Le gouvernement du Mali à pied d’œuvre pour le retrait de la CEDEAO

Bamako, 12 avr (AMAP) Le gouvernement travaille à tout mettre en place pour gérer le processus de retrait du Mali de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a déclaré, jeudi, à Bamako, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop. Il s’agit surtout « d’œuvrer à mettre en exécution la stratégie définie par le gouvernement et le plan d’action nécessaire. Ce, en préservant les intérêts de notre pays », a dit Abdoulaye Diop, dans une interview accordée à la presse, à la fin de la première réunion ministérielle planchant sur le processus de retrait. « C’est dans ce cadre que nous avons convoqué cette première réunion en concertation avec le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation pour pouvoir rassembler une vingtaine de membres du gouvernement qui sont concernés par la matière», a précisé M, Diop. Ajoutant que chacun avait fait part, avant la réunion, de l’impact de cette décision dans son secteur d’activités. ÉVALUATION MINUTIEUSE – La rencontre a permis de faire une évaluation minutieuse de ces impacts et surtout de proposer un certain nombre d’actions afin de se préparer à remédier la situation. Selon le patron de la diplomatie malienne, il a été décidé de formaliser la structure en tant que Comité chargé de gérer le processus de retrait à deux niveaux : le premier étant ministériel comme ce fut le cas jeudi et un autre technique, c’est-à-dire celui d’évaluation et de suivi qui regardera dans tous les compartiments, entre autres, les dimensions politiques, sécuritaires, économiques et financières. En réalité, le processus de retrait touche plusieurs questions comme la libre circulation des personnes et des biens, celles liées à l’intégration économique, à des organisations affiliées à la CEDEAO et au passeport. Tout comme des impacts financiers au niveau des pays. Le ministre Abdoulaye Diop a soutenu, par ailleurs, qu’il s’agit d’évaluer ensemble les opportunités et les bénéfices politique et économique pour notre pays, même en termes de politique commerciale. « C’est l’ensemble de ces questions qui ont fait l’objet de discussions. Nos équipes techniques travailleront pour mettre en place ces éléments comme nous l’avons fait dans le cadre de la MINUSMA pour pouvoir identifier des actions concrètes et voir les moyens nécessaires au niveau du gouvernement », a-t-il commenté en indiquant que c’est une instance de concertation. La sortie d’une organisation, comme cela a été le cas de la Grande Bretagne qui a quitté l’Union européenne (UE), impose des mécanismes très complexes. « Il y a des négociations très poussées sur des questions économiques, financières et autres. Donc, nos équipes sont prêtes pour engager ces discussions avec la CEDEAO afin de préserver un certain nombre d’acquis pour nos ressortissants…», a expliqué le ministre chargé des Affaires étrangères. Selon lui, dans un processus d’intégration, il y a des gains et des pertes pour tout le monde. Tout comme des avantages à garder pour les pays partenaires. « Notre pays a quitté la CEDEAO, mais nous restons géographiquement dans la zone Afrique de l’Ouest. Les États dans cet espace restent condamnés à travailler ensemble. Seulement, nous allons pouvoir développer d’autres mécanismes hors CEDEAO pour voir les choses soit au plan bilatéral, soit dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel (AES) », a soutenu le chef de la diplomatie malienne. OD/MD (AMAP) 

Mali : La HAC invite les médias à arrêter la diffusion des activités des partis politiques

Mali : La HAC invite les médias à arrêter la diffusion des activités des partis politiques   Bamako, 11 avr (AMAP) La Haute autorité de la communication (HAC) a invité, jeudi, les médias maliens à arrêter la diffusion et la publication des activités des partis politiques et celles à caractère politique des associations, conformément à leur suspension par le gouvernement mercredi. «Suite à l’adoption du décret n°2024-0230/PT-RM du 10 avril 2024 portant suspension des activités des partis politiques et des activités à caractère politique des associations, la Haute autorité de la communication (HAC) « invite tous les médias (radios, télés, journaux écrits et en ligne) à arrêter toute diffusion et publication des activités des partis politiques et des activités à caractère politique des associations», indique un communiqué de presse de l’instance de régulation publié ce jeudi 11 avril. En réaction à cette décision, la Maison de la presse (MP), après une réunion d’urgence de son Comité de pilotage, le même jour, a rejeté ce qu’elle qualifie de communiqué « purement et simplement sans fondement juridique de la HAC». Dans le communiqué qui a sanctionné sa concertation avec les organisations faîtières, la MP appelle l’ensemble de la presse malienne « à ne pas se soumettre aux injonctions de la HA » et « se réserve le droit de mener toute action pour le respect de la liberté de la Presse au Mali. » La Maison de la Presse qui se dit surprise d’apprendre sur les réseaux sociaux, le texte de la HAC encourage « les médias à rester debout, unis et mobilisés pour la défense du droit du citoyen à l’information ». Cet appel de l’Autorité de régulation de la communication au Mali intervient moins de 24 heures après l’annonce d’une suspension des activités des partis et associations à caractère politique, pour selon le gouvernement, « préserver l’intérêt général ». Le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga, au cours d’un point de presse, a soutenu que « c’est une mesure impersonnelle qui ne vise aucun parti politique », Le colonel Abdoulaye Maïga, a indiqué qu’il s’agit « plus précisément de maintenir un climat de sérénité pour la tenue du Dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale. » AT/MD (AMAP)  

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 10 avril 2024

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 10 avril 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant suspension des activités des partis politiques et des activités à caractère politique des associations. Les partis politiques et les associations sont régis respectivement par la Loi n°05-047 du 18 août 2005 portant charte des partis politiques et la Loi n°04-038 du 05 août 2004 relative aux associations. Au sens de ces lois, les partis politiques sont des organisations de citoyens unis par un idéal, prenant la forme d’un projet de société, pour la réalisation duquel ils participent à la vie politique par des voies démocratiques. Quant à l’association, elle est la convention par laquelle plusieurs personnes mettent en commun d’une façon permanente leurs connaissances ou leurs activités dans un but autre que de partager des bénéfices. La loi relative aux associations n’autorise pas les partis politiques à former des regroupements sous la forme associative. Ces regroupements sont constitués sous la forme d’associations non déclarées qui n’ont plus d’existence légale depuis l’adoption de l’Ordonnance n°2024-008/PT-RM du 28 mars 2024 portant modification de la loi relative aux associations. Face aux multiples défis auxquels le pays est confronté, les Autorités de la Transition ont engagé des actions holistiques prenant en compte aussi bien les questions sécuritaires que celles de développement pour assurer le bien-être des populations. Malgré la volonté et la disponibilité des Autorités à agir avec le consensus du peuple et la clarté des dispositions législatives et règlementaires qui encadrent les actions des partis politiques et des autres formes d’organisations à caractère politique, les actions de subversion des partis politiques et de leurs alliés ne font que se multiplier. Au regard de ces constats, pour raison d’ordre public, le projet de décret adopté suspend les activités des partis politiques et les activités à caractère politique des associations jusqu’à nouvel ordre sur toute l’étendue du territoire national. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux d’extension du périmètre de sécurité autour de l’aérodrome militaire et la poudrière principale, sis à Kati. Le projet d’extension du périmètre de sécurité autour de l’aérodrome militaire et de la poudrière principale des Forces armées, sis à Kati rentre dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de sauvegarde et de sécurisation du patrimoine foncier affecté à l’Armée. Les travaux, qui consistent en la construction d’un mur de clôture autour des installations sensibles et la prolongation de la piste d’atterrissage de l’aérodrome militaire, empiètent sur des propriétés privées qu’il convient d’exproprier pour cause d’utilité publique conformément aux dispositions de la loi domaniale et foncière. La réalisation de ces travaux permettra l’amélioration des conditions de travail des Forces Armées à travers entre autres : – le respect des normes de sécurité exigées pour les poudrières ; – l’agrandissement de l’espace de manœuvre pour les vecteurs aériens ; – la minimisation des dommages sur les populations civiles en cas d’incidents ou d’accidents sur les installations. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE – Chargés de mission : Monsieur Yacouba DIALLO, Criminologue ; Monsieur Amadou Mahamane SANGHO, Journaliste-Réalisateur. AU TITRE DU MINISTERE DES MINES – Chargés de mission : Monsieur Abdoulaye SYLLA, Gestionnaire des Ressources Humaines ; Monsieur Baye COULIBALY, Sociologue. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENTREPRENARIAT NATIONAL, DE L’EMPLOI ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE – Conseiller technique : Monsieur Amadou BAMBA, Enseignant-chercheur. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a informé le Conseil des ministres de la participation du Mali au Dialogue interactif sur la situation des Droits de l’Homme au Mali. Le Dialogue interactif sur la situation des Droits de l’Homme au Mali s’est tenu le 28 mars 2024 à Genève, en Suisse. Cet événement a été le cadre des échanges sur le rapport de l’Expert indépendant sur la situation des Droits de l’Homme au Mali pour la période du 04 avril au 30 novembre 2023. En réaction au contenu du rapport de l’Expert indépendant qui décrit une situation préoccupante, le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a fustigé l’impertinence dudit rapport qui est essentiellement à charges et basé sur des informations non recoupées. Il a rappelé les efforts et progrès réalisés dans le domaine des Droits de l’Homme, notamment : – les avancées réalisées en matière de lutte contre l’impunité ; – l’accélération de la lutte contre la corruption ; – l’intensification de la lutte contre l’esclavage par ascendance, les violences sexuelles liées aux conflits et les violences basées sur le genre ; – la réalisation de nombreuses réformes politiques et institutionnelles, dont l’adoption et la promulgation d’une nouvelle Constitution ; – le renforcement du processus de paix et de réconciliation nationale à travers un Dialogue direct inter-maliens ; – la préservation de l’espace civique à travers le libre exercice de la liberté d’expression et de la liberté d’opinion qui constituent des droits constitutionnels garantis ; – le retour progressif de l’Etat et le redéploiement des services sociaux de base dans plusieurs zones. 4 Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, tout en s’opposant à la politisation et à l’instrumentalisation des Droits de l’Homme, a réaffirmé la ferme volonté du Gouvernement du Mali de poursuivre,

Le gouvernement malien suspend les activités des partis politiques (Porte-parole)

Bamako, 11 avr (AMAP) Les activités des partis politiques et celles à caractère politique des associations « sont interdites jusqu’à nouvel ordre » au Mali pour raison d’ordre public, a annoncé, mercredi, le porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga. Dans un flash spécial à la télévision nationale et rendant de la décision adoptée en Conseil des ministres du même jour, le colonel Maiga a indiqué que « cette mesure restrictive fait suite au constat de multiplication des activités à caractère subversif de partis et associations, face aux multiples défis auxquels le pays est confronté». Selon le gouvernement, «malgré la volonté et la disponibilité des autorités à agir avec le consensus du peuple et la clarté des dispositions législatives et règlementaires qui encadrent les actions des partis politiques et des autres formes d’organisations à caractère politique, les actions de subversion des partis politiques et de leurs alliés ne font que se multiplier». Au regard de ces constats, pour raison d’ordre public, «le projet de décret adopté suspend les activités des partis politiques et les activités à caractère politique des associations jusqu’à nouvel ordre sur toute l’étendue du territoire national», annonce son porte-parole. Le gouvernement rappelle que la loi nationale sur les associations, «n’autorise pas les partis politiques à former des regroupements sous la forme associative. Alors que « ces regroupements sont constitués sous la forme d’associations non déclarées qui n’ont plus d’existence légale depuis l’adoption de l’Ordonnance n°2024-008/PT-RM du 28 mars 2024 portant modification de la loi relative aux associations», explique le document. Le ministre définit les partis politiques comme « des organisations de citoyens unis par un idéal, prenant la forme d’un projet de société, pour la réalisation duquel ils participent à la vie politique par des voies démocratiques. » Quant à l’association, elle est « la convention par laquelle plusieurs personnes mettent en commun d’une façon permanente leurs connaissances ou leurs activités dans un but autre que de partager des bénéfices. » Cette suspension des activités des partis politiques intervient dans un contexte marqué par le débat politique sur la fin de la Transition. Un regroupement de la classe politique, a indiqué le 31 mars, dans une déclaration commune, avoir acté la fin de la Transition conformément au décret présidentiel du 06 juin 2022. Ce décret fixait la durée de la Transition à 24 mois, à compter du 26 mars 2022, après des négociations intenses avec la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, vendredi dernier, à lors d’une rencontre du Comité de pilotage du Dialogue inter-Maliens avec les membres du gouvernement, a repliqué que la Transition en cours prendra fin avec l’investiture d’un président élu. Selon lui, il y a trois référentiels qui guident la Transition au Mali. Il s’agit de la Constitution, la Charte révisée de la Transition et le décret présidentiel du 06 juin 2022 qui établissent la fin de la Transition avec l’investiture du nouveau président élu lors d’un scrutin organisé par les autorités actuelles. AT/MD (AMAP)

Accidents de la circulation routière : Plus de 680 tués en 2023

Bamako, 08 avr (AMAP) En 2023, le nombre d’accidents sur nos routes a chuté de l’ordre de 6% et celui des victimes de 4%, alors que le nombre de personnes tuées a augmenté de 684 à 689 morts, a révélé, jeudi, le directeur général de l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER), Oumar Bah Maïga. Selon ces chiffres publiés à l’occasion de la 14è édition de l’atelier de validation des statistiques d’accidents de la circulation routière de l’année 2023, il y a plus d’accidents graves, provoqués essentiellement par l’excès de vitesse. « Cette situation est désolante, car malgré la réduction des accidents, les pertes de vies sont considérables », a regretté le directeur général de l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER), Oumar Bah Maïga. Il a précisé que les engins les plus impliqués dans les accidents en 2023 ont été les transports communs : cars, poids lourds, taxis, Sotrama (Transports en commun)… « Ils ont fait plus de victimes que les engins à deux roues.  21% des personnes tuées sont des piétons, cela est inconcevable », a révélé M. Maiga. Chaque année, l’ANASER organise, à l’intention des acteurs de la sécurité routière (police, gendarmerie, protection civile, services de santé, association de sécurité routière), cet exercice pour valider les statistiques des accidents de la circulation routière. Les statistiques des accidents constituent le levier principal de la gestion de la sécurité routière. Elles permettent à l’ANASER d’élaborer des stratégies, de faire des programmes, d’identifier les accidents (types et emplacements), de diagnostiquer les causes…», a expliqué Ousmane Bah Maïga. Et d’ajouter que l’ambition de sa structure est d’aller au-delà des chiffres pour compléter sa base de données en faisant l’inventaire des routes, des enquêtes sur les comportements et en collectant les données sur les sanctions policières et le réseau routier et la qualité du système médical d’intervention. La représentante du ministère des Transports et des Infrastructures, Bintou Aliou Maïga,  qui a présidé la cérémonie d’ouverture des travaux, a mis l’accent sur l’importance de la conjugaison des efforts dans la lutte contre l’insécurité routière. Cela, afin d’atteindre la vision retenue conformément à la Stratégie nationale de sécurité routière 2021-2030 qui est de réduire le taux de mortalité des accidents de la route de 50% en le ramenant de 25 à 12 tués par 100 000 habitants à l’horizon 2030. Pour atteindre cet objectif, Bintou Aliou Maïga a estimé que les outils et les méthodologies de recueil et de traitement des données d’accidents doivent être améliorés dans l’optique de satisfaire l’engagement pris par notre pays suite à la ratification de la Charte africaine de la sécurité routière. Cette Charte demande en effet aux parties de fournir les données les plus détaillées à l’Observatoire africain de la sécurité routière des pays africains. «Cette rencontre s’inscrit dans cette dynamique par la validation des données d’accidents de l’année 2023 afin de disposer de statistiques fiables et harmonisées pour les acteurs de la sécurité routière, les consultants, les chercheurs, les journalistes, les étudiant», a déclaré la représentante du ministère des Transports et des Infrastructures. En outre, Bintou Aliou Maïga a souligné que les données collectées permettront d’évaluer les risques d’accidents en vue d’orienter la prise de décision pour établir la priorité et appliquer des mesures de prévention pour un meilleur renforcement de la sécurité routière. MD/MD (AMAP)  

Canicule au Mali : De nombreux décès constatés 

Bamako, 08 avr (AMAP) Le Centre hospitalier universitaire (CHU) Gabriel Touré de Bamako, au Mali, a enregistré 102 décès du 1er au 4 avril derniers avec 60% des victimes âgées de plus de 60 ans, ont annoncé des sources médicales. Ces statistiques, fournies par le Service d’accueil des urgences (SAU) de l’hôpital Gabriel Touré, comparées aux 130 décès enregistrés pour tout le mois d’avril en 2023 appellent à agir pour éviter la catastrophe. Le tableau n’est guère plus reluisant dans d’autres structures hospitalières alors que le pays connait une vague de canicule. Les températures ressenties sont très souvent très élevées. Le thermomètre affiche une moyenne de 40 à 45° Celsius dans la capitale voire plus dans d’autres localités du pays. Cette chaleur extrême serait à l’origine de nombreux décès, notamment chez les personnes du troisième âge, c’est-à-dire les 60 et plus. L’ampleur de la situation suscite des appréhensions légitimes, mais aussi des interprétations erronées sur les réseaux sociaux. Des personnes sans scrupule alignent des chiffres dans leur post qui sont loin de la réalité. Le Centre hospitalo-universitaire (CHU) Gabriel Touré qui s’inscrit dans la dynamique de partage de la bonne information a organisé, vendredi dernier, une conférence de presse pour expliquer la situation qui prévaut en vue de couper court aux folles rumeurs. Le CHU Gabriel Touré entend surtout sensibiliser la population sur les risques encourus pendant cette période de forte poussée de chaleur par tout le monde, particulièrement par les personnes vulnérables, notamment les 60 ans et plus et les tout-petits, et sur les mesures à adopter pour se préserver d’un éventuel coup de chaleur. La conférence était animée par le chef du département de la médecine d’urgence et d’anesthésie-réanimation, Pr Diango Mahamane Djibo. Le praticien hospitalier dans son exposé liminaire a tenu à préciser qu’il ne faut pas mettre ces décès sur le compte de la canicule. L’esprit cartésien qu’il demeure toujours estime simplement qu’il faut des études pour cerner les causes réelles de ces nombreux décès très souvent constatés à l’arrivée à l’hôpital. Le conférencier explique aussi que 60% de ces personnes décédées durant les quatre premiers jours du mois d’avril étaient âgées de plus de 60 ans. Selon lui, à cet âge, ces personnes sont parfois fragilisées par des pathologies chroniques comme le diabète et l’hypertension artérielle, entre autres. «On est en période de canicule qui décompense ces maladies chez les patients», souligne le Pr Diango Mahamane Djibo. Et l’anesthésite-réanimateur d’indiquer que les enfants à bas âge sont aussi très fragiles face à la canicule parce qu’ils n’ont pas suffisamment d’eau dans l’organisme pour affronter les températures extrêmes. Le toubib relève également que lorsque la température ambiante augmente, l’organisme met en place plusieurs mécanismes pour faire baisser la température. «Si sa capacité de défense est dépassée, cela conduit à un déficit d’eau. Les effets secondaires de cette déshydratation sont notamment une importante fatigabilité, des maux de têtes, des nausées et la perte de conscience», énumère-t-il. Pour le Pr Djibo, en raison de cette vague de canicule, la fréquentation de son service avait atteint, il y a trois jours, plus de 100 patients par jour contre une moyenne de 70. Il invite la population surtout les aînés et les tout-petits à observer les mesures de prévention, notamment se soustraire à un environnement très chaud, se mettre à l’ombre et également boire de l’eau. Le conférencier conseille tout simplement d’éviter de donner de l’eau glacée à une personne lorsque sa température est en train de monter. Selon le spécialiste en médecine d’urgence, la bonne attitude, c’est de lui donner de l’eau tiède en petite quantité et à des petits intervalles pour la réhydratation. Les autres établissements hospitaliers sont tous débordés. Le personnel hospitalier est un peu partout aux petits soins pour tenter de soulager les familles qui accourent avec leurs malades. Certains arrivent trop tard puisque ce sont des Décès constatés à l’arrivée (DCA). Les plus chanceux sont immédiatement pris en charge. A l’hôpital du Mali, par exemple, une source médicale, « sans entrer dans le jeu des chiffres », confirme qu’il y a de nombreux morts parce que la capacité d’accueil de la morgue a été largement dépassée. Cette source hospitalière explique simplement qu’un rapport a été adressé à la ministre de la Santé et du Développement social. A l’hôpital du Point G, c’est le même constat. Dans cet établissement hospitalier, on a enregistré dans la semaine du 1er au 6 avril 34 DCA et 26 décès au service des urgences. A l’hôpital de Kati, c’était aussi le même vécu ou presque. Selon une source hospitalière, l’établissement a enregistré dans la semaine 19 DCA et autant de corps déposés directement à la morgue. MDD/MD (AMAP)

Niono : Enlèvement de l’ambulance du District sanitaire

Niono, 06 Avril (AMAP) L’ambulance Land Cruiser, immatriculée 6042 CAT, don de Médecin Sans Frontières Belgique au District sanitaire de Niono, a été enlevé, le vendredi dernier vers 20heures 30 mn, par deux hommes armés non identifiés, a appris l’AMAP de source locale. Notre source déclare que l’ambulance Land qui a été enlevé, rentrait tout juste d’une mission du village de M’Bewani, localité située dans le cercle de Niono, avant de préciser que les bandits ont pris la direction Est de la ville, en mettant en action la sirène. Aux dernières nouvelles, une patrouille a été engagée pour retrouver l’ambulance et la reprendre des mains de ces hommes armés non identifiés qui sèment la terreur dans cette localité du centre du pays depuis un bon bout de temps. Pour rappel, depuis le 07 mars dernier, le couvre-feu est instauré à Niono par le préfet de Cercle. MS/KM (AMAP)

Tominian : Initiation des jeunes ruraux aux techniques de collecte et de diffusion des données pluviométriques

Tominian, 7 avril (AMAP) La salle de réunion du cercle de Tominian a abrité, les 4 et 5 avril 2024, un atelier de formation de 50 jeunes ruraux identifiés aux techniques de collecte des données pluviométriques et la diffusion des informations agro météorologique, a constaté l’AMAP. C’était sous la présidence du Coordonnateur de Sahel Éco zone de Tominian, Thiery Tandin Keïta, en présence de l’ensemble des participants. Les modules de l’atelier facilité par Boubacar Koné de l’agence météorologique de San, ont porté sur le guide pratique des semis, les notions d’utilisation du pluviométrie, les notions sur la variation, la variation sur le climat. Selon le Coordonnateur de Sahel Éco, c’est dans le cadre de la mission de promotion d’un développement socio-économique inclusif respectueux de l’environnement et assurant les besoins des générations présentes et futures au Sahel, que l’ONG Sahel Éco a initié en consortium avec l’ONG AMEDD le « Projet de renforcement de la résidence des exploitations familiales aux changements climatiques dans les anciens sous bassins cotonniers des Cercles de Tominian, Koutiala et Yorosso P2REF ». Le projet vise la promotion de paquets de techniques et pratiques intégrées pour améliorer la fertilité des sols et la gestion de l’eau en vue d’accroître la production et la productivité agricole des exploitations agricoles. En plus, il entend diversifier et renforcer les sources de revenus des femmes et des jeunes, pour renforcer les capacités de résilience des populations vivantes dans les anciens bassins cotonniers, face aux effets des changements climatiques. L’objectif général du projet, est de faciliter l’accès aux technologies résilientes et durable de mobilisation, la valorisation et la protection des ressources en eau pour soutenir la productivité des systèmes de production et créer les opportunités de diversification des moyens d’existence. De façon globale, les actions du présent projet vont bénéficier directement à l’ensemble de la population des 50 villages d’intervention du projet, estimée à plus de 72.000 habitants dont 35.280 hommes et 36.720 femmes. Le projet est financé par le Fonds climat avec le parrainage du Programme Alimentaire Mondial (PAM Mali) pour 36 mois. La mise en œuvre dans le Cercle de Tominian est assurée par Sahel Éco dans 25 villages des Communes de Bénéna, Diora, Mandiakuy et Mafouné. L’agro météorologie utilise les données météorologiques et agronomique pour aider à la prise de décision dans la conduite des activités des exploitations agricoles afin de réduire les risques pluviométriques sur la production. Elle a été introduite au Mali à la faveur des sécheresses des années 1970. La technologie agri météorologique repose sur une approche participative, une sensibilisation-formation des bénéficiaires. C’est un système de communication performant pour la circulation de l’information. Cette assistance agro météorologique s’avère être d’une excellente contribution à l’adaptation au changement climatique pour les pays du Sahel, du fait que le changement climatique se traduira entre autres, par une multiplication des phénomènes extrême comme les sécheresses auxquelles, l’Agriculture, encore pilier des économies de la sous-région devrait s’adapter. En prise, pour mieux s’adapter aux effets néfastes des changements climatiques, les producteurs ont besoin d’avoir les principales informations agro météorologique telles les prévisions saisonnières tout au long de l’année, les dispositions à prendre face aux prévisions saisonnières, certains effets indirect liés aux changements climatiques comme l’apparition de chenilles, criquets et autres insectes ravageurs des cultures et les mesures à prendre pour y faire face, la nature des cultures à semer ( cycle court, cycle long, etc.) en fonction de leurs avantages. Ainsi, pour entrainer les producteurs sur cet exercice, le projet entend doter les villages d’intervention en matériels de collecte des précipitations mais aussi renforcer les capacités techniques de 50 jeunes identifiés à cet effet sur les techniques de collecte des données pluviométriques et leur diffusion. Enfin, de Kits, composés chacun d’un pluviomètre, de téléphone et un registre de note, ont été remis aux bénéficiaires par l’Adjoint du Préfet de Cercle, Amadou Gassambé, en présence des Sous-préfets et du secrétaire exécutif de Sahel Éco Pierre Dembelé.                                                                                                                                            ST/KM (AMAP)

Communiqué du conseil des ministres du mercredi 03 avril 2024

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 03 avril 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :- adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté un projet décret portant création du Comité interministériel de Sécurité routière. La problématique de l’insécurité routière revêt un caractère préoccupant dans notre pays. En effet, entre 2017 et 2022, il a été recensé 58 615 cas d’accidents de la circulation ayant occasionnés 54 892 blessés et 4 119 tués. Face à la recrudescence des accidents de la route, le Gouvernement a pris diverses mesures pour renforcer la sécurité routière et minimiser les impacts négatifs de ce fléau sur la population et l’économie nationale. Ces mesures se sont traduites, notamment par : – l’institution de l’audit de sécurité routière, d’une semaine et des journées nationales dédiées à la sécurité routière; – la construction et la réhabilitation d’infrastructures routières sur l’ensemble du territoire national ;- la formation des acteurs, la sensibilisation des usagers de la route et le renforcement du contrôle routier ; – l’adoption de la Stratégie nationale de Sécurité routière pour la décennie 2021-2030.Malgré la mise en œuvre de ces mesures, des insuffisances ont été révélées lors de l’examen des capacités de gestion et de coordination de la sécurité routière. Le caractère transversal de la gestion de la sécurité routière fait ressortir le besoin d’une collaboration plus étroite entre les parties prenantes des différents secteurs pour atteindre les résultats attendus en termes de réduction du nombre d’accidents de la route et du taux de mortalité qui en résulte. En vue de pallier ces insuffisances, la Stratégie nationale de Sécurité routière prévoit la mise en place d’un organe de décision au plus haut sommet pour décider des orientations prioritaires et donner l’impulsion nécessaire à l’amélioration de la sécurité routière. Le projet de décret adopté consacre la création du Comité interministériel de Sécurité routière avec pour mission de déterminer les orientations de la politique du Gouvernement en matière de sécurité routière. 2. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du marché relatif au transport des pèlerins de la filière gouvernementale et leurs bagages dans le cadre du Hadj 2024.Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le groupement EGYPTAIR-KALIS VOYAGES SARL, pour un montant de 2 milliards 980 millions 204 mille francs CFA toutes taxes comprises et un délai d’exécution de deux mois. Son exécution permettra aux pèlerins de la filière gouvernementale d’accomplir leur devoir religieux dans les meilleures conditions possibles à travers, notamment la maîtrise des programmes de vols.3. Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation des statuts modifiés de la Société de Recherche et d’Exploitation des Ressources minérales du Mali (SOREM-MALI-SA). La Société de Recherche et d’Exploitation des Ressources minérales du Mali a pour objet la recherche, l’exploitation, le traitement et la commercialisation des substances minérales dans les limites des périmètres qui lui sont octroyés. Ses statuts ont été adoptés par le Décret n°2022-0723/PTRM du 23 novembre 2022.Pour renforcer la gouvernance de la Société, il est apparu nécessaire de prévoir la nomination d’administrateurs indépendants dans le Conseil d’Administration. Le projet de décret est adopté dans ce cadre.4. Sur le rapport du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant classement des anciens bâtiments de l’Institut National des Arts. L’Institut national des Arts de Bamako est un établissement d’enseignement professionnel en Arts, Métiers et Animation socioculturelle créé en 1933 sous le nom « la Maison des Artisans Soudanais ».De sa création à nos jours, l’Institut a formé plusieurs hommes de culture, de célèbres artistes et hommes de médias. Les difficultés d’accessibilité, la vétusté des locaux et les inconforts liés aux pollutions et nuisances ont rendu nécessaire la délocalisation de l’établissement dans la zone aéroportuaire de Bamako. De style néo-soudanais, les anciens bâtiments de l’Institut National des Arts, construits sur la parcelle de terrain objet du titre foncier n°1752 de la Commune II du District de Bamako sont inscrits depuis 2009 à l’inventaire du patrimoine culturel national. Les anciens bâtiments de l’Institut font aujourd’hui partie du patrimoine matériel urbain de Bamako. Ils sont le témoignage de la mémoire collective et jouent un rôle important dans la constitution du paysage urbain contemporain. Le projet de décret adopté consacre le classement des anciens bâtiments de l’Institut National des Arts dans le patrimoine culturel national en vue de renforcer sa protection juridique. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a informé le Conseil des Ministres de la tenue de la 15ème Session de la Conférence islamique au Sommet de l’Organisation de la Coopération islamique, prévue les 04 et 05 mai 2024, à Banjul en République de Gambie. L’Organisation de la Coopération islamique a pour vocation, le renforcement de la coopération et de la solidarité entre les Etats membres, la protection des droits et intérêts du monde islamique ainsi que le soutien au peuple palestinien. Elle compte 57 Etats membres, y compris le Mali.Le 15ème Sommet islamique placé sous le thème : « Renforcer l’unité et la solidarité par le dialogue pour le développement durable » vise à réaliser la quête de paix globale, de stabilité, de développement durable, de sécurité, de prospérité, de compréhension et d’unité entre les pays musulmans, face aux défis liés à la propagation du terrorisme, de l’extrémisme violent et de l’islamophobie, qui affectent la Oummah islamique. Elle sera l’occasion pour les Chefs d’Etat et de Gouvernement, d’examiner la mise en œuvre des

Banamba : Plus de 47 millions pour la construction de trois salles de classe dans la cour du lycée LFIAAB

Banamba, 03 avril (AMAP) La Banque mondiale, à travers le projet MICRA a fiancé la construction de trois salles de classe dans la cour du lycée LFIAAB à Banamba, a constaté l’AMAP. Après le démarrage des travaux, le préfet de Cercle Souleymane Tembely, en compagnie de sa délégation, s’est rendu mercredi, sur le site pour s’enquérir de l’état d’avancement des dits travaux. La délégation qui l’accompagnait comprenait le maire de la Commune rurale de Banamba, le chef service du domaine et du cadastre, le chef service de subdivision de l’urbanisme et de l’habitat, le président de la société civile, le président de l’APE, le proviseur du lycée LFIAAB, le chef de chantier de l’entreprise malienne de construction de construction d’infrastructure EMCI et le contrôleur groupement EMGC. Les travaux ont débuté le 22 janvier 2024 pour un délai d’exécution de 120 jours soit quatre mois sur financement du projet MICRA à travers la banque mondiale à hauteur de 47 750 000 FCFA. Les entreprises EMCI et EMGC sont chargées de l’exécution des travaux. Au cours de cette visite de terrain, le préfet Tembely a apprécié l’état d’avancement des travaux surtout avec les matériels et matériaux de travaux de qualité. Toutefois, M. Tembely a suggéré aux contrôleurs de chantier d’être vigilants afin que les débris issus des travaux de chantier ne causent pas des désagréments aux élèves de l’établissement, suggestion bien notée par les contrôleurs.  AT/KM (AMAP)