Bamako : Concertations sur la sécurisé des espaces publics

Bamako, 16 oct (AMAP) « Il est inquiétant de constater que l’atout potentiel énorme que constituent les espaces publics maliens est mal connu et souvent exploité sans prendre en compte les intérêts des populations urbaines, des collectivités territoriales et de l’Etat », s’est alarmé, jeudi, le ministre malien de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population, Imirane Abdoulaye Touré, M. Touré, qui s’exprimait à l’ouverture des travaux de la Journée de concertation sur la sécurisation des espaces publics dans le District de Bamako et certaines localités de la Région de Koulikoro, à la Direction nationale de l’Urbanisme et de l’Habitat, a réitéré le constat longtemps établi que « nos villes sont confrontées à de nombreux défis en matière de développement urbain, parmi lesquels l’offre de services urbains efficaces aux citadins. » « Ces services sont offerts à travers des espaces qui leur sont destinés dans différentes opérations d’urbanisme publiques ou privées. Malheureusement, plusieurs espaces, notamment ceux destinés à l’amélioration du cadre de vie sont détournés de leur vocation au profit d’usages privés », a expliqué Imirane Abdoulaye Touré. « Pour la sécurisation des espaces publics, mon département a entrepris plusieurs initiatives dont, entre autres, la communication et la sensibilisation sur leurs utilités, la mobilisation sociale pour veiller sur eux et la mise en route du numéro téléphonique 80 00 11 78 au niveau de la PONAV », a-t-il fait savoir. Le ministre Touré, dont le département a organisé cette journée dans le cadre de la célébration du mois d’octobre urbain, édition 2025, a rappelé que le gouvernement a adopté, le 26 février 2014, la Politique nationale de la ville (PONAV), « permettant d’aborder un tournant décisif dans le sens de l’amélioration des conditions de vie des populations et d’assurer un développement durable des centres urbains. » « Nous avons réuni l’ensemble des acteurs qui sont impliqués dans la sécurisation du domaine public pour discuter et avoir une feuille de route commune », a précisé, pour sa part, le directeur national de la Cellule de suivi de la politique nationale de la ville (CS-PONAV), N’Tji Abdrahamane Diawara. Selon lui, aujourd’hui, il s’agit de faire la revue de ce qui s’est passé et de ce que nous avons retenu comme leçon et introduire les innovations, notamment celles du nouveau Code domanial et du nouveau Code de la construction au Mali « afin d’améliorer nos outils en matière de sécurisation et de la gestion des plaintes sur les espaces publics. » Il a indiqué que les localités ont été choisies suivant les plaintes reçues sur le numéro vert : 80 00 71. « Sur le numéro vert, nous recevons beaucoup de plaintes. Et nous avons remarqué que des localités sont plus concernées dans la Région de Koulikoro, notamment Kati, Kalabancoro, Sangarébougou, Moribabougou. » « La nature a horreur du vide. Si ces espaces restent vacants, nous savons très bien que ces prédateurs ne vont pas les laisser. Donc, nous les sécurisons et nous les valorisons continuellement », a dit M. Diawara. ST/MD (AMAP)

Diplomatie : Le Vénézuela accuse les Etats-Unis d’agression (Ambassadeur)

Bamako, 16 oct (AMAP) La République bolivarienne du Venezuela, à travers son ambassade au Mali, a organisé ce jeudi, une conférence de presse, pour dénoncer l’attitude des Etats Unis, par rapport à la situation tendue qui existe entre les deux pays. Cette conférence, tenue dans les locaux de l’ambassade, a été animée par l’ambassadeur du Venezuela au Mali, Elio Francisco Colmenares Goyo, et avait pour but d’alerter « le peuple malien et la communauté internationale sur une série d’actions et opérations spéciales américaines qui menacent non seulement la paix et la sécurité de leur nation mais, aussi, celles de toute la région de l’Amérique latine et des caraïbes. » Selon l’ambassadeur, « depuis des années, le gouvernement américain mène une campagne de propagande et de désinformation contre (son pays) ». Il a indiqué que les Etats-Unis déploient des forces militaires à quelques kilomètres des côtes vénézuéliennes, accusant le Venezuela et son gouvernement « d’être responsables du trafic local de drogue. » Poursuivant ses explications, le diplomate vénézuélien a précisé que « cette escalade militaire se traduit par la mobilisation offensive de plus de 10 000 soldats, d’avions de combat, de destroyers lance-missiles, de troupes d’assaut, de moyens utilisés dans des opérations spéciales et même d’un sous-marin nucléaire. » A cet effet, le gouvernement bolivarien a saisi le Conseil de sécurité de l’ONU « car cet organe dispose des moyens nécessaires pour empêcher une nouvelle escalade de la situation et la commission d’un crime international », a expliqué Elio Francisco Colmenares Goyo. Avant d’ajouter « il y n’a pas de conflit. Ce sont les Etats-Unis qui le fabriquent. » L’ambassadeur de la République bolivarienne du Venezuela rejette également « les déclarations belliqueuses et extravagantes du président des Etats-Unis, dans lesquelles il reconnait publiquement avoir autorisé des opérations visant à compromettre la paix et la stabilité du Venezuela. » « La communauté internationale doit comprendre que l’impunité pour ces actes aura des conséquences politiques dangereuses auxquelles il faut mettre un terme immédiatement », a-t-il dénoncé. Pour cela, son gouvernement a proposé trois actions concrètes au Conseil de sécurité des Nations Unies qui sont : « Déterminer l’existence d’une menace à la paix et à la sécurité internationales en raison de l’escalade militaire américaine actuelle dans les Caraïbes, adopter les mesures nécessaires pour prévenir une nouvelle escalade de la situation sur le terrain et, enfin, adopter une résolution par laquelle tous les membres, y compris les Etats-Unis, s’engagent à respecter la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité de la République bolivarienne du Venezuela. » BT/MD (AMAP)

Bamako : Soixante tonnes de produits pharmaceutiques contrefaits incinérées à Dio-Gare

Bamako, 16 oct (AMAP) Le directeur général adjoint de l’Office central des stupéfiants (OCS), le contrôleur général de police Bassirou Bamba, a procédé, jeudi 16 octobre 2025, à Dio-Gare (Cercle de Kati), à l’incinération d’environ soixante tonnes de produits pharmaceutiques contrefaits, en présence du représentant de la Direction de la pharmacie et du médicament (DPM), Abdoulaye Guindo, a constaté l’AMAP. Ces produits, saisis lors d’opérations menées pendant dix jours, à Bamako et dans les antennes régionales, sont principalement composés de psychotropes, d’aphrodisiaques et d’autres substances interdites. « Leur destruction, selon la DPM, vise à préserver la santé publique et à éviter qu’ils ne réintègrent le marché. » Pour le contrôleur général Bamba, cette opération s’inscrit dans la mission de prévention, de contrôle et de répression de l’OCS et répond à un souci de transparence et de sensibilisation. L’OCS a mené, récemment, une opération conjointe à Bamako qui a permis la saisie de plusieurs kilogrammes de produits contrefaits. Cette série d’actions « illustre la détermination de l’OCS à assainir le circuit de distribution des médicaments et à protéger la population contre les dangers des produits illicites. » SS/MD (AMAP)

Bamako abrite la 3e édition des Journées ouest-africaines de l’audit interne

Bamako, 16 oct (AMAP) La 3e édition des Journées ouest-africaines de l’audit interne (JOAAI) s’est ouverte, jeudi, à Bamako, autour du thème : « Audit interne, levier de performance et de durabilité des organisations publiques et privées. », a constaté l’AMAP. Cette rencontre d’envergure régionale vise à promouvoir la bonne gouvernance, la transparence et l’efficacité dans la gestion des affaires publiques et privées. Organisée par l’Association des contrôleurs, inspecteurs et auditeurs du Mali (ACIAM/IIA Mali), en partenariat avec l’Union des instituts d’audit interne de l’Afrique de l’Ouest (UIAI-AO), elle réunit des experts, des responsables d’organisations publiques et privées, des institutions financières et des délégations venues d’une dizaine de pays d’Afrique de l’Ouest et du Maghreb. Dans son discours d’ouverture, la présidente du comité d’organisation, Mme Kadiatou Konaté, a rappelé que l’audit interne occupe une place essentielle dans la performance des institutions. « À travers ces journées, nous voulons renforcer la transparence, l’éthique et la responsabilité dans la gestion publique et privée », a-t-elle déclaré. Elle a, également, souligné la contribution de l’ACIAM à la modernisation de la profession, notamment à travers « la mise en œuvre de nouvelles normes internationales de l’audit interne, introduisant des dimensions comme la cybersécurité, la durabilité et l’éthique numérique. » Le président de l’UIAI-AO, Octave Goh-Bi, a salué l’engagement du Mali et de l’ACIAM dans la promotion de l’audit interne. « Avec peu de moyens, une équipe motivée peut réaliser des exploits », a-t-il lancé. Il a rappelé que l’Union, créée en 2022, regroupe dix pays francophones et a « pour mission d’appuyer les États dans la mise en place de systèmes de contrôle efficaces. » Il a également annoncé la création, lors des travaux, de quatre groupes professionnels chargés d’élaborer des recommandations techniques pour renforcer la pratique de l’audit dans les administrations, les institutions financières et les projets de développement. Représentant le Chef de l’État, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a exprimé la reconnaissance du gouvernement malien pour le choix de Bamako. Il a réaffirmé l’engagement du président de la Transition « à faire de la bonne gouvernance et de la gestion transparente des ressources publiques une priorité. » Selon lui, « l’audit interne n’est plus un simple mécanisme de contrôle, mais un véritable partenaire stratégique du management et un vecteur de performance durable. » Les travaux, qui se poursuivront jusqu’au 17 octobre, déboucheront sur des recommandations destinées à renforcer la gouvernance, la transparence et la durabilité des organisations publiques et privées de la sous-région. OS/MD (AMAP)

À Sougoubougou : Au rythme des travaux champêtres collectifs

Par Moussa M. DEMBELE Envoyé spécial Bamako, 15 oct (AMAP) Le trajet Bamako-Zantiguila prend plus d’une heure. Les bus, assurant la liaison entre la capitale et Ségou (Centre) ou d’autres localités dans cette partie centrale et septentrionale du Mali, ne respectent pas toujours le code de la route. Dépassements dans les virages, notamment au niveau de la forêt classée de Zantiguila, vitesse extrême… sont fréquents, Ce jeudi 21 août, ce n’est pas une odyssée matinale mais, un court voyage. En cette saison d’hivernage, la nature est splendide. La chaleur moins accablante. Le soleil plus doux quand notre équipe de reportage s’est rendue à Sougoubougou, un hameau situé du village de Korokoro, Commune de Zan Coulibaly, Cercle de Fana. Les fortes pluies enregistrées début août ont rendu les pistes difficilement praticables. À moins de 200 mètres, nous rencontrons un groupe de jeunes cultivateurs dans un champ de sorgho. Cette année, les céréales se portent bien. Le seul champ de coton visible dans les environs progresse lentement. Ils sont au total 19 gaillards engagés et motivés. L’ambiance est conviviale, empreinte de joie et d’esprit d’équipe. Depuis 6 heures du matin, ils travaillent dans le champ de Balla Coulibaly. Âgés de 16 à 29 ans, les jeunes sont dirigés par Moussa Coulibaly, le plus âgé. Ce travail collectif, transmis de génération en génération, vise à s’entraider pendant l’hivernage. La prestation coûte 10 000 Fcfa par jour.  La recette des travaux est destinée à financer les festivités du 22 septembre qui marquent aussi la fin des travaux champêtres. C’est ainsi que les ressortissants de Sougoubougou commémorent l’indépendance. La solidarité pour une célébration grandiose du 22 septembre, fête de l’indépendance du Mali ! En début d’hivernage, la liste des travaux est établie, afin de tirer au sort les bénéficiaires qui recevront le groupe dans leur exploitation, l’une après l’autre. Cette année, ce sont 14 familles, qui figurent sur la liste. Ce jeudi marque la septième intervention pour une recette (à mi-chemin) de 70 000 Fcfa. C’est le propriétaire du champ, qui offre les deux repas de la journée (petit-déjeuner et déjeuner des travailleurs). Vêtu d’un pantalon coupé au genou et d’un t-shirt marron, Moussa Coulibaly, chef du groupe,  âgé de 29 ans, explique les règles du jeu. « Depuis 6 heures, nous sommes ici. Celui qui ne respecte pas cet horaire est sanctionné. Il doit offrir des bonbons au groupe », dit-il, la daba sur l’épaule, avant d’ordonner à son équipe d’aller prendre le petit-déjeuner. M. Coulibaly ajoute qu’ils ont hérité ce travail de leurs aînés. « Aujourd’hui, c’est notre tour de respecter la tradition. Nous travaillons pour 10 000 Fcfa par jour, pour les ressortissants du village. Ceux qui sont d’ailleurs, qui nous sollicitent, doivent payer entre 40 000 et 50 000 Fcfa par jour », affirme-t-il. Le village compte deux groupes de jeunes : ceux de 16 à 30 ans, et ceux de moins de 16 ans. La nuit du 22 septembre, chaque clan célèbre à sa manière. Trois jours de festivités et de partage. Tongasse Coulibaly, membre du groupe, âgé de plus de 20 ans, explique que l’initiative vise à s’entraider pendant l’hivernage mais, aussi, à renforcer la cohésion et la paix entre les jeunes dans le village. Il précise que derrière cette idée, il y a la célébration de l’indépendance du Mali, « une date inoubliable pour tout Malien. » N’tchi Coulibaly, 25 ans, souligne l’importance de leurs interventions pendant l’hivernage. « À chaque passage chez quelqu’un, nous finissons par cultiver ses champs. Le paiement est symbolique. Ce qui compte, c’est le travail », précise-t-il. Après les travaux collectifs, c’est tout le village qui est mobilisé pour célébrer le 22 septembre. « Et le jour de la fête, c’est la joie totale dans tout le village. Dans l’avenir, nous espérons qu’une ONG pourra nous soutenir dans d’autres projets », dit-il, insistant sur l’union de leur groupe. Au départ, c’était des activités collectives organisées entre les membres du petit groupe de maisons. Une compétition entre les jeunes, était organisée dans le but de prouver leur bravoure dans les champs. Chaque génération formait un groupe. L’objectif était de développer le village et unir ses ressortissants. « Nous avons toujours voulu organiser des fêtes à la fin de nos travaux champêtres. Avant, ce n’était pas le 22 septembre mais, plutôt, la fête de nos instruments de musique traditionnels. Tout le monde se retrouvait à la place du village pour célébrer la fin de l’hivernage », a rappelé, Djamako Coulibaly, chef du hameau de Sougoubougou, âgé plus de 80 ans. Aux premiers jours de l’indépendance, le 22 septembre était célébré dans les chefs-lieux. C’était une grande rencontre culturelle pour commémorer cette date historique. Chaque village montrait son savoir-faire. « Nous fêtions le 22 septembre à Fana. C’était sur l’invitation du commandant. Chaque village apportait ses instruments de musique. Des concours de danse, de course de vélos, des matchs de football étaient organisés. C’est un rendez-vous exceptionnel entre tous les habitants du cercle », se souvient Djamako Coulibaly. Au fil du temps, la célébration a pris une autre forme. Plus de rencontre au chef-lieu d’arrondissement. Chaque localité célèbre en sa manière. Si d’autres font des cotisations, la population de Sougoubougou a opté pour des travaux champêtres collectifs. « Ce sont les jeunes qui ont eu l’idée de mettre en place cette activité collective.  À la fin des travaux, c’est la fête du 22 septembre. Et je trouve que l’initiative est bonne parce qu’elle permet de renforcer les liens sociaux », se réjouit Zan Coulibaly, 60 ans révolus. Aujourd’hui, beaucoup estiment que l’idée mérite un soutien pour sa pérennisation. Demba Coulibaly, âgé de 46 ans, constate qu’avec son époque, il y a une différence, non seulement au niveau du travail mais, aussi, dans la célébration d’hier et aujourd’hui. « L’idée de cohésion demeure toujours, sinon des jeunes d’aujourd’hui fournissent peu d’efforts dans les champs. Même pour la célébration, ils n’impliquent pas assez les personnes âgées comme nous le faisions », conclut-t-il. MMD/MD (AMAP)            

Mali : Décès de l’ancien Premier ministre Soumana Sako

Bamako, le 15 oct (AMAP) L’ancien Premier ministre malien, Soumana Sako, est décédé, ce mercredi 15 octobre 2025, a appris l’AMAP sur les réseaux sociaux. Né à Nyamina (Centre) en 1950, Soumana Sako a obtenu le Diplôme d’études fondamentales (DEF) en juin 1967 et le Bac trois ans plus tard, en se classant dans les cas deux Premier national. Il est, également, titulaire d’une licence de l’École nationale d’administration (ENA) ainsi que d’un Master en planification de gestion de projets et d’un Ph.D. en économie du développement avec mention H, décernée par l’Université de Pittsburgh, Pennsylvanie (États-Unis). Feu Soumana Sacko a naturellement suivi des stages et séminaires de formation, entre autres, à la Fondation ouest-allemande pour le développement international, au Gosplan de l’ex-Union des républiques socialistes et soviétiques (URSS), à l’Institut de développement économique de la Banque mondiale et au General Accounting Office du Congrès des États-Unis d’Amérique. Il fut ministre des Finances sous le régime de Moussa Traoré entre 1986 et 1987, avant d’être nommé à la tête du gouvernement transitoire 1991-1992 sous feu, le général Amadou Toumani Touré. Homme politique, Soumana Sacko a été plusieurs fois candidat à l’élection présidentielle. Dors en paix Soumana Sacko OD/MD (AMAP)

65ᵉ anniversaire des relations diplomatiques entre la Fédération de Russie et le Mali : Les acquis, selon l’ambassadeur Igor Gromyko

Bamako, le 14 oct (AMAP) L’ambassadeur russe au Mali, Igor Gromyko, a fait un large tour d’horizon des grandes avancées de la coopération entre Bamako et Moscou, au cours d’une conférence de presse consacrée au 65è anniversaire des relations diplomatiques entre la Fédération de Russie et le Mali, tenue ce mardi 14 octobre dans les locaux de la représentation russe dans la capitale malienne, a constaté l’AMAP. « Depuis la libération du Mali du joug colonial français, notre pays a joué un rôle actif dans la consolidation de l’État malien et a apporté une contribution significative à la réalisation de plus de cent grands projets économiques », a déclaré Igor Gromyko.  Avec l’appui de l’Union soviétique, précisera-t-il, le Mali a vu la mise en œuvre de vastes travaux de prospection géologique et la construction d’infrastructures majeures. « À titre gracieux, a-t-il cité, six établissements d’enseignement ont été bâtis, parmi lesquels l’École nationale d’administration, l’Institut polytechnique agricole, l’Ecole de médecine et plusieurs autres institutions. « Des milliers d’enseignants, d’ingénieurs, de médecins et de spécialistes soviétiques ont travaillé au Mali, contribuant au développement du pays et au renforcement de ses capacités nationales », a fait noter l’ambassadeur de la Fédération de la Russie dans notre pays. Selon le diplomate russe, cet anniversaire « n’est pas seulement une étape formelle, mais le symbole d’une amitié sincère, d’un respect mutuel et d’une confiance profonde qui unissent nos peuples depuis la proclamation de l’indépendance du Mali. » Pour lui, ce 65ᵉ anniversaire n’est pas qu’une date commémorative : « c’est l’occasion d’évaluer la transformation de nos relations, passées de simples déclarations à une coopération multiforme et concrète », a-t-il insisté, relevant que la Russie plaide pour « un partenariat sans diktat, fondé sur l’égalité, le respect mutuel et les intérêts réciproques. » UNE ANNEE RICHE EN EVENEMENTS – Il a rappelé que l’événement politique majeur de cette année de jubilé a été la visite officielle en Fédération du général d’Armée Assimi Goïta, président de la Transition, du 22 au 26 juin 2025, en Russie. Le 23 juin dernier, des entretiens approfondis ont eu lieu entre le Président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, et le dirigeant malien. « Ces discussions ont donné une impulsion décisive au développement de l’ensemble du partenariat bilatéral », a-t-il soutenu. Et de rappeler : « À l’issue de la visite, ont été signés plusieurs documents d’importance stratégique : l’Accord interétatique sur les principes fondamentaux des relations entre la Fédération de Russie et la République du Mali ; l’Accord portant création d’une Commission intergouvernementale russo-malienne de coopération commerciale, économique, scientifique et technique ; l’Accord de coopération dans le domaine de l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire. » Igor Gromyko a, également, a souligné qu’une étape essentielle dans le renforcement des liens commerciaux, économiques, d’investissement et scientifiques entre les deux pays a été la création de la Commission intergouvernementale russo-malienne de coopération commerciale, économique et scientifique-technique, décidée à l’issue des négociations entre les Présidents de la Russie et du Mali. Cette commission est co-présidée par le ministre de l’Énergie de la Fédération de Russie, Sergueï Tsivilev, et le ministre de l’Économie et des Finances de la République du Mali, Alousséni Sanou. Comme l’a souligné le ministre russe de l’Énergie, « il s’agit de la première commission de ce type parmi les pays du Sahel, et nous avons, avec notre collègue malien, l’intention d’en faire un modèle pour les autres États de la Confédération. » Aujourd’hui, « le Mali et la Russie partagent une position commune dans leur condamnation du néocolonialisme — un système par lequel les anciennes puissances coloniales continuent d’imposer leurs conditions de développement aux pays indépendants, sous couvert de coopération et de « démocratie », a lancé le diplomate russe. Qui insiste : «Nous défendons, ensemble, un nouvel ordre mondial, libéré du diktat et des chaînes du néocolonialisme, où le mot « partenariat » signifie réellement respect mutuel et développement souverain». Tout en saluant la création de la Confédération des États du Sahel (AES). OD/MD (AMAP)

Congrès de la Société malienne de santé publique : Au service du développement durable en Afrique

Bamako, 14 oct (AMAP) Le 2e Congrès international de la Société malienne de santé publique (SOMASAP) se tient du 14 au 16 octobre, à l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Baye, de Bamako, sous le thème : « La santé publique au service du développement durable en Afrique. » La SOMASAP est un catalyseur de recherche et d’innovation, notamment à travers sa revue ‘Mali Santé Publique’ « qui fédère les intelligences, stimule les débats et renforce la souveraineté scientifique du Mali », a dit son directeur général le Pr Akory Ag Iknane. « La SOMASAP s’illustre par sa volonté de décloisonner les savoirs, de lier l’académique à l’opérationnel et d’ouvrir un dialogue fécond entre enseignants, chercheurs, décideurs, praticiens et communautés », a ajouté le Pr Ag Iknane. « Ensemble, agissons afin que la santé publique, pensée et enracinée dans les réalités locales puisse devenir le cœur battant du développement durable. Et, qu’elle offre à l’Afrique une voie de transformation inclusive, résiliente et souveraine », a-t-il lancé. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Pr Bouréma Kanssaye, qui, en compagnie de sa collègue de la Santé et du Développement social, le médecin colonel-major, Assa Badiallo Touré, a présidé l’ouverture des travaux, a assuré que le Mali, à travers son département, « s’engage à renforcer les filières stratégiques, à promouvoir l’interdisciplinarité et à soutenir les parcours de formation qui répondent aux besoins réels de nos communautés ». « La santé publique, la gouvernance, l’environnement, l’innovation technologique, tous ces domaines doivent dialoguer, s’enrichir mutuellement et s’ancrer dans nos réalités locales », a-t-il dit. « Nous devons investir dans la recherche appliquée, encourager les jeunes chercheurs, valoriser les résultats et les intégrer dans les politiques publiques », a-t-il souligné. « Le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique travaille à renforcer les partenariats entre universités, centres de recherche, collectivités et secteur privé, pour que la recherche ne reste pas dans les laboratoires mais irrigue le tissu social et économique », a précisé le ministre. Avant d’indiquer que la formation et la recherche doivent être les piliers de cette vision. Pendant ces trois jours d’échange, plusieurs thématiques seront abordées allant de la performance du système de santé à travers la gouvernance et la redevabilité institutionnelle, notamment, la santé publique en contexte de crise, la santé communautaire comme levier du système de santé. ST/MD (AMAP)    

Kangaba: Rappel de l’interdiction du dragage dans le lit du fleuve Niger (Communiqué du préfet)

Kangaba, 14 oct (AMAP) Le préfet du Cercle de Kangaba (Ouest), Abou Dao a publié, lundi 13 octobre 2025, un communiqué officiel, rappelant aux populations du Cercle ,l’interdiction du dragage dans le lit du fleuve Niger, a appris l’AMAP. Le texte du préfet, sur la base de l’article 62 du Code minier du Mali, interdit la fabrication, et le transport des dragues sur toute l’étendue du Cercle de Kangaba. Le communiqué rappelle, également, « l’interdiction d’entrée, dans tout le ressort du Cercle de Kangaba, des machines pelleteuses, des bulldozers, Caterpillar sans documents dûment délivrés par les services compétents. » Le communiqué officiel du préfet du cercle de Kangaba indique, aussi, la fin de la période de suspension de l’orpaillage artisanal qui s’étendait du 15 juin au 30 septembre 2025. Le préfet Dao précise dans que « ces mesures ont pour but principal de préserver non seulement des vies humaines et les espèces aquatiques mais, aussi, l’environnement et prévenir les conflits communautaires. » SD/MD (AMAP)

Programme décennal de développement de l’éducation : Clôture de l’atelier d’élaboration de livrets pédagogiques des classes de 1e et 2e année

Ouélessébougou, 13 oct (AMAP) L’atelier d’élaboration et de validation des livrets pédagogiques destinés aux premières classes du fondamental s’est bouclé, ce lundi, dans la salle de réunion du Centre féminin de formation et d’appui au développement rural (CFADR) de Ouélessébougou. Lancé en septembre, par la Direction nationale de la pédagogie (DNP) avec l’appui technique et financier du Projet d’amélioration de la qualité et des résultats de l’éducation pour tous au Mali (MIQRA), l’objectif principal de cette intense session de travail était de concevoir et de valider des livrets de lecture et de mathématiques, en français et en bamanankan, pour les élèves de la 1ère et de la 2ème année. S’inscrivant dans le cadre de la mise en œuvre du Programme décennal de développement de l’éducation (PRODEC 2), l’atelier avait réuni une palette d’acteurs clés du système éducatif malien dont des conseillers pédagogiques, des enseignants-chercheurs, des maîtres d’écoles expérimentés et des experts. Pendant un mois, ils ont mis en commun leur expertise pour produire des supports qui tiennent compte du contexte culturel local et des meilleures pratiques en matière de pédagogie. La cérémonie de clôture, présidée par le préfet de Ouélessébougou, Moussa A. Sagara , s’est déroulée en présence des autorités éducatives dont le Directeur national adjoint de la pédagogie, des représentants du projet MIQRA, ainsi que de tous les participants et partenaires techniques et financiers impliqués. Dans son discours de clôture, le préfet Sagara a salué l’engagement et le travail acharné des participants.  Selon lui, leur assiduité et leur participation « sans réserve » aux travaux de cet atelier, « témoigne de l’importance » qu’ils accordent « aux manuels scolaires pour un apprentissage de qualité au niveau de l’enseignement de base » « En dotant nos classes de base de ces livrets essentiels, vous posez une pierre angulaire pour l’avenir de notre nation », a-t-il déclaré, avant de réitérer la gratitude des autorités à l’endroit du projet MIQRA pour son soutien constant des collectivités territoriales et tous les partenaires « qui accompagnent au quotidien, le gouvernement dans la promotion de l’éducation et l’amélioration de la qualité de l’enseignement. » Pour sa part, le Directeur national adjoint de la pédagogie, Mamadou Sanogo, a au nom du ministre de l’Education nationale et celui du Directeur national de la pédagogie, adresse des remerciements au projet MIQRA,  pour tous leur accompagnement. Dr. Amidou Namapara, représentant la Directrice du projet MIQRA a réaffirmé l’engagement constant de son organisation aux côtés des autorités maliennes pour promouvoir un accès équitable à une éducation inclusive et de qualité, gage d’un développement durable. Les participants ont, quant à eux, exprimé leur satisfaction quant à la richesse des échanges et la qualité de la collaborative lors des travaux. Ils ont également souligné l’importance de l’utilisation des langues nationales, comme le bamanankan, pour faciliter la compréhension et l’alphabétisation des enfants. AC/MD (AMAP)