Mopti : le Gouverneur mobilise les services régionaux après les événements du 25 avril

Mopti, 7 mai (AMAP) Le Gouverneur de la Région de Mopti, le Général de Brigade Daouda Dembélé, a présidé jeudi au gouvernorat, une rencontre de sensibilisation et de cadrage avec les chefs des services techniques régionaux, a constaté l’AMAP. Cette réunion intervient après celle tenue avec les légitimités traditionnelles et les organisations de la société civile. Elle visait à faire le point de la situation et à remobiliser les agents pour accélérer le traitement des dossiers prioritaires et assurer la continuité des services publics. Dans son intervention, le Gouverneur a évoqué le contexte sécuritaire marqué par les événements du 25 avril. «Vous êtes le bras opérationnel de la nation. Sans votre engagement quotidien, les politiques publiques resteront lettre morte», a-t-il déclaré, appelant les responsables administratifs à placer le devoir de service au-dessus des inquiétudes personnelles. Il a également annoncé un renforcement de la sécurité des bâtiments administratifs, des parcs automobiles et de la protection des données administratives. Le Chef de l’exécutif régional a demandé à chaque direction de produire un état des lieux des chantiers en souffrance. «L’efficacité de notre accueil et la rapidité de nos réponses sont les meilleurs gages de confiance pour nos usagers», a-t-il indiqué. Il a appelé à renforcer la coordination entre les services et réaffirmé son soutien aux agents de terrain. DC/CMT (AMAP)
Kangaba : un opérateur économique offre 2 millions de francs CFA aux victimes d’incendies

Kangaba, 7 mai (AMAP) L’opérateur économique de Samaya, Malamine Touré, a remis une aide de 2 millions de francs CFA aux victimes des incendies survenus en mars et avril 2026 à Kangaba, Minidian, Kéniégoué, Koflatié et Kokoyo, dans le Cercle de Kangaba, a constaté l’AMAP. Les incendies, signalés en majorité dans des marchés, ont causé d’importants dégâts matériels. À Kangaba, sept commerçants propriétaires de kiosques et hangars ont été touchés. À Koflatié, 14 personnes ont perdu des tentes en plastique servant de magasins et d’habitations. À Kéniégoué, une victime a perdu du matériel de réparation de pneumatiques. À Kokoyo, un enfant a perdu la vie dans l’incendie d’une tente. La somme a été remise au préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao, en présence des responsables des Forces de défense et de sécurité, du chef du Centre de secours de la protection civile, du Service local du développement social et du maire de Minidian, Mamby Keita. Le service local du développement social a ensuite procédé à la répartition de l’aide entre les 23 victimes. Selon les montants communiqués, les victimes de Kangaba ont reçu 714.980 FCFA, celles de Koflatié 1110.000 FCFA, tandis que les victimes de Kéniégoué et de Kokoyo ont reçu respectivement 90.000 FCFA et 85.000 FCFA. Les bénéficiaires ont salué le geste du donateur et indiqué que cette aide leur permettra de relancer leurs activités. SD/CMT (AMAP)
Bougouni : circulation des tricycles et motos à grosse cylindrée interdite de 21 heures à 6 heures pendant 30 jours

Bamako, 7 mai (AMAP) Le Gouverneur de la Région de Bougouni a instauré mercredi une interdiction de circulation des tricycles et des motos à grosse cylindrée dans l’ensemble de la région, de 21 heures à 6 heures du matin, pour une durée de 30 jours renouvelable, a appris l’AMAP de source officielle. Cette mesure intervient dans un contexte de renforcement des dispositions sécuritaires visant la protection des personnes et de leurs biens. La décision signée par le Général de brigade Ousmane Wélé précise que l’interdiction concerne toute la Région de Bougouni et qu’elle entre en vigueur à compter de sa date de signature, soit le 6 mai 2026. Les autorités régionales justifient cette mesure par «les nécessités de sécurisation des personnes et de leurs biens», dans un contexte national de menaces sécuritaires persistantes et de recrudescence des attaques terroristes dans plusieurs localités du pays. Le document indique également que les préfets des cercles ainsi que les responsables des Forces de Défense et de Sécurité sont chargés de l’application stricte de cette décision. Il précise que la restriction pourra être renouvelée «en cas de besoin ». Ces dernières semaines, plusieurs régions du Mali ont renforcé leurs dispositifs sécuritaires à travers des mesures de contrôle de circulation et de surveillance accrue des axes routiers afin de limiter les mouvements suspects et prévenir les infiltrations terroristes. KD/CMT (AMAP)
Bandiagara : des opérations en cours contre des terroristes auteurs d’attaques simultanées contre deux villages

Bamako, 7 mai (AMAP) – Les Forces de Défense et de Sécurité sont «pleinement mobilisées», des opérations sont en cours pour «traquer et traduire en justice les auteurs, complices et commanditaires» des attaques terroristes simultanées perpétrées ce mercredi 6 mai contre les villages de Kori-Kori et Gomossogou dans la Région de Bandiagara et qui ont causé plusieurs pertes en vies humaines et de nombreux blessés, a appris l’AMAP de source administrative. Selon le communiqué du gouvernorat qui a annoncé la nouvelle, les attaques ont été perpétrées aux environs de 16 heures contre le village de Kori-Kori, dans la Commune rurale de Doucombo, Cercle de Bandiagara, ainsi que celui de Gomossogou, dans la Commune rurale de Lessagou, Cercle de Diallassagou. Le chef de l’exécutif régional, le Colonel-major Olivier Diassana, a qualifié ces attaques de «lâches et barbares», dénonçant des actes visant à «semer la terreur et fragiliser la cohésion sociale». Le document souligne qu’une délégation administrative et sécuritaire a été dépêchée sur les lieux afin de constater les faits, évaluer l’ampleur des dégâts et apporter une assistance aux populations affectées. Le Gouverneur a présenté, au nom des autorités de la Transition, ses «condoléances les plus attristées» aux familles endeuillées ainsi qu’aux populations touchées, tout en souhaitant un prompt rétablissement aux blessés. Les autorités régionales ont appelé les populations au calme, à la vigilance et à l’unité autour des Forces de Défense et de Sécurité afin de préserver la paix et renforcer la cohésion sociale. Le gouverneur a également invité les citoyens à éviter «toute forme de stigmatisation, de représailles ou de diffusion de fausses informations susceptibles d’accentuer les tensions sociales». KD/CMT (AMAP)
Mopti : les FAMa neutralisent une dizaine de terroristes à Gomozogou

Bamako, 7 mai 2026 (AMAP) – L’état-major général des Armées a annoncé, jeudi, la neutralisation d’une dizaine de terroristes lors d’une opération aérienne menée dans la localité de Gomozogou, à quelques kilomètres d’Ouro Modi, dans la région de Mopti, a appris l’AMAP de source militaire. Selon un communiqué des Forces armées maliennes (FAMa), cette intervention s’inscrit dans le cadre des missions de reconnaissance offensive actuellement conduites sur l’ensemble du territoire national. «Les vecteurs aériens des FAMa ont mené avec succès, ce mercredi 6 mai 2026, une opération ciblée contre les groupes armés terroristes», précise le document. L’armée indique que l’opération a également permis de détruire plusieurs moyens logistiques des groupes armés, notamment des motos utilisées pour leurs déplacements dans la zone. Le communiqué ajoute qu’une autre mission de reconnaissance effectuée dans la même localité de Gomozogou a abouti à une nouvelle frappe contre plusieurs motos appartenant aux groupes armés terroristes. Les opérations de surveillance et de sécurisation se poursuivent actuellement dans le secteur, selon l’état-major général des Armées, qui salue «la détermination et l’engagement sans faille» des FAMa dans la défense de l’intégrité du territoire national. KD/CMT (AMAP)
Région de Kayes : La Cité des rails nostalgique de l’orchestre régional Sidi Yassa

L’orchestre régional Sidi Yassa de Kayes a connu des gloires au Mali et à l’extérieur. Malgré son rôle capital dans la valorisation de la musique du terroir, ce groupe peine à émerger sur la scène nationale par manque d’accompagnement Kayes, 7 mai (AMAP) Jadis, connu sous le nom de « Gofè Club », l’orchestre régional de Kayes est à la recherche d’un nouveau souffle en vue de retrouver sa réputation d’antan. Ce groupe musical qui a inscrit l’une des pages glorieuses de la musique mandingue, peine à se frayer sur la scène nationale. On ne le sent qu’à travers les chansons comme « Sidi Yassa » ou « Térèna bouroufiérila/Térène Diouley » ou lors des grands évènemeTérèna est une production du Socistar, chantée par Badar Térèna, rythmée par le trompettiste Djim. Pour avoir d’amples informations sur l’histoire de cette formation régionale, notre équipe de reportage a approché le Directeur Régional de la Culture de Kayes, Ibrahim Sissoko Dès notre première rencontre, ce pionnier de la musique kayesienne chanta quelques extraits de la célèbre chanson « Mali Sadio » qui retrace l’histoire d’une jeune fille de Bafoulabé. D’après la légende, celle-ci entretenait un lien d’amitié avec l’hippopotame, l’animal protecteur de ladite ville. Puis, il nous scanda quelques notes du morceau fétiche « Sidi Yassa » qui a donné son nom à l’Orchestre régional de Kayes. Madieye se décrit comme un Kayesien de l’ethnie Ouolof, né et grandi à Kayes. « Je suis percussionniste né dans la musique. Je joue tous les instruments. Ici, nous ne connaissons que le djembé. J’ai hérité du Sabar, de mon grand-père maternel qui m’avait adopté au Sénégal ». Né aveugle, ce batteur de toumba est considéré par les populations de la capitale de la 1ère région administrative du Mali comme une bibliothèque vivante. Après un court séjour (1954-1961) chez son cousin à Bakel (Sénégal), Madieye est retourné à Kayes où il a entrepris une carrière musicale, couronné de succès. Il a découvert le groupe « Polo Bleu » de Plateau qui était animé, à l’époque, par Badama N’Diaye, Seydou Djim, Moussa Garanké, Miss, Maïssa et Djiby. En 1963, le jeune artiste créé le Gofe Club avec certains de ses amis, dont Harouna Barry. Cette formation a également accueilli des artistes de renom, dont notre doyen Kardjigué Laïco Traoré de l’ORTM et du Conservatoire Balla Fasséké Kouyaté, Moussa Mody Sacko (ancien directeur de l’Ensemble Instrumental). Au fil du temps, Barou Kouyaté dit BK, Maciré Traoré, Hot (chef) Moussa Kéita (Piano), Harouna Barry, parmi tant d’autres, ont intégré ladite sélection. Selon lui, « Gofè » épousait 3 versions (pop music, folklore, salsa) grâce à Baba Camara. « Regard sur le Khasso a été chanté en 1969 par Moussa Mody Sakho et écrit par Kardjigué Laïco Traoré. Ces artistes se sont retrouvés pour la plupart au Socistar de Diamou, un orchestre qui a été primé pour son chant « Sidi Yassa » lors d’une Biennale artistique, culturelle et sportive. Cette chanson rend hommage à Sidi, fils d’Assa, un noble devenu artiste. « Après la Biennale, Amara Danfaga (Gouverneur) a demandé au Directeur de la SOCIMA (Société des Ciments du Mali) de Diamou d’héberger l’orchestre. Malgré cela, cette sélection n’a pas plus fait long feu et ses membres se sont dispersés en 1975. « A l’époque, le Gouverneur de la Région de Kayes, nous demandait de faire plus », explique Madieye Niang qui avait aussi fait un tour à l’orchestre de Kita en 1974. En 1977, quelques groupes (Socistar de Diamou, Félou Star, Typic Jazz) ont fusionné pour donner naissance à l’Orchestre régional Sidi Yassa de Kayes. Un nom hérité de la chanson fétiche dédiée au noble Sidi, fils de Assa, devenu artiste. Il rappelle que Fodé Kouyaté avait fait ses premiers pas au Félou Star. Nombreux sont des artistes avec qui Madieye a entretenu d’excellents rapports. Parmi ceux-ci figurent Nampé Sadio Traoré et sa famille, Boubacar Traoré dit Kar Kar. Dans ce lot, il y avait aussi Magma Gabriel Konaté qui a invité Niang à animer une soirée Kakoulou en 1976 ; puis Mady Bakhaga et Mamoutou Camara dit Mangala, tous deux du Tambaoura Jazz de Kéniéba. Selon lui, Mamoutou Camara qui était un batteur professionnel, doit son surnom à Kondé Mady Mangala, batteur attitré du Bembeya Jazz National (Guinée-Conakry). Grâce à la chanson « Maoudé » chantée par Mangala, l’orchestre régional de Kayes a été primé à nouveau lors de la Biennale de 1980 à Bamako. Il a aussi côtoyé Mama, qui jouait au cordophone avant d’aller à Kati, puis à Ségou (Super Biton). Jackie, Yacinthe et Tché étaient aussi ses anciens collaborateurs. Madieye Niang a effectué un passage éphémère au Badema National et au Rail Band. En 1975, il a participé à la création de la SAFRA (Semaine de l’Amitié et de la Fraternité), connu avant sous l’appellation de « Espace Culturel ». C’est le Socistar qui a ouvert le bal dans la salle de cinéma de Tambacounda, en 1975, avant que la troupe régionale ne rentre dans la danse avec l’éminent artiste Harouna Barry. Il a effectué plusieurs voyages à l’intérieur du Mali et dans d’autres pays africains, en Europe et en Amérique. Aujourd’hui, la relève est assurée par le griot N’Faly Sissoko, qui a été sollicité par le Gouverneur, feu Mahamadou Zoumana Sidibé pour animer les réceptions lors de la Fête nationale et d’autres événements. « J’ai intégré cet orchestre lorsque Maciré Traoré en était le chef. Ce groupe musical a cessé d’évoluer faute de soutien », déplore le vieux N’Faly Sissoko, originaire de la Commune Rurale de Kassama (Kéniéba), également ancien du Socistar. N’Faly Sissoko a composé « Tougoulé », un chant Malinké qui magnifie le rôle procréateur de la femme et son importance dans notre société. Nos différents interlocuteurs sont unanimes sur la relance de l’orchestre régional. Le Président, feu Amadou Toumani Touré, avait franchi un grand pas dans ce sens en offrant des équipements modernes aux orchestres régionaux. Ses prédécesseurs ont fait de leur mieux pour que ces orchestres opèrent dans de bonnes conditions. BMS/KM (AMAP)
Éducation : Les syndicats réaffirment leur soutien aux autorités

Bamako, 7 mai (AMAP) – Les syndicats de l’éducation ont réaffirmé jeudi leur attachement à la stabilité du Mali et leur volonté de poursuivre le dialogue avec le ministère de l’Éducation nationale dans un contexte marqué par les défis sécuritaires, a constaté l’AMAP. En marge de la rencontre tenue entre les Syndicats de l’éducation et leur département, le Secrétaire général de la Fédération de l’Éducation nationale FEN), Soumana Maïga, a salué la communication du département en estimant que les informations transmises par le ministère permettent de lutter contre les rumeurs et la désinformation. «Chaque fois qu’un problème surgit, le ministère nous apporte rapidement la vraie version des faits», a-t-il déclaré. Le responsable syndical a insisté sur la nécessité pour tous les acteurs du système éducatif de travailler ensemble «pour défendre le Mali de Kayes à Kidal». Les syndicats ont également rappelé leur engagement patriotique dans la période actuelle, tout en soulignant l’importance du dialogue social permanent avec les autorités. Le représentant du Syndicat national des enseignants du privé catholique, Soron dit Lassina Coulibaly, a pour sa part évoqué les difficultés rencontrées par les établissements privés catholiques après l’arrêt des subventions de l’État. «Malgré le calvaire que nous traversons, nous resterons toujours patriotes», a-t-il affirmé, appelant les autorités à trouver une solution à la situation de l’arrêt des subventions. KD/CMT (AMAP)
Éducation : le Ministre Sy Sawané reçoit les syndicats

Bamako, 7 mai (AMAP) – Le ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savané, a appelé jeudi à une mobilisation collective autour de l’école et de la Nation, dans un contexte marqué par les attaques terroristes du 25 avril dernier et les tentatives de déstabilisation visant le Mali, a constaté l’AMAP. S’exprimant au cours d’une rencontre avec les syndicats de l’éducation, le ministre a rendu hommage aux syndicats de l’éducation pour leur sens de responsabilité, notamment après la suspension récente d’un mot d’ordre de grève. «Vous avez pris la mesure de la situation. Vous avez été patriotes et soucieux de l’avenir du pays. Vous n’avez pas ajouté aux difficultés», a-t-il déclaré à l’endroit des responsables syndicaux. Abordant les questions liées au système éducatif, le ministre a évoqué plusieurs initiatives en cours visant à améliorer les conditions d’apprentissage dans les écoles. Il a notamment cité la remise récente de 50.000 tables-bancs, de kits informatiques et d’équipements solaires, avec l’appui du programme MICRA, de la Banque mondiale et du Partenariat mondial pour l’éduucation (GPE). «Il n’y a pas d’un côté le ministère et de l’autre les syndicats. Nos positions sont complémentaires. L’intérêt du Mali nous appelle tous», a-t-il soutenu. Le secrétaire général de la Fédération de l’Éducation nationale, Soumana Maïga a, pour sa part, salué la qualité de la communication entre le département et les syndicats. «Chaque fois qu’un problème surgit, le ministère nous apporte rapidement la vraie version des faits. Cela renforce la confiance et la sérénité», a déclaré le responsable syndical. Il a également insisté sur la nécessité pour tous les acteurs de «regarder dans la même direction pour défendre le Mali de Kayes à Kidal». De son côté, le représentant du Syndicat national des enseignants du privé catholique, Soron di Lassina Coulibaly, a réaffirmé l’attachement de son organisation à la Nation malgré les difficultés liées à l’arrêt des subventions accordées aux établissements privés catholiques. «Malgré le calvaire que nous traversons, nous resterons toujours patriotes», a-t-il affirmé, avant de demander aux autorités de trouver une solution à cette situation. Répondant à cette préoccupation, le ministre de l’Éducation nationale a indiqué qu’un processus de négociation était en cours autour d’une nouvelle convention. «Il n’y a pas un seul enseignant qui ne soit dans les préoccupations du ministère», a assuré Amadou Sy Savanédé, tout en rassurant que les préparatifs des examens de fin d’année scolaire se poursuivent normalement sur l’ensemble du territoire national. Avant le début des échanges, une minute de silence a été observée à la mémoire des victimes civiles et militaires des attaques du 25 avril, parmi lesquelles figure le Général d’Armée Sadio Camara, ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens combattants. KD/CMT (AMAP)
Remise d’intrants d’urgence : l’UNICEF appuie la DNDS à hauteur de 420 millions de FCFA

Bamako, 7 mai (AMAP) L’UNICEF a remis jeudi un lot d’intrants d’urgence d’une valeur estimée à 420 millions de FCFA à la Direction nationale du développement social (DNDS), afin de renforcer les capacités de préparation et de réponse humanitaire au Mali, dans un contexte marqué par les crises sécuritaires et les risques d’inondations, a constaté l’AMAP. La cérémonie, organisée dans les locaux de la DNDS à Bamako, s’est tenue sous la co-présidence de Sayon Doumbia, Conseiller technique au ministère de la Santé et du Développement social, et de Fosca Giulidori, Représentante adjointe de l’UNICEF au Mali. Le don est composé notamment de bâches, nattes, couvertures, de kits WASH, de kits de santé et médicaments. Selon les responsables, ces intrants permettront de couvrir les besoins immédiats d’environ 200.000 personnes. Prenant la parole, Sayon Doumbia a salué « le rapport exemplaire de coopération entre le Gouvernement du Mali et l’UNICEF », tout en remerciant l’organisation onusienne pour « sa constance, sa capacité d’anticipation et sa réactivité pour amoindrir la souffrance des femmes et des enfants pris dans des circonstances difficiles ». Il a indiqué que cette donation renforcera « les capacités opérationnelles de la DNDS et des directions régionales dans la mise à disposition à temps de stocks », estimant qu’il s’agit d’« un gage du succès de la réponse humanitaire ». De son côté, Fosca Giulidori a rappelé que les récentes attaques survenues le 25 avril 2026 à Bamako, Mopti, Gao, Kati et Kidal montrent que « les enfants sont les premières victimes des crises ». « Chaque enfant au Mali doit être protégé de toute forme de violence », a-t-elle déclaré, ajoutant que l’UNICEF demeure « pleinement mobilisé aux côtés des enfants, des familles et des services pour répondre à l’évolution rapide de la situation humanitaire ». La Représentante adjointe de l’UNICEF a expliqué que cette remise d’intrants s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique entre le gouvernement malien et l’UNICEF, axé sur l’anticipation des chocs, la réduction des vulnérabilités et le renforcement des capacités nationales de préparation aux urgences. Selon elle, l’intensification des effets du changement climatique, notamment les inondations récurrentes, ainsi que les conflits et autres risques, imposent un changement d’approche fondé sur l’anticipation afin de limiter les impacts humains, sociaux et économiques des crises. Elle a précisé que les intrants ont été prépositionnés de manière stratégique pour permettre des interventions rapides dès les premières alertes et réduire les délais de réponse humanitaire, en particulier au profit des enfants et des femmes. Le Mali fait face depuis plusieurs années à une situation humanitaire complexe marquée par l’insécurité, les déplacements de populations, les catastrophes naturelles et les besoins croissants des populations vulnérables. Dans ce contexte, l’UNICEF et les autorités maliennes multiplient les initiatives de préparation et de réponse d’urgence à travers des mécanismes de prépositionnement d’intrants et de renforcement des capacités des structures nationales. OS/KM(AMAP)
Commandement militaire : trois choses à savoir sur le nouveau CEMGA, le Général de divion Élisée Jean Dao

Bamako, 7 mai (AMAP) – Le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, a procédé ce mercedi 6 mai à une réorganisation du haut commandement militaire à travers une série de nominations intervenues après les attaques terroristes du 25 avril 2026, ayant occasion décès tragique du ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens combattants, le Général d’Armée Sadio Camara, a appris l’AMAP de sources officielles. Par décret présidentiel signé mercredi, le Général de division Élisée Jean Dao a été nommé chef d’état-major général des Armées (CEMGA). Officier général expérimenté, il a occupé plusieurs fonctions opérationnelles et diplomatiques, notamment à la tête de la Garde nationale du Mali entre 2020 et 2023. Le nouveau CEMGA a été formé à l’École militaire interarmes (EMIA) de Koulikoro. Il possède une expérience internationale acquise à travers des formations stratégiques et des missions diplomatiques, notamment en qualité d’ambassadeur du Mali au Gabon et en Chine. Son prédécesseur, le Général de division Oumar Diarra, a été nommé ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des Anciens combattants. Une nomination qui s’inscrit dans une logique de continuité et de renforcement du dispositif sécuritaire national. L’avant-veille, le chef de l’État, le Général d’Armée Assimi Goïta, avait décidé d’assurer lui-même les fonctions de ministre de la Défense et des Anciens combattants, afin de renforcer la coordination des opérations militaires et le suivi des questions stratégiques liées à la sécurité nationale. Les nouvelles autorités militaires auront pour mission de poursuivre les opérations de sécurisation du territoire, de renforcer la protection des populations civiles et de consolider les acquis enregistrés dans la lutte contre le terrorisme. KD/CMT (AMAP)

