Maladies animales : Des conséquences multiples

Par Anne-Marie KEITA Bamako, 20 mar (AMAP) La contribution économique de l’élevage dans notre pays n’est plus à démontrer. Selon les données de l’Institut national de la statistique (INSAT), l’élevage constitue la principale source de subsistance pour plus de 30 % de la population malienne. Il contribue pour 15% au Produit intérieur brut (PIB), 24% à la production du secteur rural, environ 80% aux revenus des populations rurales et près de 20% aux recettes d’exportation. Ce sous-secteur fait face aujourd’hui, à des difficultés dues aux maladies animales, entrainant ainsi d’importantes répercutions sur la productivité, la santé animale, la santé et le bien-être de l’homme.  En effet, les maladies animales génèrent des coûts directs pour le secteur de l’élevage qui se traduisent par la mort d’animaux, une productivité amoindrie et des frais occasionnés par la lutte contre ces maladies. Ces maladies concernent tous types d’animaux, à savoir le gros bétail et les petits ruminants, les volailles locales et exotiques ou importées, et l’élevage traditionnel et moderne.  Ousmane Cissé est un jeune éleveur. Son troupeau compte plus de 200 têtes de bœufs. Dans l’année, il peut en perdre plus d’une vingtaine à cause des maladies. Parlant des conséquences sur la production, il explique que quel que soit le type de maladie, quand une vache est malade, sa production laitière diminue et, par ricochet, l’éleveur perd beaucoup en terme de revenus. À l’en croire, les éleveurs subissent de plein fouet les conséquences des maladies animales à cause du coût élevé du vaccin. Selon Cheickna Dianka, agroéconomiste de son état, ces maladies ont plusieurs causes, notamment l’insuffisance de la couverture vétérinaire des exploitations d’élevage, le coût relativement élevé des produits vétérinaires en matière de prévention et de traitement en cas de maladies localisées ou d’épidémies, l’insuffisance des connaissances en matière de bonnes pratiques d’élevage, l’inadaptation des infrastructures en matière d’habitat (étables, bergeries, poulaillers). «Les maladies animales ont des incidences négatives au sein des systèmes de production agro-sylvo-pastoraux au plan productif, économique, nutritionnel et de la sécurité sanitaire des aliments issus des différentes chaînes de valeurs», dit-t-il. Ajoutant qu’au plan productif, ces maladies contribuent à la diminution du cheptel disponible à cause des pertes plus ou moins élevées au niveau de toutes les espèces animales et notamment au niveau des volailles pour lesquelles les maladies se propagent à une vitesse très rapide. Aussi, explique-t-il, les maladies animales touchant les animaux reproducteurs ou servant à la multiplication, peuvent gravement perturber la multiplication et le renouvellement des effectifs. À ce propos, il estime que les chaînes d’approvisionnement peuvent être aussi fortement perturbées et les fortes mortalités peuvent occasionner la baisse de l’offre potentielle d’animaux sur les marchés.  Sur le plan économique, Cheichna Dianka soutient que les maladies animales contribuent à la perte de revenus dans les exploitations d’élevage et affaiblissent la chaine de commercialisation des produits d’origines animales, tels que la viande, le lait et les œufs. «En plus de ces pertes de revenus, elles ralentissent et entravent les investissements et les réinvestissements dans les différentes filières et chaînes de valeurs», dit l’agronome. Et au Dr Modibo Ongoïba, vétérinaire à la direction nationale des services vétérinaires, de renchérir : «En cas de maladies, les animaux produisent moins et maigrissent et on ne trouve pas assez de viande, de lait, ni d’œuf. Si un animal tombe malade, il faut forcément payer des médicaments, trouver un vétérinaire pour les prestations et dépenser pour des mesures de bio sécurité pour se protéger. Tout cela génère des coûts, donc des pertes économiques chez les éleveurs», affirme le docteur vétérinaire. À ces pertes, s’ajoutent des difficultés de commercialisation aux plans national et international, car dans un pays où il y a la grippe aviaire par exemple, l’importation des produits avicoles est interdite. QUANTITÉ ET QUALITÉ – En outre, les maladies animales peuvent constituer des risques financiers lorsque les activités mobilisent des ressources financières importantes investies par les exploitants et à travers des ressources externes (dons, subventions, emprunts bancaires ou privés), indique l’agroéconomiste. Cheichna Dianka rappelle que la recrudescence des maladies est accentuée par l’absence d’un système de couverture des risques garantis offerts par une assurance agricole, indemnisations institutionnelles de l’État. Au plan nutritionnel, Chéichna Dianka souligne que les maladies animales, en affectant l’offre sur les marchés, entravent l’accès des consommateurs aux produits issus des filières et chaînes de valeur du sous-secteur de l’élevage en termes de quantité et de qualité. Il explique que la diminution de l’offre sur les marchés de consommation des produits frais et transformés est un facteur d’augmentation des coûts de production et des prix de vente au niveau de l’ensemble du circuit de collecte et d’approvisionnement. Toute chose qui provoque des phénomènes de spéculation. Pour lui, la diminution de l’offre peut constituer des difficultés pour atteindre les seuils de consommation recommandés ou observés dans d’autres pays. À titre d’exemple, au Maroc, la consommation de viande de volailles est estimée à 12 kg par habitant, moins de 5 kg en Côte d’Ivoire. Au Mali, ce seuil semble se situer entre 1,5 et 2 kg par habitant. Chéichna Dianka note que l’utilisation des produits vétérinaires pour la prévention ou le traitement des maladies de façon abusive ou non conforme aux normes d’emploi, peut constituer un risque de santé, notamment lorsque les dates limites avant consommation ne sont pas respectées. Parlant des impacts sur la santé publique, Dr Modibo Ongoïba précise que certaines maladies génétiques se transmettent de l’animal à l’homme comme la rage, la grippe aviaire, la tuberculose, le charbon bactéridie… On les appelle les zoonoses. Selon lui, les personnes les plus exposées à ces zoonoses sont les exploitants, les vétérinaires et autres individus travaillant dans le domaine de l’élevage. Aussi, le docteur vétérinaire attire l’attention sur le fait que la sécurité alimentaire peut être menacée par ces maladies animales qui peuvent entraîner des intoxications alimentaires.  Lors du lancement de la campagne nationale de vaccination 2025 du cheptel à Konobougou en décembre dernier, le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, affichait l’ambition de son département d’augmenter la

Vaccination du cheptel : C’est indispensable

Par Makan SISSOKO Bamako, 20 mar (AMAP) À Kalaban Coura, au cœur de la Commune V du District de Bamako, Cheick Oumar Sissoko est un éleveur discret mais déterminé. À son domicile, des lapins, poulets et pigeons s’épanouissent grâce à ses soins. Il achète des vaccins dans les pharmacies vétérinaires sans consulter de vétérinaire. Ce mardi 3 mars 2025, alors que le soleil commence à se coucher, Cheick Oumar Sissoko s’affaire dans sa cour. « J’achète des vaccins dans les points de vente, mais je n’ai jamais consulté un vétérinaire pour mes animaux. Cela me semble suffisant », confie-t-il. Pourtant, l’année dernière, Oumar a perdu une dizaine de ses sujets à cause d’une maladie virale dont il ignore jusqu’à présent les raisons. Éleveur et marchant de bétail, depuis plusieurs années, Adama Bah est tout simplement réticent à la vaccination de son cheptel. En effet, les animaux qu’il élève, ne sont pas vaccinés. « Depuis que je m’occupe du bétail, je m’intéresse pas aux produits vétérinaires car mes animaux sont en bonne santé », assure-t-il, fière.ment. Et il ose même mettre en doute l’efficacité des vaccins. « On nous dit que ça protège contre certaines maladies, mais on ne voit pas les résultats sur le terrain », explique-t-il. En décembre 2024, le gouvernement a lancé la campagne nationale de vaccination du cheptel, visant à vacciner et prémunir 81 millions d’animaux contre diverses maladies animales et zoonotiques. Cette initiative vise à renforcer la protection sanitaire du cheptel national et à contrôler des maladies telles que la peste des petits ruminants, la péripneumonie contagieuse bovine, la maladie de Newcastle, le charbon bactérien et symptomatique et surtout la rage. Malgré la disponibilité de vaccins subventionnés et l’encouragement des autorités à faire vacciner les animaux, de nombreux éleveurs, comme Oumar, continuent d’acheter des vaccins sans prescription vétérinaire. Le vaccin qu’il utilise, sans avis médical, pourrait être inefficace ; ou pire, s’il est mal administré, il pourrait causer la perte de son cheptel. Pourtant, l’État a mis à disposition des vétérinaires pour accompagner les éleveurs et garantir une couverture sanitaire optimale et sécurisée. MANDATAIRES SANITAIRES – En la matière, pour encadrer la vente et l’utilisation des médicaments vétérinaires, la loi n°028 du 14 juillet 2011 institue le contrôle des denrées alimentaires d’origine animale et des aliments pour animaux, stipulant que les agents des services vétérinaires sont habilités à accéder aux documents liés aux activités de production et à effectuer des prélèvements pour analyses. Cependant, la vente de médicaments vétérinaires sans ordonnance persiste, ce qui complique le contrôle de la qualité et de l’efficacité des vaccins utilisés. Pour améliorer la situation, l’Association nationale des vétérinaires mandataires du Mali (ANAVEM) mise sur la sensibilisation des éleveurs, sur l’importance de consulter les vétérinaires pour la vaccination et le traitement de leurs animaux. Son président, Mady Keïta, rappelle qu’avant le mandat sanitaire, c’est l’État qui vaccinait les animaux à travers les vétérinaires publics. « Depuis un certain moment, explique-t-il, l’État s’est désengagé pour confier la vaccination aux vétérinaires appelés mandataires sanitaires. » « Dans les localités où ces vétérinaires privés ne sont pas présents, l’État assure la vaccination des animaux pour combler le vide », ajoute M. Keïta, Aujourd’hui, ils sont au nombre de 159 vétérinaires titulaires du mandat sanitaire repartis sur l’ensemble du territoire qui, chaque année, mobilisent les éleveurs pour la vaccination du cheptel. « À ce titre, chaque titulaire du mandat sanitaire se fixe un objectif par rapport à l’effectif de son cheptel dans la localité qu’il couvre, en se donnant une prévision pour faire le bilan à la fin de la campagne », explique le président de l’ANAVEM qui apprécie, globalement, la vaccination à mi-parcours comme satisfaisante. Par ailleurs, Mady Keïta souligne la faible mobilité des agents dans certaines localités du pays comme dans les Régions de Mopti, Bandiagara (Centre) et une partie de Gao, Kidal, Tombouctou et le Cercle d’Ansongo, dans le Nord du Mali. Mais, aussi, dans la bande sahélienne comme Nara, Nioro, Troungoumbé où le déplacement du vétérinaire en moto devient difficile à cause de l’insécurité. Parlant de l’acquisition des vaccins, il précise qu’il existe un seul circuit d’approvisionnement à travers le Laboratoire central vétérinaire (LCV) qui fabrique des produits vétérinaires. Les vaccins de ce laboratoire sont subventionnés par l’État au prix fixe de 30 Fcfa pour les vétérinaires titulaires de mandats sanitaires. « Si les vaccins appelés morts sont disponibles chez les grossistes, seuls les titulaires de mandats sanitaires ou les vétérinaires étatiques ont accès aux vaccins vivants utilisés contre la peste des petits ruminants et la péripneumonie contagieuse bovine. Ils doivent être impérativement gardés dans la glace », argumente le président de l’ANAVEM. Il précise que la vaccination n’est pas gratuite et la prestation du vétérinaire est payée en fonction des localités. VACCINATION OBLIGATOIRE – Outre les difficultés liées à l’insécurité, Mady Keïta souligne la problématique de la vente illicite des vaccins vivants qui sont à la portée de tout le monde. « Ce qui, estime-t-il, rend le travail difficile. » « Quand un vaccin passe par la main d’un non professionnel, dans des conditions de conservation qui ne sont pas respectées, cela affecte l’efficacité du produit », regrette-t-il. Le vétérinaire appelle les éleveurs à aller vers les bons produits en approchant des spécialistes assermentés pour protéger la santé humaine et le cheptel. Le chef de la section surveillance épidémiologique à la Direction nationale des services vétérinaires (DNSV), Dr Boundiala Sissoko, explique que la campagne de vaccination est planifiée en fonction de la mobilité et de l’effectif du cheptel dans chaque zone. Par exemple, pendant que les animaux du Nord migrent vers le Sud à la recherche de pâturages et d’eau, la vaccination commence au Sud pour finir vers le Nord. Aujourd’hui, la vaccination contre la péripneumonie contagieuse bovine se chiffre à 776 000 têtes vaccinées contre 831 000 têtes pour la peste des petits ruminants (moutons et chèvres) et 1 909 410 de volailles vaccinées contre la maladie de Newcastle. Le vaccin contre la rage n’est pas subventionné ce qui fait que la vaccination à

Ramadan et mariage : Pour seulement faire la bouliie de rupture…

Par Aminata DJIBO Bamako, 20 mar (AMAP) Le mois de Ramadan représente un défi énorme pour les nouvelles mariées, désignées souvent par ceux qui ont le sens de la dérision comme celles qui viennent « pour préparer la bouillie du Ramadan ». Les veilles de Ramadan, les mariages se multiplient. À titre d’illustration, la mairie de la Commune V a célébré 767 mariages en février dernier contre 236 en janvier à l’hôtel de ville de la mairie de la Commune IV. Des célibataires voire des « célibattants » affluent devant les officiers d’état civil, très fréquemment, pendant les deux ou trois mois qui précèdent le mois de Ramadan, pour intégrer le club des mariés. Mais, surtout, pour passer le mois béni dans de meilleures conditions psychologiques, morales et alimentaires avec des épouses disponibles pour faire la cuisine. Pourtant, c’est une tâche immense qui attend les nouvelles élues des cœurs. Celles-ci doivent préparer les repas pour leurs époux et belle-famille durant ce mois béni. Les cordons bleus s’en sortent souvent avec le satisfecit de la famille. Elles sont souvent élevées au rang de « houris » (ces femmes promises aux croyants dans le paradis). C’est une toute autre histoire pour les nouvelles mariées qui n’excellent pas dans l’art culinaire et qui n’arrivent même pas à bien préparer la bouillie de rupture de jeûne. « Ma belle-sœur est une nouvelle mariée. En cette période, elle prépare mal la bouillie. Il n’y a même pas de grain. Dieu m’en est témoin », dénonce Oumar Diarra, un étudiant. Celles qui ne sont pas toujours préparées à ce qui les attend rencontrent des surprises comme le cas de cette jeune fille qui s’est mariée à deux semaines du Ramadan. Sous anonymat elle dit : « Je viens de me marier. Je n’étais pas préparée à tout ça. Ici, on me laisse seule. Le matin, on me donne l’argent de la popote et personne ne s’intéresse plus à ce que je fais. Chacun s’attend à une table garnie lors de la rupture. Je ne m’attendais pas à ça. Chez nous, ma mère m’aurait aidée », confie-t-elle avec une pointe d’amertume. Il est 4 heures, dans la famille Diallo à Kalaban Coro. Aminata,17 ans, est déjà active pour servir cette famille élargie de plus de 60 membres dont une dizaine de femmes. « C’est mon premier Ramadan en tant que femme mariée. Dans la famille, il y a beaucoup de belles-sœurs, mais aucune d’entre elles ne lève le petit doigt pour m’aider. Je me demande pourquoi cette indifférence à mon égard. Des fois, je prépare des plats dont la famille se plaint, les trouvant fades. Je fais avec », déclare-t-elle. Aminata qui vient d’une famille nucléaire n’apprécie guère de vivre dans une telle atmosphère. Et de préciser que le slogan de sa belle-famille-famille est : « Tu t’es mariée pour ça, il faut assumer ». Nombreuses sont les jeunes filles qui, même si elles ne l’expriment pas ouvertement, ressentent un regret intérieur, comme l’explique Fanta Cissé, dont la belle-famille habite à Baco Djicoroni Golf, en Commune V du District de Bamako. « Moi, je conseillerais à toutes les filles de ne pas se marier à l’approche du Ramadan. Ça enlève toute l’allure d’une nouvelle mariée. Entre incompréhension, cuisine, cherté des condiments et organisation, il faut être prête », affirme-t-elle. Mais certaines nouvelles mariées piochent des recettes sur les réseaux sociaux ou on recourt à des produits pré-conditionnés dans des sachets comme des grains secs de bouillie. C’est du moins ce qu’affirme Aïcha Diarra à Torokorobougou, drapée dans un boubou de nouvelle mariée et foulard au rein. « S’il arrive que je me gamberge, plusieurs femmes sont sur Tik Tok pour nous apprendre des recettes comme Mamy ka épices, secret de cuisine ou encore Tatiakasougouba. MANGER LA BEAUTE – Il me suffit de m’entrainer et, pour les bouillies, c’est disponible dans les supermarchés. Au début, j’avais vraiment des difficultés mais, aujourd’hui, je m’en sors », indique-t-elle, en dressant la table pour la rupture. Pour préparer les nouvelles mariées à ce qui les attend, Mme Sissoko Metou Dembélé, conseillère matrimoniale à Daoudabougou insiste sur l’importance de l’éducation et de l’engouement pour les mariages à l’approche du Ramadan. « Le mois passé, j’ai suivi 18 filles dans leurs mariages à la veille de ce mois de Ramadan. Je leur ai conseillées d’être à hauteur des attentes de leurs belles-familles en termes de tâches domestiques surtout culinaires », explique-t-elle, en regrettant les difficultés d’initiation des jeunes filles. Ceci résulte d’une faible communication entre les mamans et leurs filles. « On ne leur apprend pas comment gérer un foyer, encore moins une famille pendant le Ramadan », souligne la conseillère matrimoniale. Elles sont nombreuses, ces filles, dont les belles-familles se plaignent comme le déclare Mme Sidibé, une doyenne de 88 ans. « Ces filles pensent qu’on mange la beauté. Je recadrais toutes mes belles-filles qui ne savaient pas cuisiner. Elles avaient le choix de partir, car je ne peux pas accepter ça dans ma famille », déclare l’octogénaire, tout en continuant à égrener son chapelet. Se marier à l’approche du mois béni n’est pas une tendance selon le sociologue Savadogo Modibo. Il invite les parents à enseigner les notions culinaires élémentaires de recettes locales à leurs filles avant que celles-ci ne se mettent en en couple. Selon lui, l’une des raisons du nombre croissant de mariages célébrés généralement un mois avant le début du Ramadan, c’est pour préparer le mois qui précède le Ramadan dénommé en bamanakan «Sounkalo Mankono», un mois béni, tout comme le Ramadan. Mais dans la société, trop de spéculations tournent autour des jeunes filles, notamment l’absence de talent pour la cuisine et plusieurs divorces y sont liés car toutes les familles ne tolèrent pas une femme qui ne sait pas cuisiner», fait observer le sociologue. AD/MD (AMAP)    

URGENT: un incendie en cours dans la ville de Mopti (Centre)

Bamako, 20 mar (AMAP) Un incendie s’est déclaré il y a quelques minutes dans la ville de Mopti, dans le Centre du Mali), précisément au centre commercial, au niveau de la station Pagou1 ,près de la représenattaion de la Compagnie malienne de textiles  (COMATEX), selon des témoins.

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 19 mars 2025

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 19 mars 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : –  adopté des projets de texte ; –  procédé à des nominations ; –  et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Défense et des anciens Combattants, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de la Direction du Sport Militaire. La Direction du sport militaire a été créée par la Loi n°10-024 du 1er juillet 2010 avec pour mission d’élaborer et de mettre en œuvre la politique en matière d’activités physiques et sportives au sein des Forces Armées et de Services. Son organisation et les modalités de son fonctionnement sont fixées par le Décret n°10-366/P-RM du 12 juillet 2010. L’application de ces textes a révélé des insuffisances qu’il convient de corriger. Les projets de texte, adoptés, apportent entre autres, les innovations suivantes : –  la réorganisation de la Direction du Sport Militaire ; –  la scission de la Sous-direction Administration du personnel et finance en Sous-direction des Ressources humaines et en Service Administratif et Financier ; –  la création d’un Service de Médecine du Sport ; –  la création d’un Organe sportif des Forces Armées et de Sécurité ; –  la création des Bureaux régionaux de Sport des Armées et des Bureaux de Sport des Ecoles Militaires et des Centres d’Instruction. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant approbation du marché relatif à la construction de la nouvelle gare routière avec ses espaces et services commerciaux de la Commune rurale de Diéma, Région de Nioro. Le marché relatif à la construction de la nouvelle gare routière de la Commune rurale de Diéma est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Entreprise Commerce Général Fodé COULIBALY pour un montant de 1 milliard 242 millions 180 mille 369 francs CFA Hors Taxes et un délai d’exécution de 300 jours. L’exécution de ce marché, qui entre dans le cadre de la mise œuvre du Projet de Développement Communal et de Décentralisation, permettra de doter la Commune rurale de Diéma d’une gare routière moderne. Le Décret n°2017-0199/P-RM du 06 mars 2017 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de la Direction générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence, prévoit la création des Services régionaux et subrégionaux du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence. Le projet de décret, adopté, consacre la création desdits Services et permettra entre autres : –  de rapprocher davantage les services déconcentrés du commerce, de la consommation et de la concurrence aux usagers ; –  de faciliter l’organisation du commerce et le suivi des marchés ; –  de veiller à l’application de la réglementation en matière de commerce, de concurrence et de protection du consommateur. Sur le rapport du ministre de l’Industrie et du Commerce, le Conseil des ministres a adopté un projet décret portant création des Services régionaux et subrégionaux de la Direction générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS – Haut Fonctionnaire de Défense auprès du Ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé l’Instruction civique et de la Construction citoyenne : Contrôleur général major de Police Sékou Nama COULIBALY. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE – Commissaire Adjoint à la Réforme du Secteur de la Sécurité : Commissaire général de Brigade de Police Moussa AG INFAHI. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE ET DE L’EAU – Directeur général de l’Agence nationale des énergies renouvelables et des bioénergies : Monsieur Abdoulaye KAYA, Spécialiste en Management des Organisations. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL – Chargés de mission : Capitaine Mamady FOFANA ; Madame Fadima KAMARA, Juriste. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS, CHARGE DE L’INSTRUCTION CIVIQUE ET DE LA CONSTRUCTION CITOYENNE – Chargés de mission : Monsieur Boubacar Diadié SANGHO, Juriste ; Madame Oury KAMISSOKO, Gestionnaire de Projets ; Madame Massira TOURE, Gestionnaire ; Madame Aissata MAIGA, Ingénieur Financier ; Monsieur Mamadou BERTHE, Juriste. AU TITRE DU MINISTERE DES MALIENS ETABLIS A L’EXTERIEUR ET DE L’INTEGRATION AFRICAINE –  Secrétaire général : Madame TANGARA Néma GUINDO, Maître de Conférences. –  Conseillers techniques : Monsieur Djibril DANSOKO, Conseiller des Affaires étrangères ; Monsieur Boulaye KEITA, Maître-Assistant. –  Chargés de mission : Madame Korotimi Féfé KONE, Gestionnaire des Ressources humaines ; Monsieur Alher Ag ALHAMISSE, Spécialiste en Logistique et Transport. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE –  Chef de Cabinet : Monsieur Bacoroba COULIBALY, Comptable. –  Chargés de mission : Monsieur Sambou Jules SISSOKO, Journaliste-Réalisateur ; Monsieur Zoumana DIARRA dit TOGOLA, Agronome ; Monsieur Alkaya AMADOU, Professeur de l’Enseignement secondaire ; Monsieur Ousmane CONDE, Spécialiste en Commerce International et Logistique. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ARTISANAT, DE LA CULTURE, DE L’INDUSTRIE HOTELIERE ET DU TOURISME – Conseiller technique : Monsieur Abdoulaye DIOMBANA, Administrateur des Arts et de la Culture. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des ministres a pris acte d’une communication écrite relative aux rapports des études portant sur le répertoire des politiques publiques au Mali et l’analyse de leur cohérence. Pour permettre au système national de planification du développement de relever les défis de la connaissance, de l’appropriation et de la cohérence des politiques publiques, le Ministère de l’Economie et des Finances, à travers le Centre d’Etudes et de Renforcement des Capacités d’Analyse et de Plaidoyer, a réalisé deux études complémentaires sur le Répertoire des politiques publiques au

Kolokani : Remise officielle des premières cartes biométriques sécurisées

Kolokani, 19 mar (AMAP)  Le préfet du Cercle de Kolokani (Ouest), Alou Diarra a procédé, ce mercredi, à la remise officielle des premières cartes biométriques sécurisées établies au Commissariat de police de la ville, a constaté l’AMAP sur place. Cette remise en présence de adjoints du préfet, du maire de la Commune rurale de Kolokani, du représentant de la chefferie, de la présidente de la CAFO, du président du Conseil communal de la jeunesse, intervient après la réception du matériel de production des cartes biométriques sécurisées par le même commissariat, le 26 janvier dernier. Les premiers bénéficiaires, Fatou Daou, Hawa Diarra et Amadou Traoré, tout comme  les invités et le préfet ont exprimé leur joie. Ils ont exprimé leur satisfaction au Commissaire Divisionnaire Mahamadou Traoré dit Dou et ses hommes « pour tout ce qu’ils font pour le développement de Kolokani. » Cette remise concerne les citoyens ayant fait l’enrôlement biométrique et dont les pièces d’identité biométriques ont été soit perdues, soit endommagées ou encore ceux qui n’ont jamais eu leur carte biométrique mais détiennent les pièces requises. Les intéressés doivent se munir de l’une des pièces suivantes : la carte NINA, le passeport biométrique, la fiche descriptive individuelle avec photo, la carte d’électeur biométrique ou la carte AMO sur laquelle figure le numéro NINA de l’intéressé. Les frais s’élèvent à 5 000 Fcfa. Le paiement est électronique et se fait sur place au commissariat, par mobile money avec le téléphone. AK/MD (AMAP)

Les syndicats des pharmaciens d’officine et des laboratoires d’analyses lèvent le préavis de suspension des services AMO (Communiqué)

Bamako, 19 mar (AMAP) Les syndicats des pharmaciens d’officine (SYNAPPO) et des laboratoires d’analyses biomédicales privés (SYNAPHARM) ont annoncé, mercredi, dans un communiqué daté du 19 mars 2025, la levée de leur préavis de suspension des prestations de l’Assurance maladie obligatoire (AMO) dans les pharmacies et les laboratoires conventionnés à travers le Mali. Cette décision intervient après une commission paritaire d’urgence tenue le vendredi 14 mars 2025 et les jours suivants. Les syndicats saluent « le soutien massif des pharmaciens au préavis transmis au ministre de la Santé et du Développement social », qui prévoyait une suspension des services AMO, « en raison des retards de remboursement des factures échues » par la Caisse nationale d’assurance maladie (CANAM). « Nous partageons pleinement les difficultés liées à l’approvisionnement, aux retards de remboursement par la CANAM et au respect des engagements contractés auprès des grossistes répartiteurs », précisent les syndicats dans leur communiqué. La levée du préavis, effective à compter de ce mercredi 19 mars 2025, repose sur plusieurs éléments : « le niveau actuel du remboursement des factures échues », « les dispositions annoncées par la CANAM et les Organismes de gestion déléguée (OGD) », ainsi que « l’engagement des plus hautes autorités à procéder, dans un bref délai, au remboursement de toutes les factures AMO échues ». Les syndicats soulignent également « l’intérêt supérieur de la population » comme facteur clé dans leur décision. Malgré cette désescalade, le SYNAPPO et le SYNAPHARM exhortent la CANAM et les OGD à redoubler d’efforts pour assurer « le remboursement effectif des factures AMO en respectant les délais conventionnels », « la tenue régulière des commissions paritaires » et « l’examen et la résolution des préoccupations liées aux services AMO ». Parmi les problèmes persistants figurent « le contrôle de droit des assurés AMO » et « les nombreux rejets injustifiés de fiches de soins », qui continuent de peser sur les professionnels. Cette reprise  marque le retour temporaire à la normale, tout en maintenant une pression sur les autorités pour des améliorations structurelles. OS/MD (AMAP)

Retrait de la Confédération des États du Sahel (AES) de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF)

Bamako,  19 mar (AMAP) Les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel (AES), composée du Burkina Faso, du Mali et du Niger, ont annoncé, dans un communiqué de presse conjoint daté du 18 mars 2025, le retrait de leurs pays de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Le communiqué souligne le rôle historique de ces nations au sein de la Francophonie. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger, « mus par les idéaux de rapprochement des peuples par la coopération multilatérale fondée sur la promotion de la diversité linguistique et culturelle et le dialogue des civilisations, ont participé activement, en qualité de membres fondateurs, au Sommet de Niamey qui a donné naissance, le 20 mars 1970, à l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT) ». Cette dernière est devenue l’Agence intergouvernementale de la Francophonie (AIF) en 1998, puis l’OIF en 2005. « Pendant les 55 années d’existence de la Francophonie, ces trois pays qui forment aujourd’hui la Confédération des États du Sahel (AES), ont contribué inlassablement, et de manière significative, à la construction et au renforcement de cette organisation », ajoute le texte. Cependant, les ministres dénoncent un changement d’attitude de l’OIF depuis les transitions politiques dans leurs pays respectifs. « Depuis l’avènement de la transition au Mali, au Burkina puis au Niger, l’OIF, au lieu d’accompagner ces pays dans la réalisation des aspirations légitimes de leurs peuples, conformément à ses objectifs de paix, de coopération et de solidarité, s’est illustrée par l’application sélective de sanctions sur la base de considérations géopolitiques et le mépris pour leur souveraineté », déplore le communiqué, qui accuse l’organisation de s’être transformée en « un instrument politique téléguidé ». En réponse à cette situation, les chefs d’État de l’AES ( le capitaine Ibrahim Traoré, le général d’Armée Assimi Goïta et le général de Brigade Abdourahamane Tiani)  « ont décidé en toute souveraineté, du retrait des États membres de la Confédération AES de l’Organisation internationale de la Francophonie », indique le texte. Cette décision, conforme à l’article 10 de la Charte de l’OIF, a déjà été officiellement notifiée par les trois pays. Ce retrait reflète, selon le communiqué, la détermination des leaders de l’AES à rester « fidèles aux aspirations profondes de leurs peuples et résolus à défendre leurs intérêts légitimes ». Signé à Ouagadougou, Bamako et Niamey, ce document marque un tournant dans les relations entre la Confédération des États du Sahel et l’OIF. OS/MD (AMAP)

Koro/Bandiagara :  Restrictions sur le flux des camions-citernes de carburant

Koro/Bandiagara, 19 mar (AMAP) La Région de Bandiagara et les cercles de Koro et Bankass, dans le Centre du Mali, font l’objet de restrictions du transport de carburant par décision des autorités d’arrêter momentanément le flux des citernes de carburant vers destinations, qui reçoivent plusieurs citernes dans la semaine, en attendant de voir clair dans la vente du carburant,, a constaté l’AMAP Les stations-services de Koro, font ainsi face, depuis trois jours, à une difficulté d’approvisionnement en essence à la suite de cette décision, qui, selon une source locale, de est destinée à comprendre la ou les destinations du carburant transporté par ces nombreuses citernes Concernant ces restrictions sur le transport du carburant, le gouverneur de la Région de Bandiagara, le colonel-major Olivier Diassana, a, pour sa part, expliqué qu’ « il ne s’agit nullement d’une mesure arbitraire, mais plutôt d’une stratégie de lutte contre le terrorisme qui affecte gravement la Région. » Intervenant, mardi, devant les légitimités traditionnelles et religieuses dans le cadre de la sensibilisation sur les taxes sur les recharges téléphoniques et les transferts monétaires, ainsi que les mesures de sécurité visant à limiter l’afflux massif du carburant dans la région, le gouverneur a mis « en garde contre toute forme de complicité avec les groupes armés » et a appelé les populations à faire preuve de vigilance et de collaboration avec les forces de sécurité. » A Koro, à la suite de la difficulté d’approvisionnement en carburant, presque toutes les stations-services de la ville, une quinzaine, ont déclaré être en rupture de stocks d’essence, provoquant une pénurie dans la ville. De cette situation a fait le lit d’un business de vente de carburant pour les petits revendeurs et les revendeurs de circonstance, qui pratiquent des prix variant de 1 500 Fcfa à 2 500 Fcfa le litre par endroits. Le samedi, jour de foire de Koro, de nombreux forains, se sont retrouvés bloqués dans la ville, faute de carburant. Les spéculateurs en ont profité pour vendre le litre à des prix exorbitants. Après avoir examiné la situation, le Conseil communal de la jeunesse de Koro, dirigé par Ousmane Edem Niangaly et les forces vives de Koro, ont publié un communiqué « pour attirer l’attention des promoteurs et des revendeurs de carburant sur la hausse abusive des prix du carburant dans la ville. » « Une augmentation de prix qui vient alourdir davantage le coût de la vie et considéré comme un acte criminel contre une population éprouvée par les effets de la crise sécuritaire », selon les termes du communiqué. Par ailleurs, le communiqué signé par le chef de village de Koro, les président du Conseil communal de la jeunesse, de la société civile, de la Chambre locale de commerce, des transporteurs routiers et la présidente de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), précise que « toute personne qui se permettra de vendre de l’essence à un prix supérieur au prix officiel, sera interpellée et traduite devant les autorités compétentes. » Un comité de veille a été mis en place pour sillonner la ville, dans le but de vérifier les prix du litre d’essence auprès des revendeurs. Quant au gouverneur de Bandiagara , lors de sa rencontre et sur le sujet de la taxation des recharges téléphoniques et des transferts monétaires, il expliqué que la mesure s’inscrit « dans une dynamique de souveraineté économique, telle que voulue par les plus hautes autorités du pays. » Il a insisté sur le caractère civique de cette contribution, soulignant qu’elle participera au développement socioéconomique de la nation. En conclusion, cette rencontre a permis un échange constructif entre les autorités régionales et les représentants des légitimités traditionnelles et religieuses qui ont réitéré leur engagement à soutenir ces initiatives. Le Gouverneur a appelé à une prise de conscience collective pour assurer la stabilité et le développement de la région de Bandiagara. MN/OG/MD (AMAP)  

Le poste de sécurité de Nionsombougou attaqué par de présumés terroristes.

Kati, 19 mar (AMAP) Des hommes armés non identifiés ont attaqué, dans la nuit du lundi à mardi aux environs de 3 heures du matin, le poste de sécurité de Nionsombougou, dans le Cercle de Kolokani (Ouest), à une cinquantaine de km de Kati, sur l’axe vers Kayes, faisant un civil légèrement blessé, des véhicules et des motos calcinés, a appris l’AMAP mardi. Aucune perte en vie humaine ni de blessé grave n’est à déplorer. Les gendarmes en poste sont tous sortis indemnes. Selon nos informations, aux environs de 3h17 minutes, les Forces de défense et de sécurité du poste de contrôle et les civils ont été surpris par des tirs nourris d’armes. Les gendarmes très prompts ont mis en déroute les présumés terroristes. Selon des témoins sur place, les assaillant étaient au nombre 6 hommes à bord d’un véhicule mais qu’ils avaient garé dans la forêt et de marcher à pas feutrés pour surprendre les gendarmes. A 200 mètres du poste. Ils se sont mis à tirer les yeux fermés. C’est ainsi qu’ils ont pu mettre le feu à quelques engins, blessé légèrement un civil de passage, avant de fuir devant la puissance de feu des gendarmes qui venaient juste de commencer leur garde, quelques heures avant. Informé, le Commandant de brigade (CB) de Kolokani à déployer des renforts pour traquer les assaillants, qui, selon des témoins, se sont dirigés vers la forêt du Baoulé, sur la route de Kita (Ouest). Tôt mardi matin, aux environs de 6 h le sous-préfet de Nionsombougou, accompagné d’une forte délégation composée du maire de la Commune rurale de Nionsombougou, Chacka Coulibaly, et le chef de la Brigade de gendarmerie de Kolokani, s’est rendu sur les lieux pour constater et apporter le soutien des autorités politiques et militaires. A plusieurs reprises, des hommes armés ont attaqué ce poste de sécurité situé sur l’axe en direction de Kayes, dans l’Ouest du Mali. AK/MD (AMAP)