Procès « affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires » : Réquisitoire du ministère public
Bamako, 03 juin (AMAP) Le ministère public, Koké Coulibaly, a demandé, jeudi, à la Cour d’assises de Bamako, de maintenir tous les accusés, dans les liens de l’accusation, dans « l’affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires » et de les condamner à des peines maximales et exemplaires, « à l’exception de Mahamadou Camara, contre qui il a requis l’extinction des poursuites. A la 19ème journée d’audience de la session spéciale de la Cour d’assises, le substitut du parquet général qui assure le rôle du ministère public dans ce procès, avait, auparavant, fait le rappel historique de l’affaire en jugement. Il a, selon lui, montré « la place et le rôle de tout un chacun dans la société. » Avant de rentrer « dans la démonstration technique des faits et le rappel du niveau d’implication de chacun des accusés. » La défense va commencer sa plaidoirie, lundi 07 juillet 2025, « si nécessaire » poursuivre le mardi. La cour rendra sa décision mercredi 09 juillet 2025. ST/MD (AMAP)
Clôture du projet SHEP : d’une logique de cultiver pour consommer à celle de produire pour vendre
Bamako, 3 juillet (AMAP) Le ministre de l’Agriculture, Siméon Daniel Kelema a expliqué, jeudi, à Bamako, que l’objectif principal du Projet SHEP (Smallholder Horticulture Empowerment Project), qui se veut innovant, était « d’encourager les producteurs à passer d’une logique de cultiver pour consommer à celle de cultiver pour vendre. » Le ministre Kelema a présidé, ce jeudi, au Centre international de Conférence de Bamako (CICB), la clôture du Projet SHEP, lancé le 29 août 2022 sur cette approche qui « vise à améliorer la productivité, la rentabilité et la commercialisation, tout en intégrant les réalités du marché dans les pratiques agricoles. » Le projet visait à promouvoir une agriculture orientée vers le marché, avec le soutien de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) « Cet atelier de clôture offre l’opportunité de partager les impacts positifs du projet SHEP sur les exploitants agricoles et les communautés locales dans les régions ciblées », a déclaré le ministre de l’Agriculture. Il a précisé que cet événement constitue une occasion pour les parties prenantes de mettre en lumière les effets du projet en termes de revenus générés, de changement dans les pratiques agricoles, d’autonomie accrue des exploitants agricoles, ainsi que de réduction de l’exode rural. De son côté, l’ambassadeur du Japon au Mali, Yukuo Murata, a affirmé que ce projet, financé par le Japon à hauteur de 421 889 475 Fcfa, visait à contribuer à l’amélioration des revenus des petits producteurs, à travers la promotion de l’agriculture orientée vers le marché, notamment par la diffusion de l’approche SHEP. Il a rappelé que cette approche, développée au Kenya en 2006, a été introduite dans 26 pays, dont le Mali et a permis de transformer le modèle agricole. « Le nombre total de bénéficiaires du projet s’élève à environ 3 000 personnes », a-t-il souligné. « Avec le projet SHEP, nous avons compris que l’agriculture ne se fait plus au hasard. Nous devons chercher des clients avant de produire. Leur formation nous a permis d’adapter notre production aux besoins réels du terrain », a déclaré Mme Cissé Awa Konté, bénéficiaire du projet. Pour rappel, les régions de Kayes (Ouest), Koulikoro, Ségou (Centre) et Sikasso (Sud) ont bénéficié de cette première phase du projet SHEP. Les bénéficiaires ont exprimé leur souhait de voir une seconde phase mise en œuvre, afin d’élargir l’impact du projet à un plus grand nombre de producteurs à travers le Mali. MMD/MD (AMAP)
Le CNT adopte le projet de loi, donnant un mandat de 5 ans, renouvelables, au présidant de la Transition
Bamako, le 3 juillet (AMAP) Le Conseil national de Transition (CNT) a adopté, ce jeudi 03 juin 2025, à l’unanimité par 131 votants, le projet de loi révisant la Charte de la Transition et donnant un mandat de 5 ans, renouvelables au présidant de la Transition, a constaté l’AMAP. Selon la Charte de la Transition révisée, le président de la Transition remplit « les fonctions de Chef de l´Etat pour une durée de 5 ans, renouvelables, autant de fois que nécessaire, jusqu’à la pacification du pays, à compter de la promulgation de cette Charte. » Toutefois, cette durée peut être écourtée, dès que les conditions permettant l’organisation d’élection présidentielle transparente et apaisée sont réunies. La Charte prévoit, également, que le président de la Transition est éligible « à l’élection du Président de la République et aux élections générales qui seront organisées pour marquer la fin de la Transition. » Cette disposition est, aussi, valable pour les membres du gouvernement et du CNT. La Transition prend fin avec l’élection présidentielle organisée par les autorités de la Transition, la prestation de serment et la passation des charges au nouveau Président élu. Le texte signale que jusqu’à la mise en place de nouvelles institutions prévues par la Constitution, les organes de la Transition continuent d’exercer leurs fonctions et attributions. Cette révision permet d’adapter le dispositif de la Transition aux mutations politiques, institutionnelles et sécuritaires intervenues dans le pays et d’instaurer une limite temporelle claire du processus transitoire, souligne le rapport de la Commission loi saisie pour l’étude au fond. « Il s’agit également de donner satisfaction aux attentes légitimes du peuple », soutient la Commission des Lois de l’organe législatif de la Transition. Le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien au Processus électoral, Mamani Nassiré, qui a porté ce projet, a déclaré que son adoption permet d’engager une nouvelle orientation politique afin de parvenir à la pacification du pays avant toute chose. Les travaux étaient dirigés par le Président du CNT, le Général de corps d’armée Malick Diaw. Le Conseil des ministres du Mali a adopté, le 11 juin 2025, ce projet de loi révisant la Charte de la Transition afin d’accorder au chef de l’État un mandat de 5 ans renouvelable à partir de 2025, « conformément aux recommandations des concertations des Forces vives de la Nation et des Maliens de l’extérieur. » « Cette révision répond aux attentes légitimes du Peuple malien pour une refondation de l’État et une souveraineté pleine », soutient le communiqué du Conseil des ministres du mercredi 11 juin 2025. Ce projet de loi s’inscrit dans la mise en œuvre des 517 recommandations issues des Assises nationales de la refondation (ANR), tenues du 27 au 30 décembre 2021, qui appelaient à des réformes politiques et institutionnelles prioritaires avant l’organisation d’élections. OD/MD (AMAP)
Ténenkou : Echanges sur la gestion des inondations
Ténenkou, 3 juillet (AMAP) Une rencontre en vue de faire un plaidoyer auprès des principaux acteurs afin de prévenir les risques d’inondations dans le cercle de Tenenkou, s’est tenue mercredi, dans la salle de réunion du CSREF de Tenenkou, a constaté l’AMAP. Organisée par le service local du développement social et de l’économie solidaire, cette rencontre a été présidée par l’adjoint du préfet du cercle, le capitaine Boubacar Sissoko. Pour la représentante du service local du développement social, Aminata Asseydou , cette rencontre est un cadre idéal pour appeler les principaux acteurs à se mobiliser pour faire face aux inondations. Elle a tenu à saluer l’élan de solidarité qui s’est manifesté l’an dernier en faveur des sinistrés des inondations dans le cercle de Tenenkou. Le secrétaire général de la mairie, Hamsala Modibo Cissé s’est félicité de l’organisation de cette rencontre de plaidoyer qui vient en soutien aux efforts de la collectivité qui, en prélude à l’hivernage, a déjà initié des actions notamment les travaux de renforcement de la digue de ceinture qui ont déjà commencé avec le soutien de l’ONG IRC. Au nom du Maire de la commune urbaine, il a remercié l’ensemble des partenaires qui ont accompagné le comité communal d’évacuation des eaux lors des inondations. L’adjoint du préfet du cercle, prenant la parole s’est également réjoui d’une telle initiative. Il a rappelé l’impérieuse nécessité de mobiliser tous les acteurs afin de prévenir tout risque d’inondations dans le cercle ou d’atténuer ses conséquences. Il a profité de la tribune pour remercier les principaux partenaires et les personnes de bonne volonté qui sont venues en soutien aux efforts des autorités administratives et du comité communal d’évacuation des eaux pour faire face aux inondations de la saison dernière. Il a aussi affirmé que cette session de plaidoyer sur la gestion des inondations s’inspire du plan de contingences multirisques et du plan d’organisation secours , un outil de coordination dans la gestion urgente des sinistres et catastrophes. Enfin, il a rappelé que l’administration continuera à œuvrer afin de trouver des solutions idoines en vue d’améliorer le cadre de vie des populations avant d’inviter les principaux partenaires à se mobiliser pour apporter une réponse efficace à cette question. Après les interventions des officiels, les agents du service local du développement social à travers une projection ont édifié les participants sur le phénomène du changement climatique qui est d’ordre naturel et anthropique, les conséquences des inondations, les actions menées pour soulager les sinistrés et les contributions octroyées par les différents partenaires et personnes de bonne volonté. Il faut aussi noter qu’un plan d’action a été élaboré afin de mieux faire face à ce phénomène. En retour, les autorités coutumières et traditionnelles se sont engagées à intensifier la sensibilisation auprès des communautés pour un changement de comportement. Les partenaires également se sont engagés à accompagner toutes initiatives visant à prévenir tout risque d’inondations dans le cercle de Tenenkou. En 2024, selon le service local du développement social et de l’économie solidaire, 4500 cas de victimes d’inondations avec 3 cas de pertes en vies humaines ont été recensés dans le cercle de Tenenkou sans oublier les nombreux dégâts matériels. AS/KM (AMAP)
Sikasso : Des kits alimentaires offerts à 150 personnes déplacées internes
Sikasso, 3 juillet (AMAP) Le Groupe de recherches d’actions et d’assistance pour le développement communautaire (GRAADECOM) en partenariat avec la fondation stromme a procédé, mercredi à son siège, à la remise de 150 kits alimentaires à 150 Personnes déplacées internes (PDI) du cercle de Sikasso, a constaté l’AMAP. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le représentant du préfet du cercle de Sikasso Salif O. Maïga, en présence du directeur exécutif de l’ONG GRAADECOM Fousséni Dembélé, du chef du service local du développement social et de l’économie solidaire Issa Bagayogo. Ont pris part à la rencontre, plusieurs PDI du cercle de Sikasso. Le don était composé de 150 sacs de 50kg de riz, 150 cartons de spaghettis, 150 bidons de 5litres d’huile et de 150 sacs de sel de 25kg. Le coût total du don s’élève à 7 500 000FCFA. « Les kits alimentaires que nous remettons aujourd’hui sont bien plus que des colis de vivres. Ils symbolisent une chaine de solidarité qui unit les donateurs, les autorités, les communautés locales et les ONG pour faire face à la souffrance et à l’exclusion », a déclaré le directeur exécutif de l’ONG GRAADECOM Fousséni Dembélé. Il a ajouté qu’en tant qu’acteur humanitaire, il a le devoir morale d’agir, non seulement pour répondre aux besoins essentiels mais aussi pour redonner espoir aux PDI. En outre, Fousséni Dembélé a souligné que les enfants des PDI bénéficient également de programmes relatifs à l’éducation accélérée du GRAADECOM. Toute chose qui leur permettra d’éviter la mendicité. S’adressant aux bénéficiaires, il a affirmé ceci : « Vous n’êtes pas seuls. Votre résilience est une leçon de courage pour nous tous… ». Par ailleurs, il a saisi l’occasion pour saluer, d’une part la fondation stromme pour son appui technique et financier, et d’autre part, le rôle déterminant joué par les autorités locales et communales pour la coordination efficace de l’activité. Quant au porte-parole des bénéficiaire Belco Barry, il a remercié l’ONG GRAADECOM pour sa bonne volonté et son esprit de solidarité. Il a profité de l’occasion pour remercier l’ensemble des autorités régionales pour leur générosité. Selon le représentant du préfet du cercle Salif O. Maïga, ces kits alimentaires viennent renforcer le tissu social et témoigne de notre attachement aux valeurs de solidarité et de partage qui sont au cœur de notre culture. « J’appelle à la mobilisation générale, chacun, à son niveau, peut contribuer à l’effort de solidarité. Nous avons tous un rôle à jouer dans la construction d’un avenir meilleur pour notre cercle », a-t-il lancé. Et de remercier les initiateurs, les partenaires ainsi que les bénévoles qui ont contribué à la réalisation de l’évènement. MFD/KM (AMAP)
4è Conférence internationale sur le financement du développement : Faire de la dette souveraine un facteur de développement
Envoyé spécial Cheick M. TRAORÉ Séville, 2 juil (AMAP) La problématique de la dette souveraine a été débattue, mercredi, par les décideurs, patrons d’institutions de financement et experts… à la 4è Conférence internationale sur le financement du développement. Ils ont tous convenu de l’urgence de réformer l’architecture de la dette souveraine et de la suspension du service de la dette en cas de crise. La dette souveraine des pays en développement préoccupe les bailleurs de fonds : bilatéraux comme multilatéraux. Cette problématique était au cœur de la 4è Conférence internationale sur le financement du développement (FFD4). La table ronde a lieu sur « mettre en place une architecture de dette souveraine axée sur le développement. » Le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a participé à ce débat co-présidé par le Chef d’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez. C’était en présence des patrons de la Banque mondiale et d’autres organisations œuvrant pour la prospérité de l’humanité. Les causes du surendettement sont multiples. Elles s’expliquent, selon le ministre Alousséni Sanou, par une diminution des ressources concessionnelles et l’application de conditionnalités non économiques souvent imposées pour l’accès au financement par certains partenaires, obligeant nos États à recourir à une dette commerciale plus chère, cherté souvent sans lien avec l’environnement économique régional. Aussi a-t-il dénoncé le non respect de l’engagement des pays développés d’affecter 0,7% de leur PIB à l’aide publique au développement. S’y ajoute le poids du service de la dette qui réduit l’espace budgétaire des États et diminue leur capacité à faire face aux dépenses stratégiques comme la défense, les secteurs à forte croissance et le développement humain. ENDETTEMENT PRUDENT – En dépit de ce contexte défavorable et des défis qui l’assaillent, le Mali fait des efforts énormes pour maintenir son endettement à un niveau acceptable. « Au Mali, l’encours de la dette représente 49,7% du PIB et le service de la dette vaut 33% des recettes fiscales. La part des partenaires bi et multilatéraux diminue de plus en plus et s’établit à 51,6% des dettes », s’est réjoui le patron de l’hôtel des Finances. Niveau qui est loin des 70% fixés par les normes communautaires. Malgré cet embelli, le gouvernement accroît les efforts en faveur d’une « gestion rigoureuse et transparente de la dette publique tout en s’inscrivant dans une vision à long terme Mali 2063 ». Cette vision, selon lui, s’appuie sur les principes de souveraineté, de bonne gouvernance et définit les réformes nécessaires au développement des ressources internes (digitalisation, relecture des différents codes). Sa mise en œuvre, a assuré le ministre Sanou, continue d’assurer au Mali un risque de surendettement modéré et une viabilité de sa dette comme le témoignent les rapports 2024 de la Banque mondiale et 2025 du Fonds monétaire international (FMI). Comme stratégie pour assurer une autonomie financière, le ministre Sanou a indiqué que l’État priorise le financement des secteurs stratégiques porteurs de croissance durable, impactant positivement les populations, les investissements dans la sécurité et dans la lutte contre les effets du changement climatique. Pour consolider ces acquis, Alousséni Sanou prône une réforme de l’architecture financière internationale en renforçant et en rendant flexible les mécanismes de financement pour les pays fragiles (zones de conflit). Il préconise une innovation dans les mécanismes permettant d’éviter une accumulation des arriérés de paiement. Invitant à prendre en compte les spécificités et les visions des pays à travers des mécanismes d’allocation adaptés et, au-delà des secteurs classiques, stratégiques comme l’énergie, les infrastructures, il est important d’orienter l’endettement vers le financement des projets créateurs d’emplois et à forte valeur ajouté. Le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, avait, en introduction, rappelé que nos pays font face à un dilemme : rembourser leur dette ou investir dans le développement pour améliorer durablement les conditions de vie des populations . Cette torture peut être évitée en acceptant une réforme profonde de l’architecture financière internationale et de la dette. Cela nécessite beaucoup de transparence, une révision des critères des agences de notation qui constituent une entrave à l’accès des pays au financement, tout en augmentant le taux de remboursement. Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a plaidé pour la « création de clause de suspension du service de la dette en cas de crise ». Insistant sur l’importance de la collecte d’impôts en fixant des seuils minimums de collecte de mobilisation des ressources internes, il a demandé de mettre un terme aux paradis fiscaux qui facilitent l’évasion fiscale pendant que des milliards de personnes n’ont pas accès aux services sociaux de base. Pour un expert intervenant lors du panel, le financement du développement nécessite une vision globale. Pour ce faire, insiste le spécialiste, il importe de passer des flux spéculatifs à long terme qui déstabilisent les pays pauvres aux flux transparents et positifs à court terme. Il propose à cet effet de modifier la législation dans les pays emprunteurs afin d’empêcher les institutions comme le Fonds monétaire international (FMI) à changer de comportement. L’accès à des prêts adaptés et à faible coût, est un levier indispensable pour un développement humain durable afin de prévenir les conflits. Sur la question la ministre chargée de l’Environnement participait au même moment à un événement spécial sur « financement de l’environnement dans les zones de conflits ». Interrogée, Mme Doumbia Mariam Tangara a insisté sur un engagement commun de nos États à faire face à ces changements globaux notamment les effets néfastes du changement climatique. CMT/MD AMAP)
Projet de résilience dans le Sahel : Validation du Plan d’action stratégique territorial pour la zone du Liptako-Gourma
Bamako, 1er juillet (AMAP) Les acteurs du Projet de résilience dans le Sahel, dans le cadre de la formulation du Plan d’action stratégique territorial pour la zone du Liptako-Gourma (PAST-LG), ont entamé ce lundi, à Bamako, les travaux de validation de la version finale du rapport diagnostic, a constaté l’AMAP. Selon le secrétaire général du ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et des Domaines, Amadou Maïga, cet atelier, qui réunit les parties prenantes de l’étude, constitue une étape décisive pour la suite de l’élaboration du PAST-LG. Il fait suite à la rencontre de Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso, tenue du 18 au 25 janvier 2025, ainsi qu’aux sessions des comités nationaux interministériels de pilotage de l’étude. L’objectif de cet atelier sous-régional est, selon M. Maiga, d’harmoniser et valider le rapport diagnostic de la zone du Liptako-Gourma, présenter les résultats intermédiaires du PAST-LG, et prioriser et spatialiser les opportunités d’investissements. Amadou Maïga a précisé que le PAST-LG repose sur trois grandes recommandations stratégiques, portant sur les thématiques suivantes : la connectivité, la transformation économique, la transition énergétique et le développement territorial durable. De son côté, Mathias Spaliviero, chef du bureau Afrique de l’Ouest de l’ONU-Habitat, a déclaré que le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), est convaincu que l’engagement collectif est un levier puissant pour répondre à l’urgence des besoins, mais aussi pour construire des solutions durables. « Notre approche repose sur des solutions intégrées et intersectorielles : renforcement de l’analyse des données, accès à l’énergie, résilience climatique, infrastructures, et développement humain inclusif et informé. Ce plan d’action incarne les aspirations de l’ensemble des parties prenantes et des collectivités nationales, qui en orientent la formulation et la mise en œuvre », a-t-il poursuivi. Il a également assuré que le PNUD, aux côtés d’ONU-Habitat, demeure pleinement engagé à accompagner les gouvernements des trois pays dans la finalisation et la mise en œuvre du plan d’action. Pour rappel, le Projet de résilience dans le Sahel, financé par le gouvernement suédois ,est conduit sous le leadership des gouvernements du Burkina Faso, du Mali et du Niger, avec l’appui d’ONU-Habitat et du PNUD MMD/MD (AMAP)
« L’Ombre d’un soir » : Une pièce de théâtre qui appelle à la citoyenneté
Bamako, 2 juil (AMAP) La pièce ‘L’Ombre d’un soir’, montée par l’Association Notre Culture (ANC), a offert, mardi soir, au public une œuvre sensible et engagée autour de la dignité, de l’honneur et de la citoyenneté dont la représentation s’est déroulée à Kuma Sô Théâtre, au Quartier du Fleuve, devant une foule de spectateurs, dans une cour bondée. Lors du spectacle, les comédiens ont incarné avec intensité l’histoire d’un amour impossible entre une noble et un griot, empêché par le poids des castes et des traditions. Une union rejetée par les parents, dans une société où le rang social continue de peser plus lourd que les élans du cœur. Écrite par Salimata Togora et mise en scène par Mohamed Diawara, la pièce interroge les traditions et les barrières sociales, tout en prônant des valeurs telles que la dignité, l’honneur, la droiture et le respect des fondements culturels. Plus qu’un simple exercice artistique, ‘L’Ombre d’un soir’ se veut une réflexion profonde sur les effets de certaines normes sur les liens matrimoniaux. Dans un décor minimaliste de bancs, chaises en bois, nattes tressées, le public a voyagé durant 1h30mn au cœur d’une société figée dans nos réalités sociales. « On peut être griot et avoir de la dignité, comme être noble et manquer d’honneur », explique le metteur en scène pour qui la citoyenneté n’est pas un statut mais un comportement. Un message largement compris par l’assistance, captivée de bout en bout. À la sortie, les témoignages émus fusaient. « J’ai vécu la même chose », confie un spectateur, encore bouleversé. « Les parents de ma première femme ont refusé qu’elle m’épouse parce que je suis griot », se remémore-t-il, avec amertume. Le titre ‘L’Ombre du soir’, ou ‘Chou dia’, en Bambara, renvoie, selon la dramaturge, à l’instant charnière de la pièce : une escapade amoureuse surprise au crépuscule, qui révèle au grand jour une relation interdite. Selon Salimata Togora, l’idée est née d’un appel à la création lancé par le ministère de la Culture, à l’occasion de l’année de la Culture, autour du thème des valeurs citoyennes. « À travers cette pièce, on veut questionner nos traditions et faire passer un message : la citoyenneté, ce n’est pas un statut, c’est un comportement », a-t-elle souligné. TC/MD (AMAP)
Attaques dans le cercle de Bafoulabé : Deux pertes en vie humaine, des dégâts matériels et plusieurs terroristes neutralisés
Bafoulabé, 2 juillet (AMAP) Les groupes terroristes ont multiplié mardi des attaques dans de nombreuses localités du pays avant d’être neutralisés par les Forces armées maliennes, a appris l’AMAP de sources concordantes. Les mêmes sources précisent qu’à l’Usine Diamont Ciment de Gangonteri, dans le Cercle de Bafoulabé, deux de nos soldats ont perdu la vie et les forces obscurantistes ont emporté deux véhicules, avant de mettre le feu à des machines, voitures, camions et les bâtiments et enlevé un travailleur. Dans une autre localité du Cercle de Bafoulabé, à Karaga, les Groupes armés ont commis des attaques occasionnant d’importants dégâts aux moyens roulants et aux infrastructures. Toujours dans le Cercle de Bafoulabé, à Sélinkégny, ils ont calciné des véhicules, enlevé un Pick-Up avant d’être anéantis par les Forces loyalistes. BM/KM (AMAP)
Les femmes de Ségou : tirer profit du Niger, malgré les défis
Par Aminata PONA Ségou, 2 juil (AMAP) À Ségou, surnommée la Cité des Balanzans, le fleuve Niger n’est pas seulement une ressource pour les exploitants de sable, il est aussi une source de revenus pour les lavandières. Ces femmes, qui lavent le linge au bord du fleuve, jouent un rôle clé dans l’économie locale tout en surmontant de nombreux défis. Mais ce métier, exercé par de nombreuses femmes, fait face à des contraintes physiques et financières. Entre résilience et débrouillardise, elles soutiennent leurs familles dans des conditions souvent éprouvantes. Koniba Coulibaly, installée dans le quartier Somonoso, pratique ce métier depuis 17 ans. Cette activité lui permet de subvenir à ses besoins, de soutenir sa famille et de financer la scolarité de ses enfants. « C’est contraignant, mais je suis satisfaite », confie-t-elle. Pourtant, elle regrette que certains clients n’apportent pas de savon, l’obligeant à en acheter elle-même. La perte d’habits, emportés par le vent ou mélangés à d’autres linges, l’amène parfois à dédommager ses clients. Épuisée après de longues journées de travail, de 8h à 18h, Koniba se repose le lundi pour récupérer. « Parfois, je suis trop fatiguée pour me laver ou manger », admet-elle. Malgré ces défis, elle gagne entre 3 500 et 4 500 FCFA par jour, en partie grâce à une stratégie de porte-à-porte qui lui a permis d’élargir sa clientèle. Saly Sogoba, lavandière depuis six ans dans le quartier Sido Soninkoura, partage une expérience similaire. Avec des revenus quotidiens de 5 000 FCFA ou plus, elle a pu financer le trousseau de mariage de sa fille et répondre aux besoins de sa famille. « Ce travail est bénéfique, mais la saison des pluies complique tout », explique-t-elle. La montée des eaux du Niger et les risques de noyade limitent leur activité, tandis que la perte d’habits, comme un foulard qui lui a coûté 3 000 FCFA à remplacer, reste une contrainte fréquente. Fanta Coulibaly, une autre lavandière, voit ses commandes augmenter lors des fêtes, des rentrées scolaires et des mariages. Elle gagne entre 2 000 et 3 000 FCFA par jour pour neuf heures de travail, selon la quantité de linge. « C’est épuisant. Je me lève tôt pour les tâches ménagères avant d’aller laver. À la fin de la journée, je m’endors immédiatement », confie-t-elle. Malgré des journées parfois sans travail, ce revenu, bien que modeste, lui permet de subvenir à ses besoins. Ces femmes incarnent la résilience face aux défis d’un métier physiquement exigeant et financièrement précaire. Leur travail, essentiel pour leurs familles, mériterait un soutien accru pour améliorer leurs conditions, notamment pendant la saison des pluies, et valoriser leur contribution à la communauté. AP/ADS/MD (AMAP)

