Tianjin : Dans la mouvance du 15e anniversaire du développement et de la construction de l’éco-ville
Par Aminata Dindi SISSOKO Envoyée spéciale Beijing, 11 sept (AMAP) Située sur les rives du fleuve Jiyun et de la mer de Bohai, l’éco-ville sino-singapourienne de Tianjin est un projet de coopération majeur entre les gouvernements de la Chine et de Singapour. Il s’agit de la première éco-ville au monde développée dans le cadre d’une collaboration intergouvernementale. Dans la mouvance du 15ème anniversaire de développement et de construction, les hauts responsables de cette ville ont animé, mercredi, dans l’après-midi, une conférence de presse au Musée national maritime. La rencontre a regroupé, outre les médias locaux, les journalistes en séjour en Chine dans le cadre de la phase2 du programme 2023 du Centre International de communication de la presse chinoise (CIPCC). La conférence était animée par le Président du comité administratif de l’Eco ville Chine-Singapour de Tianjin, Wang Guoliang et les vice-présidents Yang Yong et Wang Rui. Important projet de coopération entre les gouvernements chinois et singapourien, l’éco-ville dont la construction a débuté le 28 septembre 2008, possède naturellement un caractère ouvert et inclusif. La Chine et Singapour travaillent ensemble, se concentrant sur des industries telles que les technologies vertes et à faible émission de carbone, les technologies intelligentes, le tourisme culturel, les produits biopharmaceutiques et les services de transport portuaire, et introduisant des projets de haute qualité de Singapour. Faisant le bilan, le Président du comité administratif de l’Eco ville Chine-Singapour de Tianjin, Wang Guoliang, a souligné qu’au cours des quinze dernières années, grâce aux efforts conjoints de la Chine et de Singapour, l’éco-ville est devenue un foyer prospère et durable sur l’ancienne friche saline, incarnant la transition d’une « ville écologique » à une « ville dynamique », d’une « ville planifiée » à une « ville gérée », et d’une « cité-jardin » à une « ville adaptée à la vie, au travail, au tourisme et aux loisirs ». Il a indiqué que cette transition a établi une nouvelle référence pour le développement intégré du port, de l’industrie et de la ville. « Aussi, a-t-il-dit l’éco-ville a fermement établi un système de valeurs écologiques consistant à respecter la nature, à suivre ses voies et à la protéger afin de promouvoir la réduction des émissions de carbone, de réduire la pollution, d’étendre le développement vert et de poursuivre la croissance économique. » « Après 15 ans de développement et de construction, la zone bâtie s’étend sur 22 kilomètres carrés, la zone verte sur 11 millions de mètres carrés et la proportion d’eaux littorales d’excellente qualité atteint 100 %, ce qui lui a valu le titre de base nationale d’innovation pratique pour la transformation des montagnes luxuriantes et des eaux claires en or et en argent, ainsi que le titre de cas exemplaire de « belle baie » » s’est-il réjoui. Par ailleurs, a rappelé Wang Guoliang, l’éco-ville a réussi à équilibrer la relation dialectique entre la préservation de l’environnement et la croissance économique. Elle mené la mise en œuvre d’un projet pilote à Tianjin pour valoriser les produits écologiques, tout en explorant et en exploitant activement les sources d’énergie renouvelables telles que l’énergie solaire, géothermique et éolienne. « L’intensité de ses émissions de carbone par unité de PIB atteint le niveau impressionnant de 145,3 tonnes de CO2 par million de dollars américains, dépassant ainsi les normes internationales » s’est-il félicité. L’éco-ville a construit la ville intelligente à énergie zéro carbone et encouragé l’utilisation de bâtiments préfabriqués et passifs. Elle s’est également fermement engagée dans la voie de la construction d’un système industriel moderne, ce qui a donné naissance à des pôles industriels dominants tels que les services de technologie intelligente, le tourisme culturel et de santé, ainsi que la construction et le développement écologiques. « Le nombre d’entités commerciales a dépassé les 28 000 et la proportion des recettes fiscales industrielles a atteint 76 % ». « Tout au long de son parcours, a-t-il dit, l’éco-ville n’a cessé de progresser, de dessiner de nouveaux plans et de donner l’exemple en tant que pionnière. « À l’aube d’une nouvelle étape historique, la Chine et Singapour soutiendront conjointement la construction de l’éco-ville en tant que zone de premier plan pour une économie verte et à faibles émissions de carbone. Des efforts seront déployés pour renforcer l’introduction de ressources industrielles de haute qualité et créer une version améliorée de la coopération Chine-Singapour qui définisse la direction et le modèle pour un développement futur de haute qualité ». a-t-il-fait annoncé. Wang Guoliang a ajouté qu’au cours de la prochaine phase, l’éco-cité continuera d’accélérer la construction d’une ville verte et écologique, d’une ville intelligente et innovante, d’une ville coopérative et ouverte, et d’une ville dynamique et heureuse, propice à la vie, au travail, au tourisme et aux loisirs. Elle permettra à la coopération Chine-Singapour de franchir de nouvelles frontières et d’atteindre de nouveaux sommets, en vue de devenir un modèle international de développement durable dans la nouvelle ère. En prélude à cette conférence de presse, les hommes et femmes de médias ont visité le centre d’opération de l’éco-ville intelligente sino-singapourienne, la bibliothèque de l’éco-ville et l’exposition du 15 ème anniversaire, le musée national maritime de la Chine. La visite du parc « Tianjin Fantawild adventure » a mis fin aux activités de cette journée. ADS/MD (AMAP)
Tianjin : Le carrefour terrestre et maritime de « la Ceinture et la Route »
Par Aminata Dindi SISSOKO Envoyée spéciale Beijing, 11 sept (AMAP) Tianjin, la plus grande ville côtière ouverte dans le Nord de la Chine, est l’une des quatre municipalités relevant directement du gouvernement central. Il s’étend sur près de 12 000 kilomètres carrés et compte une population de 13,63 millions d’habitants. Avec plus de 600 ans d’histoire ancrée dans son système de transport fluvial et son ouverture commerciale, Tianjin a la particularité d’être le berceau de l’industrie chinoise moderne et un phare de la Chine moderne dans son ensemble. C’est dans cette ville que des journalistes de la phase2 du programme 2023 du Centre International de communication de la presse chinoise (CIPCC) ont séjourné du 4 au 7 septembre dernier. Arrivés aux environs de 11h30 à Tianjin, les hommes de médias ont abord visité le temple de Dule. Ils ont, également, pu constater les réalisations faites dans le cadre du développement des nouvelles campagnes socialistes dans le village de Xijingyu et visité le musée géographique. Tianjin ne regorge pas que de sites attractifs. Dans le domaine de l’économie, la ville abrite le port Tianjin et la China national offshore oil engineering Co, Ltd. (Société nationale chinoise d’ingénierie pétrolière offshore) qui jouent des rôles importants dans la construction conjointe de « la Ceinture et la Route ». C’est pourquoi leur visite a été inscrite dans l’agenda des journalistes qui ont été suffisamment éclairés à travers des différentes présentations et visites guidées. Le port de Tianjin est le port artificiel en eau profonde de la plus haute qualité au monde, avec un quai de 300 000 tonnes et une profondeur de chenal de -22 mètres. Il peut entretenir des relations maritimes et commerciales avec plus de 800 ports dans plus de 200 pays et régions du monde. En tant que ressource stratégique essentielle de la Chine, le port de Tianjin est non seulement la porte d’entrée maritime de Pékin, Tianjin, Hebei et des trois régions septentrionales mais, aussi, le port le plus proche de la nouvelle zone de Xiong’an. Il est le carrefour terrestre et maritime de « la Ceinture et la Route » et joue un rôle important dans le développement coordonné de Pékin, Tianjin et Hebei, dans la construction conjointe de la ceinture et de la route, dans le déblocage de la circulation intérieure et dans la promotion de la double circulation intérieure et internationale. Le deuxième terminal à conteneurs dont les journalistes ont visité est un front de mer aux sept couleurs visibles à la fois de la terre et de la mer. Le terminal s’étend sur 1 100 mètres le long du rivage, couvre 750 000 mètres carrés et comprend trois postes d’amarrage pouvant transporter chacun jusqu’à 200 000 tonnes et une capacité nominale de 2,5 millions d’EVP. Le rivage est équipé d’un total de 12 grues à quai unique de couleur cyan, tandis que la zone centrale présente 42 grues à portique et 92 robots de transport horizontal ART, tous de couleurs différentes. Quant à la Offshore Oil Engineering Co. dont le siège se trouve dans la nouvelle zone de Binhai, à Tianjin, elle est une société cotée en bourse contrôlée par China National Offshore Oil Corporation. C’est la seule grande entreprise de construction en Chine qui peut gérer la planification, l’achat, la construction, l’installation, les essais et l’entretien des projets d’exploitation du pétrole et du gaz et aussi du gaz naturel liquéfié, de l’énergie éolienne en mer, du raffinage et des projets chimiques. Elle est également l’une des entreprises les plus importantes et les plus compétitives de la région Asie-Pacifique dans le domaine des projets pétroliers et gaziers offshore. Ses activités s’étendent à plus de 20 pays et régions. L’entreprise dispose d’importantes bases de production pour l’ingénierie offshore notamment à Tanggu, dans la ville de Tianjin, à Qingdao, dans la province de Shandong, à Zhuhai, dans la province de Guangdong. Ses capacités d’installation offshore et de pose de conduites sont parmi les meilleures d’Asie. Selon ses responsables, après plus de 40 ans de croissance et de progrès, l’entreprise s’est fixée pour objectif de « créer une société d’ingénierie exceptionnelle avec une identité chinoise distincte et de se concentrer uniquement sur le développement de la capacité EPCI, avec la conception comme principal moteur, et l’amélioration du leadership opérationnel et technologique comme fondement ». La société se donne également pour objectif de progresser dans trois secteurs potentiels l’internationalisation, l’ingénierie en eaux profondes et la nouvelle industrialisation. En plus de ces sociétés, les journalistes ont visité le groupe alimentaire Haihe et l’entreprise « China Africa TEDA investment CO ». ADS/MD (AMAP)
Ateliers Luban : Pour renforcer les talents techniques le long de la ceinture et la route
ParAminata Dindi SISSOKO Envoyée spéciale Beijing, 11 sept (AMAP) La visite du musée de l’expérience de construction de l’atelier Luban était également inscrite à l’agenda des journalistes en séjour à Tianjin la semaine dernière. L’atelier Luban, un programme de formation professionnelle chinois, est une initiative mise en œuvre par la ville de Tianjin, dans le cadre de la ceinture et la route. Il vise à former des ouvriers hautement qualifiés, professionnels et innovants dans le monde entier. S’inspirant de l’esprit artisanal de Lu Ban, un célèbre charpentier, il partage avec d’autres pays les modèles d’enseignement professionnel et les compétences professionnelles de la Chine et forme des talents locaux compétitifs. Il favorise la coopération entre les écoles chinoises et les établissements d’enseignement étrangers, les entreprises et les gouvernements, ouvrant ainsi une nouvelle voie de développement caractérisée par une contribution conjointe et des avantages partagés. Selon le directeur du Centre International de communication de la presse chinoise (CIPCC), Yu Lei, il existe 21 ateliers luban dans le monde dont 12 en Afrique. Le premier atelier Luban au monde a été fondé en Thaïlande en 2016. « Le Mali figure parmi les pays africains qui disposent d’un atelier Luban. L’Atelier Luban du Mali est le quatrième ouvert en Afrique en 2019 » a-t-il dit. Selon le site de l’Université des Sciences des techniques et des Technologies de Bamako (USTTB), l’atelier Luban du Mali est le fruit de l’accord de coopération signé le 15 octobre 2019 entre les Universités des Sciences des techniques et des Technologies de Bamako (USTTB) et des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako (ULSHB) et l’Ecole Supérieur Professionnelle de Médecine de Tianjin, l’Ecole Secondaire Professionnelle Hongxing de Tianjin, en Chine. Il constitue un projet de coopération internationale en matière de formation professionnelle soutenu par la municipalité chinoise de Tianjin. Situé au centre Universitaire de Kabala, ce projet a pour but d’améliorer la formation académique des meilleurs talents techniques et de soutenir l’économie locale par le biais de la formation professionnelle. Il se veut également un cadre de promotion de la collaboration scientifique sino-malienne par la mise en place de programmes de formation et de recherche communes, une intégration harmonieuse de la médecine traditionnelle chinoises et de la médecine traditionnelle malienne et les développements de nouveau produits, en valorisant les plantes médicinales maliennes. Au cours de cette visite, les journalistes ont suffisamment appris sur les ateliers Luban. En effet, Lu Ban, également connu sous le nom de Gongshu Ban, est un célèbre charpentier et inventeur qui a vécu à la fin de la Période des Royaumes combattants de printemps et d’automne. Il est né dans une famille de charpentiers de l’État de Lu et a commencé à apprendre le travail du bois dès son plus jeune âge. Au cours de sa vie, il inventa et perfectionna de nombreux outils de menuiserie, comme la scie et l’équerre. L’atelier Luban, porte le nom de ce maître chinois exceptionnel. A la suite de l’entretien avec les hauts responsables du musée de l’expérience de construction de l’atelier Luban, les hommes de médias ont également pu visiter l’université de technologie et d’éducation de Tianjin, les cinq avenues et le musée d’art numérique de Tianjin. ADS/MD (AMAP)
Mali : Cap sur la deuxième phase du retrait de la MINUSMA
Bamako, 08 sept (AMAP) La seconde phase du retrait de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA de la mission onusienne du Mali était, jeudi, principalement au centre d’une réunion du Comité de pilotage (niveau ministériel) de la mise en œuvre de la résolution 2690 du Conseil de sécurité des Nations unies. L’objet essentiel de cette réunion interministérielle, qui s’est tenue au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, était de faire le bilan de la première phase du processus, de pouvoir apprécier les résultats qui ont été atteints mais, aussi, d’identifier les difficultés et de dégager les perspectives. Sur ce dernier registre, il s’agissait précisément de regarder ensemble comment passer à la seconde phase du retrait qui verra aussi le Mali prendre possession des camps restants d’ici la fin du mois de décembre prochain. Elle a, aussi, examiné un projet d’accord entre le gouvernement et la MINUSMA qui doit être la boussole du processus de transfert des camps, des matériels et des sites. Elle intervient après la première phase du processus, qui prend fin au 31 décembre prochain et qui a vu, notamment, la rétrocession à l’Armée malienne des camps de Ménaka, d’Ogossagou (Région de Bandiagara, Centre), de Ber et de Goundam dans la Région de Tombouctou (Nord). «Nous avons reçu les rapports de nos équipes d’experts par rapport au bilan de cette première phase dont nous pouvons nous féliciter des résultats qui étaient fixés au début», a dit le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, au terme de la rencontre. Le premier point de cette phase concernait surtout le transfert des camps, qui s’est effectué sans grandes difficultés malgré quelques incidents autour du camp de Ber, dans la Région de Tombouctou (Nord) « Mais, dans l’ensemble, le processus s’est bien passé. Les Forces de défense et de sécurité se sont montrées à la hauteur et ont pris possession de ces camps pour pouvoir continuer à jouer leur rôle régalien de protection des personnes et des biens », s’est félicité le chef de la diplomatie malienne. ATTENUER L’IMPACT– Dans cette première phase, qui a pris fin en août dernier, il y a eu également des rotations de contingents militaires et civils. Le ministre Diop a signalé, à ce propos, que cet aspect est aussi à un niveau appréciable. «Nous avons pu constater des avancées sur ce point, y compris la sortie du personnel international civil, qui travaillait au niveau de la MINUSMA», a-t-il déclaré. A ce sujet, le ministre en charge des Affaires étrangères a dit que l’un des éléments essentiels était la mise en place, par le gouvernement, d’une stratégie d’atténuation de l’impact socioéconomique du retrait de la mission onusienne. Ce, afin de pouvoir aider nos compatriotes dans des localités qui sont concernées. « Il y a un consultant qui a été recruté et une stratégie est en cours d’élaboration. Les ministres ont pris possession de cette stratégie, examiné et entériné les termes de référence», a expliqué M. Diop. Il a, en outre, annoncé qu’une délégation ministérielle se rendra dans les zones d’opération de la MINUSMA pour pouvoir rencontrer tous les acteurs, y compris les personnes qui travaillaient avec cette mission. Cela, pour pouvoir « les sensibiliser, les écouter et prendre en charge leurs préoccupations dans le cadre de cette stratégie dont le gouvernement attend, avec intérêt la mise en œuvre ». Mais, aussi, le plan d’actions qui ne va pas seulement regarder la question de l’emploi des personnes qui travaillaient pour la Mission onusienne, mais s’intéressera, également, à toutes les opportunités qui peuvent être créées. Ce, « afin de venir en soutien à ces localités, aux citoyens, aux entreprises et autres qui sont affectés du fait de retrait de la MINUSMA », a détaillé Abdoulaye Diop. La réunion interministérielle a également examiné un projet d’accord qui doit être conclu entre le gouvernement et la MINUSMA. Le ministre Diop a précisé que cet accord-cadre doit gouverner tout le processus de transfert des camps, des matériels et des sites. Notant des avancées dans le processus, le gouvernement a affiché sa volonté de continuer le travail et le dialogue avec ses interlocuteurs de la mission des Nations unies « pour le bon déroulement du retrait ». Pour rappel, dès le lendemain de l’adoption de la Résolution 2690, le gouvernement malien a mis en place le Comité de pilotage pour pouvoir prendre les décisions et superviser l’ensemble de ce processus. BD/MD (AMAP)
Drame du bateau « Tombouctou » : Un rescapé témoigne
Gourma Rharous, 08 sept (AMAP) Le bateau « Tombouctou », un des long-courriers de la COMANAV (Compagnie Malienne de Navigation) qui relie Koulikoro à Gao a été la cible d’une attaque, jeudi 8 septembre, dans la Commune de Banikane, entre les villages de Chambou et Egayane, dans le Cercle de Gourma Rharous. De nombreux morts et blessés sont à déplorer. Du bateau qui a pris feu, il ne reste plusque les structures calcinés et la coque complètement immergée. A.T, est un rescapé de ce terrible drame. Les yeux hagards, encore sous le choc, il explique : » le bateau a commencé à essuyer les premiers tirs des assaillants à 10 heures et 20 minutes. La riposte des militaires à bord, chargés de l’escorte, a été prompte et vigoureuse. Ce qui a calmé l’ardeur des assaillants au cours de ces premiers échanges de tirs. Les agresseurs se sont déplacés, quelques encablures plus loin, pour se cacher dans une petite forêt d’eucalyptus située sur une dune surplombant le fleuve à un endroit qui forme un petit col ». Notre interlocuteur s’arrête de parler, la voix étreinte par l’émotion et balbutie finalement : « C’est là qu’un déluge de feu s’est abattu sur le bateau, mêlant crépitement d’armes légères et grondements assourdissants de roquettes. Malgré la riposte de l’escorte, le bateau est fortement , de la proue à la poupe, provoquant un immense incendie qui s’est élevé jusqu’aux deux étages supérieurs. » Selon toujours A.T, plus que les blessés et morts provoqués par balles, c’est le mouvement de foule qui suit les tirs qui a le plus fait de victimes. Les passagers désespérés se sont jetés à l’eau qui est profonde à cet endroit, dans un instinct de survie fatal à beaucoup d’entre eux dont le commissaire du bateau et plusieurs membres d’équipage. La même source indique qu’après l’accalmie, plus de soixante corps ont été repêchés quelques instants après. Le bilan demeure cependant encore inconnu car de nombreux corps n’ont, jusque-là, pas été retrouvés, malgré les recherches qui continuent. Selon une source hospitalière, juste après le drame, une vingtaine de blessés ont été héliportés sur Gao (Nord), pour leur prise en charge à l’hôpital régional. MG/MD (AMAP)
Camp de Gao : Riposte vigoureuse des forces loyalistes à une attaque terroriste
Gao, 8 septembre (AMAP) Les Forces de Défense et de Sécurité ont riposté vigoureusement, ce vendredi 08 septembre 2023, à une attaque Kamikaze et complexe qui a visé le camp militaire de Gao, situé dans la zone aéroportuaire de la ville, a appris l’AMAP de source militaire. La même source déclare que la riposte et les évaluations sont en cours. Pour l’instant, aucun bilan officiel n’est disponible. Pour rappel, deux autres attaques terroristes perpétrées jeudi contre la Bateau « Tombouctou » et le Poste de Bamba, avaient fait 49 morts civils et 15 soldats ainsi que de nombreux dégâts matériels. Le Gouvernement de Transition a, pour sa part, réitéré son engagement sans faille à éradiquer le terrorisme, sous toutes ses formes et à poursuivre la réalisation des objectifs de la Transition, seule voie salvatrice de Refondation de notre patrie. KM (AMAP)
Mali : 49 civils et 15 militaires tués, des blessés, ainsi que des dégâts matériels dans deux attaques terroristes
Bamako, 8 septembre (AMAP) Quarante-neuf (49) civils et 15 militaires ont été tués, plusieurs autres blessés et de nombreux matériels dans deux attaques perpétrées contre le bateau « Tombouctou » et le poste de Bamba, au Nord du pays, a appris l’AMAP de source officielle. Le Gouvernement de Transition a le profond regret d’informer l’opinion que ce jeudi 07 septembre 2023, le Bateau « TOMBOUCTOU » et la position des Forces Armées Maliennes (FAMa) de Bamba, dans la Région de Gao, ont fait l’objet d’attaques revendiquées par les terroristes du « Groupe de Soutien à l’islam et aux Musulmans » précise le communiqué de l’exécutif datant du 7 septembre 2023. Qui précise que le bilan provisoire fait état de 49 civils et 15 militaires tués, des blessés, ainsi que des dégâts matériels sur le bateau. Le document officiel déclare que « des dispositions immédiates ont été prises pour évacuer tous les passagers, les blessés et sécuriser les lieux, qui font toujours l’objet de ratissage et de surveillance ». « En cette douloureuse circonstance, SE le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Colonel Assimi Goïta, le Gouvernement et le peuple malien présentent leurs condoléances les plus émues, aux familles des personnes décédées et souhaitent un prompt rétablissement aux blessés » révèle le Communiqué. Le document officiel note que « le Gouvernement de Transition réitère son engagement sans faille à éradiquer le terrorisme, sous toutes ses formes et à poursuivre la réalisation des objectifs de la Transition, seule voie salvatrice de Refondation de notre patrie. « Ces attaquent illustrent, une fois de plus, la barbarie et la lâcheté des terroristes qui fuient l’offensive des FAMAS et s’attaquent à des objectifs civils vulnérables » affirment les autorités qui ont formulé le vœu « Que Dieu bénisse le Mali et préserve les Maliens ». KM (AMAP)
Mali: Deuil national de trois jours après l’attaque meurtrière d’un bateau
Bamako, 08 sept (AMAP) Le président de la Transition au Mali, le colonel Assimi Goita, a décreté un deuil national de trois jours, en hommage aux victimes civiles et militaires de l’attaque terroriste contre le bateau Tombouctou reliant la région de Mopti à Gao, jeudi 07 septembre, annonce un communiqué officiel. Le bilan provisoire de cette attaque revendiqué par les terroristes du « Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans « fait état de 49 civils et 15 militaires tués, des blessés, ainsi que des dégâts matériels sur le bateau », indique le communiqué. Les Forces armées maliennes (FAMa) « ont vigoureusement riposté à une double attaques terroristes complexes sur la position de l’Armée à Bamba, dans la Région de Gao, et contre le bateau « Tombouctou » de la Compagnie malienne de la navigation fluviale (COMANAV), ce jeudi 7 août 2023. », selon la même source. Les FAMa ont repris le contrôle de la zone de Bamba et ont lancé « aussitôt des actions de ratissage qui se poursuivent. » Le bilan provisoire de ces violents accrochages fait état d’une cinquantaine de terroristes neutralisés. Alors que l’on déplore « malheureusement la perte de militaires et de civils à bord du bateau ciblé. » Le gouvernement assure que des dispositions immédiates ont été prises pour évacuer tous les passagers, les blessés et sécuriser les lieux, qui font toujours l’objet de ratissage et de surveillance. « En cette douloureuse circonstance », le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, le gouvernement et le peuple malien « présentent leurs condoléances les plus émues, aux familles des personnes décédées et souhaitent un prompt rétablissement aux blessés. AT/MD (AMAP)
Mali : Lancement de la 29ème édition de la Campagne nationale de reboisement
Bamako, 8 septembre (AMAP) La 29ème édition de la Campagne nationale de reboisement a été lancée jeudi, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga dans la forêt classée de Tienfala, dans la région de Koulikoro, sous le thème : « arbre, une ressource du futur », a constaté l’AMAP. En organisant cette campagne de reboisement, le département en charge de l’Environnement a voulu mettre la lumière sur les défis du changement climatique qui sont désormais reconnus comme une réalité par l’ensemble de la communauté scientifique. Cette campagne va permettre la production de 12 529 288 plants, le reboisement de 16.707ha, la restauration de 657 ha de terres dégradées et la régénération naturelle de 20 325 ha. Le Premier ministre a déclaré que le thème de cette année place nos ressources forestières au cœur de nos problèmes. Pour lui, c’est un thème pertinent face aux enjeux du changement climatique et de reboisement suite aux actions de l’homme. Avant de révéler que l’arbre est un producteur d’origine, un purificateur d’air et une source de vie. Il séquestre non seulement le gaz carbonique dans l’atmosphère, puis le transforme et le rejette sous forme d’oxygène. « Notre plus grand poumon, ce sont les arbres », a affirmé le Chef du Gouvernement. En parlant de reboisement, le chef du gouvernement dira que c’est l’une des réponses du gouvernement à l’amélioration de la couverture végétale de nos forêts et de nos habitats agressés par la pression et les impacts du changement climatique sur les hommes. La présente cérémonie révèle la volonté politique de sensibiliser sur le niveau de dégradation des ressources forestières et fauniques et l’urgence à intensifier les activités d’amélioration du couvert végétale. Le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du développement durable estime qu’il est temps de sortir de l’inertie et de l’inaction pour agir. Mamadou Samaké affirme que le reboisement, au-delà de la lutte contre la déforestation est en même temps une mesure d’adaptation et une mesure d’atténuation face au changement climatique. Cette campagne a pour but principal, selon le ministre en charge de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, de sensibiliser l’opinion nationale sur la nécessité d’investir davantage dans les actions de lutte contre la dégradation des ressources naturelles, notamment forestières et fauniques, la lutte contre la désertification, les effets néfastes du changement climatique et la perte de la biodiversité. Elle porte également sur d’autres activités connexes de conservation de la nature notamment sur les actions de défense, de fixation biologique de dunes, de restauration des sols et de conservation des eaux et sols. Le ministre Mamadou Samaké a rappelé les résultats encourageants de la campagne précédente. En effet, la campagne 2022 a permis la production de 9.125.921 plants sur une prévision de 15.798.203 soit un taux de réalisation de 57,76% ; le reboisement de 8.871 hectares sur une prévision de 16.334 hectares, soit un taux de réalisation de 54,31% ; la restauration de 400,91 hectares de terres dégradées. Le chef de file des Partenaires techniques et financiers, (PTF), Edmond Moukaka, a salué et soutenu les autorités maliennes dans leurs efforts d’inverser la tendance à la dégradation des ressources naturelles et à la détérioration du cadre de vie des populations à travers des actions d’amélioration de la couverture végétale et de la conservation des ressources de la biodiversité. Parlant de la campagne de reboisement, Edmond Moukala dira que cet événement institutionnalisé depuis 1995, constitue un cadre fédérateur de mobilisation de tous les acteurs pour une synergie d’action pour reverdir le pays et lutter contre le changement climatique et l’avancée du désert. Selon lui, c’est un moment de prise de conscience, de sensibilisation, d’engagement et de renforcement de capacités des acteurs du développement. « Les PTF s’engagent à appuyer le secteur de l’environnement dans la mobilisation des ressources et financement climatiques à travers des accréditations pour un accès direct du pays aux différents fonds existants », a rassuré Edmond Moukala. Selon les estimations de la Direction générale des Eaux et Forêts, (DGEF), notre pays perd chaque année 400 000 hectares de forêts à cause de la coupe, de la commercialisation et de l’utilisation du bois de chauffe et du charbon de bois. Sur les 32 millions d’hectares de forêts recensés au Mali en 2002, il ne reste actuellement qu’environ 17,4 millions hectares. Pour rappel, la précédente campagne a permis la production de 9.125.921 plants sur une prévision de 15.798 203 soit un taux de réalisation de 57,76%. AMK/KM (AMAP)
Mali : Un deuil national de 3 jours décrété suite à l’attaque du bateau « Tombouctou »
Bamako, 8 septembre (AMAP) Un deuil national de trois (3) jours, à compter de ce vendredi 8 septembre 2023 à zéro, est déclaré sur toute l’étendue du territoire national, en hommage aux victimes civiles et militaires de l’attaque terroriste perpétrée contre le bateau « Tombouctou », reliant Gao à Mopti, le jeudi 7 septembre 2023, a appris l’AMAP de source officielle. Le même décret du président de la Transition précise que les drapeaux sont mis en berne sur tous les bâtiments et édifices publics pendant toute la durée du deuil. Enfin, « le présent décret sera enregistré et publié au Journal officiel » note le document officiel. KM (AMAP)

