Marché du poisson : La saison du fretin est ouverte

Par Aminata DIARRA Bamako, 5 déc (AMAP) Aux environs de 17 heures, tout le long des logements sociaux, à partir de la grande porte de la « Cité vénézuélienne » jusqu’à la direction générale des Eaux et Forêts sur la route de Ségou, les pastèques, le fourrage, les fruits et légumes ornent les deux côtés de la voie. Mais il n’y a pas que ces produits. Nous sommes dans l’intersaison. Le froid s’installe petit à petit. L’hivernage s’en est allé sur la pointe des pieds laissant derrière lui des perspectives de bonnes récoltes des céréales et produits de consommation. Mais, aussi, une grande promesse de production halieutique comme on peut le constater en faisant un tour dans les différents marchés de la capitale où le fretin trône sur les étals des femmes et hommes spécialisés dans la commercialisation de cette espèce de poisson. En effet, c’est l’abondance de fretins cette année. Et les témoignages ne manquent pas. L’unanimité sur la bonne saison des «tinɛni» est faite et les spécialistes comme les profanes se l’expliquent. Tous s’accordent à lier l’abondance à la saison des pluies précédente qui a vu les cours d’eau déborder et les étangs rejeter le trop-plein. Les uns et les autres reconnaissent aussi la précocité de la saison du tinɛni et l’expliquent par le phénomène climatique. « Cette année, le fretin est vite arrivé. C’est dû aux grandes pluies de l’hivernage et à l’entrée progressive du froid », explique une vendeuse de poisson qui dit pratiquer cette activité depuis plus de 20 ans. L’occasion faisant le larron, une grande partie des vendeurs de poisson se sont lancés dans la commercialisation de cette espèce dont les grands centres de production sont, à en croire plus vendeurs, Mopti, Macina, Markala et San. Ces vendeurs et vendeuses de fretins tirent-ils leur épingle du jeu ? À en croire les unes et les autres, la réponse est affirmative. Fatoumata Sanou affirme subvenir aux besoins de sa famille grâce à la vente du tinɛni : «Par jour, je peux vendre jusqu’à environ 20 000 Fcfa». Tout comme Mme Sanou, sa consœur Djeneba Diaouné se frotte les mains avec cette manne venue des eaux. «Je peux faire un bénéfice de 35 000 Fcfa par jour en cette période», confie-t-elle. Pendant que nous nous entretenons avec Mme Diaouné, arrive Moussa Coulibaly. Client habituel de la vendeuse. Il passe une commande et explique son choix pour la consommation du petit poisson : «Ma famille ne consomme pas de viande, c’est pour cela que je passe chez ma cliente pour me ravitailler vers le petit soir avant de rentrer à la maison.» À LA PLACE DE SELINGUÉ– Les consommateurs n’ont pas de soucis à se faire en cette saison. Tous les marchés sont bien approvisionnés comme on peut le constater en faisant un tour à la place dite de Sélingué. Ici de vieilles tables et de vieux réfrigérateurs et congélateurs sont disposés à même le sol. Sur ces récipients, des quantités de petits poissons autour desquels tournoient des essaims de mouches. Ce jour-là dans cette mini-gare, les femmes semblent être les seules vendeuses présentes sur le marché. Elles appellent et interpellent les passants pour leur proposer avec force détail les petits poissons dont certains commencent déjà à … pourrir. « Ces poissons relativement moins chers ne sont pas pourtant à la portée de tous les revendeurs. La vente en gros se fait par panier. Et ce dernier se négocie entre 20 000 et 25 000 Fcfa », explique Hamara Guindo qui suit des yeux une cargaison en déchargement. « Malgré tout, reconnait-il, chacun tire son épingle du jeu. » « Nous revendons le kilogramme au bas prix à 1 100 Fcfa », dit-il. Une jeune fille, elle aussi, revendeuse de la même marchandise abonde dans le même sens. «Je peux prendre plus de trois paniers par jour et ils sont tous vendus au cours de la journée. Et je ne me plains pas de mon profit», affirme-t-elle sans entrer dans les détails sur ses bénéfices. Et de préciser que sa clientèle n’est pas composée que de femmes, des chefs de famille passent après le travail pour en emporter à la maison.   DELTA CENTRAL DU FLEUVE NIGER – À la direction régionale de la Pêche de Ségou, Moussa Koumaré explique que l’espèce vient en majorité du le delta central du fleuve Niger, dans la Région de Mopti (Centre). « Ils se reproduisent dans cette zone pendant les hautes eaux lorsque toutes les plaines sont inondées et la végétation abondante », explique ce spécialiste. Précisant que « ces alevins apparaissent d’abord dans la zone de Mopti, ensuite avec le retrait des eaux, quand les eaux baissent, ils migrent pour rejoindre les plans d’eaux stables des fleuves. » Moussa Koumaré estime que dans certaines zones (Markala et Macina), la production peut culminer entre 15 à 18 tonnes par jour et peut se poursuive jusqu’en janvier. Et Bekaye Tangara, le chef de service suivi statistique à la direction nationale de la pèche d’expliquer que les fretins représentent 1 à 2% de la production nationale de poisson. Selon lui, il y a des années où la production peut atteindre jusqu’à 2 000 tonnes. Pour cette année, il estime que les prises cumulées pourraient atteindre les 2 000 tonnes, c’est-à-dire 2% de la production nationale. AD/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 04 décembre 2024

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 04 décembre 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat.Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :- adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant statut de l’apatride au Mali. La Convention du 28 septembre 1954 relative au statut des apatrides définit l’apatride comme une personne qu’aucun Etat ne considère comme son ressortissant par application de sa législation. Selon les estimations du Haut-Commissariat des Nations Unies chargé des Réfugiés, le nombre de personnes apatrides serait proche de 12 millions de personnes, dont environ un tiers d’enfants. L’apatridie peut résulter, notamment, de l’émergence de nouveaux Etats, des transferts de territoires et des lacunes dans les lois sur la nationalité. L’absence de liens juridiques avec un Etat empêche souvent les apatrides de jouir pleinement de certains droits, comme le droit à l’éducation, le droit à la santé, le droit au travail, la liberté de circuler et de voyager et la liberté d’association. Pour éradiquer ce phénomène constitutif de graves violations des Droits de l’Homme, l’Assemblée Générale des Nations Unies a élargi le mandat du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés à la protection des apatrides. A cet égard, une campagne mondiale d’éradication de l’apatridie d’ici 2024 a été lancée en novembre 2014. Dans le cadre de cette campagne, le Mali a souscrit des engagements et entrepris plusieurs actions qui sont, entre autres :-la création d’un Comité interministériel de lutte contre l’apatridie ;-le dépôt des instruments d’adhésion aux deux Conventions relatives au statut des apatrides et à la réduction des cas d’apatridie auprès du Secrétariat général des Nations Unies ;-l’adoption d’un plan national de lutte contre l’apatridie ; -l’adoption de la stratégie nationale de l’état civil qui vise à améliorer les faits d’état civil. Le projet de loi, adopté, entre dans le cadre de la mise en œuvre des engagements du Mali et permettra aux apatrides de bénéficier d’un statut qui définit clairement leurs droits et obligations. 2. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté :a. un projet de décret fixant les modalités de participation de l’Etat au capital social de la Société les Mines de Lithium de Bougouni ;b. un projet de décret fixant les modalités de participation de l’Etat au capital social de la Société Lithium du Mali-S.A. ; c. un projet de décret fixant les modalités de participation de l’Etat au capital social de la Société de la Mine Nampala-S.A. ; d. un projet de décret fixant les modalités de participation de l’Etat au capital social de la Société Korali Sud-S.A. Le Gouvernement du Mali a entamé, en 2022, des réformes majeures du secteur minier qui ont abouti à l’adoption d’un nouveau Code minier et à la révision de toutes les conventions minières en phase d’exploitation. Pour un meilleur partage de la rente minière, l’Etat a conclu des Protocoles d’Accord avec la Société les Mines de Lithium de Bougouni-S.A., la Société Lithium du Mali-S.A., la Société de la Mine de Nampala-S.A. et la Société Korali Sud-S.A. en vue de leur migration sur le Code minier de 2023. Ces Protocoles d’Accord, conformément aux dispositions du Code minier, confèrent :-à l’Etat une participation de 30% et aux privés nationaux une participation de 5% au capital social de la Société les Mines de Lithium de Bougouni-S.A., de la Société Lithium du MaliS.A. et de la Société Korali Sud-S.A. ; -à l’Etat une participation de 20% au capital de la Société de la Mine de Nampala-S.A. La participation de l’Etat au capital de ces Sociétés est motivée par les retombées économiques, financières et sociales attendues de l’exploitation des mines. Les projets de décret, adoptés, permettront de conforter la présence de l’Etat aux Conseils d’Administration desdites sociétés et de participer à la prise de décisions les concernant. e. un projet de décret portant modification du Décret n°2018-0655/P-RM du 08 août 2018 fixant les modalités de participation de l’Etat au capital social de la Société FEKOLAS.A. Le Gouvernement de la République du Mali a signé une Convention d’établissement avec la Société FEKOLA-S.A. le 02 mars 2017 pour la recherche et l’exploitation de l’or et des substances minérales du groupe 2 au sein du périmètre de Médinandi, Cercle de Kéniéba, Région de Kayes. A la suite des réformes entreprises par le Gouvernement dans le secteur minier, un Protocole d’Accord a été conclu le 12 septembre 2024 entre l’Etat du Mali, les sociétés B2Gold, Mali Mining Investments LTD et FEKOLA-S.A. pour apporter des modifications au droit applicable à la Convention d’établissement de FEKOLA-S.A. Ce Protocole d’Accord, en plus de la réduction de la durée, modifie certaines stipulations de la convention d’établissement pour les adapter aux dispositions du Code minier de 2023. Il matérialise également le soutien de l’Etat au groupe B2GOLD en vue du développement des Projets régionaux et la mise en exploitation souterraine du gisement de Médinandi.A ce titre, le Protocole d’Accord prévoit la conversion des 10% d’actions ordinaires de l’Etat en actions de préférence, non diluables et donnant droit à des dividendes prioritaires. La participation de l’Etat au capital social de FEKOLA-S.A. passe ainsi à 20% d’actions non diluables donnant droit à des dividendes prioritaires.Le projet de décret, adopté, modifie le Décret n°2018-0655/P-RM du 08 août 2018 fixant les modalités de participation de l’Etat au capital social de la Société de la mine de FEKOLA-S.A. pour consacrer cette conversion. 3. Sur le rapport du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, un projet de décret portant dénomination des voies, places et établissements publics dans le District de Bamako. Au lendemain de l’indépendance, les Autorités de notre pays ont entrepris

Tombouctou organise une rencontre sur les Pratiques familiales essentielles

Tombouctou, 5 décembre (AMAP) Une rencontre d’information et d’appropriation des autorités au niveau régional, cercle et commune en faveur du projet de la Promotion de l’accès au financement de l’entreprenariat et l’emploi au Mali (PAFEEM) sur les Pratiques Familiales Essentielles et de la Culture de la tolérance, de la paix et de la cohésion sociale dans les régions au centre et au nord du Mali, s’est déroulée les 2 et 3 décembre 2024 à Tombouctou, a constaté l’AMAP. Présidé par le conseiller aux affaires économiques et financières du Gouverneur de région, Malick Guindo, l’atelier a regroupé une quarantaine de participants venus des cercles et communes concernées par le projet. Le projet est un financement octroyé par la Banque mondiale au gouvernement du Mali qui, à son tour, a accordé une confiance totale à l’Unicef pour l’exécution avec ses partenaires afin de promouvoir l’accès au financement à travers l’entreprenariat et l’emploi. A l’ouverture de l’atelier le maire de la commune urbaine de Tombouctou, Bocar Mahalmadane Toure a souhaité la bienvenue à tous les participants et plein succès aux travaux afin de mieux servir les populations à la base. Le chef du projet comité international pour l’aide d’urgence et le développement (CIAUD-Canada), Ismaël Ishaq Maiga de préciser que l’approche méthodologique de mise en œuvre de la promotion des pratiques  familiales essentielles combinée à la participation communautaire repose sur les principes clés de mobilisation communautaire de partenariat et de collaboration de la formation et du renforcement des capacités des acteurs, d’adaptation culturelle, de participation actives des familles, d’établissement d’indicateur de performance, de mécanismes de suivi et d’évaluation. M. Kounindiou Dolo, représentant le chef de bureau UNICEF-Tombouctou a, pour sa part, évoqué les motivations qui ont conduit au financement du projet. Il dira que les effets de la crise multisectorielle continuent à impacter sur les populations en particulier les femmes et les enfants. Le changement climatique, les urgences épidémiologiques, les difficultés économiques, les inégalités sociales, sont entre autres des difficultés majeures que les populations rencontrent. L’insécurité fragilisant ainsi la paix et la cohésion sociale entre les communautés. Ces problèmes ont contribué à détériorer la situation des femmes, des filles et des jeunes. Par ailleurs, la malnutrition reste préoccupante dans le pays selon la classification de l’OMS. Et notre région est parmi les régions les plus affectées au Mali avec un taux de 12,0% de MAG et 1,8% de MAS. Le présent projet s’aligne en droite ligne au programme de Promotion de l’Accès au Financement, de l’Entreprenariat et de l’Emploi au Mali (PAFEEM). En terminant, le représentant de l’UNICEF a donné l’assurance de sa disponibilité à accompagner le projet pour l’atteinte des résultats. S’adressant aux participants, le Conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de région a affirmé : « pendant 2 jours, vous serez entretenus sur des thèmes en lien avec la promotion des pratiques familiales essentielles, la culture de la tolérance, de la paix et de la cohésion sociale. Je vous invite à suivre avec assiduité ces différents thèmes afin de renforcer davantage vos compétences ». Il a enfin remercié le CIAUD-Canada, partenaire de mise en œuvre de l’UNICEF et l’ensemble des personnes et partenaires qui ont soutenu la réalisation de ce projet.  MS/KM (AMAP)

Fin de la 2ème session du Haut Conseil des Collectivités : Plusieurs textes adoptés

Bamako, 3 décembre (AMAP) Les travaux de la 2ème session du Conseil des Collectivités qui avaient débuté le 4 novembre dernier, ont pris fin mardi à son siège, sis au quartier du Fleuve, sous la présidence de son premier responsable, Mamadou Satigui Diakité, a constaté l’AMAP. Plusieurs textes envoyés à l’Institution pour avis, en application de l’article 99 de la Constitution ont été adoptés. Au cours des travaux, 27 dossiers ont été envoyés pur avis et examinés par cinq (5) commissions à savoir celles des lois, des affaires administratives et de la décentralisation ; des finances et des affaires économiques ; de l’éducation, de la santé, des affaires sociales, culturelles et de la communication ainsi que la commission du Plan et de l’aménagement. Sur les dossiers, il est à retenir, le projet de décret portant approbation du schéma directeur d’urbanisme (SDU) de la ville de Bougouni et environs, le projet de loi portant modification de la loi n° 96- 030 du 12 juin 1996, portant, portant création de l’Office Malien de l’Habitat, le projet de décret fixant le prix de cession et les redevances des terrains urbains et ruraux du domaine privé immobilier de l’Etat à usage commercial, industriel, artisanal et assimilés. KM (AMAP)

Irrégularités dans la gestion de l’Assurance maladie : Les recommandations du Vérificateur général  

Par Amara Ben Yaya TRAORÉ Bamako, 4 déc (AMAP) Le dernier rapport du Vérificateur général, sur la période de 2020 à 2022, qui établit un montant non payé de 19,396 milliards de Fcfa de cotisations à l’Assurance maladie obligatoire (AMO), recommande de renforcer les pratiques de gestion, d’assurer une meilleure conformité aux règlements en vigueur et d’améliorer l’efficacité des processus internes. La recommandation du Vérificateur général de corriger les manquements dans la gestion de l’Assurance maladie relève l’importance d’une meilleure gouvernance et d’une transparence accrue dans ce secteur. Renforcer le suivi de la liquidation des prestations, selon les clauses contractuelles, est essentiel pour garantir que « les fonds publics sont utilisés efficacement et que les bénéficiaires reçoivent les services auxquels ils ont droit », indique le rapport. Il insiste sur « la mise en œuvre stricte du contrat d’objectifs et de moyens, ainsi que le respect de la convention type de délégation de gestion (qui) sont des étapes clés pour assurer la pérennité et l’efficacité de l’AMO. » Ces mesures visent à améliorer la qualité des services offerts, tout en garantissant la viabilité financière du système. Ainsi, le document recommande au directeur général de la CANAM « de s’assurer que les feuilles de soins soient correctement liquidées avant que les prestataires ne soient payés, afin de garantir une utilisation appropriée des fonds. » De plus, il suggère que les coûts de gestion qui ne sont pas justifiés soient remboursés à la Caisse, accompagnés des intérêts créditeurs. Quant aux irrégularités financières, « en raison de leur gravité potentielle, elles ont été transmises aux autorités judiciaires compétentes pour enquête et poursuite éventuelle. » Le rapport soutient que « la CANAM ne respecte pas les clauses du contrat d’objectifs lors de la liquidation des prestations. » Plus précisément, il constate que « le système d’information de ce service (CANAM) a enregistré des montants de prestations liquidées pour la CMSS qui dépassent les liquidations réelles effectuées. » À l’inverse, pour l’INPS, le rapport indique que les montants de prestations liquidées enregistrés sont inférieurs aux liquidations réelles. « Ces incohérences indiquent une gestion inefficace et soulèvent des préoccupations quant à la fiabilité des systèmes d’information et de gestion de ces institutions. » IRRÉGULARITÉS ET MANQUEMENTS – Selon le rapport, la CMSS n’a pas fourni de justification complète des coûts de gestion, ce qui signifie qu’elle n’a pas détaillé comment les fonds alloués pour couvrir les frais administratifs ont été dépensés. Cela peut soulever des questions sur la transparence et l’efficacité de la gestion de ces fonds. De plus, le rapport mentionne que l’INPS a effectué des paiements « à 115 prestataires avant d’avoir terminé le processus de liquidation de leurs feuilles de soins. » Cette pratique révèle un manque de conformité avec les procédures établies « qui entraînerait des erreurs de paiement ou des fraudes. » « Ces observations montrent la nécessité d’améliorer les systèmes de contrôle interne et de rendre les processus financiers plus transparents au sein de ces structures », estime le rapport. Sur le plan financier, le rapport constate un problème préoccupant concernant le non-paiement des cotisations AMO par certains employeurs dans plusieurs régions du Mali, notamment Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou et Gao et le District de Bamako. En effet, 275 employeurs se trouvent en défaut de paiement, accumulant une dette totale de 19,396 milliards de Fcfa envers l’INPS. Cette situation « pose un défi majeur pour la viabilité du système d’assurance sociale et marque la nécessité d’une meilleure conformité et des mesures de recouvrement plus efficaces », analyse le document. La question soulève, également, des inquiétudes quant à la protection sociale des employés concernés, qui pourraient être privés de couverture adéquate en raison de ces manquements. Le document dénonce également des irrégularités au sein des directions régionales de l’INPS, impliquant les chefs de liquidation des assurances maladie, les contrôleurs médicaux et les comptables. Il est révélé que ces acteurs ont procédé à des paiements frauduleux en utilisant des codes praticiens fictifs sur des feuilles de soins à l’antenne de l’INPS de Sikasso et en omettant d’utiliser des codes praticiens à l’Institut de Ségou. Ces manœuvres ont conduit à un détournement de fonds s’élevant à un montant total de 385.245 Fcfa. AYT/MD (AMAP)  

Nation : Le Chef du Gouvernement rencontre les responsables politiques jeudi au CFCT

Bamako, 4 décembre (AMAP) Le Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye Maïga rencontre les présidents ou représentants des formations politiques, jeudi au Centre de Formation des Collectivités Territoriales, (CFCT), a appris l’AMAP de sources concordantes. Les mêmes sources précisent qu’au cours de cette prise de contact du Premier Ministre avec les responsables politiques, les échanges porteront sur le point de la révision annuelle des listes électorales, la présentation des réformes politiques, les perspectives et les questions diverses. Pour rappel, cette rencontre intervient une semaine après la tenue du premier Conseil des ministres du nouveau gouvernement, au cours duquel le président de la Transition a donné des instructions concernant l’organisation d’élections transparentes et apaisées. Il est à noter que le Général d’Armée Goïta avait également saisi l’opportunité pour inviter les membres du gouvernement à créer les conditions nécessaires à l’organisation de ces élections, afin de mettre fin à la Transition. KM (AMAP)

Tominian : Formation des Agriculteurs aux pratiques Intelligentes face au Climat

Tominian, 3 décembre (AMAP) La salle de réunion de la mairie de la commune rurale de Tominian a abrité, du 25 au 27 novembre 2024, un atelier de renforcement des capacités des agriculteurs des éleveurs, les forestiers et les services techniques sur les pratiques Intelligentes face au Climat, a constaté l’AMAP. Organisé par l’Institut d’Economie Rurale (IER) et présidé par le Préfet du cercle de Tominian, Kalifala Coulibaly, s’est déroulée en présence du 2ème adjoint du maire de la commune rurale de Tominian, Simon Koné et du Docteur Siaka Dembélé, chercheur en Sciences Agronomiques et Changement Climatique à la Station de Recherche Agronomique de Cinzana de l’Institut d’Economie Rurale (IER). Les participants sont venus de la commune rurale de Diora, cercle de Mandiakuy, commune rurale de Timissa cercle de Fangasso et de la commune rurale de Tominian, soit 30 agriculteurs par commune. Dans son discours de bienvenue, le représentant du maire a félicité l’IER et ses partenaires pour l’organisation du présent atelier à Tominian. Le Chef de l’exécutif local, avant de déclarer ouvert l’atelier, a renouveler la disponibilité de l’administration locale pour l’ensemble des activités de l’IER. Pour sa part, le Docteur – Chercheur Dembélé, l’objectif général est de renforcer les capacités des agriculteurs et éleveurs sur les pratiques intelligentes et technologies face au climat en vue de contribuer à assurer la durabilité à long terme des zones de productions, vulnérables dans les régions au centre du Mali. Les différentes présentations ont porté sur les thématiques suivantes, à savoir : le changement climatique et les concepts clés, la notion d’AIC, les techniques de conservation de l’eau et des sols, techniques de production du compost et les techniques forestières et d’agroforestières. La République du Mali s’est engagée à atteindre la neutralité en matière de dégradation des terres, définie par la Convention des Nations Unies sur la Lutte Contre la Désertification CNULCD comme « un état dans lequel la quantité et la qualité des ressources en terres, nécessaires pour soutenir les fonctions, les services des écosystèmes et renforcer la sécurité alimentaire, restent stables ou augmentent dans les échelles temporelles et spatiales et des écosystèmes spécifiés ». Le projet sécurité climatique et gestion durable des ressources naturelles dans les régions du centre du Mali proposé s’attaque aux défis interdépendants de la dégradation des terres et du changement climatique au Mali qui, ensemble, menacent la durabilité à long terme des paysages productifs vulnérables dans les régions du centre du pays et multiplient les menaces sécuritaires. En effet, alors que les impacts anthropiques et climatiques réduisent la base productive des ressources naturelles, les conflits pour la terre et l’eau s’intensifient, en particulier entre les communautés d’agriculteurs et d’éleveurs, alimentant le conflit actuel entre les djihadistes et les milices. L’objectif du projet est d’assurer la durabilité à long terme des zones de production vulnérables dans les régions au centre du Mali, grâce à des solutions basées sur la nature qui inversent la dégradation terres, renforcent la résilience climatique des communautés et favorisent la résolution des conflits. La zone d’intervention du projet couvre les régions de Mopti, Bandiagara, Douentza et San. Pour sa mise en œuvre, le Projet de Sécurité Climatique et de Gestion des Ressources Naturelles PSC-GDRN collabore avec ses partenaires stratégiques pour la réalisation des activités relevant de leur domaine de compétence. Cette collaboration est formalisée à travers une convention signée entre l’Agence de l’Environnement et du Développent Durable AEDD et l’Institut d’Economie Rurale IER. C’est dans ce cadre que l’IER a été sollicité pour cette année 2024 de réaliser deux activités dont la formation des agriculteurs sur les pratiques et technologies intelligentes face au climat. Le Centre Régional de Recherche Agronomique (CRRA) de Mopti et la Station de Recherche Agronomique de Cinzana /CRRA de Niono, structures déconcentrées de l’IER sont chargées de la mise en œuvre de ladite activités. ST/KM (AMAP)

Bankass : Echanges sur la gestion des risques d’inondation et d’autres catastrophes naturelles

Bankass, 3 décembre (AMAP)  Le comité consultatif de sécurité communal a organisé récemment une journée de sensibilisation des populations sur la gestion des risques d’inondation et d’autres catastrophes naturelles, dans la salle de conférence de la mairie de Bankass, a constaté l’AMAP. La rencontre a été présidée par le maire de la commune de Bankass, Allaye Guindo, président du comité consultatif de sécurité communal en présence du chef de peloton, le commissaire de police, la protection civile, le chef de la douane, le Commandant de Brigade de la Gendarmerie, le régisseur de la prison, les chefs de village, la jeunesse, la CAFO. L’objectif général de la journée était de renforcer la confiance et la collaboration entre les FDS et la population civile dans la coproduction de sécurité. Prévenir et réduire les risques liés aux inondations et autres catastrophes naturelles. Dans son allocution, le président du comité consultatif de sécurité communal, Allaye Guindo a salué les participants avant d’évoquer les efforts consentis par les partenaires suite à l’inondation. Après le discours d’ouverture, les membres du comité consultatif de sécurité communal ont, un à un, pris la parole pour sensibiliser les participants sur les risques d’inondation. Des questions ont été posées par les participants et des réponses claires ont été données par les membres du comité consultatif de sécurité communal. AKG/KM (AMAP)

Mopti : La gestion des ressources naturelles et les Changements Climatiques au centre d’une rencontre

Mopti, 3 décembre (AMAP) Un atelier de formation présidé par le conseiller aux affaires économiques et financières, Ousmane Diallo représentant le gouverneur de la région a lieu du 26 au 29 novembre 2024, dans les locaux de la direction régionale de l’hydraulique, a constaté l’AMAP. C’était en présence du directeur régional de l’hydraulique de Mopti, Pierre Kassogué, du représentant du président du conseil régional, Mamadou Samassékou, celui du maire de la commune urbaine de Mopti, Amadou Diop et une équipe d’experts formateurs du PIDACC/BN Mali conduite par son responsable de suivi évaluation, M. Cheickna Diarra. Etaient également présents les élus et les usagers des ressources naturelles des communes de la zone d’interventions du PIDACC/BN que sont Djenné, Mopti, Ténenkou et Youwarou dans la région de Mopti. Il s’agissait de rrenforcer les capacités des agents de terrain des services techniques, des élus communaux, locaux et des usagers dans la mise en œuvre du Programme Intégré de Développement et d’Adaptation au Changement Climatique dans le Bassin du Fleuve Niger (PIDACC/BN Mali), en matière d’adaptation aux changements climatiques. Porté par l’Unité Nationale de Coordination du PIDACC/BN composante Mali, l’atelier de formation des services techniques déconcentrés sur la Gestion des ressources naturelles, GIR, le Changement Climatique et Genre dans la préparation des projets, bénéficie de l’accompagnement du Green Climate Fund, CIF Climate Investment, Fem, Kfw et l’Union Européenne avec comme chef de file la Banque Africaine de Développement. La cérémonie d’ouverture de la rencontre a été marquée par l’intervention du représentant du maire de la commune urbaine de Mopti, les mots de cadrage du chef de la mission PIDACC/BN et le discours du représentant du gouverneur. Le responsable de suivi évaluation PIDACC/BN Mali, M. Cheickna Diarra a rappelé que le fleuve Niger dont le bassin est partagé par 9 pays de l’Afrique de l’ouest (Benin, Burkina Faso, Cameroun, Cote d’Ivoire, Guinée, Mali, Niger, Nigeria et le Tchad, revêt une importance capitale pour les populations riveraines et les économies des pays membres de l’Autorité du Bassin du Niger. Selon le technicien, malgré les efforts, l’aridification du climat et la diminution des débits observées depuis des années, associées localement à une pression foncière contribuent à la dégradation des ressources naturelles, l’aggravation de l’érosion hydrique et éolienne ainsi qu’à l’ensablement du fleuve Niger fragilisant du cout les conditions de vie des populations et la biodiversité du bassin. Pour inverser cette tendance, il faut des mesures d’atténuation et d’adaptation pour améliorer la résilience des populations et des écosystèmes par une gestion durable des ressources naturelles. M. Diarra a insisté sur l’opérationnalisation de l’intégration, la prise en charge du genre et du changement climatique dans les stratégies de développement des pays à partir des politiques régionales, nationales et locales qui constituent des défis majeurs du PIDACC/BN. Au regard de l’importance de la problématique du phénomène des changements climatiques, le représentant du gouverneur, Ousmane Diallo a dans son discours exhorté les participants à être assidu et contribuer activement pour enrichir la formation avec l’expérience locale. Il a rassuré les responsables du PIDACC/BN que le gouvernement du Mali, malgré les contingences du moment ne ménagera aucun effort pour une mise en œuvre efficace et efficiente de ce programme à tous les niveaux (régional et national) pour contribuer à la préservation des écosystèmes du bassin et à la réduction de la vulnérabilité des populations face aux effets néfastes des du changement climatique. A travers le PIDACC/BN Mali, Ousmane Diallo a remercié et félicité l’ensemble des partenaires pour leur appui. A l’issue des travaux, l’atelier de Mopti a formulé des recommandations fortes entre autres, le financement de la vulgarisation des actions innovantes et le suivi-évaluation dans l’exécution des programmes afin de s’assurer de la viabilité des actions mises en œuvre et la promotion de la rémunération du service d’appui conseil de proximité hors services techniques (jeunes diplômés et expertises locales).  DC/KM (AMAP)  

Organisation des futures élections : Le Premier ministre rassure l’AIGE

Bamako, 3 déc (AMAP) Le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Le général de division Abdoulaye Maïga a rassuré, mardi, l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) de la volonté des autorités à organiser des élections au Mali. «Je voudrais rassurer l’opinion nationale et internationale que, dans cette mission (organisation des élections) qui nous a été confiée, nous allons faire l’effort d’aller vite et nous allons faire beaucoup attention à ne pas confondre vitesse et précipitation», a déclaré le chef du gouvernement. Le Chef du gouvernement, qui effectué, une visite de courtoisie et de travail au siège de l’AIGE, accompagné du ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien au processus électoral, Mamani Nassiré, a souligné que la lettre de cadrage du chef de l’État, le général d’Armée, Assimi Goïta, le 27 novembre, comporte huit axes dont le dernier porte sur « l’organisation d’élections apaisées, transparentes pour mettre fin à la transition. » Selon le général de division Abdoulaye Maïga, deux messages découlent de cet axe : l’attachement du chef de l’État au retour à un ordre constitutionnel apaisé et sécurisé et l’insistance sur les conditions d’organisation du scrutin, en invitant « à beaucoup plus de synergie dans notre démarche. » Le président de l’AIGE, Me Moustapha Cissé a annoncé que les équipes de l’AIGE ont entamé, lundi 2 décembre, des missions pour superviser les opérations de révision annuelle des listes électorales (Rale-2024), aux côtés de l’administration. Mais aussi pour assurer la formation de nos coordinations sur des actes que nous avons élaborés en vertu de la même loi. Il s’agit notamment des cadres de concertation avec l’administration, les partis politiques et la société civile. Selon Me Cissé, ces missions consisteront également à faire l’inventaire des moyens matériels et financiers mis à leur disposition par l’administration afin de se mettre dans une perspective de pouvoir répondre présents à l’appel au moment opportun. Il a fait le point sur la mise en place de l’ensemble des coordinations de l’AIGE à l’intérieur du pays et dans les ambassades et consulats. « Cet ensemble compte aujourd’hui 6 460 agents dont 5 523 hommes soit 80% du total de l’effectif et 937 femmes », a expliqué Me Moustapha Cissé. « Nous attendons de l’État et singulièrement du Premier ministre que vous-êtes, un accompagnement fraternel et de responsabilité et de devoir à accomplir pour nous qui sommes en train d’incarner les prérogatives de cette institution », a-déclaré le patron de l’AIGE, structure créée en janvier 2023. Pour sa part, le ministre délégué chargé des Réformes politiques, Mamani Nassiré, s’est dit rassuré par le dispositif institutionnel en place et, surtout, disposé « à mettre en musique les impulsions qui seront données par la hiérarchie administrative. » AT/MD (AMAP)    .