Burkina Faso : L’Armée neutralise 100 « terroristes » et reconquis plusieurs localités

Bamako, 4 mars (AMAP) – L’armée burkinabè a neutralisé au moins 100 « terroristes » au cours du mois de février lors d’une série d’opérations militaires à la fois offensives et défensives, a annoncé lundi soir, le colonel Abdoul Aziz Ouédraogo, porte-parole des Forces armées. Ces actions ont également permis la reconquête de plusieurs localités. Selon le porte-parole, cité par la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB), les tentatives d’attaques menées par les groupes armés se sont soldées par « des échecs cuisants ». Des opérations ciblées dans certaines zones et des ratissages ont « permis de mettre en débandade les terroristes » et de neutraliser une centaine d’entre eux. Le Colonel Ouédraogo a, par ailleurs, fait état d’une montée en puissance des Forces de défense et de sécurité burkinabè, tant sur le plan humain que matériel. « Nous avons constaté également une montée en puissance humaine et matérielle de nos hommes […] en termes de puissances humaines parce que des unités récemment constituées ont été projetées avec brio sur le terrain et une montée en puissance matérielle parce que vous vous souviendrez que la semaine écoulée, nous avons procédé à des tirs d’artillerie avec des pièces nouvellement acquises, grâce aux contribuables burkinabè », a-t-il déclaré. L’Armée a conduit mi – février, des opérations audacieuses en profondeur qui ont permis de reprendre le contrôle de plusieurs localités abandonnées depuis 2019, notamment Tongomayel, Béléhédé et Pobé-Mengao, situées dans le nord du pays. Le porte-parole a insisté sur la dynamique positive actuelle des unités burkinabè, marquées par une stratégie plus offensive. « Les unités ont eu une stratégie plus offensive et vous savez très bien que pour pouvoir conquérir des zones il faut le mouvement donc c’est par le mouvement que nous pouvons mettre pied sur certaines zones. C’est par le mouvement que nous pouvons contraindre l’ennemi à quitter ces zones (…) et neutraliser le maximum d’ennemis et permettre un retour progressif des populations dans ces zones une fois qu’elles seront consolidées », a-t-il expliqué. Le Burkina Faso fait face depuis 2015 à une insurrection jihadiste liée à des groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique, qui a provoqué le déplacement de plus de deux millions de personnes et conduit à l’abandon de nombreuses localités dans les régions du nord et de l’est du pays. Depuis 2022, les autorités de transition ont adopté une posture plus offensive, avec la création de nouvelles unités et l’acquisition de matériels militaires, dans le but de restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire. OS(AMAP)
AIEA : Aucune preuve d’un programme d’armement nucléaire iranien malgré l’enrichissement à 60 %

Bamako, 4 mars (AMAP) Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a déclaré qu’aucune preuve n’a été trouvée d’un programme iranien coordonné et structuré visant à fabriquer des armes nucléaires, contredisant les allégations israéliennes et américaines sur ce point. Dans un entretien accordé à NBC News, Rafael Grossi a affirmé que les inspecteurs de l’agence n’avaient pas identifié « d’éléments d’un programme systématique et structuré pour fabriquer des armes nucléaires » en Iran. Il a toutefois confirmé que Téhéran poursuit l’enrichissement d’uranium à 60 % de pureté, un niveau très éloigné des besoins civils habituels et qui, selon lui, n’est atteint que par les pays disposant de l’arme nucléaire. « Seuls les pays dotés d’armes nucléaires enrichissent à ce niveau », a-t-il souligné. Le responsable de l’AIEA a insisté sur le fait que les inspecteurs ne peuvent pas conclure à une intention iranienne de fabriquer une bombe, mais que l’accumulation de matière à ce degré de pureté soulève de « sérieuses questions ». Il a qualifié cet enrichissement de « source des préoccupations que nous avions », ajoutant qu’il n’existait « pas d’objectif clair » justifiant une telle accumulation. « Les centrifugeuses tournaient en permanence et produisaient de plus en plus de cette matière », a déclaré Rafael Grossi, précisant que la quantité théoriquement disponible serait suffisante pour fabriquer plus de dix ogives nucléaires. « Mais ont-ils ces armes ? Non », a-t-il tranché. L’Iran a intensifié ses activités d’enrichissement d’uranium après le retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien (JCPOA) en 2018 et la réimposition de sanctions américaines. Téhéran a progressivement dépassé les limites fixées par l’accord de 2015, notamment en portant le niveau d’enrichissement à 60 % depuis 2021, tout en affirmant que son programme nucléaire reste exclusivement pacifique. Les déclarations de Rafael Grossi interviennent dans un contexte de tensions persistantes et d’accusations récurrentes de la part d’Israël et des États-Unis, selon lesquelles l’Iran chercherait à se doter de l’arme atomique. OS/KM (AMAP)
Société : Conducteurs de moto taxi, entre débrouillardise quotidienne et difficultés

Bamako, 4 mars (AMAP) Les Moto-Taxis ont apporté une véritable touche au paysage du transport urbain de la capitale à partir de 2018, avec le lancement de la start-up Telimani, a constaté l’AMAP. Ce type de transport s’est ensuite généralisé au début de l’année 2021 avec l’apparition d’autres acteurs dans le secteur. Depuis, la ville de Bamako est envahie par ces engins, devenus un moyen facile pour la mobilité des personnes. À Niamana, en ce début de matinée, certains conducteurs de moto-taxi se regroupent en petits groupes au bord des routes. Les uns échangent pelle mêle sur l’activité national ou internationale et d’autres klaxonnent pour attirer des clients. En face d’une station-service de la place, une quinzaine de conducteurs patientent sur leurs motos. Moins de cinq conducteurs ont encore trouvé de clients. « Depuis 5 h 30, j’ai quitté la maison. J’ai déjà parcouru plus de 20 km sans trouver un seul client », confie Sidiki Doumbia, 29 ans, conducteur depuis plus de cinq ans. Il ajoute qu’aujourd’hui, c’est une activité qu’ils font juste pour ne pas rester les bras croisés. Commerçant reconverti, Sidiki raconte avoir pu acheter une maison grâce à son ancien métier. Mais le Taxi-Moto, dit-il, est très précaire. « Il m’arrive parfois de ne même pas gagner mes frais d’essence dans la journée », déplore-t-il. Un autre conducteur s’exprime : « Ce n’est plus rentable. Il y a trop de conducteurs de moto-taxi. En plus, les policiers nous fatiguent beaucoup. On nous demande de prendre de l’assurance que nous jugeons moins intéressant. Parce qu’on n’est pas assisté quand nous faisons un accident», se plaint Diakaria Doumbia, conducteur de moto-taxi. Daouda Keita, étudiant en Master, conduit sa moto-taxi le matin avant ses cours de 16h à 20h. « C’est très compliqué de mener ces deux activités, mais nous n’avons pas le choix. Ce sont les problèmes financiers qui nous poussent à faire ce métier. Le travail de Taxi-Moto est une question de chance. Parfois, on peut gagner rapidement de l’argent, mais il nous arrive aussi souvent de passer toute une journée sans trouver un rond », explique Daouda. Au départ des moto-taxis, l’activité était jugée rentable par les usagers. Mais avec le temps, la multiplication des conducteurs a réduit les opportunités. Pour beaucoup, elle n’est plus qu’une activité secondaire. On y retrouve des enseignants du secteur privé, des étudiants et des ouvriers qui mènent une autre activité en parallèle. Ce travail devient de plus en plus un véritable casse-tête, de l’avis de nombreux conducteurs. Sur la colline du savoir, Drissa Konaté, jeune diplômé sans emploi, complète ses revenus de repassage et de photocopies en menant cette activité. « J’ai débuté en novembre dernier, parce que c’est difficile de vivre avec un seul métier. Depuis, j’ai pu économiser un peu », se réjouit Drissa Konaté qui reconnaît que ce n’est jamais facile de cumuler plusieurs activités. Au rond-point de Banankabougou, le constat est similaire. La plupart des conducteurs exercent d’autres métiers. Yalcouyé, ouvrier journalier dans une usine, raconte qu’en 2022, il a commencé ce travail pour subvenir à ses besoins. Il travaille à l’usine le jour et conduit de 17h à 22h. Selon lui, la forte affluence dans le secteur s’explique par le manque d’emploi. « Avant, pour transporter un client de Banankabougou à Sokorodji, on pouvait gagner 500 Fcfa ou plus. Aujourd’hui, le prix varie entre 200 et 300 Fcfa », chiffre Yalcouyé. Amadou Saye est fabricant de briques. Il se tourne vers la moto-taxi lorsqu’il n’a pas de marché. « Au début, je pouvais gagner entre 10 000 et 25.000 Fcfa par jour. Aujourd’hui, il m’arrive de passer toute une journée sans atteindre 3.000 Fcfa. Les clients discutent et contestent les prix. Si tu refuses, un autre collègue accepte en dessous, ce qui complique notre travail », regrette-t-il.Du côté des clients, certains affirment que la prolifération des moto-taxis a fait baisser les prix de transport de ces engins à deux roues. Avant, Wassa, une cliente, payait 3.000 Fcfa pour ses courses. Aujourd’hui, elle négocie à 1.500 Fcfa. Elle rappelle que la veille, un conducteur a fait un trajet de 3.000 Fcfa (Missabougou-Tiéguena) à 1.500 Fcfa. Telle est aussi la dure réalité liée à l’offre et à la demande. Abdramane Traoré, enseignant du secteur privé, est également client de Telimani. Il abonde dans le même sens. Il réside à Yirimadio et se rend à Badalabougou pour dispenser des cours dans une école privée. Il reconnaît qu’il arrive à économiser un peu avec la baisse du prix de transport. « Chaque semaine, je pouvais dépenser plus de 15.000 Fcfa dans le transport. Mais aujourd’hui, même 7.000 Fcfa peuvent suffire », précise l’enseignant. Contrairement à ses prédécesseurs, Aminata Thera, journaliste, souligne que certains conducteurs de Taxi-Moto ne sont pas raisonnables. En dépit du nombre croissant des conducteurs, il ne voit pas assez d’impact positif sur les frais. Selon elle, il y a toujours des gens qui aiment imposer des difficultés à leurs prochains. « Ils se cachent derrière la pénurie de carburant pour augmenter le prix du transport », affirme-t-elle avec certitude. Adama Traoré, Président du Syndicat national des acteurs de moto-taxi du Mali, a affirmé : « Notre objectif est de valoriser le métier de conducteur de moto-taxi et de défendre nos droits auprès des services compétents. Nous menons des actions de sensibilisation afin que les conducteurs se conforment aux règlements en vigueur, dans le but de réduire les risques d’accidents et de garantir la sécurité de tous ». Il reconnaît que ce n’est pas un travail facile, parce que les conducteurs sont plus nombreux, avec toutes genres de personnes. « Aujourd’hui, ils sont au nombre de moins de 6 millions conducteurs à travers le pays. Mais certains ne sont pas prêts pour une collaboration. Beaucoup ne font pas leur paiement », explique Adama Traoré. À ce jour, en dehors de la décision de la mairie, l’État n’a pas encore adopté une loi spécifique concernant l’activité des moto-taxis. « La mairie délivre des vignettes et perçoit des taxes, tandis que l’impôt est également exigé.
Portrait : Mamadou Diané, figure incontournable de la création artistique et de la formation culturelle au Mali

Bamako, 4 mars (AMAP) Mamadou Diané que nous avons rencontré dans son atelier emblématique à son domicile à l’ACI 2000, est une figure incontournable de la création artistique et de la formation culturelle au Mali. Grand de taille, d’un ton respectueux, accueillant, habillé en tenue traditionnelle Bogolan, Mamadou Diané a une longue expérience et une riche carrière marquée par la polyvalence, l’innovation et un engagement constant dans la transmission du savoir. Plasticien, pédagogue, designer et administrateur culturel, il fait partie des acteurs majeurs ayant façonné la scène artistique malienne depuis la fin des années 1960. Sa carrière débute en 1968 comme instituteur principal, où il développe une solide expertise pédagogique. Enseignant dans plusieurs cycles de l’éducation nationale, il a assumé des responsabilités liées à la gestion scolaire, à l’organisation d’activités culturelles et à la formation locale. Parallèlement, son intérêt croissant pour les arts visuels le pousse à se former dans divers domaines : peinture, design, arts graphiques, infographie, techniques murales et tableaux phoniques. Cette dernière discipline le conduit en Corée du Nord, où il obtient un diplôme d’expert en tableau phonie et mouvement gymnique, enrichissant ainsi un profil artistique déjà éclectique. Son influence s’affirme de 1968 à 2008 où il a occupé plusieurs postes au sein des structures de ministères différents. A savoir le ministère de l’Education nationale, celui des Sports, des Arts et de la Culture du Mali et celui de l’Enseignement supérieur. De 1978 à 1990, il est chef de l’Atelier d’Arts Plastiques de l’Institut National des Arts, participant aux grands travaux artistiques nationaux, supervisant des étudiants et contribuant à des expositions internationales. De 1990 à 2008, il devient chargé des relations extérieures du Théâtre National du Mali au Palais de la Culture Amadou Hampathé Ba, où il intervient en scénographie, décor et gestion artistique. Il représente également le Mali lors des expositions universelles entre 2000 et 2010, en assurant la conception thématique et le design du pavillon national. A titre de formation formelle, Mamadou Diané a reçu, de 19767 à 1989, des diplômes de l’institut pédagogique d’enseignement général de Bamako (IPEG), de Langue Bamanankan, attestation de stage en démographie, etc. En 2010, il a enseigne à l’École Supérieure d’Ingénierie, d’Architecture et d’Urbanisme de Bamako. Sa rigueur et son expérience font de lui une référence dans la formation artistique et architecturale. M. Diané a aussi fait des parcours de stages internationaux en Corée du Nord, au Japon, en Espagne, au Ghana, et en Égypte, etc. Ces séjours ont nourri une approche mêlant traditions maliennes, techniques contemporaines et influences interculturelles. Entre 1978 et 2012, il participe à des ateliers, résidences et biennales en Afrique, en Asie, en Europe et aux États-Unis. Ses contributions lors d’événements tels qu’AFRICUS en 1995, le Workshop African Heritage en 1997 ou le Luxor International Painting Symposium en 2012 enrichissent son langage artistique. En 2014, l’expert artiste Mamadou Diané fonde @rtex Plastina Arts & Expertises, structure dédiée à la création, au design et à la valorisation de l’artisanat malien. Avec @rtex LAB, il développe des projets de prototypage et d’innovation artisanale. « ça été un don de Dieu pour moi d’être artiste plasticien », a-t-il affirmé. GT/KM (AMAP)
Marchés gaziers en alerte : l’escalade au Moyen-Orient perturbe les flux de GNL

Bamako, 3 mars (AMAP) Les prix du gaz en Europe ont fortement augmenté lundi, avec le contrat benchmark TTF, atteignant environ 39 euros soit 25 582 Fcfa par mégawatt-heure le 2 mars, contre environ 32 euros soit 20 991 Fcfa la semaine précédente, suite à l’escalade des tensions au Moyen-Orient impliquant un blocage effectif du détroit d’Ormuz par l’Iran et l’arrêt de la production de Gaz Naturel Liquéfié au Qatar après des attaques, rapporte l’agence Anadolu. Cet événement représente le choc le plus important sur les marchés depuis l’arrêt des exportations russes de gaz vers l’Europe en 2022, exposant particulièrement l’Asie de l’Est à une vulnérabilité accrue en raison de sa forte dépendance aux volumes qataris. Tom Marzec-Manser, directeur Europe Gas & LNG chez Wood Mackenzie, a déclaré à Anadolu que le Qatar a exporté 81 millions de tonnes de GNL en 2025, les Émirats arabes unis en fournissant 5 millions supplémentaires, tandis que le Koweït en a importé 8 millions. “Le bilan mondial est donc effectivement déficitaire de 78 millions de tonnes en raison des événements récents”, a-t-il expliqué. Il a ajouté que cette flambée des prix devrait freiner la demande en Asie du Sud, tandis que la consommation déjà faible de GNL en Chine contribuera à rééquilibrer le marché. “Wood Mackenzie prévoit 35 millions de tonnes de nouvelle production de GNL en 2026, ce qui aidera également à combler le déséquilibre actuel offre-demande. Mais il est raisonnable de supposer que plus le détroit d’Ormuz restera fermé longtemps, plus les prix du gaz augmenteront”, a souligné Marzec-Manser. Mehdy Touil, spécialiste principal du GNL et actionnaire chez Calypso Commodities, a noté que le blocus iranien du détroit d’Ormuz a bloqué plus de 83 millions de tonnes de GNL. Il a souligné que la vulnérabilité se situe principalement en Asie, la Chine représentant la plus grande concentration d’exposition contractuelle. Il a également évoqué la question d’un possible report du projet de l’UE d’interdire le GNL russe. Giovanni Bettinelli, consultant énergétique basé à Dubaï chez GFB Insight, a averti qu’une escalade supplémentaire entraînerait un resserrement rapide du marché spot, avec une demande accrue en Asie de la part de la Chine et de l’Inde pour remplacer les volumes perturbés. L’Europe resterait une destination premium pour les cargaisons spot, aggravée par les retraits importants des stocks ces derniers mois. Alex Froley, analyste senior GNL chez ICIS à Londres, a rappelé qu’environ 20 % du GNL mondial transite à l’ouest du détroit d’Ormuz, principalement depuis le Qatar et les Émirats. Depuis samedi après-midi, les navires évitent le détroit, les tankers qataris se détournant et attendant au large d’Oman. La plupart des cargaisons qataries allant vers l’Asie, une concurrence accrue pour les volumes restants pousserait les prix à la hausse, y compris en Europe. Les experts s’accordent à dire que la durée de la perturbation sera déterminante : les stocks peuvent absorber une interruption brève, mais une prolongation entraînerait des hausses plus marquées des prix, bien que ceux-ci restent loin des records de 2022. OS/KM(AMAP)
Observatoire de la paix et de la réconciliation nationale : L’ancien Premier ministre Ousmane Isssoufi Maïga nommé à la tête

Observatoire de la paix et de la réconciliation nationale : L’ancien Premier ministre Ousmane Isssoufi Maïga nommé à la tête Bamako, le 3 mars (AMAP) L’ancien Premier Ministre, Ousmane Issoufi Maïga a été nommé président de l’Observatoire de la Paix et de la Réconciliation et le Général Mody Béréthé comme Vice-président, a appris l’AMAP de source officielle. Cette nomination a été faite par le décret N°2026-0101/PT-RM du 02 mars 2026, du Président de la Transition Dans ce texte figurent plusieurs personnalités de la Commission nationale de rédaction de l’avant-projet de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale. Parmi lesquels des anciens ministres, des représentants des organisations de la société civile, de confessions religieuses, et de porteurs d’uniforme. Ils sont au total 30 membres y compris le Président et son Vice-président. Il s’agit notamment de Lalla Moulaye Haidara, Moussa Pamanta, Boubacar Mariko, le colonel sapeur-pompier Sidiki Togo, Abdoul Kassim Diallo, Kalifa Coulibaly, Sory Ousmane Koïta, Ibrahima Alpha Touré, Saoudatou Camara Demblé, Moutaga Soumaré, Tahia Walet. Aussi, faut-il noter que Mossa Luc Sangaré, Fatoumata Sékou Dicko, Maliki Attaher Cissé, Oumar Traoré, Mamadou Sissoko, Zeini Moulaye en font partie. Sans oublier Oumarou Bocar, Moulaye Aly Kalil Ascofarė, Abel Diarra, Almoudene Ag Ikamass, Mamadou Bouya Simpara, Tiémoko Coulibaly, Aboubacar Doucouré, Thierno Hady Thiam, Fodé Moussa Sidibé, Gole Toungara et Djénéba Sidibé Diop. Créé par décret en octobre 2025, l’Observatoire de la Paix et de la Réconciliation nationale est chargé d’accompagner la mise en œuvre des engagements contenus dans la Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale, dans un contexte marqué par la volonté affichée des autorités de la Transition de consolider la cohésion nationale. OD/KM (AMAP)
Kangaba : la réfection septennale de la Case sacrée (Kamablon) au centre de plusieurs rencontres

Kangaba, 04 mars (AMAP) Depuis trois (3) mois, les réunions se succèdent sur la réfection septennale de la Case sacrée, dans le vestibule du chef de village de Kangaba et sur la place sacrée des sages contiguës à la Case sacrée, a constaté l’AMAP. En effet, la dernière cérémonie de la réfection septennale remonte à mars-avril 2019. Selon un dignitaire du clan des Kéïta, propriétaire du Kamablon, la cérémonie de réfection se déroulera cette année 2026, 07 ans après jour pour jour. Déjà, les informations sont en train d’être véhiculées afin que les uns et les autres puissent prendre des dispositions pour le bon déroulement de la cérémonie prévue entre fin mars et début avril 2026. Cette réfection coïncide avec l’année de la culture et de l’éducation décrétée par le président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA. La réfection septennale de la Case sacrée de Kangaba est un événement rituel d’une haute portée culturelle et symbolique. Au cours de cet événement, la tradition orale tient une place de choix. Les maitres de la parole que sont les griots de Kéla racontent à la jeune génération l’histoire du mandé des origines à notre époque. Cette jeune génération est composée de filles et garçons de 14 à 18 ans. Ces jeunes garçons qui seront baptisés après avoir accompli des travaux d’intérêt public étaient naguère les guerriers protecteurs de la cité. Après leur baptême, ces jeunes adolescents prendront en main le développement économique, social et culturel de la région. Ils vont constituer ce qui est convenu d’appeler Kari qui signifie groupe d’âge. La réfection du Kamablon consacre la réunification du clan autour de leur identité culturelle. Vu l’importance culturelle de la Case sacrée et de sa réfection septennale, les gouvernements successifs ont pris plusieurs décrets et décisions. Ainsi, le Kamablon figure sur la liste des biens du Mandé inscrits à l’inventaire par Décision No 0444/MC-SG du 07 mai 2001. La Case sacrée de Kangaba est classée dans le patrimoine culturel national par Décret No 05-547/P-RM du 20 décembre 2005. Le Kamablon est classé sur la liste des biens culturels du Mandé inscrits sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, le 30 septembre 2009 et sur la liste des biens culturels immatériels du Mali par Décret No 2011-237/P-RM du 12 mai 2011. Signalons que la Case sacrée de Kangaba a été construite vers les années 1653. Depuis, elle tient grâce à la réfection septennale. Elle est faite de banco et la toiture est en paille. Comme son nom l’indique, c’est une case ronde dans laquelle est gardée des objets et des mobiliers d’une grande richesse culturelle. Il faut retenir également que la Case sacrée de Kangaba est tout sauf un fétiche. L’occasion est bonne pour remercier le chef de service local du patrimoine culturel de Kangaba pour son apport inestimable dans la production de cet article. SD/KM (AMAP)
Actualité : Israël intensifie les frappes au Liban et crée une zone tampon face au Hezbollah, dans le sillage de la guerre contre l’Iran

Bamako, 3 mars (AMAP) Le Liban est de nouveau plongé dans un conflit ouvert avec Israël, alors que le Hezbollah a repris les hostilités en représailles à l’assassinat du Guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février lors d’une opération conjointe américano-israélienne contre l’Iran, rapporte le média qatari Al Jazeera. Cette escalade, entrée dans son quatrième jour au niveau régional, menace d’embraser davantage le Moyen-Orient. Le Dimanche 1er et le lundi 2 mars, le Hezbollah a lancé des salves de roquettes, missiles et drones vers le nord d’Israël, ses premières actions majeures depuis le cessez-le-feu de novembre 2024. Le mouvement chiite a revendiqué ces tirs comme une « vengeance » pour la mort d’Ali Khamenei, figure centrale de « l’Axe de la résistance » selon la BBC. En riposte, l’armée israélienne a mené une campagne aérienne massive. En effet, des dizaines de frappes ont visé la banlieue sud de Beyrouth (Dahiyeh), le sud-Liban et la vallée de la Bekaa. Au moins 52 morts et 154 blessés selon les autorités libanaises et des sources médicales, avec des chiffres variant entre 31 et 52 tués selon les bilans actualisés. L’ONU et les autorités locales font état d’au moins 31 000 à 58 000 déplacés internes en deux jours, la population fuyant massivement les zones bombardées. Le mardi 3 mars, l’escalade s’est accentuée. Tsahal a annoncé avoir déployé des troupes supplémentaires au sol dans le sud du Liban, occupant de nouvelles positions pour créer une « zone tampon », élargie au-delà des cinq points tenus depuis fin 2024. Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déclaré que l’armée prendrait le contrôle de « positions stratégiques supplémentaires » pour protéger les civils israéliens. Parallèlement, l’armée israélienne a revendiqué des « frappes simultanées » sur des cibles à Téhéran et Beyrouth, visant des infrastructures militaires iraniennes et du Hezbollah. Le parti chiite libanais a riposté avec de nouveaux drones contre des bases aériennes israéliennes (Ramat David, Meron). Au Liban, le gouvernement de Nawaf Salam a condamné les tirs du Hezbollah comme « irresponsables » et a interdit toute activité militaire du mouvement, ordonnant à l’armée et aux services de sécurité d’agir pour empêcher de nouveaux tirs. Cette mesure, symbolique mais inédite, reflète la colère croissante d’une partie de la population contre un Hezbollah affaibli militairement (après les pertes de 2024-2025) et accusé de plonger le pays exsangue dans une nouvelle guerre. Cette réactivation du front libanais s’inscrit dans la guerre plus large, opposant États-Unis et Israël à l’Iran, déclenchée par l’opération « Epic Fury » qui a éliminé Khamenei et plusieurs hauts responsables iraniens. Téhéran promet une « longue guerre », tandis qu’Israël et Washington annoncent des frappes « décisives » et « rapides ». La communauté internationale appelle à la retenue, mais le risque d’embrasement total – incluant le détroit d’Ormuz, Gaza et d’autres proxies iraniens – reste très élevé, avec des conséquences économiques mondiales déjà visibles (hausse du pétrole, marchés en chute). OS/KM (AMAP)
Ouélesséboubou : Elaboration de fascicules pédagogiques des classes de la 7è, 8è et 9ème années

Ouélessébougou, 03 mars (AMAP) Le projet d’amélioration de la qualité et des résultats de l’éducation pour tous a Mali (MIQRA) pour son accompagnement visant à doter les classes de la 7è, 8è et 9è années du fondamental de fascicules de français, de mathématiques, de sciences physiques et de sciences naturelles a été salué mardi, par le Directeur national de la pédagogie, Mahamadou Niaré. L’atelier a réuni des acteurs clés du système éducatif malien dont des conseillers pédagogiques, des maîtres d’écoles expérimentés et des personnes ressources. Au cours de cet atelier, les participants ont mis en commun leur expertise pour produire des outils pédagogiques qui tiennent compte du contexte culturel. Ils ont souligné l’importance des outils élaborés pour ces matières qui sont nécessaires pour les classes du second cycle fondamental tout en exprimant leur satisfaction quant à la richesse des échanges et la qualité collaborative des travaux. Le Préfet de Cercle, Moussa A. Sagara, a réitéré la gratitude des autorités à l’endroit du projet MIQRA pour son soutien constant en matière de promotion de l’éducation et l’amélioration de la qualité de l’enseignement. « Durant cet atelier de travaux intenses, vous avez conjugué vos efforts et expertises pour produire des outils pédagogiques de qualité qui ne sont pas de simples documents, ils constituent des éléments stratégiques au service de l’amélioration des apprentissages et du renforcement de compétences fondamentales de nos élèves. Grâce à un effort commun cet atelier a été une nette réussite », a souligné M. Niaré. Il s’exprimait en marge de la cérémonie de clôture de l’atelier d’élaboration, de validation et de relecture de ces outils pédagogiques dans la salle de réunion du Centre féminin de formation et d’appui au développement rural (CFADR) de Ouélessébougou. Le représentant du projet MIQRA, Dr Amidou Namaparé, a réaffirmé l’engagement de son organisation aux côtés des autorités maliennes pour promouvoir un accès équitable à une éducation inclusive et de qualité, gage d’un développement durable. AC/CMT (AMAP)
Présidence de la Femafoot : La Ligue régionale de football de Kayes annonce la candidature du Dr Moussa Sow

Kayes, 3 mars (AMAP) La Ligue régionale de football de Kayes a annoncé la candidature du Dr Moussa Sow à la présidence de la Fédération malienne de football (FMF), a confirmé l’intéressé à l’AMAP. Joint au téléphone, le leader de la Ligue régionale de Kayes, qui couvre les régions de Kayes, Nioro et Kita, a indiqué que le processus était déjà enclenché. «Le processus est déjà engagé. Mais, nous sommes en train de gérer certaines questions relatives au parrainage, parmi tant d’autres», a-t-il déclaré. Selon les responsables de la Ligue régionale de football de Kayes, les acteurs de cette instance sont mobilisés pour soutenir leur candidat. Le Dr Moussa Sow est membre fondateur de l’ Association Sportive de Kayes (ASK) et promoteur du Complexe scolaire et universitaire Boubou Sow, qui comprend un centre de formation sportif. Il est également présenté comme un acteur engagé dans la promotion du sport de masse à travers l’organisation de tournois, notamment en milieu scolaire. Dans un communiqué publié lundi, par Kadiatou Ba, membre de la Commission média de la Ligue régionale de football de Kayes, le candidat est décrit comme porteur d’une «vision moderne et ambitieuse». «Dr Moussa Sow se lance dans cette course avec détermination et foi en l’avenir du football malien. Cette candidature, à la fois audacieuse et porteuse d’espoir, s’inscrit dans une dynamique de renouveau, de transparence et de professionnalisation de notre sport roi», indique le communiqué. Le document précise que l’engagement du candidat repose notamment sur l’unité du football malien, la promotion des jeunes talents, la modernisation des infrastructures ainsi que la crédibilité et la bonne gouvernance. BMS/OS/CMT(AMAP)

