Reprise des travaux de construction de la digue de ceinture de la Commune rurale de Sougoulbé, près de Tenenkou (Centre)
Tenenkou, 14 mai (AMAP) Les travaux de construction de la digue de ceinture de la Commune rurale de Sougoulbé, dans le cercle de Tenenkou (Centre), ont repris ce mercredi 14 mai 2025 sous la co-présidence des deuxièmes adjoint au maire des Communes de Sougoulbé et Tenenkou. Entamés en 2024, les travaux ont connu une pause liée à la crue. En prélude à l’hivernage qui s’annonce et à la crue, les autorités communales de Sougoulbé ont mis le paquet pour relancer les travaux afin de faire face aux futures inondations. Pour constater le redémarrage des travaux de construction de la digue, de nombreuses personnalités des deux communes ont effectué le déplacement sur site. Il s’agit notamment des chefs de villages de Kora, Sindé, Kona Fambé, Kona Mali, Tenenkou, des secrétaires généraux des deux communes et des représentants des organisations de la société civile. Les travaux seront supervisés par les chefs des services de la subdivision de l’Urbanisme et du Génie rural qui étaient, également, présents sur le site. Le deuxième adjoint au maire de la Commune rurale de Sougoulbé, Amadou Boubou Sow, s’est réjoui de la reprise des travaux avant d’inviter « l’ensemble des personnalités présentes à s’investir pour que ce projet puisse être une réalité pour le bonheur des populations du Cercle de Tenenkou en général. » Il a salué singulièrement les autorités administratives, notamment le préfet du Cercle de Tenenkou, Mamadou Dao pour sa « disponibilité constante et ses différents appuis et conseils qui ont été d’un apport inestimable pour la réalisation de cet ambitieux projet. » Quant au deuxième adjoint au maire de la Commune urbaine de Tenenkou, Soumaïla Bocar Coulibaly, il s’est félicité de la reprise des travaux avant de rappeler que ce projet est tout aussi important pour la Commune urbaine de Tenenkou . Il a salué la bonne collaboration entre les deux communes avant de plaider « pour l’instauration d’un dialogue permanent afin d’échanger sur les questions majeures qui intéressent la vie de ces deux communes. » Tout en souhaitant plein succès aux travaux, les deux élus ont donné les premiers coups de pelle, lançant officiellement le redémarrage des travaux. Cette construction de la digue de ceinture de Sougoulbé , selon le secrétaire général de la Commune rurale, Guirama Tembely, a pour objectifs de sécuriser la ville de Tenenkou et les nouvelles parcelles agricoles et d’habitation en Titre foncier (TF) et de créer de nouvelles recettes pour la Commune. La nouvelle digue, une fois achevée, va permettre de disposer de plus d’une centaine d’hectares et réduire considérablement le besoin de parcelles à usage d’habitation pour les populations de la ville de Tenenkou. Avec le manque d’espace et de terres mais, aussi, en raison de la spéculation dans la Commune urbaine de Tenenkou, les prix des parcelles ont atteint des sommets, dépassant tout entendement. Aujourd’hui, avec 1 ou 2 millions de francs CFA, il est impossible d’avoir une parcelle à usage d’habitation dans la ville de Tenenkou. Il faut débourser entre 5,6 ou 7 millions dans certains cas pour en avoir. L’aménagement de cette digue de ceinture, même si elle appartient à la Commune de Sougoulbé, va surtout bénéficier à la population de Tenenkou, plus proche du nouveau site. Les travaux vont durer 1 mois et sont financés sur fonds propres du budget de la Commune rurale de Sougoulbé. AS/MD (AMAP)
Presse : L’état des lieux des textes régissant le secteur au Mali
Bamako, le 14 mai (AMAP) Une trentaine de journalistes, des représentants de la société civile, entre autres, ont participé, ce mercredi 14 mai 2025, à la Maison de la presse, à un atelier sur l’état des lieux des textes régissant le secteur de la presse, a constaté l’AMAP sur place Les participants ont, aussi discuté de l’identification des lacunes dans les textes, les incohérences mais aussi les opportunités d’amélioration « afin d’aboutir à un répertoire de référence et une feuille de route pour un plaidoyer structuré, efficace et porteur de changement ». Le représentant du gouverneur de Bamako, Mangoro Konaté, qui a présidé cette session organisée par l’Union des radios et télévisions libres du Mali (URTEL), en collaboration avec Search for common Ground, s’est réjoui « de l’approche inclusive adoptée ». Une méthode qui réunit autour de la table les professionnels des médias, les juristes, les représentants de la société civile, les pouvoirs publics, les parlementaires et les partenaires techniques et financiers. « C’est en conjuguant nos expertises et nos efforts que nous pourrons faire progresser durablement les libertés fondamentales dans notre pays », a soutenu M. Konaté, ajoutant que « cette synergie est la clé de toute réforme durable et légitime. » Il a assuré que l’État malien reste et restera un acteur engagé pour le respect des droits humains dont la liberté de la presse est une composante essentielle. Le représentant de l’ambassadeur du Royaume de Belgique au Mali, JaKob Claes, a indiqué que son pays « attache une importance particulière au rôle de la société civile, acteur essentiel du développement démocratique et social. » « La Belgique s’engage à accompagner celles et ceux qui œuvrent pour un avenir fondé sur le respect des droits humains, la justice sociale et la paix durable », a promis Jakob Claes. OD/MD (AMAP)
Prévention routière : Les pays de l’AES échangent à Bamako sur une stratégie globale pour l’amélioration de la sécurité
Bamako, 14 mai (AMAP) Des experts de la Confédération de l’Alliance des Etats (AES) de ont commencé, mercredi, à Bamako, une rencontre sur la prévention routière dans « la dynamique de proposer une stratégie globale pour l’amélioration de la sécurité sur nos routes », a constaté l’AMAP. Au cours de cette rencontre participants « de chacun des pays va « présenter une communication sur le cadre institutionnel et législatif de la sécurité routière en s’appuyant sur les textes de création et d’organisation, sur la politique ou la stratégie de sécurité routière et sur les données d’accidents de la circulation routière », a déclaré Mama Djenepo, secrétaire général du ministère malien des Infrastructures et des Transports, qui a présidé la cérémonie d’ouverture en présence du directeur général de l’ANASER, Ousmane Maiga. Il est également attendu de chaque pays, « une revue des textes qui encadrent les facteurs de risques à savoir les limites et contrôles de vitesse, la conduite en état d’ivresse, le port de casque de protection, le port de la ceinture de sécurité et l’utilisation du téléphone au volant » Il a précisé que les participants engageront, en outre, « la réflexion sur le financement de la sécurité routière qui reste un défi majeur pour une lutte efficace contre le fléau. » Il s’agit, tout aussi, « d’aboutir à une gestion efficiente de la sécurité routière dans l’espace AES par une bonne collaboration des agences de prévention, l’amélioration de l’investissement en matière de sécurité routière, la poursuite des réformes institutionnelles en sécurité routière, l’intégration par le biais du transport routier sécurisé », a ajouté M. Djenepo. « La sécurité routière est affaire de tous, selon Regma Zongo, directeur général de l’Office nationale de la sécurité routière du Burkina Faso. « Donc, il était important de se réunir pour examiner les textes qui encadrent la sécurité routière dans nos pays respectifs. De travailler à harmoniser les textes qui vont concerner l’ensemble des pays de l’AES pour ordonner et renforcer nos actions et trouver des solutions qui puissent assurer de façon optimale la sécurité sur nos routes. » « Cette rencontre sur la sécurité routière s’inscrit dans le sens de la concrétisation des engagements de la confédération AES. Nos chefs de l’État sont à pied d’œuvre pour réduire les accidents routiers », a ajouté Hamissou Ousoumane, directeur général de l’Institut national de la sécurité routière du Niger. MMD/MD (AMAP)
Coupe du Mali de football féminin : Fin de course pour les clubs représentants la Ligue régionale de Kayes
Kayes, 14 mai (AMAP) C’est la fin de course pour les équipes féminines de la Ligue Régionale de football de Kayes. Aucune équipe de cette Ligue n’a franchi l’étape des 8èmes de finales de la Coupe du Mali de football lors des rencontres du 11 mai 2025. Une situation qui doit pousser la Ligue et les Districts à redoubler d’efforts pour avoir des clubs compétitifs et performants. Le chemin à parcourir reste long et parsemé d’embûches. L’AS-Mandé de Bamako a humilié Lanaya de Kita au Stade Lamine Konaté, en lui infligeant un score fleuve de 10 buts à 0. Les Tigresses, l’équipe féminine phare de la Cité des rails, s’est inclinée devant l’AS-Réal de Bamako (5-1) au Stade Abdoulaye Makoro Sissoko de Kayes. L’As Entente de Sirakoro de Bamako a battu Lambersat de Bafoulabé sur le score de 8 buts à 0 au Terrain AS-Réal de Bamako. L’équipe de la Cité des rails ne pouvait pas du tout remonter le score et elle a même raté quelques occasions de buts. Elle était opposée à une sélection organisée et expérimentée. N’eut été le manque de vigilance ou la maladresse de certaines joueuses, le match allait se terminer sur un score indiscutable de 7 buts à 2. « Pendant ce match, nous avons rencontré des difficultés au niveau de l’arbitrage. Cela a beaucoup affecté nos jeunes. Maintenant, on va se battre pour assurer le maintien de notre club dans la Ligue1 du championnat national », a expliqué Sékou Sissoko, coach des Tigresses de Kayes. Les gradins du Stade Abdoulaye Makoro Sissoko étaient presque vides, les populations n’étant pas sorties en masse pour soutenir leur équipe. Mais, la troupe des supporters a joué sa partition. A travers des chants et des sons de tambours et de clairon, elle n’a cessé d’enflammer le stade tout au long de la rencontre. D’ailleurs, une joueuse de l’AS-Réal ne se privait pas d’esquisser quelques pas de danse, d, lors des arrêts de jeu. Les deux équipes ont évolué sous un temps ensoleillé. A cause de la chaleur, l’arbitre faisait observer de petites pauses pour permettre aux joueurs de boire un peu d’eau et certaines en profitaient pour rafraichir leur corps. « On s’attendait à ce résultat. Quand nous sommes venus ici dans le cadre du championnat national, on avait commis beaucoup d’erreurs, en concédant un match nul contre les mêmes locaux. Cela nous a beaucoup touchés. Puisque c’est un éliminatoire direct, nous avons fait recours à toutes nos forces pour obtenir un résultat positif dans le fair-play », a dit Omar Guindo dit Coplan, entraîneur de l’équipe de l’AS-Réal de Bamako, se réjouissant de la victoire de ses joueuses. Il a, aussi, salué l’équipe adverse qui, à travers son engagement, « nous a montré qu’elle était venue pour jouer. » « Le match nul qu’on a obtenu ici (à Kayes) leur a donné de la force », renchérit la capitaine des Noirs et Blancs de Bamako. BMS/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mardi 13 mai 2025
PRIMATURE ————- SECRETARIAT GENERAL DU GOUVERNEMENT ————– CM N°2024-20/SGG. REPUBLIQUE DU MALI Un Peuple-Un But-Une Foi ————– COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MARDI 13 MAI 2025 Le Conseil des Ministres s’est réuni en session extraordinaire, le mardi 13 mai 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a adopté un projet de texte. Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant dissolution des partis politiques et des organisations à caractère politique en République du Mali. Dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la Refondation, le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien au Processus électoral a organisé des concertations en vue de soumettre à l’appréciation des Forces vives de la Nation et des Maliens établis à l’extérieur, les propositions faites par les partis politiques et les organisations de la Société civile sur : la réduction du nombre de partis politiques en appliquant des conditions restrictives de création et de financement ; la relecture de la Charte des partis politiques, avec une réaffirmation du Statut du chef de file de l’opposition ; l’interdiction du nomadisme politique politique en cours de mandat A l’issue des travaux desdites concertations, les recommandations suivantes ont été formulées : – la dissolution des partis politiques et leur réorganisation par une nouvelle législation ; – la suppression du financement public des activités des partis politiques ; – l’audit du financement public des partis politiques ; – la suppression du Statut du chef de file de l’opposition politique à travers l’abrogation de la Loi n°2015-007 du 04 mars 2015 portant Statut de l’opposition ; – la relecture de la Charte de la Transition en installant le Général d’Armée Assimi GOITA comme Président de la République pour un mandat de 5 ans renouvelable à partir de 2025, à l’instar de ses pairs de l’AES ; – le durcissement des conditions de création des partis politiques. Le projet de décret s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la recommandation relative à la dissolution des partis politiques et son extension aux autres formes d’organisations à caractère politique. Il dissout les partis politiques et les organisations à caractère politique sur toute l’étendue du territoire national. Cette mesure qui ne porte pas atteinte à la démocratie et au multipartisme, prescrit entre autres : – l’interdiction de toute réunion des membres des partis politiques et des organisations à caractère politique dissous ; – l’interdiction à toute personne de favoriser la réunion des membres d’un parti politique dissous, notamment en consentant l’usage d’un local dont elle dispose ou la mise à disposition de tout autre moyen à des fins politiques ; – l’interdiction de toute activité comme fondateur, président, directeur ou administrateur des organisations dissoutes ; – l’interdiction de toute autre activité politique ou à caractère politique de la part des organisations dissoutes. Le Secrétaire général du Gouvernement, Birama COULIBALY Chevalier de l’Ordre national |
Mali : Rencontre d’échanges et de partage entre acteurs de la Communication
Bamako, 13 mai (AMAP) Un atelier d’échanges et de partage, organisé par le ministère de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, réuni, du mardi au jeudi, à Banakoroni divers acteurs de la Communication afin de réfléchir sur les interactions entre les acteurs des médias, faire l’état des lieux des réseaux sociaux au Mali, leurs défis et perspectives, faire l’état des lieux de la règlementation et de la régulation des médias au Mali. L’atelier de trois jours, qui servira de cadre d’échanges, a ouvert sa première journée sous la présidence du Secrétaire général du ministère de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alkaïdi Touré. Il s’agit, globalement de renforcer les rapports entre les acteurs des médias pour une meilleure compréhension réciproque et une plus grande réactivité de ces acteurs face aux enjeux nationaux. Et spécifiquement, de renforcer la cohésion entre les acteurs des médias publics et les acteurs des médias privés, les animateurs des réseaux sociaux, les vidéastes et les communicateurs traditionnels. Tout comme de renforcer la collaboration entre les acteurs des médias et le département de tutelle, créer un cadre permanent d’échange entre les acteurs des médias et dissiper les incompréhensions entre acteurs des médias. Le panéliste du jour, Modibo Fofana, président de l’Association des professionnels de la presse en ligne (APPEL-Mali) a fait une présentation, largement appréciée par les participants, su r « L’état des lieux des réseaux sociaux au Mali : Défis et perspectives ». Le présentateur a rappelé le contexte mondial de l’utilisation des réseaux sociaux avec des statistiques à l’appui, à l’échelle globale et nationale. Les acteurs de la communication dans leur diversité, officient dans les médias traditionnels (presse écrite du service public et privée, radios, télévisions du service public et privées, agences de communication publiques et privées). A ceux-ci se sont ajoutés, depuis quelques années, de nouveaux acteurs comme les animateurs de réseaux sociaux, les vidéastes communément appelés « vidéo-mans », les youtubeurs, les créateurs de contenu,les communicateurs traditionnels. Les productions de ces différents acteurs se nourrissent les unes des autres, Cependant des obstacles existent devant la collaboration entre, d’une part les acteurs des médias eux-mêmes, et d’autre part, entre ceux-ci et les animateurs et responsables des institutions du pays. Cet atelier est initié par le ministère de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, pour minimiser l’impact de ces obstacles et favoriser un dialogue franc, une collaboration sincère entre tous les acteurs de la communication et les institutions productrices d’objets de communication. MD (AMAP)
Mali – Dissolution des partis politiques et organisations à caractère politique par décret présidentiel (Officiel)
Bamako, 13 mai (AMAP) Le président de la Transition au Mali, le général d’Armée Assimi Goïta, a promulgué par décret portant dissolution de tous les partis politiques et organisations à caractère politique sur l’ensemble du territoire malien, selon un communiqué officiel publié ce mardi, à Bamako, après un Conseil des ministres extraordinaire. « Les partis politiques et les organisations à caractère politique sont dissous sur toute l’étendue du territoire national », stipule l’article 1er du décret n°2025-05/PT-RM, pris en Conseil des ministres. La mesure entraîne l’interdiction de toute réunion, activité ou administration liée aux entités dissoutes. « Toute réunion des membres de ces organisations est formellement interdite, de même que l’utilisation de locaux ou de moyens à des fins politiques », a précisé le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de Division Abdoulaye Maïga, par ailleurs Premier ministre, chef du gouvernement. « Les contrevenants s’exposent à des sanctions prévues par les lois en vigueur, » selon l’article 3. Le décret précise que les personnes occupant des postes dans les institutions politiques ou administratives, désignées par des partis ou organisations dissous, peuvent continuer leurs missions. « Ces personnes ne pourront, toutefois, se prévaloir de leur ancienne affiliation politique », a souligné le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Mamoudou Kassogué. Cette décision s’appuie sur les consultations des Forces vives de la Nation tenues les 16 et 17 avril 2025 dans les régions, le district de Bamako et auprès des Maliens de l’extérieur, ainsi que sur la phase nationale des 28 et 29 avril 2025. « Elle s’inscrit dans le cadre de la Constitution, de la Charte de la Transition et de plusieurs lois, notamment la loi n°2025-005 du 13 mai 2025 abrogeant la Charte des partis politiques et le statut de l’opposition » justifie le gouvernement Le décret abroge, également, le décret n°2025-0318/PT-RM du 7 mai 2025, qui suspendait les activités des partis politiques. OS/MD (AMAP)
Recouvrement et gestion des avoirs saisis ou confisqués : Des acteurs de la justice réunis pour la validation des outils
Bamako, 13 mai (AMAP) L’Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisies ou confisqués (ARGASC), en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a entamé, ce mardi, un atelier de validation des outils de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués et de réflexion sur la mise en œuvre de la confiscation sans condamnation pénale, a constaté l’AMAP. Les objectifs de cet atelier sont de demander aux acteurs de la chaîne pénale « d’examiner, d’amender et de valider les outils de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués, soumis à leur appréciation, de capitaliser les expériences, en partageant des bonnes pratiques, les difficultés rencontrés et les leçons apprises en matière de mise en œuvre de ces outils », a fait savoir le représentant du ministre de la justice, Daouda Sissoko, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, en présence du représentant résident adjoint du PNUD, Yahya Amadou Ba. Il est, également, question, selon M. Sissoko « de définir les cas appropriés pour l’application de la confiscation sans condamnation pénale, conformément aux dispositions du nouveau code pénal, d’identifier et de recenser les dossiers potentiellement concernés par la confiscation sans condamnation pénale. » Il s’agit, tout aussi, « de transmettre à l’ARGASC les avoir identifiés dans ce cadre, afin de lui permettre d’exercer pleinement ses compétences légales en matière de gestion et de recouvrement, d’instaurer et de renforcer un cadre pérenne de concertation et de collaboration entre l’ARGASC et les acteurs de la chaîne pénale, pour une énergie accrue en matière de recouvrement et de gestion des avoirs issus de la délinquance économique et financière », a-t-il ajouté. Quant au représentant du PNUD, Yahya Amadou Ba, il a réaffirmé la disponibilité de l’agence onusienne « à poursuivre son accompagnement aux côtés des autorités nationales pour la mise en œuvre de réformes visant à renforcer la transparente, la redevabilité et la lutte contre la corruption au Mali » MMD/MD (AMAP)
13e édition du Grand tour du Mandé, étape de Kangaba
Kangaba, 13 mai (AMAP) Le promoteur du Grand tour du Mandé (Kirina, Kangaba, Kéla), le célèbre griot Bourama Soumano, président de l’Association Kouma et ses amis ont été reçus avec tous les honneurs lundi 12 mai 2025, à Kangaba (Ouest) sur la place du Kama-blon, dans le cadre de la 13e édition de l’évènement, a constaté l’AMAP. « Si le Grand tour du Mandé se renforce d’année en année, c’est seulement et surtout grâce à la bénédiction des sages du Mandé », a déclaré M. Soumano face aux dignitaires venus au grand complet l’accueillir sur la place publique de Kangaba. Selon lui, l’Association Kouma n’est autre qu’une association pour valoriser nos valeurs culturelles. Cette édition 2025 correspond à l’année dédiée à la Culture par le général d’Armée Assimi Goïta président de la Transition chef de l’Etat a rappelé le président de l’Association Kouma. Il a invité « les sages du Mandé à formuler des bénédictions pour son association et le Grand tour du Mandé en général, et pour la Transition et son président le général d’Armée Assimi Goïta en particulier. » Au nom des sages de Kangaba, Namory Traoré de la famille fondatrice de Kangaba a formulé des bénédictions pour le Mali. Il a réaffirmé le soutien indéfectible du Mandé à la Transition malienne. SD/MD (AMAP)
Kayes : Le colonel Boubou Bocoum prend le commandement de la Région militaire N°4
Kayes, 13 mai (AMAP) La passation de service entre le nouveau commandant de la Région militaire N°4, le colonel Boubou Bocoum, et l’ancien, le colonel Moussa Ongoïba s’est déroulée lundi 12 mai 2025 au Camp militaire Mamadou Lamine Dramé de Kayes (Ouest), sous la présidence du général de brigade Arouna Samaké, chef d’état-major de l’Armée de Terre, en présence d’Amadou Dicko, directeur de Cabinet du gouverneur de la Région de Kayes et de nombreux invités militaires et civils. Elle a été marquée par un défilé qui a enregistré la participation de la Nouba, du drapeau et de sa garde et des sections des autres composantes des forces de défense et de sécurité. Avant de poser ses valises dans la Cité des rails, le colonel Boubou Bocoum était, jusqu’en janvier dernier, le commandant du poste de Commandement tactique de Nioro (PC TAC – Nioro) dans le cadre de l’opération Maliko. Le nouveau commandant de la Zone de défense N°4 détient au moins 5 médailles nationales et internationales, dont la Médaille d’argent de l’Ecole de guerre de Moscou avec la mention « Excellent » (2024) et la Médaille commémorative de campagne (2003). Il a aussi occupé le poste de chef d’Etat-major de la Région militaire N°3 à Kati. Au début de sa carrière militaire, il a obtenu le diplôme de Chef de section d’infanterie à l’Ecole militaire interarmes (EMI) de Koulikoro. En 1999, il a eu le diplôme de parachutiste au Bataillon des commandos parachutistes de Djicoroni (Bamako). Le colonel Bocoum a décroché un autre parchemin de l’Ecole de guerre et un master en défense et Sécurité nationale avec mention « Excellent à l’Ecole de guerre de Moscou. Son mémoire de fin d’études portait sur le thème « Justification stratégique militaire des domaines prioritaires de la construction et du développement des forces armées du Mali ». Au regard de ses expériences tant dans notre pays qu’ailleurs, le nouveau patron de la Région militaire N°4 entend œuvrer pour renforcer la sécurité dans les régions administratives de Kayes, Nioro et Kita. En mars 2021, le colonel Boubou Bocoum avait participé à la Conférence internationale de Niamey sur la stabilisation des Zones de conflit et le terrorisme insurrectionnel dans le Sahel Central et le Bassin du Lac Tchad. « Je prends ce commandement avec humilité et je mesure la portée de toute la responsabilité qui est la mienne. Les actions qui seront très prochainement entreprises s’inscrivent dans le cadre de la continuité, en renforçant les acquis qui trouent leur fondement dans la vision stratégique du chef d’état-major de l’Armée de terre. Les actions futures iront dans le sens des défis à relever », a déclaré à la presse le commandant entrant , « Il y a des enjeux sécuritaires dans la région, à travers les nombreux flux commerciaux sur le plan économique entre, d’une part le Mali et le Sénégal, et d’autre part, entre le Mali et la Mauritanie. La 4ème région militaire, en plus de la région administrative de Kita, couvre les régions administratives de Kayes et Nioro, qui font frontière, respectivement, avec le Sénégal et la Mauritanie », a expliqué le colonel Boubou Bocoum, à l’issue de la cérémonie de passation de témoin. Le colonel Bocoum a, aussi, rendu un hommage à tous ses prédécesseurs qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour assurer et maintenir à bon niveau l’organisation de fonctionnement de cette prestigieuse région militaire. Il a aussi remercié la presse pour l’intérêt qu’elle porte au travail des forces de défense et de sécurité. Son prédécesseur, le colonel Ongoïba, qui avait pris fonction le 2 mai 2024, s’était engagé à assurer la paix, la sécurité, la libre circulation des personnes et de leurs biens dans l’ensemble de sa zone défense. BMS/MD (AMAP)

