maliennes (FAMa), notre État a recouvré son autorité sur l’ensemble du territoire, dont «certains avaient voulu faire une enclave, en ayant pris le soin d’opposer les enfants du même pays», a indiqué le chef de l’État. Selon le président Goïta, cette unité retrouvée par notre peuple a été saluée par l’ensemble de ses filles et fils, fiers de leur histoire commune et animés par un fort sentiment patriotique et la volonté ferme de recoudre le tissu social malheureusement fragilisé par les conflits inutiles. «Ainsi, nous avons décidé de créer les conditions d’un dialogue entre les filles et les fils de notre peuple, conduit par eux-mêmes, en vue de restaurer la paix, de consolider l’unité nationale et de raviver le vivre-ensemble», a souligné le chef de l’État. Pour lui, ceci était d’une urgente nécessité, « tant l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger était devenu, pour certains acteurs, un fonds de commerce et un moyen de prolonger la souffrance de nos populations meurtries. » « C’est la raison pour laquelle, les autorités de la Transition ont décidé, en toute responsabilité, d’y mettre fin», a expliqué le colonel Assimi Goïta. D’après lui, «nous avons tous les atouts pour réussir un dialogue direct entre les Maliens». À travers des valeurs sociétales et des formes de spiritualité, nos ancêtres ont instauré une culture de paix et de solidarité fondée sur des règles dont le respect était garanti par l’ensemble de la communauté, a rappelé le président Goïta. DIALOGUE FRANC ET SINCÈRE – « Il nous faut donc puiser dans notre histoire pour construire une mémoire collective à la fois pour notre génération actuelle et future, afin que nous ne retombions plus jamais dans des situations de déchirements », a exhorté le colonel Assimi Goïta, qui a demandé de questionner sans complaisance, notre société afin de comprendre les causes apparentes et profondes des conflits qui la minent. Ceci exigera « de nous un exercice d’autocritique et de vérité qui sera le véritable socle de la paix durable que nous recherchons tant », a ajouté le président de la Transition. Il a, par ailleurs, demandé aux membres du Comité de pilotage de créer les conditions d’un dialogue franc et sincère entre les Maliens de manière inclusive, afin que nul ne se sente exclu. « Toutes les voix doivent être écoutées et tous les avis doivent pouvoir s’exprimer. Il s’agit donc, comme le dit l’expression populaire, de laver « le linge sale en famille », a détaillé le colonel Assimi Goïta. « Toutefois, ajoutera-t-il, tout au long du processus de dialogue, les membres du Comité doivent avoir comme boussole, les trois principes qui guident désormais l’action publique dans notre pays, à savoir le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix stratégiques et de partenaires opérés par notre pays et la défense des intérêts du peuple malien dans les décisions prises. À l’issue de ce dialogue, décidé et conduit par les Maliens eux-mêmes, « c’est un peuple réconcilié et rassuré qui devra pouvoir exprimer à l’unisson sa confiance en l’avenir. » Ce faisant, il aura prouvé encore une fois de plus, « sa capacité à régler lui-même ses propres problèmes et à renforcer chaque jour sa souveraineté. » Cependant, a précisé le président Goïta, « il n’y aura aucune place dans ce grand forum national pour les ennemis de notre peuple qui veulent remettre en cause l’unicité et la laïcité de l’État, ainsi que l’intégrité de notre territoire. » De son côté, le président du Comité de pilotage du dialogue inter-Maliens, Ousmane Issoufi Maïga, a, au nom de son équipe, remercié le chef de l’État pour la confiance placée
Demi-finales de la CAN Côte d’Ivoire 2023 : De la revanche dans l’air
Envoyé spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Bouaké, 06 fév (AMAP) Nigeria-Afrique du Sud, Côte d’Ivoire-RD Congo sont les affiches des demi-finales de la CAN, Côte d’Ivoire 2023, prévues demain mercedi. En 2000, les Super Eagles ont écarté les Bafana Bafana à ce stade de la compétition alors qu’en 2015, les Éléphants ont éliminé les Léopard. L’Afrique du Sud et la RD Congo ont donc une revanche à prendre leurs adversaires. La compétition tend vers sa fin. Le stade de la Paix à Bouaké et le stade Alassane Ouattara à Abidjan s’apprêtent à accueillir les demi-finales. La première rencontre mettra aux prises le Nigeria et l’Afrique du Sud à Bouaké (17h) alors que la deuxième mettra face à face le pays hôte, la Côte d’Ivoire et la RD Congo, à Abidjan. Quelle que soit l’issue des deux matches, la finale opposera un pays francophone et un pays anglophone. Les deux pays de l’Afrique de l’Ouest aborderont ces demi-finales avec les faveurs des pronostics. Toutefois, dans cette compétition, les observateurs se méfient bien de la « notion de favori ». C’est une CAN si particulière dans laquelle tout est possible. En tout cas, les Bafana Bafana ont une revanche à prendre sur les Super Eagles qui les avaient dominés 2-0, à Lagos, en demi-finale de la CAN 2000. Après la défaite en demi-finale de 2000, les Super Eagles ont battu 2-1 les Bafana Bafana en quarts de finale de l’édition 2019 en Égypte. Le Nigeria vise un quatrième titre après 1980, 1994 et 2013 alors que l’Afrique court toujours derrière un deuxième sacre après 1996 à domicile. Les deux équipes se sont rencontrées 14 fois. Les Super Eagles se taillent la part du lion avec 7 victoires contre 2 pour l’Afrique du Sud. Cinq matches se sont terminé sur des scores nuls. Ce sera une nouvelle page dans l’histoire du football africain, avec les Bafana Bafana désormais sous la direction de deux anciens champions d’Afrique contre une équipe de stars des Super Eagles. Monté en puissance durant la compétition, le Nigeria reste sur quatre victoires consécutives sans prendre de but. Après avoir fait match nul contre la Guinée équatoriale (1-1) lors son entrée en lice, le Nigeria a successivement dominé la Côte d’Ivoire (1-0), la Guinée Bissau (1-0), le Cameroun (2-0) en huitième de finale, l’Angola (1-0) en quart de finale. Dans un système 4-3-3, les Super Eagles sont solides derrière, puisqu’ils défendent à 11 et sont forts dans le jeu de transition avec une attaque rapide composé de grands dribleurs dans les couloirs, Ademola Lookman et Moses Simon et le dangereux Victor Osimhen. Mais, ils doivent se méfier de l’Afrique du Sud, dirigée par Hugo Broos, qui a conduit le Cameroun à la victoire surprise en 2017. Le technicien belge est épaulé par Helman Mkhalele, un membre clé de la génération dorée de 1996 qui a remporté le premier et unique titre africain de l’Afrique du Sud. Certes les Bafana Bafana n’étaient pas attendus à ce stade de la compétition surtout après la défaite lors de leur premier match contre le Mali. Pourtant, dès la première conférence d’avant-match contre le Mali, le Belge a martelé que son ambition est de remporter la compétition pour la deuxième fois. C’est la première demi-finale des Bafana Bafana depuis 2000. Dans cette compétition, ils n’ont plus perdu depuis leur défaite face aux Aigles (0-2). Après une victoire devant la Namibie (4-0) et un nul devant la Tunisie, ils ont battu le Maroc, battu 2-0 en huitième de finale avant d’éliminer le Cap-Vert (0-0, 2-1 t.a.b.) en quart de finale grâce à la prestation XXXL de leur gardien Ronwen Williams. Ceui-ci a réussi un arrêt décisif pour arracher la prolongation dans les dernières minutes et réalisé 4 arrêts lors de la séance de tirs au but. «Beaucoup de gens en Afrique du Sud ne croyaient pas en cette équipe, mais nous y croyions, et les joueurs croyaient en eux-mêmes», a déclaré Hugo Broos après la victoire en quart de finale. Le sélectionneur belge a également reconnu la tâche difficile qui attend l’Afrique du Sud face à une équipe nigériane de stars comme Ademola Lookman. Mais, il a insisté sur le fait que son équipe serait prête pour la confrontation de ce mercredi après avoir dissipé les doutes passés sur sa qualité. « La demi-finale sera difficile contre les grands joueurs nigérians mais nous n’avons plus rien à perdre maintenant », a déclaré le Belge. La première demi-finale est le remake de celle de 2000, la deuxième sera celle 2015 entre la Côte d’Ivoire et la RD Congo. Aujourd’hui, les joueurs congolais ont tous à l’esprit l’élimination en demi-finale en Guinée équatoriale par la Côte d’Ivoire (3-1), futur vainqueur de la compétition. A domicile, portée par une ferveur nationale, la Côte d’Ivoire a l’occasion de remporter son 3è titre après 1992 et 2015. Mais les Éléphants peuvent-ils toujours compter sur le miracle ? En tout cas, ils sont portés par les dieux du stade avec une qualification miraculeuse en huitième de finale en tant que meilleurs troisièmes, une victoire surprise devant le Sénégal (1-1, 5-4 t.a.b.) et un succès incroyable devant les Aigles (2-1 a.p.) pour se hisser en demi-finale. Pour ce match, le sélectionneur Emerse Faé sera privé des services quatre joueurs suspendus. Il s’agit du défenseur central Odilon Kossonou, l’arrière droit-capitaine Serge Aurier, les attaquants Oumar Diakité et Christian Kouamé. Si Odilon Kossonou et Oumar Diakité ont été expulsés en quart de finale contre le Mali pour cumul de cartons, Serge Aurier et Christian Kouamé ont écopé de deux cartons jaunes lors des deux derniers matches. Privé de ces joueurs qui, individuellement et collectivement, pèsent dans l’équipe, le sélectionneur doit trouver la solution pour combler les vides que vont sûrement laisser ses absences. Tout comme la Côte d’Ivoire, la RD Congo vise un 3è titre après les sacres de 1968 et 1974. Comme les Bafana Bafana, les Léopard n’étaient pas attendus à ce stade de la compétition. Auteurs de 4 matches nuls, ils ont

