Immatriculation et ré-immatriculation : Près de 25 000 véhicules déjà enregistrés
Par Babba B. COULIBALY Bamako, 3 avr (AMAP) Les premières plaques issues de la nouvelle procédure d’immatriculation et de ré-immatriculation ont commencé à circuler le 22 septembre 2024. De cette date au 28 février 2025, 24 963 véhicules ont été immatriculés. L’immatriculation des véhicules au Mali a connu des changements depuis la première République. Par décret n°264-PG du 12 octobre 1960 relatif au changement d’immatriculation des véhicules en République du Mali, l’État a procédé à la ré-immatriculation des véhicules, moins d’un mois après son accession à la souveraineté internationale. Le système d’immatriculation coloniale a été ainsi abandonné pour adopter la combinaison alphanumérique portant sur le format RM A-0001. L’article 5 du décret en question précisait que les propriétaires de véhicules doivent se mettre en règle au plus tard le 30 avril 1961. Depuis, l’immatriculation a vécu sa petite évolution jusqu’à la dernière ré-immatriculation, en date de 1996, avec la combinaison «2 RMA, 7 RMA, 3 RMD ». C’est en 2000 que la dernière actualisation des statistiques concernant les véhicules automobiles et des remorques est intervenue à travers une grande opération de ré-immatriculation menée par le ministère en charge des Transports d’alors. En effet, à cette date la combinaison A-001-M1, N-1895-M3, P-2021-MD a été adoptée. Tout récemment, à la faveur de l’application du décret n°509 du 12 septembre 2023 du nouveau Code de la route, le ministère des Transports et des Infrastructures a adopté l’arrêté n°51-50 qui, par les règles générales d’immatriculation des véhicules au Mali, a donné une nouvelle combinaison alphanumérique. Cela près de 17 ans après la dernière. Où en est-on à ce jour avec le nouveau processus ? Notre équipe de reportage a rencontré le directeur général des Transports, Mamadou Sow. Notre interlocuteur a rappelé que l’article 2 de l’arrêté n°203-5150/MTI-SG du 29 décembre 2023 fixant les détails des règles générales d’immatriculation des véhicules, précise qu’« il est affecté à tout véhicule automobile, tout matériel roulant d’entreprise agricole, de travaux publics et de mines, toute motocyclette, tout tricycle et quadricycle, un numéro d’ordre dit numéro d’immatriculation attribué par la direction générale des Transports. » Le numéro d’immatriculation est porté sur un certificat d’immatriculation valable pour cinq ans. Selon le directeur général des Transports, la nouvelle combinaison alphanumérique constituant l’immatriculation est composée de deux lettres indiquant la série de base, d’un trois chiffres indiquant le numéro dans la série de base et de deux lettres indiquant la série déroulante de mille. Pour la première fois au Mali, la plaque d’immatriculation porte la carte du Mali et arbore les couleurs nationales ainsi que le sigle international du Mali, à savoir «ML». Également, la nouvelle plaque affiche le sigle de la région d’appartenance du propriétaire et la codification du cercle. Pour le District de Bamako, la plaque mentionne les arrondissements de 1 à 7 en lieu et place des Communes. « Les opérations d’immatriculation, qui concernent les véhicules nouvellement introduits au Mali, se poursuivent normalement dans les directions régionales des transports et au niveau des subdivisions des transports, tous les jours ouvrables. Ces véhicules bénéficieront automatiquement de la nouvelle immatriculation», explique Mamadou Sow. Pour les véhicules précédemment immatriculés, ils seront concernés par la ré-immatriculation, lorsque la nécessité l’exige, notamment le renouvellement de carte grise après 5 ans, la mutation (changement de propriétaire), le duplicata (perte de la carte grise ou de la plaque d’immatriculation) ou la transformation apportée sur le véhicule. Selon notre interlocuteur, outre la recherche de statistiques actualisées et fiables, la ré-immatriculation a pour objet la conformité entre l’actuelle code de la route et la pratique qui veut que la nationalité d’un véhicule en circulation internationale soit connue. « L’opération est en conformité avec la volonté de digitalisation de l’Administration publique et de lutte contre la contrefaçon des documents de transport. Tous les véhicules automobiles sont concernés ainsi que les engins motorisés à deux ou trois roues (motos et katakatani)», précise-t-il. Selon Mamadou Sow, tous les 10-15 ans, les Etats procèdent à des ré-immatriculations pour connaître l’état exact du parc automobile actif. Il s’agit des engins de deux, trois et quatre roues (véhicules personnels, cars, sotrama, taxis, remorques, semi-remorques). «Il y a beaucoup de véhicules qui sont dans notre base de données qui ne sont pas réellement actifs. Mais puisqu’on n’a pas reçu la carte grise pour les faire sortir de la base, ils sont donc comptabilisés. Or, réellement, ils sont inopérants depuis plus de 10 ans », déplore le directeur général des Transports. PLUS DE 3 MILLIARDS INVESTIS – Les premières plaques de la nouvelle immatriculation et ré-immatriculation ont commencé à circuler le 22 septembre 2024. De cette date au 28 février 2025, 24 963 véhicules immatriculés soit 11 941 du 22 septembre au 31 décembre 2024 et 13 022 de janvier au 28 février 2025. « L’État a investi plus de 3 milliards de Fcfa pour que nous puissions mettre les plaques à la disposition des Maliens. La date butoir, c’est la fin de la carte grise. Il n’y a pas de sanction pécuniaire», souligne le directeur des Transports. Et d’expliquer que la ré-immatriculation impose au déclarant qui veut faire le véhicule en son nom, la fourniture du certificat de résidence en plus de la carte d’identité pour actualiser les adresses. « Les cartes Numéro d’identification nationale (NINA) qu’on exige sont faites depuis 2013. Beaucoup ne sont plus à leurs anciennes adresses et les fonctions aussi ont évolué », justifie-t-il. La ré-immatriculation permet donc de non seulement connaître réellement le nombre de véhicules en circulation mais, aussi, d’actualiser les adresses. «C’est très important pour la sécurité et la sûreté. Beaucoup d’attaques ou de cas de banditisme avérés ont été faits avec des véhicules dont on ne connaît pas les propriétaires », soutient l’expert. Tous les pays ont procédé à la ré-immatriculation des véhicules en mettant leurs drapeau, carte et sigle international. Et la particularité du Mali, fait constater le directeur général des Transports, « est que les immatriculations sont conduites de bout en bout par l’État. » Pas par une société privée, un partenariat public-privé (PPP) ou une société étrangère.
Goundam : L’UNICEF fait une deuxième distribution de kits aux déplacés de Fatakara
Goundam, 3 avril (AMAP) L’UNICEF, dans le cadre du plan de réponse d’urgence aux populations déplacées internes de Fatakara apporte pour la deuxième fois un appui consistant en non vivres, le 2avril 2025, a constaté l’AMAP. Cette remise a été présidée par le Sous-préfet de Farach, Siaka Koné représentant le préfet de Goundam, en présence du Maire, de la présidente de la CAFO, du chef de service local du développement Social, le directeur du CAP. Les légitimités traditionnelles, les leaders religieux, les jeunes étaient également présents. Les bénéficiaires sont aussi sortis pour recevoir leurs kits dans la cour du nouveau CSOM du quartier Larab -terey . Les kits sont composés de 1240 moustiquaires, 467 seaux avec couvercles et 422 sans couvercle, 35 cartons de savon, 1100 jerry can , 470 pots de défécation pour enfants, 185 bâches, 685 nattes plastiques, 685 gobelets en plastique, 325 kits enfants PDI. Toutes les personnalités présentes à savoir le sous-préfet, le maire et chef de village ont remercié le généreux donateur l’UNICEF qui a répondu avec promptitude aux cris de cœur des enfants, des femmes entre autres. Pour elles ce geste à caractère social et humaniste restera longtemps graver dans la mémoire collective des gens dans le cercle et le village de Fatakara. Quant au représentant du chef de bureau UNICEF, Benjamin Mallé, il a donné l’assurance que la structure essaye d’intervenir chaque fois que fois qu’il y a des situations d’urgence qui mettent la vie des enfants et des femmes en difficulté. En terminant il a invité les autres organisations à en faire autant et dans d’autres domaines. Le chef de village de Fatakara Bourri Alkalifa n’a, pour sa part, pas tari d’éloges à l’endroit de l Etat, de l’UNICEF et tous ceux qui les ont assistés et qui continuent ces œuvres de soutien multiforme. Il est à noter que le village de Fatakara releve de la commune du Télé. Il est à 7km de Goundam à vol d’oiseau en période de basses eaux et 22 km en période de hautes eaux. Ils sont désormais 685 ménages totalisant environ 1023 enfants de 5 à 17 ans,491enfants de 0 à 5 ans et 250 enfants de 6 à 23 mois contraints à quitter leur village. MS/ KM (AMAP)
Consultations AES-Russie : Les ministres des Affaires étrangères en séance de travail préparatoire à Moscou
Bamako, 3 avr (AMAP) Les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel Confédération AES ont tenu, mercredi, à Moscou, une séance de travail préparatoire, élargie aux membres de leur délégation, en prélude aux consultations entre (AES) et la Fédération de Russie, prévues les 3 et 4 avril 2025, indique un communiqué du Bureau de l’Information et de la Presse des Affaires étrangères du Mali. Placée sous la présidence du chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, cette séance de travail avec Bakary Yaou Sangaré du Niger et Karamoko Jean-Marie Traoré du Burkina Faso, visait à cadrer la rencontre du format AES-Russie, tout en passant en revue les questions d’intérêt commun. Cette « première session des consultations avec la Russie constitue la traduction parfaite de la volonté portée par la Confédération AES de parler d’une seule voix, dans une dynamique d’harmonisation des activités diplomatiques en vue de défendre les intérêts stratégiques à l’échelle confédérale », ajoute le communiqué. Selon le ministre Diop, cité par le communiqué, les premiers échanges qui s’ouvrent aujourd’hui entre la Confédération AES et la Fédération de Russie « permettront d’établir un cadre de consultation durable entre les deux parties en vue de promouvoir les intérêts mutuels au bénéfice de nos populations. » MD (AMAP)
Kolondièba : Remise d’actes d’état-civil à des élèves
Kolondièba le 2 avr (AMAP) La promotion de la femme de l’enfant et de la famille, en collaboration avec l’ONG ADAC a remis 10 actes de naissance à des élèves de Kolondièba qui n’en disposaient pas, lors d’une cérémonie présidée par le maire Abdoul Karim Sangaré, en présence des directeurs du groupe scolaire A, les enfants bénéficiaires et leurs parents. Les bénéficiaires ont été identifiés dans les différentes classes. Dans certaines écoles, des enfants n’ont pas d’acte de naissance jusqu’en 6e Année fondamentale par négligence ou à indigence des parents. Le maire Sangaré a félicité l’ONG ADAC et le service local de la promotion de la femme dont le chef, Amadou Dembélé, est à l’origine de l’initiative, en collaboration avec l’ONG ADAC représentée par Mamadou Konaté. Le maire s’est réjoui de leur « bonne initiative » tout encourageant « les parents d’élèves à établir les actes de naissance de leurs enfants. » La responsable du Comité de gestion scolaire (CGS) de l’école premier cycle B, Mme Diakité Ramata Diarra, a offert deux complets d’habits au Directeur de son école pour deux filles démunies. NK/MD (AMAP)
La BCEAO fixe à 10 millions de Fcfa le seuil de déclaration pour les transports d’espèces dans l’UMOA
Bamako, 2 avr (AMAP) La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), fixe à 10 millions de francs CFA le seuil à partir duquel « toute personne effectuant un transport physique d’espèces ou d’instruments négociables au porteur entre États membres de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) doit en faire la déclaration auprès de l’Administration des Douanes, au point d’entrée ou de sortie du territoire. Dans une instruction signée, le 18 mars 2025, par le gouverneur de Jean-Claude Kassi Brou, rappelle que cette mesure, a été « prise en application du Traité de l’UMOA, des statuts de la BCEAO et de la Loi uniforme sur la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive.» « Tout contrevenant s’expose aux sanctions prévues par cette législation », met en garde l’instruction, qui « entre en vigueur dès sa signature », sera publiée et diffusée dans l’ensemble des États membres de l’UMOA. OS/MD (AMAP)
Circulation des gros porteurs et hors gabarit : Samè, la zone de tous les dangers !
Reportage Oumar DIAKITE Bamako, 2 avr (AMAP) Entrant et sortant de Bamako, les véhicules gros porteurs, hors normes et hors gabarit sont de véritables dangers pour les riverains de la voie, au quartier Samè, à l’entrée de la capitale malienne, sur la route du Sénégal. De la route endommagée, des murs et des maisons endommagés, de la mosquée détruite, aux poteaux électriques renversés…des pertes en vie humaine. De longues files indiennes, des véhicules gros porteurs renversés, des accidents spectaculaires, des bouchons interminables…ainsi se résume le quotidien des usagers du tronçon Kati-Bamako via le quartier Samè, en commune III du District de Bamako. Les habitants du quartier ainsi que les usagers de la route souffrent le martyre, à cause des véhicules gros porteurs, hors norme et hors gabarit surchargés, en partance ou en provenance de Dakar dont le port sert, pour une large part, aux importations et exportations du Mali. Les embouteillages, qui ne sont que le moindre mal, sont fréquents sur cette voie. Déjà, à partir de 22 heures c’est la croix et la bannière pour se frayer un chemin. Cette heure prévue pour le passage des véhicules gros porteurs est celle de tous les dangers sur le tronçon Kati-Bamako, en passant par Samè. Ce, souvent, jusqu’au lendemain à la mi-journée. Circuler au-delà de 22 heures sur ce chemin est encore plus dangereux pendant les week-ends. Ce samedi du mois de février, il est 5h00 lorsque nous empruntons cette route pour participer au baptême du bébé d’un ami dans une mosquée à N’Tomikorobougou. De Samè à N’Tomikorobougou, moins de deux kilomètres, nous avons raté la prière de l’aube avant le baptême qui devrait suivre. La raison, un embouteillage bloquait le passage, même ceux qui circulent sur des engins à deux roues ne sont épargnés. Au ‘Pied de la colline’ (un bar) à la descente, à gauche, lorsqu’on vient de Kati, un gros porteur s’est renversé avec tout son chargement déversé à même le bitume. Le capot du camion s’est retrouvé à l’autre côté de la vix. Ironie du sort, le camion grue du Groupement de la compagnie de la circulation routière, devenu du Groupement de maintien de sécurité (GMS) n’arrive pas à se défaire de l’engin lourd. « Nous avons été alerté pour cet accident qui implique un gros porteur et un autre véhicule que nous avons déjà conduit à la fourrière… », tente de nous expliquer le sergent-chef Koné, cherchant une solution pour dégager la voie. Le charivari a duré jusqu’aux environs de 12 heures. De nombreux autres véhicules hors gabarits, des bus de transport en commun à destination de Kayes, entre autres, sont immobilisés. La circulation bloquée, des usagers sont contraints de se frayer un chemin par la colline de Samè, en passant devant Wèrèda (parc à bétail) sur les hauteurs de N’Tomikorobougou, afin de rallier la ville. ZONE HANTEE ! Du poste de contrôle des agents des eaux et forêts à l’entrée du quartier de Niomirambougou, plus de la moitié des habitations, des murs des riverains ont été refaits. Des camions terminent leur course ou se renversent sur des familles. La mosquée en construction à Samè, aux abords de la route, a plusieurs fois été endommagée. Le poteau électrique vers l’unique pharmacie du quartier, également, est fréquemment écrasé. Et le bitume, endommagé sous le poids de véhicules hors gabarits, de Samè à l’entrée de Niomirambougou, s’est gondolé. « Heureusement, il n’y avait personne dans la chambre lorsque le camion s’est renversé sur la maison. Mais le fracas a provoqué une grande panique. Les propriétaires du véhicule, sans discuter, ont réparé les dégâts… », explique Hubert, chef de famille d’une des maisons démolies par des camions gros porteurs à Samè. Il ajoute que la mosquée, aussi, a été réparée par des transporteurs, à chaque fois qu’elle a subi des dégats causés par les camions-remorques. Tout comme les autres victimes qui ont été indemnisés. Une autre scène s’est produite vers la fin du mois de février 2024, non loin du poste de contrôle des agents des eaux et forêt, à l’entame du quartier quand vous arrivez de Kati. Là, il y a eu perte en vie humaine. Alors qu’un engin grue tentait de faire évacuer une remorque accidentée sur la route, le wagon est tombé sur un apprenti-chauffeur. Ce dernier, en train de régler la circulation, en faisant de grands signes aux usagers de s’arrêter, a été malheureusement surpris par le wagon décroché de la grue et s’est écrasé de tous son poids sur le malheureux garçon. Des accidents avec perte de vie humaine causés par des véhicules hors gabarits sont fréquents sur cette zone à l’entrée de capitale malienne. Il y a quelques années, un habitant du quartier Koulouniko, en rentrant chez lui, est mort sous les roues d’un camion. Selon les témoignages, c’est à la suite à l’éclatement d’un pneu de l’engin lourd que le jeune homme, en moto, aurait paniqué avant de se faire tuer par le même véhicule. Cette scène s’est déroulée entre les deux collines, un peu avant d’arriver au commissariat de police. en allant vers Samè. Au cours du dernier trimestre de l’année dernière, un autre camion hors gabarit a tué un conducteur de taxi-moto et sa cliente, une dame. Le chauffeur du camion était de nationalité sénégalaise. Cet acte s’est passé devant le bar « Pied de colline » à la descente de la côte, nous disent des témoins. Et de nous rapporter les propos du chauffeur : « J’ai vu une dame en train de travers tenant dans ses bras son bébé. C’est en voulant les éviter que l’accident s’est produit ». Pourtant, les témoins soutiennent qu’aucune personne ne traversait la route au moment de l’accident. Toutefois, ils révèlent que beaucoup de chauffeurs de nationalité sénégalaise ayant fait des accidents estiment que l’endroit est hanté. Tout compte fait, aucun gros porteur vide n’a jamais eu d’accident sur le tronçon. La construction de cette route en 2×2 dont le projet a pris corps à partir de Kati serait du pain béni pour les habitants de Samè et les usagers de
Kolondièba : La lutte contre les véhicules hors-normes a commencé par la sensibilisation
Par Nouhoum KONE Kolondièba, 2 avr (AMAP) La sensibilisation a été engagée à Kolondièba, jusqu’à la date limite de la tolérance, le mardi 1er avril 2025, à la suite du communiqué du ministère des Transports et des infrastructures engageant les administrations compétentes à assurer le respect des normes relatives aux gabarits, aux poids et à la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises,. Le correspondant de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) a effectué des échanges avec les services techniques concernés sur la circulation des gros porteurs hors normes. A l’issue des rencontres avec la police, le chef de service local de la subdivision des routes, le chef de service local des Douanes de Kolondièba, il a été confirmé qu’effectivement, les camions gros porteurs hors normes et surchargés circulent sur la route RN 30 (axe Zantièbougou-frontière ivoirienne, en passant par la ville de Kolondièba). Ces mastodontes ont endommagé la route en plusieurs endroits. Des dépressions et des nids de poule sont visibles, plusieurs panneaux de signalisation et des glissières sont cassés. Tout ceci occasionne des accidents de la circulation, des dégâts sur les véhicules et entravent le trafic. Le ministère des infrastructures et des transports a initié une période de sensibilisation, allant du 5 février au 1er avril 2025. Passé ce délai les services techniques chargés du contrôle de l’application de la réglementation procéderont à l’immobilisation des gros porteurs hors normes et hors gabarit qui circulent sur les corridors routiers du Mali, en contrevenant aux dispositions légales en vigueur. Malgré cette sensibilisation qui a pris, des véhicules gros porteurs hors normes lourdement chargés passent chaque jour a Kolondièba. NK/MD (AMAP)
Surcharge et chargements hors gabarit : Péril sur les infrastructures routières à Ségou
Par Mamadou SY Ségou, 2 avr (AMAP) Les routes jouent un rôle fondamental dans le développement d’un pays. Véritables artères vitales, elles facilitent à la fois le commerce, le transport des marchandises et des individus ainsi que la connexion entre les zones rurales et urbaines. Malgré leurs apports à l’économie et à la mobilité quotidienne, ces infrastructures routières sont, chaque jour, mises à mal par la circulation de véhicules gros porteurs hors norme, hors gabarit et en surcharge. Ces géants de la route dégradent les infrastructures routières. Ce cercle vicieux pèse lourdement sur les finances publiques. Devant l’ampleur du phénomène, le ministère des transports et des infrastructures a annoncé l’interdiction de la circulation des véhicules hors norme, hors gabarit, en surcharge sur le réseau routier national à partir du 1er avril 2025. « Tout transporteur ne respectant pas les dimensions imposées par la réglementation sera passible des sanctions prévues par les lois en vigueur », souligne le communiqué du département de tutelle. Chauffeur de poids lourds à Ségou, Abdoulaye Diarra apprécie cette mesure d’interdiction de circulation des véhicules hors norme, hors gabarit et en surcharge. Il estime que cette initiative permettra de préserver la sécurité des usagers de la route et de leurs véhicules, tout en assurant la durabilité de notre réseau routier. «La surcharge rend aussi difficile la conduite et augmente le risque d’accidents», dit-il savoir. Selon lui, il faut davantage mettre l’accent sur la sensibilisation des propriétaires de véhicules et les transporteurs routiers afin qu’ils puissent respecter les normes et préserver le patrimoine routier national. Pour le trésorier général de la délégation régionale du Conseil malien des transporteurs Routiers de Ségou, cette mesure du ministère des transports et des Infrastructures est salutaire. Amadou Cissé déplore, cependant, que nos routes, conçues pour une durée de vie de quinze ans, soient déjà endommagées en moins de cinq ans. Afin de préserver nos infrastructures routières, le Conseil malien des transporteurs routiers de Ségou a entrepris des activités de sensibilisation à destination de ses membres. Pour notre interlocuteur, la faute incombe à l’administration qui a donné des pièces administratives à ses véhicules (cartes de transport, certificats de visite technique). Son souhait est que tout le monde respecte les normes établies. Issa Fofana, un usager de la route, redoute de circuler près d’un véhicule hors gabarit et en surcharge, en raison de l’imprévisibilité et des risques accrus. Il suggère qu’après la phase de sensibilisation, de durcir le ton et punir sévèrement les auteurs qui ne respectent pas les normes. L’effondrement du réseau routier est imputable au facteur humain. Une situation qui doit interpeller tous les acteurs des transports dont l’administration, les forces de défense et de sécurité, les transporteurs, chauffeurs et acteurs de la société civile. MS/MD (AMAP)
Diéma : Gros porteurs, fossoyeurs des routes
Par Ouka BA Diéma, 2 avr (AMAP) Stratégiquement, la ville de Diéma est située au cœur du Kaarta, à la jonction des routes internationales Diéma-Kayes-Diboli (RN1) et Bamako-Diéma- Nouakchott (RN3). Durant ces dix dernières années, la ville a connu une démographie galopante avec l’arrivée massive d’étrangers en quête d’un mieux-être. Dans cette ville-carrefour, cohabitent, en symbiose, Soninkés, Bamanans, Peuls, Maures, Diawambés et Kagoros. Les principales activités économiques reposent essentiellement sur l’agriculture, l’élevage, le maraîchage, le commerce et l’artisanat. La pêche y est un secteur très peu développé. Avec la construction de ces routes internationales, le commerce transfrontalier s’est renforcé au fil des ans. Ces voies sont régulièrement empruntées par des véhicules hors normes qui assurent le transport des marchandises, en provenance des ports de Dakar, au Sénégal et de Nouadhibou, en Mauritanie. A cause de l’utilisation toujours grandissante de ces tronçons, force est de constater aujourd’hui, que l’état des infrastructures routières laisse à désirer. Ces routes sont parsemées de nids de poule, de « nids d’éléphant », traduisant un degré de dégradation plus avancé. Cet état de fait occasionne souvent des accidents et accroît l’insécurité avec ses corollaires de braquages à main armée, de banditismes, de viols. Suite au communiqué du ministère des Transports et des Infrastructures, engageant les administrations compétentes à assurer le respect des normes relatives aux gabarits, aux poids et à la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises, l’équipe de reportage de l’AMAP de Diéma, a pu établir le constat que les véhicules hors normes, de l’avis général, détruisent les routes et les rendent impraticables, surtout en période d’hivernage. Le chef du service de la subdivision des routes de Diéma, Karamoko Diallo, salue l’initiative du département des Transports et des infrastructures du contrôle de la surcharge des gros porteurs. Selon lui, plusieurs actes d’incivisme provoquent des déformations structurelles de la chaussée et la rendent difficilement carrossable. Il s’agit, notamment, de la surcharge, le fait aussi de freiner brusquement le véhicule et d’autres attitudes jugées incommodes. Toutes ces pratiques néfastes concourent à la détérioration des voies publiques, occasionnant souvent des accidents mortels. « Un chauffeur de remorque, poursuit notre interlocuteur, qui ne parvient pas à regarder dans les rétroviseurs de son véhicule à cause du volume des bagages que son camion transbahute, cause inévitablement des dégâts. » Face à l’ampleur de la situation, M. Diallo invite les transporteurs au respect strict des textes en vigueur dans notre pays en matière de transport. Il fait remarquer que les autorités de la Transition sont à pied d’œuvre pour la réhabilitation des tronçons Diéma-Sandaré et Didiéni – Diéma, appelés corridor Bamako – Dakar par le Nord, afin de booster le secteur du transport dans notre pays. Selon lui, les missions de suivi du réseau routier et la supervision des travaux d’entretien, qui incombent à sa structure, sont exécutées convenablement, malgré parfois le peu de moyens disponibles. Faisant écho, le chef de la Brigade d’intervention mobile, Moussa Dabo a dit que les dispositions prises à l’encontre des véhicules hors normes sont salutaires à plus d’un titre. Les routes, selon lui, constituent de véritables atouts pour le développement. C’est pourquoi les usagers doivent à tout prix en prendre soin. « Quand on limite la charge à l’essieu, cela permettra de donner plus de durabilité aux routes, dont la réalisation pèse lourdement sur le budget de l’Etat », conclut-il. Rencontré dans son bureau, le commandant de la Brigade territoriale de gendarmerie de Diéma, Abdoulaye Amadou Diarra, s’est appesanti sur le respect des règles du transport. Il souligne que les accidents liés aux surcharges, sont fréquents. Le premier adjoint au maire de la Commune rurale de Diéma, Abdoulaye Touré, laisse entendre qu’un pays, qui n’applique pas ses textes, ne peut prétendre au développement réel. L’élu encourage les démarches entreprises par les autorités du pays. Il préconise une plus large sensibilisation pour l’abandon total de cette pratique destructrice. Le syndicat des transporteurs installé sur l’axe Diéma-Nioro, conduit par Badjiri Diakité, est catégorique, fustigeant les surcharges des gros porteurs. Badjiri déclare que les véhicules hors normes qui se renversent sur la route, barrent le passage durant des heures… empêchant jusqu’aux évacuations de malades et de femmes en travail. Moussa Kanté, du Syndicat des transporteurs de Ségala, en séjour dans la localité, explique qu’en cas de crevaison, certains véhicules continuent de rouler sur le goudron. « Si un véhicule en surcharge, s’il passe sous des câbles électriques, il peut arriver causer un court-circuit en endommageant les fils », ajoute Djindé Konté qui qualifie de « nobles » ces mesures du ministère des Transports et des infrastructures. « En cas de panne, certains chauffeurs creusent le bitume pour placer le cric. C’est inadmissible ! » s’emporte l’homme, en grinçant des dents. Une vendeuse ambulante, Mariam Bathily, s’intéresse peu à l’état des routes. L’essentiel pour elle, c’est d’aller quotidiennement au Razel pour servir du dégué à ses clients. En définitive, tous les acteurs interrogés sur le sujet, jugent anormales les surcharges des véhicules hors normes et demandent, par conséquent, l’application immédiate des mesures pour sauver le secteur du transport qui peine à se relever dans notre pays. OB/MD (AMAP)
Interdiction des véhicules hors gabarit : Un ouf de soulagement dans la Région de Kayes
Par Bandé Moussa SISSOKO Kayes, 2 avr (AMAP) La nouvelle réglementation permet aux transporteurs de se conformer aux dispositions nationales et internationales en vue de protéger les routes contre une dégradation constante. Les usagers de ces voies sont exposés à des risques d’accidents, parfois mortels Le gouvernement a décidé de sévir contre la circulation des engins lourds hors gabarit et l’extrême surcharge sur nos routes, dès le début du mois d’avril, à la grande satisfaction des chauffeurs et des activistes. Car, ces phénomènes contribuent à la dégradation des voies et rendent les conditions de circulation et d’exploitation difficiles et couteuses. De ce fait, à partir du 1er avril 2025, les poids lourds hors normes et hors gabarit ne vont plus emprunter les voies conformément à la communication verbale initiée par le ministre des Transports et des Infrastructures, lors de la session du Conseil des ministres du 12 février 2925. Dans un communiqué daté du 5 février 2025, le ministre des Transports et des Infrastructures a informé les transporteurs routiers que le gouvernement a engagé les administrations compétentes à assurer le respect des normes relatives aux gabarits, aux poids et à la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises, conformément aux dispositions du Code de la Route et notamment de l’article 32 du Décret n°2023-0509/PT-RM du 12 Septembre 2023. L’information a également été portée à la connaissance des autorités des pays concernés par l’application de la mesure qui est conforme au Règlement n°14/CM/UEMOA relatif à l’harmonisation des normes et des procédures de contrôle du gabarit, du poids et de la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises. Il ressort de ce document que l’application de cette réglementation vise à lutter contre la circulation des véhicules hors normes et hors gabarit en surcharge sur les routes. Cela s’explique par le fait que la circulation de ces engins entraîne la dégradation précoce du réseau routier national. De ce fait, les autorités exhortent les propriétaires des véhicules en cause à se conformer aux dispositions du décret susmentionné au plus tard avant le Jour-J. « Passé ce délai, les services techniques chargés du contrôle de l’application de la réglementation procéderont à l’immobilisation des véhicules gros porteurs hors normes et hors gabarit, qui circulent sur les corridors routiers du Mali, en contravention aux dispositions légales en vigueur », indique le ministre des Transports et des Infrastructures dans son communiqué. ORIENTER VERS LES CENTRES DE TRANSFORMATION – Pour trouver des solutions à la dégradation prématurée des infrastructures routières, le ministre des Transports et des Infrastructures, en collaboration avec son homologue de l’Economie et des Finances, a organisé le 8 janvier 2025 une réunion de concertation entre les services techniques des départements ministériels, les transporteurs, les chargeurs, les transitaires et les commerçants. Cette réunion a recommandé la réalisation d’une campagne de sensibilisation de l’ensemble des acteurs pendant trois mois. L’objectif est de permettre à ces acteurs de se conformer aux dispositions du Code la route, et notamment celles du Décret n°2023-0509/PT-RM du 12 Septembre 2023 fixant les conditions de l’usage des voies ouvertes à la circulation publique et de la mise en circulation des véhicules. Le directeur régional des Transports à Kayes, Ahmadou Haïdara, a expliqué que deux étapes ont été envisagées pour l’application des mesures édictées. Dans un premier temps, sa direction, de concert avec les services compétents, mène, depuis le 31 décembre dernier, une campagne de sensibilisation de trois mois en direction des transporteurs, des usagers de la route et d’autres acteurs évoluant dans le secteur du transport. Ensuite, la direction régionale a tenu des séances de formation de 16 volontaires sur le Règlement 14 de l’Union monétaire ouest-africaine (UEMOA). Ces volontaires sont répartis entre les postes frontaliers de Diboli (Cercle d’Ambidédi) et de Mahinamine (Cercle de Kéniéba). Il faut rappeler que l’axe Bamako-Diéma-Dakar passe par Diboli. Tandis que l’autre route internationale Bamako-Kita-Kéniéba-Dakar, connue sous l’appellation de « Route de l’or », transite par Mahinamine. Selon les estimations, au moins 500 camions transitent chaque jour par ces deux postes frontaliers du Sénégal. « L’Etat a fait d’énormes investissements pour désenclaver le pays. Quand l’opération va démarrer, les engins immobilisés seront orientés vers les centres de transformation pour les ramener à la norme. Si le camion est chargé, on le décharge et ses pièces seront retenues par la Douane. Les camions vides seront placés sous le contrôle de la police », a expliqué Ahmadou Haïdara. Apparemment, les acteurs du secteur du transport sont mobilisés pour la réussite de l’opération qui, selon certains, doit s’étendre à l’intérieur de nos villes. Le problème des engins lourds hors gabarit et hors norme a été posé lors d’une rencontre avec une mission nationale de sensibilisation tenue à Kayes entre 2017 et 2019. Le président du Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR) a demandé à ses différentes structures de base de donner les bonnes informations aux acteurs concernés afin que ceux-ci se mettent en règle avant la date butoir. Du côté du Syndicat national des transporteurs routiers urbains et interurbains (SYNTRUI), le président du bureau régional de Kayes, Baïdy Maïga trouve que la mesure est bonne car, elle donnera une longue vie à nos routes qui, selon lui, sont dépassées. D’après lui, son application permettra d’augmenter le trafic. « Une seule remorque peut transporter les marchandises de 4 véhicules. Avec la nouvelle réglementation, ces 4 véhicules ne resteront plus au garage à la grande satisfaction de leurs chauffeurs qui ne perdront plus leurs emplois », a-il-commenté. Dans le camp des chauffeurs, la nouvelle règlementation suscite une lueur d’espoir. Ce samedi 22 mars 2025, les populations de Soutoucoulé-Bagadadji, une banlieue de la Commune urbaine de Kayes, vaguent à leurs occupations quotidiennes sous un soleil de plomb. Il y a moins d’embouteillage sur la voie même si des piétons sont souvent obligés d’attendre trois minutes ou plus pour pouvoir traverser, à cause du passage de motocyclistes qui roulent souvent à vive allure, de gros porteurs et d’autres véhicules. De l’autre côté de la route goudronnée, on aperçoit des apprentis, en train de décharger un gros

