Sikasso : C’est parti pour le tournoi inter-quartiers, sous le signe du rassemblement et du vivre-ensemble
Sikasso, 21 mai (AMAP) La gouverneure de la région de Sikasso, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, a donné, mardi dernier au stade municipal de Sikasso, le coup d’envoi officiel du tournoi inter-quartiers de Sikasso dont initié par le ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne. « Ce tournoi est bien plus qu’un simple évènement sportif. C’est un cadre de rassemblement, de fraternité, de vivre ensemble et de promotion des valeurs citoyennes chez les jeunes », a déclaré Mme Kanté Marie Claire Dembélé. La cheffe de l’exécutif régional a indiqué que ce tournoi constitue, également, « une belle opportunité pour les talents cachés de nos quartiers. » « C’est l’occasion idéale pour ces derniers de se révéler, de se dépasser et de montrer que la jeunesse de Sikasso est dynamique, responsable et porteuse d’espoir », a-t-elle ajouté. La gouverneure a salué l’initiative et encourager toutes les structures relevant de la jeunesse « à s’en inspirer pour faire du sport un outil d’éveil, d’éducation et d’intégration sociale. » Le tournoi inter-quartiers entend, entre autres, sensibiliser la jeunesse sur les effets néfastes de la consommation de la drogue, contribuer à la relance des compétitions sportives dans les quartiers, créer un véritable vivier pour les clubs et sélections jeunes de football et d’athlétisme et favoriser le brassage, la cohésion sociale et le vivre ensemble. Également, il s’agit de mettre le sport au service de la communauté et du développement harmonieux de l’Homme, contribuer à la promotion du civisme et de la citoyenneté et attirer les partenaires locaux à investir dans le sport. Mme Kanté Marie Claire Dembélé a invité les uns et les autres à faire de ce tournoi un exemple de fair-play, de discipline, de respect des règles et de fraternité avant de donner le coup d’envoi du premier match de la compétition. L’opposition entre l’équipe de Mancourani 2 et de Bougoula-ville a tourné à l’avantage de la première qui a remporté la victoire par 2 buts à 1. L’évènement a enregistré la présence du représentant du préfet Salif O. Maïga, le représentant du maire de la commune urbaine de Sikasso Adama Ballo et le directeur régional de la jeunesse et des sports Oumar S. Traoré. MFD/MD (AMAP)
Ouélessébougou se mobilise pour des examens de fin d’année sans fraude ni fuite de sujets
Ouélessébougou 21 mai (AMAP) Les autorités administratives et scolaires du Cercle de Ouélessébougou, ont, dans la dynamique enclenchée par le département de l’Education nationale, de lutte contre la fraude et la fuite des sujets lors des examens de fin d’année, organisé une grande marche sportive, mercredi 21 mai 2025, allant du lycée public de la ville à la préfecture. La manifestation, qui vise à informer et sensibiliser la communauté éducative, non seulement sur les dangers liés à la fraude aux examens mais, aussi, à la consommation et le commerce illicite des drogues dans l’espace scolaire, a vu la participation des élèves, parents d’élèves, enseignants et des directeurs d’écoles. On notait, également, la présence des sous-préfets des arrondissements, du maire, du commissaire de la ville et tous les responsables des services techniques, sous l’égide du préfet, Moussa Sagara. Une marche sportive d’une distance de 2 kilomètres environ a couronné cette activité sur des slogans des marcheurs : « Non à la fraude, Non à la fuite des sujets », « Non à la drogue », « Non à la violence en milieu scolaire », « Vive des examens sans fraude », entre autres. « Cette marche est une initiative des autorités nationales, à travers le ministère de l’Education, depuis quelques années, une manière de mobiliser tous les acteurs du secteur contre la fraude et la fuites de sujets qui sont des fléaux pour le niveau de l’enseignement dans notre pays », a expliqué, le directeur du Centre d’animation pédagogique (CAP) de Ouélessébougou , Karim Coulibally, avant d’inviter les élèves, « à compter sur l’effort individuel lors des examens à venir. » Pour sa part, le préfet Sagara, s’est réjoui de l’effort des élèves, des responsables scolaires, et de tous les acteurs de l’Education, « pour la réussite de cette activité », au niveau local. « Les slogans et messages véhiculés lors de cette marche vous interpellent tous. Ils ne sont pas des simples mots, ils doivent vous conduire tout au long des examens. La consommation de la drogue constitue un danger pour votre santé », a-t-il lancé. Il a, également, sollicité « une conscience collective et un engagement général, pour des examens sains et transparents » dans le Cercle de Ouélessébougou. AC/MD (AMAP)
Réunion des experts de l’AES à Bamako : La création d’une Banque de développement au cœur des échanges
Bamako, 21 mai (AMAP) La rencontre des ministres du comité ministériel « développement » de la Confédération des Etats du Sahel (AES) sur l’opérationnalisation des actions prioritaires « pilier » de développement, a débuté, ce mercredi, au Centre international de la conférence de Bamako (CICB), afin « de permettre aux experts d’échanger sur la création d’une Banque de développement », a constaté l’AMAP. La cérémonie d’ouverture de cette réunion a été présidée par le ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, accompagné de sa collègue en charge des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko et du Président de la section des comptes de la Cour suprême, Abdoulaye Sow. Depuis la création de l’AES, « nous avons développé différents mécanismes de dialogue et de coordination des efforts pour un développement équilibré de nos pays et cela sous le leadership de nos trois chefs d’Etat », a rappelé le ministre Sanoui. Et de poursuivre : « aussi est-il envisagé de renforcer les bases de la construction d’un espace d’intégration favorisant les investissements structurants et intégrateurs, de poursuivre les réformes, favoriser les politiques et de garantir une stabilité financière, qui permette de soutenir le développement de nos états ». A ce titre, la création d’une Banque régionale d’investissement a été retenue, qui sera dénommée « Banque confédérale pour l’investissement et le développement de (BCID-AES). Outil essentiel de promotion et de financement de projets structurants dans les secteurs stratégiques », a fait savoir, le ministre de l’Economie et des Finances, Il a ajouté que « la BCID-AES aura pour mission de mobiliser des ressources financières à grande échelle en vue de soutenir le développement de nos infrastructures essentielles, notamment énergie, transport, agriculture, etc. » Et de préciser : « je tiens à souligner que la création de la BCID-AES n’est pas seulement une décision politique mais, aussi, une réponse pragmatique et stratégique aux défis économiques de notre confédération, car nous savons que nos Etats possèdent un potentiel immense de croissance et de développement. » La réussite de l’implantation de la Banque confédérale « dépendra de notre capacité à travailler ensemble à mettre en place des structures de gouvernance efficaces, à garantir la rigueur et la transparence dans l’application et la mise en œuvre des décisions adoptées », a estimé le ministres des finances, avant de déclarer ouverte la réunion. MMD/MD (AMAP
Le Mali met en avant ses avancées judiciaires au 13e Forum juridique international de Saint-Pétersbourg
Bamako, 21 mai (AMAP) Le ministre malien de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, a mis en lumière, mardi, à Saint-Pétersbourg, en Russie, les progrès réalisés par le Mali dans la lutte contre la criminalité économique, avec un accent particulier sur le recouvrement des avoirs issus d’activités illicites. Le ministre Kassogué, qui représente le Mali, intervenait devant le 13e Forum juridique international de Saint-Pétersbourg, une rencontre d’envergure réunissant des experts et responsables du droit, venus du monde entier pour débattre des défis contemporains du droit international. Dans son allocution, il a rappelé les réformes majeures engagées dans le pays, notamment la révision du Code pénal et du Code de procédure pénale, ainsi que la création de nouvelles institutions telles que l’Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués et le Pôle national économique et financier. Grâce à ces initiatives, plusieurs centaines de milliards de FCFA ont pu être récupérés au profit de l’État. La participation du Mali à ce forum témoigne de sa volonté de renforcer la coopération juridique internationale et de partager son expérience en matière de gouvernance judiciaire et de transparence. En marge de l’événement, le ministre Mamoudou Kassogué a, par ailleurs, procédé à la signature d’un Mémorandum d’entente avec le Procureur général de la Fédération de Russie, consolidant ainsi les liens de coopération entre les deux pays dans le domaine judiciaire. OS/MD (AMAP)
Relation Chine-Afrique : « La Chine accorde aux Pays les moins développés, y compris le Mali, des échanges commerciaux aux tarifs douaniers à taux zéro », déclare à Bamako l’ambassadeur chinois
Bamako, 20 mai 2025 (AMAP) « La Chine accorde aux Pays les moins développés qui ont des relations d’amitié avec elle, y compris le Mali, des échanges commerciaux aux tarifs douaniers à taux zéro », a annoncé, mardi à Bamako, l’ambassadeur de Chine au Mali, Chen Zhihong, qui a animé, à la représentation chinoise, une conférence de presse, a constaté AMAP. « Cela permettra, dit-il, aux produits des pays africains d’accéder plus facilement au marché chinois, de stimuler le développement industriel de l’Afrique, de l’aider à améliorer l’emploi et d’accélérer la réduction de la pauvreté » a dit le diplomate chinois, « Alors que les États Unis brandissent leur bâton tarifaire, la Chine ouvre grandement ses portes à ses amis africains et maliens », a poursuivi Chen Zhihong au cours de cet échange avec les médias où il a parlé des nouvelles mesures d’impositions de droits de douanes par les États Unies, les relations d’amitié de son pays avec l’Afrique et le Mali. Chen Zhihong, a expliqué que les mesures prises par les États Unies « sous divers prétextes concernent tous ses partenaires commerciaux y compris la Chine et le Mali. Une situation qui compromet les droits et intérêts légitimes des nations ». « Violant les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et nuisant au système commercial multilatéral fondées sur des règles et perturbant la stabilité de l’ordre économique mondiale », a-t-il dit. Selon lui, au moment où les pays africains s’efforcent de promouvoir leur développement, l’imposition par les États Unies de droits de douanes énormes « perturbent les rythmes de la relance mondiale et inflige des chocs injustifiés à l’économique africaine. » « Contrairement aux États Unies, la Chine œuvre à stabiliser le monde, en maintenant sa stabilité », a souligné Chen Zhihong. La Chine est ouverte, responsable et continue d’offrir davantage d’opportunités pour le développement mondial », a-t-il souligné. « L’année 2025 marque le 25e anniversaire de la création du Forum de coopération Chine-Afrique. Durant les 25 années écoulées, la Chine a aidé l’Afrique à construire et à moderniser près de 100 000 km de routes et plus de 10 000 km de chemins de fer », a-t-il le représentant de Pékin au Mali. Il a poursuivi : « Ces trois dernières années, les entreprises chinoises ont créé plus d’un million cent mille emplois sur le continent africain. L’année 2025 est l’année de la mise en œuvre des résultats du sommet de Forum sino-africain de Beijing. » Parlant des entreprises chinoises qui exploitent des ressources minières et opèrent illégalement sur des sites au Mali, l’ambassadeur a soutenu que ces entreprises « respectent strictement les lois du pays hôte. » « Nous avons appris que plusieurs entreprises disposent de permis, s’acquittent régulièrement de leur responsabilité sociale, créent des emplois locaux également et contribuent au développement local », a dit Chen Zhihong. Cependant, il a reconnu qu’« il existe certaines entreprises chinoises qui mènent des opérations illégales, ce qui affecte les relations amicales bilatérales. » « Les deux parties sino-maliennes ont déjà engagé des échanges approfondit sur cette question et travailleront ouvertement pour faire briller l’or dans le cadre de la coopération Mali-Chine », a assuré Chen Zhihong. Il a remercié les médias maliens pour « leurs efforts continus à suivre le développement de la Chine et promouvoir l’amitié » entre le Mali et son pays. ST/MD (AMAP)
Compagnie malienne pour le développement des textiles : Dr Kouloumégué Dembélé désigné nouveau PDG
Bamako, 20 mai (AMAP) Dr Kouloumégué Dembélé, a été désigné Président directeur général (PDG) de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT), par la 104ème session du Conseil d’administration tenue mardi, au siège de la société à Bamako, succédant ainsi au Pr. Mamadou Moustapha Diarra qui a passé dix mois à la tête de la compagnie. La session du Conseil d’administration avait pour principal ordre du jour la cooptation d’un administrateur représentant le Mali et la désignation du nouveau PDG. Lors de la cérémonie de passation, le PDG sortant, Pr. Mamadou Moustapha Diarra, a présenté son successeur avant de remercier les travailleurs pour leur collaboration. « Je quitte mes fonctions la tête haute, avec la satisfaction d’avoir défendu une vision novatrice, axée sur les résultats, la restructuration et l’unification de la CMDT, notamment par l’absorption des filiales et l’ouverture des directions régionales de Bougouni et de San », a-t-il déclaré. Il a rappelé l’importance stratégique de la CMDT, qui couvre plus de 134 000 km², un territoire plus vaste que certains pays souvent mieux classés en production cotonnière. Il a également salué l’engagement des équipes autour d’une vision de qualité, de création de valeur ajoutée et d’optimisation des processus. Au nom des travailleurs, le représentant de la section syndicale, Abdoul Salam Togola, a salué l’engagement du PDG sortant. « Ce fut une période de défis, mais aussi d’avancées significatives. Ensemble, nous avons renforcé le dialogue social et instauré un climat de confiance », a-t-il affirmé. Il a toutefois pointé certains défis persistants, tels que les retards dans l’approvisionnement en intrants agricoles, le paiement des recettes du coton, les factures des fournisseurs et les conditions de travail affectées par les tensions de trésorerie. Prenant la parole, le nouveau PDG, Dr Kouloumégué Dembélé, a exprimé sa gratitude aux autorités pour la confiance placée en lui. « Je compte sur chacun d’entre vous pour porter plus haut les ambitions de notre société. Les défis sont nombreux, mais je suis convaincu qu’ensemble, nous y parviendrons. Aucun d’entre nous ne peut réussir seul », s’est-il adressé aux travailleurs. Avant sa nomination, Dr Dembélé était enseignant-chercheur à l’Institut polytechnique rural de formation et de recherche appliquée (IPR/IFRA) de Katibougou, près de Koulikoro. MS/MD (AMAP)
Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale : La culture au centre du règlement de conflits
Bamako, le 21 mai (AMAP) « Nos us et coutumes occupent une place de choix dans le document de référence dans le cadre du règlement de conflits dans notre pays », ont déclaré des membres de la Commission de rédaction du projet de Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale, devant la presse mercredi 21 mai, au Centre international de conférences de Bamako. Parlant du déroulement des travaux de la Commission de rédaction de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale, Pr Oumar Camara Ka, membre de la Commission, a indiqué que le projet de Charte nationale, qui devrait être restitué, dans les jours à venir, au président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, est composé de 105 articles. Selui lui, le caractère endogène du document remonte au Dialogue inter-Maliens (DIM) tenu l’année dernière. « Toute la Charte parle de la culture. Il y a huit éléments que le gouvernement a édictés, notamment sur l’éducation à la citoyenneté et le patriotisme qui est fondamental dans la Charte. Partout dans les chapitres du document, l’accent est mis sur la culture, l’éducation familiale, préscolaire, universitaire, entre autres, les valeurs fondamentales de notre société… », a détaillé le Pr Kamara Ka, directeur du Conservatoire Balla Fassekè Kouyaté, pour insister sur les éléments culturels de notre pays dans le cadre du règlement de conflits. Il a ajouté que «la question de la gestion endogène des conflits fondamentaux est centrale dans toute la Charte ». » Car, a-t-il indiqué, parmi les articles de la Charte, le plus long est le 9 portant sur les valeurs partagées qui concernent essentiellement la culture endogène dans nos communautés. » « Il y a deux articles, a-t-il souligné, qui portent sur l’éducation civique et morale, précisément leurs valeurs basées sur la culture endogène. » «Deux autres articles importants sont basés sur la culture de la paix et l’éducation à la paix, toute chose qui pousse le citoyen malien à adopter des attitudes positives concourant à la paix, à la sécurité et à la cohésion sociale dans notre pays», a continué le conférencier. Par ailleurs, selon lui, « les mécanismes de gouvernance sont également mis en place par les différentes autorités des communautés de notre pays pour prendre en charge la gestion endogène des conflits. » OD/MD (AMAP)
Élections à la tête de la BAD : la Mauritanie et le Sénégal à la quête de la voix du Mali
Bamako, 20 mai (AMAP) Les émissaires de la Mauritanie et du Sénégal ont été reçus, lundi, en audience, séparément, par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, venus solliciter la voix du Mali pour l’élection de leur candidat à la présidence de la Banque africaine de développement (BAD) Les émissaires des deux pays voisins, à la ministre mauritanienne de l´Hydraulique et de l’Assainissement, Amal Maouloud, et le ministre des Forces armées du Sénégal, le général Birame Diop, ont été reçus au Palais de Koulouba par le président de la Transition, en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop. Première à être reçue, la ministre mauritanienne a transmis le message de son président, Mohamed Ould El-Ghazaouani, à son homologue malien. D´après Amal Maouloud, ce message porte sur « la réelle volonté du chef d’État mauritanien de renforcer, consolider et préserver les excellentes relations déjà existantes entre les deux pays et les deux peuples qui sont liés par la géographie, les valeurs de la religion, de l’histoire et par une culture commune. » Elle a, ensuite, indiqué que le message du président El-Ghazaouani vise également à informer son «frère et ami», le général d’armée Assimi Goïta de la candidature officielle de la Mauritanie à la présidence de la BAD. « Cette audience a été l’occasion de présenter au président Goïta, les grandes lignes de la vision du candidat mauritanien en la personne du Dr Sidi Ould Tah », a-t-elle souligné. Selon la ministre mauritanienne, Dr Sidi Ould Tah a cumulé plus de 30 ans d’expérience entre les postes de haute responsabilité et des institutions financières. Il a été notamment ministre des Affaires économiques de la Mauritanie pendant plus de sept ans. Dr Sidi Ould Tah vient d’achever un 2è mandat à la tête de la Banque arabe de développement (BADEA), a indiqué la ministre mauritanienne chargée de l´Hydraulique. Selon elle, le candidat mauritanien a su proposer un programme en phase avec les besoins réels des pays membres de la BAD. « L’échange avec le Président de la Transition a été très fructueux. Il m’a chargée d’informer son homologue mauritanien qu’il a entièrement confiance au choix qui a été fait par son pays», a confié Amal Maouloud. Quant au ministre des Forces armées du Sénégal, il était, lui aussi, porteur d’un message du président du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, à son homologue malien. « Le chef de l’État sénégalais, a signalé le général Birame Diop, réaffirme sa volonté de travailler de manière constructive avec le président Goïta pour faire en sorte que les relations entre leurs pays se renforcent davantage. » «Son message est, aussi, un message de fraternité et d’amitié comme toujours. C’est un message de main tendue également à son frère et ami, le général d’armée Assimi Goïta, pour qu’ensemble, ils essayent de voir au plan bilatéral, tout ce qui peut être amélioré et consolidé. Mais, aussi, au plan multilatéral, notamment au niveau des instances auxquelles les deux pays appartiennent », a-t-il relevé. Le ministre sénégalais des Forces armées a dit qu’il s’agit de voir comment les deux chefs d’État peuvent travailler en synergie pour que ces instances se renforcent et atteignent les objectifs qui leur sont fixés. Le général Birame Diop faisait allusion, notamment à la BAD qui, aujourd’hui, compte tenu des enjeux financiers, joue un rôle plus que jamais important dans le devenir des États membres. « C’est une banque qui est à la croisée des chemins parce qu’elle est en train de renouveler son leadership. Le Mali et le Sénégal veulent voir comment ils peuvent, ensemble, faire en sorte qu’elle bénéficie d’un leadership qui a la vision, l’expérience et qui est expert », a-t-il indiqué. Et de poursuivre : « Nous verrons dans les jours à venir comment on peut travailler de manière à ce que ce processus de renouvellement du leadership au niveau de la BAD se fasse dans les meilleures conditions possibles ». Les élections pour la présidence de la BAD sont prévues le 29 mai prochain à Abidjan, en Côte-d’Ivoire. BD/MD (AMAP)
Mariage collectif annuel chez les Dafing de Marani, près de Tominian (Centre)
Par Jérémie DEMBÉLÉ Mandiakuy, 20 mai (AMAP) Un mariage collectif et traditionnel a été célébré, à Marani, gros village Dafing situé dans la Commune rurale de Tominian (Centre), les 17 et 18 mai 2025, unissant pour le meilleur et le pire, trente et deux jeunes couples de garçons et de filles, toutes ayant l’âge minimum, a constaté l’AMAP. Les Dafing exercent, majoritairement, dans le commerce formel, l’agriculture de subsistance et vont beaucoup à l’exode rurale. Pour participer à cette activité culturelle annuelle, qui marque le début de l’hivernage, tous, où qu’ils soient, se convergent vers le village. Cette année, le 18 mai a été retenue rendant cette date inoubliable pour les habitants et ressortissants. La nuit du samedi, nuit de noce, les nouvelles mariées ont reçu des conseils et bénédictions de leurs parents, avant de rejoindre leur mari dans la belle-famille. Le matin du 18 mai, tout le village a partagé un petit déjeuner commun, puis après les jeunes mariés ont fait le tour de la localité pour les salutations d’usage. Dans l’après-midi, juste après la prière de 14 heures, le podium s’est installé sur la place publique afin de recevoir les couples. La cérémonie a été dirigée par l’imam Beh Karamoko Dembélé, entouré de nombreux notables dont le chef de village Komane Dembélé et plusieurs invités. Le guide religieux a formulé des bénédictions pour les nouveaux foyers, leur bonheur, leur santé, la longévité de leur couple et beaucoup d’enfants. Ensuite, les forgerons du village ont agrémenté la soirée par l’exposition de masques appelées ‘Tioko’ en langue Dafing. Ils ont parfaitement exécuté une danse folklorique au rythme des tams-tams des griots. La cérémonie purement traditionnelle et religieuse a pris fin avec la montée des nouvelles mariées au-dessus du puits sacré du village. Où chacune des trente-deux désormais épouses/femmes devrait puiser, au moins, un seau d’eau, signe de stabilité de son foyer et de fertilité. Les réjouissances ont continué toute la nuit. Une longue nuit…Et rendez-vous est pris pour l’année prochaine. JD/MD (AMAP)
Devant le CNT, le Premier ministre présente un ambitieux Plan gouvernemental d’actions 2025-2026
Bamako, 19 mai (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a dévoilé, devant le Conseil national de Transition (CNT) à Bamako, le Plan d’action du gouvernement (PAG) 2025-2026, présenté vendredi puis soumis lundi à débat, jusque tard dans la nuit. « Chaque acte que nous posons sera marqué du sens des priorités et de la pleine conscience de l’urgence », a déclaré le Premier ministre, rendant hommage à la résilience du peuple malien et à l’héroïsme des Forces armées et de sécurité (FAMa). Il a réitéré sa gratitude au président Goïta pour la confiance accordée depuis sa nomination le 21 novembre 2024. Structuré autour de huit axes prioritaires définis par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, ce programme vise à consolider la refondation du Mali face à une crise multidimensionnelle. La présentation, qui a duré trente minutes, a été suivie d’une suspension de séance par le président du CNT, le général de Corps d’Armée Malick Diaw. Le PAG, inspiré des Assises nationales de la Refondation, du Dialogue inter-Maliens et de la vision « Mali Kura » pour 2063, s’articule autour de la sécurité, des réformes institutionnelles, des besoins fondamentaux, de la santé, de l’éducation, de la cohésion sociale, de la diplomatie et des élections transparentes. RESILIENCE ET LA SOUVERAINETE – Face aux menaces terroristes, le gouvernement prévoit de renforcer les FAMa avec de nouveaux équipements, la construction de camps militaires à Bougouni, Koutiala, San, Kita, Diéma et Nioro du Sahel, et le recrutement de 15 000 soldats. Un hôpital militaire à Banakoroni et un mémorial pour les héros tombés sont également programmés. « La liberté et l’indépendance ont un prix, et nous en payons un lourd tribut », a souligné M. Maïga, observant une minute de silence pour les victimes. Pour assurer la souveraineté alimentaire, le PAG ambitionne une production céréalière de 11 millions de tonnes, la distribution gratuite de 17 666 tonnes de céréales à 1,115 million de personnes vulnérables, et l’équipement de 380 exploitants agricoles. « Nous importerons 300 000 tonnes de riz et 200 000 tonnes de sucre, tout en contrôlant les prix pour juguler la cherté de la vie », a précisé le Premier ministre. Le secteur sanitaire bénéficiera de sept cliniques modulaires et d’équipements pour les centres de santé, tandis que 85 écoles et 11 lycées, dont deux d’excellence, renforceront l’éducation. Pour apaiser le climat social, le gouvernement opérationnalisera le Conseil national du dialogue social, intégrera 34 000 ex-combattants et organisera des dialogues intercommunautaires et religieux. « Ensemble, nous ferons le Malikura », a lancé M. Maïga, citant le Président Goïta. Sur le plan diplomatique, le Mali s’appuiera sur la Confédération des États du Sahel (AES) pour défendre ses intérêts, tout en valorisant les 700 milliards de Fcfa de contributions de la diaspora en 2023. Des élections transparentes seront préparées avec l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE). Les réformes institutionnelles incluent le Système intégré de gestion des ressources humaines (SIGRH) et une lutte accrue contre la corruption. En conclusion, le Premier ministre a insisté sur les principes de responsabilité, de redevabilité et d’exemplarité. « Ce plan pose les bases d’un Mali souverain et uni, malgré les défis financiers et sécuritaires », a-t-il affirmé, sollicitant l’approbation du CNT. OS/MD (AMAP)

