Khabou-Gadiaga : L’État malien solidaire des refoulés de Mauritanie

Kayes, 19 avr (AMAP) « Nous sommes venus à Khabou pour apporter un soutien concret aux refoulés de Mauritanie et témoigner de l’accompagnement de l’État à travers un message du ministre Mossa Ag Attaher », a déclaré le colonel-major Adama Tounkara, chef de la délégation du ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, lors de sa visite le 17 avril 2025. Cette délégation a remis 120 tonnes de riz et 500 000 Fcfa aux autorités locales de Khabou-Gadiaga pour assister les Maliens expulsés, et a échangé avec eux sur la crise migratoire. Les refoulés ont partagé des témoignages bouleversants. « La femme d’un compatriote a accouché. On lui a prescrit une ordonnance, mais en allant acheter les médicaments, il a été arrêté, emprisonné, puis expulsé de Mauritanie », a raconté Koura Wagué, illustrant le calvaire vécu par certains arrivés à Khabou-Gadiaga, localité frontalière séparée de Khabou-Guidimakha (Mauritanie) par le fleuve Sénégal. Moussa Fané, originaire de Konobougou (Ségou), a ajouté : « Nous vivons en Mauritanie depuis des années, certains avec leurs familles. On nous parle de carte de séjour, mais sans indiquer où la retirer. Les autorités ne clarifient pas notre situation. » Face à cette crise, l’État malien multiplie les efforts. « Depuis le 2 mars, début des refoulements, le gouvernement agit pour accompagner nos compatriotes », a rappelé Mahamane Touré, délégué général des Maliens de l’extérieur. Il a évoqué la mission de décembre 2024 du ministre Ag Attaher en Mauritanie, porteur d’un message du président Assimi Goïta, suivie d’une visite à Gogui en mars 2025, puis d’une mission de haut niveau le 26 mars avec les ministres Abdoulaye Diop et Mossa Ag Attaher, ainsi que le général Modibo Koné de l’Agence nationale de la sécurité d’Etat. Une cellule de crise, présidée par le colonel-major Tounkara, se réunit quotidiennement, tandis que des comités à Kayes, dirigés par le gouverneur, le général Moussa Soumaré, et à Khabou, coordonnent l’aide. « L’État fournit nourriture, logistique et appuis financiers pour permettre aux refoulés de rentrer chez eux », a précisé M. Touré, avant d’ajouter : « Nous leur disons de garder espoir. Ce n’est pas la fin du monde. Nous les encourageons à migrer légalement, avec les documents nécessaires et à respecter les lois des pays hôtes. » Le gouverneur Soumaré a salué cet engagement. « Votre visite, en cette fin de Ramadan, montre l’attention du gouvernement, sous le leadership du Général Goïta, pour soutenir nos compatriotes affectés par ces expulsions »,a-t-il dit. BMS/OS/MD (AMAP)

Khabou-Gadiaga : Mobilisation pour l’accueil des Maliens expulsés de Mauritanie

Kayes, 19 avr (AMAP) Une délégation du ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, conduite par le colonel-major Adama Tounkara, s’est jointe aux autorités locales de Khabou-Gadiaga, dans la Region de Kayes (Ouest) pour accueillir, jeudi dernier, près de 200 Maliens expulsés de Mauritanie. « Vous avez assez fait. Il est bon de continuer à échanger avec vous pour faciliter le retour des refoulés au village », a déclaré le colonel-major Tounkara aux légitimités traditionnelles, saluant leur engagement. Les refoulés, transportés par trois camions jusqu’à la frontière, ont traversé le fleuve Sénégal en pirogue pour rejoindre Khabou, situé à 85 km de Kayes. À leur arrivée, les refoulés, modestement vêtus et souvent sans bagages, ont renconté leur calvaire. « Nous avons souffert là-bas. On a passé huit jours en prison dans de mauvaises conditions », ont confié certains dont des femmes et des jeunes filles. D’autres ont dénoncé la confiscation de leurs biens et une presumée complicité entre leurs employeurs et les agents de sécurité mauritaniens. Malgré leur retour, certains expriment leur souhait de repartir : « Nous ne connaissons personne au Mali », ont-ils affirmé. Les autorités locales, dirigées par le 2e adjoint au préfet d’Ambidédi, Amadou Guissé, le maire de Sony, et les légitimités traditionnelles, ont organisé l’accueil avec le soutien du gouverneur de Kayes, le général Moussa Soumaré. « Le village a reçu 6 tonnes de riz et des fonds pour assurer la restauration des refoulés », a précisé Amadou Guissé. Après leur enregistrement par la police de Diboli (frontière avec le Sénégal) et la Croix-Rouge, les arrivants sont conduits au Centre de santé communautaire (CSCOM) pour leur hébergement temporaire, puis transportés en bus, sous l’encadrement du Centre d’orientation et d’information des migrants, dirigé par Baraka Fofana. Depuis le 10 mars, date de l’arrivée des premiers refoulés à Tafara (Cercle d’Aourou), Kayes a accueilli environ 1 200 Maliens. Un comité régional, créé le 14 mars, coordonne les services sociaux, sanitaires et humanitaires. Le général Soumaré a salué l’élan de solidarité des chefs de villages : « Leur bonne volonté a été déterminante pour accueillir nos compatriotes. » Khabou a même offert un hectare pour construire un centre d’accueil. Par ailleurs, le colonel-major Tounkara a annoncé que, « suite aux démarches de notre ambassadeur, la Mauritanie envisage de revoir ses conditions d’immigration. Bientôt, 195 personnes seront rapatriées. » Peuplé de 3 000 habitants, ce village soninké de la Commune de Sony est au cœur des opérations d’accueil. Les légitimités traditionnelles, satisfaites des actions gouvernementales, insistent sur l’importance des actes concrets. « On doit accorder plus d’importance au travail qu’aux discours pour le bonheur des Maliens. », disent-elles. BMS/MD (AMAP)

Bougouni : L’ANASER lance une mission d’inspection des zones accidentogènes après des accidents meurtriers

Bamako, 18 avr (AMAP) L’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER) a envoyé une mission d’inspection sur l’axe Bamako-Sikasso, afin d’identifier les zones à risque et proposer des mesures pour renforcer la sécurité routière., rapporte l’ANASER dans un communiqué Cette opeéation intervient à la suite de tragiques accidents survenus, les 13 et 14 avril 2025, à Kokélé et Darabougou, dans la Région de Bougouni (Sud), ayant causé 8 morts et 40 blessés, rappelle la même source. Dirigée par le Directeur général adjoint de l’ANASER, Issa Bakary Traoré, l’équipe a débuté sa mission par une visite de courtoisie au gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé, en présence du directeur de Cabinet, Dramane Diakité. Cette rencontre s’est transformée en séance de travail. « Il est urgent de prévoir des espaces de détresse pour le stationnement des véhicules en cas de panne ou pour le repos des chauffeurs », a déclaré le gouverneur. Il a également insisté sur la nécessité de « sensibiliser les riverains au code de la route, car beaucoup ignorent encore comment traverser la chaussée ». Parmi ses recommandations figurent le déplacement du poste de contrôle de Diarakoroba, pour fluidifier la circulation et celui de Bougouni, situé trop près du nouveau camp militaire. Concernant l’accident de Kokélé, impliquant un véhicule de la compagnie AKA Transports, le gouverneur a précisé : « Le chauffeur est déjà à la disposition du Procureur pour la suite des enquêtes. » Une autre réunion s’est tenue avec le Directeur régional de la protection civile de Bougouni, qui a identifié les tronçons Bougouni-Ouéléssébougou, notamment entre Bougouni, Kokélé, Sido et Zambouroula, comme particulièrement accidentogènes. « Les principales causes sont l’étroitesse de la chaussée, les déviations surprenantes et la jeunesse des chauffeurs, souvent âgés de moins de 40 ans », a-t-il expliqué. Sur le site de l’accident de Darabougou, le commandant de Brigade de Niena a reçu l’équipe et pointé du doigt l’excès de vitesse et les dépassements dangereux comme causes principales. « Les chauffeurs impliqués sont généralement dans la vingtaine », a-t-il ajouté. En chemin, l’équipe a constaté l’état de dégradation avancée de la chaussée à Djeguénina, à 13 km de Bougouni, un facteur aggravant les risques d’accidents. À Bananzolé, elle a supervisé un détachement de gendarmerie qui, depuis le 15 avril 2025, effectue des contrôles routiers pour faire respecter le code de la route. OS/MD (AMAP)

Bamako : Le Premier ministre reçoit une délégation nigérienne pour renforcer la coopération décentralisée

Bamako, 18 avr (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a accueilli, ce vendredi, une délégation nigérienne de la Direction de la décentralisation, de la déconcentration et de l’administration du territoire, conduite par l’ambassadeur du Niger au Mali, Abdou Adamou. Au cours de cette rencontre, qui s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération entre les collectivités territoriales des États membres de la Confédération des États du Sahel (AES), le Directeur nigérien de la décentralisation, M. Abdoulkadri Hama, a expliqué les objectifs de la visite. « Nous sommes à Bamako pour harmoniser les approches dans le financement des collectivités et partager nos expériences afin d’accélérer l’intégration des collectivités et de développer un mécanisme endogène de financement local. » Il a, également, souligné que l’opérationnalisation de la dynamique de l’AES au niveau des collectivités était au cœur des discussions. En réponse, le Premier ministre malien s’est félicité de cette initiative qu’il considère comme « un pas concret » vers la mise en œuvre de la feuille de route de l’AES. « Cette rencontre renforce notre volonté de mutualiser les efforts et de nous adapter aux réalités locales », a-t-il déclaré. Il a encouragé les acteurs des collectivités maliennes à s’inspirer de cette démarche et a insisté sur l’importance de « renforcer la communication pour une meilleure coordination ». OS/MD (AMAP)

Suspension de la grève du SYNABEF après des avancées avec le gouvernement*

Bamako, 19 avr (AMAP) Le Syndicat national des banques, assurances, établissements financiers, microfinances et commerces du Mali (SYNABEF) a suspendu, vendredi soir, son mot d’ordre de grève lancé le jeudi 17 avril 2025, à l’issue d’une rencontre décisive avec le Premier ministre, annonce un communiqué de la Primature. Lors de cette réunion, tenue en présence du ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Fassoun Coulibaly, des avancées significatives ont été enregistrées. « Nous saluons l’implication du gouvernement de la Transition dans la résolution de nos revendications », a déclaré Abdoulaye Keïta, Secrétaire général du SYNABEF, accompagné d’une délégation composée de toutes les sections du syndicat. Le Premier ministre, au nom du Président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, a loué « l’attitude constructive » du SYNABEF. « Nous ne ménagerons aucun effort pour honorer tous nos engagements », a-t-il assuré, soulignant que « la préservation d’un climat social apaisé reste une priorité gouvernementale. » OS/MD (AMAP)

Sikasso : Approbation de sous-projets communaux pour 411 millions de Fcfa

Sikasso, 18 avr (AMAP) Le Comité régional de coordination et de suivi des actions de développement (CROCSAD) de Sikasso a approuvé, lors de sa session extraordinaire, tenue vendredi dernier, au gouvernorat, les sous-projets de 12 communes de la région, total dépassant 411 millions de Fcfa financés par le Programme conditionnel de performance des collectivités territoriales (PCPC) pour l’exercice 2024. D’un coût, ces initiatives visent à renforcer les infrastructures locales. Les sous-projets, portés par les communes de Blendio, Dogoni, Fama, Gongasso, Kabarasso, Kapolondougou, Kléla, N’Tjikouna, Pimperna, Sokourani Missirikoro, Wateni et Nimbougou, incluent la construction et l’équipement de salles de classe, latrines, dispensaires et ponts. Ces réalisations ambitionnent d’améliorer les conditions de vie et de dynamiser le développement local. Présidée par Amadou Soumaré, conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de Sikasso, la session a réuni le préfet du Cercle de Sikasso, Amadou Gassambé, le directeur régional de l’Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales (ANICT), Alpha Camara, ainsi que les élus des communes bénéficiaires. Amadou Soumaré a souligné l’importance de cette étape : « Cette rencontre marque une étape décisive dans notre dynamique collective de développement territorial. J’invite les participants à faire preuve d’objectivité et de transparence dans l’examen des dossiers pour que ces sous-projets soient des leviers concrets de développement local. » Des défis à surmonter-Alpha Camara a pointé du doigt certaines difficultés, notamment « l’insuffisance dans la maîtrise d’ouvrage, le manque d’appropriation des procédures par les collectivités et la lenteur dans la correction des observations formulées. » Ces obstacles, selon lui, nécessitent une meilleure coordination pour garantir le succès des initiatives. Les maires des communes bénéficiaires ont exprimé leur enthousiasme. Moussa Bagayogo, maire de Wateni, a déclaré : « Ce financement est une opportunité majeure pour développer notre commune et répondre aux besoins de nos populations. » Dramane Dembélé, maire de Dogoni, a ajouté : « Nous sommes ravis que notre commune ait été choisie. Ces projets vont changer la vie de nos citoyens. » MFD/OS/MD (AMAP)

Développement rural : Premier cadre de concertation avec les Organisations interprofessionnelles agricoles au Mali

Bamako, 18 avr (AMAP) « C’est par le biais de l’Agriculture que nous pourrons, sans conteste, gagner le combat contre la faim et l’extrême pauvreté », a déclaré, vendredi, à Bamako, le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kéléma, lors du premier cadre de concertation entre son département, le ministre de l’Élevage et de la Pêche, et les Organisations interprofessionnelles agricoles au Mali. La rencontre, dans la salle de réunion de la Direction des finances et du matériel du ministère de l’Agriculture, vise à contribuer à la promotion des filières agricoles et à la responsabilisation effective des acteurs des organisations interprofessionnelles agricole dans leur gestion. Le ministre de l’Agriculture a indiqué qu’il s’agit, « de façon spécifique d’informer et sensibiliser davantage les acteurs agricoles sur le rôle et les attributions des interprofessions, en matière de promotion des filières agricoles ; de définir une approche concertée de renforcement du cadre organisationnel des interprofessions ; d’identifier les difficultés majeures, spécifiques à chaque interprofession ; d’identifier, dans une démarche participative et concertée, les solutions appropriées aux difficultés identifiées entre autres. » « L’Agriculture constitue un secteur stratégique et primordial de notre économie. Elle contribue à hauteur de 40% environ à la formation du Produit intérieur brut (PIB) et emploie 80% de la population active. A ce titre notre secteur agricole constitue le socle pour notre croissance économique, car 70% de la population en tire l’essentiel pour une prospérité partagée et de meilleures conditions de vie », a également expliqué chef du département de l’Agriculture. Selon lui, pour atteindre rapidement d’objectif de la sécurité alimentaire et nutritionnelle le gouvernement du Mali  s’est engagé en faveur d’une agriculture compétitive, moderne et favorable aux exploitantes et exploitants agricoles. « Dans la perspective d’un développement harmonieux, cohérent et soutenu de notre Secteur agricole, à travers la mise en œuvre coordonnée des actions de promotion agricole, l’approche filière a été privilégiée dans la conduite de notre Politique de développement agricole », a-t-il poursuivi. Cette approche implique l’organisation des filières agricoles, d’une part, et, d’autre part, le développement des chaînes de valeur à travers une politique de promotion des filières axée sur la responsabilisation effective des acteurs regroupés au sein d’interprofessions ; mais aussi et surtout l’inclusivité dans les échanges sur le développement, la modernisation et l’amélioration de la productivité du secteur agricole », a-t-il dit. Les Organisations interprofessionnelles ont un rôle éminemment important dans le developpement et la promotion des filières agricoles. Elles ont pour missions, entre autres, de renforcer les capacités des membres; de favoriser des démarches contractuelles entre les membres contribuer à la gestion des marchés par une meilleure adaptation des produits aux plans quantitatif et qualitatif ; de collecter, traiter et diffuser les informations sur les produits de la filière ;renforcer la sécurité alimentaire sanitaire dans l’intérêt des utilisateurs et des consommateurs. « Dans cette perspective que vous avez pu mettre en place, avec l’appui du Gouvernement et des Partenaires techniques financiers, seize Organisations interprofessionnelles agricoles dont treize (sont actuellement reconnues », a souligné le ministre Kéléma. Il a invité les membres de ces organisations interprofessionnelles agricoles du Mali à une participation active et responsable aux réunions techniques mensuelles du Cadre, pour parvenir à des recommandations à même de contribuer à l’atteinte aux objectifs qui leur ont été  assignés. Le président de l’Interprofession maïs et président du Cadre de concertation des interprofessions agricole au Mali, Bakary Doumbia, a remercié le ministre de l’Agriculture qui a pu organisé ce premier cadre de concertation. « C’est cette initiative que nous attendions pour jouer notre rôle et savoir quel ce rôle et ce que le département de tutelle fera comme accompagnement », a-t-il fait savoir. Doumbia a exhorté le ministre qu’il institutionnalise cette initiative pour le décollage des interprofessions. ST/MD (AMAP)  

Riziculture intensive : Une enveloppe de plus de 14 milliards de Fcfa pour atteindre l’autosuffisance d’ici 2030

Par Makan SISSOKO Bamako, 18 avr (AMAP) Le Programme national du système de riziculture intensive (PN-SRI), doté d’un financement de 14,112 milliards de Fcfa, vise à porter la production nationale à 5,5 millions de tonnes, contre environ 3 millions actuellement. Dans une démarche résolue vers la souveraineté alimentaire, le gouvernement malien s’engage, à travers ce programme d’envergure, à mettre fin aux importations de riz d’ici 2030. C’est dans ce cadre qu’un forum national sur le financement durable de ce programme a été organisé, jeudi à Bamako, par le ministère de l’Agriculture à travers la Direction nationale de l’agriculture (DNA). a cérémonie d’ouverture était présidée par le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, en présence de plusieurs membres du gouvernement, notamment les ministres de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, et du président de l’Interprofession de la filière riz (IFRIZ) au Mali, Faliry Boly. La production nationale de riz pour la campagne 2023-2024 est estimée à 3 024 000 tonnes, contre 2 900 000 tonnes l’année précédente. Malgré ce progrès, le Mali continue d’importer du riz pour satisfaire la demande intérieure. Face à ce paradoxe, le PN-SRI a été conçu pour répondre au défi de l’autosuffisance, en misant sur l’augmentation de la productivité tout en respectant l’environnement et en améliorant les revenus des producteurs. Ce forum est une opportunité pour lever des fonds en faveur du financement du Programme élaboré, avec l’accompagnement de la Coopération allemande, sur une durée d’environ 10 ans. Selon le Premier ministre, ce Programme s’inscrit dans une dynamique de transformation agricole durable en exploitant le potentiel agroécologique du pays. Le général de Division Abdoulaye Maïga a engagé le gouvernement à mobiliser 60% du coût total du projet et exhorté toutes les parties prenantes à travailler à la concrétisation de cette vision afin que « d’ici 2030, le Mali ne dépende plus des importations de riz ». Le Chef du gouvernement a précisé que cette initiative est en adéquation avec la vision du président de la Transition, de faire du Mali une puissance agricole et de jeter les bases d’une intégration économique avec les pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES). Il s’agit, selon lui, d’une réelle intégration fondée sur la préservation et la valorisation de nos potentialités économiques et naturelles, surtout au niveau du secteur agricole et rural, en vue d’assurer une croissance économique durable, facteur de création d’emplois et d’augmentation des revenus des exploitations agricoles. L’initiative s’inscrit en droite ligne de la vision «Mali Kura taa sira ka ben san 2063 ma» et de la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033. Le ministre de l’Agriculture a déclaré qu’à travers ce Programme, les autorités sont en train de chercher à promouvoir la riziculture dans notre pays et en général dans l’espace AES. « Pour cela, nous avons beaucoup de potentialités, que ce soit en termes de terres aménageables, de cours d’eau et de ressources humaines. Les connaissances aussi en matière de recherche sont disponibles au Mali pour que nous puissions être autosuffisants en riz», a dit Daniel Siméon Kelema. Pour ce faire, au-delà de l’augmentation des superficies, le ministre de l’Agriculture mise sur l’intensification de la production. Parmi les facteurs d’intensification, il a cité la technique culturelle basée sur le système riziculture intensive. M. Kelema a estimé que si ce Programme est mis correctement en œuvre, il va permettre de réduire les besoins en semences de près de 50%, en engrais de 50% et en eau de 30 à 35%. Mais également de contribuer à corriger les effets néfastes du changement climatique en diminuant l’émission des gaz à effet de serre. Pour sa part, le président de l’Interprofession de la filière riz au Mali, Faliry Boly, a insisté sur l’importance de l’accompagnement technique des producteurs afin de valoriser pleinement le potentiel agricole du pays. La rencontre a été marquée par la signature d’un manifeste d’engagement des acteurs et une visite guidée des stands, manifestant la volonté commune de faire du Mali un pays autosuffisant en riz. MS/MD (AMAP)

Bamako : Une filière universitaire en alphabétisation et éducation non formelle dévoilée à l’ENSup

Bamako, 18 avr (AMAP) Une nouvelle filière universitaire en Alphabétisation et éducation non formelle (AENF) a été présentée, vendredi, dans la salle de conférence de l’Académie malienne des Langues (AMALAN), rapporte le Ministère de l’éducation nationale (MEN). “L’ouverture de cette filière répond à un besoin d’améliorer la qualité des ressources humaines et de valoriser le sous-secteur de l’AENF”, a affirmé le ministre Sy Savané. Les ministres de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané, qui a co-présidé la cérémonie avec son collègue de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Pr Bouréma Kansaye. Des membres des cabinets élargis des deux ministères, ainsi que des représentants des partenaires UNESCO et DVV International, étaient présents. Le processus, initié en 2022 dans le cadre du PRODEC 2, prévoit l’ouverture des classes à l’École normale supérieure (ENSup) de Bamako dès la rentrée 2025-2026. “Nous accueillerons des sortants des Instituts de formation de maîtres (IFM) ou équivalents, via concours, pour des cycles de Licence sur trois ans et de Master sur deux ans”, a précisé la Directrice nationale de l’éducation non formelle. Elle a ajouté : “90 modules d’apprentissage ont été définis, et des scripts sont en cours d’élaboration pour les futurs enseignants.” Les partenaires UNESCO et DVV International, impliqués depuis 2016, ont exprimé leur enthousiasme. “Cette filière renforcera le système éducatif malien et soutiendra le développement du pays avec sa richesse culturelle”, ont-ils déclaré. Le ministre Sy Savané a salué leur appui constant, notamment pour l’élaboration des documents, du cadre d’orientation et des maquettes des programmes Licence et Master. OS/MD (AMAP)

Kidal : La ministre Oumou Sall Seck s’engage pour l’emploi et la formation des jeunes

Bamako, 17 avr (AMAP) La ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, a reçu en audience, mercredi 16 avril 2025, Mohamed Ag Itouss, président de la Délégation spéciale du Conseil régional de Kidal pour des échanges axés sur les défis de l’emploi et de la formation dans cette région dans le Nord du Mali. Mohamed Ag Itouss a exposé les difficultés majeures de Kidal, notamment le manque d’opportunités pour les jeunes. « Cette audience est essentielle, vu le rôle stratégique de votre ministère dans la lutte contre le chômage et la promotion de l’entrepreneuriat », a-t-il déclaré, exprimant sa gratitude à la ministre. Il a plaidé pour le retour des services déconcentrés du ministère dans la région, soulignant que « la formation professionnelle et l’emploi sont des leviers pour maintenir les jeunes, encourager le retour des déplacés et des réfugiés, et assurer leur ancrage durable ». En réponse, Oumou Sall Seck a réaffirmé l’engagement des autorités maliennes envers Kidal. « Cette région est une priorité pour le président de la Transition », a-t-elle assuré, dévoilant les grandes lignes d’un programme national ambitieux, suivi par le Premier ministre, le général de Division, Abdoulaye Maïga, et dédié au développement de la région. Elle a encouragé M. Ag Itouss à poursuivre ses efforts pour le retour des populations et à s’impliquer dans les projets du ministère. D’autres rencontres sont prévues pour renforcer cette collaboration et soutenir le développement local de Kidal. OS/MD (AMAP)