Mopti : Atelier d’appropriation des pratiques familiales essentielles du projet PAFEEM

Mopti, 26 nov (AMAP) – L’atelier d’information et d’appropriation des Pratiques familiales essentielles et de la culture de la tolérance, de la paix et de la cohésion sociale par les autorités régionales, locales et communales dans les régions au Centre et dans le Nord du Mali, s’est tenu, à Mopti, du 22 au novembre. L’objectif général de la session est d’outiller les acteurs à la base en vue de promouvoir les pratiques familiales essentielles (PFE), d’assurer la production de contenus médiatiques de qualité sur les PFE et d’inspirer un label ¨communautés favorables aux PFE. Ce programme, mis en œuvre par le Comité international pour l’aide d’urgence et le développement (CIAUD-Canada), en partenariat avec l’UNICEF, s’aligne sur la composante 3 du Programme promotion de l’accès au financement, de l’entrepreneuriat et de l’emploi au Mali (PAFEEM). La session de Mopti a mobilisé les autorités administratives et politiques, les leaders religieux (musulmans et chrétiens), les légitimités traditionnelles, les Organisations de la société civile (OSC) et les mamans yélen des trois cercles de Mopti bénéficiaires du projet (Djenné, Tenenkou et Mopti). Les participants ont eu droit à une présentation du projet pour une meilleure connaissance des PFE avec un accent sur la CPN, l’enregistrement à la naissance, l’allaitement exclusif, le lavage des mains à l’eau propre et au savon, la planification familiale, l’utilisation de moustiquaires imprégnées et le complément nutritionnel de l’enfant au-delà de 6 mois. Ils ont aussi discuté de plusieurs thématiques en lien avec la mise en œuvre du projet entre autres, les communautés favorables au PFE, le cadre de collaboration du CIAUD et les partenaires (services techniques, leaders communautaires et les communautés) et les outils de monitoring. A l’issu des travaux de groupe. Les participants ont élaboré une esquisse de plan de travail du projet dans les communautés et formulé des recommandations, entre autres, l’extension du projet à toutes les régions. « Pour permettre aux enfants, aux femmes et aux jeunes de déployer leur pouvoir collectif de transformer leur vie, leur communauté et le monde dans lequel ils vivent, ils doivent disposer d’informations correctes et s’engager à adopter des comportements favorables pour leur santé. C’est cela l’objectif du projet », a expliqué la coordinatrice régionale CIAUD CANADA à Mopti, Aïchatou Yattara. Le projet va concerner 21 communes des régions de Kidal, Gao, Mopti, Bandiagara, Douentza, Tombouctou et Taoudenni. DC/MD (AMAP)  

Niafunké : Un accident fluvial mortel sur le fleuve Niger, près du village d’Attara (Nord)

Niafunké, 26 nov (AMAP) Deux pinasses transportant plusieurs personnes et beaucoup de marchandises ont fait collision entre 3 et 4 heures du matin, dans la nuit du samedi au dimanche 24 novembre, non loin du village d’Attara dans le cercle de Niafunké. Selon des sources concordantes, plusieurs personnes sont portées disparues et une importante quantité de biens et de marchandises est restée sous les eaux. A date de lundi matin 25 novembre, un seul corps sans vie aurait été repêché. Les embarcations, qui ont quitté Mopti pour Niafunké, Tonka puis Diré, circulaient dans la même direction, indiquent les mêmes sources, ajoutant qu’il est difficile d’avoir plus d’informations puisque la zone de l’accident n’est couverte par aucun réseau. En outre, elle se situe dans une zone où il y a une forte présence des Groupes armées terroristes (GAT ce qui rend difficile l’assistance aux sinistrés. Certaines sources nous ont indiqué que les responsables présumés de ce drame auraient voulu camoufler la gravité de l’accident craignant les sanctions des autorités. Ils ne seraient pas arrivés á Niafunké, depuis deux jours, pour fournir plus de détails. Chaque année des accidents semblables, causant plusieurs dizaines de morts, se produisent sur les eaux du fleuve Niger. Ils sont, la plupart dus à l’imprudence, la négligence et la surcharge, malgré de multiples rappels des consignes de sécurité des autorités nationales et locales. SAM/MD (AMAP)  

Gao : Atelier d’appropriation des pratiques familiales essentielles de la culture de la tolérance, la paix et la cohésion sociale

  Gao, 25 nov (AMAP) Un atelier d’appropriation des pratiques familiales essentielles au niveau des régions, cercles et communes du Centre et du Nord du Mali et d’information pour l’engagement des autorités s’est ouvert lundi à Gao. Placée sous la présidence du représentant du gouverneur de la Région de Gao, le conseiller aux Affaires économiques et financières, Alhader Amadou Bella, cette activité qui durera jusqu’au 26 novembre 2024. est la composante III du projet Promotion de l’accès au financement de l’entrepreneuriat et de l’emploi au Mali (PAFEEM). C’est un programme mis en œuvre par le Comité international pour l’aide d’urgence et le développement (CIAUD) Canada, en partenariat avec l’Unicef. Dans son intervention, la 3ème adjointe au maire de la Commune urbaine de Gao, Mme Saima Issa Maiga, a souhaité la bienvenue à tous les participants à l’atelier dans la cité des Askia. La directrice exécutive du Cinéma numérique ambulant, Mme Kadidia Sidibé, a expliqué que la formation en art virtuel permettra à 50 jeunes de la Région de Gao d’avoir des compétences à documenter les interventions des Travaux publics à haute intensité de main-d’oeuvre (TP-HIMO) par le moyen de capture d’images et de réalisation des supports audio-visuel exploitables dans le cadre des stratégies de communication de sensibilisation. Elle a exprimé toute sa reconnaissance à l’endroit de l’Unicef « pour son accompagnement constant pour le bien-être des Maliennes et Maliens et des couches vulnérables. » Nouhoun Amadou a indiqué que le CIAUD est une organisation non gouvernementale de droit canadien qui a « pour mission de fournir une assistance humanitaire dans la situation de crise dont notamment la famine, le désastre, les catastrophes naturelles, les conflits armés et de contribuer au développement communautaire dans les pays en voie de développement afin d’aider leurs populations à acquérir leur propre autonomie. » Selon lui, le lancement de la composante III du projet PAFEEM (promotion des pratiques familiales essentielles et la culture de la tolérance la paix concerne les communes de Gounzoureye, Taboye, Bara et Soni Ali Ber. Le chef du bureau Unicef Gao, Patrice Vayikalanga, a rendu un hommage mérité aux femmes et aux enfants avant de dire que cet atelier est une opportunité à saisir.  Il a adressé ses remerciements au gouvernement malien et à la banque mondiale. Pour lui le gouvernement a donné une clé importante pour lutter contre le chômage des jeunes. Avec les pratiques familiales essentielles, les communautés éviteront plusieurs maladies. Il a invité les services techniques à plus de suivi. Le conseiller aux Affaires économiques et financières du gouverneur de Gao, Alhader Amadou Bella, a exhorté tous les participants à s’investir pour la bonne marche de ce projet. Il a remercié le CIAUD et son partenaire Unicef pour leur engagement. En exécution du projet PAFEEM pour la mise en œuvre de la Promotion des Pratiques Familiales Essentielles et de la Culture de la tolérance, de la paix et de la cohésion sociale, dans les régions au centre et au nord du Mali, le CIAUD, organise du 22 novembre au 05 décembre 2024, une série rencontres d’information et d’appropriation des autorités au niveau régional, cercle et commune en faveur du projet, grâce à l’appui financier de l’UNICEF. Ce, conformément au programme de coopération Mali-UNICEF. La campagne vise à susciter la participation effective de toutes les parties prenantes à la dynamique d’engagement communautaire, respectivement dans les Régions de Kidal, Gao, Mopti, Tombouctou et Taoudéni. Le PAFEEM a été initié par le gouvernement malien et financé par la Banque mondiale. Il porte sur l’appropriation des pratiques familiales essentielles de la culture, la tolérance, la paix et de la cohésion sociale dans les régions du centre et du nord du Mali. Son objectif est de soutenir la mise en œuvre du Plan de communication social (PCS) développé en 2023 dans le but de promouvoir les Pratiques familiales essentielles (PFE) et la mise en œuvre du projet PAFEEM à travers la diffusion des messages sur les médias locaux ainsi que par la communication interpersonnelle à travers les femmes, les jeunes filles et garçons. AT/MD (AMAP)

L’École supérieure de journalisme et des sciences de la communication a fait sa rentrée solennelle 2024-2025

Bamako, 25 nov (AMAP) L’Ecole supérieure de journalisme et des sciences de la communications (ESJSC) a souhaité la bienvenue à soixante heureux lauréats du récent concours d’entrée, ainsi qu’aux autres étudiants en licences 2 et 3, lundi, à l’occasion de la rentrée académique 2024-2025. Cette cérémonie de bienvenue et de lancement des activités pédagogiques de l’année académique était placée sous le thème : « Management d’une entreprise de communication : cas d’un cabinet de conseil en communication ». C’était dans la cour de l’établissement universitaire. L’évènement était présidé par le directeur des études de l’ESJSC, Mohamed Diarra en présence de la cheffe de Département d’étude et de recherche (DER), Dr Fatoumata Fofana, et de la conférencière du thème de la rentrée, Fatou Faye. Dr Fatoumata Fofana a présenté l’ESJSC qui comprend deux filières : à savoir la filière journalisme pour la presse écrite, la télévision et la radio et la filière communication, qui comprend de la communication politique et institutionnelle, la communication digitale et évènementielle, la communication pour le développement et le changement social. Elle a souligné l’importance de faire la distinction entre les deux filières. Avant de rappeler que tous les détenteurs du Bac sont recrutés par voie de concours et les frais s’élèvent à 300.000 Fcfa. Le directeur des études de l’ESJSC a, pour sa part, rappelé que l’objet de la cérémonie est de préparer les étudiants à une rentrée sereine au titre de l’année 2024-2025. Et, aussi, de les briefer sur la thématique. Mohamed Diarra a indiqué que la particularité de la rentrée, « opérationnelle depuis un certain temps déjà » est qu’en plus des départements d’enseignement et de recherche, « nous apprêtons à ouvrir une filière de Master en communication dont nous avons déjà procédé aux avis de recrutement ». « Si tout marche bien, nous allons commencer ce Master en janvier prochain », a annoncé M. Diarra. Expliquant le choix du thème, il a fait remarquer que la plupart des étudiants qui sortent, rejoignent le privé. « A partir du moment où il y a une filière communication, une filière journalisme, certains peuvent être amenés à lancer leur propre média, d’autres leur agence de communication. Nous avons alors jugé bon de les mieux outiller par rapport au management d’une entreprise », a-t-il ajouté. Mme Fatou Faye, chargée de cours en Communication Relation Média/ Relation publique dans plusieurs grandes écoles et universités de Bamako, qui a exposé le thème, a relevé qu’on pouvait, « entre autres, comprendre que le manager d’une entreprise est comme un chef d’orchestre. » Elle a précisé que la démarche d’une entreprise, à ce niveau par exemple, passait par une opérationnalisation, le suivie et la satisfaction. Elle a, aussi expliqué, que pour mettre en place une entreprise, cela demande beaucoup d’effort, une expérience minimum de cinq ans, une formation en communication, spécialement le Master et, surtout, un capital. SST/MD (AMAP)

Diéma : 77 000 enfants de 0 à 59 mois reçoivent leurs doses de polio orale

Diéma, 22 novembre (AMAP) La campagne de vaccination contre la poliomyélite, premier passage 2024, a été lancée dans le cercle de Diéma, ce vendredi 22 novembre  au domicile du chef de village, par le 2ème Adjoint du préfet de Cercle, Attayoub Ould Mohamed, a constaté l’AMAP. Durant 4 jours d’affilé, 77 000 enfants situés de la tranche d’âge de 0 à 59 mois recevront leurs doses de polio orale à travers la stratégie porte à porte dans les 24 aires de santé que compte le District sanitaire de Diéma. Après les traditionnels mots de bienvenue du représentant du chef de village, Fousseiny Sissoko, le Médecin chef du District sanitaire de Diéma,  Docteur Moussa Koné a évoqué longuement les raisons de l’organisation de cette campagne qui survient suite à l’apparition des cas de poliomyélite dans notre pays, dans certains pays frontaliers. C’est pour cela que l’Etat a décidé de prendre des dispositions appropriées pour circoncire la pandémie. Aussi, il a invité les équipes de vaccinateurs  à œuvrer avec courage et abnégation et inviter les  parents de maintenir dans les maisons leurs enfants pour ne pas rater les passages des équipes de vaccinateurs. Il a mis l’accent sur la communication interpersonnelle pour expliquer davantage aux populations les avantages de la campagne afin de permettre une adhésion plus massive. Le représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé(OMS), Yiriba Diarra et celui du Centre National d’Immunisation(CNI), Ousmane Guido, ont concommitament loué les efforts des équipes de vaccinateurs qui entrent dans toutes les maisons malgré souvent les intempéries pour atteindre leurs cibles. En outre ils ont remercié les Autorités locales pour l’accueil chaleureux qui leur a été rétribué. Le 1er adjoint du Maire,  Abdoulaye Touré a lancé un appel à l’endroit de tous les acteurs impliqués afin d’obtenir des résultats probants et pouvoir s’en glorifier lors de la restitution au niveau régional, car dira l’élu, c’est une compétition lancée entre les différents Districts sanitaires et il est inadmissible que le nôtre traîne les pieds. De prime abord, le 2ème Adjoint du Préfet Attayoub Ould Mohamed a demandé aux parents de rester sur place avec leurs enfants malgré cette période de récolte intense qui occupe le plus clair des temps de nombreux habitants. Il a invité les équipes de vaccinateurs à entrer dans chaque maison pour vacciner tous les enfants qui sont concernés par cette campagne qui tient à cœur aux Autorités de la Transition. Il a salué les partenaires notamment l’OMS et l’UNICEF pour leurs soutiens constants dans l’éradication de la poliomyélite dans notre pays et au-delà de ses frontières afin de favoriser davantage le bien-être des enfants dans leurs diversités. En donnant le coup d’envoi de la campagne, le 2ème Adjoint du préfet de cercle, Attayoub Ould Mohamed a administré, à un enfant de 4 mois nommé Mamadou Sissoko, tenu dans les bras de ma mère, deux gouttes de polio orale. OB/KM (AMAP)

Journée mondiale de l’enfance : Le dur quotidien des enfants talibés à Ségou

Ségou, 22 novembre (AMAP) Dans la Cité des Balanzans, la pratique de la mendicité par les enfants talibés communément appelés «garibous» prend des proportions inquiétantes au point de compromettre la santé, l’éducation et l’épanouissement de ces enfants. Souvent, issus de familles vulnérables et  originaires des régions rurales du pays et du Burkina Faso, ces enfants sont confiés à un marabout pour  apprendre le Saint Coran et les principes islamiques. Cependant, ils sont contraints de mendier dans la rue pour avoir leur pitance quotidienne. Notre équipe de reportage s’est incrusté dans le quotidien des enfants talibés de Ségou à l’occasion  de la journée internationale des Droits des enfants célébrée le 20 novembre. Ces mômes qui ne passent pas inaperçus dans la capitale des Balanzans, sont reconnaissables par leur boîte de tomate rouge vide qui sert à collecter tout ce qu’on leur donne allant du riz, de la bouillie, de la viande, … Les rues, marchés, lieux de culte et restaurants de Ségou sont fréquentés quotidiennement par les enfants talibés implorant les passants de leur donner de l’argent ou de la nourriture pour survivre. C’est le cas de Lassine Traoré originaire du Burkina Faso que nous avons rencontré près de l’échangeur multiple de Ségou  en ce mercredi du mois de novembre. Le visage marqué par la poussière et la fatigue, il tient un ballon de football sous son bras,  et une boîte de tomate servant de réceptacle aux  pièces de monnaie que les passants lui glissent par générosité. «J’exerce cette activité depuis un moment», nous confie Lassine Traoré qui suit chaque jour une routine bien établie à l’instar des autres enfants talibés. Après la prière de l’aube et l’apprentissage des versets coraniques sous l’œil vigilant  de son maître, Lassine Traoré arpente les rues et quartiers de la ville sous un soleil ardent pour mendier. Si certaines personnes lui tendent quelques pièces, d’autres par contre ne réagissent pas, admet-il, avant d’ajouter que c’est à l’heure de la prière de Safo (19h) qu’il retourne auprès de son maître coranique, à qui il remet la totalité de l’argent récolté. Âgé de 10 ans, Boureïma Sawadogo porte une boîte de conserve attachée à une corde en bandoulière. Résidant dans la commune rurale de Pelengana, chez son maître coranique, le môme quitte chaque jour sa bourgade à pied pour se rendre en ville. Là, Boureïma Sawadogo se lance dans la quête de l’aumône ou part à la recherche de métaux qu’il pourra revendre, dans l’espoir de payer de quoi se nourrir et s’habiller. Cependant, cette pratique de la mendicité anéantit son rêve d’aller à l’école et d’exercer un jour son métier de rêve celui de construire des maisons. Ousmane, un autre enfant talibé travaille comme collecteurs d’ordures ménagères. Le jeune adolescent se rend quotidiennement dans les maisons pour récolter les déchets qui seront déversés dans les dépotoirs. Disposant d’un pousse-pousse et d’un sac pour mettre ses déchets, Ousmane explique qu’il exerce ce métier depuis 3 ans sans équipement de protection adapté. «Je n’ai pas le choix. Je pratique le ramassage d’ordures ménagères afin de subvenir à mes besoins», nous a-t-il indiqué. La Convention relative aux droits de l’enfant (CDE) par notre pays est une parfaite illustration de son engagement à protéger les Droits de l’enfant. Mais force est de constater, qu’après plusieurs années, la mendicité continue de faire son bonhomme de chemin, bien qu’elle soit interdite par la loi, notamment le code pénal et par l’islam. La place des enfants talibés ne se trouve pas dans les rues et  quartiers de la ville, mais plutôt dans les écoles qui leur donneront l’opportunité de forger leurs destins. Pour ce faire, un combat pour l’éradication de la mendicité des enfants talibés doit être mené sur tous les fronts pour garantir un avenir meilleur à tous les enfants.  MS/KM (AMAP)

Sikasso célèbre la journée internationale des droits de l’enfant

Sikasso, 22 novembre (AMAP) La région de Sikasso n’est pas restée en marge de la célébration du 20 novembre, la journée internationale des droits de l’enfant, sous le thème « La protection des droits de l’enfant face au changement climatique », a constaté l’AMAP. L’évènement organisé par la direction régionale de la promotion de la Femme, de l’enfant et de la famille en collaboration avec l’UNICEF – Sikasso, a été célébré mercredi, dans l’enceinte du lycée Monseigneur Didier de Montclos, Sikasso, à travers une campagne de sensibilisation des élèves sur le thème, l’historique et l’importance de l’évènement. Il a été présidé par le Directeur de l’académie d’enseignement (DAE) de Sikasso, Sinaly Togola, en présence de la directrice régionale de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille (DRPFEF) Mme Ouattara Korotoumou Sanogo, de la présidente du parlement des enfants de Sikasso Bibata M. Maïga, des enseignants et de nombreux élèves. Dans son allocution, la présidente du parlement des enfants de Sikasso Bibata M. Maïga a mis l’accent sur l’importance du 20 novembre. Elle a également donné des précisions sur les droits de l’enfant et la justification du choix du thème pour l’édition. Ainsi, Bibata M. Maïga a indiqué que c’est en 1954 que l’Assemblée des Nations-Unis a instauré le 20 novembre comme la journée internationale des droits de l’Enfant. Le document a été signé et ratifié par plus 154 pays. La journée vise à promouvoir et protéger tous les droits des enfants. Elle entend non seulement mettre en lumière les défis auxquels les enfants sont confrontés mais aussi inciter les autorités à prendre des décisions pour le respect des droits de l’Enfant. Bibata M. Maïga a saisi l’occasion pour informer les élèves que les enfants ont des droits. A cet effet, elle a évoqué le droit à la vie et à la survie, à l’identité, à la santé, à l’éducation, à la participation et à l’émancipation… S’exprimant sur le thème, la présidente du parlement des enfants de Sikasso a expliqué les causes et les conséquences du changement climatique avant d’inviter les élèves à prendre soin de leur environnement. Pour sa part, le DAE Sinaly Togola, a mis l’accent sur l’importance de la célébration de la journée du 20 novembre. « Tout ce que nous faisons, c’est pour le bien-être des enfants », a-t-il affirmé avant de saluer l’initiative des organisateurs. De son côté, Mme Ouattara Korotoumou Sanogo a salué la bonne organisation de l’évènement et inviter les enfants de Sikasso à être des ambassadeurs dans le cadre de la lutte contre le changement climatique. La remise de cadeaux aux élèves méritants et le slam de Abdoul Razak Maïga sur le thème ont été les temps forts de la campagne. Auparavant, la présidente du parlement des enfants avait fait une prise de rôle à la direction régionale des transports. MD/KM (AMAP)                                                                                    

Journée mondiale de l’enfance : Remise de Kits scolaires aux enfants déplacés de Niafunké

Niafunké, 21 novembre (AMAP) A Niafunké depuis plusieurs mois, les populations de nombreux villages se sont retrouvées dans la ville de Niafunké, á cause de la situation sécuritaire. A cet effet, des écoles mobiles sous tentes ont vu le jour pour soulager les enfants des villages de Arabébé, Dagodji et N’Gourouné. Dans le cadre de la célébration du 35ème anniversaire de la journée de l’enfant, l’UNICEF a doté ces enfants de grandes tentes qui servent de salles de classe et distribuer des kits scolaires aux enfants des personnes déplacés internes (PDI). Pour mieux superviser cette distribution et encourager les parents et les enseignants de ces écoles à mieux encadrer les enfants, le Directeur Régional de l’académie de Tombouctou a lui-même effectué le déplacement pour la circonstance. Ainsi, 507 sacs contenant des cahiers, des stylos, des gommes etc.. ont été remis aux enfants sur le site. Le Préfet de cercle, le 1er Adjoint du maire de la Commune et le Directeur du CAP de Niafunké ont salué le geste qui soulagera les enfants déplacés et leurs parents. Il est à noter qu à Niafunké beaucoup d’école,  à part celles situées dans les villes, comme Niafunké et Léré, sont fermées á cause de l’insécurité. SM/KM (AMAP)

Mali : Célébration du 35ème anniversaire de la Journée mondiale de l’enfance

Bamako, 21 novembre (AMAP) Le Mali, à l’instar de la communauté internationale a célébré mercredi, le 35ème anniversaire de la « journée mondiale de l’enfance », sous le thème national « la protection des droits de l’enfant face au changement climatique », et le thème international choisi est « écouter l’avenir », a constaté l’AMAP. En effet, le 20 novembre de chaque année a été décrété par l’organisation des Nations Unies comme « journée mondiale pour la protection des droits de l’enfant ». Le ministère de la promotion, de la femme de l’enfant et de la famille (MPFEF) en partenariat avec l’organisation des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), a organisé mercredi, dans un hôtel de la place, la célébration de l’édition 2024. L’évènement a été présidé par le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Coulibaly Dr Mariam Maiga en présence du coordinateur résident du système des Nations Unies au Mali, Khassim Diagne. Dans sa présentation sommaire sur les 134 recommandations issues de la 96è Session du Comité des Droits de l’Enfant, tenue à Genève les 09 et 10 mai 2024, en Suisse, le conseiller technique du ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille chargé des questions de l’enfant, Sidi Mohamed Coulibaly a expliqué que l’exécution et l’application de ces 134 recommandations concernent les ministères sectoriels (le MPFEF, le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, le Ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Ministère de l’Éducation nationale, le Ministère de l’Agriculture, le Ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable, le Ministère de la Défense et des Anciens combattants) pour les questions de l’enfant, notamment sur ces 134 recommandations l’application et l’exécution de 44 concernent son département, a précisé Sidi Mohamed Coulibaly. Mme Coulibaly Mariam Maiga a évoqué que le thème national de la célébration est une actualité brûlante et une interpellation de tous les décideurs au respect des engagements contenus dans la convention relative aux droits des enfants (CDE) dans toutes les circonstances. Le changement climatique, dit-elle, est aujourd’hui à la base de beaucoup de problèmes qui privent les enfants de leurs droits. C’est un facteur clé et un accélérateur de l’extrême pauvreté, des inégalités et de la vulnérabilité dont souffrent les enfants. Il entrave la réalisation des droits des enfants inscrits dans la CDE. « Conscient des énormes défis dans le cadre de la protection des droits de l’enfant, le Ministère de la promotion de la Femme de l’Enfant et de Famille et ses partenaires ont jugé utile en marge de la célébration de la journée mondiale des enfants de restituer les recommandations issues de la 96è Session du Comité des Droits de l’Enfant à Genève en Suisse afin de mieux édifier les acteurs des différents départements sectoriels sur lesdites recommandations du comité et leurs implications pour le gouvernement du Mali et ses partenaires», a évoqué le ministre de la promotion de l’Enfant. Avant de rémercier tous les départements qui ont directement ou indirectement accompagné ce processus et tous les Partenaires Techniques et Financiers en charge de l’enfance pour leur engagement indéfectible, notamment UNICEF qui a tenu à la réalisation de cette restitution. Le coordinateur résident du système des Nations Unies au Mali a souligné que le changement climatique affecte la santé, le développement, la sécurité des enfants ainsi que leur accès aux services essentiels. Selon lui, environ un milliard d’enfants, soit la moitié de la population infantile mondiale, résident dans un l’un des 33 pays considérés comme « extrêmement exposés » aux conséquences du changement climatique et de la pollution. M. Digane a rappelé qu’au Mali, plusieurs écoles ont été impactées par les inondations cette année, entrainant le report de la rentrée scolaire 2024-2025. Il a expliqué que ces inondations récurrentes portent un coup sévère à l’éducation, en causant des dommages importants aux infrastructures scolaire quand celles-ci ne sont pas occupées par des familles sinistrées. Le coordinateur résident du système des Nations Unies a invité tous à prêter attention aux voix des enfants, en particulier ceux qui résident dans les régions les plus touchées par la crise climatique afin d’agir de manière concrète pour garantir à chaque enfant du Mali un environnement sain et protecteur. Avant d’évoquer que son organisation continuera d’apporter son soutien au gouvernement du Mal, afin que chaque enfant puisse bénéficier de ses droits et à exprimer sa gratitude au MPFEF pour son engagement en faveur des enfants.  ST/KM (AMAP)  

Youwarou : D’énormes dégâts causés par les inondations sans perte en vies humaines

Youwarou, 20 novembre (AMAP) Dans la nuit du 16 au 17 novembre 2024, la localité de Youwarou, dans la région de Mopti, au Centre du pays, a été complètement inondée et singulièrement le quartier Djoudé, avec d’importants dégâts matériels, sans perte en vies humaines, a constaté l’AMAP. Dans cette localité, plusieurs ruelles sont inondées par les eaux du fleuve Niger, causant des difficultés d’accès et le déplacement des populations de trois quartiers, l’inondation des champs de culture et des périmètres irrigués, de 28 ha de mil ainsi que l’effondrement de maisons. Selon le 3ème  adjoint au maire de la commune rurale de Youwarou, Amadou Thiao, dans la nuit du 16 au 17  novembre 2024 aux environs de 2 heures du matin, un quartier de Youwarou appelé Djoudé a été complètement inondé et cette inondation a occasionné des dégâts incalculables, 13 maisons complètement détruites, beaucoup de matériels emportés par l’eau, une boutique a été également inondée et bien d’autres choses . Le chef sous-secteur central de l’agriculture, Fousseyni Mallé a, pour sa part, déclaré que 385,85 ha ont été inondés de nos jours, par l’eau du fleuve Niger. Des centaines de maisons effondrées dans la ville de Youwarou suite à l’inondation de cette année. Une victime de cette inondation, Aminata Kalapo, a affirmé avoir tout perdu ( or, argent et pleins d’autres choses) Pour le chef du service du développement social et de l’économie solidaire, Oumar Maïga, 376 sinistrés ont été recensés soit plus de 58 ménages à nos jours et beaucoup de dégâts matériels sont enregistrés, une vingtaine de maisons effondrées suite à l’inondation du samedi. Enfin, un agent volontaire de la croix rouge malienne, Alpha  Kassé a donné l’assurance que des disposions ont été prises pour alléger la souffrance des victimes. MK/KM (AMAP)