Mali : Plus de 82 millions de FCFA d’équipements médicaux pour renforcer la santé maternelle et infantile

Bamako, 15 juin (AMAP) Le ministère malien de la Santé et du Développement social a réceptionné, jeudi 12 juin 2025, un lot d’équipements médicaux d’une valeur de 82 965 000 FCFA destiné à 33 structures sanitaires dans les districts de Kita (Ouest), Bougouni (Sud) et San (Centre), rapporte un communiqué du département en charge de la Santé. Cette dotation, destinée à 30 Centres de santé communautaire (CSCom) et 3 Centres de santé de référence (CSRéf), s’inscrit dans le cadre de l’initiative « Garantir l’accès universel aux droits sexuels et reproductifs grâce à des systèmes de santé intégrés centrés sur la personne », soutenue par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). « Ce geste illustre une coopération exemplaire », a déclaré le secrétaire général du ministère, Dr Abdoulaye Guindo, représentant la ministre, le médecin-colonel Assa Badiallo Touré, lors de la cérémonie. Le projet, qui couvre 18 pays africains, dont le Mali, s’étend d’août 2023 à septembre 2025, et vise à réduire les avortements à risque ainsi que la mortalité maternelle et infantile. Le représentant de l’OMS au Mali, Dr Patrick Chrisogone Williams Ouamanegba, a réaffirmé l’engagement de l’organisation onusienne « à appuyer le gouvernement malien pour des soins de qualité en santé maternelle, néonatale et infantile. » « Ces équipements renforceront la performance du personnel de santé et réduiront la morbidité et la mortalité maternelle et néonatale », a ajouté Dr Guindo. « En dépit du contexte difficile, cette initiative porte l’espoir d’un impact concret et durable sur la santé et le bien-être des populations maliennes », selon le ministère. OS/MD (AMAP)

Mali : Le FMI salue la résilience économique et soutient la Vision 2063 (Communiqué)

Bamako, 15 juin (AMAP) L’économie malienne affiche une résilience face à des défis multiples, avec une croissance estimée à 4,7 % en 2024, selon le Fonds monétaire international (FMI), à l’issue de sa mission de consultation, menée du 9 au 13 juin 2025 à Bamako. « L’économie malienne a fait preuve d’une certaine résilience, malgré les crises auxquelles le pays fait face », a déclaré Mme Wenjie Chen, cheffe de la mission du FMI citée par un communiqué de l’institution. Malgré l’insécurité alimentaire, les menaces sécuritaires, les chocs climatiques et les contraintes de financement extérieur, le Mali maintient une trajectoire économique positive, selon même source. La croissance du Produit intérieur brut (PIB) réel devrait atteindre 5,0 % en 2025 et 5,4 % en 2026, sous réserve d’une reprise des activités minières. Le déficit budgétaire, ramené à 2,6 % du PIB en 2024 grâce à une forte mobilisation des recettes et une maîtrise des dépenses, devrait toutefois atteindre 3,4 % en 2025, en raison des dépenses liées aux inondations. Les autorités maliennes ont réaffirmé leur engagement à maintenir le déficit budgétaire autour de 3 %, conformément aux objectifs de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). « La politique budgétaire devrait donner la priorité à la viabilité des finances publiques », a souligné Mme Chen, insistant sur l’élargissement de l’assiette fiscale, notamment dans le secteur minier et l’amélioration de l’efficience des dépenses. Le FMI a salué la Vision 2063 et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033, un plan ambitieux pour une croissance inclusive. Son succès repose sur des politiques macroéconomiques saines et des réformes structurelles, notamment en matière de gouvernance budgétaire et de surveillance des entreprises publiques, comme Énergie du Mali. « Renforcer les cadres réglementaires transparents est essentiel pour attirer l’investissement étranger », a ajouté Mme Chen dont la mission du FMI a rencontré le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, le ministre de la Justice, Mamoudou Kassogué, le directeur national de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO, Baréma Bocoum, ainsi que des cadres ministériels, des partenaires au développement et le secteur privé. OS/MD (AMAP)

Quinzaine de l’environnement 26e édition : Visite guidée de la Station de traitement des boues de vidange STBV de Koulikoro.

Koulikoro, 14 juin (AMAP) Les autorités de la Région de Koulikoro ont effectué, samedi, une visite guidée de la Station de traitement des boues de vidange STBV de la ville, dans le cadre de la célébration de la 26e édition de la Quinzaine de l’environnement, a constaté l’AMAP Après une courte cérémonie dans la cour de la STBV, le conseiller technique du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Dr Amadou Tiéman Sangaré a conduit la visite de la STBV, en compagnie du conseiller aux Affaires économiques et financières du gouverneur de la Région de Koulikoro, le commandant des eaux et forêts Sagaba Samaké. Ont également participé à cette visite, la directrice générale de l’Agence nationale de gestion des stations d’épuration du Mali (ANGESEM), Mme Touré Doussouba Doumbia, Mme le sous-préfet de Koula, représentant du préfet, le maire de la Commune urbaine de Koulikoro, Aliou Moussa Tamboura, les représentants des services techniques, des partenaires, des légitimités traditionnelles, des étudiants de l’Institut polytechnique rural (IPR) de Katibougou et une foule nombreuse. AD/MD (AMAP)

Distribution de dons aux victimes des inondations de 2024 : Etape de la Commune rurale de Kaniogo (Kangaba)

Kangaba, 14 juin (AMAP) L’opération de distribution des vivres et non vivres aux sinistrés des inondations de 2024 s’est poursuivi, vendredi, aux 228 ménages sinistrés de la Commune rurale de Kaniogo, après le lancement, la veille jeudi, dans la Commune rurale de Minidian,, a constaté l’AMAP. Le 1er adjoint au préfet du Cercle de Kangaba, Drissa Konaré, accompagné par un agent du service local du Développement social et un autre du Plan, a procédé à la distribution des dons. Chaque ménage a reçu du riz, du mil, du sucre, du sel, de l’huile, des kits scolaires, des Moustiquaires imprégnées d’insecticide (MII), des nattes et des couvertures. Les victimes sont venues très nombreuses pour recevoir leurs dons. Le 1er adjoint au préfet du Cercle, Drissa Konaré leur a adressé un message de de ne plus habiter dans les bas-fonds et sur le passage des eaux de ruissellement. M. Konaré a, également, exhorté les femmes et les hommes présents à la cérémonie d’aider les forces de l’ordre et de sécurité, en donnant des informations sur toute personne suspecte dans les villages et hameaux. Le porte-parole des bénéficiaires a remercié le président de la Transition et son gouvernement pour « ce don qui arrive à point nommé en ce début d’hivernage. » Il a « invité tout le monde à coopérer avec les maires et les hommes en uniforme en leur donnant des informations sur les personnes suspectes. Pour rappel, la Commune de Kaniogo a reçu, entre la fête de Tabaski et le 10 juin, plus de 180 déplacés internes venus de la Région de San (Centre). Le maire de la Commune et le chef de village de Sombo leur ont offert l’hospitalité. La mission de la Direction régionale du développement social et de l’économie solidaire de Koulikoro a remis deux tonnes de riz, jeudi, au chef de village de Sombo pour assister les nouvelles Personnes déplacées internes (PDI). Le premier adjoint au préfet a salué cette « hospitalité légendaire du Mandé dont les populations de la Commune de Kaniogo en général et celles de Sombo ont fait preuve. » SD/MD (AMAP)

Accident d’un avion militaire à Gao : les pilotes sains et saufs, une enquête ouverte (Communiqué)

Bamako, 14 juin (AMAP) Un aéronef de combat des Forces armées maliennes (FAMa) a effectué un atterrissage forcé dans le fleuve à Gao (Nord), ce samedi 14 juin 2025, en raison d’une tempête de sable soudaine, annonce l’État-major général des Armées (EMGA) dans un communiqué. « Les deux pilotes ont été récupérés en bonne santé et reçoivent les soins appropriés dans les structures de santé de la place militaire », a indiqué l’EMGA cité par le même communiqué. L’accident s’est produit dans la matinée, alors que l’appareil revenait d’une mission dans le théâtre Est de l’opération Dougoukoloko. Selon les premières informations, « une forte dégradation météorologique, marquée par une tempête de sable, serait à l’origine de l’incident. L’aéronef a été gravement endommagé, mais aucune perte humaine n’est à déplorer. » Une enquête a été immédiatement ouverte pour déterminer les circonstances exactes et les causes de l’accident. « Les conclusions seront présentées en temps opportun », a précisé l’EMGA. Il a salué le professionnalisme de l’équipage, soulignant que leur sang-froid a permis d’éviter un drame. « Leur maîtrise a préservé de nombreuses vies au sol », a ajouté le communiqué. L’Etat-major a aussi félicité les piroguiers, les services de secours et les forces de défense et de sécurité « pour leur réactivité et leur efficacité dans la protection des populations et de l’équipage. » Enfin, l’EMGA a rassuré sur la continuité des opérations militaires. « Cet accident n’aura aucun impact sur la poursuite des opérations offensives engagées sur l’ensemble du territoire national », a-t-il affirmé. OS/MD (AMAP )

Journées hommage à Souleymane Cissé : un héritage à transmettre

Bamako, 13 juin (AMAP) Les Journées d’hommage à Souleymane Cissé, prévues du 13 au 14 juin, ont débuté venderdi au Centre international de conférence de Bamako par une cérémonie présidée par le ministre des Affaires religieuses et du Culte, Mahamadou Koné, représentant son collègue en charge de la Culture, a constaté l’AMAP. Selon le président de la commission de la Fédération nationale du cinéma et de l’audiovisuel du Mali (FENACAM), Alou Konaté, ces Journées « ne sont pas seulement un adieu, mais aussi un appel à poursuivre le combat du réalisateur, à protéger et valoriser son héritage et à former une génération consciente et engagée pour le cinéma malien et africain. » M. Konaté a ajouté que Souleymane Cissé est parti, mais que sa lumière continuera d’éclairer les écrans. Pour sa part, Salif Traoré, représentant la famille de Souleymane Cissé, a souligné que l’œuvre du défunt « a permis de faire connaître le Mali à travers le monde. » « Et, il l’a fait contre vents et marées, sans jamais rien attendre en retour », a-t-il dit. Par ailleurs, 2025 est décrétée année de la Culture, « le ministre de tutelle, Mamou Daffé, a concrétisé cette reconnaissance à travers l’organisation de ces journées d’hommage au cinéaste », a indiqué le ministre Mahamadou Koné. En conclusion, il a déclaré que « c’est un baobab qui est tombé, mais que les mémoires n’oublieront jamais. » « Souleymane Cissé restera présent parmi les siens à travers ses œuvres et l’héritage qu’il a semé pour le Mali et le monde entier », a-t-il ajouté. AC/MD (AMAP)  

DNPEF : Validation de la feuille de route pour une planification et budgétisation sensibles aux droits de l’entant

Bamako, 13 juin (AMAP) La Direction Nationale de la Promotion de l’Enfant et de la Famille en partenariat avec l’UNICEF, a organisé ce vendredi, dans sa salle de réunion, un atelier de validation de la feuille de route de la campagne de plaidoyer menée par les enfants pour une planification et budgétisation sensibles aux droits de l’enfant, a constaté l’AMAP. L’atelier a enregistré la présence des acteurs clés, ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, la direction nationale de la Promotion de l’Enfant et de la Famille, le consortium Joining Forces, une coalition de six ONG internationales, pour un plaidoyer conjoint en faveur des enfants au Mali. Cet atelier se situe dans le cadre de la célébration de la journée de l’enfant Africain, qui est célébré le 16 juin de chaque année. L’objectif de cette campagne vise à sensibiliser les enfants aux enjeux liés à la planification et à la budgétisation des politiques publiques. Le chef de la section protection de L’Enfant de l’Unicef au Mali, Frank Kashando, a précisé que cet atelier représente un point de départ crucial pour développer une feuille de route dédiée à une campagne de plaidoyer de haut niveau sur la planification et la budgétisation sensibles aux droits de l’enfant. Il a rappelé que le double objectif de cet atelier est double est d’examiner ensemble les recommandations du Comité des Droits de l’Enfant de Genève en lien avec la planification et la budgétisation en faveur des droits de l’enfant. « Quels pas avons-nous déjà franchis ? Quels défis demeurent encore à relever ? Ensuite, définir ensemble une feuille de route avec des actions concrètes pour soutenir une campagne de plaidoyer en faveur d’une planification et une budgétisation qui répondent véritablement aux besoins et aux droits des enfants, en parfaite cohérence avec la Stratégie Nationale d’Émergence et de Développement Durable 2024-2033 du Mali ». Pour lui, cette tâche n’est pas facile, mais elle est absolument nécessaire. Frank Kashando a rappelé qu’il ressort du rapport provisoire de l’Analyse de la Pauvreté et des Privations Multidimensionnelles, en 2024 que 35, 6 % d’enfants, manquent d’au moins trois choses importantes pour leur bien-être, tels la santé, l’éducation, l’eau, l’hygiène ; la nourriture, un logement sûr ; l’énergie et la protection. « Cette proportion était de 28 % en 2021, ce qui dénote une dégradation du bien-être de l’enfant dans le pays. Il est alors essentiel d’allouer plus de ressources publiques aux secteurs sociaux sensibles aux enfants, afin de soutenir des interventions susceptibles d’améliorer de manière significative la réalisation et la protection des droits des enfants dans le pays, a-t-il évoqué. « Nous les enfants ceux qui sont fait pour nous, sans nous sont contre nous. Nous, nous participons et nous donnons notre avis », a souligné la présidente du parlement des enfants, Fatoumata dite Dicko Diamouna Koné. Elle a espéré qu’à travers cette initiative son organisation atteindra ses objectifs, notamment, vaincre les difficultés que vivent les enfants. Pour le Directeur national de la Promotion de l’Enfant et de la Famille, Harouna Samaké cette campagne consiste à nous outiller par rapport à tout ce qui est question d’identification en faveur des enfants. Le constat est qu’il y a très peu de ressources qui sont allouées pour la protection des enfants, à défendre des droits des enfants. Ce constat étant, « nous avons décidé de travailler sur des plaidoyers pour inverser la tendance. De faire en sorte que désormais, il faut avoir des ressources allouées à l’enfance mais pas seulement du côté du gouvernement mais aussi du côté des organisations non gouvernementales, a expliqué Harouna Samaké. « Nous sommes dans la mouvance de la commémoration de la journée de l’enfant africain le 16 juin, la 34ème édition, cette rencontre d’élaboration d’une feuille de route de plaidoyer s’inscrit dans cette mouvance », a conclu M. Samaké. Siné S. TRAORÉ (AMAP)

Les Forces armées maliennes démentent une attaque et neutralisent des terroristes à Tiby (Communiqué)

Bamako, 13 juin (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont démenti, ce vendredi, une « prétendue attaque contre un convoi logistique entre Anefif et Aguel Hocali » dans le Nord du Mali, tout en confirmant avoir neutralisé les auteurs d’une attaque terroriste survenue hier, jeudi 12 juin, contre le Centre d’instruction de Tiby, dans la Région de San (Centre), selon une source officielle. « Les allégations d’attaque contre notre convoi sont de pures fabrications destinées à semer la peur », a indiqué l’État-major général des Armées, dans un communiqué. L’État-Major a catégoriquement réfuté les informations relayées par des Groupes armés terroristes, « qui prétendent avoir attaqué un convoi logistique des FAMa. » « Ces images sont des montages grossiers, une tentative désespérée de désinformation », insiste le communiqué. Ces manœuvres visent, selon lui, à « perturber l’opinion publique et instiller la peur ». L’État-Major appelle les citoyens à la vigilance et à se fier uniquement aux sources officielles. Concernant l’attaque du Centre d’Instruction de Tiby, menée jeudi à l’aide de drones kamikazes, l’État-Major a declaré que la situation est sous contrôle. « Les assaillants ont été rapidement traqués et neutralisés grâce à la réactivité de nos forces », soutient le communiqué. Les FAMa déplorent quelques blessés, mais « aucune perte humaine ni dégât matériel n’a été enregistré », témoignant de leur « maîtrise opérationnelle. » L’État-Major a salué le « professionnalisme exemplaire » et la « bravoure » des soldats déployés à Tiby. « Nos hommes restent engagés à défendre le territoire contre toute menace terroriste », a souligné le porte-parole. Il a également adressé un message de sérénité à la population : « La vigilance est constante, et la sécurité reste notre priorité absolue. Unis, nous vaincrons. » Face à la recrudescence des campagnes de désinformation, l’État-Major exhorte les Maliens à ne pas céder à la panique ni aux rumeurs. « Les groupes terroristes et leurs sponsors cherchent à nous diviser par la manipulation médiatique », a averti le communiqué, réaffirmant la détermination des FAMa à contrer ces stratégies. L’État-major général des Armées réitère son « engagement indéfectible dans la lutte contre le terrorisme et appelle à l’unité nationale pour faire échec aux ennemis du Mali. » OS/MD (AMAP)

San : Le Premier ministre préside le lancement des activités de la 26e édition de la Quinzaine de l’Environnement

San, 13 juin (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a présidé, jeudi, 12 juin 2025, le lancement des activités de la 26e édition de la Quinzaine de l’Environnement, au terrain d’athlétisme de San où il a souligné l’importance du leadership et de la vision du président de la Transition « qui ont permis d’élever les problèmes environnementaux au rang des priorités nationales », a constaté l’AMAP sur place. Dans son discours de lancement, le Chef du gouvernement a exhorté le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable « à prendre des mesures urgentes pour l’application des textes législatifs et règlementaires en vigueur afin de garantir une protection efficace de l’environnement.  » L’évènement vise à développer un partenariat environnemental avec toutes les catégories d’acteurs pour un changement de comportement positif en faveur de l’environnement. Il s’agit, aussi, au cours de cette quinzaine, de mettre en exergue les défis environnementaux et partager les préoccupations environnementales avec les populations à la base ; de susciter des débats sur la désertification, la protection des écosystèmes et de la biodiversité et des changements climatiques en lien avec les deux thèmes retenus. Mais, aussi, de bâtir un partenariat fécond pour la protection de l’environnement et l’amélioration du cadre de vie avec toutes les parties prenantes : pouvoirs publics, collectivités territoriales, société civile, secteur privé, organisations non-gouvernementales, partenaires techniques et financiers, scolaires, universitaires et chercheurs Et enfin, de contribuer à inverser les tendances de dégradation des ressources naturelles et du cadre de vie par l’adoption de comportement responsable dans une perspective de développement durable ; d’amener les parties prenantes à adhérer et à optimiser le changement de comportement (collectif et individuel) et de contribuer à assurer la sécurité climatique et la paix sur l’ensemble du territoire national. Pour cette 26e  édition, deux principaux thèmes ont été retenus : « Mettre fin à la pollution plastique mondiale »  pour la Journée mondiale de l’Environnement le 05 juin,  « Restaurer les terres, exploiter les opportunités » pour la Journée internationale de lutte contre la désertification et la sécheresse le 17 juin. Pour le général de Division Abdoulaye Maïga, ces thématiques sont fondamentales pour sensibiliser la population et promouvoir des actions concrètes en faveur des écosystèmes. Le chef du gouvernement a planté le premier arbre du bosquet de l’Alliance des États du Sahel (AES). Il a été suivi par le ministre nigérien de l’Environnement, le colonel Maizama Abdoulaye, de son homologue du Mali, Mme Doumbia Mariam Tangara, du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du tourisme, Mamou Daffé, à San pour les activités de la 626e édition du Sanké-mô, ainsi que des ambassadeurs des pays de l’AES. Prenant la parole, la ministre de l’Environnement, de l’Sssainissement et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara, a dit que cette Quinzaine « revêt une portée régionale toute particulière, car elle est marquée par la présente fraternelle » de son homologue du Niger, le colonel Maizama Abdoulaye. Elle traduit « la montée en puissance de la solidarité environnementale » entre les Etats membres de l’AES « face à des défis communs de résilience, d’adaptation et de solidarité. » Elle a salué l’engagement du Burkina Faso dont le ministre de l’Environnement, bien qu’empêché, a tenu « à exprimer son soutien à cette dynamique commune. » « Ensemble, selon le chef du département chargé de l’Environnement, nos Etats portent une vision partagée d’un Sahel vert plus souverain et plus solidaire. » Selon Mme Doumbia Mariam Tangara, la pollution plastique est un fléau qui impacte gravement l’environnement et la santé : « elle provoque des inondations, porte atteinte à la santé publique et freine notre ambition de sécurité alimentaire et de croissance verte. » Face à cette menace, le gouvernement du Mali a pris ses responsabilités avec des mesures juridiques et règlementaires notamment, la loi no 2014- 024 du 03 juillet 2014 portant interdiction de la production, de l’importation et de la commercialisation de sachets plastiques non biodégradables en République du Mali. « Toutefois, déclare le chef du département chargé de l’environnement, des défis ont rapidement surgi dans l’application de cette loi que le département de tutelle s’emploie à relever afin d’obtenir des résultats tangibles. » NC/MD (AMAP)    

Kayes : La Coopération transfrontalière Mali –Sénégal au centre d’une rencontre

Kayes, 13 juin (AMAP) La Cité des rails abrite depuis le 12 Juin 2025 l’atelier régional de présentation et de planification du programme « Renforcement de la résilience des zones frontalières (RéZo) » au Mali et au Sénégal, a constaté l’AMAP. Cet atelier est organisé par le Programme RéZo qui a bénéficié de la collaboration des structures nationales en charge de la gestion des frontières du Mali et du Sénégal pour organiser cette rencontre de trois jours. La cérémonie d’ouverture était placée sous la présidence du Général de brigade Moussa Soumaré, Gouverneur de la Région de Kayes, en présence de Guédj Diouf, Gouverneur de la Région de Tambacounda (Sénégal). L’objectif de cette rencontre est de renforcer la résilience socio-économique des communautés transfrontalières du Mali, du Sénégal et de la Guinée et de soutenir le développement dans les zones concernées et de renforcer la coopération transfrontalière. « Ma satisfaction est d’autant plus grande que nos zones frontalières ne doivent plus constituer des foyers de tensions intercommunautaires et de sous-développement, mais plutôt, des passerelles pour l’intégration socio-économique et culturelle de nos populations transfrontalières », a déclaré le Général de brigade Moussa Soumaré. Selon le Général de brigade Moussa Soumaré, RéZo intervient dans un contexte sécuritaire difficile au Sahel caractérisé par l’aggravation des vulnérabilités des zones frontalières. « Face à cette situation, il est impératif de mutualiser nos efforts afin de développer des synergies entre les différents acteurs de part et d’autre des frontières pour renforcer la gouvernance, la cohésion sociale et le développement économique de nos territoires frontaliers », a-t-il estimé. Le chef de l’exécutif régional a assuré que les activités qui seront réalisées dans le cadre de ce programme n’entraveront en rien l’excellence des dynamiques qui existent entre les acteurs de l’espace transfrontalier Kayes-Bakel. Au contraire, elles renforceront les liens séculaires qui ont toujours existé entre nos différentes communautés. Cet atelier vise à faire l’état des lieux du plan opérationnel à travers l’identification des acteurs clés, des activités et des outils nécessaires à sa mise en œuvre efficace, décliné en objectifs spécifiques. Il s’agit d’informer les parties prenantes au programmes RéZo dans les zones d’intervention au Mali et au Sénégal sur le programme et ses enjeux ; de préciser le plan d’actions (détails des activités, instruments et partenaires) et de sensibiliser les valeurs cibles des indicateurs. Pendant trois jours, les participants suivront des exposés sur le programme ; le renforcement de la disponibilité des services économiques de base et l’amélioration des opportunités de dialogue social et la disponibilité des services sociaux de base. Une autre communication portera aussi sur le renforcement des mécanismes de la coopération transfrontalière dans les domaines du développement local. Le Gouverneur de la Région de Kayes a réitéré l’engagement soutenu des autorités nationales et régionales à œuvrer dans le cadre de la coopération transfrontalière. Il s’est dit convaincu que les travaux de cet atelier déboucheront sur une stratégie cohérente pouvant amener nos trois pays à faire de nos zones frontalières un havre de paix, de coexistence pacifique, d’entraide et de développement durable. De son côté, son homologue sénégalais, Guédj Diouf, a mis en exergue les défis multidimensionnels (changement climatique, sécurité alimentaire) dont font face nos deux peuples. Financé par l’Union Européenne et la Coopération allemande, le programme RéZo est exécuté par le GIZ. BMS/KM (AMAP)