Actualité : 18e réunion bilan du Programme régional de production intégrée du coton en Afrique (PR-PICA), à Lomé

Bamako, 16 avril (AMAP) Ils sont 250 acteurs de la filière cotonnière africaine à se réunir, depuis mardi à Lomé, dans le cadre de la 18e réunion bilan du Programme régional de production intégrée du coton en Afrique (PR-PICA), afin de proposer des solutions pour améliorer les rendements et les revenus des producteurs, rapporte l’agence de presse Savoir News. La rencontre rassemble chercheurs, responsables de sociétés cotonnières, d’organisations de producteurs et des partenaires issus des huit pays membres du programme, ainsi que d’autres acteurs africains et internationaux. À l’ouverture des travaux, le directeur général de la Nouvelle société cotonnière du Togo, Martin Drevon, a insisté sur la nécessité d’aboutir à des résultats concrets. « L’objectif ultime demeure l’amélioration durable des rendements et des revenus des producteurs », a-t-il déclaré. Les travaux portent sur le bilan de la campagne 2025-2026, notamment la gestion des ravageurs, la fertilité des sols et l’adaptation aux variations climatiques. Le président du PR-PICA, Tetey Awokou, a rappelé que les infestations de jassides ont causé d’importantes pertes, tout en saluant les solutions apportées par la recherche. Des rencontres sont également prévues pour renforcer les synergies et promouvoir des solutions innovantes au sein de la filière. OS/KM(AMAP)

Communiqué du conseil des ministres du mercredi 15 avril 2026

 Le Conseil des MInistres s’est déroulé mercredi 15 avril 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Energie et de l’Eau, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation de la Politique nationale de l’Eau et ses 4 Programmes Directeurs de mise en œuvre. Le Conseil des Ministres, lors de sa session du 4 mars 2026, a pris acte de la communication écrite relative à la Politique nationale de l’Eau et ses Programmes Directeurs de mise en œuvre 2026-2035. Cette politique, en cohérence avec « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et la Stratégie nationale pour l’Emergence et le Développement durable 2024-2033, a pour objectif de contribuer au développement durable du pays, en apportant des solutions appropriées aux problèmes liés à l’eau, en tenant compte des effets des changements climatiques dans une perspective de gestion durable des ressources en eau. Le projet de décret, adopté, consacre son approbation et ouvre la voie à sa mise en œuvre. Sur le rapport du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de décret fixant le détail des compétences transférées de l’Etat aux Collectivités territoriales en matière de Jeunesse. un projet de décret fixant le détail des compétences transférées de l’Etat aux Collectivités territoriales en matière de Sport. La suppression de la Collectivité territoriale Cercle est consécutive à l’adoption de la Loi n°2023-002 du 13 mars 2023 portant modification de la Loi n°2012-006 du 23 janvier 2012 portant principes fondamentaux de l’organisation administrative du territoire. Cette suppression a rendu nécessaire la relecture du Décret n°2016-0913/P-RM du 06 décembre 2016 et du Décret n°2018-0079/P-RM du 29 janvier 2018 fixant respectivement le détail des compétences transférées de l’Etat aux Collectivités territoriales dans les domaines de la Jeunesse et des Sports. Les projets de décret, adoptés, réorganisent l’exercice des compétences transférées aux Collectivités territoriales Commune, Région et District de Bamako et précisent l’appui-conseil que les services centraux et déconcentrés du Ministère de la Jeunesse et des Sports doivent leur apporter. Sur le rapport du ministre de l’Elevage et de la Pêche, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant le cadre institutionnel de la Stratégie nationale de Stabilisation et de Sécurisation du Bétail malien et son Plan d’actions. Le Gouvernement de la République du Mali a approuvé la Stratégie nationale de Stabilisation et de Sécurisation du Bétail malien et son Plan d’actions 2025-2029, par le Décret n°2025-0435/PT-RM du 03 juillet 2025. L’élaboration de cette stratégie, qui entre dans le cadre de l’exécution d’une recommandation de la 14ème Session du Conseil supérieur de l’Agriculture, vise la stabilisation et la sécurisation, à l’horizon 2034, du cheptel sur des espaces aménagés avec une production optimale. Son opérationnalisation nécessite la mise en place d’un dispositif de pilotage. Le projet de décret, adopté, fixe le cadre institutionnel de la Stratégie nationale de Stabilisation et de Sécurisation du Bétail malien qui comprend un Comité national de Pilotage, un Comité technique de Coordination, des organes régionaux et locaux. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DE LA PRIMATURE – Directeur général de l’Agence de Gestion du Fonds d’Accès universel : Monsieur Balobo CISSE, Inspecteur des Finances. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME – Chargés de mission : Monsieur Mahamadou GUINDO, Juriste ; Madame Mariam Diama SANOGO, Juriste. AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS ET DES INFRASTRUCTURES – Inspecteur en Chef à l’Inspection de l’Equipement et des Transports : Monsieur Youssouf DEMBELE, Administrateur civil. – Chef de Cabinet : Madame DIALLO Mariam TOURE, Ingénieur de l’Information. – Chargés de mission : Monsieur Amadou SANGHO, Juriste ; Monsieur Mamadou CAMARA, Spécialiste en Gestion du Transport aérien ; Madame MAIGA Bintou ALIOU, Administrateur civil ; Monsieur Mamadou DEME, Ingénieur en Génie civil ; Monsieur Mohamed OULD MAMOUNY, Journaliste-Communicateur. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL – Inspecteur à l’Inspection de la Santé : Monsieur Roger MOUNKORO, Médecin, Pharmacien et Odontostomatologue. – Inspecteur à l’Inspection des Affaires sociales : Madame Fatoumata KONE, Administrateur civil. – Chargés de mission : Monsieur Cheick Oumar TOURE, Spécialiste en Histoire et Géographie ; Madame Hamsétou TOURE, Journaliste Reporter ; Monsieur Badra Aliou SANGARE, Juriste. AU TITRE DU MINISTERE DES MALIENS ETABLIS A L’EXTERIEUR ET DE L’INTEGRATION AFRICAINE – Secrétaire général : Monsieur Amadou Diarra YALCOUYE, Conseiller des Affaires étrangères. – Conseiller technique : Monsieur Doudou Ben Béchir NIANG, Enseignant-chercheur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE – Inspecteur à l’Inspection de l’Agriculture : Monsieur Amadou FOFANA, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie rural. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINISSEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE – Chargés de mission : Monsieur Diakaridja YOSSI, Professeur de l’Enseignement secondaire ; Madame Héloïse DOUYON, Juriste ; Madame DEMBELE Assitan DIALLO, Ingénieur agronome ; Monsieur Cheick Oumar TRAORE, Anthropologue ; Madame Fatoumata TOURE, Professeur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ARTISANAT, DE LA CULTURE, DE L’INDUSTRIE HOTELIERE ET DU TOURISME – Directeur national de l’Action culturelle : Monsieur Cheick Boukounta Karamoko SISSOKO, Enseignant-chercheur. – Directeur général du Centre international de Conférence de Bamako : Monsieur Badara Aliou DIAKITE, Juriste. AU TITRE DU CABINET DU MINISTRE DELEGUE, CHARGE DES REFORMES POLITIQUES ET DU SOUTIEN AU PROCESSUS ELECTORAL – Conseiller technique : Monsieur Mangoro KONATE, Administrateur civil. – Chargé de mission : Monsieur Hamady SIMA, Juriste. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de l’Energie et de l’Eau a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la 1ère Edition du Forum international sur les Energies renouvelables, couplée à la Journée nationale sur

Assemblée générale Élective de la FEMAFOOT : des émissaires de la FIFA, de la CAF et de l’UFOA à Bamako pour superviser le scrutin

Bamako, 15 avril (AMAP) Des représentants de la Fédération Internationale de Football Amateur (FIFA), de la Confédération africaine de football (CAF) et de l’Union du Football Ouest Africain (UFOA-A) sont arrivés mercredi dans la capitale malienne pour  l’Assemblée générale extraordinaire élective de la Fédération malienne de football, prévue ce jeudi 16 avril à l’hôtel de l’Amitié, a constaté l’AMAP. La délégation est conduite par le Colonel-major Hamidou Djibrila Hima, et comprend notamment Elhadji Wack Diop, Fatou Camara, Sacré Guebae, Lamin Kaba Bajo et Mapathé Gaye. Selon des sources sportives, cette mission vise à accompagner le bon déroulement du processus électoral et à garantir la transparence du scrutin. Les émissaires ont tenu une séance de travail avec la Commission électorale de première instance ainsi que le secrétaire général de la FEMAFOOT, Sidi Békaye Magassa. Ils ont également visité la salle devant abriter les travaux ce jeudi. KD/KM (AMAP)

Libye : remise en service d’essai d’un gazoduc reliant Intisar à Brega après plus de 16 ans d’arrêt

Bamako, 15 avril (AMAP)  La National Oil Corporation (NOC) a lancé les opérations d’essai d’un gazoduc de 42 pouces reliant le champ Intisar A/103 au réseau de distribution de gaz de Brega, après plus de seize ans d’interruption, dans le but de rattraper les retards accumulés dans le secteur énergétique libyen, a appris de source proche de la société. Ce projet vise à améliorer l’acheminement du gaz produit dans plusieurs gisements de l’est libyen, notamment Intisar, Irada et Sahel, alors que la production a longtemps été perturbée par des contraintes infrastructurelles. Selon la NOC, environ 150 millions de pieds cubes de gaz par jour pourraient désormais être récupérés grâce à cette remise en service, permettant de réduire le volume de gaz brûlé à la torchère, faute de capacités de transport adaptées. Cette avancée constitue un gain significatif en termes d’efficacité et de valorisation des ressources énergétiques. « Ce redémarrage du gazoduc s’inscrit dans une tentative de rationalisation des infrastructures énergétiques », a indiqué la NOC, soulignant l’importance de cette opération pour optimiser la production nationale. Les travaux de raccordement ont été finalisés sous la supervision du département de maintenance, avec la mobilisation d’équipes techniques locales, issues notamment des sites de Syrte et de Zueitina. Cette implication interne traduit une volonté de relance progressive du secteur, malgré un environnement opérationnel encore fragile. La remise en service intervient après un blocage de plus de seize ans, révélateur des difficultés structurelles qui affectent le secteur pétrogazier libyen, notamment l’instabilité politique, les interruptions d’activité et le sous-investissement. Au-delà de cette avancée technique, la NOC met en avant les marges d’amélioration encore importantes dans la gestion des ressources énergétiques du pays, où le recours prolongé à la torchère avait entraîné des pertes accumulées sur plusieurs années. OS/KM(AMAP)

Kayes : Inauguration d’une école à Dioulafoundou

Bamako, 15 avril 2026 (AMAP) La cérémonie d’inauguration d’une nouvelle école s’est déroulée dimanche à Dioulafoundou, dans la région de Kayes, sous la présidence du Directeur de la Mine de Fekola, Daniel Clark, en présence des autorités éducatives, des leaders communautaires et des populations, a appris l’AMAP de source locale. Construite par la société B2Gold Mali, dans le cadre de ses investissements communautaires en faveur des populations locales, l’infrastructure a été réalisée pour un coût d’environ 44 millions de FCFA. Elle comprend trois salles de classe, un bloc de trois latrines et une clôture de 322 mètres. Elle vise à améliorer les conditions d’apprentissage, renforcer la sécurité des élèves et consolider la place de l’école dans la vie du village. Selon les responsables locaux et les acteurs du secteur éducatif, cette réalisation répond à des besoins en infrastructures scolaires dans une zone marquée par des risques de déscolarisation liés notamment à l’exploitation minière artisanale. Cette réalisation s’inscrit dans une série d’investissements réalisés entre 2023 et 2025 dans la zone de Menankoto Sud, pour un montant global d’environ 170 millions de FCFA, au profit de plusieurs localités dont Manankoto, Tintikabani, Sélou, Gonou et Dioulafoundou. La société B2Gold Mali poursuit par ailleurs des activités d’exploration sur le permis de Menankoto Sud et a engagé des démarches pour l’obtention d’un permis d’exploitation dans le cadre du projet du complexe de Fekola. KD/CMT (AMAP)

Pr. Rokia Sanogo : » Depuis 1983, 14 médicaments traditionnels Améliorés (MTA) ont obtenu l’autorisation de mise sur le marché »

«Depuis 1983, 14 médicaments traditionnels améliorés (MTA) ont obtenu une autorisation de mise sur le marché, dont sept figurent sur la liste nationale des médicaments essentiels», a affirmé le Professeur Rokia Sanogo, directrice générale de l’Institut National de Recherche en Médecine et Pharmacopée traditionnelles (INRMPT), qui a accordée une interview à l’Agence Nationale de presse du Mali. Pr Rokia SANOGO aborde également les mutations opérées dans le domaine de la médicine traditionnelle, les forces, les avancés et les insuffisances AMAP : Pouvez-vous nous expliquer les raisons qui ont motivé ce changement de dénomination ? Pr Rokia Sanogo : Auparavant, nous étions un département de médecine traditionnelle au sein de l’Institut national de recherche en santé publique (INRSP), sans budget spécifique. L’absence d’autonomie et de budget limitait notre visibilité et nos capacités. La Politique nationale de Médecine Traditionnelle (PNMT), adoptée en 2005, a donc recommandé la création d’un institut national spécialement dédié à la médecine traditionnelle, doté d’un conseil d’administration et d’un budget propre. L’objectif était de permettre à la structure de remplir pleinement ses missions : valoriser le riche patrimoine culturel en matière de santé et capitaliser plus de cinquante ans de résultats. Le Mali a été pionnier dans ce domaine, dix ans avant la déclaration de l’OMS en 1978 sur la valorisation de la médecine traditionnelle. Dès 1962, avec la création de la Pharmacie Populaire du Mali, une unité de recherche sur la médecine traditionnelle existait déjà. En 1963, le premier produit contre la diarrhée, issu de cette recherche a été présenté au Président Modibo Keïta par le Pr. Mamadou Koumaré. Cet institut est donc le fruit d’une vision africaine visant à renforcer le système de santé en intégrant la médecine traditionnelle à travers notamment les MTA issus de la recherche. AMAP : Quelles sont aujourd’hui les principales missions de l’INRMPT ? Pr Rokia Sanogo : L’Institut national de Recherche sur la Médecine et la Pharmacopée traditionnelles a pour mission de mener des activités de recherche, de formation et de promotion en médecine et en pharmacopée traditionnelles. À cet effet, il est chargé de l’étude des plantes médicinales et tout autre produit ou procédé utilisé dans la médecine et la pharmacopée traditionnelles, de la mise au point, la standardisation et la production expérimentale des médicaments traditionnels améliorés, de la recherche-action sur la protection et la restauration des plantes médicinales en voie de disparition. L’institut travaille pour  la valorisation du savoir et du savoir-faire traditionnel sur la santé, la protection et la dissémination du patrimoine scientifique relevant de la médecine et de la pharmacopée traditionnelles de la création d’une banque de gènes et des connaissances traditionnelles associées, de la communication, la publication et la diffusion des résultats des recherches dans le domaine de la médecine traditionnelle, de la contribution à la protection des droits individuels et collectifs de propriété intellectuelle liés à la médecine et à la pharmacopée traditionnelles. Nous menons la recherche appliquée pour développer des médicaments issus de la pharmacopée africaine, validés scientifiquement. Depuis 1983, 14 MTA ont obtenu une autorisation de mise sur le marché, dont sept figurent sur la liste nationale des médicaments essentiels. Nous encadrons également un grand nombre d’étudiants/tes et enseignants chercheurs et chercheurs/res des universités et structures de recherche, pour les travaux pratiques, les mémoires, les thèses, des stages et des travaux de recherche. AMAP : Quels sont les cadres de collaboration entre votre service et la médecine moderne ? Pr Rokia Sanogo : Comme institut national recherche spécialisé, nous collaborons étroitement avec les structures techniques du Ministère de la santé et du Développent social. Par exemple, lorsqu’un tradipraticien de santé (TPS) souhaite être reconnu, il est recensé par notre institut puis évalué par un médecin au niveau opérationnel. Ce dernier établit un rapport d’évaluation ethno médicale sur l’efficacité du produit du TPS dans la prise en charge des patients. C’est ce rapport qui sert de sous-dossier pour la délivrance de la carte professionnelle au TPS. Pour ces TPS, il existe également le processus de demande d’autorisation d’un cabinet de consultation et soins traditionnels adressée au Ministre de la Santé. L’agrément du Ministère de la Santé couvre les activités du TPS dans un contexte strictement professionnel de santé. Ce cabinet n’est pas un espace commercial. Nous travaillons actuellement sur deux projets fiancés par l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI) : i) le projet sur le label pharmacopée afin de garantir la sécurité des patients ; ii) le projet pilote de production industrielle du Médicament Traditionnel Amélioré (MTA) Sirop BALEMBO® de l’INRMPT Ce projet de production industrielle est effectué en partenariat stratégique entre l’Institut national de Recherche en Médecine et Pharmacopée traditionnelles (INRMPT), l’Usine malienne de produits pharmaceutiques (UMPP), la Pharmacie populaire du Mali (PPM), la Fédération Malienne des Associations de Thérapeutes Traditionnels et Herboristes (FEMATH) et la supervision de la Direction générale des eaux et forêts (DGEF). AMAP : Quelle place occupe la médecine traditionnelle dans le système de santé malien actuel ? Pr Rokia Sanogo : Malgré l’existence de l’Institut nationale de recherche appliquée depuis 1968, les résultats issus de la recherche sur la médecine traditionnelle, ne sont pas suffisamment intégrés de manière formelle dans le système de santé. Pourtant, l’OMS recommande l’intégration dans le système de santé, les remèdes et les pratiques qui ont fait la preuve de leur sécurité, efficacité et qualité. L’OMS rappelle dans la Stratégie mondiale de la médecine traditionnelle 2025-2034, qu’il n’y aura pas de couverture sanitaire universelle (CSU) ni d’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD) sans la prise en compte des ressources de la médecine traditionnelle. Pour cela nous comptons bien sur la mise en œuvre de la recommandation des états généraux de santé qui prévoit la prise en compte des ressources de la médecine traditionnelle au niveau opérationnel. AMAP : Comment l’INRMPT travaille-t-il à la validation et à la sécurisation des pratiques traditionnelles ? Pr Rokia Sanogo : La validation repose sur des évaluations selon un protocole scientifique. Nous analysons les recettes traditionnelles et les plantes médicinales. Le processus de recherche comprend deux phases, une

FEMAFOOT : L’Assemblée générale élective se tiendra ce jeudi à Bamako

Bamako, 15 avril (AMAP) L’Assemblée générale extraordinaire élective de la Fédération Malienne de Football (FEMAFOOT) se tiendra jeudi à 9H 30 à l’Hôtel de l’Amitié, a appris l’AMAP de source proche de l’instance du Football. L’annonce a été faite mardi, par son secrétaire général, Sidi Bekaye Magassa Le principal point à l’ordre du jour de cette assemblée, est l’élection du nouveau président du Comité exécutif de la FEMAFOOT ainsi que des membres de son bureau, a précisé les organisateurs. Avant de déclarer  qu’une seule candidature est retenue pour ce scrutin. Il s’agit de celle de Mahazou dit Baba Cissé, dont la liste a été validée par la Commission électorale de première instance de la FEMAFOOT. Et cela, après vérification de sa conformité aux exigences du code électoral. Cette Assemblée générale intervient dans un contexte de renouvellement des instances dirigeantes du Football Malien, avec pour enjeu la relance de ce sport national. KD/CMT (AMAP)

L’intelligence artificielle au service de l’apprentissage des enfants au Mali

Crédit photo : UNICEF/UNI922640/Keïta. Légende : Dans le cadre de la septième édition du SEBA, les enfants ont bénéficié d’ateliers pratiques en salle informatique à la Cité des Enfants, où ils ont été initiés à la construction et au montage de robots. Au Mali, de nombreux élèves font face à des classes surchargées et à un manque de manuels scolaires. Pourtant, une nouvelle technologie commence à changer leur façon d’apprendre : l’intelligence artificielle (IA). De plus en plus utilisée par les élèves, elle devient un soutien précieux pour mieux comprendre les cours et réussir à l’école. Pour Abdoulaye, élève, en 11e série Sciences, l’IA est devenue un véritable assistant scolaire : « J’utilise des outils comme ChatGPT, Gemini et DeepSeek pour m’aider en physique, chimie et mathématiques. Je prends une photo de mes exercices, j’explique ce que je n’ai pas compris et l’IA me montre la solution étape par étape », raconte-t-il. Grâce à cette méthode, Abdoulaye progresse à son propre rythme. Il peut revenir sur chaque étape, poser plusieurs questions et mieux consolider ses connaissances, même lorsqu’il étudie seul à la maison. Dans plusieurs localités du Mali, les enseignants doivent encadrer un grand nombre d’élèves avec peu de ressources pédagogiques. Pour Aïcha, élève du fondamental, l’IA est une aide rassurante : « Quand le professeur n’a pas le temps de tout expliquer, je demande à l’IA. Elle m’aide à comprendre sans avoir peur de me tromper », confie-t-elle. Au-delà de l’aide aux devoirs, l’IA favorise la créativité, l’autonomie et la pensée critique. Les élèves peuvent explorer différentes méthodes de résolution, tester leurs idées et apprendre autrement. Cependant, l’IA ne remplace pas les enseignants. Elle agit comme un complément à l’enseignement traditionnel. « Les professeurs sont là pour nous guider, nous encourager et nous expliquer la réalité », souligne Abdoulaye. « L’IA nous aide surtout à mieux comprendre et à pratiquer. » Les enseignants jouent donc un rôle central dans l’orientation, la motivation et le suivi des élèves, tandis que l’IA permet un apprentissage plus personnalisé. Utilisée de manière responsable, l’intelligence artificielle offre un potentiel énorme pour améliorer l’éducation des enfants au Mali. Des outils comme ChatGPT, Gemini ou DeepSeek permettent aux élèves de mieux comprendre leurs leçons, de résoudre des exercices complexes et de développer des compétences essentielles pour le monde de demain. L’IA devient ainsi un allié important pour préparer les jeunes Maliens aux défis du XXIe siècle. Amadou, 11 ans Enfant journaliste – Région de Mopti

Le calvaire des filles vendeuses ambulantes à Bamako : l’histoire bouleversante de Mariam

  Crédit photo : UNICEF/UN0293787/Keïta Légende : Image illustrative d’une fille travaillant sur un site d’orpaillage dans la région de Kayes.   À Bamako, derrière les rues animées et les étals colorés, se cachent des destins brisés. Celui de Mariam*, 13 ans, en est un exemple poignant. Retirée de l’école pour vendre de l’eau et des fruits, elle incarne la réalité de milliers d’enfants privés de leurs droits fondamentaux. Mariam* vit chez sa tante à Magnambougou à Bamako. Depuis l’âge de neuf ans, elle arpente les rues, chargée de bassines d’eau et de paniers de fruits. « Je peux passer deux jours sans manger un repas complet », confie-t-elle, la voix basse. Ses journées sont longues, pénibles, et souvent dangereuses. Dans son témoignage, Mariam raconte les humiliations subies : vols et violences physiques. Elle est aussi exposée aux accidents de la circulation. « Je rentre tard la nuit et avant de dormir, je prépare les produits pour le lendemain », dit-elle. Une routine qui ne laisse aucune place à l’insouciance. Un rêve simple : retourner à l’école Malgré son quotidien éprouvant, Mariam garde une lueur d’espoir : reprendre ses études. « Je veux apprendre, avoir une vie meilleure », murmure-t-elle. Mais comme elle, des milliers d’enfants à Bamako sont contraints de travailler, sacrifiant leur droit à l’éducation, à la protection et à la santé. 📊 Chiffres clés 12,3 % d’enfants travaillent au Mali, selon le rapport de l’EMOP 2023. Ce récit interpelle chacun de nous. Derrière chaque vendeuse ambulante, il y a une histoire, un rêve, une vie en suspens. Investir dans la protection des enfants, c’est investir dans l’avenir du Mali. Maimouna, 12 ans et Ousmane, 13 ans, Enfants Journalistes du district de Bamako. * Noms modifiés pour protéger l’identité des enfants.

Éducation pour tous au Mali : un droit fondamental encore à concrétiser

Crédit photo : UNICEF/UNI688160/Bamba. Légende : Célébration de la Journée Mondiale de l’Enfance 2024 au Centre International de Conférence de Bamako, en présence de l’artiste malienne et championne des droits de l’enfant pour l’UNICEF Mali, Fatoumata Diawara.     L’éducation est un droit fondamental qui devrait être garanti à chaque enfant, où qu’il vive. Au Mali, ce principe est reconnu par la loi. « Si l’éducation était vraiment pour tous, je serais avec ma famille. » Drissa, originaire de la région de Sikasso et élève à l’INAM à Bamako, vit difficilement l’inégalité d’accès à l’éducation : « Si l’éducation était vraiment accessible à tous, je ne passerais pas les vacances loin de ma famille. À Sikasso, il n’y a pas d’école adaptée pour moi. Je suis obligé de rester à Bamako », confie-t-il. Son témoignage met en lumière le manque d’inclusion à l’école dans certaines régions du pays, qui contraint des enfants à s’éloigner de leurs familles pour poursuivre leurs études. « Le Mali a fait des efforts, mais les défis restent énormes. » Pour Mme Bamba Alimata Dao, cheffe de division de l’éducation de base à l’académie de Sikasso, le principe de l’éducation pour tous existe bel et bien : « Depuis l’indépendance, le Mali dispose de lois, y compris dans sa Constitution, qui garantissent le droit à l’éducation gratuite pour tous les enfants, de la maternelle à l’enseignement supérieur. Le pays a aussi signé des conventions internationales, comme la convention relative aux droits de l’enfant. » Cependant, elle reconnaît que de nombreux obstacles subsistent, notamment pour les enfants ayant des besoins spécifiques : « Les écoles spécialisées sont insuffisantes et ne couvrent pas tous les besoins. Les infrastructures scolaires ne sont pas toujours adaptées et les enseignants manquent souvent de formation en matière d’inclusion. » Selon elle, l’État malien s’efforce de promouvoir une éducation inclusive, mais les efforts doivent être intensifiés, en particulier dans les zones rurales. Des actions concrètes restent nécessaires pour garantir une éducation réellement inclusive. Pour rendre l’éducation accessible à tous les enfants du Mali, plusieurs actions sont essentielles. Celles-ci vont de la sensibilisation partenariats avec les acteurs locaux en passant par la formation des enseignants à la prise en charge des enfants à besoins spécifiques, a l’adaptation des infrastructures scolaires, au soutien des familles démunies et a l’intégration des langues nationales dans l’enseignement.  Garantir l’éducation pour tous aujourd’hui, c’est construire un avenir meilleur pour le pays demain.   Mamadou, 14 ans et Fata, 16 ans Enfants journalistes – District de Bamako