Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 27 septembre 2023

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 27 septembre 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi Goïta, président de la Transition, chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté un projet de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Économie et des Finances, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant modification du Décret n°2021-0682/PT-RM du 24 septembre 2021 portant désignation de l’autorité compétente et définition de la procédure en matière de gel administratif dans le cadre de la lutte contre le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive. La criminalité financière nationale et transnationale demeure aujourd’hui au centre des préoccupations de la Communauté internationale et des Autorités nationales eu égard à son impact négatif sur la réputation et l’intégrité des institutions financières. Afin de conduire la lutte contre ce fléau, les États membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine se sont dotés d’un dispositif législatif et organisationnel de lutte contre le Blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Dans ce cadre, les pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest ont créé le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest qui, conformément aux recommandations du Groupe d’Action Financière, procède à l’évaluation du dispositif de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme des États membres. Cette évaluation consiste à vérifier si les lois, règlements et autres mesures requises en vigueur dans les pays sont mis en œuvre de façon pleine et appropriée, de manière à assurer l’efficacité du système de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Lors de l’évaluation de notre dispositif, des insuffisances ont été décelées dans le Décret n°2021-0682/PT-RM du 24 septembre 2021 portant désignation de l’autorité compétente et définition de la procédure en matière de gel administratif dans le cadre de la lutte contre le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive. Le présent projet de décret est adopté dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’actions que le gouvernement a souscrit avec le Groupe d’Action Financière. Son adoption permettra de corriger les insuffisances constatées et d’améliorer la conformité technique de notre dispositif en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE – Ambassadeur du Mali à Addis Abeba (Ethiopie) : Monsieur Madou DIALLO, Conseiller des Affaires étrangères. AU TITRE DU MINISTERE DES MINES – Chef de Cabinet : Monsieur Yacouba KEBE, Spécialiste en communication. AU TITRE DU MINISTERE DU TRAVAIL, DE LA FONCTION PUBLIQUE ET DU DIALOGUE SOCIAL – Chef de Cabinet : Monsieur Mamadou SISSOKO, Professeur de l’Enseignement secondaire. – Chargé de mission : Monsieur Namakan KEITA, Professeur de l’Enseignement secondaire. AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINISSEMENT ET DU DéVELOPPEMENT DURABLE – Chef de Cabinet : Monsieur Modibo SACKO, Docteur vétérinaire. – Conseiller technique : Madame GUINDO Aïssata CISSE, Ingénieur sanitaire. – Directeur Général de l’Agence de l’Environnement et du Développement durable : Monsieur Zantigui Boua KONE, Ingénieur de la statistique. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le président de la Transition, chef de l’État a, cependant, appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie.

Macina : Ouverture de la 5ème Réunion du Comité Local de Veille et de Gestion des Risques et Catastrophes

Macina le 29 Septembre (AMAP) L’ouverture des travaux de la 5ème réunion du Comité Local de Gestion des risques et catastrophes a été présidée par le préfet de Cercle, le Colonel Major Albaraka Ag Amarizag, le Jeudi 28 Septembre 2023 à Macina. Elle s’est déroulée en présence des autorités administratives, municipales, des représentants des organisations de la Société civile et des Leaders Religieux et Coutumiers. Organisé par Catholic Relief Service (CRS) en partenariat avec l’ONG ALPHA lOG et le Service du Développement Social et de l’Economie Solidaire, cet atelier a pour objectif de s’enquérir de l’état des lieux de la situation qui prévaut dans le cercle du mois de Juillet mois d’Août 2023. Il s’agit également de disposer d’un plan d’action locale de prévention et de gestion de l’inondation dans la contrée, de réfléchir et faire ressortir dans les jours à venir un plan stratégique d’assainissement et sa mise en application rigoureuse. Le Chef de l’exécutif local, le Colonel Major Albaraka Ag Amarizag, a saisi l’occasion pour inviter les membres du Comité de Veille à un suivi régulier des activités pour apaiser la souffrance des Personnes Déplacées Internes. Avant de déclarer qu’une crise mal gérée se transforme en catastrophe et la survenance d’une catastrophe est toujours regrettable. A l’issue de leurs travaux, les participants ont formulé, entre autres recommandations, le Rôle déterminant ainsi que la responsabilité des membres du Comité de Veille, la Tenue régulière des réunions du Comité de Veille dans toutes les communes, l’élaboration de la liste de toutes les ONG et Partenaires évoluant dans le Cercle, la mise en place un plan de contingence et le respect de l’accord-cadre que les ONGs ont signé avec l’Etat Pour rappel, avec la crise multidimensionnelle le Cercle de Macina enregistre de nos jours 4821 Personnes Déplacées Internes (PDI) dont 1034 enfants pour 883 ménages avec 2357 Hommes et 2464 Femmes. A cela s’ajoutent 345 PDI tous Donzos venus de Monimpébougou, Wènina, Bengo. Ces Personnes Déplacées Internes sont dans les Communes de Macina, Kolongo, Monimpé, Sana, Matomo et Souleye. AOK/ KM (AMAP)

Communiqué du conseil des ministres du 27 septembre 2023

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 27 septembre 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi Goïta, président de la Transition, chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté un projet de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Économie et des Finances, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant modification du Décret n°2021-0682/PT-RM du 24 septembre 2021 portant désignation de l’autorité compétente et définition de la procédure en matière de gel administratif dans le cadre de la lutte contre le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive. La criminalité financière nationale et transnationale demeure aujourd’hui au centre des préoccupations de la Communauté internationale et des Autorités nationales eu égard à son impact négatif sur la réputation et l’intégrité des institutions financières. Afin de conduire la lutte contre ce fléau, les États membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine se sont dotés d’un dispositif législatif et organisationnel de lutte contre le Blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Dans ce cadre, les pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest ont créé le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest qui, conformément aux recommandations du Groupe d’Action Financière, procède à l’évaluation du dispositif de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme des États membres. Cette évaluation consiste à vérifier si les lois, règlements et autres mesures requises en vigueur dans les pays sont mis en œuvre de façon pleine et appropriée, de manière à assurer l’efficacité du système de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Lors de l’évaluation de notre dispositif, des insuffisances ont été décelées dans le Décret n°2021-0682/PT-RM du 24 septembre 2021 portant désignation de l’autorité compétente et définition de la procédure en matière de gel administratif dans le cadre de la lutte contre le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive. Le présent projet de décret est adopté dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’actions que le gouvernement a souscrit avec le Groupe d’Action Financière. Son adoption permettra de corriger les insuffisances constatées et d’améliorer la conformité technique de notre dispositif en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE – Ambassadeur du Mali à Addis Abeba (éthiopie) : Monsieur Madou DIALLO, Conseiller des Affaires étrangères. AU TITRE DU MINISTERE DES MINES – Chef de Cabinet : Monsieur Yacouba KEBE, Spécialiste en Communication. AU TITRE DU MINISTERE DU TRAVAIL, DE LA FONCTION  PUBLIQUE ET DU DIALOGUE SOCIAL – Chef de Cabinet : Monsieur Mamadou SISSOKO, Professeur de l’Enseignement secondaire. – Chargé de mission : Monsieur Namakan KEITA, Professeur de l’Enseignement secondaire. AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINISSEMENT ET DU DéVELOPPEMENT DURABLE – Chef de Cabinet : Monsieur Modibo SACKO, Docteur Vétérinaire. – Conseiller technique : Madame GUINDO Aïssata CISSE, Ingénieur Sanitaire. – Directeur Général de l’Agence de l’Environnement et du Développement durable : Monsieur Zantigui Boua KONE, Ingénieur de la Statistique. AU CHAPITRE DES  COMMUNICATIONS Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le président de la Transition,c de l’État a, cependant, appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie.

Bafoulabé : La ruée vers… le grenat dans le village de Fansané

Par Boubacar MACALOU Bafoulabé, 26 sept (AMAP) Les zones montagneuses de la Région de Kayes, dans l’Ouest du Mali, regorgent d’énormes potentialités naturelles. Si dans le Cercle de Kéniéba certains sont devenus riches, après avoir ramassé quelque diamant, au cours d’une simple promenade dans la brousse, à Bafoulabé, la chance semble plutôt sourire à ceux qui, sans être des alpinistes, empruntent les sentiers serpentés et accidentés des montagnes. A Fansané, contrée khassonké, regroupant cinq villages et situé dans la Commune rurale de Bafoulabé, à 20 km au nord de son chef-lieu de commune et de cercle, la population extrait des pierres précieuses depuis 1994, derrière les montagnes, près du village de Soria, à 5 km. Cette carrière a été découverte par un fils de la contrée traversée par une montagne qui renfermerait des ressources minières dont les grenats. La population est majoritairement composée de peulhs. Ici, les gens vivent essentiellement de l’agriculture et de la chasse. Dans cette localité, les pierres précieuses sont appelées « grenats et semblent illuminer le paysage par leur éclat. On en trouve derrière les montagnes, au nord du village de Soria. « Il y a trois sortes de grenats : des grenats verts, jaunes et rouges. Le vert a le plus de valeur », explique Cheick Oumar Diallo, revendeur de pierres précieuses et originaire de la Région de Nioro. Tout comme le diamant, le grenat est une pierre précieuse, fine. Elle entre dans la fabrication des bijoux, colliers, vitres et de beaucoup d’autres objets de valeur. Le grenat a été découvert à Fansané par Brema Sidibé, notable du village de Soria en 1994, année où il a quitté pour une autre mine de gemmes de la Commune de Diakon, Cercle de Bafoulabé. « Au cours d’une causerie, j’ai montré un morceau de pierre à mon ami chasseur qui m’a expliqué qu’il voyait ce genre de pierre dans son campement », ajoute Sidibé. Peu de temps après, à l’aide d’un pic, du marteau, de la pelle et du burin, Brema Sidibé a commencé à creuser à la recherche de cette matière appelée grenat mais, sans succès. « Je suis dans cette activité, depuis vingt-neuf ans. Parfois, je peux avoir quelques grammes dont la vente à Bamako peut, souvent, me rapporter 300 000, voire 400 000 Fcfa. Je peux, aussi, passer des années sans trouver aucune pierre », raconte-t-il. La chasse au grenat est devenue une source de revenus pour tous ceux qui espèrent faire fortune. Paradoxalement, la ruée a suscité la colère de certains villageois qui lui attribuent tous les maux. Brema Sidibé qui a repris à son compte cet adage populaire : « Celui qui veut atteindre le sommet, ne doit point se décourager », n’a pas baissé les bras et est parvenu à réaliser une « success story » dans l’exploitation du grenat. « Par la suite, quelques habitants du village m’ont suivi et pratiquent le métier de mineur comme moi. Nous avons maintenu le cap », assure ce notable. Les sites miniers à succès attirent les jeunes, comme c’est le cas à Kéniéba et Sadiola, célèbres pour leur production aurifère. En pareils cas, les nouvelles vont vite surtout dans ce monde interconnecté. Les réseaux sociaux ont vite fait parvenir les échos de ce nouvel « eldorado » à des milliers de jeunes d’horizon divers qui se sont rués vers Fansané pour y tenter leur chance. Cette arrivée massive a suscité l’inquiétude dans certains milieux. Un jeune de Diabesambou, village de Fansané, a extrait trente-huit grammes de grenat vert qui lui ont valu six millions cinq cent mille francs Cfa. « Le prix dépend de la valeur de la matière. A Fansané, il n’y a pas de prix fixe, tout est à discuter », soutient ce revendeur. Les autorités locales, notamment le sous-préfet central, Mme Koné Aïchata Diarra, le maire de la Commune rurale de Bafoulabé, Kandé Doucouré, les légitimités traditionnelles dont le coordinateur des chefs de village de Bafoulabé, Kaba Diallo, et la gendarmerie ont rencontré les autorités coutumières de Fansané, samedi 23 septembre 2023, à Soria. « Cette visite s’inscrit dans le cadre d’un échange pour une meilleure gestion de la carrière compte tenu de l’affluence sur le site. Nous avons appris à travers les réseaux, les nouvelles de Fansané », a dit M. Doucouré qui a présidé la rencontre. « En tant qu’autorités, il est de notre devoir de venir nous imprégner de la situation, d’échanger avec vous pour explorer des pistes de solutions aux problèmes de la localité », a déclaré le maire, Kandé Doucouré. BM/MD (AMAP)

Report des élections au Mali, annonce le ministre de l’Administration territoriale

Bamako, 25 sept (AMAP) Le Gouvernement de la Transition au Mali a annoncé, lundi, « un léger report, pour des raisons techniques » des élections dont la présidentielle, initialement prévue pour le dimanche 04 février 2024 (premier tour) et le dimanche 18 février 2024 (second tour). Dans un communiqué, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maiga, a indiqué que ce report est dû à « la prise en compte de nouvelles dispositions constitutionnelles dans la loi électorale, en particulier l’augmentation de délais entre les 2 tours des élections présidentielles. » En outre la prise en compte par l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) des résultats de la révision annuelle des listes électorales (1er Octobre au 31 Décembre 2023) dans le fichier électoral à partir de Janvier 2024 » est une autre raison avancée. Tout comme, « la gestion de la « prise en otage » de la Base de données du Recensement Administratif à Vocation d’état civil (RAVEC) par le prestataire IDEMIA, une société française. Le Gouvernement malien précise que « les nouvelles dates de l’élection présidentielle feront l’objet de communiqué ultérieurement, après échange avec l’AIGE ». MD (AMAP)

Tribune de l’ONU : Le ministre Diop dénonce les manœuvres de déstabilisation du Mali et du Sahel par la France (Ministère malien des Affaires étrangères)

Bamako, 25 sept (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération international, Abdoulaye Diop, s’est adressé, samedi dernier, à la 78è session de l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, où il a exposé la situation du Mali marquée par des attaques terroristes “en complicité avec des puissances étrangères, particulièrement la France.” Abdoulaye Diop a, cité par un texte du Ministère des Affaires étrangères du Mali, a aussi exprimé la vision du gouvernement par rapport à la paix et au développement au Mali et dans le Sahel, dans un discours qui s’est focalisé sur la situation sécuritaire. Le représentant du Mali a déclaré que la paix et la sécurité restent la priorité pour les populations maliennes et et du Sahel, “après plus d’une décennie de violences aux conséquences particulièrement dévastatrices.” «Pour sa part, le Mali a décidé de changer de paradigme et de prendre son destin en main. Ainsi, au plan sécuritaire, le Mali a accordé la priorité au renforcement des capacités des Forces de défense et de sécurité maliennes, afin de leur permettre de s’acquitter de leurs missions régaliennes de défense du territoire national et de protection des populations et des biens», a-t-il déclaré. Selon lui, “le peuple malien a repris confiance aujourd’hui dans son outil de défense et les populations sont encouragées par les résultats engrangés dans la lutte contre les groupes armés terroristes et leurs sponsors étatiques étrangers.” Comme le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga en 2021 et le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga en 2022, le chef de la diplomatie malienne a pointé du doigt “la responsabilité de la France dans la dégradation de la situation sécuritaire au Mali et dans le Sahel.” « Il y a lieu de rappeler que le 15 août 2022, le gouvernement du Mali avait alerté le Conseil de sécurité sur les actes d’hostilité et d’agression de la France. Au lieu de cesser ces agissements, ce pays, membre permanent du Conseil de sécurité, continue, en toute impunité, ses manœuvres de déstabilisation du Mali et du Sahel, comme en témoigne la récente libération de terroristes dans la zone des trois frontières du Burkina Faso, du Mali et du Niger, en dehors de tout cadre judiciaire et à l’insu des États concernés, pour perpétrer plus d’actions terroristes contre nos populations civiles et nos Forces de défense et de sécurité», a-t-il dénoncé. “Les actes hostiles de la France, a fait remarquer le ministre Diop, s’illustrent, également, par ses interventions intempestives et illégales pour retarder, voire empêcher le traitement de nos demandes de financement dans plusieurs institutions financières sous-régionales, régionales et internationales.” “Le même pays tente et, parfois, parvient malheureusement à instrumentaliser des organisations sous- régionales africaines, opposant des pays frères les uns aux autres, uniquement pour ses intérêts géopolitiques, dans une démarche néocoloniale et paternaliste, a-t-il regretté. ÉLECTIONS GÉNÉRALES BIENTÔT – “Notre pays, a indiqué Abdoulaye Diop, est conscient du fait que l’action militaire seule ne suffit pas pour enrayer de manière durable les défis complexes liés au terrorisme et à certaines problématiques de la gouvernance du pays.” C’est la raison pour laquelle le gouvernement “s’est doté d’une stratégie intégrée, qui comprend les réformes politiques et institutionnelles, le volet développement, la prise en compte des préoccupations spécifiques de la jeunesse, des femmes, y compris l’emploi et leur représentation dans les instances de décision aux niveaux local et national.” Pour créer les conditions permettant de réaliser les aspirations profondes des populations maliennes au changement, le gouvernement s’est engagé dans la mise en œuvre de réformes politiques et institutionnelles nécessaires à la refondation de l’État. “Participe de cette dynamique, l’organisation réussie, le 18 juin 2023, du référendum sur la nouvelle Constitution du Mali, adoptée à plus de 96%. Sa promulgation par le chef de l’État, le 22 juillet 2023, consacre l’avènement de la IVè République du Mali”, a poursuivi le chef de la diplomatie malienne. Le ministre malien a indiqué, qu’en passant ce cap, “le gouvernement donne le gage d’une volonté réelle pour le retour à un ordre constitutionnel apaisé et sécurisé, y compris l’organisation, dans les tout-prochains mois, des élections générales.” Par rapport à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), le ministre Diop a soutenu : “Après dix ans de présence dans mon pays, celle-ci n’a pas été à la hauteur des menaces.” « Durant sa présence sur le territoire national, la situation sécuritaire au Mali n’a fait que se dégrader. L’insécurité, qui était cantonnée dans les Régions du Nord du Mali, au moment de son déploiement en 2013, a atteint les Régions du Centre et du Sud. Cette propagation de l’insécurité est, fort heureusement, en cours de fléchissement grâce aux succès indéniables remportés sur le terrain par les Forces armées maliennes, malgré les défis inhérents à ce type d’opérations », a-t-il dit. Pour Abdoulaye Diop, le gouvernement travaille avec la MINUSMA en vue de son retrait ordonné, coordonné et sécurisé du Mali, et ce, dans le délai imparti du 31 décembre 2023, conformément aux dispositions de la résolution 2690 du 30 juin 2023 du Conseil de sécurité. “Le gouvernement de la République du Mali n’envisage pas de proroger ce délai”, a-t-il insisté. Toutefois, le chef de la diplomatie malienne a précisé que le retrait de la MINUSMA “ne signifie pas la fin de la coopération entre l’Organisation des Nations unies et la République du Mali.” Il a, aussi, souligné que “dans une dynamique d’appropriation nationale, le gouvernement s’attèle à poursuivre la mise en œuvre efficiente et intelligente de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger avec nos frères des mouvements signataires qui le souhaitent.” « Nous nous réjouissons du chemin déjà parcouru depuis la signature de l’Accord en 2015, y compris l’adoption de la nouvelle Constitution qui prend en charge plusieurs dispositions de l’Accord », a-t-il dit. Face à la persistance de la menace terroriste, le ministre Diop a déclaré que le gouvernement est plus que jamais déterminé à exercer sa souveraineté, asseoir

63è anniversaire du Mali : Le colonel Assimi Goïta explique la situation sécuritaire tendue par des enjeux géopolitiques, géostratégiques et géo-économiques

Bamako, 25 sept (AMAP) Le colonel Assimi Goïta, chef de l’Etat , a expliqué, vendredi, a Bamako, que la situation sécuritaire tendue au Mali, “est bien compréhensible au regard des enjeux géopolitiques, géostratégiques et géo-économiques”, à la Place d’armes du 34è Bataillon du Génie militaire, à la faveur de la célébration du 63è anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance. Le colonel Goïta, lors d’une interview à la presse à la fin de la prise d’armes, a donné l’assurance que “nous allons faire face à toutes ces menaces d’où qu’elles proviennent.” “Notre pays a fait des choix stratégiques, les choix d’affirmer sa souveraineté sur les plans sécuritaire, économique, de diversifier ses partenaires stratégiques”, a-t-il rappelé. “Cela, a-t-il souligné, va forcément compromettre les intérêts de certains partenaires qui pensaient nous maintenir dans la dépendance.” « Ce qui est sûr et certain, nous sommes déterminés à défendre les intérêts et la souveraineté du peuple malien », a déclaré le chef de l’Etat. Dans cette interview à la presse au cours de laquelle il a rendu hommage au président Modibo Kéita et ses compagnons qui ont, “par leur patriotisme, conduit le Mali à la souveraineté nationale et international”, le chef suprême des Armées a, ensuite, indiqué que ce 63è anniversaire de “notre pays est placé sous le signe du sursaut national pour la défense et de la patrie.” Le colonel Goita est revenue, aussi ,sur le départ de la Mission multidimensionnelle des Nations unies pour l astabilisation au MaIi (MINUSMA) qu’il a présenté comme étant “une volonté du peuple malien suite à un constat d’échec de dix ans de présence sur notre sol.” Ce qui a poussé “le peuple à décider que les Forces armées maliennes (FAMa) prennent leur responsabilité face à sa sécurité.” « Raison pour laquelle, je pense qu’avec la mise en œuvre de la résolution 2690 du Conseil de sécurité des Nations unies, le Mali va recouvrer sa souveraineté sur l’ensemble du territoire national et apporter les services sociaux de base aux populations”, a dit le chef de l’Etat. “Et, aussi, de cerner tous les aspects liés à l’insécurité. Comme vous le savez, certaines parties échappent au contrôle total des FAMa », a ajouté le colonel Assimi Goïta qui a soutenu que ce redéploiement des FAMa sur toute l’étendue du territoire “va permettre de lutter efficacement contre le terrorisme.” Concernant de l’Alliance des Etats du Sahel qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger, il a indiqué que “c’est une vision commune d’établir une architecture de défense collective, d’assistance mutuelle.” Les trois pays partagent les mêmes défis en termes de lutte contre le terrorisme, de développement et ont en commun les mêmes frontières. « La Charte de l’Alliance est une bonne initiative qu’il faudra consolider dans les jours à venir pour le bénéfice de nos différents peuples », a exhorté le chef de l’Etat. NE PAS FAIRE LE JEU DE L’ENNEMI – Pour le chef de l’Etat, la lutte contre la corruption et la délinquance financière sont une volonté du peuple malien. A ce propos, le président Goïta a rappelé que “les autorités de la Transition ont pris l’engagement solennel de lutter efficacement, avec beaucoup de détermination contre ce fléau.” Il a ajouté qu’ “aujourd’hui la lutte contre la corruption est un facteur de stabilité pour notre pays.” Selon lui, la plupart des cas de tensions sociales que le Mali traverse actuellement, ne sont pas forcément liés à un problème de moyens mais plutôt au mauvais comportement de certains Maliens au détriment de l’intérêt général. « Je donne toujours l’assurance au peuple que nous allons mener cette lutte avec la détermination requise et sans état d’âme », a dit le président de la Transition. Le colonel Assimi Goïta a, aussi, salué “la résilience du peuple qui a permis de se focaliser sur l’essentiel.” “Et sans cette résilience, a-t-il apprécié, on ne pourra rien faire. Il a appelé à l’union sacrée : « Le moment que nous traversons, la situation sécuritaire tendue, cela est normal, mais nous allons y faire face. Mais cela demande l’adhésion, la cohésion de tous les Maliens contre la menace commune qui est le terrorisme ». Parlant de la communication en temps de guerre, le président de la Transition a demandé aux médias “de ne pas faire le jeu de l’ennemi, ne pas valider les propagandes de nos adversaires et inonder les réseaux sociaux avec des informations qui ont tendance à démoraliser les troupes engagées sur le terrain.” « Ceux qui se battent au quotidien pour que certains restent en vie et ceux qui affrontent la mort toutes les secondes ne doivent pas être découragés et démotivés », a soutenu le chef suprême des Armées. Il a, par contre, félicité et encouragé “tous les journalistes qui, par les écrits ou par les réseaux sociaux, motivent les Forces armées et les encouragent à la défense de la patrie.” « Je demande, une fois de plus, l’union sacrée autour des FAMa », a-t-il invité, rappelant que tous les grands pays, à un moment de leur histoire, ont traversé des périodes très difficiles.« Aujourd’hui, c’est notre tour, nous devons faire face à ces menaces et difficultés. Ce qui est sûr et certain, avec la détermination des Maliens, l’engagement constant et patriotique des FAMa, nous allons travailler pour la victoire finale », a assuré le colonel Goïta. Et de souligner que pendant la guerre il y aura toujours des moments très difficiles et des moments de victoire. « Une fois de plus, je tiens à souhaiter bonne fête d’indépendance à tous les Maliens », a conclu le chef de l’Etat En lieu et place du faste pour commémorer ce 63è anniversaire, à l’aube de la IVè République, les autorités maliennes ont décidé de parler de la solidarité légendaire du pays. “Raison pour laquelle, a précisé le chef de l’Etat, pour manifester la compassion de la Nation aux familles endeuillées, les autorités ont décidé de réorienter les fonds alloués à cet effet à l’assistance ces familles et aux rescapés des attaques barbares et lâches

Une attaque terroriste fait 02 morts et 05 blessés à Tombouctou, dans le Nord du Mali

Bamako, 22 sept (AMAP) Au moins deux personnes ont perdu la vie et cinq autres blessées à Tombouctou, dans le Nord du Mali, suite à des tirs d’obus sur la ville par des Groupes armés terroristes (GAT), jeudi 21 septembre 2023, a annoncé l’Armée dans un communiqué. Le communiqué indique que ce « bilan provisoire » est de «deux morts et cinq blessés», tout en soulignant que la première évaluation fait état «d’un obus tombé au rond-point Bahadou et un autre au Nord de l’hôpital». La même source ajoute que le ratissage est en cours. AT/MD (AMAP

Dépôt de gerbe de fleurs au monument de l’indépendance: Le chef de l’Etat rend hommage aux pères de l’indépendance 

Bamako, 22 sept (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a déposé, vendredi, une gerbe de fleurs au monument de l’Indépendance, à l’occasion de la commémoration du 63è anniversaire de l’accession du Mali à la souveraineté nationale et internationale. C’était en présence du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, du président du Conseil national de Transition (CNT), le colonel Malick Diaw, des membres du gouvernement et de la hiérarchie militaire. C’est précisément à 9 heures 10 minutes que le chef de l’État est arrivé sur les lieux. A sa descente, le colonel Assimi Goïta a été accueilli par des officiels. Il a, ensuite, fait le salut au drapeau sous l’exécution de l’hymne national par la fanfare de la Garde nationale, avant de passer en revue des troupes. Après, le président de la Transition s’est rendu au pied de l’historique monument. Le colonel Assimi Goïta y a déposé une gerbe de fleurs avant la sonnerie aux morts. Le chef de l’État a accompli ainsi un devoir de reconnaissance envers les Pères de l’indépendance et à tous les Martyrs qui se sont battus pour libérer notre pays du joug colonial. Un important dispositif sécuritaire a été mis en place. Cependant, cette situation n’a pas empêché le président de la Transition d’aller en contact avec la foule qui a fait le déplacement à la Place de l’indépendance. Ces compatriotes, très enthousiastes, ne cessaient de scander le nom du chef de l’État et lui réitérer leur soutien. BD/MD (AMAP)  

Colonel Assimi Goïta, président de la Transition : « Le gouvernement veillera au redéploiement des Forces de défense et de sécurité sur l’ensemble du territoire national »

Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, lors de son discours à l’occasion de la Fête nationale de l’Indépendance du 22 septembre 2023, en tant que chef suprême des Armées, a assuré que les attaques dirigées contre les populations civiles de même que celles contre les Forces armées maliennes (FAMa) ne resteront pas impunies. Il a annoncé qu’une enquête est ouverte par la justice malienne. Ce vendredi 22 septembre 2023, le peuple malien célèbre, le 63è anniversaire de l’indépendance de notre pays, le premier sous la Quatrième République. Ceci m’offre l’heureuse occasion de m’adresser à vous avec fierté et reconnaissance. En ce jour de souvenir, nous rendons hommage au Président Modibo Keita, à ses compagnons, à tous les martyrs qui ont, par leur lutte mémorable, conduit le Mali à sa libération et tracé la voie de la souveraineté. Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Depuis la rectification de la Transition et la tenue des Assises nationales de la Refondation, notre pays a engagé de grands chantiers de reformes répondant ainsi aux préoccupations soulevées par le peuple dans les domaines de la sécurité, de la gouvernance de l’État, de la justice et du développement socioéconomique. Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Ayant pris conscience que la survie même de notre État dépendait de la question sécuritaire, les autorités de la Transition ont opérés des choix stratégiques majeurs qui ont permis l’amélioration de nos capacités opérationnelles et la montée en puissance de l’armée. Suivant notre nouvelle vision de l’outil de Défense, celui-ci a connu une mutation en profondeur, d’où un changement radical de mode opératoire dans la lutte contre les groupes armés terroristes dont les actions perfides ne consistent, de nos jours, qu’à s’attaquer aux populations civiles innocentes en guise de représailles des lourdes pertes que leur infligent les Forces de Défense et de Sécurité. En témoigne la dernière attaque lâche et barbare contre le bateau Tombouctou dans la localité de Bamba. Aux familles endeuillées, je présente les condoléances de la Nation et souhaite prompt rétablissement aux blessés. Les attaques ainsi dirigées contre les populations civiles de même que celles contre les FAMas ne resteront pas impunies. A ce jour, une enquête est déjà ouverte par la justice malienne. La nouvelle politique de défense intègre les citoyens dans un système plus adapté aux conditions d’un pays faisant face à des menaces sécuritaires multiformes. C’est pourquoi le Gouvernement a restauré et amélioré le service national des jeunes. Il a également pris un décret sur la réserve des forces armées et de sécurité. Aussi, la nouvelle Constitution prévoit la mobilisation aux côtés des forces armées et de sécurité de tous les citoyens âgés de 18 ans au moins pour la défense de la patrie. Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Après dix ans de présence des forces étrangères sur notre sol, nous avons compris que la logique était plutôt d’entretenir l’insécurité et de nous maintenir dans la dépendance. C’est la raison fondamentale pour laquelle, le peuple malien a décidé de prendre en main sa sécurité. Avec la nouvelle dynamique, consécutive au retrait de la MINUSMA et les opérations militaires en cours, le Mali recouvrera sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire. A cet effet, en application de la résolution 2690, le Gouvernement de la République du Mali veillera au redéploiement effectif des Forces de défense et de sécurité ainsi qu’au retour des services sociaux de base sur l’ensemble du territoire national. Cela est d’autant plus urgent que la deuxième phase du retrait de la MINUSMA devra faire l’objet d’un suivi rigoureux dans les localités de Douentza, Ansongo, Aguelhoc, Kidal, Tessalit au plus tard le 31 décembre 2023. Ce processus ne saurait se finaliser sans contrainte. Toutefois, j’invite les populations à resserrer les rangs autour des FAMas dans l’accomplissement de cette mission décisive. Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Face aux multiples défis auxquels notre pays est confronté, notre diplomatie a su se réinventer pour jouer tout son rôle dans l’atteinte de nos objectifs majeurs de refondation, notamment la reconquête de notre souveraineté. Les résultats obtenus, en termes de crédit de notre pays, mais aussi de mobilisation de ressources et de partenariats en soutien à nos efforts de développement, confortent nos choix. Ce repositionnement stratégique, impulsé, est appelé à se poursuivre dans un contexte d’incertitudes liées aux profondes mutations en cours sur la scène internationale. Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Notre pays compte sur son capital humain pour relever les défis de la construction d’une Nation prospère. C’est pourquoi les secteurs de l’économie, de l’éducation et de la santé bénéficient d’une attention particulière de la part du Gouvernement. Concernant le secteur éducatif, je tiens à saluer l’ensemble des acteurs, particulièrement les enseignants qui travaillent avec abnégation pour donner une bonne instruction aux enfants du Mali. C’est le lieu de relever la bonne organisation des examens depuis l’avènement de la Transition. Cette année, les capacités d’accueil au niveau du secondaire seront renforcées avec la construction de lycées dans certaines régions. Au niveau de l’enseignement supérieur, la création du Centre d’Intelligence artificielle et de Robotique est la preuve que le Mali entend promouvoir son développement par les technologies modernes. Conscient des difficultés qui assaillent le système éducatif et de la nécessité de réunir les acteurs comme le recommandaient les Assises nationales de la Refondation, le Gouvernement prépare activement les états généraux de l’éducation. Cette rencontre s’attachera à proposer des solutions consensuelles aux problèmes diagnostiqués en vue de sortir notre système éducatif des contraintes structurelles qu’il connait. Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, L’emploi des jeunes participe au développement économique et à la stabilité sociale du pays. Au-delà des recrutements dans la fonction publique, le Gouvernement travaille à mettre en place les meilleures conditions pour l’employabilité des jeunes ainsi que la création des emplois. Dans le nouveau contexte lié au retrait de la MINUSMA, le Gouvernement a élaboré une stratégie d’atténuation des impacts socioéconomiques. La santé de la population constitue une priorité pour le Gouvernement. C’est pourquoi nous avons pris diverses mesures pour l’amélioration du plateau technique en procédant à