Les centres de formation privés du Mali invités à renouveler leur agrément avant fin avril

Bamako, 7 fév (AMAP) – La Direction nationale de la Formation professionnelle a officiellement ouvert, à compter du 6 février, la période de dépôt des dossiers de renouvellement d’agrément pour les centres privés de formation professionnelle, a-t-elle annoncé dans un communiqué. Les promoteurs dont l’agrément a été accordé il y a plus de cinq ans sont tenus de se conformer à cette procédure, conformément à la réglementation en vigueur. La date limite pour déposer les dossiers auprès des Directions régionales de l’Emploi et de la Formation professionnelle est fixée au jeudi 30 avril 2026 à 16h30. Le communiqué émet un avertissement clair pour les retardataires. Il stipule : « Passé ce délai, tout centre n’ayant pas déposé un dossier de renouvellement verra son agrément frappé de caducité. » Cette mesure s’appuie sur l’article 4 de la Décision n°2011-0283 du 7 décembre 2011, qui prévoit que l’agrément d’ouverture des filières est accordé pour une durée de cinq ans, renouvelable. KD/OS(AMAP)

Le Mali célèbre la journée contre l’excision, une pratique qui persiste malgré des progrès

BAMAKO, 6 fév (AMAP) – Le Mali a célébré vendredi la Journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines (MGF), en mettant l’accent sur le rôle crucial des autorités et des leaders traditionnels pour éradiquer une pratique toujours largement répandue dans le pays. La cérémonie au Centre international de conférences de Bamako (CICB) était présidée par le secrétaire général du ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Salif Tal. Elle s’est tenue sous le thème national : « Rôles et Responsabilités des Autorités et Légitimités Traditionnelles du Mali Face aux Enjeux de l’Abandon des MGF/Excision ». Un représentant des partenaires techniques et financiers, Mohamed Lémine Ould Beiba, a présenté un bilan contrasté. S’il a noté une baisse du taux de MGF chez les filles de 0 à 14 ans, passant de 74% en 2018 à 70% en 2023, les chiffres restent alarmants. Il a déclaré : « Malgré ces avancées, les statistiques sur les MGF restent préoccupantes car 89% des filles et femmes de 15 à 49 ans ont subi une forme de MGF et ce qui est encore plus inquiétant, une majorité de femmes et d’hommes (48%) déclarent que la pratique doit être maintenue. » Il a ajouté qu’au niveau mondial, près de 4,4 millions de filles risquaient encore de subir des MGF cette année, soulignant que le rythme des progrès restait insuffisant pour atteindre l’objectif d’élimination d’ici 2030. Le secrétaire général Salif Tal a expliqué que le choix du thème témoignait de la volonté des plus hautes autorités maliennes de « trouver des réponses endogènes » pour abandonner la pratique. Il a présenté cette démarche comme « un acte de reconnaissance des efforts, mais encore un appel aux pouvoirs des autorités et légitimités traditionnelles, en tant que gardiennes des valeurs et des normes sociales positives ». La cérémonie a été marquée par la projection d’un film montrant l’engagement de leaders traditionnels contre l’excision. BT/OS(AMAP)

Le tronçon Gao-Sévaré au Mali, un axe vital rongé par l’insécurité et la dégradation

Gao, 7 fév  (AMAP) – Emprunter la route nationale 16 (RN16) entre Gao et Sévaré, axe vital reliant le nord et le sud du Mali, est devenu une épreuve périlleuse en raison d’une insécurité extrême et d’une dégradation avancée de la chaussée, selon le témoignage de voyageurs. Le trajet, qui peut désormais durer jusqu’à quatre jours au lieu de deux, expose les usagers à des risques constants. La portion Gao-Gossi-Hombori est particulièrement redoutée, où les voyageurs sont régulièrement victimes de rackets et de violences de la part d’éléments armés. Racket systématique et violence Les passagers sont fréquemment contraints de payer pour poursuivre leur route. « Les voyageurs sont régulièrement victimes de rackets, de violences physiques et de menaces armées. À plusieurs points de cette portion, ils sont contraints de verser une rançon pour continuer leur route », indique un témoignage. Les montants extorqués varieraient entre 5 000 et 15 000 francs CFA par personne. Dans les cas les plus graves, les individus sont entièrement dépouillés de leurs biens, battus, et parfois blessés par des tirs d’intimidation. Au danger sécuritaire s’ajoute l’état catastrophique de la seule route goudronnée de la région, dont le revêtement a disparu par endroits, obligeant à des déviations risquées. Dans les localités traversées comme Gossi, Hombori ou Douentza, les populations, décrites comme démoralisées, survivent dans un isolement partiel, compensant l’absence de réseau mobile par des connexions Wi-Fi payantes. Malgré ce chaos, le rôle des chauffeurs est salué pour leur sérénité, leur connaissance du terrain et leur capacité à éviter le pire, permettant à une forme de vie et de résilience de persister le long de cet axe. MHM/OS(AMAP)

Le procès des marchés d’armes Paramount et Embraer reporté au 23 mars au Mali

Bamako, 6 fév (AMAP) – La Chambre criminelle spécialisée de la Cour d’Appel de Bamako a reporté jeudi son délibéré dans le procès relatif aux marchés d’armement « Paramount » et « Embraer », ordonnant un supplément d’information. L’audience de réouverture du dossier est fixée au 23 mars prochain, a constaté l’AMAP. Le président de la chambre, le magistrat Samba Tamboura, a annoncé cette décision, motivée par la nécessité de procéder à de nouvelles auditions et investigations. Il a précisé : « Il s’agit de procéder à l’audition du procès-verbal du contrôleur général et d’écrire à la société ‘Paramount’ […] pour pouvoir obtenir son point de vue. » À la suite de cette décision, huit des dix-huit accusés ont été libérés dans l’attente de la reprise des débats. Le juge Tamboura a indiqué : « Ceux qui font déjà l’objet d’une condamnation doivent rester et tous les autres sont libres en attendant le 23 mars 2026, mais vous resterez à la disposition de la justice. » La chambre spécialisée, qui traite des dossiers économiques et financiers, entend ainsi prendre « toute autre mesure » envisageable pour la « manifestation de la vérité » avant de rendre son jugement définitif. ST/OS(AMAP)

Des kits professionnels remis à 15 migrants de retour dans la région de Kayes

Kayes, 6 fév (AMAP) – Les autorités maliennes ont remis jeudi des kits d’insertion professionnelle à 15 jeunes migrants de retour dans la région de Kayes, dans le cadre d’une initiative visant à favoriser leur réintégration socio-économique. La cérémonie de remise, présidée par le gouverneur de la région, le général de brigade Moussa Soumaré, s’est tenue au Centre d’Accueil et d’Orientation des Migrants de Kayes. Une délégation du ministère des Maliens Établis à l’Extérieur et de l’Intégration Africaine, conduite par le colonel-major Adama Tounkara, était présente, aux côtés de représentants de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM). Les bénéficiaires, 14 commerçants et 1 tailleur, ont reçu des équipements pour démarrer une activité. S’adressant aux récipiendaires, le gouverneur Soumaré a souligné l’importance de cette assistance. Il a déclaré : « Votre assistance est capitale car, elle nous aide à prendre en charge les migrants de retour. » Il les a invités à bien entretenir et fructifier ces kits afin de « conforter l’Etat et ses partenaires dans leurs initiatives salutaires ». Un forage pour un village frontalier accueillant Lors de la même visite, les autorités ont officiellement remis les clés d’un nouveau forage au village de Khabou, situé près de la frontière avec la Mauritanie. Ce village est reconnu pour son rôle dans l’accueil des migrants expulsés. Selon la délégation, ce projet répond à une promesse du ministre Mossa Ag Attaher, visant à améliorer l’accès à l’eau pour les populations locales et les migrants hébergés. Cette mission gouvernementale s’inscrit dans le cadre des activités d’accueil et d’assistance aux migrants de retour. Un jeune bénéficiaire, Mamadou Konaté, 25 ans, de retour d’Algérie, a exprimé l’espoir que ces équipements lui permettraient de « mener une vie descente ». La tournée de la délégation doit se poursuivre vendredi par le lancement d’une nouvelle cohorte de formation. BMS/OS(AMAP)

La préfecture de Kati dissout une association pour « propos outrageants »

Bamako, 5 fév 2025 (AMAP) –Les autorités de la préfecture de Kati ont dissous l’association Alliance droits et devoirs (ADD), retirant son récépissé et mettant fin à son existence légale au motif que son président a tenu des « propos outrageants et dépourvus de la réalité ». La décision administrative N° 2026-005/P-CKTI, datée du 4 février 2025, vise directement les déclarations du président de l’ADD, Yacouba Kané. Sans préciser la teneur des propos, les autorités les jugent contraires à l’objet statutaire de l’association, les estimant dirigés « contre des Services publics et des Entreprises privées ». Le document officiel acte que le récépissé initial « est retiré dans toutes ses dispositions pour activités non conformes à ses statuts ». Dissolution et cessation immédiate Face à cette mesure, l’ancien bureau de l’association a immédiatement informé ses militants de la cessation de toutes ses activités et annoncé la suppression de ses instances de direction et de ses canaux de communication par « respect de l’autorité de l’Etat ». Dans un dernier message publié sur les réseaux sociaux, Yacouba Kané a rappelé la mission de l’organisation, déclarant : « L’ADD se donne pour mission d’utiliser la communication pour le changement social et comportemental, la dénonciation responsable des pratiques malsaines et la sensibilisation sur les droits et devoirs. » L’ADD, dont le siège était situé à Kalaban-coro dans la commune rurale du même nom, n’a désormais plus d’existence légale. KD/OS(AMAP)

L’USSGB annule et réorganise le test d’entrée à l’IUG pour 2025-2026

Bamako, 4 fév (AMAP) – L’Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako (USSGB) annule les résultats du test d’entrée à l’Institut Universitaire de Gestion (IUG) pour l’année universitaire 2025-2026 et organisera un nouveau test le dimanche 15 février 2026. Cette décision fait suite à l’annulation des résultats du premier test, dont les motifs ne sont pas précisés dans le communiqué. L’accès à l’IUG pour cette année académique est donc conditionné à la tenue de cette nouvelle épreuve. Le nouveau test se tiendra sur le campus universitaire de Badalabougou. Seuls les candidats initialement autorisés à se présenter par la Décision n°2025-00511/USSGB-R-SG du 31 octobre 2025 seront habilités à y participer. L’appel des candidats est fixé à 07 heures 30 minutes. Les autorités de l’université appellent les concernés à un strict respect des consignes. « Toutes les dispositions nécessaires seront prises pour le bon déroulement du test », a indiqué l’administration de l’USSGB. Pour tout renseignement complémentaire, les candidats peuvent contacter le Secrétariat de l’IUG au 76 45 31 09. AC/OS(AMAP)

Le Mali vise 1 450 milliards de FCFA sur le marché des titres publics en 2026

Bamako, 6 février 2026 – Le Mali prévoit de lever 1 450 milliards de francs CFA sur le marché régional des titres publics en 2026, selon le calendrier officiel d’émission présenté mardi par le ministre de l’Économie et des Finances. L’objectif pour l’année prochaine est réparti en quatre tranches trimestrielles : 340 milliards FCFA au T1, 400 milliards au T2, 430 milliards au T3 et 280 milliards au T4. Cette announce intervient alors que l’État a mobilisé 1 193 milliards de FCFA en 2025 via 34 émissions sur le marché, selon les chiffres officiels communiqués lors du lancement. Le marché régional de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) a connu une forte activité l’an dernier, avec un volume total d’émissions de 11 858 milliards de FCFA, en progression de 46%. Le directeur national du Trésor, Siaka Samaké, a indiqué que cette stratégie d’emprunt s’inscrivait dans le cadre d’une gestion prudente de la dette. « L’État du Mali a mobilisé 1 193 milliards de FCFA en 2025 à travers 34 émissions, tout en maintenant un encours de dette projeté à 43 % du PIB à fin 2026, en deçà de la norme communautaire de 70 % », a-t-il précisé. Le ministre Alousséni Sanou a rappelé que l’agence de notation Bloomfield avait maintenu la notation financière du Mali à A3 (court terme) et BBB (long terme), avec perspectives stables. Rôle clé des banques et perspectives régionales La présidente de l’Association Professionnelle des Banques et Etablissements Financiers du Mali (APBEF-Mali), Aïssata Koné Sidibé, a souligné la contribution majeure du secteur bancaire national, qui a souscrit 58% (686 milliards FCFA) des titres émis par l’État en 2025. Elle a réaffirmé l’engagement des banques pour la stratégie 2026. Oulimata N’Diaye Diassé, directrice d’UMOA-Titres, a estimé les perspectives de financement pour le Mali en 2026 à 1 180 milliards de FCFA, un chiffre inférieur à l’objectif affiché par les autorités maliennes. Le ministre Sanou a lancé un appel pour « une participation accrue » des investisseurs afin d’atteindre l’objectif de 1 450 milliards. À l’issue de la cérémonie, les trois meilleurs investisseurs sur la dette souveraine malienne en 2025 ont été récompensés. La Banque de Développement du Mali (BDM-SA) est arrivée en tête, devant la Banque Malienne de Solidarité (BMS-SA) et la Banque Nationale de Développement Agricole (BNDA). AC/OS(AMAP)

Mali : le chef de l’État décrète 2026-2027 « Année de l’éducation et de la culture »

Bamako, 5 fév (AMAP) – Le président malien, le Général d’armée Assimi Goïta, a officiellement décrété jeudi que la période 2026-2027 serait l’ »Année de l’éducation et de la culture » au Mali, lors de la cérémonie de présentation des vœux du gouvernement au Palais de Koulouba. Cette annonce fait suite à une année 2025 dédiée à la culture, présentée comme ayant « ravivé l’âme de la Nation ». L’initiative vise désormais, selon les termes de la déclaration présidentielle, à « engager un effort national déterminé pour renforcer durablement notre école et investir dans le capital humain ». Cette décision est présentée comme une étape stratégique et un « tournant décisif » dans la marche vers le « Mali Kura » (Nouveau Mali). Son objectif ultime est l’émergence d’un « citoyen nouveau », défini comme « un Malien à la fois patriote, compétent et responsable, capable de porter le destin de la Nation avec dignité et excellence ». Le projet repose sur une alliance entre « la modernité et la fidélité à notre identité ». Le gouvernement entend, à travers un « Programme national d’éducation aux valeurs », faire de la culture « une force de cohésion et de souveraineté ». En plaçant l’enseignement et les racines culturelles au centre de l’action publique, le Mali veut garantir que « sa quête de progrès reste ancrée dans son génie propre ». La réussite de ce chantier, selon la déclaration, exige « une mobilisation générale de l’État, des communautés éducatives, des familles et du secteur privé ». L’ambition est que les salles de classe et les centres de formation deviennent « les véritables laboratoires où s’écrit, dès aujourd’hui, le Mali de demain ». SS/OS(AMAP)

Mali et UE : Première session du Comité de pilotage de la cellule technique de coopération

Bamako, 5 fév (AMAP) – Le Mali a tenu la première réunion du comité chargé de superviser sa nouvelle structure nationale de gestion des programmes européens, affirmant vouloir renforcer son leadership dans la coopération avec l’Union européenne. Le Comité de pilotage du projet de la Cellule technique pour la coopération avec l’Union européenne (CTC-UE) s’est réuni pour la première fois mercredi au ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, sous la présidence du ministre Abdoulaye Diop. Cette session intervient dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement malien pour adapter son architecture opérationnelle au nouvel instrument financier européen « NDICI » (voisinage, développement et coopération internationale), mis en place en 2022. En réponse à ce nouveau cadre, le Mali a créé la CTC-UE en septembre 2024, financée sur son budget national. L’objectif déclaré est de permettre une « appropriation nationale » des mécanismes de gestion des programmes européens, une orientation présentée comme découlant de la politique de reprise en main de la souveraineté nationale impulsée par le président de la Transition, le Général Assimi Goïta. PILOTAGE ET ARBITRAGE NATIONAUX Selon le communiqué, la mission centrale de la CTC-UE est de « contribuer à la poursuite des projets et programmes en cours et à maximiser l’efficience, l’efficacité, l’impact et la visibilité » de l’aide européenne. Le ministre Diop a précisé que cette cellule vise à consolider les capacités de son ministère pour assurer un pilotage et un arbitrage nationaux à toutes les étapes du cycle des projets financés par l’UE. Abdoulaye Diop a lié cette mesure à la posture diplomatique actuelle du Mali. « Cette mesure, en soi, prouve à suffisance l’engagement du Mali à maintenir, voire renforcer sa coopération avec les partenaires qui le souhaitent et qui respectent les principes constitutionnels de l’action publique, énoncés par le Chef de l’Etat », a-t-il déclaré. La tenue de cette première session du Comité de pilotage marque ainsi une étape opérationnelle dans la mise en œuvre de la nouvelle approche malienne visant à affirmer un contrôle étatique renforcé sur les projets de coopération avec Bruxelles. OD/OS(AMAP)