Cité des Enfants : Célébration de la journée mondiale et de la semaine de la santé bucco- dentaire
Bamako, 22 avril (2025) La Cité des Enfants a célébré lundi dans ses locaux, archi-comble, la journée mondiale et la semaine de la santé Bucco- dentaire, organisée habituellement le 20 mars et reportée à cause du mois de ramadan et de la canicule, a constaté l’AMAP. La cérémonie a été présidée par le représentant du ministre de la Promotion de la Femme, de l’enfant et de la Famille, Mme Théra Awa Kéïta, Cheffe de Cabinet. C’était en présence des représentants du Conseil National de Tansition, de M. Adama Diamouténé, Conseiller Technique, de la marraine Dr Traoré Coumba Dembélé, des représentants de la mairie, des notabilités, des membres de l’association des odonto stomalogistes du Mali, de l’ordre des médecins. Etaient également présent la directrice générale de la Cité des Enfants, Koumaré Amina Cissé, de son adjoint Famara Kéïta et de plusieurs autres invités de marque. Le représentant du ministre de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille a, dans son allocution, déclaré que de nos jours les affections bucco – dentaires constituent un réel problème de santé publique, avant de préciser que la sensibilisation et la communication jouent un rôle primordial dans l’amélioration de la santé bucco – dentaire. « Un monde avec zéro affection bucco – dentaire est possible, mobilisons-nous pour le réaliser » a – t-il conclu. Pour sa part, le représentant du ministre de la Santé et du développement social, Adama Diamouténé, Conseiller Technique, a saisi l’occasion pour affirmer que la santé bucco – dentaire est inscrite comme priorité au niveau des différents documents de politiques, dans les programmes et plans du secteur de la santé. « Aussi, le Gouvernement déploie de gros efforts en vue de l’amélioration de la santé bucco- dentaire. Au nombre des actions menées, vous avez entre autres, l’extension de la couverture en matière de santé bucco- dentaire, le développement des ressources humaines en vue de la prise en charge efficace des affections bucco- dentaires, la communication pour le changement de comportement et le renforcement du partenariat dans la prévention et la lutte contre les affections bucco – dentaires. La journée a pris fin par une conférence de presse sur l’Hygiène bucco – dentaire, animée par le Pr Ousseynou Diawara. Pr Diawara a affirmé que 60 à 90 % des enfants scolarisés sont sujets aux caries et que 100% des adultes également sont sujets à cette maladie, avant d’affirmer que la prévention et la sensibilisation sont nécessaires sur les plans scientifique, professionnel et économique, entre autres. Il est à noter que la journée mondiale et de semaine bucco- dentaire est organisée par l’Association des odonto stomalogistes du Mali dans notre pays depuis dix ans. Kader MAIGA (AMAP)
Le CSREF de la Commune III et le CNTS dotés de kits solaires grâce aux œuvres sociales du Président de la Transition
Bamako, 20 avr (AMAP) Le Centre de santé de référence (CSREF) de la Commune III et le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) ont été équipés d’installations solaires dans le cadre des œuvres sociales du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. Une cérémonie d’inauguration s’est tenue ce samedi à Bamako, en présence du ministre de la Santé et du Développement social, le médecin colonel Assa Badiallo Touré, du Conseiller spécial du Président, Aguibou Dembélé, et de plusieurs autorités locales et sanitaires. Le CSREF de la Commune III a reçu un kit solaire de 486 plaques de 575 watts, soit 280 kW, avec une batterie de 600 kWh, tandis que le CNTS a été doté de 288 plaques de 575 watts, soit 165 kW, pour 400 kWh de batterie. Ces installations visent à réduire la dépendance aux groupes électrogènes, coûteux en carburant. « Nous dépensions environ 2 500 000 Fcfa par mois pour le carburant du groupe électrogène. Ces installations solaires vont permettre de prendre en charge plus de patients », a déclaré le médecin-chef du CSREF, Dr Albachar Hamidoun, promettant un usage optimal des équipements. Au CNTS, le Directeur Général, le médecin Colonel Professeur Alassane Bah, a salué une solution aux coupures d’électricité qui compliquent la collecte de sang. « Ces équipements, qui desservent tout le bâtiment, réduiront nos dépenses de 2 à 3 millions Fcfa par mois en carburant », a-t-il affirmé, soulignant l’importance de cette alternance avec EDM-SA pour un fonctionnement 24h/24. Un engagement fort pour la santé- Le ministre de la Santé, le colonel Assa Badiallo Touré, a exprimé sa gratitude envers le Président de la Transition. « Le généreux donateur promet de faire plus chaque jour pour la santé. Des techniciens seront formés pour assurer l’entretien et la durabilité de ces installations », a-t-elle assuré. Aguibou Dembélé, Conseiller spécial du Président, a rappelé que ces initiatives s’inscrivent dans l’engagement du général Goïta, qui consacre plus de 50% de son Fonds de souveraineté aux œuvres sociales. « Ces installations représentent un investissement important. Nous recommandons d’en faire bon usage », a-t-il insisté. Une cérémonie clôturée par une visite des locaux La cérémonie s’est achevée par une visite des installations solaires au CNTS, marquant une étape significative dans l’amélioration des infrastructures sanitaires au Mali grâce aux œuvres sociales présidentielles. OS/MD (AMAP)
Région de Kayes : Succès et défis de la campagne SIAN-C pour protéger les enfants
Kayes, 20 avril 2025 (AMAP) La campagne de supplémentation en vitamine A et de dépistage de la malnutrition (SIAN-C), deuxième passage en décembre 2024, a enregistré des progrès significatifs dans la région de Kayes, avec un taux de couverture dépassant 100%, a appris l’AMAP auprès des services sanitaires. Ces résultats ont été présentés le 16 avril 2025 lors d’un atelier de restitution tenu à la Direction régionale de la santé (DRS), sous la présidence du lieutenant-colonel Adama Bamba, conseiller à la Sécurité et à la Protection civile du gouverneur, en présence du Dr Issa Sanogo, directeur régional de la Santé. Organisée par la DRS, en partenariat avec Helen Keller International, la campagne a couvert les dix districts sanitaires de la Région : Kayes, Bafoulabé, Kéniéba, Yélimané, Oussoubidiagna, Kita, Sagabari, Séféto, Diéma et Nioro. Elle visait à réduire la mortalité et la morbidité liées à la carence en vitamine A chez les enfants de 6 à 59 mois, en supplémentant au moins 90% d’entre eux et en dépistant la malnutrition à l’aide de la bande de Shakir. Les chiffres témoignent du succès : sur 62 849 enfants ciblés de 6 à 11 mois, 112% ont été atteints (115% pour les filles), et sur 565 634 enfants de 12 à 59 mois, 102% ont été couverts (105% pour les filles). « Ces résultats montrent l’engagement des équipes sur le terrain », a déclaré le Dr Amidou Tiona Coulibaly, point focal de la campagne. En parallèle, 875 276 enfants avaient été dépistés lors du premier passage en 2024. La SIAN-C a cherché à prévenir la xérophtalmie et la cécité nutritionnelle, tout en promouvant la consommation d’aliments riches en micronutriments (vitamine A, fer, iode) et de sel iodé. Des séances de Communication pour le changement social et comportemental (CCSC) ont sensibilisé les communautés à l’importance de ces pratiques. Les agents ont, également, recherché les cas de cécité crépusculaire chez les enfants et les femmes en âge de procréer, orientant les cas détectés vers les centres de santé. « La consommation d’aliments riches en nutriments, alliée à l’allaitement, est essentielle pour la santé des enfants. Les micronutriments sont indispensables au développement du cerveau, des os et du corps », a souligné le Dr Coulibaly. Malgré ces avancées, l’atelier a révélé des obstacles, notamment l’absence de supervision dans certaines aires de santé des districts de Diéma et Kayes en raison de l’insécurité. Les participants ont recommandé de renforcer la communication autour de la SIAN-C, de mieux dépister les œdèmes nutritionnels et la cécité crépusculaire dans les familles, et de promouvoir les bienfaits des produits locaux riches en vitamine A. Les résultats de cette campagne témoignent de l’efficacité des efforts conjoints des autorités sanitaires et de leurs partenaires. En poursuivant la sensibilisation et en surmontant les défis logistiques, la région de Kayes s’engage à protéger ses enfants contre la malnutrition et ses conséquences, pour un avenir plus sain. BMS/OS/MD (AMAP)
La culture du coton: Au cœur de la vie des agriculteurs de Mandiakuy
Mandiakuy, 20 avr (AMAP) Dans le cercle de Mandiakuy, peuplé majoritairement de Bwa, Dafing et Minianka, l’agriculture demeure le pilier économique et social. Si les cultures vivrières comme le maïs, le petit mil, le sorgho et le fonio assurent la subsistance, ce sont les cultures de rente, notamment le coton, l’arachide et le sésame, qui génèrent les principaux revenus. Les produits de cueillette tels que le karité, le néré, le baobab ou encore le tamarin complètent les ressources des communautés. Dans les Communes de Mandiakuy, Manfouné, Diora et Sanekuy, la culture du coton prédomine, avec Diora comme zone cotonnière de référence. « Le coton est cultivé ici depuis l’époque coloniale », affirme Bèdougou Dabou, chef de village de Diora, âgé de plus de 70 ans. Solomane Daou, président de l’Union des producteurs, souligne son importance : « Le coton permet l’accès à des engrais subventionnés, assure l’autosuffisance alimentaire et constitue un facteur incontournable du développement socio-économique. » Les producteurs comme Dobè Koné de Diora, Adama Zazou Goita et Émile Dabou de Béni-Bokuy se distinguent par leurs performances, occupant les premières places du tableau d’honneur en termes de production. Cependant, des défis persistent sous la forme d’obstacles structurels et climatiques. Malgré son rôle central, la filière cotonnière fait face à de nombreuses difficultés. Émile Dabou, octogénaire de Béni-Bokuy, déplore les retards de paiement : « Autrefois, le paiement se faisait sur place. Aujourd’hui, les Associations villageoises (AV) et les Coopératives de producteurs de coton (CPC) causent des retards chroniques. » Kassoum Coumaré, un autre producteur, pointe des problèmes plus larges : « Les saisons des pluies raccourcissent, les sols s’appauvrissent, les intrants coûtent cher et les prix du coton sont instables. » À cela s’ajoute l’impact des parasites, notamment les jassides, responsables des maigres récoltes des deux dernières années. Malgré ces contraintes, les agriculteurs de Mandiakuy continuent de s’appuyer sur le coton et les autres cultures pour faire vivre leurs familles et dynamiser l’économie locale. Leur engagement témoigne d’une résilience face aux aléas climatiques et économiques, dans un cercle où l’agriculture reste bien plus qu’une activité : un mode de vie. JD/OS/MD (AMAP)
Célébration vibrante de Pâques à Mandiakuy : Un message de responsabilité et de paix
Mandiakuy, 20 avr (AMAP) La paroisse Notre-Dame du Sacré-Cœur de Mandiakuy a vibré, dimanche, au rythme de la fête de Pâques, rassemblant des fidèles venus des secteurs de Bénéna, Manina, Mandiakuy, Tiou-Tiou, Lénékuy et Vanékuy pour célébrer la résurrection du Christ, point culminant du calendrier chrétien. L’abbé Jean Koné, curé de la paroisse, a présidé la cérémonie, soulignant l’importance de cette fête. « Pâques symbolise la joie car, le Christ est ressuscité. C’est la plus grande fête pour nous, chrétiens », a-t-il déclaré. l a rappelé que les 40 jours de jeûne précédant Pâques invitent les fidèles à accepter les souffrances, à l’image du Christ. Le thème de cette année, axé sur la responsabilité individuelle, a été au cœur de son homélie. « Chaque chrétien doit se prendre en charge, être responsable de sa famille et de sa communauté », a insisté l’abbé Koné. Il a également exhorté les fidèles à entreprendre et à promouvoir la paix et la stabilité dans leurs actions quotidiennes. En clôture, les autorités religieuses, locales et administratives ont adressé des vœux aux hautes autorités du Mali. « Que le Seigneur leur accorde santé et une vision claire pour diriger la nation », ont-elles formulé, dans un élan de bénédictions pour le pays. Cette célébration a une fois de plus illustré l’unité et la ferveur de la communauté chrétienne de Mandiakuy, portée par un message d’espoir et d’engagement. JD/OS/MD (AMAP)
FESMAMAS 2025 : Le ministre Mamou Daffé lance les festivités à Markala pour célébrer le Sogobo
Bamako, 20 avr (AMAP) Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a parrainé l’édition 2025 du Festival des masques et marionnettes de Markala (FESMAMAS) qui s’est tenue à Markala samedi, Accueilli chaleureusement par les autorités politiques, administratives et coutumières, ainsi que par le directeur du complexe culturel BlonBa, Alioune Ifra N’Diaye, les membres du Club de Markala et de nombreux festivaliers, le ministre a donné le coup d’envoi des festivités. Placé sous le thème « Quelle identité pour le Mali du 21e siècle ? », le FESMAMAS 2025 s’inscrit dans le cadre de l’Année de la culture décrétée par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. Après l’exécution de l’hymne national, le ministre Daffé a assisté à la course de pirogues, un temps fort du festival. Cette activité, accompagnée des chants de la cantatrice Mamou Thiero, met en lumière les pratiques ancestrales de la pêche de la communauté bozo, un pilier du patrimoine culturel régional. Le ministre Daffé a salué l’élan novateur du FESMAMAS, qui renforce son statut d’événement culturel majeur. « Cette nouvelle dynamique contribue au rayonnement de notre patrimoine », a-t-il déclaré, félicitant Alioune Ifra N’Diaye, le Club de Markala et la mairie pour l’organisation de cette édition. Il a également souligné l’importance de préserver et de valoriser les traditions maliennes pour répondre aux enjeux identitaires du 21e siècle. OS/MD (AMAP)
Foire de l’AJFEV à Bamako : Les jeunes femmes entrepreneures célébrées pour leur dynamisme
Bamako, 20 avr (AMAP) La Foire d’exposition de l’Association des jeunes femmes entrepreneures pour le vert (AJFEV) ouverte le 19 avril 2025 à Bamako, a mobilisé de nombreux acteurs de l’écosystème entrepreneurial, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des représentants du gouverneur du District de Bamako et des autorités coutumières, a constaté l’AMAP. Placée sous la présidence de la ministre de l’Entrepreneuriat National, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Oumou Sall Seck, représentée par son chef de cabinet, Mahamadoun Sarré, la foire a pour objectif de mettre en lumière le talent et l’engagement des jeunes femmes dans la transformation des produits agroalimentaires, d’élevage et de pêche. La présidente de l’AJFEV, Diarra Ramatou Keita, a rappelé que l’association, créée le 31 décembre 2024, regroupe 68 membres déterminées à promouvoir l’autonomisation des femmes. « Nous remercions toutes les bonnes volontés qui ont contribué à la réussite de cet événement. Notre mission est de favoriser l’épanouissement des jeunes femmes entrepreneures », a-t-elle déclaré. Prenant la parole, Mahamadoun Sarré a magnifié le dynamisme des membres de l’AJFEV, qu’il a qualifiées de « modèles inspirants pour les générations futures ». « Vous êtes des femmes qui, malgré les obstacles, font entendre leur voix et tracent la voie », a-t-il affirmé. Il a souligné que l’entrepreneuriat féminin est un levier essentiel du développement économique, social et culturel, en ligne avec la vision du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. M. Sarré a réaffirmé l’engagement du gouvernement à accompagner les femmes entrepreneures à travers des programmes dédiés, citant l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes comme exemple de dispositif d’appui. « En investissant dans l’entrepreneuriat féminin, nous investissons dans une société plus juste, où les emplois se multiplient et les inégalités se réduisent », a-t-il conclu. OS/MD (AMAP)
Bougouni : Le ministre de l’Élevage et de la Pêche en mission de supervision de la campagne agricole 2025
Bougouni, 20 avr (AMAP) Le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, a effectué, samedi, une mission de supervision de la campagne agricole 2025 à Bougouni (220 km de Bamako), accompagné du gouverneur de la région, le général de Brigade Ousamane Wélé, et des autorités locales, a constaté l’AMAP. Cette visite, marquée par des échanges fructueux, a permis d’évaluer les avancées et les défis du secteur, notamment face à l’interdiction de la transhumance transfrontalière imposée par la Guinée. Après une visite de courtoisie aux autorités traditionnelles, la délégation s’est rendue sur le site du Système d’hydraulique pastorale améliorée (SHPA) de Zantiébougou, réalisé dans le cadre du PRAPS 2. Le ministre s’est dit la satisfaitde ce dispositif, destiné à l’approvisionnement en eau des animaux en transhumance. La mission a également visité la ferme Dafina de Mohamed Sery, spécialisée dans l’élevage de bœufs laitiers et de bétail pour la viande, ainsi que la ferme piscicole de Moussa Koné, dédiée à la production de poisson frais et fumé. « La qualité des investissements dans ces fermes est impressionnante », a déclaré le ministre Ba. Lors de la conférence des cadres au gouvernorat, le maire de Bougouni, Karim Sangaré, a salué l’importance économique de l’élevage et de la pêche dans la région. Cependant, le gouverneur Wélé a dressé un tableau des défis persistants : « Malgré une situation zoo-sanitaire stable, nous faisons face à l’interdiction de la transhumance avec la Guinée, à la réduction des espaces pastoraux due à l’agriculture et à l’orpaillage, ainsi qu’à la détérioration des écosystèmes aquatiques par le dragage. » En réponse, le ministre a annoncé la construction de 22 SHPA à l’échelle nationale, dont quatre à Bougouni, pour améliorer les conditions du secteur. Il a également évoqué des mesures contre l’orpaillage illégal, avec la saisie des équipements nuisibles aux cours d’eau. « Bougouni dispose de potentialités inépuisables dans l’élevage et la pêche, véritables poumons économiques du Mali », a-t-il affirmé, appelant à la vigilance et au développement industriel pour assurer l’autosuffisance alimentaire. Le ministre a salué la réactivité du gouverneur Wélé, qui a mis en place des groupes régionaux à Bougouni, Yanfolila et Sélingué pour gérer l’interdiction guinéenne de la transhumance, effective du 1er janvier 2025 au 1er mars 2026. Il a également mentionné le projet présidentiel de stabilisation du bétail sur le territoire national pour pallier cette contrainte. « Cette mission a été [sic] été un cadre d’échanges précieux pour identifier des solutions adaptées aux défis du secteur », a conclu le ministre Ba, remerciant les autorités locales pour leur accueil. BHT/ OS/MD
Khabou-Gadiaga : L’État malien solidaire des refoulés de Mauritanie
Kayes, 19 avr (AMAP) « Nous sommes venus à Khabou pour apporter un soutien concret aux refoulés de Mauritanie et témoigner de l’accompagnement de l’État à travers un message du ministre Mossa Ag Attaher », a déclaré le colonel-major Adama Tounkara, chef de la délégation du ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, lors de sa visite le 17 avril 2025. Cette délégation a remis 120 tonnes de riz et 500 000 Fcfa aux autorités locales de Khabou-Gadiaga pour assister les Maliens expulsés, et a échangé avec eux sur la crise migratoire. Les refoulés ont partagé des témoignages bouleversants. « La femme d’un compatriote a accouché. On lui a prescrit une ordonnance, mais en allant acheter les médicaments, il a été arrêté, emprisonné, puis expulsé de Mauritanie », a raconté Koura Wagué, illustrant le calvaire vécu par certains arrivés à Khabou-Gadiaga, localité frontalière séparée de Khabou-Guidimakha (Mauritanie) par le fleuve Sénégal. Moussa Fané, originaire de Konobougou (Ségou), a ajouté : « Nous vivons en Mauritanie depuis des années, certains avec leurs familles. On nous parle de carte de séjour, mais sans indiquer où la retirer. Les autorités ne clarifient pas notre situation. » Face à cette crise, l’État malien multiplie les efforts. « Depuis le 2 mars, début des refoulements, le gouvernement agit pour accompagner nos compatriotes », a rappelé Mahamane Touré, délégué général des Maliens de l’extérieur. Il a évoqué la mission de décembre 2024 du ministre Ag Attaher en Mauritanie, porteur d’un message du président Assimi Goïta, suivie d’une visite à Gogui en mars 2025, puis d’une mission de haut niveau le 26 mars avec les ministres Abdoulaye Diop et Mossa Ag Attaher, ainsi que le général Modibo Koné de l’Agence nationale de la sécurité d’Etat. Une cellule de crise, présidée par le colonel-major Tounkara, se réunit quotidiennement, tandis que des comités à Kayes, dirigés par le gouverneur, le général Moussa Soumaré, et à Khabou, coordonnent l’aide. « L’État fournit nourriture, logistique et appuis financiers pour permettre aux refoulés de rentrer chez eux », a précisé M. Touré, avant d’ajouter : « Nous leur disons de garder espoir. Ce n’est pas la fin du monde. Nous les encourageons à migrer légalement, avec les documents nécessaires et à respecter les lois des pays hôtes. » Le gouverneur Soumaré a salué cet engagement. « Votre visite, en cette fin de Ramadan, montre l’attention du gouvernement, sous le leadership du Général Goïta, pour soutenir nos compatriotes affectés par ces expulsions »,a-t-il dit. BMS/OS/MD (AMAP)
Khabou-Gadiaga : Mobilisation pour l’accueil des Maliens expulsés de Mauritanie
Kayes, 19 avr (AMAP) Une délégation du ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, conduite par le colonel-major Adama Tounkara, s’est jointe aux autorités locales de Khabou-Gadiaga, dans la Region de Kayes (Ouest) pour accueillir, jeudi dernier, près de 200 Maliens expulsés de Mauritanie. « Vous avez assez fait. Il est bon de continuer à échanger avec vous pour faciliter le retour des refoulés au village », a déclaré le colonel-major Tounkara aux légitimités traditionnelles, saluant leur engagement. Les refoulés, transportés par trois camions jusqu’à la frontière, ont traversé le fleuve Sénégal en pirogue pour rejoindre Khabou, situé à 85 km de Kayes. À leur arrivée, les refoulés, modestement vêtus et souvent sans bagages, ont renconté leur calvaire. « Nous avons souffert là-bas. On a passé huit jours en prison dans de mauvaises conditions », ont confié certains dont des femmes et des jeunes filles. D’autres ont dénoncé la confiscation de leurs biens et une presumée complicité entre leurs employeurs et les agents de sécurité mauritaniens. Malgré leur retour, certains expriment leur souhait de repartir : « Nous ne connaissons personne au Mali », ont-ils affirmé. Les autorités locales, dirigées par le 2e adjoint au préfet d’Ambidédi, Amadou Guissé, le maire de Sony, et les légitimités traditionnelles, ont organisé l’accueil avec le soutien du gouverneur de Kayes, le général Moussa Soumaré. « Le village a reçu 6 tonnes de riz et des fonds pour assurer la restauration des refoulés », a précisé Amadou Guissé. Après leur enregistrement par la police de Diboli (frontière avec le Sénégal) et la Croix-Rouge, les arrivants sont conduits au Centre de santé communautaire (CSCOM) pour leur hébergement temporaire, puis transportés en bus, sous l’encadrement du Centre d’orientation et d’information des migrants, dirigé par Baraka Fofana. Depuis le 10 mars, date de l’arrivée des premiers refoulés à Tafara (Cercle d’Aourou), Kayes a accueilli environ 1 200 Maliens. Un comité régional, créé le 14 mars, coordonne les services sociaux, sanitaires et humanitaires. Le général Soumaré a salué l’élan de solidarité des chefs de villages : « Leur bonne volonté a été déterminante pour accueillir nos compatriotes. » Khabou a même offert un hectare pour construire un centre d’accueil. Par ailleurs, le colonel-major Tounkara a annoncé que, « suite aux démarches de notre ambassadeur, la Mauritanie envisage de revoir ses conditions d’immigration. Bientôt, 195 personnes seront rapatriées. » Peuplé de 3 000 habitants, ce village soninké de la Commune de Sony est au cœur des opérations d’accueil. Les légitimités traditionnelles, satisfaites des actions gouvernementales, insistent sur l’importance des actes concrets. « On doit accorder plus d’importance au travail qu’aux discours pour le bonheur des Maliens. », disent-elles. BMS/MD (AMAP)

