Mali : L’anesthésiste Broulaye Samaké en liberté provisoire

Bamako, 3 avr (AMAP) Le Pr Broulaye Samaké, anesthésiste-réanimateur, a été placé en liberté provisoire ce jeudi 3 avril 2025, selon une source syndicale du Centre hospitalier universitaire (CHU) Gabriel Touré. « Nous avons reçu dans la matinée un appel des autorités nous informant qu’il est libre », a indiqué cette source, précisant que son jugement est fixé au 24 avril prochain. Le médecin était détenu à la Maison centrale d’arrêt (MCA) de Bamako depuis plusieurs jours, accusé d’être impliqué dans un litige foncier l’opposant à un officier de l’armée. \ Cette incarcération avait déclenché une forte mobilisation des professionnels de la santé. Le Syndicat national de la santé, de l’action sociale et de la promotion de la famille (SNS-AS-PF), ainsi que le personnel du CHU Gabriel Touré, avaient suspendu toutes nouvelles admissions de patients dans les hôpitaux du pays, à partir du 28 mars, suivis par les comités syndicaux de l’Hôpital du Mali dès le 1er avril à 12h00. Cette libération provisoire apaise temporairement les tensions entre les autorités judiciaires et le corps médical qui dénonçait une injustice. Le Pr Amadou Maiga, secrétaire général du syndicat du CHU Gabriel Touré, a rapporté que « le préfet de Kati a présenté ses excuses, qualifiant l’incident d’erreur administrative. » OS/MD (AMAP)

Première réunion historique entre la Confédération des États du Sahel et la Russie à Moscou

Bamako, 03 avr (AMAP) Les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel (AES) et leur homologue russe, Sergueï Lavrov, ont tenu leur première réunion, ce jeudi, à Moscou, marquant une étape décisive dans l’établissement d’un partenariat stratégique entre les deux parties, rapporte le ministère russe des Affaires étrangères. Cette rencontre, la première depuis la création de l’AES le 6 juillet 2024 à Niamey, vise à renforcer la coopération pour promouvoir la paix, la sécurité, le développement durable et la prospérité partagée. S’exprimant à l’ouverture des travaux, le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a salué l’accueil chaleureux de la Russie et rappelé le soutien rapide de Moscou, qui fut le premier État à reconnaître la jeune Confédération AES, moins d’une semaine après sa fondation. « Nous n’oublions pas que la Fédération de Russie a été à nos côtés dans les moments difficiles de notre histoire », a-t-il déclaré, exprimant la gratitude des présidents Assimi Goïta (Mali), Ibrahim Traoré (Burkina Faso) et Abdourahamane Tiani (Niger) envers Vladimir Poutine pour son leadership et son objectivité sur la situation au Sahel. De son côté, Sergueï Lavrov a souligné l’importance de cette réunion quadripartite, une première dans ce format, et a salué la détermination des pays de l’AES à mener une politique indépendante, tout en restant ouverts à une coopération mutuellement bénéfique. « Les contacts entre la Russie et vos pays sont très intenses, et cette réunion contribuera à porter nos relations à un niveau qualitativement nouveau », a-t-il affirmé, évoquant des avancées dans les domaines diplomatique, sécuritaire et socio-économique. Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des échanges initiés en novembre 2024 à Sotchi, lors de la première Conférence ministérielle du Forum de partenariat Russie-Afrique. Les discussions à Moscou ont porté sur l’élargissement de la coopération aux piliers de la défense et du développement de l’AES, ainsi que sur des perspectives dans le commerce, les investissements et la logistique. Les deux parties ont exprimé leur volonté de bâtir un partenariat « gagnant-gagnant », destiné à devenir un pilier du dialogue Russie-Afrique. Cette initiative devrait, également, donner un nouvel élan au Forum de partenariat Russie-Afrique, dont la prochaine réunion est prévue en 2025 sur le continent africain, en préparation du troisième sommet Russie-Afrique en 2026. OS/MD (AMAP)  

Rencontre russo-malienne à Moscou : renforcement de la coopération et convergence de vue sur les enjeux mondiaux

Bamako, 3 avr (AMAP) Le ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Sergueï Lavrov, a reçu, ce jeudi 3 avril 2025, à Moscou, son homologue ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, en marge des consultations « Russie – Alliance des États du Sahel », annonce le ministère russe des Affaires étrangères. Dans leurs échanges, les deux ministres ont exprimé leur volonté commune de renforcer les relations traditionnellement amicales entre la Russie et le Mali. Ils ont souligné leur engagement à intensifier une coopération mutuellement bénéfique, notamment dans les domaines commercial, économique et humanitaire, ainsi que dans d’autres secteurs clés, selon la même source. L’entretien a, également, permis un échange de vues sur les questions internationales et régionales, révélant une convergence des positions de Moscou et Bamako. Les deux parties ont insisté « sur la nécessité d’un ordre mondial multipolaire plus équitable, fondé sur le respect des normes du droit international, des principes de la Charte des Nations Unies et sur le rejet des ingérences extérieures et des pratiques néocoloniales. » Sergueï Lavrov a, par ailleurs, réaffirmé le soutien continu de la Russie au Mali, tant dans la lutte contre le terrorisme que dans la promotion d’un développement socio-économique durable, soulignant l’engagement de Moscou à accompagner Bamako face à ces défis majeurs. Cette rencontre illustre la dynamique de rapprochement entre les deux nations, dans un contexte de redéfinition des équilibres géopolitiques et de renforcement des partenariats Sud-Sud. OS/MD (AMAP)

La France réitère son soutien à la souveraineté du Maroc sur son Sahara (Chef de la diplomatie française)

Bamako, 3 avr (AMAP) Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot a réitéré la position de la France, exprimée au plus haut niveau de l’Etat, soutenant la souveraineté du Maroc sur son Sahara, rapporte, jeudi, Mahgreb Arab Press (MAP). « Il y a quelques mois nous avons exprimé notre vision du présent et de l’avenir du Sahara occidental qui s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine en conséquence directe du plan d’autonomie marocain », a déclaré le chef de la diplomatie française lors d’une audition, mercredi, devant la Commission des Affaires étrangères à l’Assemblée nationale. “Il n’y a pas aujourd’hui d’autres solutions réalistes et crédibles”, a-t-il tenu à rappeler. Ceci s’inscrit dans le cadre d’« une solution politique durable et mutuellement acceptable aux Nations unies et nous soutenons les efforts onusiens en vue de ce dialogue”, a ajouté M. Barrot, cité par la MAP et qui précise qu’il aura l’occasion « d’en parler dans quelques jours avec (son) homologue marocain Nasser Bourita à Paris. » Dans un message adressé à Sa Majesté le Roi Mohammed VI en juillet 2024, le président français, Emmanuel Macron, avait affirmé que la France « considère que le présent et l’avenir du Sahara occidental s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine. » M. Macron avait assuré SM le Roi de « l’intangibilité de la position française sur cet enjeu de sécurité nationale pour le Royaume » et que son pays « entend agir en cohérence avec cette position à titre national et au niveau international. » Le chef de l’État français avait, également, réitéré avec force le soutien de la France à la souveraineté du Royaume sur son Sahara lors d’une séance conjointe des deux Chambres du Parlement marocain, le 29 octobre dernier, à l’occasion de sa visite d’Etat dans le Royaume. « Et je le réaffirme ici devant vous. Pour la France, le présent et l’avenir de ce territoire s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine. L’autonomie sous souveraineté marocaine est le cadre dans lequel cette question doit être résolue », avait déclaré M. Macron devant les deux Chambres du Parlement. MD (AMAP)

Grève au Lycée public de Niamakoro : les syndicats dénoncent des conditions de travail intenables

Bamako, 3 avr (AMAP) Les syndicats de la Synergie locale du Lycée public de Niamakoro (L. Niama), signataires de l’accord du 15 octobre 2016, ont annoncé un arrêt de travail à compter de mardi 2 avril 2025, pour protester contre les conditions de fonctionnement jugées « désastreuses » de l’établissement, a appris l’AMAP auprès du syndicat. Cette décision, prise « en toute responsabilité », vise à obtenir des solutions concrètes aux nombreux problèmes qui paralysent l’école depuis près de quatre ans, selon la même source. Le principal motif de cette grève, qui ne concerne que Bamako, est le manque criard d’infrastructures. Avec un effectif d’environ 2 000 élèves, le lycée souffre d’une pénurie récurrente de salles de classe et de tables-bancs, obligeant certains apprenants à errer entre les salles dans l’espoir de trouver une place. « Cette situation perturbe gravement le déroulement des cours. À cela s’ajoute une insalubrité record, des salles non électrifiées – mettant en danger la santé des élèves et des professeurs, surtout en période de forte chaleur – et un forage en panne, privant l’établissement d’eau potable », indiquent nos sources. Les conditions de travail des enseignants ne sont pas en reste. La salle des professeurs, qualifiée de « taudis », manque de chaises, tandis que les toilettes, en état de délabrement avancé, sont inutilisables. Par ailleurs, les syndicats déplorent une quasi-absence de l’administration, notamment de la comptabilité, ainsi qu’un déficit chronique de matériels pédagogiques adéquats. Face à cette « impasse sans précédent », les syndicats exigent des mesures immédiates et conditionnent la reprise des activités à la satisfaction totale de leurs revendications. OS/MD (AMAP)

Forum national sur la Cybersécurité des ONG : Pour sensibiliser sur l’importance du sujet et des normes

Bamako, 3 avr (AMAP) La direction nationale de SOS villages d’enfants a organisé, ce jeudi, à Bamako, « le forum national de cybersécurité des ONG » dont l’objectif principal est de sensibiliser les ONG et la société civile sur l’importance de la cybersécurité et de l’adoption des normes correspondantes, tout en évaluant les mécanismes existants et les défis en matière de cybersécurité, a constaté l’AMAP. Le forum vise, également, à promouvoir la collaboration entre les ONG et les agences gouvernementales au Mali pour la cybersécurité et la protection des données, Selon le directeur national de SOS villages d’enfants, Adama Sanogo, « la nature privée et sensible des données que nous manipulons, nous expose à des risques de cybercriminalité énorme. Il est de bon ton que nous prenions des mesures immédiates pour renforcer notre sécurité à travers la sensibilisation, les formations et les forums d’innovations comme celui », Il a ajouté que les participants à ce forum bénéficieront de l’expertise de spécialistes en cybersécurité. « Nous partagerons nos expériences et discuterons des meilleures pratiques pour renforcer notre résilience face aux cyberattaques. De plus, nous recevrons des informations essentielles sur les lois et réglementations actuelles. Ce qui nous permettra de garantir notre conformité et de renforcer notre sécurité numérique », a-t-il précisé. La conseillère technique au ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Mme Coulibaly Batogoma Aminata Sogoba, représentant le ministre, s’est félicitée de l’initiative qui « cadre bien avec l’objectif de la stratégie nationale de Cybersécurité de garantir un cyberespace sûr qui contribue d’une manière efficace aux objectifs de transformation numérique du Mali. » Des sessions comme le contexte global et enjeux de la cybersécurité pour les ONG, les réglementations et rôles de l’Autorité de protection des données seront présentées par les experts, Youssef Jelloul, conseiller technique en TIC SOS villages d’enfants et Dr Mahamadou Aly Haidara, directeur des affaires juridiques, de la conformité et du contentieux à l’Autorité de protection des données (APDP). ST/MD (AMAP)  

Banques : Le Syndicat menace d’une grève de 72 heures à partir du 17 avril 2025

Bamako, le 03 avr (AMAP) Le Bureau exécutif du Syndicat national des banques, assurances, établissements financiers, microfinances, entreprises pétrolières et commerces du Mali (SYNABEF) a lancé un préavis de grève de 72 heures, à partir du 17 avril 2025, reconductible à 120 heures, du 22 au 26 avril 2025, a appris, mercredi,  l’AMAP de source syndicale Dans une lettre datée du même jour, adressée au directeur national du travail, signée par son secrétaire général, Hamadoun Bah, le SYNABEF énumère 15 points de revendication dont « la relaxe immédiate et l’abandon des poursuites à l’encontre des camarades Biram Diop et Alassane Touré d’Ecobank-Mali, placés sous mandat de dépôt « pour avoir agi conformément aux procédures et à la réglementation bancaire ». « Faute d’avoir satisfaction entière aux doléances, le SYNABEF observera une grève de 72 heures reconductible à 120 heures sur toute l’étendue du territoire national », prévient Hamadoun Bah dans sa lettre. On rappelle que les deux cadres d’Ecobank-Mali sont incarcérés depuis quelques semaines pour « leur implication présumée dans une affaire de malversation financière » liée à la Société énergie du Mali (EDM). OD/MD (AMAP)    

Mali : 40 journalistes formés à Bamako sur la communication en temps de crise dans le cadre du PAFEEM

Bamako, 3 avr (AMAP) Un atelier de deux jours s’est ouvert ce jeudi à Bamako pour renforcer les compétences de 40 journalistes en communication de crise, une initiative de l’UNICEF dans le cadre de la Composante 3 du Projet de promotion de l’accès au financement, de l’entrepreneuriat et de l’emploi au Mali (PAFEEM), sous le leadership du ministère de l’Économie et des Finances. Cet atelier est la première d’une série de quatre visant à former 140 journalistes à Bamako, Mopti, Tombouctou et Gao. Le PAFEEM, structuré en cinq composantes, cible notamment les femmes et les jeunes des régions Centre et Nord à travers des Activités génératrices de revenus (AGR) et des Travaux publics à haute intensité de main-d’œuvre (TP-HIMO). Il est financé par la Banque mondiale à hauteur de 60 millions de dollars US (environ 35 milliards FCFA), à travers un prêt (50 %) et un don (50 %) depuis avril 2021. Lors de l’ouverture, Alssouna Barry, représentant de la Coordinatrice du PAFEEM, a souligné le rôle clé des journalistes. « Votre présence est essentielle pour une communication alignée sur les objectifs du projet, qui soutient l’inclusion financière, le financement des micro-entreprises et la création d’emplois », a-t-il dit. Le Représentant adjoint par intérim de l’UNICEF au Mali, Thierno Abdoul Bah, a insisté sur l’enjeu de la communication en période de crise en déclarant : « Dans un monde interconnecté, elle peut faire la différence entre paix et conflit. Les journalistes sont des sentinelles et des bâtisseurs de ponts. » Il a précisé que la formation vise à doter les participants d’outils pour une communication sensible au conflit, un usage responsable des réseaux sociaux et la promotion du vivre-ensemble. Animé par des experts de la Haute autorité de communication (HAC), de la Maison de la presse et de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP), l’atelier aborde la vérification de l’information et la mise en place de cellules locales de communication de crise. Cette initiative s’inscrit dans la volonté des autorités maliennes de renforcer la cohésion sociale et l’information des populations dans un contexte de crise humanitaire et sécuritaire prolongée. OS/MD (AMAP)

Serguei Lavrov salue le “deuxième réveil” de l’Afrique et annonce un renforcement de la coopération avec l’AES

Bamako, 3 avr (AMAP) Le ministre des Affaires étrangères russes, Serguei Lavrov, a qualifié l’Alliance des États du Sahel (AES) d’ « illustration éclatante du ‘deuxième réveil’ de l’Afrique », rapporte l’Agence de presse russe, Africa Initiative. Cité par la même source, M. Lavrov a souligné « la détermination des Africains à s’émanciper du néocolonialisme et à jouer un rôle autonome sur la scène internationale. » « Nous continuerons à soutenir pleinement le renforcement des positions du continent », a-t-il affirmé lors d’une rencontre avec les ministres des Affaires etrangères de l’AES, présents à Moscou. Les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel Confédération AES, qui séjournent dans la capitale russe, y ont tenu, mercredi, une séance de travail préparatoire, élargie aux membres de leur délégation, en prélude aux consultations entre (AES) et la Fédération de Russie, prévues les 3 et 4 avril 2025. Au cours de ces consultations, Abdoulaye Diop, du Mali, Bakary Yaou Sangaré du Niger et Karamoko Jean-Marie Traoré du Burkina Faso, ont déjà, avec leur hôte Russe, pris des engagements concrets pour approfondir la coopération économique entre la Russie et les trois pays de l’AES. « Nous avons convenu de mesures supplémentaires, déjà en cours d’élaboration, pour des projets économiques prometteurs, tant dans un cadre bilatéral que quadripartite, en tenant compte des mécanismes d’intégration efficaces au sein de la Confédération », a précisé Lavrov. Il a également noté une progression spectaculaire du commerce entre les partenaires dont le volume a été multiplié par plus de dix en un an, tout en soulignant que « les chiffres absolus restent modestes et en deçà des opportunités existantes ». Enfin, le ministre russe a annoncé l’institutionnalisation de ces rencontres. « Un communiqué adopté à l’issue de la réunion sera publié. Il prévoit des réunions quadripartites annuelles, alternant entre la Russie et les pays de l’AES », a-t-il déclaré. OS/MD (AMAP)

Réactions après l’enlèvement du préfet et de son chauffeur sur l’axe Ansongo-Gao

Ansongo, 3 avr (AMAP) Ce matin du 2 avril 2025, un nouvel incident sécuritaire a frappé le cercle d’Ansongo, dans le Nord du Mali. Le préfet Ahmed Ag Aklini et son chauffeur, Attafa Haidara, ont été enlevés par des hommes armés non identifiés alors qu’ils se rendaient à Gao, le chef-lieu de Région. L’enlèvement a eu lieu aux environs de 8 heures, entre les villages de Nonia et Dawoga, sur l’axe en direction de Gao. Cette information a été confirmée par des sources officielles contactées par la rédaction de Radio Coton FM d’Ansongo. L’axe Ansongo-Gao, souvent qualifié de « route de tous les dangers » par les usagers, est régulièrement le théâtre d’incidents sécuritaires. Ce n’est pas la première fois que des personnalités publiques d’Ansongo sont ciblées. Il y a à peine cinq mois, le Commandant de la brigade de la gendarmerie d’Ansongo avait été victime d’une tentative similaire alors qu’il transportait un prisonnier à Gao. Heureusement, il n’avait pas été identifié par les assaillants. CHOC  – Pour l’heure, aucune revendication n’a été formulée. L’identité des assaillants reste inconnue. Les forces de défense et de sécurité ont immédiatement engagé des poursuites pour tenter de retrouver les victimes. Cependant, au moment de la rédaction de cet article, le préfet et son chauffeur n’ont pas encore été localisés. Cet énième incident met en lumière l’urgence de renforcer la sécurité sur cet axe routier vital pour les activités socioéconomiques de la région. Une synergie d’actions et des mesures concrètes sont nécessaires pour protéger les usagers et prévenir de tels drames à l’avenir.  La nouvelle de cet enlèvement a plongé Ansongo dans la consternation. La veille encore, le préfet Ahmed Ag Aklini formulait ses vœux de bonne fête à l’occasion de l’Eid El Fitr sur les ondes de Radio Coton FM. Connu pour son humilité, sa courtoisie et son dévouement, il est très apprécié de la population. Les habitants prient pour son retour sain et sauf, ainsi que celui de son chauffeur. Cet incident tragique rappelle une fois de plus les défis sécuritaires auxquels la région est confrontée et l’importance d’une mobilisation collective pour y faire face. (AMAP) avec Coton infos