Relance du GEPPAO : Le nouveau bureau a tenu sa première réunion d’information à Abidjan

Envoyé spécial Souleymane Bobo TOUNKARA Abidjan, 12 dec (AMAP) Le nouveau bureau du Groupement des éditeurs de presse publique d’Afrique de l’Ouest (GEPPAO), a tenu une réunion d’information, mardi dernier à Abidjan, avant d’être reçu, quelques heures plus tard, par le ministre ivoirien de la Communication, Porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly. Le nouveau bureau élu pour un mandat de quatre ans est dirigé par l’Ivoirien Serge Abdel Nohou, le directeur général du Groupe Fraternité Matin. Le premier vice-président, chargé des relations extérieures est Lamine Niang, directeur général du Quotidien national du Sénégal, Le Soleil, tandis que le directeur général de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP), Alassane Souleymane, occupe le poste de deuxième vice-président, chargé de l’animation et de la vie associative. Parmi les autres membres du bureau, figurent Dr Sawakoudé Bertin du Bénin qui occupe le poste de secrétaire général. Il est secondé par le Nigérien Alou Moustapha, le Guinéen Ibrahima Koné occupe le poste de trésorier principal, avec comme adjoint l’Ivoirien Adama Koné, directeur général adjoint du Groupe Fraternité Matin. Quatre grands sujets ont été abordés lors de cette rencontre : la prochaine tournée d’une délégation du GEPPAO dans les pays membres pour présenter le programme d’activités aux autorités, la redynamisation de l’association, le problème de siège du groupement et l’organisation des Awards de la presse pour récompenser les meilleurs journalistes de la sous-région. Le ministre Amadou Coulibaly a salué la reprise des activités du GEPPAO et assuré le nouveau bureau du soutien total du gouvernement ivoirien. « C’est une excellente idée (la reprise des activités du GEPPAO, ndlr). J’ai été très séduit par le nouveau programme que vous avez élaboré. Pour moi, le GEPPAO est une belle entreprise et un bon véhicule de l’intégration sous-régionale », a dit le ministre Coulibaly qui était entouré de ses principaux collaborateurs dont le directeur de cabinet, Jean Martial Adou. « Je suis sûr que la relance du Journal de L’Intégration sera bien accueillie par l’ensemble des pays de la sous-région», a conclut Amadou Coulibaly qui a été désigné parrain de l’association, alors que le trophée de la 1ère édition des Awards portera le nom du Président ivoirien, Alassane Ouattara. La date et le lieu de l’évènement seront précisés dans les semaines à venir, après la validation du nouveau programme d’activités de l’association. En 2025, le programme prévoit, entre autres, une série de visites dans les pays membres et aux patrons des organisations sous-régionales (CEDEAO, UEMOA, Conseil de l’Entente, BCEAO), la recherche de ressources à travers des partenariats et des sponsors, la création d’une banque de données pour favoriser le partage d’expériences et de bonnes pratiques, la création d’un site web du GEPPAO et du Journal de l’Intégration, la mise à jour des statuts et, bien entendu, l’organisation de la 1ère édition des Awards. Le programme est ambitieux, mais pour le président du GEPPAO, Serge Abdel Nohou, comme pour le ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly, c’est un programme réalisable qui peut donner un coup de fouet à l’intégration sous-régionale pour le bonheur des populations. Le Mali est membre fondateur de ce groupe média porté sur les fonts baptismaux en décembre 2014 (les trois autres pays fondateurs sont le Bénin, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire). Après sa création, le GEPPAO avait lancé Le Journal de L’Intégration, un magazine trimestriel qui ne fera malheureusement pas long feu. La disparition de ce journal a porté un coup fatal à l’association et il a fallu attendre le 25 octobre dernier pour voir le groupe média renaître de ses cendres avec la mise en place d’un nouveau bureau et l’adhésion de trois autres pays : la Guinée, le Niger et le Sénégal. SBT/MD (AMAP)

L’Alliance Joining Force/UNICEF organise un Panel sur la protection des droits de l’enfant face au changement climatique

Bamako, 12 dec (AMAP) L’Alliance Joining Force, en partenariat avec l’UNICEF, a organisé, mercredi dernier, au Centre international de conférence de Bamako (CICB) un panel avec les enfants autour du thème : « la protection des droits de l’enfant face au changement climatique », l’activité entre dans le cadre de la journée internationale de l’enfant. Le directeur pays de World vision, Patrick Danière, a précisé que l’Alliance Joining Force qui regroupe six organisations internationales travaillant sur le bien-être des enfants (World vision, Terre des Hommes, Save the children, Plan international, SOS village et Educo) et UNICEF « ont décidé de conjuguer leurs efforts pour valoriser de nouveaux espaces et supports d’expression des droits de l’enfant, en particulier sur le thème des droits de l’enfant et l’environnement. » M. Danière a ajouté que le thème revêt une importante capitale, parce que les enfants du Mali ne sont pas épargnés par les effets du changement climatique notamment les inondations et les fortes chaleurs que le Mali a connu cette année. « En tant que membres de l’Alliance Joining Forces, nous ne ménagerons aucun effort pour écouter les enfants, qui représentent l’avenir du pays, sur leurs droits face au changement climatique », a-t-il promis. Le directeur national de la Promotion de l’Enfant et de la Famille, Harouna Samaké, a déclaré avoir « apprécié cette initiative de l’Alliance Joining Force et UNICEF, pour échanger sur l’avenir des enfants et sur le changement climatique. » « Car, chaque fois qu’il y a inondation, on constate qu’il y’ a au moins un enfant victime. Cela joue essentiellement sur leurs droits de leur protection », a souligné M. Samaké. Selon le maire délégué de la Commune III, Abdoulaye Traoré, l’ambition de l’Alliance Joining Force et UNICEF pour le bien-être des enfants « répond au souci partagé des autorités du pays et des autres acteurs au développement, car elle vise à trouver des solutions durables aux problèmes auxquels les enfants sont confrontés, particulièrement les enfants les plus vulnérables. » Il a exhorté les collectivités locales et les services techniques de l’Etat ainsi que les organisations communautaires de base, à être des acteurs majeurs du processus dans la protection des droits des enfants. Après les exposés des panélistes (les conseillers techniques Sékou Koné et Mme Traoré Djénéba Diakité) sur le thème, des enfants ont posé des questions de compréhension. Les enfants ont aussi fait des plaidoyers et des recommandations, quant à leur avenir, en depit de tout ce que le gouvernement du Mali a fait par rapport aux respects des droits des enfants. Ils ont interpelé le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille le cas au cas particulier des enfants avec un handicap dans le cadre des initiatives de lutte contre le changement climatique au Mali. En 2023, le gouvernement, pour protéger les écoliers, a exigé que les établissements scolaires arrêtent les cours à partir de midi à cause des fortes chaleurs ; quelles sont les solutions à mettre en place pour que le climat impacte moins l’éducation ; cette année la montée des eaux a eu beaucoup de conséquences sur l’éducation et l’épanouissement des enfants, la rentrée scolaire 2024-2025 en a été retardée, quelles dispositions à prendre pour atténuer les possibles de futures inondation sur les enfants… Sont entre autres des préoccupations que les enfants ont soulevées. Selon Fatoumata Cissé, déficiente visuelle, étudiante à l’Institut de formation des aveugles, satisfaite des réponses, « les questions ont par les panelistes. SST/MD (AMAP)  

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 11 décembre 2024

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 11 décembre 2024 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : –  adopté des projets de texte ; –  procédé à des nominations ; –  et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil des ministres a adopté un projet de loi autorisant le Gouvernement à prendre certaines mesures par ordonnance. Le présent projet de loi est initié en application des articles 121 de la Constitution et 13 de la Charte de la Transition. Il vise à autoriser le Gouvernement à prendre par ordonnance, des mesures qui sont normalement du domaine de la loi, durant la période comprise entre la clôture de la session ordinaire du Conseil National de Transition, ouverte Le projet de loi, adopté, habilite le Gouvernement à prendre des mesures nécessaires pour la réalisation de son programme, notamment : le 07 octobre 2024 la création, l’organisation et le contrôle des services et organismes publics ; l’organisation de la production ; les statuts du personnel ; les traités et accords internationaux ; le régime électoral. Sur le rapport du ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, le Conseil des ministres a adopté : un projet de décret fixant le taux de la contribution de l’opérateur postal au fonds du service postal universel ; un projet de décret déterminant la composition et les modalités de fonctionnement du Comité de gestion du fonds du service postal universel. La Loi n°2017-016 du 12 juin 2017, modifiée, portant réglementation du secteur postal a été adoptée pour mieux définir les fonctions de réglementation et de régulation du secteur postal. Cette loi, qui s’applique aux différentes activités relatives aux services postaux effectués sur le territoire national par tout opérateur postal, définit les domaines exclusifs de l’opérateur postal public, les règles de concurrence et les conditions requises pour la prestation du service universel. Pour assurer le financement des coûts nets liés aux obligations de service universel, la loi portant réglementation du secteur postal crée un fonds du service postal universel dont le financement est assuré par les subventions versées par 1’Etat malien et par les contributions versées par les opérateurs du secteur postal. La loi relative au secteur postal prévoit qu’un décret pris en Conseil des Ministres détermine la composition et les modalités de fonctionnement du Comité de gestion du fonds ainsi que la contribution des opérateurs de services postaux titulaires de licence globale ou de licence simple. Les projets de décret, adoptés, fixent la contribution de l’opérateur postal à 3% de son chiffre d’affaires annuel hors taxe et déterminent la composition et les modalités de fonctionnement du Comité de Gestion du Fonds du service postal universel et l’ouverture de la session ordinaire du mois d’avril 2025. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA RECONCILIATION, DE LA PAIX ET DE LA COHESION NATIONALE – Conseiller technique : Monsieur Sidy BA, Administrateur du Travail et de la Sécurité sociale. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Troisième Conseiller à l’Ambassade du Mali à Beijing (Chine) : Monsieur Amadou GUINDO, Conseiller des Affaires étrangères. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE – Recteur de l’Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako : Monsieur Mahamadou DIAKITE, Professeur de l’Enseignement supérieur. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS, CHARGE DE L’INSTRUCTION CIVIQUE ET DE LA CONSTRUCTION CITOYENNE – Conseillers techniques : Monsieur Ibrahima Alpha TOURE, Administrateur civil/Membre du Corps Préfectoral ; Monsieur Baba COULIBALY, Conseiller des Affaires étrangères. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT, DES DOMAINES, DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION – Chargé de mission : Monsieur Ismaïl TOURE, Ingénieur informaticien. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le Conseil des ministres de la reprise des travaux du Cadre de Concertation national entre le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, les Partis politiques et les Organisations de la Société civile. Le Cadre de Concertation national est un outil permettant au Gouvernement d’assurer l’inclusivité dans toutes les réformes politiques et institutionnelles. Il a permis de tenir plusieurs rencontres courant 2022 et 2023 autour du chronogramme de la Transition et des réformes politiques et institutionnelles. Suite à la mise en place du nouveau Gouvernement, le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a reçu du Président de la Transition, Chef de l’Etat, lors du Conseil des Ministres du 27 novembre 2024, une lettre de cadrage comportant 08 domaines prioritaires, parmi lesquels figurent : les réformes politiques et institutionnelles, l’apaisement du climat social et la création des conditions en vue d’organiser des élections transparentes et apaisées qui mettront un terme à la Transition. A cet effet, le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a convié les Présidents et Responsables des Partis politiques et des Organisations de la Société civile, respectivement les 05 et 06 décembre 2024, au Centre de Formation des Collectivités Territoriales. L’ordre du jour portait sur : –  la prise de contact avec les acteurs concernés ; –  la présentation du point d’étape de la révision des listes électorales de 2024 ; –  la présentation du point des réformes politiques et institutionnelles. Ces rencontres ont enregistré la participation de 199 Présidents et Responsables de Partis politiques et 59 Responsables ou Représentants des Organisations de la Société civile. Les rencontres ont permis au Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation de rassurer les participants de la volonté et de l’engagement du Gouvernement à travailler avec tous les acteurs

Kangaba : Formation des coordinateurs de l’AIGE

Kangaba, 11 décembre (AMAP) Une mission de l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections (AIGE), conduite par M. Arouna Sissoko, Commissaire Superviseur de l’AIGE en charge de la région de Koulikoro, est arrivée mardi à Kangaba, a constaté l’AMAP. Cette formation s’inscrit dans le cadre de la formation des membres des coordinations de l’AIGE sur la centralisation des résultats des scrutins et les cadres de concertation créés par le président de l’AIGE. Le chef de mission est accompagné de Mme Safiatou Diakité du Département des relations publiques de l’AIGE, M. Yacouba Konaté du Département des finances publiques de l’AIGE et de Léopold Konaté, chef du Département des opérations électorales de l’AIGE. La cérémonie d’ouverture de la rencontre s’est déroulée dans la salle de conférence du cercle sous la présidence de l’adjoint du préfet de cercle, Drissa Konaré. La formation porte sur  les aspects essentiels dans l’organisation et la gestion des élections et concerne deux modules que sont, la Centralisation des résultats des scrutins et les cadres de concertation avec les partis politiques, la société civile et le Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, créés par Décision du président de l’AIGE. Dans son allocution, le chef de mission a placé l’atelier dans son contexte. En effet, la loi électorale charge l’AIGE de l’organisation de tous les scrutins et la gestion de leurs résultats. Le Commissaire superviseur de l’AIGE en charge de la région de Koulikoro a également indiqué qu’aucune organisation humaine ne peut réussir sans des échanges francs et sincères. D’où la création des cadres de concertation entre l’AIGE et les principaux acteurs impliqués dans l’organisation des élections. M. Sissoko a, par ailleurs précisé qu’aucune compilation de données ne saurait se faire sans des procédures bien définies. C’est pourquoi l’AIGE a élaboré spécialement un module qui décrit les différents modes ainsi que la méthodologie de centralisation des résultats. Voilà qui explique l’organisation de la présente formation à l’intention de toutes les coordinations en vue de la tenue d’élections libres, transparentes, inclusives et apaisées. Dans son discours d’ouverture, l’adjoint du chef de l’exécutif a invité les participants à plus de régularité, d’assiduité, de participation et surtout de curiosité en terme d’apprentissage tout au long de l’atelier. Il s’est dit convaincu que cette journée de formation contribuera à renforcer leurs capacités en vue de faire efficacement face aux prochaines élections. Le chef de mission et sa suite ont été informé du nombre des membres représentant l’administration et les partis politiques. Ils ont également noté les statistiques à savoir les validations, les radiations et les transferts. SD/KM (AMAP)  

Région de Kayes : Le SIDA, toujours une urgence sanitaire

Kayes, 11 déc (AMAP) Le directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Kayes, Amadou Dicko, a présidé le 4 décembre 2024 la commémoration de la Journée Mondiale de lutte contre le SIDA et le lancement des activités du Mois de lutte contre le SIDA. dans la partie Ouest du Mali. D’après M. Dicko, le thème de l’édition de cette année : « Suivons le chemin des droits rappelle que « le monde peut mettre fin à cette épidémie en tant que menace de santé publique, si les droits de l’homme bien protégés étaient mis au centre et le leadership confié aux communautés. « La possibilité de mettre fin au SIDA va s’acquérir en atteignant et en impliquant toutes les personnes vivant avec le VIH, celles exposées au risque d’infection ou affectées par le virus, notamment les personnes les plus exclues et marginalisées et envisager la définition d’une politique volontariste, relire certains textes et imposer le respect des droits et la promotion de l’inclusion des toutes les communautés », estime Amadou Dicko. Il s’agit pour le gouvernement, à travers le secrétariat exécutif du Haut conseil national de lutte contre le SIDA (HCNLS) et ses démembrements régionaux de minimiser les risques auxquels sont exposés 120 523 personnes vivant avec le VIH au niveau national, dont 31 247 à Kayes sur les 2 985 290 à dépister. « Cependant, nous sommes encore loin de ces objectifs au regard des statistiques effectuées avec une prise en charge de seulement 60% des personnes vivant avec le VIH par les ARV ou Anti Rétroviraux (niveau national) et 5 757 l’année dernière à Kayes », conclut le représentant du gouverneur. Pour le secrétaire exécutif régional du Haut Conseil National de Lutte contre le SIDA, Soumana Traoré, cette maladie mortelle qui entrave le processus de développement, constitue toujours constitue une urgence sanitaire à l’échelle planétaire malgré les progrès remarquables enregistrés ces vingt dernières années dans la riposte mondiale. Grâce à ces progrès, on note la réduction des nouvelles infections de 60% par rapport à 1995 ; l’amélioration de l’accès à la thérapie antirétrovirale de près de 400% par rapport à 2010 et la réduction des 69% des décès liés au SIDA par rapport au pic de l’année 2004. « Ces progrès ne doivent pas nous faire oublier qu’il n’existe pas jusqu’à présent de vaccin contre le VIH et qu’on ne guérit pas du SIDA », a rappelé M. Traoré Cette journée est une forte recommandation du Sommet mondial des ministres de la Santé tenu à Londres (Angleterre) sous l’égide de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), auquel participaient les représentants de 140 pays. BMS/MD (AMAP)

Bankass : 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles, édition 2024

Bankass, 07 déc (AMAP) La campagne de 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles à Bankass a ete lancé, cette semaine, u service local de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille, a constaté sur place l’AMAP. Cette campagne, dont le lancement été présidé par le préfet du Cercle de Bankass, le colonel Aly Sidibé, vise à renforcer la mobilisation sociale pour réduire les cas de violences faites aux femmes et aux filles au Mali. Le thème national retenu cette année est : « Rôles et responsabilités de la famille et la communauté dans la promotion des valeurs pour l’abandon des violences faites aux femmes et aux filles au Mali. » Les intervenants lors de la cérémonie de lancement : le chef de village, la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), la cheffe de Service local de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille et le préfet, ont tous souligné l’importance de cette campagne. La prestation d’un troupe théâtrale sur les Violences basées sur le genre a été le temps forts de cette cérémonie de lancement auquel étaient également présent, le 2e adjoint au préfet Amadou Bayoko, le maire de la Commune de Bankass, les représentants des services techniques de l’ État, les groupements des femmes, les jeunes. AKG/MD (AMAP) 

Ségou : Le Gouverneur de région mort dans un accident de la circulation

Ségou, 1 décembre (AMAP)  Le Chef de l’exécutif de la région de Ségou, le Contrôleur général de police Alassane Traoré est décédé dimanche dans un accident de la circulation à zambougou, localité située à une quarantaine de kilomètre de la ville de Ségou, sur l’axe de Bamako, a appris l’AMAP. De source officielle   Le véhicule de l’officier supérieur, à son bord, en plus de lui, son épouse, son fils, son garde du corps et son chauffeur a eu une crevaison, entrainant un tonneau, qui lui couté la vie Les obsèques de l’Officier supérieur auront lieu ce mardi à Avant sa nomination comme  Heures à L’Ecole Nationale de Police Pour rappel, le Chef de ’exécutif régional, le contrôleur général de police Alassane Traoré,  a occupéle poste de conseiller technique au ministère de la Sécurité et de la Protection civile depuis août 2019. Après son baccalauréat obtenu en 1985, Alassane Traoré suivra une formation de base au camp militaire de Ségou, avant d’intégrer la police nationale en 1988. En 1994, il intègre l’École nationale d’administration (ENA). Cinq ans après, il en ressort titulaire d’une maîtrise en droit public. De 2000 à 2001, il entame un cycle de formation de commissaire à l’École nationale de police. Sa soif de se perfectionner davantage, sa persévérance et le désir ardent de renforcer ses capacités de commissaire lui pousse à aller en France, où il effectuera un passage à l’Ecole supérieure de police de Saint-Cyr, au Mont d’Or entre 2004 et 2005. De retour au bercail, Alassane Traoré occupera plusieurs responsabilités notamment secrétaire général à la direction générale de police nationale et au Commissariat de police du 3è arrondissement de Bamako. En 2015, il est nommé chef adjoint du Bureau des études, de la coopération et de l’informatique (BECI) la même année. En 2017, il dépose ses valises à la police nationale comme directeur adjoint de la formation à la police nationale. Une fonction qu’il exercera durant 3 ans. De 2006 à 2016, Alassane Traoré a été observateur à la Mission des Nations-unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), ensuite membre de la Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO).  Il a à son actif deux médailles des Nations-unies reçues en Haïti et en République démocratique du Congo (RDC). Et avait une grande expérience dans les modules comme la police judiciaire, administrative et de proximité, ainsi que sur le processus électoral grâce à son statut de formateur dans les missions onusiennes. Né le 2 août 1960 à Bamako, le contrôleur général de police Alassane Traoré a succédé à l’inspecteur général des Eaux et forêts, feu Biramou Sissoko lui aussi décédé en juin 2020 des suites de maladie. Il laisse derrière lui une veuve et 7 enfants dont l’un s’en est lui aussi allé le même jour à la suite du même accident. ADS/MS/KM (AMAP)  

Nombre des ministres : Pas plus de 30, (Projet de loi)

Bamako, 9 dec (AMAP) Les membres du Conseil national de Transition (CNT) ont adopté, jeudi dernier en fin d’après-midi, plusieurs projets de textes celui de la loi organique qui fixe 30, au maximum, le nombre des membres du gouvernement, a constaté l’AMAP. Le projet, voté par 129 voix pour, zéro contre et autant d’abstention, s’inscrit dans le cadre de l’application de l’article 75 de la Constitution du 22 juillet 2023 qui dispose : « Le gouvernement comprend le Premier ministre, Chef du gouvernement et les ministres. Une loi organique fixe le nombre des membres du gouvernement ». Le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien au processus électoral, Mamani Nassiré qui a défendu ce projet de loi. Le projet de texte est présenté comme ayant pour objectif de prendre en compte ainsi « une demande sociale forte et récurrente des Maliens pour la réduction du train de vie de l’État et la rationalisation de ses ressources. » L’organe législatif de la Transition a aussi approuvé le projet de loi organique fixant les règles d’organisation et de fonctionnement de la Cour constitutionnelle ainsi que la procédure suivie devant elle. La Cour constitutionnelle est la plus haute juridiction de l’Etat en matière constitutionnelle. Elle est juge de la constitutionnalité des lois et garantit les droits fondamentaux de la personne humaine et les libertés publiques. La Cour constitutionnelle contrôle la régularité de l’élection du Président de la République et des opérations du référendum dont elle examine les réclamations et proclame les résultats définitifs. Elle statue en cas de contestation de l’élection des députés et de celle ou la désignation des sénateurs. En matière de contrôle de constitutionnalité, parallèlement à celui par voie d’action, elle peut être saisie sur renvoi de la Cour suprême d’une exception d’inconstitutionnalité soulevée par un justiciable devant une juridiction. Conformément à la nouvelle Constitution, la Cour constitutionnelle comprend neuf membres qui portent le titre de conseillers. Le mandat des conseillers est de sept ans non renouvelables. Ces neuf membres sont désignés comme suit : deux par le Président de la République, un par le Président de l’Assemblée nationale, un par le Président du Sénat, deux par le Conseil supérieur de la magistrature, deux enseignants-chercheurs de droit public désignés par un collège constitué par les recteurs des universités publiques de droit, un  par l’ordre des avocats S’agissant de sa compétence, en matière électorale, contrairement au cas de l’élection du Président de la République, la Cour ne proclame plus les résultats définitifs des élections parlementaires (députés et sénateurs). Elle ne statue que sur les contentieux électoraux dans la limite des circonscriptions électorales des requérants. Le projet de loi prend en charge ces innovations intervenues suite à la promulgation de la nouvelle Constitution. Ce texte qui était défendu par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux Mamoudou Kassogué, a été adopté par 131 voix pour, zéro contre et autant d’abstention.   EXCEPTION D’INCONSTITUTIONNALITÉ – Le CNT a, par ailleurs, approuvé le projet de loi organique fixant les attributions, l’organisation, les règles de fonctionnement ainsi que la procédure suivie devant la Cour suprême. L’adoption de la nouvelle Constitution consacre la Cour des comptes et une « nouvelle Cour suprême » et permet de soulever l’exception d’inconstitutionnalité devant les juridictions. La Loi fondamentale supprime la Haute cour de justice dont les attributions sont désormais dévolues à la Cour suprême, à travers la poursuite et l’instruction des infractions commises par les membres du gouvernement dans l’exercice de leur fonction. Ce texte, défendu également par le Garde des Sceaux, a été adopté à l’unanimité des membres du CNT présents. La Constitution du 22 juillet 2023  prévoit, en son article 36, une Cour des comptes comme institution de la République. Selon la Loi fondamentale, cette Cour est la juridiction supérieure des finances publiques et l’institution supérieure de contrôle des finances publiques. Elle a des attributions juridictionnelles, de contrôle et de consultation. Elle assiste le gouvernement et le Parlement dans le contrôle de l’exécution des lois de finances et l’évaluation des politiques publiques. La Cour des comptes reçoit également les déclarations des biens des personnes assujetties à la déclaration des biens et vérifie les comptes des partis politiques. Ce texte a été également voté à l’unanimité des membres du CNT présents. L’organe législatif de la Transition a, enfin, approuvé le projet de loi organique déterminant les modalités d’application de l’article 153 de la Constitution relatif à l’exception d’inconstitutionnalité. L’adoption de ce texte permettra « à tout justiciable de soulever l’exception d’inconstitutionnalité d’une loi à l’occasion d’une instance et de se mettre, le cas échéant, à l’abri d’une norme inconstitutionnelle. » C’est le ministre chargé de la Justice qui a défendu aussi ce projet de loi. Il a été adopté par 128 voix pour, zéro contre et autant d’abstention. BD/MD (AMAP)

Burkina Faso : Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo nommé Premier ministre

  Bamako, 7 dec (AMAP) Le Président de la Transition du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré a nommé ce samedi 07 décembre, Jean Emmanuel Ouédraogo, 44 ans, Premier ministre, apprend-on par un décret lu à la télévision nationale burkinabé (RTB) par le secrétaire du gouvernement burkinabè, Mathias Traoré. Précédemment ministre d’État, ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Jean Emmanuel Ouedrago remplace Appolinaire Kyelem remercié 24 heures plus tôt. Né le 26 décembre 1980 à Ouagadougou, Jean Emmanuel Ouédraogo est journaliste de formation. Avec une brillante carrière dans la presse le nouveau PM fut présentateur à la télévision nationale. Réputé humble et gros travailleur il dispose d’un court mais riche parcours politique depuis l’avènement du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration II (MPSR II) en septembre 2022. Jean Emmanuel Ouedrago aura la lourde tâche de former un gouvernement de mission dans un contexte sécuritaire et géopolitique complexe marqué par la lutte contre le terrorisme, la concrétisation et le renforcement de Confédération des États du Sahel (AES). KM/MD (AMAP)

Société : La part des femmes dans le «nansongo»

Par Djènèba BAGAYOKO Bamako, 6 dec (AMAP) Karim Keïta et son épouse Assetou Traoré sont unis par les liens sacrés du mariage depuis cinq ans. De loin, le couple semble vivre une vie faite d’eau douce et d’amour. Les disputes sont rares et la marmite bout tous les jours. De près pourtant la vie n’est pas un long fleuve tranquille comme l’explique Assetou Traoré parlant de la gestion de sa popote. «Nous sommes dans une famille de quinze personnes. Avant, mon mari me donnait 5.000 Fcfa comme prix de condiments, déjeuner et dîner compris. Il y a deux ans maintenant que Keita ne me donne que 3.500 Fcfa prétextant une diminution de la clientèle de son garage. Je me vois donc dans l’obligation de me plier en deux pour compléter le ‘’nansogo’’. C’est une situation embarrassante, surtout que je dois souvent faire recours à mes parents pour assurer un repas acceptable à ma famille », explique notre interlocutrice. Pour faire face à cette nouvelle donne, dame Traoré s’est vu obliger de contracter une dette auprès d’une caisse d’épargne. Ce qui lui a permis d’ouvrir un petit commerce de pagnes wax, de chaussures et pleins d’autres choses. Mais tous les bénéfices vont dans le prix de condiments, explique Mme Keita. Et lorsque les affaires ne marchent pas, elle peut compter sur la participation de sa belle-mère. Une vieille femme qui n’hésite pas à apporter de temps en temps des légumes et de l’huile. Zeneïbou Maïga, secrétaire de direction dans un service national, est quant à elle  mariée depuis deux ans et vit dans la grande famille de son mari. Elle aussi soutient affronter le problème de l’insuffisance du prix des condiments et donc dans l’obligation de se débrouiller pour le compléter. «Mon mari me donne 2 500 Fcfa par jour. J’ajoute 1 000 à 1 500 Fcfa pour avoir 3 500 à 4 000 Fcfa. Ce qui me permet d’avoir un déjeuner copieux. Pour le dîner, personne n’intervient, je m’en occupe seule. Il m’arrive de dépenser 2.000 Fcfa voire plus», dit-elle. Zeneïbou Maïga va plus loin et soutient que les femmes qui vivent dans les grandes familles sont les plus fatiguées. Elle se justifie : «Dans la grande famille, il faut beaucoup plus de condiments pour que la nourriture soit acceptable». Zeneïbou Maïga et Assetou Traoré ne sont pas les seules à participer au prix de la popote. Comme elles, Aminata Dakouo est ménagère. Mariée depuis 2000, elle aussi participe à l’achat des condiments. «Depuis le début de mon mariage, mon mari a fixé le prix des condiments à 1.000 Fcfa par jour. Jusqu’au moment où je vous parle, il n’a pas augmenté d’un franc. Ces 1.000 Fcfa ne peuvent plus suffire. Surtout avec l’arrivée des enfants», se plaint-elle. Et de préciser : «Mon premier fils est par la grâce de Dieu commerçant. Il m’aide énormément, sinon ce serait un calvaire car sur le marché, tout est cher et tous les jours les commerçants augmentent les prix des produits alors que la famille continue de s’agrandir au fil des années.» ÉMANCIPATION DE LA FEMME – Assurer la popote est un devoir pour l’homme sous nos cieux. Mais aujourd’hui, certains chefs de famille en font le cadet de leurs soucis. Prenant à la lettre le concept de l’émancipation de la femme, ils se dérobent à leurs devoirs, arguant inconsciemment que la femme est aujourd’hui l’égale de l’homme et donc se doit de prendre part à toutes les dépenses. Soit ! Dans tous les cas, la femme africaine en général et la femme malienne en particulier ne se sont jamais dérobées à leurs obligations familiales. C’est le cas de cette autre dame qui a sollicité l’anonymat et qui nous raconte : «Je vis depuis une quinzaine d’années avec le père de nos trois enfants. Ma situation financière étant plus confortable que la sienne, c’est à moi de m’occuper des charges alimentaires du foyer. Lui se contente d’apporter un sac de maïs, un autre de riz et 10 litres d’huile dans le magasin et basta ! Le reste ne le regarde visiblement pas malgré mes plaintes.» Le comportement de cet homme ressemble à bien des égards à celui de nos frères de la campagne qui estiment que leur charge se limite à remplir le grainier. À la femme de s’arranger pour assurer le reste. Baba Doumbia, enseignant de profession, n’est pas d’accord avec les propos de nos interlocutrices. Il estime que les femmes ne complètent pas le prix des condiments, «au contraire, elles utilisent une partie de l’argent pour l’investir dans leurs tontines», accuse-t-il. Et de poursuivre : «Sur dix femmes, il peut avoir une seule qui complète le prix de condiments». C’est aussi l’avis de Madou Koné qui raconte à cet effet une anecdote qu’il dit avoir vécue. «Je donne 2.000 Fcfa par jour à mon épouse pour l’achat de condiments et à chaque repas je ne vois que deux petits morceaux de viande dans la sauce. Un jour je l’ai prise en flagrant délit. En effet, elle payait chaque jour une tontine journalière de 1.000 Fcfa. Les femmes passent leur temps à nous accuser alors que c’est de leur faute », confie-t-il en souriant. Devant ces accusations et contre accusations, nous avons voulu savoir ce qu’en pensent les observateurs de notre société. Nous nous sommes adressé au sociologue Modibo Touré. Pour lui, la « popote » représente le budget alimentaire d’une famille. Elle est une charge qui incombe aux deux conjoints. «L’homme a des charges reconnues auxquelles il ne peut pas se dérober comme le loyer, l’électricité, etc. » Mais, les réalités de la vie en Afrique font que la « popote » est aussi considérée et perçue comme un devoir que l’homme, en tant que premier responsable du foyer, doit accomplir. Cependant, si la femme peut l’aider, alors cette aide est toujours bienvenue. La vie devient de plus en plus difficile et nos femmes doivent-elles contribuer à l’achat des condiments ? Débat toujours ouvert et dont la fin n’est surement pas pour demain. DB/MD (AMAP)