Célébration du 22 septembre au Mali : Débats sur les idéaux de Modibo Keita, père de l’indépendance

Bamako, 18 sept (AMAP) La direction du Mémorial Modibo Keita a organisé, jeudi, une table ronde, à l’occasion de la célébration du 65ème anniversaire de l’indépendance du Mali, pour permettre « de connaître les idéaux de Modibo Keita, père de l’indépendance et construire l’avenir », a constaté l’AMAP. Les experts ont animé des panels sur le thème : « Idéaux du père de l’indépendance du Mali, Modibo Keita, dans la construction de l’Unité africaine : quels enjeux pour la consolidation de l’AES ? » « Modibo avait fait de la création artistique malienne, de l’identité nationale, une source de légitimité. De l’indépendance du Mali jusqu’à aujourd’hui, la première grande politique culturelle et artistique, c’était avec Modibo Keita. L’art et la culture étaient au sommet dans les années 1960 », a rappelé le ministre en charge de la Culture, Mamou Daffé. Il a affirmé que « le président de la Transition a eu cette même vision, en décrétant 2025, année de la Culture. En nous demandant de travailler dans une dynamique de souveraineté retrouvée, de renaissance culturelle et de revenir à nos valeurs. » « Donc, je pense que les idéaux de Modibo Keita nous serviront toujours pour bâtir le Mali Kura. », a dit M. Daffé « C’est le lieu, aujourd’hui, de rendre hommage aux pères de l’indépendance, ceux ou celles qui ont lutté pour qu’on soit, à leur tête le président Modibo Keita. Celui qui a incarné, par sa vision, une Afrique majeure, respectée et unie.  C’est notre héritage que nous devons transmettre à des générations futures. Modibo a été sur tous les fronts pour défendre les intérêts de l’Afrique », a déclaré Mamou Daffé. « Soixante ans après, lorsque les circonstances historiques se sont présentées, le Mali revient encore pour mettre en place la Confédération des Etats du Sahel dirigée par l’actuel président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta », a poursvui le ministre. « C’est pour vous dire que l’histoire est une continuité.  Nous sommes à la veille d’une nouvelle indépendance, avec la création de l’AES », a-t-il estimé. Quant à son collègue de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Dr Bouréma Kansaye, il a dit que les idéaux de Modibo Keita doivent faire l’objet des échanges pour éclairer la jeune génération. « En ces temps où certains ont tendance à supprimer l’histoire, il est appréciable de constater que le débat revient encore sur les idéaux de Modibo Keita. Et de lier cette histoire à notre présent afin de réfléchir ensemble sur comment construire le futur », a-t-il ajouté. Les panélistes ont développé, dans leur intervention, les pensées du Président Modibo Keita, avant d’inviter la jeune génération à s’inspire pour construire un Mali souverain et prospère. MMD/MD (AMAP)

Lancement des activités de la Semaine nationale de la réconciliation.

Mopti, 17 sept (AMAP) Les activités de la 4e édition de la Semaine nationale de la réconciliation (SENARE), sous le thème « Héritage culturel : facteur de paix et de cohésion sociale dans l’espace AES », ont démarré, mercredi 17 septembre 2025, au gouvernorat de Mopti (Nord). Instituée par la loi n 2019-042 du 24 juillet 2019 portant loi d’entente nationale, la SENARE est célébrée du 15 au 21 septembre de chaque année. Dans la Région de Mopti, plusieurs activités sont au programme comme des émissions radios, une conférence-débat sur le thème : « Femme : vecteur de paix et de réconciliation », une plantation d’arbres au Bosquet de la paix, des prières dans les lieux de culte et des activités sportives dominées par la lutte traditionnelle. Le conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur, Abdoulaye Daga Théra, qui a présidé le début des activités, a rappelé que le thème de cette édition vise à replacer la culture au cœur des politiques publiques et en faire un levier de développement et de cohésion sociale. L’objectif recherché étant aussi de valoriser et promouvoir l’héritage culturel sahélien comme levier de paix, de réconciliation et de cohésion dans l’espace AES. En présence des chefs de services régionaux, les autorités militaires, les légitimités traditionnelles, les organisations de la société civile, les femmes et les jeunes, Abdoulaye Daga Théra a engagé les populations « à valoriser et à promouvoir notre riche héritage culturel durant cette année de la Culture. » La cérémonie d’ouverture a été suivie de la conférence sur le thème « Femme : vecteur de paix et de réconciliation » animée par Mme Coulibaly Salimata Sanogo de la direction régionale de la femme et Mme Ouédraogo Aissata Baby, chef sous bureau UNFPA- Mopti. Selon le chef de l’équipe d’appui à la réconciliation, Ali Kampo, la 4e édition de la SENARE est placé sous le sceau de la réconciliation « avec une base de l’héritage culturel de notre pays cité comme une terre des civilisations, de culture qui a fécondé l’humanisme et l’humanité des siècles durant, nous renvoie à nos fondements. » Le sous thème « Femme vecteur de paix et de réconciliation » traité en conférence interpelle « pour que les femmes qui doivent être à la pointe du combat pour asseoir la paix ne soient pas des sujets de seconde zone », a indiqué M. Kampo. Il a rappelé que « c’est aussi un appel du pied pour que les hommes, les femmes et les jeunes mettent du sien afin que la paix ne soit pas un vain mot » DC/MD (AMAP)

Système intégré de gestion des ressources humaines : 36 enseignants de Youwarou non enrôlés

Youwaro, 17 sept (AMAP) Les enseignants du Centre d’Animation pédagogique (CAP) de Youwarou (Centre) victimes de non enrôlement sont au nombre de trente-six (36) dont trois (3) femmes, a appris, mardi, l’AMAP sur place. Dès l’annonce de la nouvelle, les enseignants concernés ont communiqué à travers les réseaux sociaux pour trouver la solution à leur problème. La plupart d’entre eux détiennent, pourtant, le récépissé attestant qu’ils ont été enrôlés. Les différents syndicats d’enseignants représentés à Youwarou indiquent avoir saisi « qui de droit « pour un nouvel enrôlement des concernés au CAP de Youwarou. Il règne parmi les enseignants une ambiance et un sentiment de peur, de crainte de ne pas percevoir le salaire du mois en cours. Ils se regroupent, souvent, en petits nombres pour parler de leur omission sur la liste des fonctionnaires et agents enrôlés dans le cadre du Système intégré de gestion des ressources humaines (SIGRH) de l’Etat. Beaucoup de ces enseignants s’apprêtent à se rendre à Bamako afin de reprendre l’enrôlement bien que l’ouverture des écoles arrive bientôt. SC/MD (AMAP)

Etats généraux sur la Femme, l’Enfant et la Famille : De nouvelles perspectives attendues

Bamako, le 16 sep (AMAP) Les Etats généraux sur la situation de la Femme, de l’Enfant et de la Famille ont démarré, ce mardi, au Centre internationale de conférences de Bamako (CICB), avec pour objectif de permettre aux participants « d’approfondir la réflexion en vue de proposer des solutions pour l’amélioration de la situation de la femme et des enfants du Mali », a constaté l’AMAP. Selon la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Diarra Djeneba Sanogo, qui a présidé l’ouverture des travaux, les Etats généraux « sont bien plus qu’un cadre de dialogue. » « Elles sont l’expression concrète d’une volonté politique affirmée. Celle de remettre la femme l’enfant et la famille au cœur du projet de société malien », a-t-elle expliqué. Et d’ajouter : « Au cours de cette phase nationale, les participants vont passer en revue les recommandations issues des régions, évaluer la pertinence et la fiabilité. Et, surtout, valider un document final qui sera le produit de leur intelligence collective, le socle de nos actions futures en faveur de la femme de l’enfant et de la famille. » Le ministre en charge de la promotion de la femme a dit que « ce document constituera un outil stratégique qui orientera l’action de l’Etat et de ses partenaires dans les années à venir. » Pour améliorer la condition de la femme de l’enfant et de la famille, de nombreuses actions sont nécessaires dont promouvoir l’égalité professionnelle et l’autonomisation économique, soutenir le leadership féminin, lutter contre les violences et discrimination, garantir l’accès à l’éducation et à la santé, mettre en œuvre des politiques basées sur les données de genre, l’implication des hommes et le soutien au xassociation Cette cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence des gouverneurs et d’autres invités. BT/MD (AMAP)  

Préparatifs de la rentrée scolaire 2025-2026 : la résolution des problèmes éducatifs au cœur des débats

Bamako, 16 sept (AMAP) Le ministère de l’Éducation nationale a rencontré ce mardi ses partenaires dans la salle de conférence de la Direction nationale de l’éducation pour discuter des défis auxquels l’école malienne est confrontée afin de trouver des solutions rapides, a constaté l’AMAP. Pour cette rentrée qui se présente dans deux semaines, il y a des engagements, car elle est marquée par plusieurs défis, selon le secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale, Boubacar Dembélé, représentant le ministre. L’augmentation des effectifs est un défi majeur. « Cette évolution n’est pas suivie par la réalisation d’infrastructures nécessaires pour pouvoir accueillir un grand effectif », a précisé le secrétaire général. Il a pointé, également, du doigt la nécessité accrue d’améliorer la qualité de l’Education. « Ces défis exigent une mobilisation collective, une collaboration solide entre l’État et tous les acteurs de la communauté éducative », a-t-il indiqué. Et d’ajouter qu’on ne peut pas parler d’éducation de qualité sans infrastructures et sans ressources humaines. « Mais, pour pouvoir surmonter ces défis, il faut un engagement de toute la communauté éducative en termes de dotation matérielle, en termes de suivi pédagogique, en termes de mobilité du personnel enseignant, a-t-il recommandé. Le respect des normes de qualité et une meilleure accessibilité aux infrastructures sont également attendus des établissements privés pour que cette rentrée soit effective et apaisée. Dr Modibo Kane Doumbia, président du Groupement des promoteurs d’écoles privées, a affirmé que la rentrée scolaire est toujours un moment de renouveau, d’espoir et de mobilisation collective autour de l’idéal commun : offrir à chaque enfant du Mali une éducation de qualité inclusive. « Nous sommes en phase de rentrée scolaire 2025-2026, Cependant, certains établissements sont verrouillés depuis trois ans. Et cela confine ces établissements dans l’illégalité, en contradiction totale avec toutes les règles et les lois qui régissent notre partenariat dans l’école malienne. » Selon lui, « ces établissements qui ont été verrouillés ont prouvé leur existence à travers l’acte d’exercice. » Il appelle les autorités éducatives à revoir la situation de ces écoles privées verrouillées. « Car ces acteurs jouent un rôle crucial dans l’épanouissement de l’éducation nationale. » Mme Nana Kadia Camara, présidente nationale de l’Association des promoteurs des écoles privées du Mali (APEPM), a, à son tour, revendiqué une résolution rapide concernant ces faux documents qui entravent le développement de l’école malienne. Le représentant du ministre a remercié tous les partenaires de l’Education nationale. Il s’agit des écoles privées, des promoteurs, des associations, des syndicats et des familles des écoles franco-arabes pour tous les efforts qu’ils ont engagés aux côtés du ministère de l’Éducation nationale durant l’année scolaire écoulée. « L’engagement de ces partenaires a permis une réussite de l’année scolaire, des examens transparents et des résultats fiables », a-t-il ajouté. Quant aux écoles catholiques, elles ont également été félicitées pour leur offre d’éducation de qualité. « Nous sommes conscients de ce que les écoles catholiques traversent en ce moment. Mais le ministère de l’Éducation nationale restera aux côtés de son partenaire pour lui manifester son soutien et sa considération », a assuré le secrétaire général. Il a rappelé que « l’école est un milieu social, mais la première socialisation commence dans la famille. L’accompagnement des parents est le premier maillon. » FK/MD (AMAP)    

Koutiala : Semaine nationale de la réconciliation (SENARE)

Koutiala, 15 sept (AMAP) Le gouverneur de la Région de Koutiala (Sud), le général de Division Abdoulaye Cissé a lancé officiellement la 4°Édition Semaine nationale de la réconciliation, au gouvernorat sous le thème de l’« Héritage  culturel : Facteur  de paix  et de cohésion  sociale dans l’espaces AES. » Au menu une conférence débat sur le thème principal et celui de la « Mobilisation citoyenne autour des valeurs de solidarité et de paix. »  Durant plusieurs heures, les conférenciers Adama Kouyaté, président du Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement (RECOTRADE), Yacouba Dao, 1er adjoint au maire de Koutiala et ancien député et Ben chérif Diarra, juriste ont mis l’accent sur l’importance du vivre-ensemble, la paix et la cohésion sociale dans l’espace commun de l’AES. Pour le général de division Abdoulaye Cissé, « cette célébration nationale vise à replacer la culture au cœur des politiques publiques, à renforcer la souveraineté culturelle du pays et la cohésion sociale », d’où le thème « Héritage culturel : Facteur de paix et de cohésion sociale dans l’espace AES. » Et le gouverneur d ’ajouter qu’avec le thème de la SENARE, « il s’agira de mettre en avant les valeurs, les normes, les traditions, les symboles et les récits partagés qui ont façonné la mémoire collective des communautés du Mali et des autres pays de l’AES (Burkina Faso et Niger), afin d’en faire des instruments concrets de réconciliation et de résilience, d’une part, puis de reconstruction de la paix d’autre part. » Cette Semaine veut tenir toutes les promesses de l’institution d’un système efficient, en vue de mettre en exergue le dialogue permanent entre les cultures de l’espace sahélien, pour renforcer l’intégration et la fraternité au sein de l’AES. « Un Espace nouveau, bien gouverné, sécurisé et stable, soucieux du développement durable et du vivre-ensemble et respectueux  des droits  de l’Homme et des valeurs socio- culturelles », a-t-il conclu. ID/MD (AMAP)

Kéniéba : Arrestation de six braqueurs présumés avec un important butin

Kéniéba, 13 sept (AMAP) La Brigade territoriale de gendarmerie de Kéniéba (Ouest) a saisi, dans la nuit du 4 au 5 septembre, vingt-quatre millions six cent cinquante mille Francs CFA des armes, des munitions, des motos et douze téléphones Androïd et accessoires sur six braqueurs arrêtés à Mankouké, dans la Commune rurale de Dabia, a appris l’AMAP de sources proches de l’enquête. Cette arrestation est intervenue dans le cadre de la sécurisation de la circonscription administrative et de la protection de ses populations et de leurs biens, à travers des patrouilles diurnes et nocturnes, menées par le commandant de la Brigade territoriale de gendarmerie de Kéniéba, Falaye Fodé Keïta, son adjoint Mamadou B, Diallo et leurs hommes, Les suspects sont tous de nationalité étrangère, qui, soumis à des interrogatoires ont tout nié. Continuant leurs recherches, les gendarmes, à leur tête leur commandant, ont découvert, la nuit du Maouloud, dans une grotte, un arsenal comprenant un PM, un PA  artisanal, des munitions (balles et cartouches de fusil de chasse), douze téléphones Androïd, un Power bank, des motos et la somme de vingt-quatre millions six cent cinquante mille, qui serait le fruit de la vente de l’or volé sur différents sites d’orpaillage appartenant à de ressortissants chinois, leurs zones de prédilection pour opérer. De sources sécuritaires, le chef présumé du gang est ressortissant d’un pays francophone où il aurait purgé cinq ans de prison pour, ensuite, se retrouver dans un pays francophone limitrophe du Mali. Les cinq autres sont, également, originaires de notre sous-région. Ils ont reconnu, devant les enquêteurs, être au Mali, depuis deux ans. Leurs théâtres d’opérations sont Sitakily, Tabacoto et Mankouké, précisément sur des sites d’orpaillage de Chinois qu’ils connaissent parfaitement. Leur dernière opération a eu lieu à Taya, dans la Commune rurale de Faléa. Les six hommes ont été présentés au Tribunal d’instance de Kéniéba. Le commandant de la Brigade territoriale, Falaye Fodé Keïta, au nom de tous ses agents, a remercié « sincèrement toute la population du Cercle, en particulier les chasseurs et toutes les bonnes volontés dont la parfaite collaboration, à travers la fourniture d’informations crédibles et l’appui logistique », leur ont permis de réaliser cette arrestation. Il a souhaité que ces « devoirs citoyens continuent pour mettre hors d’état de nuire, les malfrats et redonner confiance et quiétude aux paisibles populations. » MFS/MD (AMAP)

Ouélessébougou : Atelier d’élaboration de livrets pédagogiques des classes de la 1ère et 2ème année, dans le cadre du PRODEC 2

Ouélessébougou, 09 sept (AMAP) La Direction nationale de la pédagogie (DNP), avec l’appui technique et financier du Projet d’amélioration de la qualité et des résultats de l’éducation pour tous au Mali (MIQRA) a ouvert, ce mardi, l’atelier d’élaboration et de validation des livrets de lecture et de mathématiques en français et en bamanankan, pour les classes de 1ère et 2ème année, a constaté l’AMAP. Pendant deux semaines, au Centre féminin de formation et d’appui au développement rural (CFADR) de Ouélessébougou, l’atelier va produire ces livrets « afin de contribuer à l’amélioration de la qualité de l’enseignement. » Selon le Directeur national de la pédagogie, Mahamadou Niaré, représentant le ministre de l’Education nationale, « cette première session durera 15 jours. Cet intrant est élaboré dans le cadre du Programme décennal de développement de l’éducation, deuxième génération (PRODEC 2). » La session. qui regroupe des personnes ressources des Directions nationales de la pédagogie et de l’Enseignement fondamental, des conseillers pédagogiques, des inspecteurs de l’enseignement et de nombreux autres acteurs clés du système éducatif malien, « est importante pour le département de l’Education dans la mesure où elle contribue à l’amélioration de la qualité de l’enseignement et l’apprentissage au niveau du fondamental, a déclaré M. Niaré. Il a, également, rappelé son devoir en tant que représentant d’une structure technique du ministère de l’Education nationale, chargée de la politique de conception, d’élaboration, du suivi, de la mise en œuvre des manuels scolaires et des matériels didactiques, « à veiller au bon déroulement de la session. » Il a, ensuite, sollicité « l’implication de tous les participants pour pouvoir honorer les attentes et relever les défis afin que nos enfants des classes concernées puissent bénéficier d’un document pour améliorer leur condition d’apprentissage. » De son côté, Mme Fatoumata Bah, Coordinatrice du MIQRA, a réaffirmé l’engagement constant de son organisation « aux côtés des autorités maliennes pour promouvoir un accès équitable à une éducation inclusive et de qualité, gage d’un développement durable. » Dans son discours, le préfet du Cercle de Ouélessébougou, Moussa Sagara, qui a présidé l’ouverture de l’atelier, a insisté sur le caractère stratégique de cet atelier. « La confection de ces manuels est bien plus qu’un simple exercice académique », a déclaré M. Sagara. « C’est un acte fondateur pour l’avenir de nos enfants. En leur offrant des outils dans une langue qu’ils comprennent et maîtrisent, élaborés par nos experts de l’Education nationale. Nous levons une barrière à l’apprentissage et nous plantons la graine de la réussite scolaire », a indiqué le préfet. Il a salué l’engagement des autorités du Mali pour le secteur de l’éducation, à travers la DNP, déclarant   que « cet effort cadre bien avec les objectifs » du MIQRA. Il a rendu hommage « à tous les partenaires techniques et financiers de l’Education nationale qui accompagnent, au quotidien, le gouvernement et les collectivités territoriales dans la promotion de l’Education et l’amélioration de la qualité de l’enseignement » et souhaité pleins de succès à la première session de cet atelier. Les travaux de l’atelier consisteront en des sessions de conception, de rédaction, de relecture critique et de validation collégiale des contenus des différents livrets AC/MD (AMAP)  

Mali : Atelier de relecture de la Politique nationale de migration 

Bamako, 09 sept (AMAP) L’atelier interne de réflexion sur la relecture de la Politique nationale de migration (PONAM) s’est tenu, ce mardi, sous la présidence du ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, a constaté l’AMAP. La rencontre avait pour but de trouver, ensemble, une politique qui reflète les réalités du moment et apporter des suggestions afin de contribuer d’avantage à répondre  aux exigences  de nos compatriotes établies à l’extérieur. Selon le ministre Mossa Ag Attaher, la PONAM « vise à créer un cadre légal et des stratégies concrètes pour gérer l’entrée, le séjour et l’établissement des étrangers, tout en valorisant les contributions de la diaspora au développement de notre pays. » « Une migration n’est pas qu’une opportunité, elle comporte aussi des défis complexes qui sont, entre autres, la protection des droits des migrants, les changements climatiques et les déplacements forcés, sans oublier l’accueil et l’intégration des immigrés vivants au Mali », a-t-il expliqué. « C’est pourquoi, a insisté le ministre, les participants ont la responsabilité de repenser la Politique nationale de migration, adoptée en septembre 2014 et mise en œuvre à travers deux plans d’actions quinquennaux aux fins d’une adaptation aux réalités actuelles et aux exigences de demain. » Le responsable de la PONAM, Aboubacrine Aguissa, a annoncé que la nouvelle politique migratoire de notre pays « doit être moderne, inclusive, réaliste  et, surtout, répondre aux défis afin de transformer la migration en un véritable levier de développement et de stabilité nationale ». « Dans cette perspective les orientations s’articuleront autour des priorités stratégiques concernant la migration et le développement, la politique économique, le genre climat, etc. », a-t-il précisé. BT/MD (AMAP)    

Djenné : La ville où tous les vœux sont exaucés

Envoyée spéciale Anta CISSE Djenné, 9 sept (AMAP) À Djenné, cité millénaire et haut lieu spirituel du Mali, le Maouloud n’est pas une simple fête religieuse. C’est un moment de ferveur, de communion et d’espérance au cours duquel, chaque fidèle vient transmet ses vœux à Allah. Dans cette ville sainte, considérée comme l’une des premières à avoir célébré le Maouloud, la tradition se perpétue depuis des siècles. Depuis le début du mois, la ville se transforme. Les zikr (chants religieux), les invocations et les prières s’élèvent des mosquées et des foyers. Après la prière de Safo (20h jusqu’à 23h), les habitants entendent la ville résonner de chants aux noms d’Allah et de récitations du Coran dans les ruelles, donnant à l’atmosphère une dimension mystique. La naissance du Prophète Mohamed (PSL) est célébrée le 12 du mois, suivie du baptême le 17, deux dates phares qui rythment la ferveur religieuse locale. Selon Boubacar Thera, fils de Djenné et marabout, avant, le Maouloud n’était fêté qu’ici. Tout commençait dans un seul vestibule mais, aujourd’hui, plus de quarante lieux vibrent au rythme des zikr, des invocations et des prières. « Cependant, l’insécurité actuelle a freiné l’affluence, privant la ville d’une partie de son éclat, même si la ferveur, elle, demeure intacte », dit notre interlocuteur. Chaque année, les fidèles viennent de partout. Ibrahima Kontao, résident à Bamako, ne manque jamais le rendez-vous : « Djenné est une référence en matière de religion. Revenir ici, c’est raviver mes souvenirs et me rapprocher davantage de ma foi. » La fête est aussi porteuse d’espoir pour des fidèles en quête de grâces particulières. Fatoumata, une quadragénaire venue du Burkina Faso. « Je viens à Djenné depuis plus de dix ans pour demander à Allah le don d’un enfant. Même si ce n’est pas encore arrivé, chaque visite rallume en moi une nouvelle espérance », dit-elle. « Je viens chaque année pour bénir mon commerce et conjurer le mauvais œil », explique Mamadou Coulibaly, commerçant d’un village voisin. Sur son vélo, il parcourt des kilomètres pour rejoindre Djenné, espérant voir prospérer sa petite échoppe de vêtements. Dans les familles, l’organisation est tout aussi minutieuse. Chez les Cissé, le patriarche dresse une longue liste de prénoms confiés aux bénédictions nocturnes, suivies de la récitation du Coran et de l’immolation d’un taureau. Pour Ousmane Cissé, le plus jeune de la famille, ce moment est le plus attendu. « Le zikr est comme une drogue spirituelle, un plaisir mêlé d’utilité », dit-il, tout heureux. Une jeune dame venue de Bamako, ayant requis l’anonymat, confie qu’elle n’avait pas une idée de l’ampleur du Maouloud à Djenné, car elle n’avait pas l’habitude de le célébrer. C’est en appelant son frère pour l’informer de sa visite avec ses enfants qu’elle a appris l’existence de cette tradition. Une fois sur place, on lui a dressé une liste des mosquées à visiter, des lieux saints à découvrir et des zikr à accomplir. Djenné n’attire pas seulement les fidèles des villages et des grandes villes du Mali. Elle reçoit aussi ceux de la diaspora. Mohamed Touré, installé en Italie depuis plusieurs années, en est un exemple. « Après avoir traversé tant d’épreuves pour atteindre l’Europe et travaillé dur pendant cinq ans, je n’ai jamais oublié ma promesse de revenir à Djenné pour remercier Allah. Cette année, j’ai enfin pu rentrer. Je suis venu commémorer le Maouloud et exprimer ma reconnaissance », se réjouit-il. Au-delà de la dimension spirituelle, le Maouloud stimule également l’économie locale. Les petits hôtels affichent complet, les boutiques et marchés connaissent une activité accrue, même si l’affluence reste moindre que dans les années passées. Les commerçants, comme les fidèles, espèrent que cette fête bénie apportera prospérité et stabilité. AC/MD (AMAP)