Journée internationale de lutte contre la drogue : Plus de 76 Tonnes de stupéfiants incinérées par l’OCS à Dio-Gare
Bamako, 26 juin (AMAP) L’Office central des stupéfiants (OCS) a procédé, jeudi, à l’incinération de plus 76 tonnes de produits stupéfiants à Dio-Gare, dans le Cercle de Kati, près de Bamako, a l’occasion de la Journée internationale de lutte contre l’abus et le trafic illicite des drogues, célébrée chaque année le 26 juin, a constaté l’AMAP. Selon le directeur général de l’OCS, le colonel-major Fousseyni Keïta, « cette année, l’incinération porte sur une grande quantité estimée à plus de 128 tonnes saisies, du 27 juin 2024 à juin 2025, par les antennes OCS Bamako rive droite, gauche, la Cellule aéroportuaire anti-trafic (CATT) ». S’y ajoutent les antennes régionales de Koulikoro, Dïoila, Sikasso, Kita, Douentza et celles de la Police, la Gendarmerie et la Douane nationales et du Conseil régional des ordres des pharmaciens. Pour le District de Bamako seul, a précisé le Colonel-major Keïta, l’opération porte sur 76, 605 tonnes de drogues. Les produits détruits, sont entre autres, de la cocaïne, du cannabis et ses dérivés (hachisch et skunch), des produits pharmaceutiques contrefaits, du crack, du Off d’héroïne, du tramadol, du Diazépam, du prototyde, de l’azote, ainsi que des appareils chicha et des goûts d’arôme. La valeur marchande est estimée à plusieurs dizaines de millards de Fcfa. Cette édition 2025 est placée sous le thème international : « Les faits sont là: Investissez dans la prévention ». Au plan national le thème s’intitule « Prévention et résilience communautaire : un rempart contre la drogue au Mali ». La cérémonie a été présidée par le directeur de l’OCS, le colonel-major Fousseyni Keïta, en présence de la représentante de l’Office des Nations-unies contre la drogue et le crime (ONUDC), Agaïcha Wallet Ahmadou, du maire de Dio, Daouda Kané, des représentants d’organisations de la société civile engagées dans la lutte contre le fléau. La célébration de cette journée est une occasion de sensibiliser la population mondiale sur les dangers liés à l’abus et au trafic illicite de drogues à travers des campagnes. Elle vise également à alerter le grand public sur les risques liés à la consommation de ces substances nocives afin de renforcer l’action et la coopération aux échelons national, régional et international dans le but de parvenir à une société affranchie de l’abus des drogues. AT/MD (AMAP)
Jeux de l’AES : Le Niger remporte la lutte africaine et le tir à l’arc
Bamako, 26 juin (AMAP) Le Niger a été le grand vainqueur, jeudi 26 juin 2025, d’une 6è journée marathon des 1ers Jeux de l’Alliance des Etats du Sahel (JAES) avec au programme trois compétitions (bras de fer sportif, lutte africaine et tir à l’arc). La lutte africaine s’est déroulée au stade Mamadou Konaté. Le Niger a fait honneur à son statut en remportant le tournoi avec 4 médailles d’or, 2 médailles de bronze devant le Burkina Faso (1 médaille d’or, 4 médailles d’argent et 1 médaille de bronze) et le Mali (1 médaille d’or, 2 médailles d’argent et 3 médailles de bronze). Les athlètes des trois pays se sont également affrontés au tir à l’arc sur le terrain annexe du stade du 26 Mars. Le Niger a remporté le tournoi avec 111 points contre 59 points pour le Burkina Faso et 45 points pour le Mali qui ont occupé respectivement les 2è et 3è places.La compétition du bras de fer sportif s’est déroulée au Palais des sports Salamatou Maïga. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont chacun engagé cinq athlètes qui étaient repartis entre six catégories de poids : -60kg, -72kg et +72kg (bras gauche et droit) chez les Hommes et -58kg, -65kg et +75kg (bras gauche et bras droit) chez les Femmes. Au classement général, le Mali s’est classé premier avec 8 médailles d’or, 2 médailles d’argent devant le Burkina Faso qui a décroché 2 médailles d’or et 8 médailles d’argent et le Niger (2 médailles d’or, 2 médailles d’argent et 2 médailles de bronze). Chez les Femmes, Moussokoura Sissoko du Mali s’est illustrée en remportant les deux médailles d’or de la catégorie des -65kg (bras droit et bras gauche) devant Martiale Sawadogo du Burkina Faso. Ali Nana Adija du Niger a remporté les deux finales bras droit et bras gauche de la catégorie des -58kg devant sa compatriote Kadija Abdoul Garba. La compétition s’est poursuivra ce vendredi 27 juin avec l’athlétisme au stade du 26 Mars, le karaté au Palais des sports Salamatou Maïga et la finale du tournoi de football qui mettra aux prises le Mali et le Niger au stade Mamadou Konaté. LD/MD (AMAP)
Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, à la 4e Conférence internationale sur le financement du développement, en Espagne
Bamako, 26 juin (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, représentera le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, à la 4e Conférence internationale sur le financement du développement (FfD4), du 30 juin au 3 juillet à Séville, en Espagne, a appris l’AMAP, de source officielle « Cette conférence est une opportunité unique pour présenter la vision du Mali en matière de développement durable et attirer des partenaires stratégiques », a indiqué un communiqué du Centre d’information gouvernementale du Mali (CIGMA). À la tête d’une délégation comprenant les ministres des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, de l’Économie et des Finances, Alousseni Sanou et de l’Environnement, Mme Doumbia Mariam Tangara, le Premier ministre portera la Vision « Mali Kura Ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033. Ces initiatives visent à moderniser le Mali, promouvoir l’innovation et renforcer son intégration régionale et internationale. La Vision Mali Kura 2063 repose sur onze projets structurants dont Farafina Jigine pour l’autosuffisance alimentaire, Yelen Kura pour un accès universel à l’électricité, et Industrialiser le Mali pour relancer le secteur industriel. La SNEDD, quant à elle, s’articule autour de cinq priorités : souveraineté et sécurité, refondation de la gouvernance, transformation économique, développement du capital humain et gestion durable de l’environnement. Le coût total de cette stratégie s’élève à 61 232,1 milliards de Fcfa, avec un besoin de financement complémentaire de 1 139 milliards de Fcfa. À Séville, la délégation malienne participera à des panels stratégiques de haut niveau et le Premier ministre tiendra des rencontres bilatérales avec des dirigeants et partenaires. La conférence vise à réformer l’architecture financière internationale et accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2030 pour les objectifs de développement durable. En marge de l’événement, le général Maïga rencontrera la diaspora malienne en Espagne, pour renforcer les liens avec les communautés expatriées. OS/MD (AMAP)
La Société des mines de Komana veut renforcer le contenu local pour un développement durable
Bamako, 26 juin (AMAP) La Société des mines de Komana (SMK), dans la région de Bougouni (Sud), a organisé, ce jeudi 26 juin à Bamako, un atelier sous le thème « Renforcer la collaboration, la transparence et le contenu local » pour promouvoir l’intégration des entreprises maliennes dans sa chaîne d’approvisionnement. « Nous croyons fermement au développement des fournisseurs locaux et au respect de la politique du contenu local », a déclaré Allen Pereira, responsable régional de la chaîne d’approvisionnement de SMK. L’atelier, qui a réuni des acteurs clés du secteur minier et des Petites et moyennes entreprises (PME), a dévoilé une nouvelle vision de la chaîne d’approvisionnement de SMK, axée sur la fluidité, la résilience et l’utilisation des données pour une croissance durable. Siaka Coulibaly, responsable de la chaîne d’approvisionnement, a souligné l’urgence d’adapter les pratiques face aux évolutions rapides du marché : « Notre chaîne actuelle, bien qu’efficace par le passé, doit évoluer pour répondre aux défis et opportunités d’aujourd’hui. » Un accent particulier a été mis sur le renforcement du contenu local, en ligne avec le Code minier 2023, qui accorde jusqu’à 35 % des parts aux acteurs maliens. En janvier 2025, SMK a signé un accord historique avec le gouvernement malien, établissant des paramètres opérationnels pour un développement durable. Cet accord favorise l’intégration des PME locales via la sous-traitance, créant des emplois et réduisant la dépendance aux importations. Moumine Diabaté, représentant de la Direction nationale des petites et moyennes entreprises, a précisé : « La sous-traitance est un facteur d’intégration dans le système productif, encourageant l’investissement local et la montée en gamme des prestations. » Costa Panidis, directeur général de SMK, a réaffirmé l’engagement de l’entreprise : « Nous envisageons de travailler avec les fournisseurs locaux pour être en règle avec le contenu local. » L’atelier a également exploré des solutions comme le facturage inversé et le renforcement des capacités des PME en gestion et digitalisation pour maximiser leur compétitivité. En 2023, la mine de Komana a produit 83 965 onces d’or, avec des réserves estimées à 493 000 onces, contribuant significativement à l’économie malienne. SMK ambitionne de créer un centre logistique à Bamako pour servir l’Afrique de l’Ouest, renforçant l’autonomie locale et soutenant les communautés de Bougouni. OS/MD (AMAP)
Campagne agricole 2025 : Des objectifs ambitieux et des conditions prometteuses
Bamako, 26 juin (AMAP) Les objectifs de production du Mali sont fixés à 11,6 millions de tonnes de céréales sur 6,6 millions d’hectares par le ministère de l’Agriculture pour la campagne agricole en 2025 qui démarre dans un contexte jugé favorable à plus d’un titre, a appris, mercredi, l’AMAP de source officielle. Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, au cours d’une conférence de presse, dans les locaux du département, a fait l’état d’avancement de la campagne, en particulier sur le volet de la production végétale, à la date du 20 juin 2025. En présence du directeur national de l’Agriculture, Souleymane Yacouba, et du président de la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton, Yacouba Traoré, les échanges avec le ministre de l’Agriculture ont porté sur la pluviométrie et la situation hydrologique, la mise en place des intrants agricoles subventionnés, l’évolution des emblavures, le paiement du coton graine, la situation phytosanitaire, les principales difficultés et les pistes de solutions. La souveraineté alimentaire reste le pilier central de la Politique de développement agricole (PDA). Dans ce cadre, le ministère élabore chaque année, en concertation avec les acteurs du secteur, un plan de campagne consolidé avec des objectifs harmonisés en matière de production céréalière, cotonnière, fruitière et maraîchère. Pour l’année 2025, le plan a été approuvé lors de la 15e session du Conseil supérieur de l’Agriculture, tenue le 6 mai dernier. Il prévoit une production de 11 696 721 tonnes de céréales et 682 000 tonnes de coton graine. Pour atteindre ces objectifs, plusieurs mesures sont prévues, notamment la mise à disposition d’intrants et d’équipements agricoles subventionnés, le contrôle de qualité des intrants, la protection phytosanitaire renforcée, le paiement du reliquat du coton graine aux producteurs et le maintien du prix d’achat du coton à 300 Fcfa le kilogramme. La subvention des intrants concerne cette année les engrais chimiques et organiques, les semences de maïs hybrides et le biostimulant Ovalis. Deux programmes majeurs soutiennent cet effort. Le Programme de développement de la productivité et de la diversification agricole des zones arides et semi-arides du Mali (PDAZAM) prévoit la mise en place de 10 500 tonnes d’urée, 6 000 tonnes de DAP (Di-amoniaque phosphate) et 5 043 tonnes de NPK pour un montant total de 9,83 milliards de Fcfa. À la date du 20 juin, 6 095 tonnes, soit 28,3 %, ont déjà été livrées. Le Programme d’urgence pour la production agricole de saison sèche et d’atténuation des effets de l’insécurité alimentaire (PUPSAN) prévoit, quant à lui, 1 335 tonnes d’urée, 200 tonnes de DAP et 684 tonnes de NPK pour un coût de 1,2 milliard de Fcfa. Pour accompagner cet effort, le gouvernement a inscrit 17,6 milliards de Fcfa dans la Loi de finances 2025 pour soutenir la subvention des intrants dans les zones hors coton. Pour les zones cotonnières, l’enveloppe s’élève à 35 milliards de Fcfa. « 21 453 tonnes d’engrais minéraux sont déjà acquises via un projet financé par la Banque mondiale. À cela s’ajoutent 1.335 tonnes attendues d’un autre programme et plus de 12.100 tonnes sur le budget national. Les livraisons sont en cours, et l’ensemble devrait être disponible au plus tard le 10 juillet », a annoncé le directeur national de l’Agriculture, Souleymane Yacouba. Concernant la pluviométrie, le ministre Kelema a indiqué que les pluies sont normales à excédentaires dans la plupart des zones agricoles, hormis le Centre, le Nord et certaines localités de l’Ouest (Kayes) où elles restent déficitaires. Comparées à la même période en 2024, les précipitations sont généralement supérieures, sauf dans des zones localisées comme Gao (Nord), Mopti (Centre) et le sud de Kayes (Ouest). Le niveau des eaux est aussi en progression, avec des niveaux supérieurs à ceux enregistrés l’an dernier à la même période. Les semis sont en cours, grâce aux pluies déjà enregistrées. Pour le riz, 49 280,5 hectares sont emblavés contre 47 760 ha en 2024, sur un objectif de 912 442 ha, soit un taux de réalisation de 5,4 %. Pour les céréales sèches (maïs, sorgho, mil, fonio), 307 663,75 ha sont emblavés contre 259 596 ha à la même période l’année dernière. Pour les légumineuses, 33 211,5 ha sont déjà semés sur les 535 782,65 ha prévus pour l’arachide et 3 530,75 ha sur les 494 173,98 ha pour le niébé. Le sésame enregistre 41 ha sur 104 829,15 ha prévus et le soja, 3 377 ha sur 37 512,5 ha attendus. Selon le ministre Kelema, la situation phytosanitaire reste calme. Parmi les difficultés, on note l’insécurité dans certaines zones de production, le retard dans l’approvisionnement en intrants dans le système coton et le retard dans le paiement du coton graine. Le ministre a toutefois assuré que des mesures sont en cours pour résoudre ces problèmes. « La campagne agricole 2025 se poursuit dans de bonnes conditions, avec une pluviométrie globalement favorable et des emblavures en progression comparée à 2024 », a-t-il résumé. Concernant la campagne cotonnière, le PDG de la Compagnie malienne de developpment des textiles (CMDT), Dr Kouloumégué Dembélé, s’est montré confiant. Il a indiqué que les emblavures prévues sont de 672 000 ha, dont 255 548 ha déjà réalisés, soit 38,03 %, un taux supérieur à celui de 2024 (28,90 % à la même date). Il a rappelé qu’en 2024, les semis avaient dû se poursuivre au-delà du 20 juillet en raison du retard pluviométrique. Sur la question du paiement du coton graine, il a signalé que 63,88 % des paiements ont été effectués, contre 63,38 % à la même date l’an dernier. Le paiement complet a été bouclé le 30 août 2024. Cette année, il espère clore les paiements dès la première semaine de juillet. Concernant la livraison des intrants, Dr Kouloumégué Dembélé a indiqué que le taux de livraison pour les engrais minéraux est de 43,23 % pour le complexe coton, 38,93 % pour le complexe céréales et 19,89 % pour l’urée. Des difficultés logistiques persistent, notamment liées à l’insécurité et aux restrictions de circulation des camions transportant les engrais, nécessitant des escortes. Ces
Bandiagara : Une trentaine de sous-projets soumis au Comité régional d’analyse des sous projets du Projet communautaire de relèvement et de stabilisation au Sahel
Bandiagara, 26 juin (AMAP) Un total de 33 sous-projets dont 6 avec fiche, entrant dans les secteurs de l’éducation, de l’agriculture et du commerce ont été soumis à la deuxième session du Comité régional d’analyse des sous projets (CRAP), tenue, jeudi, à Bandiagara, dans le cadre du Projet communautaire de relèvement et de stabilisation au Sahel (PCRSS), a constaté l’AMAP. Cette session analysera, aussi, 27 sous-projets simples d’hydraulique, tirés des Plans de développement communal (PDC) de Bandiagara, Dimbal Habé, Kani Bonzon, Koro, Kendié, Madougou, Wadouba et Youdiou. Le gouverneur de la Région de Bandiagara (Centre), le colonel major Olivier Diassana, qui a présidé la session, a, dans son discours d’ouverture, félicité les participants pour la tenue de la première session du CRAP le 12 juin 2025. Celle-ci s’est soldée par des résultats encourageants, présentés au Comité national de validation des sous-projets Pour cette deuxième session, il les a exhortés « à apporter leur expertise, en engageant des échanges fructueux afin d’améliorer les conditions de réalisation et d’exploitation des sous-projets au profit des communautés bénéficiaires. » Cette rencontre passe en revue ces deux catégories de sous-projets communautaires, en s’appuyant sur l’expertise des services techniques et la connaissance des sites par les bénéficiaires. Cette initiative, portée par le département chargé de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, est porteuse d’une stratégie nationale visant à renforcer la résilience des populations affectées par la crise, tout en luttant efficacement contre la pauvreté et le chômage. La spécificité de ce projet réside dans le fait que ce sont les communautés elles-mêmes qui sont placées au cœur de cette initiative.. Après les mots de bienvenue du 1er adjoint au maire de la Commune urbaine de Bandiagara, Youssoufi Tembely, le chef de l’antenne régionale du PCRSS de Bandiagara, Mahamane Touré, a remercié les participants dont la présence « témoigne de l’importance qu’ils accordent à cette réunion. » OG/MD (AMAP)
Police de proximité : Validation du document de l’avant-projet
Bamako, 26 juin (AMAP) Les travaux de validation de l’avant-projet de cadre stratégique de la Police de proximité au Mali et son plan d’action 2025-2029 se tiennent, ce jeudi 26 juin, au gouvernorat du District de Bamako, sous la présidence du Commissariat à la réforme de la sécurité, a constaté l’AMAP. Selon le Commissaire à la réforme du secteur de la sécurité, le général de division Abdoulaye Coulibaly, la rencontre aura comme finalité l’élaboration d’un outil indispensable de planification qui s’aligne sur les priorités du Programme d’action gouvernemental 2025-2026. « Cette stratégie vise à engager sur des bases consensuelles profonde réforme pour des besoins d’anticipation », a-t-il soutenu. Le représentant du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Olivier Tshibola Mukuma, a apprécié cette occasion ‘d’enrichir le contenu du document et de poser les fondations d’un dispositif national de Police de proximité au service des communautés.’ Cette session vise à examiner le document de l’avant-projet du cadre stratégique afin de recueillir les observations, les recommandations et contributions des Organisations de la société civile (OSC) et des Partenaires techniques et financiers. Et, surtout, de renforcer la compréhension partagée de la vision malienne des objectifs principaux et mécanismes de la Police de proximité. Il s’agit, aussi, de finaliser et de valider un document inclusif et consensuel pour une mise en oeuvre à l’échelle nationale. Le concept « Police de proximité » est une démarche visant à rapprocher pacifiquement les institutions de sécurité des populations, dans le cadre de la gestion intégrée des questions de sécurité. Plusieurs initiatives ont vu le jour pour rapprocher les citoyens des services de sécurité avec plus ou moins de succès. OD/MD (AMAP)
Mairie du district de Bamako : Le budget additionnel de la Délégation spéciale de la mairie du district de Bamako est de plus de soixante milliards
Bamako, 26 juin (AMAP) Le budget additionnel de la Délégation spéciale de la mairie du district de Bamako est arrêté, en recettes et en dépenses, à la somme de Soixante un milliards cinquante-sept millions cent vingt-six mille neuf cent soixante-sept Fcfa, a appris jeudi l’AMAP, de source officielle La 2ème vice-présidente de la Délégation spéciale, Mme Maiga Djeneba Sacko, qui intervenait devant la 2ème session ordinaire, au titre de l’année 2025, portant sur l’examen et adoption du budget additionnel et d’autres sujets marquant la vie de la collectivité, a précisé que ce budget qui est soumis à l’appréciation « doit être adopté au plus tard le 30 juin de l’exercice auquel il s’applique. » Mme Maiga Djeneba Sacko, qui a présidé l’ouverture des travaux, en présence de la quasi-totalité des membres, a rappelé que conformément aux dispositions de l’article 193 de la loi n°2023-004 du 13 mars 2023, portant Code des collectivités territoriales, le budget additionnel de la collectivité territoriale est établi en cours d’exercice, lorsque les résultats de l’exercice précédent sont connus. Ce budget « est destiné à réajuster les prévisions du budget primitif. Le budget additionnel est établi et voté dans les mêmes formes que le budget primitif. Le budget additionnel est un budget rectificatif du budget primitif qui se manifeste par, soit des compléments ou des réductions, soit par, des opérations nouvelles tant en recettes qu’en dépenses », a expliqué Mme Maiga. Elle a, aussi, ajouté que le budget additionnel, permet de réajuster les prévisions initiales en prenant en compte, dans le budget en cours, les décisions modificatives, les titres annulés ou admis en non-valeur, les mandats annulés ou atteints par la déchéance, le résultat du compte administratif. Mme Maiga a, aussi, indiqué qu’en ce début d’hivernage et, conformément aux instructions des autorités nationales, la collectivité a engagé l’opération de curage de caniveaux et des traversées sous chaussée. « Une opération qui contribuera à minimiser les dégâts liés aux inondations qui constituent une source d’insécurité pour les populations de la capitale », a-t-elle fait savoir. Elle a, ensuite rappelé les objectifs de la feuille de route que la Délégation spéciale s’est fixée, qui sont d’œuvrer pour l’assainissement et l’embellissement de la ville de Bamako ; d’instaurer la bonne gouvernance au sein de l’administration municipale et de rendre des services de meilleure qualité aux populations. ST/MD AMAP)
Jeux de l’AES : le Mali remporte le tournoi de judo
Bamako, 26 juin (AMAP) Le Mali a remporté le tournoi de judo des 1ers Jeux de l’Alliance des États du Sahel (JAES), jeudi 25 juin 2025, au Palais des sports Salamatou Maïga, en décrochant 2 médailles d’or et 3 médailles d’argent, a constaté l’AMAP. Les combattants maliens ont dominé la compétition réservée à la catégorie des seniors masculins (les -66 kg, -73kg, -81kg). Le Niger a terminé la compétition à la deuxième place avec 1 médaille d’or et 3 médailles de bronze alors que le Burkina Faso a complété avec 2 médailles de bronze. La finale de -66kg a tourné à l’avantage de Ismaël Allassane du Niger devant Daouda Dramé du Mali alors que Douga Théra a dominé son compatriote Moussa L. Coulibaly dans la finale de -73kg. Dans la dernière finale, Mahamadou Doucara a reéalisé un ippon à son compatriote Oumar Sangaré dans la finale de -81kg. LD/MD (AMAP)
En visite officielle en Russie : Assimi Goita compte sur le potentiel productif du Tatarstan pour booster la coopération économique
nvoyés spéciaux à Kazan Alassane SOULEYMANE et Oumar DIOP Kazan, 25 juin (AMAP) Le président Tatar, le « Raïs » Roustam Minnikhanov Nurgaliyevich et le président de la Transition, le général d’Armée, Assimi Goïta, ont eu un tête-à-tête, mercredi, à Kazan, capitale du Tatarstan (une des Républiques de la Fédération de Russie) où le chef de l’Etat malien est arrivé mercredi matin, dans le cadre de sa visite officielle, a constaté l’AMAP. Les deux dirigeants ont d’abord ce tête-à-tête au Kremlin local de Kazan, en présence du ministre malien de la Défense et des anciens Combattants, le général de corps d’armée Sadio Camara et le vice-ministre de la Défense russe, Yunus-Bek Yevkurov, avant une réunion élargie aux deux délégations. Cette réunion bilatérale a permis aux parties de dévoiler les grandes lignes de leurs visions d’une coopération à bâtir au plus vite. « La coopération entre le Mali et le Tatarstan est timide », a noté le chef de l’Etat tatar. Les études sur cette République sont parlantes : le pays est très actif dans les exportations, avec plus de 160 pays partenaires commerciaux. Le Tatarstan couvre la région économique de la Volga, qui tient son nom de ce grand fleuve qui le traverse. Il fait partie des Régions les plus importantes et les plus développées de Russie sur le plan économique. « La moitié de la production tatare est exportée, a dit son président. Après une heure d’avion de Moscou, le président de la Transition au Mali est arrivé à Kazan pour ouvrir une nouvelle page de la coopération économique entre le Mali et la Fédération de Russie, avec l’ambition affichée de donner un contenu économique marqué à travers des actes forts. La renommée de la République du Tatarstan, un des moteurs économiques de la Fédération de Russie est fondée sur une expertise dans plusieurs domaines : la pétrochimie, la construction automobile et de l’aérien militaire, l’industrie minière, la machinerie agricole, etc. « Le monde entier connait les hélicoptères de marque Mi fabriqués chez nous, de même que les véhicules de transport Kamaz dont la marque a remporté des victoires mémorables au Rallye Paris Dakar », s’est réjoui le président Tatar, le «Raïs» Roustam Minnikhanov Nurgaliyevich, lui-même connu pour avoir été un pratiquant des courses automobiles, dans un passé lointain. PARTENARIAT MULTI-SECTEURS – « Nous avons une pleine conscience du potentiel de votre pays et nous entendons tisser une relation durable et bénéfique. Nous avons une idée claire de vos potentialités, de votre expertise. C’est pourquoi, je suis venu avec plusieurs ministres pour cette visite officielle auprès de la Fédération de Russie et, ici, auprès de votre État », a dit le chef de l’Etat malien s’adressant à son hôte. « Nous avons déjà un bon début avec l’implication de la compagnie Yadran dans la raffinerie. Nous souhaitons pousser ce partenariat dans plusieurs secteurs productifs dont vous avez un leadership avéré. Nous avons déjà engagé des discussions sur des projets dans les domaines du pétrole, de la filature de coton, des transports, des engrais, de la formation. Nous souhaitons ensemble concrétiser ces projets », a succinctement développé le Président Goïta, devant son hôte tatar et des membres de son gouvernement ainsi que des chefs de grands groupes industriels. Le président de la Transition au Mali s’est dit honoré de l’invitation de son homologue Vladimir Poutine pour la visite officielle en Fédération de Russie et de celle au Tatarstan. Il a également vivement salué les autorités tatares pour l’accueil chaleureux réservé à sa délégation. Le Tatarstan a une population à près de 53% musulmane. En tant que membres de la communauté islamique mondiale, le Mali et le Tatarstan se doivent de mener des actions communes. C’est à cela que le Raïs Roustam Minnikhanov Nurgaliyevich a, également, invité le général d’Armée Assimi Goïta, au cours de leurs entretiens. « Nous organisons le Forum Russie-Monde islamique depuis près de 16 ans. La dernière édition tenue l’an dernier a enregistré 96 pays et 22 participants. Nous serons heureux d’accueillir une délégation malienne l’an prochain, surtout que notre capitale, Kazan, est désignée capitale de la Culture islamique en 2026 », a-t-il dit. Il a, aussi, annoncé que le président Poutine l’a nommé président du Groupe stratégique Russie-Monde islamique, et qu’à ce titre, il invite le Mali à désigner un représentant au sein de l’équipe de travail. Une séquence importante de cette visite a été l’échange de documents d’accord entre le ministre malien des Mines, Amadou Keita et son homologue tatar, devant les deux présidents. Au cours de cette réception au Palais du Rais de Kazan, le Président de la Transition a pu échanger, dans l’enceinte de l’édifice, avec la majorité des 35 étudiants maliens installés dans cette République. Il les a encouragés à réussir leurs études pour venir contribuer à « transformer le Mali ». La ville de Kazan est familière des grands rendez-vous internationaux, comme le sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) qu’elle a abrité en 2024. Le programme du Président Assimi Goïta au Tatarstan se poursuit ce jeudi avec la visite de certaines unités industrielles et des audiences qu’il accordera à certains responsables du secteur économique. AS/MD (AMAP)

