Bourem, 26 mai 2026 (AMAP) – Le marché hebdomadaire de Bourem, tenu lundi 25 mai, a connu une forte affluence de vendeurs, d’acheteurs et de curieux à l’approche de l’Aïd El Kébir, cette foire étant considérée comme la dernière avant la fête prévue dans moins de quelques heures après le prochain marché, a constaté l’AMAP.
Dès les premières heures de la journée, le parc à bétail situé à proximité du grand marché a été pris d’assaut. Les échanges entre vendeurs et acheteurs se sont multipliés autour des prix des petits ruminants, jugés particulièrement élevés.
Les prix des moutons, notamment des brebis et des béliers, varient entre 65.000 et 200.000 FCFA, voire davantage selon la qualité des animaux. Les chèvres et les boucs connaissent également une hausse importante des prix. Un bouc a ainsi été vendu à 100.000 FCFA à un habitant de la localité, qui a estimé ce montant excessif.
Selon plusieurs constats, les animaux sont vendus en plusieurs endroits de la ville en dehors du parc à bétail, dans un contexte marqué par des spéculations qui contribuent à la hausse des prix.
Les propriétaires d’animaux expliquent cette situation par une mauvaise pluviométrie durant l’année, le manque d’herbe dans les pâturages, la rareté et le coût élevé du bourgou, ainsi que les difficultés d’accès à l’aliment bétail. Ils évoquent également l’insécurité comme facteur aggravant.
À Bourem, plusieurs habitants estiment que les prix pratiqués dépassent les capacités financières du citoyen lambda. Ils soulignent également l’absence récente de distributions d’aliments bétail et de ventes promotionnelles d’animaux malgré les difficultés que connaît le cercle.
TMT/CMT (AMAP)


