Fin de la visite officielle de la Ministre congolaise Irène Mboukou Kimbatsa au Mali : un nouvel élan pour la coopération Sud-Sud

Bamako, 7 mai (AMAP) La Ministre des Affaires sociales, de la Solidarité et de l’Action humanitaire du Congo, Irène Marie-Cécile Mboukou Kimbatsa née Goma, a achevé mardi une visite officielle au Mali, entamée le 30 avril à l’invitation de son homologue malienne, le colonel Assa Badiallo Touré, ministre de la Santé et du Développement social, annonce une le département chargé de la Santé. Accompagnée d’une délégation d’experts, cette première visite de la Ministre congolaise a marqué une étape clé dans le renforcement des relations bilatérales entre les deux pays. Cette mission, inscrite dans une dynamique de coopération sud-sud, a permis des échanges fructueux sur la protection sociale, l’économie sociale et solidaire, la santé et l’action humanitaire. « Nous sommes satisfaits de la coopération exemplaire entre nos deux nations et des perspectives prometteuses pour consolider nos liens », a déclaré le Colonel Assa Badiallo Touré lors d’une rencontre bilatérale. Les deux parties ont convenu de l’urgence de signer un protocole d’accord pour soutenir la création d’une Agence dédiée à l’économie sociale et solidaire au Congo. Reçue en audience par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, la Ministre congolaise a transmis un message d’amitié et de solidarité de la part du Président Denis Sassou Nguesso. Elle s’est également entretenue avec le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, sur la gestion malienne des crises humanitaires et des catastrophes naturelles. « Le Mali dispose de dispositifs remarquables, notamment en matière d’alerte précoce et de résilience communautaire face au changement climatique », a-t-elle souligné. Le Premier ministre a salué l’initiative de la Ministre congolaise et l’impact positif du modèle malien. « Nous encourageons une visite de notre Ministre de la Santé et du Développement social au Congo pour approfondir cette coopération », a-t-il affirmé. Une visite de courtoisie au Ministre Commissaire à la sécurité alimentaire a également ponctué le séjour. À l’issue de sa mission, Mme Mboukou Kimbatsa a exprimé sa gratitude pour l’accueil chaleureux du peuple malien. « Cette visite, empreinte de fraternité et de compréhension, symbolise les liens étroits entre nos deux pays », a-t-elle déclaré. Elle a invité son homologue malienne à effectuer une visite officielle au Congo, invitation acceptée, avec une date à fixer par voie diplomatique. Lors d’une dernière rencontre dans la salle de conférence du Ministère de la Santé et du Développement social, le Colonel Assa Badiallo Touré a partagé un communiqué conjoint célébrant les succès de cette mission. La délégation congolaise a salué les résultats obtenus, témoignant de la volonté commune de dynamiser la coopération diversifiée entre Bamako et Brazzaville. OS/MD (AMAP)

Le Parquet général de Bamako met en garde contre les appels à la haine et les troubles à l’ordre public (Communiqué)

Bamako, 6 mai (AMAP) Le Procureur général près la Cour d’appel de Bamako, Hamadoun dit Balobo Guindo, a lancé un appel ferme à la préservation de la paix sociale face à une montée des discours de haine et des troubles à l’ordre public. Dans un communiqué officiel publié mardi, il met en garde contre les agissements de « individus mal intentionnés » qui, depuis plusieurs jours, incitent à la division et portent atteinte à l’autorité de l’État. « Ces propos et agissements sont de nature à dresser les citoyens les uns contre les autres et constituent un terreau favorable pour les criminels, y compris les terroristes », a déclaré le Procureur général. Il souligne que ces actes menacent directement « la paix, la quiétude et la tranquillité sociale » au Mali. Pour contrer cette situation, Hamadoun dit Balobo Guindo a ordonné à tous les Procureurs de la République relevant de la Cour d’appel de Bamako de faire preuve d’une vigilance accrue. « J’ai donné des instructions claires pour préserver l’ordre public et ne tolérer aucune violation de la loi, quel qu’en soit l’auteur », a-t-il précisé. Le communiqué annonce également une réponse judiciaire sans compromis : « La justice sévira avec la dernière rigueur contre de tels agissements. Nous identifierons, localiserons et interpellerons les auteurs de ces faits, conformément à la loi. » Enfin, le Procureur Général en appelle au sens civique de la population malienne, l’invitant à faire preuve de calme et de retenue. Il encourage les citoyens à dénoncer les responsables de ces actes perturbateurs pour garantir la stabilité du pays. OS/MD (AMAP)

Réunion du Comité technique mixte du Projet d’aménagement routier et de facilitation du transport sur le corridor Bamako-Zantiebougou-Boundiali-San Pedro

Bamako, 06 mai (AMAP) La capitale malienne abrite depuis mardi matin la première réunion de l’année 2025 du Comité technique mixte (CTM) du Projet d’aménagement routier et de facilitation du transport sur le corridor Bamako-Zantiebougou-Boundiali-San Pedro, indique communiqué de la Cellule de communication du Ministère des Transports et des infrastructures (MTI). La rencontre de Bamako s’inscrit dans le cadre du suivi-évaluation de l’état de mise en œuvre de ce projet routier structurant, qui constitue une réponse aux besoins de mobilité croissant des populations dans la zone du projet. Les travaux, qui s’étalent sur 4 jours, porteront sur plusieurs l’évaluation de la mise en œuvre des recommandations de la réunion du CTM tenue à Korhogo du 29 mai au 03 juin 2023 ; l’évaluation des travaux routiers et des travaux connexes au Mali et en Côte d’Ivoire ; les modalités et le calendrier de mise en œuvre des activités restantes de la composante facilitation de transport et travaux connexes au Mali et en Côte d’Ivoire. La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le Secrétaire général du MTI, en présence du Représentant résident de la Commission de l’Union économique et monétaire oueat-africaine (UEMOA) au Mali. Dans son propos d’ouverture solennelle des travaux, Mama Djenepo, Secrétaire général du ministère des Transports et des Infrastructures, a d’abord rappelé que « le processus de réalisation du projet routier a connu des difficultés d’ordre technique et sanitaire, qui explique que le taux d’exécution global est limité à 80 % pendant que la clôture du projet est prévue pour le 31 décembre 2025. » Djenepo ajoute qu’à ce jour, les travaux routiers, qui constituent l’activité principale du projet, sont terminés pour les deux pays. « Ces routes nouvellement construites font l’objet déjà de dégradations précoces essentiellement dues à la densité du trafic dominé par les véhicules gros porteurs surchargés dotés de gabarits hors normes », a-t-il souligné Il a réitéré l’interpellation adressée à l’ensemble des acteurs du secteur des Transports pour le respect des normes et des textes communautaires et nationaux qui participent de la préservation de nos réseaux routiers et de la sécurité routière. Sur ce point, il faut signaler que, depuis le 1er avril 2025, le Mali met en œuvre la mesure d’interdiction de circulation des véhicules hors normes et hors gabarit sur le réseau routier national. OS/MD (AMAP)    

Campagne agricole 2025 : Plus de 11 millions de tonnes de céréales et 682 000 de coton graine attendus  

Bamako, 7 mai (AMAP) Le Mali attend, cette année 2025, exactement 11 696 721 tonnes de céréales et 682 000 tonnes de coton graine, a appris l’AMAP à la 15è session du Conseil supérieur de l’Agriculture tenu mardi, dans la salle de banquets du palais de Koulouba. Dans une présentation liminaire, le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kenema, a annoncé qu’ « en 2025, les objectifs de productions végétales visent 11 696 721 tonnes de céréales, 682 000 tonnes de coton graine, 243 280 tonnes de pomme de terre, 881 208 tonnes d’oignon/échalote et 810 900 tonnes de mangue. » « Les perspectives de production animales ciblent 15 819 tonnes de lait collecté, 203 441 tonnes de viande contrôlée, 684 722 585 œufs de consommation, 10 288 577 sujets de poulets de chair, 18 000 inséminations (races laitières). Il est prévu une production de 128 880 tonnes de poissons frais », a ajouté le chef du département de tutelle. En termes de projection, la production céréalière prévue, en 2026, est de 12 212 884 tonnes en 2026 contre 691.000 tonnes de coton. Les prévisions 2027 en production céréalière sont estimées à 12.774.176 tonnes contre 700.000 tonnes de coton, a encore dit le ministre qui a, auparavant, dressé un bilan plus ou moins satisfaisant de la campagne agricole 2024, malgré les difficultés rencontrées. Pour cette campagne 2024, les productions végétales sont, ainsi, estimées à 99% de réalisation avec un effet marqué sur lesproductions de céréales qui ont atteint 11 010 851 tonnes et 656 679 tonnes pour le coton graine. Avec 96 750 tonnes de viande contrôlée, 10 576 tonnes de lait collecté, 12 074 vaches inséminées, les productions animales ont enregistré un taux de réalisation de 68%. Dans les domaines halieutique et aquacole, la production porte sur 113 218 tonnes de poisson, soit 91% de réalisation. Sur les dix recommandations formulées lors de la 14è session, sept ont été exécutées et trois sont en cours d’exécution. À cet effet, les budgets alloués au ministère de l’Agriculture s’élèvent à un peu plus de 117, 36 millions de Fcfa en 2025, un peu plus de 147, 01 millions de Fcfa en 2026 et plus de 161,32 millions en 2027. Au titre du ministère de l’Élevage et de la Pêche, ce budget est estimé, pour les mêmes périodes, à un peu plus de 31,01 milliards de Fcfa, un peu plus de 36,72 milliards de Fcfa et plus 36,72 milliards de Fcfa. Le Commissariat à la sécurité alimentaire a un budget d’un peu plus de 13, 04 milliards de Fcfa en 2025, plus 13,33 milliards de Fcfa en 2026 et plus de 11,85 milliards de Fcfa en 2027. Le secteur primaire occupe près de 80% de la population malienne et représente 40% du Produit intérieur brut (PIB). Fort de ce potentiel, il bénéficie d’au moins 10% du budget national. « Cela dénote de la grande att ention de l’État ne cesse d’accorder à ce secteur clé comme en témoig ne, depuis plusieurs années, le Programme de subvention des intrants et des équipements agricoles », a rappelé le président Conseil supérieur de l’Agriculture, chef de l’État, le général d’Armée Assimi Goïta. « C’est en cela que notre souveraineté nationale revêtira tout son sens. C’est la raison fondamentale pour laquelle le secteur de l’agriculture doit continuer de retenir toute notre attention, afin de pourvoir aux besoins intérieurs mais aussi de contribuer à la consolidation de la marche souveraine de l’AES qui se veut une Confédération autosuffisante sur le plan alimentaire et nutritionnel », a dit Assimi Goïta. Le chef de l’État a, aussi, réaffirmé l’engagement du gouvernement à accompagner les producteurs à travers la subvention des intrants agricoles, la mécanisation, le soutien à la pisciculture, à l’élevage et aux exploitations familiales, notamment en facilitant l’accès au crédit, au foncier et aux technologies agricoles. À ce titre, il a annoncé les prix fixés pour la campagne 2025. Le kilogramme de coton graine (1er choix) est fixé à 300 Fcfa, le sac de 50 kg d’engrais minéraux est subventionné à 14 000 Fcfa, celui des engrais organiques à 3 000 Fcfa, le kilogramme de semences de maïs hybride à 1 500 Fcfa et celui du biostimulant ovalis à 17 500 Fcfa. En plus du ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema et ses collègues du gouvernement, on notait la présence du président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Sanoussi Bouya Sylla et des représentants du monde agricole. CAD/MD (AMAP)      

Régulation du secteur de l’énergie : Les acteurs de l’AES pour une vision commune

Bamako, 06 mai (AMAP) Les régulateurs du secteur de l’énergie de la Confédération des États du Sahel (AES) tiennent, à Bamako, leur première rencontre, du 06 au 07, sur le thème : « Soutenir le développement du service public de l’électricité et de l’eau », avec pour objectif de concevoir et de définir une vision commune et partagée de la régulation du secteur de l’énergie dans l’espace confédéral. Il s’agit, de façon spécifique, de mettre en place un dispositif de régulation harmonisé du secteur de l’énergie, élaborer une feuille de route pour la mise en place d’un dispositif commun de régulation du secteur de l’énergie, entre autres. Selon le Chef du gouvernement malien, le général de Division Abdoulaye Maiga, qui a présidé l’ouverture de la rencontre, depuis la création de la Confédération des États du Sahel, le Burkina Faso, le Mali et le Niger « mobilisent toutes les ressources nécessaires et consacrent leur temps à la concrétisation de nos objectifs de développement socioéconomiques. » « C’est dans ce cadre, qu’il est prévu de mettre en place un cadre de régulation harmonisé du secteur de l’énergie au sein des pays membres de la Confédération AES », a-t-il dit. Et le Premier ministre Maiga d’expliquer que « nous avons pour mission, au regard des objectifs assignés par notre Confédération, grâce à la vision de nos Chefs d’État, de faire de l’espace confédéral un espace de paix, de solidarité, de dignité, de prospérité et de souveraineté retrouvée ». « A travers le leadership de nos chefs d’États : le capitaine Ibrahim Traore, du Faso, le général d’Armée Abdourahmane Tiani, du Niger et le général d’Armée Assimi Goita, du Mali, président en exercice de la Confédération AES, nous luttons pour le développement de notre espace AES », a indiqué Abdoulaye Maiga. Pour lui, cette rencontre de haut niveau entre régulateurs de l’énergie témoigne de l’unité de des trois pays, reflétant une position commune sur les grandes questions régionales. « A l’issue de vos rencontres et échanges, sortira une vision commune et partagée de la régulation dans l’espace confédéral à travers un mécanisme de mise en place d’un cadre de régulation harmonisé du secteur de l’énergie », a dit le chef du gouvernement malien. L’avantage d’un tel mécanisme sera « la réduction des coûts, l’efficacité du marché et la transition énergétique en facilitant l’intégration des énergies renouvelables », a fait savoir le général de Division Abdoulaye Maiga. Le président de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie du Mali, Mouroukoro Sangaré, a rappelé l’organisation de cet atelier des régulateurs de l’AES au Mali est une initiative de des Autorités de régulation du Burkina Faso et du Niger, prise au cours d’une rencontre, du 1er au 07 septembre 2024 à Niamey. Le choix de Bamako pour la tenue de cet atelier n’est pas fortuit, selon lui. Le Mali assure en effet la présidence de l’AES à travers le général d’Armée Assimi Goita, président de la Transition du Mali, signalé M. Sangaré. Les présidents de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie du Burkina Faso et du Niger, respectivement, Jean Baptiste Ky et Nomad Ibrahim participent à la rencontre. ST/MD (AMAP)      

Bamako accueille la 10e session de la Conférence des Ordres des Architectes de l’UEMOA*

Bamako, 6 mai (AMAP) La capitale malienne, Bamako, abrite, du 6 au 8 mai 2025, la 10e session ordinaire de la Conférence des ordres des architectes de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (COA-UEMOA), organisée par la Commission de l’UEMOA, en collaboration avec l’Ordre des architectes du Mali et le ministère malien en charge de l’Urbanisme, a constaté l’AMAP. « La COA-UEMOA constitue un cadre précieux de dialogue, de concertation et de coordination entre les Ordres des architectes de notre espace communautaire », a déclaré Amadou Maïga, secrétaire général du ministère de l’Urbanisme. Il a salué l’engagement de l’UEMOA dans la dynamisation des professions libérales et souligné l’importance de la libre circulation des architectes, un objectif clé de cette conférence. « Assurer la mobilité des architectes, c’est mutualiser les compétences et enrichir les pratiques », a-t-il ajouté. Le représentant-résident de la Commission de l’UEMOA, Roberto Alexandre Vieira, a mis en avant les progrès réalisés depuis la création de la Conférence en 2015. « Des résultats importants ont été obtenus, comme la mise en place de commissions techniques actives, la mobilisation pour la sauvegarde des intérêts de la profession ou encore la transposition avancée de la Directive N°01/2013/CM/UEMOA dans plusieurs pays comme le Mali et le Burkina Faso », a-t-il affirmé. Cette session permettra d’évaluer l’état de transposition de la Directive de 2013 qui vise à harmoniser les règles de la profession d’architecte dans l’UEMOA. Les participants examineront, également, la valise pédagogique pour la formation en architecture, un outil destiné à uniformiser les standards éducatifs. « Cet outil est un pas décisif vers une professionnalisation harmonisée », a insisté M. Maïga, soulignant l’urgence de répondre aux défis climatiques par des constructions durables et adaptées. Abdramane Filifing Sidibé, le président de la COA-UEMOA, a appelé à une architecture respectueuse des identités et des patrimoines. « Cette session est une opportunité de renforcer l’intégration de nos peuples à travers la culture bâtie et l’aménagement harmonieux de nos territoires », a-t-il déclaré, souhaitant des travaux « riches et porteurs d’initiatives concrètes ». Les architectes sont en première ligne pour répondre aux enjeux du changement climatique, des inondations urbaines et de l’habitat social. « L’architecture doit conjuguer innovation et sobriété, mémoire et modernité », a plaidé M. Maïga, appelant à revisiter les matériaux locaux et à intégrer les énergies renouvelables. Vieira a, quant à lui, salué le dynamisme de la Conférence, citant des initiatives comme le colloque sur l’architecture ouest-africaine et la participation aux salons internationaux. La session se penchera, aussi, sur le bilan du bureau sortant et adoptera le  programme du nouveau bureau. Le gouvernement malien, par la voix de M. Maïga, s’est engagé à accompagner les initiatives issues de cette rencontre pour promouvoir une architecture de qualité au service des populations. OS/MD (AMAP)

Ligue-1 pro Orange :  L’Union sportive de Bougouni (USB) et Afrique football élite font 0-0

Bougouni, 6 mai (AMAP) L’Union sportive de Bougouni (USB) et Afrique football élite, se sont quittées, lundi après-midi, au terme des 90 minutes réglementaires, sur le score vierge de 0-0, devant un public resté sur sa faim qui attendait une victoire des locaux. La rencontre, au stade UTA de Bougouni comptait pour la 20ème journée du Championnat national de football Ligue 1 Pro Orange, s’est déroulée devant le « premier supporteur » de l’équipe régionale en D1, le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé, en compagnie du maire de la Commune urbaine de Bougouni, Karim Sangaré Le président de l’USB, Ichaka Diakité, qui a accueilli les autorités au stade, avec  à ses côtés, le directeur régional de la Jeunesse et des Sports de Bougouni, Lamine Konaté. A la mi-temps du match, le gouverneur a réceptionné une tondeuse à gazon offerte pour l’entretien du stade par le président de l’USB, Ichaka Diakité. L’outil est destiné à permettre à cette infrastructure sportive d’étoffer son matériel d’entretien et la mise à niveau d’équipements conformément aux normes footballistiques. Un geste que le gouverneur a salué « à sa juste valeur » tout en remerciant le donateur qui n’en est pas à sa première action. Le général de Division Wélé a instruit sur place au Directeur régional de la Jeunesse et des Sports « d’en faire bon usage au grand bénéfice du sport. Le public sportif de Bougouni a apprécié le geste du donateur et les propos du chef de l’exécutif régional ovationnés pour tous leurs efforts dans le cadre du développement du sport dans la Région de Bougouni. Le chef de l’exécutif régional a salué l’esprit de fair-play qui a régné au stade durant tout le match. BHT/MD (AMAP)      

Sikasso : 2e édition de la célébration de la culture bwa

Sikasso, 6 mai (AMAP) La 2ème édition de la culture bwa dont l’objectif était de « valoriser la culture malienne en général et celle des Bwa en particulier », initiée par l’Association des femmes bwa de Sikasso, a eu lieu dans la salle de spectacle Cicaara de Sikasso, la semaine passée. Lors de l’ouverture de la cérémonie, sous la présidence de la gouverneure de la Région, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, le parrain de l’évènement Wèrin Florent Dena et la marraine Mme Marie Reine Dackouo ont exprimé leur joie pour la tenue de cette fête. Le parrain a salué et félicité les autorités administratives et politiques de la région pour « leur soutien indéfectible à la promotion de la culture, au partage des valeurs traditionnelles et aux initiatives pour la promotion de la paix et la cohésion sociale entre les populations. » Quant à la porte-parole des femmes bwa de Sikasso, Hélène Théra, elle s’est réjouie de la décision politique du président de la Transition de décréter 2025 comme année de la Culture. « En valorisant la culture bwa, ces femmes contribuent à préserver une pratique précieuse de l’histoire commune en affirmant avec fierté la diversité culturelle qui fait la richesse de la région », a déclaré la gouverneure avant d’ajouter que « la culture définit notre identité. »  Elle a salué l’engagement des femmes en faveur de la culture, l’unité et le développement local. Les femmes, selon elle, sont les gardiennes des traditions et les piliers du développement. La cheffe de l’exécutif régional a, aussi, salué l’ensemble des organisatrices et toutes celles ou ceux qui ont contribué à faire de cet événement « un véritable hommage au patrimoine de notre culture ». Danses traditionnelles, chorégraphie sur la musique bwa et dégustation de plats traditionnels bwa ont été les temps forts de la cérémonie. Etaient présents, le préfet du Cercle de Sikasso Amadou Gassambé, le directeur régional de la culture Sanoussy Traoré, le représentant du maire de la commune urbaine de Sikasso Abdramane Sidibé, des bwa et plusieurs invités. MFD/MD (AMAP)

Production agricole : Des acteurs dégagent des pistes de promotion de la riziculture intensive

Bamako, 05 mai (AMAP) Le Forum régional sur la transformation vers des systèmes agricoles durables, de partage d’expériences de mise à échelle, de financement et institutionnalisation du Système de riziculture intensif (SRI) en Afrique de l’Ouest se tient à Bamako depuis lundi. Organisé par le ministère de l’Agriculture à travers l’Institut d’économie rural (IER), ce forum de trois jours, qui regroupe des participants venus de 13 pays ouest-africains, vise à créer un cadre d’échanges entre les acteurs des chaînes de valeur riz. Il donne l’occasion aux participants de partager les expériences et de dégager des pistes communes pour la promotion et le développement du SRI dans notre sous-région. En Afrique de l’Ouest, le riz constitue une denrée de base et occupe une place prépondérante dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle de nos populations. Selon le chef du gouvernement malien, le général de division Abdoulaye Maïga, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, chaque année, 20 millions de tonnes de riz sont consommées au Mali avec une moyenne de 45 à 55 kilogrammes par habitant. Toutefois, la demande en riz est en perpétuelle progression à cause de la croissance démographique et de l’accroissement de la consommation qui dépasse désormais la production. « Cette demande croissante entraîne une augmentation constante des importations de riz. Il s’agit là d’une situation qui pèse lourdement sur les budgets publics et expose les pays africains à la volatilité du prix mondial d’achat du riz », a dit le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga. Il a fait noter qu’en plus des variabilités climatiques, la production de riz est assurée en grande partie par de petits exploitants agricoles dont les moyens de subsistance et les revenus demeurent très limités. En réponse à ces défis, le Premier ministre a rappelé qu’en 2013, une initiative régionale dénommée « Offensive Riz » a été lancée dans le but d’atteindre l’autosuffisance en riz à l’horizon 2025, en utilisant une approche de production résiliente au climat. « Les objectifs de cette initiative n’ont pas été atteints. C’est pourquoi, il est nécessaire de proposer des actions à court et moyen termes pour soutenir les producteurs vulnérables », a dit Abdoulaye Maïga. Avant de souligner que le secteur agricole a besoin d’un appui technique et surtout financier, à travers une véritable stratégie de relance axée sur l’intensification de la production agricole et la création d’un marché plus compétitif pour tous les acteurs de la filière riz. « Pour atteindre cet objectif, a-t-il estimé, le SRI s’avère être l’une des solutions fiables ». En effet, ce Système permet d’augmenter la production, tout en protégeant l’environnement grâce à une utilisation plus efficace des ressources et une réduction considérable de l’utilisation des produits chimiques. L’ouverture du forum a eu lieu en présence de plusieurs membres du gouvernement, notamment les ministres de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, et de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’administration, Alhamdou Ag Ilyène. On notait également la présence du directeur général de l’IER, Dr Kalifa Traoré, du président de l’Interprofession de la filière riz (IFRIZ) au Mali, Faliry Boly et le chef de coopération à l’Ambassade de la République fédérale d’Allemagne au Mali, Dr. Paul Bornkamm. MS/MD (AMAP)  

La traite des personnes et les pratiques assimilées persistent au Mali (Rapport annuel 2024)

Bamako, 05 mai (AMAP) « Le contenu de ce rapport nous interpelle. Il démontre que la traite des personnes est une réalité persistance, souvent, dissimulée dans l’ombre mais, profondément enracinée dans notre tissu social. », a déclaré, lundi, à Bamako, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué. M. Kassogué recevait le rapport annuel 2024 sur la traite des personnes et les pratiques assimilées au Mali, remis par la présidente du Comité national de coordination de la lutte contre la traite des personnes et les pratiques assimilées (CNCLTPPA), Mme Samaké Oumou Niaré, lors d’une cérémonie que le ministre a présidée. Selon le ministre en charge des Droits de l’Homme, qui a également présidée la première réunion ordinaire du CNCLTPPA au titre de l’année 2025, ce rapport de 36 pages, tout comme les précédents « met en lumière une triste réalité qui nous concerne tous, à savoir l’exploitation des plus vulnérables parmi nous. » « Il est le résultat d’investigation et de recherche effectuées par des hommes et des femmes expérimentés à la matière, auxquels je ne cesserai de rendre un hommage appuyé et mérité », a poursuivi Mahamadou Kassogué. « En ma qualité de ministre des Droits de l’Hommes, il est de mon devoir et m’assurer que les crimes ne demeurent pas impunis quel que soit leurs auteurs et d’œuvrer à garantir pour que chaque victime puisse retrouver sa dignité et son autonomie », a dit le ministre. Les actions de protection ont concerné 629 victimes dont 42 hommes soit 7%, 250 femmes soit 40% et 337 enfants soit 53%. « Les femmes et les enfants demeurent les couches les plus vulnérables avec 93% des victimes », a souligné le ministre Mahamadou Kassogué, pour appréhender l’étendue du phénomène. Parlant des migrants maliens, il a révélé que le rapport en fait ressortir 822 qui ont été assistés dont 345 femmes, 221 hommes et 256 enfants. « Les femmes et les enfants totalisant 601 personnes voire 73% de l’effective globale », a également souligné le chef du département des Droits de l’Homme. Au chapitre des traitements judiciaires, il a indiqué qu’on peut retenir 93 dossiers d’enquêtes dans trois ressorts de Cours d’Appel, 430 enquêtés dont 291 hommes et 113 femmes. 95 dossiers de poursuites engagées contre les personnes impliquées dans la traite des personnes et les pratiques assimilées, 04 dossiers jugés, 10 personnes jugées dont 08 condamnées. « Ces chiffres montrent la persistance du phénomène », a-t-il dit. C’est convaincu de ces réalités que « le gouvernement du Mali a réaffirmé son engagement inébranlable à lutter contre la traite des personnes et les pratiques assimilées », a fait savoir le ministre. Avant de faire une mention spéciale aux acteurs de la Justice « pour l’engagement dont ils font preuve » autour de son département pour la mise en œuvre des activités concourant à l’atteinte des objectifs assignés au CNCLTPPA. ST/MD (AMAP)