Bafoulabé : La campagne des 16 jours d’activisme a démarré sous le signe de la lutte contre la violence numérique

Bafoulabé, 7 déc (AMAP) La campagne des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre ont débuté, samedi, au Lycée public de Bafoulabé, sous le thème de cette année : « L’utilisation responsable des réseaux sociaux, gage de protection, de promotion et préservation des valeurs culturelles des femmes et filles au Mali », à travers un meeting et un match de football féminin, a constaté l’AMAP.

Cette initiative dont le lancement a été présidé par le préfet, Siaka Souleymane Sanogo, en présence de plusieurs autorités, a pour objectif de contribuer à la mobilisation sociale et institutionnelle contre les violences faites aux femmes et aux filles, notamment à travers le numérique..

Organisé par l’ONG Groupe de recherche et d’applications techniques (GRAT) en collaboration avec le service local de la Promotion de la Femme et de l’Enfant avec le soutien technique et financier de Plan International,

Le chef de village, Kaba Diallo, et le maire adjoint, Cheickna Sissoko, ont réaffirmé leur soutien à l’ONG GRAT dans la lutte contre les violences basées sur le genre et don l’initiative avec son partenaire, « vise à prévenir la cyberviolence et promouvoir un environnement numérique sûr. »

Le coordinateur de GRAT, Youssouf Dembélé, a rappelé qu’à travers ce meeting, il s’agit de démontrer que les femmes et les filles « ne sont pas seulement utilisatrices de réseaux sociaux, mais porteuses de valeurs, de savoirs et d’identité qu’il nous revient de protéger et de valoriser ». « L’usage responsable des réseaux sociaux doit devenir un levier pour préserver l’image de la femme malienne », a-t-il déclaré.

M. Dembélé a réitéré l’accompagnement de GRAT « aux initiatives locales pour renforcer les capacités numériques responsables et promouvoir l’épanouissement des femmes et filles »

Dans son discours d’ouverture, le préfet Siaka Souleymane Sanogo a souligné « l’urgence d’agir face à une réalité préoccupante. » Il a exhorté les acteurs à intensifier « la sensibilisation et l’éducation afin de mettre un terme à ces pratiques invisibles mais, dévastatrices » pour les droits et la dignité des femmes et des filles au Mali.

Le préfet a invité les maires des communes du Cercle de Bafoulabé « à inscrire désormais dans leur Programme de développement économique, social et culturel (PDESC) et à budgétiser les questions relatives à la promotion du genre en général et en particulier à la prévention ainsi qu’à la riposte contre les violences faites aux femmes et aux filles. »

BM/MD (AMAP)