Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : Dioïla et Mopti brillent sur scène

Envoyés spéciaux Amadou SOW Oumar Diop (photos) Tombouctou, 23 déc (AMAP) « La population de Tombouctou était encore au rendez-vous à 19 heures, mercredi dernier, au terrain municipal de la ville, pour suivre le passage des troupes de Dioïla et Mopti », rapportent ls envoyés spéciaux de l’AMAP. C’est la Région de Dioïla qui a ouvert la compétition. Elle a présenté son ensemble instrumental intitulé « Mali Kura avancé », une composition évoquant les dynamiques déclenchées par les autorités du pays. Cette prestation a été suivie de la pièce de théâtre « La Patrie avant tout ». Ce récit met en scène un jeune chômeur qui décide de rejoindre les terroristes pour subvenir à ses besoins. Après une rencontre émouvante avec sa compagne, qui lui rappelle leurs souvenirs d’amour et le sens du patriotisme, il choisit d’abandonner sa révolte. Il est alors tué par ses compagnons terroristes, qui le qualifient de traître. Le solo de chant, intitulé « La croyance », incarne la dignité, le patriotisme, la paix, le sens du devoir, la souveraineté et l’attachement à nos valeurs culturelles. Il invite la jeunesse à adopter un comportement responsable pour l’avènement d’un « Maliden Kura ». Enfin, la danse traditionnelle « Initiation au Korês » a clôturé le passage de Dioïla. Au-delà du divertissement, elle prépare l’homme à affronter la vie et symbolise la paix, le vivre-ensemble, l’entente et la cohésion sociale. La région de Mopti a ensuite pris le relais. Son ensemble instrumental a ouvert avec « Nangonndiral juude », évoquant l’entente et la cohésion face aux défis de développement de la Confédération des États du Sahel (AES). Cette chanson appelle les populations à s’unir, à regarder dans la même direction pour soutenir les efforts des dirigeants en matière de paix et de développement.Le solo de chant « Inè bè kôrôpa » (Retournons aux sources), interprété en langue bozo, est un appel vibrant au retour aux valeurs ancestrales. À travers cette composition, Mopti invite les populations déplacées et les Maliens de la diaspora à s’unir. Le passage s’est achevé avec la danse traditionnelle « Tawangal », une danse peulh originaire de la zone du Guimbala, située entre les régions de Mopti et Douentza. Traditionnellement exécutée au clair de lune pour célébrer le retour des jeunes bergers de la transhumance, elle est aussi l’occasion pour la plus belle jeune fille du village – marraine de la saison – de choisir le chef de la génération. À noter que les orchestres modernes de Nara et Koulikoro ont animé l’après-midi dans la salle Ali Farka Touré. AS/OS/MD (AMAP)  

AES Développement : Des avancées sur plusieurs chantiers stratégiques

Par Anta CISSE Bamako, 21 déc (AMAP) Au total, 16 réunions sectorielles ont été organisées dans le cadre du pilier « Développement » de la Confédération AES, qui ont permis d’avancer sur plusieurs chantiers stratégiques couvrant des domaines variés tels que l’industrie, le commerce, l’agriculture, la santé, l’enseignement supérieur, la sécurité routière, l’action sociale, l’humanitaire et la justice, selon la synthèse du Rapport sur la mise en œuvre de la Feuille de route de l’An I de la Confédération des Etats du Sahel (AES) dont copie est parvenue à l’AMAP. Les ministres en charge de l’Industrie et du Commerce ont adopté une matrice d’actions prioritaires visant à renforcer l’intégration économique et commerciale, assortie de la mise en place d’un Comité tripartite de suivi et d’un mécanisme de réunions périodiques tournantes. Par ailleurs, le Forum régional sur l’agriculture, tenu avec d’autres pays du Sahel, a porté sur la sécurité alimentaire, la transformation agricole et l’irrigation. Dans le domaine de la sécurité routière, les agences nationales ont arrêté des bases techniques et financières communes pour réduire les accidents, avec des recommandations relatives à l’harmonisation des règles, la formation conjointe et la création de fonds nationaux dédiés. Une étape majeure a été enregistrée lors de la réunion consacrée à l’opérationnalisation du pilier « Développement », marquée par la création officielle de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES), dotée d’un capital social de 500 milliards de Fcfa, à libération progressive. Les ministres de l’Économie et des Finances ont poursuivi le travail d’opérationnalisation de la BCID-AES, en validant les outils techniques nécessaires. En matière de développement humain dont santé est un élément crucial, les ministres ont recommandé la création d’un cadre institutionnel AES, d’une Agence régionale de santé et la mise en place d’un mécanisme de reporting régulier aux Chefs d’État. L’enseignement supérieur et la recherche ont, quant à eux, connu des avancées notables à travers des engagements en faveur de la mutualisation des ressources, de la mobilité académique et de la recherche collaborative. Sur le plan social, les ministres en charge de la Promotion de la femme ont adopté quatre décisions majeures dont la Déclaration de Niamey et l’harmonisation des législations relatives aux droits des femmes, Ils ont désigné le Niger comme pays pilote jusqu’en 2027. Dans le secteur humanitaire, la décision a été prise de créer un cadre AES de concertation et de coordination afin de renforcer les solutions endogènes et l’assistance aux populations vulnérables. Dans le domaine de la justice, un engagement a été pris pour créer une Cour pénale sahélienne et des droits de l’Homme, avec un renforcement de la formation des magistrats. Dans le domaine de la justice, les États membres se sont engagés à créér une Cour pénale sahélienne et des droits de l’Homme, ainsi qu’à renforcer la formation des magistrats. Enfin, le Forum sur le développement agricole a recommandé, entre autres, le relèvement des budgets agricoles à 15 %, l’aménagement de deux millions d’hectares, la création de quatre agropoles et la mise en œuvre de vastes programmes de recherche et de formation. AC/OS/MD (AMAP)

Fin de la 1ère Session confédérale du Conseil des ministres de l’AES : Le collège des chefs d’Etat s’ouvre demain ;lundi

Bamako, le 21 déc (AMAP) Le 2è sommet ordinaire du collège des chefs d’Etat de la Confédération des Etats du Sahel (AES) s’ouvre demain, lundi, après la première session confédérale du Conseil des ministres de l’AES qui s’est tenue les 20 et 21 décembre, au Centre international de conférences de Bamako (CICB) et dont les projets d’actes formels seront soumis à l’appréciation du Collège des Chefs d’Etat. Le Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maïga, qui a présidé la cérémonie de clôture des travaux, s’est réjoui des travaux au cours desquels les participants ont adopté tous les projets d’instruments juridiques qui permettront de finaliser le processus d’opérationnalisation de la Confédération AES. Il s’agit des projets de Protocole additionnel relatif à la Défense et la Sécurité, relatif à la Coordination de l’action diplomatique, relatif à la Coordination des actions de développement, relatif aux sessions confédérales des Parlements. La réunion ministérielle a permis, également, l’adoption du Règlement intérieur des Sessions confédérales du Conseil des ministres, conformément aux dispositions du Traité portant création de la Confédération AES. « Au-delà de l’opérationnalisation de la Confédération AES, nous avons opportunément évalué la mise en œuvre de la Feuille de route de l’An I de la Confédération et fait le point du processus de négociations entre la Confédération AES et la CEDEAO », a déclaré le général de division Abdoulaye Maïga. Le Chef du gouvernement malien a fait « le constat objectif de la réalisation de beaucoup d’actions inscrites dans la Feuille de route et qui permettent à la Confédération AES d’être plus stable, plus en sécurité, engagée dans une coordination soutenue, surtout, constante tant dans les domaines de la diplomatie que dans celui du développement et de la communication transversale. » « De plus en plus, a-t-il apprécié, la Confédération AES parle d’une même voix. Mieux, elle parle parfois d’une seule voix, d’une voix forte, décomplexée et déterminée à défendre les intérêts du peuple de l’AES. » Cette session a également planché sur les initiatives engagées dans le domaine du Développement, particulièrement les mesures prises pour la mobilisation des ressources confédérales et la mise en place de mécanismes de gouvernance pour leur gestion, « les projets structurants qui ont été lancés et ceux à venir, conforteront la dynamique positive qui a démarré. » Le Premier ministre Maiga a souligné avec force, pour s’en réjouir, que « la tenue de cette session inaugurale a été facilitée par les travaux des Hauts Fonctionnaires. Auparavant, les ministres des Affaires étrangères de la Confédération AES, accompagnés de ceux en charge de la Communication, ont procédé à la signature de l’accord pour la création de la Télévision AES. Pour sa part, le ministre des Burkinabè de l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Karamoko Jean-Marie Traoré, a expliqué que le protocole additionnel concerne les instruments au niveau de tous les piliers pour réduire « au mieux les frontières entre les administrations et évoluer, de plus en plus, vers un espace plus intégré, où nous travaillons sur une base harmonisée ». Il s‘est dit « fier des acquis engrangés durant la courte période d’existence de la Confédération AES », citant en exemple, en matière de défense et de sécurité, la mise en oeuvre de la Force unifiée AES. OD/MD (AMAP)

Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : Koutiala, Kita et San en piste

Envoyés spéciaux Amadou SOW, Youssouf DOUMBIA Oumar DIOP (Photos) Tombouctou, 21 dec (AMAP) Les Régions de Koutiala (Sud), Kita (Ouest) et San (Centre) sont passées samedi nuit devant le jury. Elles ont toutes présenté quatre numéros au lieu de cinq, contrairement à la première journée. Désormais, les orchestres vont compétir dans la salle. Après une première nuit de compétitions, marquée par une baisse drastique de la température, obligeant les organisateurs à renforcer le dispositif de protection contre le froid, les troupes de Koutiala, Kita et San ont présenté chacune quatre disciplines devant le jury. Et tout cela dans un dispositif sécuritaire impressionnant où rien n’était négligé par les forces de l’ordre. C’est dans cette atmosphère de sécurité que la Région de Koutiala a débuté la soirée avec son Ensemble instrumental qui a chanté son morceau en bamanan. Il parle de l’union et invite à la cohésion sociale. Le solo de chant évoque les problèmes courants de notre société particulièrement la déperdition de l’éducation. A travers cette discipline, la troupe plaide pour le retour à nos valeurs fondamentales. Elle sera suivie de la pièce de théâtre intitulée : « La colère de Djiné Massa ».  Le génie protecteur du village exprime sa colère contre la destruction massive des forêts, l’abatage des arbres, les feux de brousse. Et enfin, la danse traditionnelle appelée le « Kounpé ». C’est une danse sacrée, originaire de Kouri (Région de Koutiala). « Il a fallu beaucoup de sacrifices pour permettre à la troupe de venir danser », selon le directeur de la Troupe, Benoit Herve Diarra. La deuxième prestation de la soirée était celle la troupe de Kita. Elle a commencé avec l’ensemble instrumental. Le titre est « Yeredon », un morceau qui plonge au cœur de connaissance de soi et de la mémoire collective malienne. Ce titre se veut un hommage aux fondements culturels qui ont façonné notre identité au fil des siècles.  Il a été suivi du solo de chant titré : « Le Maliba », une œuvre d’interpellation et de prise de conscience collective. À travers une voix engagée et vibrante, il invite les Maliens à renouer avec la bravoure, la dignité et les valeurs fondamentales héritées de nos ancêtres. Il s’agit d’inciter les Maliens et maliennes à connaitre et aimer sa patrie. La pièce de théâtre intitulé « Soyons nous-mêmes », invite les populations à garder les traits qui caractérisent notre société. C’est une pièce de sensibilisation contre la perte de notre identité culturelle. Quant à la danse traditionnelle intitulée : « Namanikoudon», elle est issue des terroirs culturels du Briko (Kita). Elle constitue une expression artistique forte, ancrée dans les valeurs de bravoure, de solidarité et de cohésion communautaire. Elle est portée par de jeunes cultivateurs dans la force de l’âge, en pleine possession de leur santé et conscients de leur rôle de leaders au sein du village. Après une journée de travail collectif au champ, ces jeunes se retrouvent sur la place du village, accompagnés de jeunes filles, pour célébrer l’effort commun à travers la danse. La dernière prestation est revenue à la troupe de San qui a présenté une danse traditionnelle très originale et ovationnée par le public. Elle rend hommage à un griot décédé dans la localité de Tominian. Auparavant, la troupe avait présenté la pièce de théâtre sur le patriotisme, suivie de l’ensemble instrumental sur le thème : « Prendre soin de son patrimoine culturel ». La mélodie propose une réflexion profonde sur la fragilisation du patrimoine culturel national, aujourd’hui confronté à une dynamique de dévalorisation accélérée. « Redonner vigueur à notre culture » est le thème du solo de chant. Il parle de la revitalisation de la culture et invite l’ensemble des Maliens de l’intérieur comme de la diaspora, sans distinction d’âge ni de genre à réinvestir pleinement notre héritage culturel, en défendant l’idée selon laquelle, la culture constitue non seulement un lien identitaire fondamental mais, également, un levier de cohésion nationale et de résilience collective. AS/YD/MD (AMAP)  

La Confédération AES renforce ses capacités de communication

Par Moussa DEMBELE Bamako, 14 déc (AMAP) Les États membres de la Confédération AES « ont intensifié leurs efforts pour promouvoir une communication institutionnelle et communautaire dynamique autour de l’idéal confédéral », indique la synthèse du Rapport sur la mise en œuvre de la Feuille de route de l’An I de la Confédération des Etats du Sahel (AES) dont l’AMAP a reçu copie. La communication de l’AES est portée par une stratégie globale visant à unifier l’information, contrer la désinformation et promouvoir l’organisation auprès des populations locales et de la communauté internationale via des médias publics/privés et des plateformes numériques certifiées, incluant le lancement d’une Web-TV et d’une identité visuelle (logo) pour renforcer la visibilité et la cohérence des messages de ses membres (Burkina Faso, Mali, Niger) face aux défis sécuritaires et informationnels Outre les dispositions relatives à l’opérationnalisation de la Confédération AES, des actions ont été menées pour rehausser la communication institutionnelle et communautaire autour de l’idéal confédéral. Un jalon majeur a été franchi avec la signature, le 2 octobre à Ouagadougou, d’un mémorandum d’entente entre les médias publics des pays membres. « Cet accord scelle leur engagement à assurer une couverture coordonnée et soutenue des initiatives de la Confédération, institutionnalisant ainsi une collaboration médiatique sans précédent », précise le communiqué de la Confédération de l’AES. Parallèlement, les documents fondateurs d’une chaîne de télévision et d’une radio dédiées à l’AES ont été finalisés. Ces médias constituent des vecteurs privilégiés de l’information, de la sensibilisation et de la promotion des actions communes. Une grille commune de programmes a été élaborée, et une page spéciale consacrée à la Confédération figure désormais dans les journaux télévisés nationaux. Une web TV AES vient élargir la portée de ces contenus, touchant un public plus vaste et diversifié. Pour garantir la cohérence des messages, chaque État membre a désigné un point focal au sein de ses organes publics de communication. Ces interlocuteurs assurent la coordination des informations relatives à l’AES. Par ailleurs, des rencontres régulières entre les responsables de médias des États membres ont été organisées afin d’harmoniser leurs points de vue, de mutualiser leurs ressources et de favoriser un partage fluide et structuré des informations. Au-delà de la sphère médiatique, la réalisation d’activités culturelles, artistiques, citoyennes et sportives et l’organisation de manifestations éducatives contribuent à une meilleure intégration des peuples et des Etats autant qu’elles mobilisent les Forces vives de la Confédération AES autour d’une identité commune enrichie par les diversités culturelles et linguistiques. La facilitation des communications téléphoniques, à travers la mise en place d’un réseau téléphonique AES (free roaming) avec des Etats voisins tels que le Togo, contribue à consolider l’intégration sous régionale à travers les Nouvelles technologies de la communication et de la télécommunication accentuant les échanges humains et accroissant les transactions électroniques. La mise en place de ce réseau téléphonique AES, incluant des pays voisins, marque une avancée significative vers une intégration numérique et humaine accrue. Enfin, la Confédération a placé au cœur de son action le rôle des femmes et des jeunes, acteurs clés de la construction d’une identité confédérale forte et inclusive. Conformément à la feuille de route, chaque État membre a également mis en place un Comité national AES, garantissant la mise en œuvre effective des activités transversales et la coordination des efforts à l’échelle régionale. MMD/MD (AMAP)

Confédération AES : Création et mise en place des structures

Par Sinè TRAORE Bamako, 21 déc (AMAP) Dans ce chapitre on peut retenir au niveau du volet création de la Compagnie aérienne AES, réalisations de plusieurs actions pour l’opérationnalisation de cette campagne, notamment la mise en place de Comités techniques de chaque Etat puis d’une équipe pluridisciplinaire, la rédaction des Termes de référence (TdRs) de la création de la compagnie. Pour le projet de réalisation du Chemin de fer Bamako-Ouagadougou-Niamey, les actions réalisées sont l’élaboration des TdRs et de la feuille de route par les experts des Etats membres de la Confédération AES, élargie au Togo et au Tchad. Et, aussi, la rencontre entre les services techniques chargés de la gestion du patrimoine ferroviaire des Etats membres de la Confédération AES et l’élaboration et la finalisation des documents techniques de mise en œuvre du projet. Concernant, le projet de réalisation de l’autoroute Bamako-Ouagadougou-Niamey, les actions réalisées concernent, notamment, l’élaboration des TdRs et de la feuille de route pour la mise œuvre du projet par les experts des Etats membres de la Confédération AES, élargie au Togo et au Tchad. Et l’élaboration et la finalisation des documents techniques et la validation des TdRs, de la note stratégique, du chronogramme de mise en œuvre, du cadre institutionnel du projet Autoroute Bamako-Ouagadougou-Niamey. Le Prélèvement confédéral (PC-AES) est, aujourd’hui, opérationnel dans les Etats confédérés, depuis la signature de la Décision portant PC-AES par le président du Collège des Chefs d’Etat, le général d’Armée Assimi Goita, du Mali, le 28 mars 2025. Trois comptes bancaires ont été ouverts dans les Etats confédérés pour recevoir les montants issus des prélèvements confédéraux. Dans le domaine de la création de la Centrale d’achats des produits de première nécessité, en lien avec l’approvisionnement correct de la Confédération AES, en attendant la mise en œuvre des actions contenues dans la Feuille de route, les structures en charge de la gestion des stocks de produits de première nécessité se sont réunies par visioconférence le lundi 10 février 2025 pour tracer le cadre de leur collaboration, en vue de réaliser des opérations test. Et, pour ce qui concerne la libre circulation des personnes et des biens, des actions en cours sont relatives notamment à l’élaboration du projet de Protocole additionnel instituant un document de voyage de la Confédération et un document d’identité AES, la mise en place d’un Cadre de concertation et de travail entre les Directeurs généraux des douanes des trois pays membres de la Confédération AES. Dans le volet renforcement de l’intégration économique et commerciale dans la Confédération AES, une matrice d’actions prioritaires a été adoptée. Pour l’adoption de mesures visant la formation d’un citoyen sahélien de type nouveau, à travers la révision des curricula primaires, secondaires et supérieurs ainsi que des programmes d’insertion sociale, il y a eu la signature de la Déclaration des ministres chargés de la Promotion de la Femme et du Genre des Etats confédérés, le 1er août 2024, l’organisation d’ateliers, de rencontres ministérielles et de meetings en vue de l’appropriation des textes de la Confédération-AES et du soutien des femmes de la Confédération-AES. Et, le salon entrepreneurial de la Confédération-AES, qui s’est tenu à Bamako du 18 au 21 novembre 2025. La liste est loin d’être exhaustive. ST/MD (AMAP)

Diplomatie de l’AES : Parler d’une seule voix pour un Sahel intégré

Par Oumar Sankaré Bamako 21 déc (AMAP) La Confédération des États du Sahel, (AES) composé du Burkina Faso, du Mali et du Niger, en dépit des crises sécuritaires et des transitions politiques, trace sa propre voie. En un an, la jeune Confédération a imposé une diplomatie coordonnée, articulée autour de l’affirmation d’une voix commune et de la défense de la souveraineté régionale. Dès l’entrée en vigueur du Traité fondateur, les trois États ont misé sur la concertation. Avant la 80ᵉ Assemblée générale de l’ONU, à New York, du 22 au 29 septembre 2025, une réunion à Bamako a permis d’harmoniser les positions et de préparer un discours unique au nom de la Confédération. « Nous parlons désormais d’une seule voix », confient les ministres, soulignant l’importance de cette cohésion pour peser sur la scène internationale. Mais, la diplomatie AES ne se limite pas aux grandes tribunes mondiales. Dans chaque capitale, les Chefs de mission et les ministres des Affaires étrangères ont institué des cadres de concertation permanents, garantissant un soutien mutuel dans toutes les candidatures et initiatives diplomatiques. Le retrait de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a constitué l’un des dossiers les plus complexes. Des réunions à Niamey, Ouagadougou et Bamako ont permis de définir une approche commune, d’adopter des mémorandums d’entente et de mettre en place une architecture tripartite de négociation. Objectif : protéger les intérêts des populations tout en préparant la Confédération à affirmer sa souveraineté régionale. REPOSITIONNEMENT INTERNATIONAL – L’AES ne se contente pas d’actions régionales. La Confédération a entamé un dialogue structuré avec l’Union africaine (UA) pour lever les sanctions pesant sur ses membres, tout en multipliant les partenariats avec la Chine, la Russie et le Maroc. Dans le cadre de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), les pays ont obtenu une résolution favorable à la stabilité du Sahel, témoignant de la reconnaissance progressive de la Confédération sur la scène internationale. Parallèlement, le retrait de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) illustre la volonté des États membres de préserver leur autonomie face à des organisations qu’ils jugent partiales. La Confédération a marqué sa présence dans de nombreux forums mondiaux : Forum de Lomé sur la paix et la sécurité, Forum d’Assouan en Égypte, Conférence sur le financement du développement à Séville. À chaque intervention, l’AES a mis l’accent sur l’autonomie stratégique, la lutte contre le terrorisme et la nécessité de partenariats respectueux de la souveraineté des États. La diplomatie confédérale s’adresse aussi aux populations. Des campagnes de sensibilisation ont touché la diaspora et les communautés africaines, tandis que la Semaine de l’intégration et le Forum national de l’intégration ont renforcé l’adhésion aux idéaux de la Confédération. Ces initiatives traduisent une volonté de rapprocher les citoyens de la politique internationale et de transformer la diplomatie en projet de société. Pour l’année à venir, la Confédération entend finaliser ses instruments juridiques, poursuivre le dialogue avec la CEDEAO et harmoniser ses positions sur les grandes questions géopolitiques. La création d’un Forum des diasporas et la coordination des politiques migratoires et d’intégration africaine figurent également parmi les priorités. Si l’An I a permis de poser les fondations d’une diplomatie confédérale efficace, l’AES reste confrontée à de nombreux défis. Mais, entre stratégie et ambition, elle s’affirme comme un acteur à part entière sur la scène régionale et internationale, déterminé à faire entendre sa voix pour un Sahel intégré et souverain. OS/MD (AMAP)  

A Casablanca, l’union sacrée autour des Aigles du Mali

Envoyé spécial Ladji M. DIABY Casablanca, 21 déc (AMAP)  Casablanca a pris des airs de Bamako. Dans une ambiance empreinte de ferveur patriotique, dans la salle des fêtes Riad Touimi à Bazar, le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, le Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, a présidé, samedi, une rencontre de mobilisation de haute facture. Objectif : galvaniser les troupes pour les matches des Aigles dans la CAN, Maroc 2025. Face à une foule compacte de Maliens résidant au Maroc, rejoints par une délégation venue directement du pays, le ministre Fomba a rappelé la solennité de l’instant. «Nos Aigles savent qu’ils sont en mission. Ils ont reçu le Drapeau national au nom du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta», a-t-il déclaré avec force. Pour le ministre, le talent technique ne suffit plus sur le terrain, l’énergie du public, du 12 homme est indispensable. «Sur le terrain, il faut des acteurs autour pour les encourager. Ces acteurs, ce sont les supporters, les médias, tous les Maliens unis». Cette rencontre n’était pas qu’une simple formalité, mais un véritable échange de «flux victorieux» destiné à porter les joueurs vers le sommet. À ses côtés, la marraine de la Commission nationale d’organisation et de mobilisation pour la participation du Mali à la CAN 2025, Mme Haïdara Aïchata Alassane Cissé n’a pas caché son émotion. Pour elle, cette mobilisation à Casablanca est le miroir de la résilience et du patriotisme malien. «Ce que j’ai vu cet après-midi (samedi dernier, ndlr) réconforte tous les Maliens. Le patriotisme est au cœur de chacun », a-t-elle confié, visiblement fière de voir ses compatriotes «parler le même langage». Au-delà de la recherche de fonds, la marraine a insisté sur son rôle social : mobiliser à la base, des étudiants aux familles établies au Maroc, pour créer un rempart de soutien derrière l’ambassadeur, Fafré Camara, représentant du chef de l’État sur place. L’enjeu dépasse le cadre sportif. À travers le soutien aux Aigles, c’est l’unité de la nation malienne qui s’exprime. «Les Maliens ont besoin de cette cohésion. Elle passe par cette entente autour des Aigles», a conclu la marraine dans un élan d’optimisme. La rencontre s’est également déroulée en présence de l’ambassadeur du Mali au Maroc, Fafré Camara. Lors des échanges, les Maliens résident au Maroc se sont succédé au micro pour assurer leur présence au stade Mohammed V pour soutenir les Aigles, aujourd’hui contre la Zambie. Alors que la CAN 2025 s’annonce disputée, le Mali affiche une sérénité nouvelle. Entre la rigueur de la préparation et la chaleur d’un peuple mobilisé, les Aigles ne volent plus seuls. À Casablanca, l’espoir de ramener enfin le «Graal» au pays n’a jamais été aussi palpable. LMD/MD (AMAP)

Casablanca : La métropole en ébullition pour la CAN

Envoyé special Seïbou S. KAMISSOKO Casablanca , 21 déc (AMAP) Casablanca, cœur économique vibrant du Maroc et métropole d’envergure mondiale, endosse le rôle d’hôte majeur de la CAN, Maroc 2025. Cet événement, qui transcende la simple joute athlétique, devient un catalyseur puissant pour l’expression identitaire, la mobilisation urbaine et l’affirmation de la place du Royaume sur l’échiquier africain. L’ambiance de compétition s’est installée de manière palpable, transformant le tissu urbain et l’esprit collectif de ses habitants. Des grandes artères aux espaces emblématiques, la ville se pare des couleurs du football africain, se préparant à accueillir le continent dans une atmosphère résolument festive et engagée. L’entrée en matière dans l’ambiance compétitive se manifeste d’abord par une révolution visuelle à l’échelle de la ville. Les autorités locales, en collaboration avec les organisateurs, ont déployé une campagne d’embellissement urbain massif. Les boulevards principaux, tels que le boulevard Mohammed V ou le boulevard d’Anfa, habituellement dédiés à la frénésie commerciale, arborent désormais des drapeaux, des banderoles et des fresques murales célébrant l’unité africaine et l’esprit sportif. Ces décorations ne sont pas de simples ornements, elles constituent un langage non verbal adressant à la fois aux résidents et aux visiteurs étrangers un message d’accueil chaleureux et de fierté nationale. Les symboles des nations participantes sont intégrés dans cet écrin, signalant l’universalité de l’événement tout en ancrant l’identité marocaine comme terre d’hospitalité. «L’engouement total à Casablanca. Tous les monde la CAN et partout on passe dans la ville, on sent la CAN. C’est visible. L’aéroport est décoré aux couleurs de la CAN et sur tous les grands axes, il y a les affiches de la CAN», a l’officier média du Mali, Ladji Adama Koné. Cette CAN se déroule dans une période inédite : décembre-janvier. Cette période coïncide avec le froid accompagné de la pluie au Maroc, ce que l’on appelle l’hiver en Europe ou dans les pays arabes. Toutefois, l’officier média du Mali, qui joue le lien entre la presse et l’équipe nationale, ne s’indique du climat. «Certes qu’il y a la pluie accompagnée du froid. Mais je ne pense que cela va jouer la CAN. Tout le monde sait qu’il fait froid avant le déplacement et les gens se sont préparés en conséquence. L’équipe du Mali s’est entraîné sous la pluie vendredi soir à l’académie de Raja club, mais je pense que dans l’ensemble, ça peut aller, même si ça ne sera pas la même chose qu’une CAN sans pluie», a-t-il ajouté. Othman Mohammed, un supporter marocain, estime que cette CAN est ouverte. Outre le Maroc, le Sénégal, le Nigeria, la Côte d’Ivoire, le Cameroun et le Mali peuvent prétendre au titre. «Il a beaucoup plu ces dernières semaines, mais la météo annonce qu’il y aura plus de soleil la semaine prochaine», a déclaré optimiste. Le taximan Mahammed Mohmoud a révélé qu’il supportera le Mali avec le Maroc, avant de jouer une chanson de Sidiki Diabaté. SSK/MD (AMAP)  

Bilan Confédération des États du Sahel : une première année marquée par des avancées institutionnelles

Au cours de son premier Sommet, à Niamey, au Niger le 06 juillet 2024, la Confédération des Etats du Sahel (AES), qui couvre désormais les domaines de la Défense et la Sécurité, la Diplomatie et le Développement, le chef de l’Etat du Mali, le général d’Armée Assimi Goita, a été désigné par ses Pairs (le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, et le président de la République du Niger, le général d’Armée Abdourahamane Tiani) pour assumer le mandat inaugural de la présidence de l’AES. Afin d’organiser convenablement son mandat, le Président sortant de la Confédération AES a élaboré la Feuille de route de l’An I de l’AES. Son rapport d’activité présente l’état de mise en œuvre de la Feuille de route, depuis la création l’AES et matérialise l’ensemble des actions en Activités pour la mise en place et le fonctionnement de la Confédération, Défense et Sécurité, Diplomatie, Développement et Communication transversale. Dossier réalisé par : Oumar SANKARE, Oumar DIAKITE Anta CISSE, Sinè TRAORE Moussa DEMBELE Bamako, 21 déc (AMAP) Un an après sa création, la Confédération des États du Sahel (AES), regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger, affiche une série d’avancées institutionnelles dans les domaines de la défense, de la diplomatie, du développement et de la communication, selon « La synthèse du Rapport sur la mise en œuvre de la Feuille de route de l’An I de la Confédération des Etats du Sahel (AES) » Créée le 6 juillet 2024 à l’issue du premier Sommet de l’AES à Niamey, au Niger, la Confédération ambitionne de renforcer l’intégration entre les trois États sahéliens autour de piliers jugés stratégiques : la Défense et la Sécurité, la Diplomatie et le Développement. À cette occasion, le président de la Transition du Mali, le général d’armée Assimi Goïta, a été désigné par ses pairs pour assurer le mandat inaugural de Président de la Confédération. Pour structurer cette première phase, une Feuille de route de l’An I a été élaborée. Le rapport d’activités, qui en dresse le bilan, met en avant des progrès notables, en particulier dans la coordination institutionnelle et la mise en place de mécanismes communs. VISIBILITE CONFEDERALE RENFORCEE – Sur le plan de la communication, plusieurs actions ont visé à renforcer la visibilité de l’idéal confédéral. Le 2 octobre 2025 à Ouagadougou, un mémorandum d’entente a été signé entre les organes publics de communication des États membres afin de soutenir la diffusion coordonnée des actions de la Confédération. Dans cette dynamique, les États ont finalisé les documents relatifs à la création d’une chaîne de télévision et d’une radio de l’AES. Une grille commune de programmes a été élaborée et une page spécifique consacrée à la Confédération a été intégrée aux Journaux télévisés (JT) nationaux. En parallèle, le lancement d’une Web TV AES a permis d’élargir la diffusion des contenus à un public plus large, notamment au sein de la diaspora. Afin d’assurer une communication harmonisée, des points focaux ont été désignés dans chaque pays pour coordonner la collecte, le traitement et la diffusion de l’information. Des rencontres régulières entre responsables de médias ont également été initiées. À cela s’ajoutent des initiatives en faveur de la facilitation des communications téléphoniques, notamment à travers un dispositif de « free roaming » avec certains États voisins, dont le Togo. COORDINATION MILITAIRE ACCRUE – Dans le domaine de la défense et de la sécurité, la première année de la Confédération a été marquée par un renforcement de la coordination entre les Forces de défense et de sécurité des trois pays. La coopération entre forces aériennes a été intensifiée afin d’optimiser l’appui aux unités terrestres, tandis que les échanges réguliers de renseignements militaires et policiers ont permis une meilleure anticipation des menaces. Le déploiement progressif de la Force unifiée de l’AES (FU-AES) dont le commandant, le général de brigade Daouda Traoré, a reçu samedi 29 decembre 2025, l’étendard, remis par le Président sortant de la Confédération, le général d’Armée Assimi Goïta, constitue l’un des axes majeurs de cette coopération. Plusieurs réunions des chefs d’état-major ont abouti à la validation du Concept des opérations (CONOPS), à la définition des modalités pratiques de mise en place de la force et à l’adoption de propositions opérationnelles communes. Sur le plan politique, les ministres de la Défense de la Confédération ont validé ces orientations et adopté un avant-projet de Protocole additionnel relatif à la Défense et à la Sécurité. La concertation s’est également étendue à des partenaires extérieurs, avec deux rencontres de haut niveau tenues en 2025 à Moscou avec le ministre russe de la Défense. PRESENCE INTERNATIONALE COORDONNEE – La diplomatie figure parmi les domaines les plus actifs de cette première année. Les États membres ont coordonné leurs positions dans plusieurs forums internationaux et maintenu leurs relations avec des partenaires tels que l’Union africaine (UA), l’Organisation de la coopération islamique (OCI), le Maroc, la Russie et la Chine. Dans le contexte du retrait de l’AES de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (EDEAO), les ministres des Affaires étrangères se sont réunis, le 13 décembre 2024, à Niamey, afin d’examiner les implications de cette décision, notamment en matière de libre circulation des personnes et des biens. Des scénarios de transition et des calendriers d’échanges avec l’organisation sous-régionale ont été arrêtés. Par ailleurs, la Confédération a pris part à plusieurs rencontres internationales majeures, dont la 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, le Forum paix et sécurité de Lomé, au Togo, le Forum d’Assouan et la Conférence internationale sur le financement du développement. Des actions ont également été engagées dans les domaines de la gouvernance migratoire et de l’intégration africaine, favorisant une adhésion accrue des communautés de l’espace confédéral et de la diaspora. DES PROJETS STRUCTURANTS EN GESTATION – Au titre du pilier Développement, seize réunions sectorielles ont été organisées au cours de l’année, couvrant des domaines tels que l’agriculture, la santé, l’enseignement supérieur, la recherche scientifique, les finances, l’économie, l’action humanitaire, la justice et la promotion de la femme. Parmi les projets structurants figurent la création