Région de Dioïla : Mme le Gouverneur explique et sensibilise les populations sur les nouvelles taxes de soutien
Dioïla, 18 mars (AMAP) Le Gouverneur de la région de Doïla, Mme Mariam Coulibaly a présidé ce mardi, dans sa circonscription administrative, une rencontre dont le but est d’expliquer et de sensibiliser les populations sur les nouvelles taxes sur les télécommunications et les paiements mobiles, instituées par le Gouvernement pour participer au développement de notre pays, a constaté l’AMAP. Etaient présents les administrateurs civils, les élus locaux, les leaders religieux, les femmes, les jeunes, les forces de défense et de sécurité, les directeurs régionaux, la Cafo, les femmes rurales et les médias. Cette rencontre de sensibilisation et d’information a été organisée par les autorités régionales de la localité avec le soutien de AMATA Mali Gnèta . A l’entame de la rencontre, le maire de Kaladougou a invité les participants à accorder une attention particulière au sujet qui relève de la vie de la nation. Le conférencier du jour, le professeur Nouhoun Diarra dans son exposé sur le sujet a laissé entendre que le patriotisme doit être largement cultivé chez tout un chacun afin de comprendre leur rôle dans la construction d’une nation. « Il n’y a pas de nation forte sans un peuple engagé derrière ses dirigeants. Beaucoup d’efforts ont été faits du sommet de l’État jusqu’aux populations afin de permettre au Mali de se hisser dans le Géron des pays émergents » a-t-il conclu. Au terme de son exposé, les intervenants ont tous insisté sur le bien- fondé de ces nouvelles mesures qui n’ont d’autres buts d’assurer au peuple malien sa souveraineté sur tous les plans en évitant la main tendue. Les participants à la rencontre se sont dits largement édifiés et ont également promis de faire une bonne restitution à la base. Le président de l’Alliance AMATA Mali Gnèta, Badra Aliou Sangaré a, dans son intervention évoqué tous les efforts déployés et les sacrifices consentis par le président de la transition, chef de l’État, le Général d’Armée Assimi Goita à travers ses œuvres sociales. Il a soutenu, d’autre part que le premier ministre, ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation a également emboîté les pas du président en renonçant à une partie de ses fonds. Enfin, M. Sangaré Il a fait comprendre que l’indépendance économique de notre pays est liée à votre niveau de patriotisme. Avant de déclarer que « le départ des soit disant partenaires a été salué par tous et le constat après leur départ est que le pays se stabilise ; alors ne trahissons pas la confiance des dirigeants maliens » a-t-il conclu. Le procureur de Diola, Sarafilou Coulibaly a, pour ce qui le concerne, fait savoir qu’au regard des années passées, la contribution des populations pour assurer l’indépendance d’une nation ne devrait poser de problème pour les bons patriotes. « Après la prise en main de notre destin, tous les maliens doivent s’armer de l’esprit de sacrifice et de patriotisme. Ces prélèvements sur les télécommunications et retraits mobiles contribuent à soutenir l’État malien dans sa dynamique de préserver l’honneur et la dignité du Mali aux yeux du monde » a signalé le procureur. La Cheffe de l’exécutif régional a, pour sa part, expliqué aux participants le bien fondé du paiement de ces taxes qui n’est pas seulement propre au Mali. « Toutes les grandes nations développées sont passées par là » a-t-elle soutenu. Coulibaly Mariam Coulibaly d’ajouter que la prise de nos destins en main nous oblige à être les artisans de notre propre développement et refuser la main tendue qui fait de nous des esclaves. DF/KM (AMAP)
Le Mali annonce son retrait de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF)
Bamako, 18 mar (AMAP) Le gouvernement du Mali a annoncé, officiellement, mardi, son retrait de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale adressé à son homologue français, pays hôte du siège de l’organisation. « En vertu de l’article 10 de la Charte de la Francophonie du 23 novembre 2005, le gouvernement malien a donc acté son retrait de l’organisation », dit le communiqué. Cette décision s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre le Mali et certaines institutions internationales perçues comme alignées sur les intérêts français. Dans ce communiqué, le Mali rappelle son rôle de membre fondateur de l’Agence de Coopération culturelle et technique (ACCT), devenue l’OIF, et souligne sa « contribution significative à la construction et au renforcement de cette organisation. » Le pays affirme avoir démontré à plusieurs reprises son attachement aux valeurs et idéaux de la Francophonie. Cependant, Bamako reproche à l’OIF « de ne pas avoir soutenu les aspirations légitimes » de son peuple depuis le début de la transition politique. Le gouvernement malien « dénonce une application sélective des sanctions et un mépris pour la souveraineté nationale, des agissements jugés incompatibles avec les principes constitutionnels maliens, notamment la souveraineté de l’État et la défense des intérêts du peuple. » Le gouvernement du Niger a, aussi annoncé, par une note verbale datée du 7 mars 2025 sa « décision souveraine » de se retirer de l’OIF. Cette décision, prise par les autorités de Niamey, marque une rupture avec l’organisation qui regroupe les pays ayant le français en partage. L’Organisation internationale de la Francophonie, créée en 1970 à Niamey, au Niger est un regroupement de 93 pays ayant le français en partage. Elle met en œuvre une coopération politique, éducative, économique et culturelle entre les États membres. OS/MD (AMAP)
Mali : Les applications de la digitalisation des paiements et la modernisation foncière présentées au PM
Bamako, 18 mars (AMAP) Deux nouvelles applications “Trésor Pay” et le Système d’Informations Foncières / Guichet Unique du Foncier (SIF/GUF) ont été présentées, ce mardi à la Cité administrative, au Premier Ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, dans le cadre de la digitalisation des moyens de paiement, a constaté l’AMAP. Ces projets sont portés par la Cellule d’Appui à l’Informatisation des Services Fiscaux et Financiers (CAISFF) et le Secrétariat Permanent de la Réforme Domaniale et Foncière (SPRDF). “Trésor Pay” est la plateforme de paiement électronique des services publics, visant à simplifier et à sécuriser les paiements de l’État, en collaboration avec l’ensemble des opérateurs de mobile money au Mali. Cette nouvelle procédure concerne plusieurs services administratifs, notamment le paiement des cartes d’identité nationale, passeports, infractions routières et amendes forfaitaires. La plateforme, développée par la Cellule d’Appui à l’Informatisation des Services Fiscaux et Financiers (CAISFF) en partenariat avec la Direction nationale du Trésor et de la Comptabilité publique est déjà opérationnelle à la Direction Générale des Transports et à la mairie de la Commune IV. Pour ce qui est du Système d’Informations Foncières / Guichet Unique du Foncier (SIF/GUF), il , a été mis en place pour simplifier et moderniser les formalités domaniales et foncières. Il permet aux usagers d’effectuer en un même lieu toutes les opérations liées à la gestion foncière. Il est à noter que conformément aux objectifs du Programme d’Actions Gouvernemental (PAG), le Guichet Unique du Foncier (GUF) devrait être opérationnel dès 2025 dans les sept arrondissements du District de Bamako, KM (AMAP)
UEMOA :« l’économie de l’UEMOA a enregistré une croissance de 6,2 % en 2024, contre 5,3 % en 2023 » (Président de la Commission)
Bamako, 18 mar (AMAP) Le président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), Abdoulaye Diop, a affirmé, mardi, à Bamako, que « l’économie de l’UEMOA a enregistré une croissance de 6,2 % en 2024, contre 5,3 % en 2023. » Abdoulaye Diop , qui intervenait lors de la présentation du rapport annuel sur le fonctionnement et l’évolution de l’institution sous régionale, a précisé que « cette croissance est liée aux conditions climatiques favorables et à la mise en œuvre d’infrastructures structurantes. » « Le taux d’inflation annuel moyen s’est établi à 3,8 %, tandis que le déficit budgétaire a été réduit à 5,3 % du PIB (contre 5,9 % en 2023), grâce à une hausse des recettes publiques », a-t-il fait noter. Avant de préciser que le taux d’endettement a légèrement progressé, passant de 59,7 % à 60,3 % du PIB. Par ailleurs, il a souligné que la balance des paiements s’est améliorée, avec un déficit du compte courant à 6,3 % du PIB (contre 9,6 % en 2023), et les réserves couvrent désormais 3,6 mois d’importations. Malgré ces avancées, M. Diop a reconnu des contraintes majeures à savoir la persistance de l’insécurité due aux attaques terroristes dans certains États membres, les répercussions des crises russo-ukrainienne et moyen-orientale, ainsi que le ralentissement du reversement du Prélèvement communautaire de solidarité (PCS), principale source de financement des organes de l’Union. Ce dernier point a entraîné des problèmes de trésorerie, soulignés lors de la session. Cette session, présidée par Abdoulaye Diop, président de la Commission de l’UEMOA, se tient devant les membres du Comité interparlementaire (CIP-UEMOA), en présence du président par intérim du CIP, Fononna Cheick Ahmed Coulibaly. Conformément aux articles 26 et 36 du Traité de l’UEMOA, cette présentation annuelle offre un bilan des activités de l’Union et ouvre un espace d’échanges avec les 40 députés, représentant les 8 États membres (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo). Le CIP, organe de contrôle démocratique de l’Union, joue un rôle clé dans l’orientation des politiques communautaires. Sur le plan de l’intégration, 2024 a vu des progrès notables. La surveillance multilatérale des indicateurs macroéconomiques s’est poursuivie malgré la suspension temporaire du Pacte de convergence. Des actions ont été menées pour renforcer l’Union douanière, avec un avant-projet de règlement sur les procédures simplifiées de dédouanement. La Commission a également avancé sur l’opérationnalisation du Visa unique, avec quatre projets de textes en cours de finalisation et a renforcé la facilitation des échanges commerciaux, notamment via la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF). Dans le domaine des infrastructures, le Programme d’actions communautaires a permis le contrôle régional de la charge à l’essieu, des études sur les corridors routiers et la relance de la boucle ferroviaire Abidjan-Ouagadougou-Niamey-Cotonou-Lomé, avec une nouvelle liaison Lomé-Ouagadougou en discussion. Le président par intérim du CIP, Fononna Cheick Ahmed Coulibaly a, pour sa part, salué les initiatives de la Commission, notamment l’adoption de la Vision UEMOA 2040 et du Plan stratégique 2025-2030 sous la direction d’Abdoulaye Diop. Il a également évoqué le dispositif de suivi des recommandations parlementaires, mis en place en collaboration avec la Commission, comme un acquis majeur pour répondre aux préoccupations des populations. Cependant, le CIP a exprimé des inquiétudes face aux problèmes de trésorerie liés au PCS. Une résolution sera adoptée lors de cette session pour exhorter les autorités nationales à assurer son reversement. Par ailleurs, l’insécurité persistante dans certains États a été identifiée comme une menace majeure. M. Coulibaly a plaidé pour « une réponse globale, impliquant une coordination communautaire, régionale et internationale. » Les échanges qui suivront la présentation devraient aborder ces défis et les orientations pour 2025, notamment le respect des procédures d’exécution des dépenses publiques et le renforcement de la régulation du marché. Cette session s’annonce comme un tournant décisif pour consolider l’intégration économique de l’UEMOA face aux incertitudes globales. OS/KM (AMAP)
Education : Une délégation du collectif des enseignants de Ménaka reçue par le PM
Bamako, 18 mars (AMAP) Une délégation du Collectif des enseignants de Ménaka a été reçue lundi, par le Premier Ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, dans la salle de conférence de son institution, sise à la Cité administrative, a constaté l’AMAP. Etaient présents le Ministre de la Défense et des Anciens Combattants le Général de Corps d’Armée Sadio Camara, le Ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savané, le Ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Fassoum Coulibaly et le Chef d’Etat-major Général adjoint des Armées, le Général de Division, Kéba Sangaré. Les échanges ont porté sur le retour de l’administration et des services sociaux de base à Ménaka, l’accompagnement sur le plan de la sécurité et du logement, entre autres. Le Chef du Gouvernement a donné l’assurance de la prise des dispositions pour le retour des enseignants dans la localité de Ménaka où ils doivent exercer. Pour sa part, le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de Corps d’Armée Sadio Camara, a donné l’assurance que la situation sécuritaire est favorable au retour des enseignants à Ménaka. Le Porte-parole, Fousseyni Koné qui a apprécié ce cadre de concertation, s’est prononcé sur la situation sécuritaire, particulièrement pour les enseignants. Au terme des doléances, le collectif souhaite le déplacement sécurisé des enseignants de Bamako à Ménaka, la possibilité d’évacuation en cas de maladie, des traitements particuliers en termes de logement et de vivres, ainsi que le renforcement de la communication. « Nous sommes prêts à retourner, mais dans des conditions sécurisées », a déclaré le porte-parole du collectif. Pour rappel, le Gouverneur de la Région de Ménaka a, récemment, suspendu le salaire de 151 enseignants pour abandon de poste. Kader Maïga (AMAP)
Kangaba : Rencontre trimestrielle entre les représentants de l’État et les légitimités traditionnelles
Kangaba, 18 mars (AMAP) La rencontre trimestrielle du cadre d’échanges entre les représentants de l’État et les légitimités traditionnelles s’est déroulée, lundi, dans la salle de conférence du cercle de Kangaba sous la présidence du préfet du cercle, Abou Dao, a constaté l’AMAP. Ont pris part à la rencontre, les légitimités traditionnelles, les maires, les représentants de la société civile, venus des huit (8) communes du Cercle. Au cours des échanges, il a été évoqué les attentes des populations et les grandes décisions prises ces derniers temps en rapport avec l’orpaillage. Par rapport aux attentes des populations, la présence des chinois divise toujours les uns et les autres. Les participants ont formulé plusieurs recommandations au nombre desquelles la sensibilisation des populations par rapport aux couloirs d’orpaillage, l’interdiction des machines dans les rivières, la rencontre des détenteurs de permis avec les responsables administratifs et coutumiers avant le démarrage des travaux, l’implication de tous les acteurs dans le respect des mesures d’interdiction dans l’orpaillage, l’implication forte des légitimités traditionnelles auprès des femmes afin qu’elles abandonnent les anciens trous creusés par les chinois, la réhabilitation des anciens sites d’orpaillage, du lit et des berges du fleuve Niger. S’agissant des décrets et décisions prises dans le domaine de l’orpaillage, le préfet a rappelé les décrets no 2025/0179/PT-RM du 11 mars 2025 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement du fonds minier de développement local et le décret no2025/0180/PT-RM du 11 mars 2025 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement du fonds de réhabilitation, de sécurisation des sites miniers artisanaux et de lutte contre l’usage des produits chimiques prohibés. Le préfet a également expliqué les grandes décisions prises au niveau local en vue de préserver des vies humaines, la nature et l’environnement. Ces décisions sont au nombre de 05 à savoir la Décision no2025/03/P-CK.C portant interdiction de toutes activités aurifères sur le site d’orpaillage sis dans le permis de la société Bagama Mining à Kokoyo ayant fait douze victimes, la Décision no2025/04/P-CK.C portant interdiction de toutes activités de dragage sur le site communément appelé « Minidian » dans le fleuve Niger entre les villages de Deguela et Figuira-Tomo, la Décision no2025/05/P-CK.C portant création dans chaque village d’un comité de veille sur les sites d’orpaillage, la Décision no2025/06/P-CK.C portant création dans chaque commune un comité communal de veille sur les sites d’orpaillage et la Décision no2025/07/P-CK.C portant création d’un comité local de veille sur les sites d’orpaillage artisanal. Le Chef de l’exécutif local a invité les maires à suivre la mise en place de ces comités villageois et communaux qui sont chargés de recenser les sites d’orpaillage, de recenser les galeries de chaque site et de faire état des galeries à haut risque et de rendre compte au comité communal et local. SD/KM (AMAP)
Ramadan et travaux durs : Des croyants contraints d’abandonner le jeûne!
Par Moussa M. DEMBELE Bamako, 18 mars (AMAP) Nombre de nos concitoyens attendaient avec impatience le mois de ramadan, une période sacrée de l’Islam ! Mais dès apparition du croissant lunaire qui annonce cette période sacrée, la joie cède la place à l’inquiétude et à l’anxiété. Surtout quand le Ramadan coïncide avec la saison sèche et chaude, l’observation du jeûne devient une rude épreuve pour plusieurs croyants. Car, on voit mal certaines personnes, s’abstenir de manger et de boire, de l’aube ou aurore jusqu’au coucher du soleil, pour raison de maladies ou d’autres circonstances. Quand il fait excessivement chaud, comme en cette période de canicule, la tentation est grande chez certains de faire entorse aux règles religieuses, en buvant de l’eau afin d’étancher leur soif ou d’éviter la déshydratation. Et ceux qui souffrent de problèmes d’estomac ou de tension ont du mal à supporter la faim. Par manque de force physique, certaines personnes ont du mal à mener correctement des activités physiques. Pendant ce temps, ceux qui font des travaux pénibles, notamment, la maçonnerie, les exploitants de sable et de carrière, les orpailleurs traditionnels et les fabricants de briques sont souvent contraints d’abandonner le jeûne au profit pour pouvoir exercer leurs activités, et assuré leur survie. Par contre, selon d’autres, c’est un mois qui se prépare et les gens doivent garder à l’esprit qu’ils sont appelés à accomplir un devoir religieux dont les bénéfices sont grands y compris les conduire au paradis. Il fait exactement 17 h 06 minutes en ce lieu de vente de sable distant d’au moins 100 mètres de la route de Ségou, dans le quartier de Tiéguena, une banlieue située entre le District de Bamako, et la Commune de Baguineda. Ils sont au nombre de huit jeunes, tous munis de pelles pour charger un camion-benne. Ils sont motivés, les visages ruisselant de sueur ainsi que d’autres parties de leur corps. Interrogé sur l’observation du ramadan et ces travaux physiques, un jeune costaud, de taille moyenne, le chef du groupe, nous repond ceci, sans interrompre son effort : “ Nous sommes au onzième jour du mois de ramadan. Mais, j’ai observé le jeûne deux fois seulement, précisément durant mes jours de repos”. Et notre interlocuteur anonyme de poursuivre en ces termes : “C’est vrai, le jeûne est une obligation pour tout musulman. Mais, des gens comme nous qui font des travaux durs, sont souvent obligés d’oublier le jeûne pour travailler, afin de faire face aux dépenses familiales”. On aperçoit des camions bennes alignés près des monticules de sable. Les chargeurs s’organisent en petits groupes pour remplir ces engins de dix ou six roues. Sept sur dix ouvriers n’observent pas le jeûne. Ils avancent, tous, les mêmes arguments pour se justifier. Certains estiment qu’il fait très chaud, que le soleil brille fort, d’où des difficultés pour jeûner, tout en passant toute la journée à travailler. À côté d’eux, se trouve une grande cour située à l’ouest. Le sable entre dans la confection des briques de construction et de bâtiments. Contrairement aux chargeurs de sable, qui travaillent uniquement pendant la journée, ces jeunes ouvriers débutent leur travail à 3 heures du matin pour terminer, au plus tard, à 10 heures. Malgré ces horaires, certains n’arrivent pas à concilier le jeûne et le l’effort. Tel est le cas de Moussa Sidibé, qui confirme que “le jeûne ne peut pas aller avec notre travail. C’est très difficile de tenir 12 heures sans boire de l’eau ni manger. Notre travail demande beaucoup d’énergie”, argumente-t-il. Ce jeune étudiant de la Faculté des sciences économiques et de gestion (FSEG), qui fait le manœuvre pour un maçon afin de gagner les frais de transport pour aller à l’université, abonde dans le même sens que ses prédécesseurs. Yacouba Mallé, âge de 26 ans, pour qui, il est difficile d’exécuter des travaux de chantier pendant le mois béni de ramadan. “Quand je pars à l’école, je jeûne mais s’il s’agit d’aller au chantier, ce n’est pas facile parce que cette activité exige trop d’efforts physiques ”, dit l’étudiant en licence d’économie. « Seule la foi en Dieu permet à Ses créatures de s’organiser pendant ce mois béni, pour accomplir leurs obligations religieuses et seulement en trente jours par an, donc c’est juste une question de préparation », estime Oumar Dembélé, chargeur de sable. « Je n’abandonne jamais le jeûne au profit de mon travail. Avant ce mois béni, j’ai fait beaucoup d’économies pour faire face à mes multiples dépenses, sans suspendre mon activité. C’est une question de croyance et de foi en Dieu qui motive chacun à réagir. » Bourama Doumbia, employé d’une entreprise de fabrication de briques destinées à la construction de bâtiments, fait aussi partie de ceux qui pensent que les travaux durs ne doivent pas empêcher un vrai croyant d’accomplir ses devoirs religieux. Sur le plan sanitaire, jeûner et faire des efforts physiques intenses peut avoir des conséquences si la personne n’est pas du tout habituée. En tout cas, c’est ce que nous explique Dr Issa Keriba Bakayoko, neurologue à l’hôpital Gabriel Touré. “C’est une question très difficile à répondre. Mais, comme on le dit souvent, l’habitude est une seconde nature. Donc, une personne qui est déjà habituée à travailler dure, pourra beaucoup supporter l’épreuve qu’une personne qui vient juste de commencer avec le ramadan. Mais, on peut conseiller d’éviter l’exposition prolongée au soleil ou à des sources de chaleur qui peuvent vite entraîner une déshydratation pouvant déboucher sur beaucoup de complications, parfois fatales”, explique-t-il. Que dit le Coran au sujet du jeûne et les travaux durs ? Amadou Dieng, islamologue donne des éclaircissements. “ Un croyant ne doit pas abandonner le jeûne à cause des travaux durs. C’est une obligation pour tous les pratiquants de la religion. Ils doivent tous jeûner mais, dans la journée, si ça ne va pas, ils peuvent rompre le jeûne. C’est Dieu qui nous a créé tous, donc notre survie dépend de lui. » « L’homme doit prendre des dispositions pour accueillir ce mois béni”, conclut-il. MMD/KM (AMAP)
AG extraordinaire de la Femafoot : Adoption du budget 2025-2026 et approbation de nouveaux textes
Bamako, 18 mars (2025) Les travaux de la cérémonie d’ouverture de l’Assemblée Générale extraordinaire de la fédération malienne de football (FEMAFOOT) ont été présidés, le 17 mars dans un hôtel de la place, par le représentant du ministère des Sports, Djibril Dramé, conseiller technique, a constaté l’AMAP. L’ordre du jour de la rencontre a porté sur l’approbation du budget de la saison 2025-2026 et l’examen et l’adoption des nouveaux textes régissant la fédération, notamment, la nouvelle mouture proposée par la FIFA, les règlements généraux le règlement financier. A la fin des travaux, les délégués de la Femafoot venus de Bamako et à l’intérieur du pays ont adopté à l’unanimité le budget de l’année 2025-2026. Et, durant la délibération certains textes ont été harmonisés qui marqueront ainsi un tournant dans la gouvernance et la gestion du football malien. Pour le vice-président de la Femafoot, Sylvain Diakité notre pays travers une période marquée par de nombreux défis. « Cependant, face à ces épreuves, nous continuons à faire preuve d’une résilience exemplaire. L’adoption du projet de budget 2025-2026 avant son exécution évitera les incohérences du passé » a souligné M. Diakité. Avant d’évoquer qu’ils vont travailler dans un esprit de transparence et de responsabilité afin de poser les bases solides pour un avenir plus structurer et prospère. Le représentant du ministre en charge des sports a déclaré que les textes qui viennent d’être votés et adoptés seront appliqués avec rigueur. Il a ajouté que l’importance de ce sport pour notre identité nationale est et doit être un vecteur d’unité. Pour lui, avoir des textes relus avec un esprit de collaboration sans discrimination doit veiller à ce que les règlements soient en adéquation avec les meilleurs pratiques internationales et les textes du Mali. Les textes sont adoptés pour la prospérité et pour l’intérêt commune, a-t-il fait savoir. ST/KM (AMAP)
Mali : Tenue de la 21ème session du Conseil National de Sécurité Alimentaire
Bamako, 17 mars (AMAP) La 21ème session du Conseil National de Sécurité Alimentaire a été présidée, en fin de semaine, par le premier ministre, ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation, le Général de division, Abdoulaye Maïga, dans la salle de conférence de son institution, a constaté l’AMAP. Etaient présents à cette Session sur le Plan National de Réponse (PNR) 2025 à l’insécurité alimentaire, le Ministre-Commissaire à la sécurité alimentaire, Redouwane Ag Mohamed Ali, plusieurs membres du gouvernement et les 20 gouverneurs des régions du Mali. Le Plan National de Réponses 2025 tentera d’apporter des solutions d’atténuation pour plus de 1,4 millions de personnes. Aussi , de faire des distributions ponctuelles de plus de 3 740 tonnes et en mettant en place des facilités alimentaires dans les six communes de Bamako et régions de Mopti, Kayes, Ségou, Sikasso. Cette intervention de l’Etat auprès des populations vulnérables sera complétée par des apports des partenaires et amis du Mali. S’agissant du secteur, les pâturages et les conditions d’abreuvement du bétail sont annoncés satisfaisants avec une soudure pastorale déjà installée par endroit dans certaines zones d’élevage du pays à cause de l’asphyxie des bourgoutières. Le Chef du Gouvernement a, dans son intervention, fait le rappel de la situation de l’année 2024, marquée par une pluviométrie excédentaire ayant causé des inondations avec de nombreuses conséquences désastreuses sur l’ensemble du pays. Selon le PM, malgré cette situation, le commissariat à la sécurité alimentaire a mobilisé tous les moyens à sa portée et a diversifié les réponses pour venir en aide aux victimes. Avant de souligner des difficultés à cette abondance pluviométrique notamment la mauvaise répartition spatio-temporelle courant juin et juillet, des contraintes d’accès Pour rappel, l’un des mandats de ce Conseil National de Sécurité Alimentaire est justement d’adopté la planification de réponses au titre de l’année 2025, portant sur l’assistance alimentaire, l’appui au bétail, la lutte contre la malnutrition sous toutes ses formes, la mise en œuvre des activités de résilience et la reconstitution des stocks de sécurité. Kader MAÏGA (AMAP)
Hôpital du Mali : Un coffret électrique endommagé suite à un court-circuit
Bamako, 17 mar (AMAP) Un court-circuit a endommagé, dimanche vers 19 heures, le coffret électrique du service des urgences de l’Hôpital du Mali, annoncé lundi la directrice générale de l’établissement, Mme Doumbia Sanata Sogoba. Lors du passage d’une équipe de l’AMAP sur le site affecté, Mme Doumbia a indiqué que l’incident, « qui a fait plus de peur que de mal », a été circonscrit aux environs de 3 heures du matin. Les agents de l’Énergie du Mali (EDM) ont pu rétablir l’électricité. Une reprise progressive des activités est visible à la salle d’accueil des urgences où quelques patients occupent leurs lits. L’incident qui a dégagé la fumée a créé la panique. Selon la première responsable de l’Hôpital du Mali, « une trentaine de malades hospitalisés dans le service ont été mis en lieux sûrs. Quatre d’entre eux ont été évacués au Centre hospitalier universitaire (CHU) Gabriel Touré pour une prise en charge appropriée. » La direction de l’hôpital dément les rumeurs circulant sur les réseaux sociaux à propos d’un incendie survenu au Service des urgences qui aurait fait des morts. Le chef de Service des urgences de l’Hôpital du Mali, le Pr Mamadou Abdoulaye Chiad Cissé, n’a pas caché son « mécontentement face à des informations aussi erronées. » MD/MD (AMAP)

