Le capitaine Traoré aux étudiants africains à Moscou : « Apprenez la pratique pour servir nos pays ! »
Bamako, 10 mai (AMAP) Le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a appelé, samedi, à l’Université de technologie chimique Dmitry-Mendeleev de Moscou, les étudiants africains et la communauté de la Confédération des États du Sahel (AES) à mettre leurs connaissances pratiques au service du développement de leurs pays, selon un communiqué de la Présidence du Faso, Le capitaine Traoré, en visite officielle, face à la salle, a souligné l’importance de la coopération avec la Russie, en clarifiant sa vision : « Nous ne sommes pas là pour demander des soutiens financiers ou des quotas de bourses. Nous voulons que nos partenaires envoient des instructeurs et des spécialistes pour dupliquer des universités comme celle-ci dans nos pays et former plus de monde. » Ces mots ont suscité une vive ovation. Le capitaine Traoré a insisté sur le rôle stratégique de la chimie dans le contexte géopolitique du Sahel, marqué par une lutte contre le terrorisme et l’impérialisme. « La chimie peut nous donner une avance dans la guerre contre le terrorisme en permettant la fabrication d’outils essentiels », a-t-il déclaré. S’adressant directement aux étudiants, il a lancé : « Vous avez la chance d’être à l’origine de la science et de la technologie. Profitez-en pour apprendre la pratique afin qu’elle serve à nos pays ! » Le président burkinabè a, également, réaffirmé l’engagement du Faso à intensifier la coopération avec la Russie, notamment dans l’Education. « Nous allons continuer à renforcer cette collaboration pour que vous, étudiants, puissiez développer nos pays grâce à vos compétences », a-t-il assuré, tout en exhortant les jeunes à transmettre leurs savoirs aux générations futures. Aux étudiants de l’AES venus en Russie, le capitaine Traoré a adressé un message clair : « Nous avons besoin de vous pour développer nos pays. » Il les a encouragés à s’appliquer dans leurs études et à mettre en pratique leurs connaissances pour répondre aux défis du Sahel. OS/MD (AMAP)
Sikasso : Remise de 15 tonnes de maïs aux sinistrés des inondations de mars dernier
Sikasso, 11 mai (AMAP) Quelques 15 tonnes de maïs ont été remises, samedi, aux victimes des pluies diluviennes dans la Région de Sikasso (Sud), en mars 2025, par le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, lors d’une cérémonie symbolique dans les locaux de la Direction régionale de l’Agriculture de la ville, rapporte le département chargé de l’Agriculture dans un communiqué. Dans leurs interventions, les sinistrés bénéficiaires du don représentés par des délégués et les autorités régionales ont salué les plus autorités nationales, « pour cet élan de solidarité », et exprimé leur reconnaissance au chef de l’État, le général d’Armée Assimi Goïta. « L’État pense à vous et apportera assistance en de telle circonstance partout au Mali », a dit le ministre de l’Agriculture. Il a, également, présenté « les condoléances des plus hautes autorités du pays », et fait observer une minute de silence en hommage aux victimes des inondations et de la situation sécuritaire que le Mali connaît. Daniel Siméon Kelema a imploré « Dieu, l’Éternel, de nous gratifier d’une bonne campagne agricole et nous épargner des fléaux. » A noter que le stockage de cette importante donation de céréales est confié à l’OPAM, au seul profit des producteurs sinistrés. On se rappelle de ces fortes précipitations liées, selon les spécialistes, au changement climatique avec son corollaire d’effets néfastes, parfois dévastateurs. Le cas enregistré à Sikasso, a occasionné de graves inondations avec une perte totale de 298 ha de cultures à travers 22 villages et fait, malheureusement, 2 morts. A la duite de cette catastrophe naturelle et face à l’urgence d’assister les populations sinistrées, le président de la Transition, chef de l’État, le général d’Armée Assimi Goïta, a instruit d’apporter aux victimes un appui consistant de vivres, à travers le Commissariat à la Sécurité alimentaire. OS/MD (AMAP)
9e Anniversaire de JELMA : La littérature malienne célèbre la culture et les écrivains*
Bamako, 10 mai (AMAP) Le mouvement des Jeunes esprits de la littérature malienne (JELMA) a marqué son 9e anniversaire, samedi, à la Bibliothèque nationale de Bamako, par une journée sous le thème « Année de la culture : écrivaines, acteurs indispensables », a constaté l’AMAP. Placée sous le parrainage du Dr Aboubacar Abdoulwahidou Maïga, directeur de l’Ecole supérieure de jouranlisme et de science de la communication (ESJSC), la cérémonie a rassemblé écrivains, passionnés de littérature et étudiants. « Cette journée s’inscrit dans notre engagement à promouvoir la littérature malienne », a déclaré Malick M’baye, président de JELMA et écrivain. Il a rappelé les origines du mouvement : « Il y a neuf ans, JELMA est né à l’Institut universitaire de gestion, initié par des étudiants passionnés de lecture et d’écriture. Notre objectif principal est de promouvoir l’écriture au Mali. » Malick M’baye a, également, souligné les ambitions secondaires du mouvement. « Nous contribuons au rayonnement de la littérature malienne, à la valorisation de la culture, à l’incitation des jeunes à la lecture et à l’écriture et à la promotion de l’excellence. » « Soutenir cette aventure, dès le départ, était essentiel. La littérature malienne, autrefois en retrait, connaît un renouveau grâce à ces jeunes esprits. Ils ont donné un nouveau souffle et une dynamique à travers leurs œuvres, devenant des sources d’inspiration », a dit le parrain de l’événement, Dr Aboubacar Abdoulwahidou Maïga, qui a salué l’impact de JELMA. Il a ajouté : « Auparavant, on parlait surtout des écrivains étrangers. Aujourd’hui, ces jeunes abordent nos problèmes, nos crises et l’actualité du pays dans leurs écrits, offrant des perspectives ancrées dans notre époque. » Expliquant le choix du thème, Malick M’baye a affirmé qu’«écriture et culture vont de pair. Les écrivains, en tant qu’acteurs culturels, mettent en lumière notre patrimoine et la créativité littéraire à travers les thèmes qu’ils explorent. » « Nous comptons aujourd’hui plus d’une centaine de membres à Bamako et au-delà, avec plus de cinquante titres publiés par nos membres », a annoncé M. M’baye. Entre 2023 et 2025, le mouvement a formé une centaine de lycéens aux techniques d’écriture et accompagné cinquante jeunes dans l’édition de leurs œuvres. « C’est notre manière d’assurer la relève et d’accomplir notre devoir générationnel », a-t-il estimé. La cérémonie a été marquée par des récitations poétiques, prestations de slam, défilés de mode, un concours de poésie et de culture générale, ainsi qu’une conférence autour du thème de l’année. MMD/MD (AMAP)
Sahara marocain : Le Directeur général de l’AFD en mission de terrain
Rabat, 10 mai (AMAP) Le Directeur général du Groupe Agence française de développement (AFD), Rémy Rioux, a annoncé, vendredi à Rabat, qu’il entamera une mission de terrain dans les provinces du Sud du Royaume, marquant ainsi une étape significative dans la concrétisation du rapprochement stratégique franco-marocain. A l’issue d’un point de presse, après une rencontre avec le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita. M. Rioux a déclaré inscrire cette visite dans le sillage de la Déclaration conjointe d’octobre 2024, signée à l’occasion de la visite d’État au Maroc du président français Emmanuel Macron, et qui avait scellé une dynamique nouvelle entre Paris et Rabat. « Vous vous souvenez qu’à cette occasion, le président Emmanuel Macron avait exprimé la nouvelle position de la France concernant les provinces du Sud », a rappelé le Directeur général de l’AFD, précisant que sa mission vise à « opérationnaliser rapidement » cette orientation stratégique. Réaffirmant l’élargissement du champ d’intervention de l’AFD aux provinces du Sud, M. Rioux a détaillé son programme de visite qui le conduira, dès samedi, à Laâyoune, puis à Dakhla les dimanche et lundi suivants. Ce déplacement s’inscrit dans une volonté manifeste de traduire en actes les engagements pris par les deux chefs d’État. Se félicitant de l’importance géostratégique des provinces du Sud, M. Rioux a souligné leur rôle central en tant que « trait d’union stratégique avec l’Afrique subsaharienne, le long de la façade atlantique », y voyant un axe de coopération porteur pour les projets de développement impulsés par l’AFD. Il a, par ailleurs, mis en exergue la solidité du partenariat entre le Maroc et l’AFD, rappelant que le Royaume demeure le premier partenaire du Groupe au niveau mondial. « Ce sont plus de 3 milliards d’euros de projets en cours, soit plus de 30 milliards de dirhams (1 euro = 10,46 DH), à travers 70 projets actifs mobilisant quelque 80 collaborateurs sur le terrain », a-t-il précisé, qualifiant cette présence d’ «évidemment très important». Cette visite de terrain s’inscrit dans le cadre du Partenariat d’exception renforcé scellé entre le Roi Mohammed VI et le président Emmanuel Macron. Elle traduit la volonté conjointe des deux nations de renforcer une coopération bilatérale déjà dense et de soutenir, de manière concrète, les dynamiques de développement inclusif et durable sur l’ensemble du territoire marocain. MD (AMAP)
Mali: Lancement d’un fonds de solidarité de la presse
Bamako, 10 mai (AMAP) Un Fonds de solidarité de la presse malienne, ‘Fonsopress’, pour faire face aux « difficultés structurelles menaçant la survie de nombreux médias », dans un contexte de mutation économique et technologique, a été lancé, ce 10 mai 2025 dans les locaux de la Maison de la presse, par son Comité de gestion, a constaté l’AMAP sur place. Selon le président du Comité de gestion du Fonsopress, Bassidiki Touré, le Fonds vise, entre autres, « à relever la dimension sociale des acteurs des médias face à diverses précarité; offrir une assistance complémentaire aux dispositifs classiques de protection sociale; améliorer les conditions de vie des journalistes grâce à des aides d’urgence, des formations et un accès à la protection sociale. » Il s’emploie également, toujours selon M. Touré, « à renforcer la durabilité du secteur par un plaidoyer permanent auprès des décideurs et des partenaires stratégiques des médias. » « L’adhésion au Fonds de solidarité de la presse est volontaire. Elle se fait par demande écrite adressée au président du Comité de gestion qui la soumet au Conseil d’administration pour approbation ou rejet », a-t-il expliqué. Et de préciser que le Fonds mobilise des ressources provenant, principalement, des cotisations des membres, des subventions publiques, des dons privés, les manifestations culturelles et la coopération internationale. « Il faut être à jour des cotisations pour avoir accès à tous les services et avantages. individuels ou collectifs que le Fonds fournit…», ont dit les initiateurs. Plusieurs responsables de médias nationaux ont assisté au lancement officiel des activités de ce nouvel outil de solidarité de la presse malienne dont la création devrait marquer une étape essentielle dans la consolidation de la liberté de la presse, le renforcement du pluralisme médiatique, et l’amélioration des conditions d’exercice du métier de journaliste. OD/MD (AMAP)
Bla : un camion transportant 177 enfants talibés en route pour Macina intercepté
Bla, 10 mai (AMAP) |Un camion-remorque, transportant 177 enfants âgés de 8 à 15 ans, a été intercepté, vendredi 09 mai 2025, aux environs de 15h15, par des éléments de la Brigade de recherches du Commissariat de police de Bla (Centre). L’opération, en pleine journée, a révélé que les enfants étaient accompagnés de 18 maîtres coraniques, dont 16 Burkinabés et 2 Maliens, qui affirment que les enfants sont des talibés en provenance de San et en route pour Macina, dans le cadre de la campagne de récolte du riz. Lors de la fouille du véhicule, les policiers ont découvert des faucilles, des nattes et des bouilloires, confirmant la version avancée par les accompagnateurs. Vu la situation d’insécurité actuelle du Mali et les conditions de voyage des enfants embarqués comme des animaux, les autorités locales ont été obligées de les retenir pour plus d’enquêtes. Selon certains, ils ont quitté San sous la forte chaleur et le soleil sans bâches sur le véhicule. Une enquête judiciaire a été immédiatement ouverte par le commissariat de Bla, sous la supervision du procureur compétent. En attendant la suite des investigations, les enfants ont été confiés au Service local de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille de Bla, qui a pris en charge leur restauration et leur protection. Selon le chef de ce service local, Digui Togo, les droits des enfants, n’ont pas été. La plupart d’entre eux ont entre 8 et 12 ans, ce qui est condamné par les lois maliennes. Cet acte rentre dans le cadre de l’exploitation des enfants. Le commissaire divisionnaire de Bla, Yaya Traoré, assisté du commissaire Soumaïla Traoré, poursuit les investigations pour faire toute la lumière sur « cette affaire sensible de déplacement massif d’enfants. » MO/MD (AMAP)
Serge Ekué, président de la BOAD, en visite au Mali pour renforcer la coopération bilatérale
Bamako, 9 mai (AMAP) Le Président de la Banque ouest africaine de développement (BOAD), Serge Ekué, a été reçu ce vendredi, à Bamako, par le Premier ministre malien, le général de Division Abdoulaye Maïga pour une rencontre .introduite par le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, et a permis de faire le point de la coopération entre Bamako et la BOAD, avec un accent sur les priorités du développement socio-économique du Mali. Les deux parties ont évoquées la vision « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 » et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033. « Le Mali est à la fois client et propriétaire de la BOAD. Ce qui touche le Mali nous touche aussi. C’est de notre union que nous tirons notre force. Nous sommes une maison de solutions », a déclaré Serge Ekué, soulignant l’engagement de la Banque à accompagner les ambitions maliennes. Les échanges ont porté sur des secteurs stratégiques tels que l’autosuffisance alimentaire, la santé, l’éducation et l’énergie, avec une volonté d’accélérer les efforts pour renforcer la résilience du pays. L’intégration du génie militaire dans la réalisation d’infrastructures a également été abordée. Le Premier ministre Maiga a insisté sur la situation particulière du Mali, confronté à des défis nécessitant un traitement préférentiel. « Nous apprécions le soutien de la BOAD et saluons la nomination d’un Malien, Abdoulaye Daffé, au poste de vice-président », a-t-il affirmé. Serge Ekué a qualifié la coopération avec le Mali de « fructueuse », avec un portefeuille actif de 22 projets pour un montant total de 377,147 milliards de Fcfa. Ces projets se concentrent sur les infrastructures routières (6 projets, 109,647 milliards de FCFA), l’énergie et l’eau (7 projets, 124,500 milliards de FCFA), l’agriculture (8 projets, 118 milliards de Fcfa) et les logements sociaux (1 projet, 25 milliards de Fcfa). Cette rencontre a réaffirmé l’engagement commun de l’institution sous-régionale de financement du développement et le Mali pour l’intégration régionale et le développement durable, avec une attention particulière sur les priorités définies par les autorités maliennes. OS/MD (AMAP)
Lutte contre la corruption : l’OCLEI et la BOAD s’engagent pour une gouvernance transparente
Bamako, 9 mai (AMAP) Le président de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI), Dr Moumouni Guindo, a signé jeudi, à Bamako, avec le vice-président de la Banque ouest africain de développement (BOAD), Braima Luis Soares Cassama, un protocole de partenariat pour promouvoir une gouvernance croissante et transparente. LCette collaboration s’articulera autour d’axes concrets, que sont le partage d’informations pertinentes, la sensibilisation des acteurs, le renforcement des capacités techniques et l’évaluation rigoureuse des risques de corruption. La démarche ayant conduit à cet engagement remonte à 2020, lorsque la BOAD a exprimé le souhait d’explorer avec l’OCLEI les voies d’une collaboration stratégique. « Ce dialogue, nourri par une volonté partagée de promouvoir la bonne gouvernance, trouve aujourd’hui son aboutissement dans un partenariat structurant », s’est réjoui Dr Guindo. Selon lui, cet acte marque une étape décisive dans la volonté commune de promouvoir une gouvernance vertueuse, fondée sur la transparence et l’intégrité, à travers la lutte contre le fléau de la corruption et de l’enrichissement illicite. C’est aussi une promesse d’actions concrètes visant à préserver les maigres ressources du pays. Le président de l’OCLEI a souligné que la BOAD, en tant qu’institution de développement majeure dans la sous-région, incarne les valeurs de solidarité et de progrès économique. Elle joue un rôle crucial dans le financement des projets structurants et dans la transformation économique des États membres. Et l’OCLEI s’emploie, au quotidien, à prévenir, détecter et contribuer à la répression des faits d’enrichissement illicite, phénomène qui a gravement contribué à la déliquescence de notre pays. Il anime et coordonne, au besoin, les moyens d’investigation dont disposent les administrations et services publics, au niveau national qu’international. En unissant les efforts, a estimé Dr Moumouni Guindo, les deux structures renforcent ainsi leur capacité commune à identifier, prévenir et combattre toutes les formes de délinquance financière. Pour sa part, le vice-président de la BOAD a reconnu le rôle déterminant que joue l’OCLEI dans sa mission stratégique de prévention, de lutte contre la corruption. Selon Braima Luis Soares Cassama, la lutte contre ce fléau, qui mine les économies et freine le développement, est un défi collectif. « Seule l’action conjointe peut porter des résultats durables », a-t-il déclaré, précisant que cette pratique néfaste se manifeste par l’offre, la réception ou la sollicitation d’avantages en vue d’influencer des décisions. Le vice-président de la BOAD a rappelé que son établissement, depuis sa création en 1973, s’engage pour un développement équilibré de ses États membres. Au Mali, il a financé des projets pour un montant de 929,8 milliards Fcfa en faveur du développement économique durable. Braima Luis Soares Cassama a aussi souligné que sa Banque a mis en place des outils comme une politique de prévention et de lutte contre la corruption et la fraude, et une politique de protection des lanceurs d’alerte, avec un système d’alerte sécurisé. Pour lui, la signature de cette convention illustre la volonté de la BOAD de tisser des liens solides et durables avec les Institutions des pays membres de l’UEMOA engagées dans la lutte contre la fraude et la corruption. L’OCLEI devient la septième institution régionale avec laquelle la Banque signe un tel accord. NK/MD (AMAP)
Mali : Risques d’inondations lors de la saison pluvieuse qui sera précoce (Spécialistes)
Bamako, 9 mai (AMAP) La saison pluvieuse de cette année, qui sera précoce dans presque toutes les régions du Mali, sera marquée par des cas d’éclairs, des foudres et vents très violents d’après les spécialistes appelant les populations à la prudence et à la vigilance, lors d’une rencontre, jeudi, au Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC). Cette session, présidée par le conseiller technique du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le colonel Sidiki Togo, a été instruite lors de la réunion tenue, du Comité interministériel de gestion de crises et catastrophes, à la Primature le 2 mai dernier, sous la conduite de son président, le Premier ministre, général de division Abdoulaye Maïga. Il s’agit d’une invite à des réflexions visant à dégager et à proposer des mesures en vue de pouvoir anticiper les inondations en tirant les leçons de l’hivernage passé. Le chef du CECOGEC, le colonel sapeur-pompier, Issa Raoul Dabo, en présence du représentant de l’Agence nationale de la météorologie du Mali (Mali-Météo), Bakari Mangané, a fait savoir qu’ « il s’agit, pour le comité technique, de faire le bilan des inondations de 2024 en termes d’activités et de réalisations au sein des différents départements sectoriels. Mais, aussi, pour chaque département, de proposer des actions anticipatoires dans le cadre de l’hivernage 2025. » Pour le colonel sapeur-pompier Dabo, ces propositions seront soumises à la hiérarchie pour les dispositions appropriées et les décisions à prendre pour la sauvegarde de la vie de la population, des biens et de l’environnement. Pour sa part, le conseiller technique du ministre chargé de la Sécurité. a indiqué que cette initiative traduit la volonté des autorités du Mali « à protéger les personnes, les biens et l’environnement contre les effets délétères des catastrophes. Cela, en empêchant leur éclosion ou tout au moins en minimisant les impacts en cas de leur survenue. » Le colonel Togo a appelé les participants à tout mettre en œuvre pour mener des réflexions à travers des analyses objectives en vue de proposer à la hiérarchie, des mesures tendant à la prise de décisions éclairées. Mais aussi, pour renforcer la résilience de notre pays face aux catastrophes d’une manière générale. En outre, il a prévenu que les prévisions météo annoncent une saison des pluies 2025 tout au moins pluvieuse que celle précédente. Cela pour dire qu’il urge d’agir. «Dès lors, il nous appartient, nous techniciens de faire une rétrospective sectorielle pour capitaliser les bénéfices des activités de 2024, puis, une projection à partir d’éléments objectifs», a-t-il souligné. De son côté, le représentant de Mali-Météo, a signalé que « la saison a démarré très tôt et va continuer dans beaucoup de nos régions. » Bakari Mangané a appelé « la population à se préparer pour faire face à la nouvelle saison qui s’annonce pluvieuse pourvu qu’on arrive à anticiper pas mal d’évènements. «La saison sera précoce dans presque toutes les régions et ensuite son évolution va être normale courant les mois de juillet-août-septembre prochains», a-t-il annoncé, tout en prévenant que pendant ces périodes, le risque d’inondations sera très élevé. SS/MD (AMAP)
Entrevue entre le Premier ministre et l’ambassadeur du Japon : La participation du Mali à l’Expo 2025 Osaka Kansai au cœur des échanges
Bamako, 9 mai (AMAP) Le Premier ministre Abdoulaye Maïga a reçu en audience, jeudi 8 mai à la Primature, l’ambassadeur du Japon au Mali, Yukuo Murata, qui a échangé avec le Pren chef du gouvernement malien sur l’exposition universelle (Expo 2025) prévue du 13 avril au 13 octobre 2025, à Osaka Kansai au Japon. À sa sortie d’audience, le diplomate japonais a confié avoir L’ambassadeur Murata a indiqué avoir discuté avec le Chef du gouvernement des contours de la participation du Mali à cette exposition au cours de laquelle sera organisée la journée du Mali le 2 août prochain. « Nous attendons également la participation éventuelle du Premier ministre à cette occasion », a-t-il annoncé. Le diplomate japonais a saisi l’occasion pour saluer le dynamisme de la coopération entre les deux pays. Une vitalité qui se traduit par plusieurs actions concrètes dont la remise de matériaux à des écoles de formation professionnelle à Bamako en début d’année. Plus récemment, l’ambassade du Japon a annoncé le financement, dans le cadre du renforcement de la résilience et du développement durable au Mali, de plusieurs projets à mettre en œuvre par certaines agences du système des Nations-unies et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dans le cadre du budget supplémentaire du Japon pour l’année 2024-2025. L’ambassadeur Yukuo Murata, qui a pris fonction, en novembre 2024, après la présentation de sa lettre de créance au Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a réitéré l’engagement de son pays à soutenir les initiatives des autorités maliennes. L’Expo 2025 Osaka Kansai offre une opportunité de six mois d’échanges et de dialogues internationaux centrés sur le thème :« concevoir la société du futur, imaginer notre vie de demain». AT/MD (AMAP)

