Education et Culture : Echanges entre le ministre de l’Education national, les syndicats et les promoteurs des établissements privés d’enseignement

Bamako, 5 mars (AMAP)  Le ministre de l’Education nationale, Dr Amadou Sy Savané, a sollicité, jeudi, l’accompagnement et l’implication des acteurs et partenaires de l’école notamment les syndicats d’enseignement et les promoteurs des établissements privées d’enseignement pour la réussite de l’Année de l’Education et de la Culture (2026) décrétée par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. Le ministre Sy Savané a rencontré, d’entrée, les organisations syndicales. Il les a invitées «au respect des équilibres et à l’harmonie» dans les actions qui seront menées dans le cadre de l’Année de l’Education et de la Culture. «Tous les acteurs du secteur éducatif doivent unir leurs efforts afin de promouvoir le travail bien fait et contribuer ensemble à l’amélioration du système éducatif», a-t-il préconisé. Le secrétaire général de la Fédération de l’Éducation nationale (FEN), Zoumana Maiga, a salué la démarche et espéré que l’année 2026-2027 sera mise à profit pour trouver des solutions à leurs préoccupations. «Il s’agit d’un moment propice pour déposer nos cahiers de doléances et les examiner ensemble, afin que 2026 soit véritablement une année de l’éducation», a dit le syndicaliste. A l’endroit des promoteurs des établissements d’enseignement privé, Dr Amadou Sy Savané a rappelé que son département compte sur leur «partenariat solide» basé sur «le principe de la confiance et le principe de respect». «Donnons-nous la main et échangeons de ce qui va suivre pour que l’année soit une réussite», a-t-il dit. Promoteur d’école privée, Dr Modibo Kane, a assuré de leur soutien et accompagnement. «Nous ne pouvons qu’accompagner le gouvernement et les apprenants maliens, quelque soit les difficultés qui minent les écoles privées, le Mali est au dessus de tout. Aujourd’hui, nous sommes les soldats de l’éducation. Bravo pour cette année 2026-2027 comme Année de l’éducation et de la culture», a- t- conclu. ST/CMT (AMAP)

Communiqué du Conseil des Ministres du mercredi 04 mars 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 4 mars 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de décret portant approbation du marché relatif au transport aérien des pèlerins de la filière gouvernementale et leurs bagages, au titre du Hadj 2026. Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le Groupement Ethiopian Airlines/Top 10 SARL pour un montant de 2 milliards 270 millions 625 mille francs CFA toutes taxes comprises et un délai d’exécution d’un mois. L’exécution dudit marché permettra aux pèlerins de la filière gouvernementale d’accomplir leur devoir religieux dans les meilleures conditions.. un projet de décret portant ouverture de crédit à titre d’avance dans le budget de l’Etat 2026. La Loi n°2025-038 du 15 août 2025 portant loi organique relative aux lois de Finances dispose : « En cas d’urgence et de nécessité impérieuse d’intérêt national, des crédits supplémentaires peuvent être ouverts par décret d’avances pris en Conseil des Ministres. Le Parlement en est immédiatement informé et un projet de loi de Finances portant ratification de ces crédits est déposé dès l’ouverture de la plus prochaine session du Parlement ». Le décret d’avances est donc un acte réglementaire de gestion budgétaire par lequel le Gouvernement peut ouvrir des crédits supplémentaires. Le projet de décret, adopté, autorise l’ouverture, à titre d’avance, de crédits d’un montant global de 500 milliards de francs CFA dans le budget de l’Etat 2026 pour prendre en charge les besoins complémentaires liés aux travaux de construction des hôpitaux et d’autres projets prioritaires structurants. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant nomination de Notaire. Le Notaire est un officier public et ministériel institué pour assurer le service public de la preuve. L’Ordonnance n°2013-027/P-RM du 31 décembre 2013 portant statut des Notaires détermine les conditions d’accès à la profession de notaire, les modalités de gestion de la vacance et du transfert des charges notariales. En application des dispositions de cette ordonnance et après avis conforme de l’Ordre des Notaires, le projet de décret, adopté, nomme Monsieur Djoma TRAORE en qualité de Notaire pour occuper la charge vacante de feu Bakaye SAGARA à Mopti. Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des Ministres a adopté : un projet d’ordonnance portant création de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales ; un projet d’ordonnance portant modification de la Loi n°07-072 du 26 décembre 2007 relative au Fonds national d’Appui aux Collectivités territoriales ; un projet de décret fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales ; un projet de décret déterminant les ressources nécessaires au fonctionnement de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales ; un projet de décret fixant les modalités de l’appui technique de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales au service central chargé du contrôle des Associations et des Fondations en République du Mali. L’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales a été créée par la Loi n°00-042 du 7 juillet 2000 avec pour mission de gérer les subventions affectées à la réalisation des investissements locaux entrepris sous maîtrise d’ouvrage des Collectivités territoriales et de garantir certains prêts contractés par elles. Dans le but de renforcer la maîtrise d’ouvrage du développement local, exercée par les Collectivités territoriales, les Agences de Développement régional ont été créées par l’Ordonnance n°2015-017/PRM du 2 avril 2015, avec pour mission d’assister les Collectivités territoriales de leur ressort territorial dans l’exercice de la maîtrise d’ouvrage du développement régional et local. Les évaluations de performance et l’audit institutionnel des Agences de Développement régional menés ont révélé une faible performance desdites Agences et conclu à leur absorption par l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales. Par ailleurs, la faiblesse du dispositif de suivi des Associations et des Fondations engendre des risques tels que le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, le non alignement avec les priorités nationales et la planification régionale et locale, ainsi que le manque de transparence et de responsabilité. Les projets de texte, adoptés, créent l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales avec pour mission de gérer les subventions affectées à la réalisation des investissements locaux entrepris sous maîtrise d’ouvrage des Collectivités territoriales, de garantir certains prêts contractés et d’apporter un appui technique au service central chargé du contrôle administratif des Associations et des Fondations. En outre, ils : – définissent le champ du contrôle administratif, les relations fonctionnelles entre les services du contrôle administratif et ceux du contrôle technique et déterminent les autorités et organismes investis du rôle de contrôle administratif ; – soumettent les Associations et les Fondations à un certain nombre de conditionnalités dans leurs modes d’intervention et à une contribution financière ;   – instituent un prélèvement sur les ressources financières des Associations et des Fondations destiné aux actions de développement. Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret déclarant Pupilles de la Nation. La Loi n°2016-058 du 27 décembre 2016 institue les Pupilles de la Nation et les Pupilles de l’Etat en République du Mali en vue d’assurer la protection des enfants pouvant prétendre à l’une de ces qualités. En application des dispositions de cette loi, le projet de décret, adopté, accorde le statut de Pupilles de la Nation à 31 enfants mineurs, de chauffeurs et d’apprentis victimes d’attaques terroristes, qui bénéficieront, entre autres : – de la prise en charge des frais de soins médicaux

Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali : Madiou Simpara réélu Président

Bamako, 05 mars (AMAP)  Madiou Simpara a été réélu, ce jeudi 05 mars, au Parc des expositions, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali pour un mandat de 5 ans, à travers un processus de consensus. Son bureau a été validé par le ministre de l’Industrie et du Commerce, lors de la cérémonie solennelle d’installation de l’assemblée à travers un vote consensuel, a constaté l’AMAP. Après sa réélection, le nouveau Président Madiou Simpara a exprimé toute sa gratitude à ses pairs : « Je remercie les autorités pour leur engagement en faveur du développement de notre pays. J’adresse également mes salutations et ma gratitude à tous les membres de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali pour la confiance qu’ils viennent de me renouveler », a-t-il déclaré. Et d’ajouter : « Ce mandat n’est pas celui d’un individu, mais celui de l’ensemble des membres du bureau. Le pays nous a accordé sa confiance, et nous avons le devoir de l’honorer par notre travail. Je vous invite donc à unir nos efforts afin de relever ensemble les défis auxquels notre secteur est confronté. » Pour sa part, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, s’est dit comblé par le résultat obtenu à l’issue du processus électoral entamé le 19 novembre 2025 et qui atteint son épilogue aujourd’hui dans les meilleures conditions. « L’événement qui nous réunit présentement survient après l’élection des membres de l’Assemblée Consulaire le 22 février 2026, l’élection des présidents et la mise en place des bureaux dans les délégations régionales au niveau du district de Bamako », a précisé le ministre en charge de l’Industrie et du Commerce. Selon lui, « toutes ces opérations ont été menées avec la plus grande sérénité, dans la paix, la concorde et l’entente. Pour une fois, dans l’histoire de notre pays, un bureau de la Chambre de Commerce est mis en place sans difficulté. Zéro incident, zéro réclamation ». Par ailleurs, le ministre a rappelé que « notre pays a adopté sa nouvelle vision Malikoura Niètasira 2063 et la stratégie nationale pour l’émergence et le développement du Lab 2024-2033. Cette vision implique tous les opérateurs économiques, qu’ils soient issus de la production, de la transformation industrielle ou artisanale, de la commercialisation ou de la prestation de services ». Le ministre Moussa Alassane Diallo a invité les nouveaux membres du bureau de la CCIM à « contribuer fortement à la sensibilisation, à l’orientation et à l’encadrement des acteurs de toutes les composantes du secteur privé afin qu’un accent particulier soit mis sur les investissements productifs dans les filières de production locale, dans l’orientation des projets industriels et le respect des normes et de la qualité de nos produits ». Les vice-présidents, proposés par section, ont été élus selon la préséance et conformément aux articles 42 et 49 du décret n°2014-0641/P-RM du 21 août 2014 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali, comme suit : 1er vice-président : Saïdou Sylla 2e : Mamadou Tiéni Konaté 3e : Boubacar Tandia 4e : Djita Deme 5e : Ibrahim Diawara 6e : Oumar Niangadou 7e : Seydou Nantoume 8e : Mamadou Niangadou 9e : Arouna Kanté MMD/KM (AMAP)

Fédération malienne de Taekwondo : La présidente Aminata Makou Traoré prend fonction

Bamako, 5 mars (AMAP) La présidente élue de la Fédération malienne de Taekwondo, Mme Sy Aminata Makou Traoré a officiellement pris fonction ce jeudi, après la passation de service, a appris l’AMAP, à travers un communiqué rendu public par l’intéressé. « Suite à la cérémonie officielle de passation de service à la tête de la Fédération malienne de Taekwondo, je tiens à adresser mes sincères remerciements à Monsieur le ministre de la Jeunesse et des Sports ainsi qu’à l’ensemble de ses services techniques pour leur accompagnement constant», a posté la nouvelle présidente. Elle a promis de s’investir afin de relever les défis auxquels cette discipline est confrontée. «Nous mesurons pleinement la responsabilité qui est désormais la nôtre et nous nous engageons, avec la nouvelle équipe, à œuvrer avec détermination pour le développement et le rayonnement du taekwondo au Mali», a annoncé Aminata Makou Traoré qui a remercié le bureau sortant pour le travail accompli. Son installation met fin à une crise qui risquait de priver les taekwondoïstes maliens de plusieurs compétitions nationales et internationale. Le lundi 2 mars dernier, la présidente avait dénoncé le «refus du bureau sortant» de faire la passation de services et de transmettre le Procès-verbal de l’Assemblée générale élective «sous prétexte qu’il attend la passation». «À ce jour, la passation de service entre le bureau sortant et le nouveau bureau fédéral n’a toujours pas eu lieu. Cela fait maintenant plus d’un mois que nous sommes à l’attente. Nous sommes convoqués, puis renvoyés. On nous demande de venir, puis de revenir. Cette situation nous fait perdre un temps extrêmement précieux, alors que les urgences s’accumulent», avait écrit Mme Sy. CMT/KM(AMAP)

Economie : MSC impose une surcharge « guerre » sur les expéditions vers l’Afrique et les îles de l’océan Indien

Bamako, 5 mars (AMAP) La compagnie maritime MSC a annoncé ce jeudi l’instauration d’une surcharge dite « de guerre » sur les cargaisons à destination de plusieurs pays africains et des îles de l’océan Indien, en raison des perturbations du trafic maritime dans les détroits d’Ormuz et de Bab el-Mandeb, a appris de Reuter. La mesure, entrée en vigueur immédiatement jeudi, concerne les expéditions en provenance du sous-continent indien vers l’Afrique de l’Est, la Somalie, le Mozambique et les îles de l’océan Indien, ainsi que celles en provenance des pays du Golfe vers l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique de l’Est, l’Afrique du Sud, le Mozambique et les mêmes îles de l’océan Indien. Pour les cargaisons en provenance du sous-continent indien, MSC applique une surcharge de 500 dollars , (282 000 à 283 000 FCFA) par conteneur équivalent vingt pieds (EVP/TEU) pour les conteneurs secs et de 1 000 dollars soit 565 000 FCFA par EVP pour les conteneurs réfrigérés. « Les surcharges, effectives dès jeudi, s’appliquent aux cargaisons en provenance du sous-continent indien à destination de l’Afrique de l’Est, de la Somalie, du Mozambique et des îles de l’océan Indien, ainsi qu’aux cargaisons en provenance des nations du Golfe vers l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique de l’Est, l’Afrique du Sud, le Mozambique et les îles de l’océan Indien », a précisé la compagnie dans son annonce. Sur les itinéraires depuis les pays du Golfe vers les destinations africaines concernées, les tarifs annoncés sont de 2 000 dollars soit 1 130 000 FCFA pour un conteneur de 20 pieds, 3 000 dollars soit 1 695 000 FCFA pour un conteneur de 40 pieds et 4 000 dollars soit 2 260 000 FCFA pour un conteneur réfrigéré. Cette décision fait suite à la dégradation persistante de la sécurité maritime dans les détroits stratégiques d’Ormuz et de Bab el-Mandeb, qui constituent des points de passage essentiels pour le commerce entre l’Asie, le Moyen-Orient et l’Afrique. OS/KM (AMAP)

Ramadan : Poursuite de l’opération « ramadan Tour » du Touly’s groupe

Ramadan : Poursuite de l’opération « ramadan Tour » du Touly’s groupe   Bamako, 5 mars (AMAP) Après le lancement des activités, samedi dernier en Commune  IV du district de Bamako, l’opération « ramadan tour » du Touly’s goupe  se poursuit à travers le pays,  à Bamako et Kati.   La vice présidente du Touly’s groupe Mme Touré Binta Niane a présidé les 22, 23, 24 et 25 février dernier, la remise des kits alimentaires à des bénéficiaires, dans les Communes III, V, I et au service social des Armées dans le Cercle de Kati. Ce sont plusieurs centaines de famille en situation difficile, aux blessés de guerres, veuves militaires et orphelins des militaires et paramilitaires, qui ont bénéficié déjà en ce début de ramadan des dons notamment des sacs de sucre et de riz, ainsi que des bidons d’huile. Cette remise a étéinitiée par la présidente du Touly’s groupe, Mme Fatoumata Niane dite Batouly.   Oumar Sinayoko, est l’un des bénéficiaires de ces kits en Commune V du district de Bamako. Il a expliqué que cette aide leur a été d’un grand soutien. « Ces actions se poursuivront, aussi, lors des grandes fêtes religieuses, notamment, Tabaski, période durant laquelle elle organise des distributions de dons de mouton », a fait savoir Oumar Sinayoko. Il a formulé des voeux afin que cette initiative se poursuive, pour permettre aux donateurs d’aider davantage les personnes démunies. Selon lui, il est important que chacun se joigne à cette initiative pour accompagner les organisateurs dans leurs actions. Au nom des bénéficiaires il a prié pour la réussite et la continuité de ce projet solidaire.   « Nous devons avoir à l’esprit que ce mois est aussi celui de la solidarité, ne cesse de répéter Fatoumata Niane dite Batouly. C’est dans cet esprit de solidarité qu’elle a initiée cette opération Ramadan Tour, qui a pour but d’aider nos concitoyens en situation de précarité pour bien  passer  le mois de ramadan », a expliqué Mme Touré Binta Niane.   ST/KM (AMAP)            

Conflit au Moyen-Orient : les chaînes d’approvisionnement africaines mises à rude épreuve

Bamako, 5 mars (AMAP)  Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a déclaré mercredi, que l’escalade du conflit au Moyen-Orient exerçait une forte pression sur les chaînes d’approvisionnement africaines et entraînait une hausse des prix de l’énergie, rapporte l’agence Reuters. « L’Afrique subit déjà les conséquences de l’escalade du conflit au Moyen-Orient, avec des tensions sur les chaînes d’approvisionnement et une augmentation des prix de l’énergie », a affirmé le chef de l’État sud-africain lors de la conférence Africa Energy Indaba, qui se tient au Cape Town. Selon lui, les crises internationales récentes ont déjà montré la vulnérabilité des économies africaines fortement dépendantes des importations. Il a notamment cité les perturbations observées lors de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, ainsi que durant la pandémie du COVID-19. « L’instabilité géopolitique croissante met en évidence la fragilité des chaînes d’approvisionnement et la dépendance énergétique de nombreuses économies africaines », a-t-il ajouté. Les frappes menées par l’Israël et les Etats-Unis contre l’Iran ont perturbé la navigation dans le détroit stratégique d’Hormuz. Ces développements accentuent les inquiétudes concernant l’approvisionnement énergétique et la stabilité des marchés sur le continent africain. KD/KM (AMAP)

Kangaba : Le préfet de cercle sur le terrain

Kangaba, 04 mars (AMAP) Le préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao, accompagné d’une délégation, s’est rendu à l’école de Salamalé dans la commune rurale de Kaniogo, a constaté l’AMAP. Sur place, le Chef de l’exécutif local a pris contact avec le personnel enseignant et les élèves en classe. Dans la classe de 9ème année, composée d’une soixantaine d’élèves, le préfet s’est réjoui de la présence de cet effectif au second cycle de Salamalé. Dans les années 2000 à 2012, les élèves du 2ème cycle partaient tous dans les placers. Cette situation faisait que les populations n’avaient pas assez de considération pour l’entretien des locaux. Il a salué les efforts de la population et des comités de gestion scolaire (CGS), pour les énormes efforts fournis afin de résoudre ces difficultés. Le préfet de Cercle a encouragé les élèves à se préparer pour les épreuves du Diplôme d’Etudes Fondamentales (DEF)  qui auront lieu au mois de juin. Selon lui, se saisir de l’essentiel veut dire être assidu, apprendre régulièrement les leçons car le DEF se prépare dès la rentrée, respecter les enseignants, la propriété à l’école et dans les comportements etc. Avant son départ pour Kangaba, le Chef de l’exécutif local s’est entretenu avec le personnel enseignant. Il a affirmé que sa visite s’inscrit en droite ligne des  aspirations de sa hiérarchie à savoir être toujours plus proche des communautés. Les visites vont se poursuivre jusqu’à la fin des examens. SD/KM (AMAP)

Burkina Faso : L’Armée neutralise 100 « terroristes » et reconquis plusieurs localités

Bamako, 4 mars (AMAP) – L’armée burkinabè a neutralisé au moins 100 « terroristes » au cours du mois de février lors d’une série d’opérations militaires à la fois offensives et défensives, a annoncé lundi soir, le colonel Abdoul Aziz Ouédraogo, porte-parole des Forces armées. Ces actions ont également permis la reconquête de plusieurs localités. Selon le porte-parole, cité par la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB), les tentatives d’attaques menées par les groupes armés se sont soldées par « des échecs cuisants ». Des opérations ciblées dans certaines zones et des ratissages ont « permis de mettre en débandade les terroristes » et de neutraliser une centaine d’entre eux. Le Colonel Ouédraogo a, par ailleurs, fait état d’une montée en puissance des Forces de défense et de sécurité burkinabè, tant sur le plan humain que matériel. « Nous avons constaté également une montée en puissance humaine et matérielle de nos hommes […] en termes de puissances humaines parce que des unités récemment constituées ont été projetées avec brio sur le terrain et une montée en puissance matérielle parce que vous vous souviendrez que la semaine écoulée, nous avons procédé à des tirs d’artillerie avec des pièces nouvellement acquises, grâce aux contribuables burkinabè », a-t-il déclaré. L’Armée a conduit mi – février, des opérations audacieuses en profondeur qui ont permis de reprendre le contrôle de plusieurs localités abandonnées depuis 2019, notamment Tongomayel, Béléhédé et Pobé-Mengao, situées dans le nord du pays. Le porte-parole a insisté sur la dynamique positive actuelle des unités burkinabè, marquées par une stratégie plus offensive. « Les unités ont eu une stratégie plus offensive et vous savez très bien que pour pouvoir conquérir des zones il faut le mouvement donc c’est par le mouvement que nous pouvons mettre pied sur certaines zones. C’est par le mouvement que nous pouvons contraindre l’ennemi à quitter ces zones (…) et neutraliser le maximum d’ennemis et permettre un retour progressif des populations dans ces zones une fois qu’elles seront consolidées », a-t-il expliqué. Le Burkina Faso fait face depuis 2015 à une insurrection jihadiste liée à des groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique, qui a provoqué le déplacement de plus de deux millions de personnes et conduit à l’abandon de nombreuses localités dans les régions du nord et de l’est du pays. Depuis 2022, les autorités de transition ont adopté une posture plus offensive, avec la création de nouvelles unités et l’acquisition de matériels militaires, dans le but de restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire. OS(AMAP)

AIEA : Aucune preuve d’un programme d’armement nucléaire iranien malgré l’enrichissement à 60 %

Bamako, 4 mars (AMAP) Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a déclaré qu’aucune preuve n’a été trouvée d’un programme iranien coordonné et structuré visant à fabriquer des armes nucléaires, contredisant les allégations israéliennes et américaines sur ce point. Dans un entretien accordé à NBC News, Rafael Grossi a affirmé que les inspecteurs de l’agence n’avaient pas identifié « d’éléments d’un programme systématique et structuré pour fabriquer des armes nucléaires » en Iran. Il a toutefois confirmé que Téhéran poursuit l’enrichissement d’uranium à 60 % de pureté, un niveau très éloigné des besoins civils habituels et qui, selon lui, n’est atteint que par les pays disposant de l’arme nucléaire. « Seuls les pays dotés d’armes nucléaires enrichissent à ce niveau », a-t-il souligné. Le responsable de l’AIEA a insisté sur le fait que les inspecteurs ne peuvent pas conclure à une intention iranienne de fabriquer une bombe, mais que l’accumulation de matière à ce degré de pureté soulève de « sérieuses questions ». Il a qualifié cet enrichissement de « source des préoccupations que nous avions », ajoutant qu’il n’existait « pas d’objectif clair » justifiant une telle accumulation. « Les centrifugeuses tournaient en permanence et produisaient de plus en plus de cette matière », a déclaré Rafael Grossi, précisant que la quantité théoriquement disponible serait suffisante pour fabriquer plus de dix ogives nucléaires. « Mais ont-ils ces armes ? Non », a-t-il tranché. L’Iran a intensifié ses activités d’enrichissement d’uranium après le retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien (JCPOA) en 2018 et la réimposition de sanctions américaines. Téhéran a progressivement dépassé les limites fixées par l’accord de 2015, notamment en portant le niveau d’enrichissement à 60 % depuis 2021, tout en affirmant que son programme nucléaire reste exclusivement pacifique. Les déclarations de Rafael Grossi interviennent dans un contexte de tensions persistantes et d’accusations récurrentes de la part d’Israël et des États-Unis, selon lesquelles l’Iran chercherait à se doter de l’arme atomique. OS/KM (AMAP)