Ramadan et canicule : Difficile à concilier
Par Fatoumata NAPHO Bamako, 25 mar (AMAP) Seule la foi peut aider les jeûneurs à tenir pendant cette forte poussée de chaleur. Pour ceux qui ne se ménagent pas sous le soleil, il y a un gros risque de déshydratation qui peut avoir de graves conséquences. Selon les exégètes, le musulman est paré de nombreuses vertus dont la patience et l’endurance susceptibles de l’aider à affronter les peines et les difficultés mais, aussi, à consentir des sacrifices pour se rapprocher d’Allah, le Clément et Miséricordieux. C’est donc une épreuve difficile pour le musulman de jeûner dans des conditions caniculaires. « Pas du tout facile ce mois de Ramadan », lance le cordonnier Sékou Sylla tout en secouant la tête. Il confesse être simplement aidé par la foi pour continuer à observer le jeûne, sinon il aurait renoncé. Comme lui, de nombreux fidèles confirment toutes les difficultés à jeûner pendant cette poussée de chaleur. Le soleil ne facilite aucunement la tâche. Et « le délestage chronique » n’est pas fait non plus pour arranger la situation des jeûneurs. Concilier le jeûne et le travail relève de l’ordre normal des choses. Mais, certains semblent avoir des difficultés à concilier les deux ou, du moins, à pouvoir travailler sous la forte chaleur surtout avec de longues séquences de coupure d’électricité un peu partout au Mali. Adama Coulibaly, mécanicien de son état et chef de garage soutient la thèse. Il dit franchement avoir des difficultés à travailler pendant la canicule encore plus dans les conditions actuelles. « Le jeûne lors de ces deux dernières années se fait dans des conditions difficiles », explique le mécanicien. Pour se couvrir des rayons solaires, il porte une casquette noire qu’il plonge dans de l’eau de temps en temps avant de la remettre. Il répète à satiété cette gymnastique ou essaie de trouver le réconfort dans des ablutions faites avec de l’eau fraiche. « Je fais tout cela pour tenir parce qu’un vent chaud et sec souffle », souligne-t-il. Il explique boire suffisamment à la rupture du jeûne pour étancher sa soif mais, aussi, éviter d’être déshydraté. Non loin du garage d’automobiles de notre mécanicien se trouvent des cambistes reconnaissables avec les liasses de billets de banque qu’ils agitent au nez et à la barbe des usagers de la voie publique. Ceux-ci confirment aussi avoir des difficultés à concilier le Ramadan et la canicule. Tous les moyens sont bons pour se préserver d’un coup de chaleur. Oumar Samaké, casquette sur la tête se verse à intervalle régulier un sachet d’eau. Il fait des émules puisqu’un collègue, Bourama Camara, accomplit le même rituel. Il explique avoir du mal à s’éloigner de son bidon d’eau à la rupture. Sur ces entrefaites, Oumar Ouattara arrive sur sa moto. Il enroule autour de son cou une serviette mouillée pour se rafraichir. « Le soleil est vraiment brûlant. C’est ma manière d’y faire face », explique-t-il sur le ton de la plaisanterie. Il explique utiliser cette petite serviette depuis le deuxième jour du Ramadan. Seydou Guindo est un agent de sécurité qui assure la garde 12h sur 24H (6h à 18h) sur son lieu de travail. « En cette période de forte chaleur, ce n’est pas facile de travailler à jeûn », dit-il. Pour souffler un peu, il ne se gêne pas souvent de s’asseoir à l’ombre d’un mur. Quant à Kadiatou Diallo, vendeuse de sachets d’eau, elle confirme se frotter les mains dans la vente de glaces en ce mois de Ramadan. Et d’expliquer écouler souvent 15 paquets de sachets d’eau et réalise sur chaque paquet un bénéfice de 250 Fcfa. Non loin d’elle se trouve un vendeur de dattes, Issouf Dicko. Pour qui le mois de Ramadan est rentable sur le plan financier. Il vend sa denrée alimentaire sous un arbre pour être à l’abri du soleil, parce que ce n’est jamais facile de concilier le travail avec le jeûne. Il ne sort sa tête que pour prendre des ablutions. A côté de lui, Fatoumata Traoré propose des poissons à la clientèle. Elle révèle la timidité du marché en ce mois de Ramadan alors qu’à la même période l’année dernière, c’était encore beaucoup mieux. La canicule y est peut-être pour quelque chose. « Je peux acheter plus de 5 000 Fcfa de glace par jour » pour conserver les poissons. Elle, au moins, est sous un hangar pour se protéger du soleil. Boukary Karambé, qui entretient aussi les véhicules, se dit apte à travailler même sous une forte chaleur. « Je ne me verse pas d’eau, encore moins me mettre une petite serviette mouillée sur la tête », soutient-il. Mohamed Guindo vendeur de cartes de recharge a sa serviette toute trempée au cou lorsque nous l’avons rencontré. Il avoue faire ses ablutions avec de l’eau fraiche. Des environs du ministère de l’Education nationale jusqu’au « Rail da », presque tous les marchands ambulants avaient un sachet d’eau en main. Certains se mouillaient uniquement la tête tandis que d’autres se le versaiten sur tout le corps. Les femmes ne sont pas en reste. La plupart de celles dont nous avons croisé le chemin, avaient de gros glaçons posés sur la tête ou sur le corps. Les ménagères ont également des difficultés à faire la cuisine le soir parce qu’elles suffoquent sous la chaleur. C’est le cas de Mme Diallo Néné qui avoue avoir eu du mal à faire la cuisine, les deux premiers jours du Ramadan. Finalement, elle a abandonné le jeûne. Pendant le Ramadan, les jeuneurs se bousculent dans les mosquées bien climatisées. Ils y restent avant et après les horaires de prière. On observe le même spectacle dans l’enceinte des banques. Certains clients ne boudent pas leur plaisir d’y profiter de l’air conditionné. A la maison, tout le monde se retrouve, surtout le week-end, sous les arbres. Et ceux qui ont des climatiseurs ne sortent pas de leur chambre. C’est le cas de la vieille Mariam Dembélé qui a même prévenu son fils de s’attendre à une facture d’électricité assez relevée à
Journée mondiale de l’eau : Les bons indicateurs du Mali
Bamako, 25 mar (AMAP) En 2024, le taux d’accès au service de l’eau potable au Mali est de 83,2% en milieu urbain et semi-urbain et 67,3% en milieu rural, avec une moyenne nationale de 71,9%, a annoncé, vendredi, le ministre en charge de l’Agriculture Lassine Dembélé, représentant sa collègue de l’Energie et de l’Eau. M. Dembélé, qui s’exprimait à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, célébrée le 22 mars sous le thème : « L’eau pour la paix » a ajouté que des projets structurants en cours permettront d’améliorer l’approvisionnement. Il s’agit, entre autres, de la poursuite des travaux de renforcement et d’extension du service d’eau potable, de la réalisation attendue en 2024 de plus de 3 450 nouveaux points d’eau modernes et le renforcement de plus de 620 ouvrages existants dans le périmètre hors concession. « Malheureusement, a regretté M. Dembélé, les ressources en eau continuent de se dégrader au regard non seulement de l’impact du changement climatique et surtout à cause des actions et pratiques humaines : gaspillage d’eau sous toutes ses formes, exploitation anarchique des berges des cours d’eau, activités anarchiques d’orpaillage, rejet des ordures et autres substances nocives dans les cours d’eau. » Au Mali, le clou de cette 32è édition a été une rencontre, organisée, au Centre international de conférences de Bamako (CICB). Cette journée met l’accent sur l’importance de l’eau et plaide pour sa gestion durable afin de lutter contre la crise mondiale de l’eau et favoriser l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD n°6). Cette édition, selon le ministre Lassine Dembélé, est commémorée dans un contexte mondial particulier marqué par l’aggravation des effets du changement climatique, la croissance démographique et la multiplication des conflits liés à l’eau. « Ces phénomènes constituent des menaces réelles pour la protection et la conservation de notre ressource tant précieuse qu’est l’eau. » Le thème est assez révélateur des défis du Mali, en matière d’accès à l’eau potable. Le pays fait partie de ceux en situation de stress hydrique, avec moins de 1 000 m3 d’eau par habitant et par an. Pire, depuis la grande sécheresse des années 70, l’on assiste à une diminution progressive et une dégradation continue de la qualité des ressources en eau de au Mali. Pour la représentante de la société civile du secteur de l’eau et l’assainissement (CN-CIEPA), Selly Ouane, cette journée est un moment de plaidoyer de la société civile en faveur de l’accès de tous à l’eau potable d’ici 2030. « Dans notre pays, environ 30% de la population manquent d’eau potable avec des disparités entre les milieux, rural, semi-urbain et urbain. En plus, la croissance démographique signifie que de plus en plus d’individus et de secteurs économiques se disputent l’accès à l’eau », a-t-elle analysé. Quant à l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique, elle a, au nom des Partenaires techniques et financiers (PTF) du secteur l’eau et l’assainissement, expliqué que cette Journée rappelle, chaque année, l’importance fondamentale de l’eau pour maintenir la vie, favoriser le développement et promouvoir la paix. «Au cours des dix dernières années, les PTF ont contribué à hauteur de plus 352 milliards de Fcfa d’aide au développement et aux besoins humanitaires. Cet appui a permis d’accroître l’accès à l’eau potable et à des services d’assainissement améliorés dans les zones rurales et urbaines, mettre en œuvre des systèmes d’irrigation innovants pour une agriculture durable et renforcer les capacités techniques et financières des institutions locales», a révélé Rachna Korhonen. FMS/MD (AMAP)
Le chef de l’état malien reçoit le représentant spécial du gouvernement chinois chargé des questions africaines
Bamako, 25 ma (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a reçu, vendredi dernier, au palais de Koulouba, le représentant spécial du gouvernement de la République populaire de Chine chargé des questions africaines, Liu Yuxi. Au terme de la rencontre, le représentant spécial du gouvernement chinois chargé des questions africaines a promis que la partie chinoise continuera à renforcer les projets de coopération qui existent. « Nous allons, aussi, entamer de nouveaux projets dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture, de la médecine et de la sauvegarde de la sécurité du pays», a annoncé l’émissaire chinois. Et de poursuivre : « Nous sommes déterminés à soutenir le Mali dans sa lutte pour le maintien de la sécurité du pays et dans la lutte contre le terrorisme». L’émissaire de Beijing a rappelé que le Mali et la Chine ont une amitié de longue date. Liu Yuxi a indiqué que les deux parties ont réitéré leurs engagements à raffermir la coopération sur les plans bilatéral et international. L’hôte du président de la Transition a, par ailleurs,fait savoir qu’au cours de sa visite, il a pu remarquer les immenses efforts des autorités maliennes pour sauvegarder la paix, la sécurité, la souveraineté du pays mais, aussi, le développement et le bien-être du peuple. Il y a quelques mois, une délégation malienne de haut niveau, conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération international, Abdoulaye Diop, a effectué une visite d’amitié et de travail à Beijing, en Chine. Au cours de ce séjour, les deux parties s’étaient félicitées « de la parfaite convergence de vues entre les autorités des deux pays sur de nombreux sujets internationaux et régionaux », notamment ceux relatifs aux principes fondamentaux de la souveraineté nationale, de l’intégrité territoriale et de la non-ingérence dans les affaires intérieures des états. Elles ont déploré la politisation et l’instrumentalisation de la question des droits de l’Homme par certaines puissances étrangères. La partie chinoise a réitéré son soutien aux efforts de Bamako visant le respect de sa souveraineté, le renforcement de la présence et de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national. Elle a également marqué son accord de principe pour soutenir les projets structurants dans les domaines agricole, minier, énergétique, des infrastructures, des nouvelles technologies ainsi que la réalisation d’unités industrielles dans le cadre d’un partenariat « gagnant-gagnant mutuellement avantageux». L’audience a enregistré la présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et de son collègue chargé de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo. BD/MD (AMAP)
Sikasso lance officiellement la 2ème phase du projet FIER
Sikasso, 25 mars (AMAP) La cérémonie du lancement officiel du 2ème projet de formation professionnelle insertion et appui à l’entreprenariat des jeunes ruraux (FIER II) a été présidée vendredi à Sikasso, par le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du Gouvernement, Col Abdoulaye Maïga, en compagnie de son homologue de l’Entreprenariat national de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Bagayogo Aminata D. Traoré, a constaté l’AMAP. Elle a enregistré la présence des autorités locales et régionales de Sikasso, Bougouni, Koutiala, Ségou, Koulikoro et Kayes ainsi que les représentants du CNT et des fédérations nationales des organisations des femmes et des jeunes ruraux. Plusieurs interventions ont marqué la cérémonie de lancement notamment les mots de bienvenue des autorités municipales, les allocutions de remerciements de la Fédération des jeunes ruraux et de la présidente de la Fédération nationale des femmes rurales. Le représentant du FIDA Oumarou Mazou a exprimé toute sa satisfaction d’avoir participé à ce lancement qui est le début d’un voyage passionnant vers l’acquisition de compétence et de développement personnel, la transformation professionnelle chez les jeunes ruraux dans des métiers agricoles. Mme le ministre en charge de l’Entreprenariat a souligné toute l’importance de ce projet dont la première phase a été une réussite. Selon elle, c’est à cause de ce succès que le Gouvernement du Mali avec le soutien de certains de ses partenaires comme le FIDA, a initié ce 2ème projet. Elle invité les jeunes ruraux à tirer le maximum de profit de ce projet. Le ministre d’Etat ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation représentant le Parrain de l’évènement qui est le président de la Transition, a remercié toute la population pour la grande mobilisation. Il a particulièrement remercié les autorités venues des autres régions pour assister au lancement de ce projet très important pour le monde rural. Le ministre a, a par ailleurs, souligné que les autorités de la Transition sont engagées dans des actions concrètes pour améliorer les conditions de vie de nos populations. Il a rappelé les trois principes guidant l’action publique au Mali et qui tournent autour des trois D (Défense, Diplomatie et Développement). Selon lui, le secteur agricole joue un rôle important dans le développement de notre pays avec une contribution de plus de 36% et emploie environ 80% de la population active. Selon les informations recueillies auprès des organisateurs, ce 2ème projet de formation professionnelle, Insertion et appui à l’Entreprenariat des jeunes ruraux (FIER II) a été initié par l’Etat malien avec le soutien technique et financier du Fonds International de Développement Agricole (FIDA), pour promouvoir l’esprit d’entreprise en milieu rural et faciliter l’intégration économique des jeunes dans les chaines de valeurs agricoles et les métiers non agricoles. D’un coût de 59,5 milliards de FCFA, ce projet cible les jeunes ruraux femmes et hommes âgés de 15 à 40 ans. A terme, 60.000 jeunes ruraux bénéficieront d’une formation professionnelle ou d’une insertion économique dans un créneau porteur. Le projet couvrira l’ensemble des régions du Mali mais au départ, il interviendra dans les régions de Koulikoro, Sikasso, Kayes et Ségou avec 12 Cercles retenus dans des zones de concentration. Les zones d’extension seront constituées de bassins de production dans les régions de Mopti, Gao, Tombouctou et Kidal. La cérémonie a été riche en couleur avec des témoignages émouvants de certains jeunes bénéficiaires du projet FIER et l’intermède musical de balafon de Nèba Solo sous une fine pluie. La visite des stands d’exposition des produits de certains jeunes bénéficiaires a mis fin à la cérémonie de lancement du projet FIER II au stade municipal de Sikasso. FD/KM (AMAP)
Kita célèbre la journée Mondiale de l’eau
Kita, 25 mars (AMAP) Les travaux de l’édition 2024 de la journée Mondiale de l’eau ont été présidés, vendredi, à l’école fondamentale SOS village d’enfants de Kita, par le Conseiller aux affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de Région, Mamadou Seydou Diarra, a constaté l’AMAP. C’était en présence des représentants de l’administration, des élus locaux, des organisations de la société civile, des éducateurs, des élèves et des acteurs élargis de l’eau. Le 22 mars de chaque année est consacré à la Journée Mondiale de l’eau pour attirer l’attention des usagers sur l’importance de l’eau et pour promouvoir la gestion durable des ressources en eau. C’est pourquoi la direction régionale de l’hydraulique de Kita en collaboration avec le projet Action contre la faim (ACF) ont célébré cette journée dans la capitale de l’arachide. Pour le Directeur Régional de l’Hydraulique de Kita Hamidou Djiga, cette journée mondiale de l’eau est célébrée à Kita à un moment où les efforts sont constatés par les autorités pour l’approvisionnement des populations en eau potable. Elle vise pour les acteurs régionaux de faire le point des acquis et les perspectives pour plus d’eau potable aux populations de la capitale de l’arachide. Cette Journée mondiale de l’eau vise à souligner les avantages de la gestion de l’eau en tant que vecteur de paix, en présentant des mécanismes et des outils efficaces pour renforcer la coopération et prévenir les différends liés à l’eau. Des conférences -débats sur le thème « l’eau pour la paix », des sketches et des messages sur la situation de l’approvisionnement en eau potable à l’école fondamentale SOS de Kita ont marqué la Journée mondiale de l’eau. MF/KM (AMAP)
Mali : Hommage aux Martyrs du 26 mars
Bamako, 22 mar (AMAP) L’Association pour la défense des victimes de la répression (ADVR) a organisé, vendredi, une marche funèbre pour commémorer les martyrs de la révolution malienne, à l’occasion du 33è anniversaire du « Vendredi noir. » Il y a trente-trois ans, (22 mars 1991-22 mars 2024) des centaines de jeunes gens, à la fleur de l’âge, ont payé de leur sang, voire leur vie pour l’avènement de la démocratie et du multipartisme au Mali. La commémoration, qui s’est déroulée au Carré des martyrs près du cimetière de Niarela, s’est déroulée dans une atmosphère de recueillement et d’émotion, a été bien encadrée par les Forces de l’ordre. Les pionniers dirigeaient la marche en tenant une banderole de fond noire. C’était écrit : « Hommage aux martyrs ». Après le dépôt de la gerbe de fleurs par la ministre de la Santé et du Développement social, le colonel Assa Badiallo Touré, la sonnerie aux morts a suivi. Ensuite, l’assistance a observé une minute de silence. Le colonel Assa Badiallo Touré en présence d’anciens ministres et de plusieurs figures importantes du Mouvement démocratique dont Mme Sy Kadiatou Sow, Pr Aly Nouhoum Diallo, Tiébilé Dramé, Yaya Sangaré, a dit que ces victimes méritent le respect et la considération de l’ensemble de la nation. Selon la ministre en charge de la Santé ces « Martyrs de la Nation étaient et demeurent dans le cœur et dans l’esprit du peuple malien. » « De 1992 à nos jours, mon département continue de soutenir les activités de l’Association pour la défense des victimes de la répression », a rappelé la ministre. Elle a souligné que « malgré le contexte difficile que traverse le Mali, la détermination du gouvernement reste ferme et totale à apporter assistance et sécurité à tous les fils du pays. » Le président de l’ADVR, Abdoulaye Dembélé, a rendu hommage « à ces héros, martyrs et enfants qui sont tombés sur le champ de l’honneur, au nom de la patrie. » M. Dembélé a affirmé que l’ADVR « s’engage à contribuer, conformément aux aspirations de nos autorités et de l’ensemble des forces vives, à bâtir une nouvelle nation « un Mali Kura », dont le fondement essentiel est le pardon, la justice et la tolérance. » Au nom de l’ensemble des victimes des répressions de janvier à mars 1991, il a salué « les efforts du gouvernement pour toute l’attention particulière qu’il n’a cessé d’accorder à l’organisation. » Le président Dembélé a sollicité l’opérationnalisation de la fondation du 26 mars, tant espérée par les victimes et leurs ayants-droits. « Votre prédécesseur a posé les jalons, il vous revient d’en assurer la finition », a-t-il dit s’adressant à la ministre de la Santé et du Développement social. SS/MD (AMAP)
Kangaba lance la campagne de vaccination contre la rougeole et la rubéole
Kangaba, 22 mars (AMAP) A l’instar des autres localités du Mali, la campagne de vaccination contre la rougeole et la rubéole a débuté ce vendredi 22 mars 2024 dans les 23 aires de santé du district sanitaire de Kangaba, a constaté l’AMAP. Le lancement a eu lieu au Centre de Santé Communautaire (CSCOM) central de Kangaba en présence des membres du comité de pilotage au grand complet sous la présidence du Préfet du Cercle, Abou DAO. Avant de procéder à la première injection, le médecin chef du centre de santé de référence Dr Moussa SOUGANE a donné quelques informations utiles sur les deux maladies. Selon lui, la rougeole est une maladie virale causée par le virus morbilleux. Elle est très contagieuse, la transmission est interhumaine par les gouttelettes de la salive Les enfants de 9 mois à 14 ans sont les plus exposés. La rougeole peut donner des complications notamment des décès, la cécité, la malnutrition et des complications neurologiques. La prévention est basée sur la vaccination qui est très efficace. Quant à la rubéole, c’est une maladie virale due à un virus de la famille des Togavirus. La rubéole se transmet dans les gouttelettes de salive expulsées par la personne malade. Les personnes atteintes sont contagieuses une semaine avant l’apparition de l’éruption cutanée et jusqu’à 14 jours après. Une transmission au fœtus est aussi possible en cas d’infection par une femme enceinte pendant les premiers mois de la grossesse. La prévention est basée sur la vaccination qui est très efficace. Toujours selon Dr SOUGANE, l’objectif de cette campagne est de contribuer à l’élimination de la rougeole-rubéole en renforçant l’immunité collective des enfants âgés de 9 mois à 14 ans et le système de vaccination au Mali d’ici 2030. Il s’agira au bout d’une semaine de vacciner au moins 95% de la population cible de 9 mois à 14 ans estimée à 64 865 dans le district sanitaire de Kangaba. Pour atteindre tous les enfants en termes de ressources humaines, 144 vaccinateurs, 216 volontaires et 03 superviseurs niveau district ont été déployés sur le terrain. Il faut ajouter à cela la présence du consultant de l’UNICEF. A la différence des autres campagnes qui ont vu l’application de la stratégie porte à porte, l’approche classique avec l’utilisation de la vaccination en stratégie fixe et avancée est de mise pour cette campagne. C’est après ces mises au point que le Préfet à procédé au lancement de la campagne de vaccination contre la rougeole-rubéole dans le district sanitaire de Kangaba. SD/KM (AMAP)
Doïla : Lancement de la campagne régionale de vaccination contre la rougeole et la rubéole
Doïla, 22 mars (AMAP) Le lancement officiel des activités de la campagne régionale de vaccination contre la rougeole et la rubéole s’est déroulée ce vendredi, au Centre de Santé communautaire (CESCOM) central de Doïla, sous la présidence du Conseiller aux affaires administratives et juridiques du Gouverneur de région, Jean Marie Sagara, a constaté l’AMAP. C’était en présence des directeurs régionaux, des élus locaux, des représentants des leaders religieux, des associations féminines, des jeunes, des Ongs, des agents de santé et les médias. La rougeole et la rubéole sont deux maladies dangereuses qui visent en majorité les enfants. Une raison de plus pour que les autorités maliennes mettent les bouchées doubles. À l’entame, le chef de village de Dioila, Bagniantou Marico a souhaité la cordiale bienvenue à tous. Le maire de la Commune rurale de Kkaladougou, Yacouba Dowele Marico a , pour sa part, fait un rappel des ravages de la rougeole dans un passé récent. Il a par la suite invité les mères à faire sortir les enfants pour les faire vacciner. Le Chef du département local, Dowele Marico a, pour sa part, salué les efforts des autorités de la Transition pour le bien-être des populations maliennes, singulièrement les enfants. Le représentant de l’UNICEF, Touré dans son intervention a mis l’accent sur la vision de sa structure, à atteindre d’ici 2030 un taux de vaccination de 95℅ des enfants. « Cela est possible si tout le monde s’y mettait » a soutenu M. Touré. Qui a, tout comme le maire, invité les populations à la mobilisation pour atteindre les objectifs fixés. Pour le représentant du gouverneur, Jean Marie Sagara, Conseiller aux affaires administratives et juridiques du Gouverneur, il s’agit de la concrétisation d’une volonté politique émise par les autorités maliennes. Le représentant du chef de l’exécutif régional en poursuivant a enfin félicité l’État Malien et ses partenaires financiers pour tous les efforts consentis pour le bien-être des populations et singulièrement les enfants. M. Sagara, après avoir administré la première dose à la petite Adja Marico, a invité les populations du Banico à l’Union sacrée pour la réussite de la campagne de vaccination. Il est à noter que cette campagne de vaccination qui durera une semaine vise les enfants de 9 mois à 14 mois. Au niveau du district sanitaire de Dioila, 170.609 enfants sont concernés et 145 519 pour Fana. DF/KM (AMAP)
Complexe numérique de Bamako : Des milliers d’emplois locaux attendus
Bamako, 21 mar (AMAP) « Le Complexe numérique de Bamako (CNB) devra permettre de créer des milliers d’emplois locaux à travers l’implantation d’entreprises nationales et internationales, notamment dans le domaine du numérique », a déclaré, jeudi, le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène. Lors de la 2è session ordinaire du conseil d’orientation du CNB, le ministre a estimé que par ce biais, il (le CNB) « contribuera fortement à la croissance économique du Mali et à l’accroissement du Produit intérieur brut (PIB) du pays. » « Les retombées économiques et les externalités positives d’ordre social seront remarquables tant au niveau national que régional », a-t-il ajouté. Selon Alhamdou Ag Ilyène, dans les années à venir, le Complexe constituera un des leviers puissants pour le rayonnement international du Mali. Il a renchéri que son architecture lunique et sa salle de conférence de 5 000 places attirera les rencontres nationales et internationales et le monde du numérique. Le CNB accroitra « à coup sûr, es capacités de notre pays en matière de rencontres nationales et internationales », a-t-il poursuivi. Et d’indiquer que c’est une véritable vitrine de mise en valeur des progrès actuels et futurs de notre pays et les sauts technologiques que le gouvernement de la Transition est en train d’effectuer, dans les infrastructures et la modernisation de l’administration. Le ministre a remercié les partenaires du CNB pour leur accompagnement multiforme. Il s’agit de la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque ouest-africaine de développement (BOAD). Le programme d’activités et de budget 2024 du CNB s’articule autour d’objectifs spécifiques permettant de soutenir la direction générale dans son combat. Pour ce faire, les administrateurs ont examiné et adopté le projet de budget évalué à 178,4 millions de Fcfa. Alhamdou Ag Ilyène a invité les participants à faire des analyses judicieuses et à formuler des recommandations pertinentes, afin que le CNB joue pleinement sa partition dans le développement sectoriel des Technologies de l’information et de la communication (Tic). Pour sa part, le directeur général du CNB, Hamed Salif Camara, a précisé que cette 2è session va permettre aux administrateurs d’apporter des orientations pour l’exercice 2024 au CNB dont la préoccupation est de créer un environnement sain et efficace dans le développement de l’écosystème du numérique. Et ce, en offrant aux entreprises un cadre de travail de communication pour pouvoir booster non seulement les compétences maliennes, mais aussi les services du numérique. Selon Hamed Salif Camara, le budget de cette année est en baisse par rapport à la dernière session tenue en 2021. Cette baisse est due aux difficultés financières du pays. FC/Md (AMAP)
Réforme domaniale et foncière au Mali : Un million de parcelles numérisées dans le district de Bamako (officiel)
Bamako, 21 mar (AMAP) Un million de parcelles ont été numérisées dans le district de Bamako, dans le cadre de la réforme domaniale et foncière du Mali, a appris l’AMAP, jeudi, en marge d’une rencontre que le Conseil national du patronat du Mali (CNPM) a organisée. « Nous sommes à peu près à un million numérisé sur l’ensemble de ce territoire qui est le secteur prioritaire aujourd’hui », a déclaré le Secrétaire permanent de la réforme domaniale et foncière du Mali, le colonel-major Checkiné Mamadou Dieffaga, interrogé après la cérémonie. Organisé sur le thème « La digitalisation du foncier au Mali », cette rencontre a pour l’objectif « de montrer à l’équipe du CNPM, la nouvelle digitalisation du foncier au Mali sur laquelle nous sommes très avancés au niveau du District de Bamako. » a dit le colonel-major Dieffaga. Devant des membres du bureau et des présidents des groupements professionnels membres du CNPM, le secrétaire permanent a d’abord expliqué que l’objectif de la réforme domaniale et foncière est de refonder les rapports sociaux, mettre la terre au service du développement et appuyer la bonne gouvernance de l’État. « La digitalisation, a-t-il dit, permet de savoir l’existence d’une parcelle, son numéro d’identification national unique cadastral (NINACAD), son propriétaire et ses documents mais, aussi, de créer un référentiel. » « Nous demandons à tous les propriétaires de parcelles sur le District de Bamako et ses communes limitrophes de venir s’enregistrer », a exhorté le secrétaire permanent qui a, par ailleurs, annoncé que dans les six prochains mois, un guichet unique foncier sera mis en place. L’objectif recherché étant de permettre aux propriétaires de parcelles de remplir les formalités administratives, et réduire le délai de traitement des dossiers du foncier. Ce déjeuner professionnel a permis aux participants de mieux cerner les différents contours de la réforme domaniale et foncière, à travers l’exposé du secrétaire permanent. Pour le président du CNPM, la digitalisation du foncier est aujourd’hui indispensable pour améliorer la transparence, l’efficacité et la sécurité dans la gestion du foncier. Ce qui peut contribuer au développement économique et social du pays, dira-t-il. Elle permettra, selon Mossadeck Bally, « d’enregistrer les transactions foncières et de demander des titres de propriété en ligne, ce qui simplifie les processus administratifs et réduit les risques de corruption et de fraude. » La digitalisation du foncier permettra aussi de représenter de manière précise les limites des parcelles et les caractéristiques géographiques des terres, d’assurer les investisseurs et les propriétaires terriens contre les risques de conflits mais également de contribuer à protéger les droits fonciers des populations locales. « Avec la croissance de population et le développement des villes, nous constatons de plus en plus des besoins d’accès au foncier et nous faisons face depuis des années à des problèmes fonciers : les litiges, doublons, titres illégaux. En 2018, les services du médiateur de la République ont reçu 454 plaintes, contre 290 en 2017 », a fait remarquer Mossadeck Bally. Sur le plan privé, les investisseurs font face à ce problème d’accès au foncier qui est non seulement cher mais qui n’est pas sécurisé. « Cela réduit les décisions d’investissement d’un grand nombre d’investisseurs », a déploré le président du CNPM. Et de souligner que ce problème des litiges foncier est très fréquent en milieu urbain entre les investisseurs (immobiliers, industriels et particuliers), tout comme en milieu rural entre les exploitants agricoles. Au Mali, le foncier n’est pas fiscalisé. Un des avantages de cette digitalisation, est qu’elle sera un moyen pour l’État de créer de la richesse sur le foncier bâti et non bâti. « En résumé, la digitalisation du foncier offre de nombreux avantages potentiels en termes de transparence, d’efficacité et de protection des droits fonciers », a dit le premier responsable du patronat malien. Cependant, il a estimé que sa mise en œuvre réussie nécessite un engagement politique, des investissements dans les infrastructures technologiques et une collaboration entre les différentes parties prenantes, principalement le secteur privé. La rencontre professionnelle est un cadre d’échanges entre les acteurs du privé et le public. Il a pour objectif de contribuer à l’amélioration du climat des affaires. Initié en 2017, dès la mise en place du nouveau bureau en octobre 2022, le CNPM a décidé de relancer cette activité de dialogue avec ses partenaires pour une meilleure contribution à l’amélioration du climat des affaires au Mali, a rappelé Mossadeck Bally. BBC/MD (AMAP)

