Caravane de reboisement « Mali vert » : Quelque 100 pieds d’arbres fruitiers plantés à la Cité des enfants de Bamako

Bamako, 28 août (AMAP) Les responsables du Festival international de consolidation de la paix de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), ont dans le cadre de la prémière édition, procédé, jeudi, à la Cité des enfants de Bamako, le lancement officiel des activités de la « Caravane de reboisement « Mali vert », a constaté l’AMAP sur place. Du 28 au 29 août, il est prévu de planter 1 000 pieds d’arbres fruitiers, notamment des plants de karité, avocatiers, citronniers, goyaviers, zabans, orangers, pomme cannelle, tangelos etc. Sur ce total, 100 pieds ont été plantés dans la cour de la Cité des enfants de Bamako, lors du lancement de la caravane sous le thème : « Planter un arbre, c’est donner la vie, planter un arbre fruitier c’est lutter contre l’insécurité alimentaire et le changement climatique. » Selon le président du Festival international de consolidation de la paix de l’AES, Aboubacar Sidiki Traoré, l’objectif de ce programme est de lutter contre la désertification et le réchauffement climatique et pour la consolidation des relations entre les pays membres de l’AES. Il a annoncé que 103 pieds d’arbres ont été offerts à l’ambassadeur du Burkina Faso au Mali et le même nombre à celui du Niger, dans le cadre de l’AES. Le chef du service local des Eaux et Forêts de la rive gauche du district de Bamako, le commandant Salia Bengaly, a apprécié l’initiative et encouragé les initiateurs. « Le reboisement est une activité noble à laquelle chacun doit se mettre. Parce que notre survie en dépend », a dit le commandant Bengaly, avant d’inviter le public d’en faire autant. « Je prends l’engagement d’accompagner et de soutenir toutes les actions qui contribuent à la protection de notre environnement. Mais, notre réussite dépendra aussi de notre vigilance collective. Prenons soin de ces jeunes arbres, car ils sont le souffle de demain. Ensemble, faisons de ce reboisement un symbole d’espoir, de solidarité et de responsabilité. L’avenir du Sahel, c’est de planter des arbres », a souligné le parrain, l’artiste musicien Cheick Tidiane Seck. Il s’est dit honoré d’être le parrain et souhaité bon vent au programme, tout en espérant que le projet prendra une bonne envergure et s’agrandira. Pour le directeur général adjoint de la Cité des enfants, cette initiative est la bienvenue. « C’est un programme qui permet d’accompagner la structure qu’il dirige en l’appuyant dans sa mission à faire découvrir la faune et la flore aux enfants. » ST/MD (AMAP)            

Kangaba : Mission d’actualisation du répertoire des tuteurs et maîtres d’apprentissage

Kangaba, 28 août (AMAP) Une mission d’actualisation du répertoire des tuteurs et Maîtres d’apprentissage (MA) séjourne dans le Cercle de Kangaba (Ouest) dans le cadre du 2e Projet de formation, insertion et appui à l’entrepreneuriat des jeunes ruraux (FIER II). « Cette mission vise à organiser le démarrage du tutorat dans les quatre régions d’intervention du projet, à savoir Koulikoro, Sikasso (Sud), Kayes (Ouest) et Ségou  (Centre)», a indiqué le chef de mission, Dieudonné Dakouo, spécialiste en formation professionnelle à l’Unité de coordination régionale (UCR) du Projet FIER II. Il est accompagné de Chaca Mallé, responsable Formation professionnelle à la Direction régionale de l’emploi et de la formation professionnelle de Koulikoro. Selon M. Dakouo, le Projet FIER II, initié par le gouvernement du Mali, avec l’appui technique et financier du Fonds international pour le développement agricole (FIDA), s’étend sur sept ans. Il vise à consolider et amplifier les acquis du premier projet FIER, en promouvant l’esprit d’entreprise en milieu rural et en facilitant l’intégration économique des jeunes dans les chaînes de valeur agricoles et non agricoles. Durant quatre jours, la mission sillonnera les huit Communes du c\Cercle de Kangaba. Elle a pour tâche d’identifier les tuteurs et MA potentiels, d’échanger avec eux sur leur disponibilité à accueillir les jeunes en apprentissage, de recenser leurs besoins en formation et en matériels pédagogiques et de positionner les encadreurs par localité, en fonction des besoins des jeunes en attente de financement. En plus de l’actualisation du répertoire des tuteurs et MA, la mission doit formuler des recommandations pour améliorer l’apprentissage et renforcer l’accompagnement des jeunes bénéficiaires du projet. SD/OS/MD (AMAP)

Kolondièba : Concertation pour optimiser la gestion des dossiers administratifs des enseignants

Kolondièba, 27 août (AMAP) L’Académie d’enseignement (AE) de Bougouni a organisé, le 27 août, à Kolondièba (Sud), un cadre de concertation sur le traitement des dossiers administratifs du personnel enseignant, a constaté l’AMAP sur place. « Cette rencontre vise à clarifier et améliorer la gestion des démarches administratives pour les enseignants », a déclaré Boubacar Pathé Keïta, représentant de l’AE de Bougouni. Présidée par le préfet du Cercle de Kolondièba, Boubacar Oumar Traoré, la réunion a rassemblé le représentant du directeur de l’AE de Bougouni, les directeurs des Centre d’animation pédagogique (CAP) de Kolondièba et Koumatou, les proviseurs des lycées publics de ces localités, l’Institut de formation agrosylvopastorale de Bla (Bougouni), les représentants des syndicats d’enseignants, ainsi que la conseillère chargée de l’Education de la Commune de Kolondièba. L’objectif, selon Boubacar Pathé Keïta, était « d’informer les administrateurs de l’Education et les syndicats sur le traitement des dossiers administratifs, notamment les allocations familiales, les changements de situation matrimoniale, les avancements, la hiérarchisation, la régularisation administrative, l’intégration à la fonction publique des collectivités et les différents congés. » Le préfet a salué l’initiative, la qualifiant d’« opportune pour éclairer le personnel enseignant ». Il a recommandé d’inviter, à l’avenir, les services techniques concernés, comme le contrôle financier et l’inspection, ainsi que les maires. Après les exposés des facilitateurs, les participants ont posé des questions pertinentes. Moussa Alou Koné, du Syndicat national des enseignants du Mali (SNEM), a salué la rencontre, soulignant qu’elle « facilite le travail des administrateurs et des syndicalistes ». Le directeur du CAP de Kolondièba, Abdoulaye Diarra, a félicité l’administration, les facilitateurs et les participants pour la richesse des débats. Au nom du maire, la conseillère chargée de l’Education, Fanta Mariko, a également applaudi l’initiative. Le préfet Boubacar Oumar Traoré a conclu en valorisant cet espace d’échange, qui « met les acteurs de l’Education au même niveau d’information sur la gestion des dossiers enseignants. » NMK/OS/MD

Mali : la tannerie a la peau dure

Par Oumar SANKARE Le marché des peaux et cuirs au Mali a été durement touché par la pandémie de Covid-19, qui a entraîné la fermeture des six autres tanneries du Mali. « Nous sommes, désormais, les seuls à opérer », Cheick Oumar Sidibé, gérant de l’Industrie malienne de tannerie (IMATAN SA), entreprise privée, portée par une tradition familiale et fondée il y a plus de 15 ans. Malgré les turbulences causées par le Covid-19, qui a particulièrement affecté les marchés européens comme l’Italie, autrefois pilier de la mode, IMATAN SA s’adapte en se tournant vers l’Asie. Les peaux d’ovins, très prisées à l’international, offrent des perspectives prometteuses. Pour Cheick Oumar Sidibé, l’avenir du commerce des peaux au Mali repose sur l’innovation et l’accès à de nouveaux équipements, afin de répondre aux exigences d’un marché mondial en constante évolution. Cette entreprise familiale, basée à Bamako, exporte 100 % de sa production à l’international, principalement vers l’Inde, la Chine, l’Espagne et le Pakistan, malgré les défis posés par le Covid-19 et la fermeture de 6 autres tanneries maliennes. Au cours de la visite de la tannerie, quatre Indiens étaient en train d’inspecter des peaux déjà traitées. Autour d’eux, quelques employés d’INATAN SA. Selon Abdoul Majid, la barbe drue, le Mali a un fort potentiel en matière de peaux. « Aujourd’hui, IMATAN SA est la seule au Mali qui nous approvisionne. Il n’y a aucune raison qui l’empêcherait de se faire une place sur le marché international. Nous sommes venus d’Inde pour faire du business ici, car il y a un fort potentiel », dit-il. Cependant, Vengal Reddy, soutient, avec un brin de regret. qu’il faudra « un peu plus de rigueur dans la manière de travailler et de traiter les peaux pour atteindre les standards internationaux. » « Il y a une féroce concurrence sur le marché international. Nous essayons d’appuyer avec notre expertise technique. Malheureusement, les employés ne s’impliquent pas trop. Ils ont du mal à laisser leur méthode de traitement d’il y a 20 ans pour apprendre de nouvelles méthodes », se désole Vengal Reddy. Cheick Oumar Sidibé déplore également cet état de fait : « Les 150 employés bénéficient de l’Assurance maladie obligatoire (AMO) et autres protections sociales. Je ne comprends, jusqu’à présent pas, leur manque de motivation et le fait qu’ils ne fassent que le strict minimum. » Il a repris l’entreprise des mains de son père, mettant ainsi en stand-by son propre business pour insuffler un nouveau souffle quitte à remercier les moins productifs. Ayant succédé à son père, Cheick Oumar Sidibé gère cette tannerie spécialisée dans les peaux de moutons et de chèvres (ovins et caprins). « Nous exportons 100 % de nos produits, principalement vers des industries en Inde, en Chine, en Espagne et au Pakistan », explique-t-il. Avec une production mensuelle de 150 000 à 200 000 peaux, l’entreprise répond à une demande internationale croissante, particulièrement pour les peaux d’ovins, qui représentent 30 à 40 % de la production locale, bien que les peaux de caprins dominent à 70 %. M. Sidibé souligne que les principaux défis incluent l’approvisionnement en produits chimiques importés d’Espagne et de Chine, dont les délais de livraison ralentissent la production. Malgré cela, IMATAN SA ne fait face à aucune concurrence locale et bénéficie d’une réglementation souple et sans-restrictions spécifiques sur les espèces commercialisées (ovins et caprins exclusivement). APPROVISIONNEMENT REGIONAL – L’approvisionnement en peaux est assuré principalement par des abattoirs au Mali mais, aussi, dans les pays voisins comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Ghana. « La production locale ne suffit pas à répondre à la demande, alors nous nous tournons vers nos fournisseurs régionaux », précise M. Sidibé. Les peaux sont sélectionnées selon des critères stricts : absence de maladies (comme la gale), de taches ou de perforations, avec une classification en trois catégories (grand, moyen, petit). Cependant, la saison des pluies pose un défi : « Les chèvres n’aiment pas la pluie, qui laisse des taches sur les peaux après tannage, affectant leur qualité », fait-il noter. Le traitement des peaux suit un processus précis. Les peaux fraîches, récupérées directement des abattoirs, sont salées pour la conservation, dès leur arrivée. Après 24 heures, la production commence : un tannage de six jours transforme les peaux en « wet blue » (bleu humide), la première étape avant d’éventuelles transformations supplémentaires comme le « crust » ou la finition avec des colorants, selon les exigences des clients. « Nous nous arrêtons au wet blue par manque d’équipements pour aller jusqu’au finissage », explique M. Sidibé. Le coût de traitement, environ 500 Fcfa par peau, reste compétitif par rapport à d’autres pays où il peut atteindre 700 Fcfa. Pour l’avenir, M. Sidibé rêve d’investir dans des équipements modernes pour atteindre le stade du finissage et diversifier ses marchés, notamment en Asie, où la demande reste forte. IMATAN SA contribue à l’économie locale, en collaborant avec des fournisseurs régionaux et en payant des taxes, notamment environnementales, liées au traitement des eaux usées par l’Agence nationale de gestion des stations d’épuration du Mali (ANGESEM) l’Agence de gestion des eaux usées (AGECEM). L’entreprise soutient, également, des emplois directs et indirects, bien que M. Sidibé déplore le manque de soutien des institutions financières pour moderniser ses infrastructures. « Avec des machines adaptées, nous pourrions transformer nos peaux jusqu’à la finition et conquérir de nouveaux marchés », affirme-t-il. OS/MD (AMAP)    

Ministère de l’Education nationale -UNICEF : Revue semestrielle 2025 de l’Education

Bamako, 27 août (AMAP) Les participants à l’atelier sur la présentation des résultats du 1er trimestre 2025 du pilier 2 de l’Education ont recommandé, mercredi, à Bamako,   de recruter des enseignants des disciplines scientifiques en nombre suffisant en fonction des besoins exprimés, de privilégier la réhabilitation et l’équipement des salles de classe, a constaté l’AMAP sur place. A l’issue de leurs travaux, sous la présidence du directeur national de l’Enseignement fondamental, Issoufi Touré, représentant le ministre en charge de l’Education, les participants ont, également, formulé des recommandations, sur « le renforcement des capacités des Comités de gestion scolaire (CGS) et de la communauté éducative dans la mobilisation des ressources matérielles, financières et humaine, l’implication des acteurs nationaux, les communautés et les partenaires dans le cadre de la durabilité des acquis. Ils ont, aussi, proposé « la mise en place d’un dispositif dynamique pour instituer une culture de coordination inclusive de tous les acteurs et faire un plaidoyer auprès des autorités lorsque l’école est non fonctionnelle à cause des difficultés administratives et sécuritaires. » Et élaborer « un plan de contingence pour l’éducation, prenant en compte les problèmes récurrents qui affectent le système en lien avec le fonctionnement des écoles. » C’était en présence du point focal de l’UNICEF au ministère de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’administration, Mme Tiouta Traoré, Conseiller technique, du représentant de la Section Education-Mali de l’UNICEF, Amadou Samaké, des représentants de la Cellule de la planification et des statistiques (CPS) du ministère de l’Education nationale. Etaient également présents des représentants de la Direction nationale de l’enseignement fondamental (DNEF), de la Cellule d’appui à la décentralisation et à la déconcentration de l’éducation (CADDE) et de plusieurs organisations partenaires de l’UNICEF. Le pilier 2 porte sur l’accompagnement des enfants de 6 à 12 ans, les plus démunis et les plus difficile à atteindre, qui ont un accès accru à des services sociaux de base de qualité, intégrés et tenant compte des questions de genre, dans un environnement protecteur, sûr et propre, y compris dans les situations de crise humanitaire. Ouvrant la rencontre, le directeur national de l’Enseignement fondamental a déclaré : « cette revue nous offre l’opportunité d’évaluer, avec lucidité et objectivité, les progrès accomplis, d’identifier les défis persistants et, surtout, de projeter ensemble les actions prioritaires pour les mois à venir, dans le cadre du programme 2020-2024 prolongé sur cette année 2025. » « Le Pilier 2, axé sur ‘l’accès à une éducation de qualité pour tous les enfants’ est au cœur des priorités du gouvernement de la Transition. Il incarne notre engagement indéfectible à bâtir un système éducatif résilient, inclusif et performant, conformément à la Loi d’orientation sur l’éducation », a ajouté Issoufi Touré, avant de se réjouir de la coopération entre le Mali et l’UNICEF. La présentation des résultats du premier trimestre par Guimé Témé de la CPS a porté sur les acquis du pilier 2 dans toutes les régions du Mali, les contraintes et les défis afin d’assurer à cette tranche d’âge l’accès à l’éducation, la qualité et le renforcement des capacités des différents intervenants. Il est à noter que le pilier 2 (Education), financé par l’UNICEF, est mis en œuvre par les services techniques de l’Etat avec l’accompagnement de certaines organisations. KM/MD (AMAP)  

29e édition du Camp biblique francophone des districts de N’torosso et San

San, 26 août (AMAP) La 29e édition du Camp biblique francophone des districts de N’Torosso et San (Centre), qui va regrouper, du 26 au 31 août 2025, plus de 600 participants venus de plusieurs régions du Mali et du district de Bamako, a commencé, mardi, lors d’une cérémonie à la Maison des jeunes de San, a constaté l’AMAP sur place. Intervenant à l’ouverture, le sous-préfet de Téné, Mandiou Ascofare, représentant le gouverneur de la Région, qui a présidé l’évènement, a souligné que la jeunesse suscite l’intérêt croissant des autorités maliennes, « en particulier, le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. Selon le représentant de l’État, le Mali « sort, petit à petit, d’une crise profonde qui a ébranlé dangereusement ses fondements. » « Aujourd’hui, tous les Maliens rêvent d’un Mali nouveau, un Mali prospère où règnent la paix et le vivre-ensemble. La construction de ce Mali nouveau, le Mali kura, a-t-il poursuivi, n’est possible sans la contribution de la jeunesse, fer de lance du développement. » Cette jeunesse, a cependant, besoin d’être formée et préparée pour pouvoir jouer pleinement son rôle dans la construction nationale. C’est dans ce sens qu’il faut saluer la tenue du camp biblique organisé par les districts de N’Torosso et San dont le thème principal est : « Pourquoi fuir les passions de la jeunesse ? ». Cet thème « vise notamment, à amener les participants à prendre conscience de l’importance de la piété et à s’engager à cultiver cette vertu cardinale dans leur vie de tous les jours », a souligné le représentant du gouverneur. Selon lui, la jeunesse constitue une frange importante de la société malienne. « C’est elle qui influencera, le plus, la vie de notre Nation dans les prochaines décennies. Il est, donc, important de la former de bonne heure à cette valeur cardinale qu’est la piété et de l’accoutumer à en remplir fidèlement ses devoirs », a dit le sous-préfet, citant Épicharme : « La piété est la meilleure des provisions pour le voyage de la vie. » En plus du thème principal, d’autres tout aussi intéressants seront abordés. « Je fonde l’espoir que le présent camp biblique répondra aux attentes des organisateurs et qu’il contribuera à l’émergence d’une nouvelle jeunesse, une jeunesse pieuse, démarquée des vices et résiliente face aux défis qui assaillent notre société », a dit le sous-préfet, Mandiou Ascofare. Au nom du gouvernement, il a salué « l’heureuse initiative » de ce camp organisé, chaque année, à l’endroit de la jeunesse et qui « cadre parfaitement avec les aspirations » des autorités nationales « dont le souci majeur est l’épanouissement de la jeunesse malienne sur le plan socio-éducatif et professionnel. » NC/MD (AMAP)   

« Faso Baro Kènè » : Koutiala célèbre ses valeurs culturelles pour le Mali Kura

Koutiala, 27 août (AMAP) L’ambiance était à la fois solennelle et conviviale, mercredi, au complexe Tara d’Or II de Koutiala (Sud), à l’ouverture de la session culturelle Faso Baro Kènè, placée sous le thème : « Fasiya ni Bokolo pour une culture du Mali Kura ». Autorités administratives, leaders traditionnels et religieux, responsables d’organisations de jeunes ainsi que des acteurs de la société civile se sont retrouvés pour cette rencontre dont l’objectif était de contribuer à façonner un nouveau type de citoyen malien (Maliden Kura) doté de qualités exceptionnelles de bâtisseur. La cérémonie, présidée par le Gouverneur de la région de Koutiala, le général de Division Abdoulaye Cissé, a rassemblé un parterre de personnalités, parmi lesquelles : le préfet de Koutiala, Kéou Nioumanta, le représentant du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamary Diarra, ainsi que plusieurs figures du monde culturel dont M. Bourama Soumano, communicateur traditionnel et président du Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement (RECOTRAD) du Mali.\ Souhaitant la bienvenue à l’assistance, le maire de la Commune urbaine de Koutiala, Oumar Bah Dembélé, a exprimé sa reconnaissance au ministère chargé de la Culture pour cette initiative, Il a salué la présence du gouverneur et des invités, avant de rappeler le rôle fondamental de la culture. « La culture est un levier essentiel de cohésion sociale, de paix et de développement. Cet espace de dialogue et de transmission de savoirs et de valeurs traditionnelles vient à point nommé pour renforcer ces convictions partagées », a déclaré M. Dembélé. Le maire a, également, formulé le vœu que les travaux de la session se déroulent dans « la sérénité, l’esprit d’ouverture et de fraternité » et qu’ils contribuent au rayonnement du patrimoine culturel du Mali. À l’entame de son intervention, le gouverneur, le général Abdoulaye Cissé, a dit accomplir « un devoir sacré au nom des populations de Koutiala : celui de souhaiter la bienvenue à tous dans la capitale de « l’or blanc ». Il a salué les efforts du ministère chargé de la Culture, à travers ces sessions culturelles, qui instaurent un débat citoyen, d’échanges et de partage de connaissances sur la diversité des traditions du Mali et, particulièrement, celles de la région de Koutiala. Le Gouverneur a, ensuite, rappelé les défis auxquels la culture malienne est confrontée : sa méconnaissance par la jeune génération, l’influence des cultures exogènes, l’effritement des mœurs et la perte de repères, le faible niveau de conservation, de protection et de transmission du patrimoine. Selon lui, ces difficultés constituent, aujourd’hui, des obstacles à l’unité nationale, la cohésion sociale et le vivre-ensemble. Il a cité la création, à travers la décision N°2025-0069/GR-KLA du 05 mars 2025, du Comité régional d’organisation du « Maaya ni Dambe Kènè » de Koutiala. « Ce cadre, a-t-il dit, permettra à la population de revisiter ses valeurs ancestrales. » « Nous sommes à une étape charnière de l’avancée de notre pays vers la paix, la sécurité et le développement et, cela passe par la valorisation de notre culture », a affirmé le général Cissé. Pour lui ces sessions contribueront au réveil patriotique des territoires à travers l’éducation civique, morale et culturelle des jeunes et des adultes, en vue d’une transformation sociale durable fondée sur les valeurs du Maaya : l’intégrité, la dignité, l’honneur, le respect du bien public, de la parole donnée, le partage et l’humanisme. Après l’ouverture officielle, un panel animé par trois figures nationales et locales a donné tout son relief à la journée, sous la modération de Tiécoura Coulibaly. Adama Kouyaté, président du RECOTRAD de Koutiala, a rappelé l’histoire des Myanka et les valeurs qu’ils incarnent, notamment la conduite et le respect mutuel. Aziz Traoré, leader d’opinion engagé dans la promotion des langues nationales, a insisté sur « la place des langues traditionnelles dans la souveraineté et le patriotisme. » Bourama Soumano, griot et communicateur traditionnel, a présenté la signification profonde du Fasiya et du Bokolo dans les sociétés traditionnelles, en soulignant leur rôle dans la préservation de l’identité et du vivre-ensemble. La rencontre s’est conclue par une séance de questions-réponses, au cours de laquelle les participants ont formulé des recommandations et la proposition de la présidente de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO) de Koutiala a particulièrement retenu l’attention : elle souhaite que le Festival “Nanpou” de Koutiala soit reconnu comme patrimoine culturel du Mali. Ce souhait, largement applaudi, illustre l’importance de ce cadre de dialogue pour valoriser les traditions locales et leur donner une place centrale dans la construction du Mali Kura. RDG/ID/MD (AMAP)      

Goundam : Un philanthrope fait oeuvre utile en soutenant des habitants et des infrastructures locales

Goundam, 27 août (AMAP) À Goundam (Nord), plusieurs initiatives sociales ont récemment été menées par un ressortissant de la ville, El Hadj Alphamoye Haïdara. Ces actions ont porté à la fois sur le soutien direct à des particuliers en difficulté et sur la réhabilitation de certaines infrastructures publiques. Ainsi, une habitante de la Commune urbaine a bénéficié de la reconstruction complète de sa concession, effondrée à la suite d’érosions et d’intempéries survenues durant l’hivernage. L’ensemble de la maison a été rebâti, avec l’ajout de nouveaux battants et fenêtres et un revêtement extérieur en ciment. La remise officielle des clés a eu lieu, lors d’une cérémonie en présence du maire, de conseillers du quartier de Sossowallé, de représentants de l’administration et de notabilités locales. Par ailleurs, à la suite de l’effondrement d’une partie de la clôture nord de la Préfecture de Goundam, El Hadj Alphamoye Haïdara a pris en charge la reconstruction du mur d’enceinte sur environ quarante mètres. L’objectif affiché était de protéger les bureaux et le personnel. Le préfet du cercle, Kabaou Dolo, a salué « la qualité des travaux » et rappelé que la partie effondrée servait de passage aux animaux et aux personnes. Toujours, dans la même dynamique, des travaux de restauration ont été entrepris sur le hangar de la place de l’Indépendance de Goundam. Selon les autorités locales, la réhabilitation de ce site a permis de redonner de la valeur à cet espace public désormais utilisé pour des cérémonies. AAT/AC/MD (AMAP)  

Un projet de Transformation inclusive des systèmes alimentaires locaux (TISAL) pour la région de Mopti (Centre)

Mopti, 26 août AMAP) Le projet Transformation inclusive des systèmes alimentaires locaux (TISAL) pour la région de Mopti (Centre) a été lancé, mardi au cours d’un atelier, dans la salle de conférence du gouvernorat, qui visait une appropriation du projet par les parties prenantes et la mobilisation des acteurs clés autour de ses objectifs, approches et résultats attendus, a constaté l’AMAP. Il s’agissait, aussi, de partager le contexte, les zones d’intervention, les partenaires et les bénéficiaires du projet TISAL et d’expliquer les rôles et responsabilités du consortium et d’autres parties prenantes pour une compréhension commune par l’ensemble des parties prenantes Le projet a pour cible 259 770 bénéficiaires directs et 389 655 bénéficiaires indirects avec 51% de femmes et la prise en compte des personnes vivants avec un handicap. Selon le manager du consortium TISAL, Pascal Patient Balungwé, qui l’a succinctement présenté lors de l’atelier, le projet se focalisera, entre autres, sur la réhabilitation et la mise en place d’infrastructures de transformation, le renforcement de capacités et appui financier des organisations communautaires et le réseautage entre les différentes parties prenantes. Le projet va, aussi, investir dans la prévention en termes de risques des chocs pouvant impacter négativement le système alimentaire, le développement de l’agro bisness des acteurs et la recherche pour améliorer le système alimentaire de la région. Les chaînes de valeur retenues pour les Régions de Mopti et Bandiagara sont le riz, le bétail sur pied, oignon/échalote, le poisson et le mil. Il a indiqué que le projet s’inscrit dans une approche nexus, alliant urgence humanitaire, développement durable et renforcement de la résilience des communautés locales. Financé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), à travers Welthungerhilfe (WHH) pour plus de 7 milliards de francs CFA, le projet TISAL vise à améliorer les moyens de subsistance des jeunes adultes en renforçant les chaînes de valeur centrales et résilientes dans les systèmes alimentaires des Régions de Ségou, Mopti et Bandiagara, dans le Centre du Mali. D’une durée de 52 mois, il sera mise en poeuvre dans 30 Communes des trois Régions dont 10 dans les Cercles de Djenné, Sofara et Mopti, en 5e Région. Sa mise en œuvre sera assurée par le consortium composé de WHH, chef de file, Humanité & Inclusion (HI) et DoniLab. Après le mot de bienvenue du représentant du maire de la Commune urbaine de Mopti, Idrissa B. Cissé, l’intervention de la directrice-pays de WHH, Carolin Schmidt, a rappelé les nombreuses années d’appui de l’ON allemande aux cotés des communautés rurales du Mali, « pour combattre la faim, renforcer leurs résiliences avec la promotion des systèmes alimentaires durables. » « A travers ce nouveau projet, qui vise une transformation structurelle du système agroalimentaire local, depuis la production jusqu’à la consommation, en passant par la transformation, la commercialisation et la gouvernance inclusive, nous renouvelons, avec nos partenaires du consortium, notre engagement à soutenir les solutions innovantes, inclusives et durables en faveur de la sécurité alimentaire et nutritionnelle », a assuré la directrice-pays de WHH. En invitant les communautés bénéficiaires à une appropriation du projet, elle a expliqué que leur implication, leur savoir-faire et leur volonté « sont les véritables moteurs du changement durable que nous appelons de nos vœux. » Dans son discours de lancement, le représentant du gouverneur, Mamadou Seydou Diarra, qui a présidé les travaux de l’atelier, a souligné que « le dérèglement climatique, la dégradation des terres agricoles, l’accès limité aux ressources, mais aussi l’absence d’opportunités pour les jeunes et les femmes, compromettent notre cohésion sociale. » L’évènement a, aussi, mobilisé les autorités administratives et politiques des cercles de Mopti, Djenné et Sofara. les responsables du consortium d’ONG de mise en œuvre du projet composé de WHH, Humanité & Inclusion et DoniLab. DC/MD (AMAP)           .        

Bourem : Restitution publique de la gestion communale de l’année 2024

Bourem, 26 août (AMAP) La Commune urbaine de Bourem a rendu compte, lundi, de sa gestion de 2024, lors d’une Journée d’information sur la situation du recouvrement des impôts et taxes, qui s’est tenue dans la salle de réunion de la mairie, a constaté l’AMAP. Dans son mot d’introduction, le maire, Amadou Touré, qui a présidé la réunion, entouré de ses adjoints et en l’absence du sous-préfet central empêché, a souhaité aux participants une bonne journée de travail « pour mieux comprendre et faire comprendre ceux qu’ils représentent. » Ensuite, le secrétaire général de la mairie, Almahady Maiga, a présenté la situation du recouvrement 2024 et 2025 des villages et fractions, les faits de l’état civil, les taux et pourcentages des exercices 2024 et 2025. M. Maiga a déclaré que la Commune de Bourem « fonctionne assez bien malgré l’absence notoire, depuis 2012, des services financiers de l’ État à savoir la perception, le contrôle financier et de certains agents tels que le régisseur des dépenses ». Il a, alors, fait remarquer que les sessions ordinaires et extraordinaires se tenaient. Poursuivant son exposé, le secrétaire général a présenté la situation de la caisse qui s’élève en recettes à 56 119 773 millions de Fcfa , en dépenses à 56 119 773 de Fcfa et en prévisions à 887 701 797 Fcfa. Il a indiqué que des équipements agricoles ont été répartis entre les villages et fractions en fonction des taux et pourcentages, entre autres huit forages sur appui des Partenaires techniques et financiers (PTF), vingt-cinq motopompes. Il a ajouté que huit villages et une fraction ont versé la totalité de leurs impôts et taxes. Les débats et échanges ont abouti sur des doléances que le maire a dit avoir « bien compris.» « Les solutions se trouvent dans le recouvrement total des impôts et la franche collaboration avec les ONGs partenaires qui se manifestent peu compte tenu de la situation sécuritaire au Nord et dans le pays », a dit l’édile La rencontre a pris fin avec une prière à Dieu, formulée par les conseillers commerciaux, chefs de villages et fractions, chefs de services techniques concernés et représentants de la société civile et de la presse « pour un hivernage fécond et le retour définitif de la paix au Mali. » TMT/MD (AMAP)