CNT : Adoption du projet de loi de l’organisation générale de la défense et de la sécurité e bien d’autres

Bamako, 10 juillet (AMAP) Le Conseil national de Transition (CNT) a adopté, le jeudi 09 juillet 2026 au Centre international de conférences de Bamako, le projet de loi portant organisation générale de la défense et de la sécurité. La séance plénière était présidée par le président de l’organe législatif, le Général de corps d’armée Malick Diaw. Ce texte vise à corriger les insuffisances constatées dans l’application de la loi n°04-051 du 23 novembre 2004 portant organisation générale de la défense nationale et à rétablir les bases de l’organisation militaire, conformément aux dispositions de la Constitution en vigue… Réunis en séance plénière, ce jeudi 09 juillet 2026 au Centre international de conférences de Bamako, les membres du Conseil national de Transition (CNT) ont également adopté le projet de loi autorisant la ratification de l’accord de prêt, signé à Lomé, le 29 avril dernier, entre le gouvernement et la Banque Ouest africaine de développement ( BOAD ). Le texte vise le financement partiel du projet de construction de la centrale hydroélectrique de Kourouba et son raccordement au réseau électrique de la Société énergie du Mali (EDM-SA). Le secteur de l’énergie constitue un levier essentiel du développement économique et social de notre pays qui fait face à des difficultés liées à l’insuffisance de l’offre d’électricité. Mais aussi aux coûts élevés de production qui affectent la compétitivité de l’économie nationale et les conditions de vie des populations. Pour faire face à ces défis, les autorités ont engagé une politique de diversification du mix énergétique national, fondée notamment sur la valorisation des ressources renouvelables disponibles. C’est dans ce cadre que le gouvernement a sollicité auprès de la BOAD un prêt pour la construction d’une mini centrale hydroélectrique de 3,9 MW sur l’aménagement du seuil de kourouba, celle de la ligne d’évacuation associée en 33 kV et l’électrification des localités de Kourouba, Gouala et Tiakadougou Faraba. Selon le rapport de la Commission mines du CNT, l’initiative vise à contribuer au développement durable et à la réduction de la pauvreté à travers la fourniture de services énergétiques abordables pour la population. D’un coût global estimé à 15,76 milliards de FCFA hors taxes, le projet a pour objectif général de contribuer au développement économique et social du Mali en renforçant durablement l’offre nationale d’électricité à partir d’une énergie propre, renouvelable et compétitive. À cet effet, le projet permettra notamment de produire en moyenne 12,2 GWh d’électricité par an, de renforcer la sécurité et la fiabilité de l’alimentation du réseau interconnecté national, de réduire le coût de production de l’électricité grâce à une moindre dépendance aux centrales thermiques fonctionnant au gasoil. Selon le rapport de la Commission mines, le démarrage des travaux est prévu au 1er semestre 2027 pour un délai d’exécution de 38 mois. C’est le ministre de l´Énergie et de l´Eau, Pr Tiémoko Traoré qui a porté ce texte devant l’Hémicycle. D’après lui, l’adoption de ce projet de loi permet de renforcer durablement la production d’électricité avec l’énergie renouvelable. Le texte a été voté à l’unanimité par 126 membres du CNT présents. Les législateurs ont, par ailleurs, adopté le projet de loi relatif à la ratification de l’ordonnance portant création et mission de la Brigade spéciale des mines et la procédure suivie pour la répression des infractions en matière de mines. Ce texte défendu par le ministre des Mines, Amadou Keïta, a été approuvé à l’unanimité par 127 votants parmi les membres du CNT présents. BD/KM (AMAP)
OCLEI : Des hommes de médias outillés sur les mécanismes de lutte contre la corruption

Bamako, 10 Juillet (AMAP) L’Office Central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI), a organisé du 8 au 9 juillet 2026, dans un hôtel de la place, un atelier d’information et de sensibilisation au profit des hommes de médias sur les mécanismes de lutte contre la corruption, la présentation de l’Oclei à savoir son organisation, sa mission, son rôle et ses objectifs, a constaté l’AMAP Pendant deux jours les participants, ont été outillés sur les thématiques telles le mécanisme de saisine de l’oclei, le cadre juridique national et international, journalisme, éthique et lutte contre l’enrichissement illicite : quel rôle pour les médias ? Ces thématiques ont été présentés par : Seydina Oumar Diarra, doyen du conseil de l’Oclei, Pr. Mahamane Coulibaly, maître de conférence à l’université de Kuruganfuga, Dr Ibrahim Maiga, Sociologue des médias. Selon Dr Ibrahim Maiga, le rôle du journaliste n’est pas de juger mais de produire une information vérifiée, contextualisée, équilibrée et respectueuse des principes qui fondent l’éthique et la déontologie du journalisme. « L’éthique et la déontologie sont des préalable à la crédibilité :*à savoir la vérification des faits, le respect du contradiction la présomption d’innocence et t distinction entre faits et opinions. Et, les journalistes contribuent à construire la perception que les citoyens ont de la corruption », a évoqué Dr. Maiga. Il a souligné qu’ « avant de qualifier une situation de corruption, l’enrichissement illicite, ou détournement de biens publics, le journaliste doit s’appuyer sur des faits, les contextualiser et éviter toute qualification hâtive qui relèverait de l’autorité judiciaire ». Dr Ibrahim Maiga a, aussi, expliqué les quatre grandes principes relatifs à l’information de l’enrichissement illicite qui sont, selon lui, de toujours vérifier (ne jamais diffuser une rumeur), respecter la présomption d’innocence, donner la parole aux différentes parties, et éviter les procès médiatiques. Pour le doyen du conseil à l’Oclei, Seydina Oumar Diarra cet atelier, vise à trouver un canal de travail avec les journalistes et les hommes de médias de façon générale, compte tenu du rôle important qu’ils jouent dans la lutte contre la corruption, en général, et pour la bonne gouvernance dans le pays. « C’est la raison pour laquelle, nous avons privilégié cet atelier avec les journalistes, pour les outiller davantage sur la connaissance de la structure l’Oclei », a fait savoir M. Diarra. Au cours de cet atelier, l’accent a été mis sur le rôle des journalistes en matière de lutte contre la corruption et l’enrichirent illicite. Et ce rôle, est axé autour de leur responsabilité face aux questions d’intérêt général. ST/KM (AMAP)
Solidarité : Le SE du Haut Conseil de lutte contre le SIDA remet un important lot d’habits à des enfants orphelins de SIDA

Bamako, 8 juillet (AMAP) Le Secrétariat Exécutif du Haut Conseil de Lutte contre le SIDA (SE/HCLS), à travers «l’association Grandir Ensemble », a procédé à une importante donation d’habits à des orphelins de SIDA dans la cour du CESAG, le samedi 23 mai 2026, à l’occasion de la Fête de Tabaski, a constaté l’AMAP. Les tuteurs et les accompagnateurs des orphelins du SIDA ont apprécié cette action humanitaire du Haut Conseil de lutte contre le SIDA, qui permet d’éviter la stigmatisation de ces enfants, pendant la période de fête. Ils ont également félicité le Haut Conseil pour tous les efforts en faveur de ces enfants, durant plusieurs décennies sur l’ensemble du Territoire national, avant de donner l’assurance que la donation sera distribuée à bon escient. Le représentant du Secrétaire Exécutif national, M. Amadou Simaga, Secrétaire Exécutif Régional du Haut Conseil National de Lutte contre le SIDA (HCNLS) du District de Bamako a, pour sa part, salué cette initiative des autorités et de sa hiérarchie pour cette action salutaire en faveur des orphelins du Sida. M. Simaga a, par ailleurs donné d’amples explications sur les missions de sa structure, avant de féliciter les tuteurs et les accompagnateurs des enfants, pour leur engagement et leur disponibilité dans l’accompagnement des orphelins du SIDA. Enfin, M. Simaga a donné l’assurance de la poursuite des efforts de sa structure à l’endroit de ces enfants aussi bien à Bamako qu’à l’intérieur du pays, toute chose qui constitue sa mission permanente. KM (AMAP)
Sécurisation du centre du pays : Les FAMa détruisent un hôpital de campagne terroriste à Boulkessi

Bamako, 8 juillet (AMAP) L’État-Major Général des Armées annonce que les Forces Armées Maliennes (FAMa), sur la base de renseignements précis, ont identifié un site de regroupement de groupes armés terroristes dans la zone de Boulkessi, a appris l’AMAP de source officielle. Selon le communiqué des FAMa , les vérifications ont révélé qu’il s’agissait d’un hôpital de campagne destiné à soigner des responsables blessés lors des combats dans l’espace AES. Des frappes ciblées ont été menées pour neutraliser entièrement cette infrastructure. Et de préciser que les opérations de surveillance et de reconnaissance se poursuivent afin de détecter toute menace résiduelle. Par ailleurs le chef l’État-Major réaffirme la détermination des FAMa à poursuivre la traque des groupes armés terroristes sur l’ensemble du territoire national, avec professionnalisme et engagement. MMD/KM (AMAP)
Portrait : Dr Youssouf Tata Cissé, l’un des plus grands spécialistes des traditions orales africaines

Bamako, 8 juillet (AMAP) Le regard de l’Agence Nationale de Presse du Mali, en cette année dédiée à l’éducation et à la culture, se tourne vers une autre célébrité Malienne qui a marqué son temps et qui a apporté une touche particulière à la culture malienne, africaine et mondiale. Il s’agit de Dr Youssouf Tata Cissé, l’une des figures qui fait briller la culture et les valeurs du Mali à travers le monde. Ethnologue, historien, sociologue et spécialiste des traditions orales africaines, il a consacré sa vie à la collecte, la sauvegarde et à la valorisation du patrimoine culturel du Mandé et de l’Afrique de l’Ouest. Ses œuvres ont profondément contribué à faire reconnaître la tradition orale comme une source légitime de connaissance historique. Ne le 04 mars 1935 à san au Mali. Il grandit dans un environnement profondément marqué par les traditions orales, les récits historiques transmis par les griots et les pratiques culturelles ancestrales. Dès son jeune âge, il manifeste une curiosité particulière pour les savoirs traditionnels et les récits historiques transmis oralement. Cette proximité avec la culture mandingue influencera durablement son orientation intellectuelle. Parcours scolaire et professionnel : Après ses études primaires à l’école élémentaire de San, ancien cercle de la Région de Ségou avant de poursuivre à l’Ecole Normale de Katibougou. A la fin de ses études, Youssouf Tata Cissé a travaillé à la « Mission Haute Vallée du Niger » pour le compte d’un projet de développement agricole (BDPA). Dans le cadre de ses activités professionnelles il a fait beaucoup de tournées dans le mandé où il rencontré en 1959 le célèbre griot Wa Kamissoko. Ce dernier devient par la suite son meilleur ami et son maître qui nourrit son intérêt pour l’histoire du Mandé. Après les indépendances, il a été affecté à l’Institut des Sciences Humaines où il servi comme enseignant chercheur jusqu’ en 1968. A la suite d’un grave accident de circulation, Youssouf Tata CISSE a été évacué en France pour des soins médicaux en 1968. En France, il bénéficia d’une bourse du Fonds d’Aide de la Coopération française. Ce qui lui a permis de s’inscrire à la Sorbonne et poursuivre ses études à l’Ecole des Hautes Etudes Techniques et Pratiques (EHETP). Il poursuit alors des études supérieures en ethnologie et en anthropologie à l’École pratique des hautes études. En 1973, il soutient une thèse de doctorat sous la direction de la célèbre ethnologue Germaine Dieterlen. Son travail, intitulé Un récit initiatique de chasse Boli-Nyanan, porte sur les traditions initiatiques des chasseurs du Mandé. Cette recherche constitue déjà une illustration de ce qui deviendra la marque de toute son œuvre : l’étude scientifique des savoirs transmis oralement. Ses travaux universitaires l’amènent à développer une méthodologie originale associant enquêtes de terrain, collecte de récits traditionnels, analyse historique et interprétation anthropologique. Cette approche lui permettra de devenir l’un des plus grands spécialistes des traditions orales africaines. Il rejoint le Centre national de la recherche scientifique où il mène l’essentiel de sa carrière académique Après ses premières expériences dans l’enseignement au Mali, Youssouf Tata Cissé s’oriente pleinement vers la recherche scientifique. Il rejoint le Centre national de la recherche scientifique où il mène l’essentiel de sa carrière académique. Ses recherches portent principalement sur les sociétés mandingues, les confréries de chasseurs, les mythes fondateurs et les systèmes de pensée africains. Parallèlement à ses activités de chercheur, il enseigne à la Sorbonne. Son enseignement contribue à former plusieurs générations d’étudiants, de chercheurs et d’anthropologues intéressés par l’Afrique de l’Ouest. Une partie importante de son travail repose sur sa collaboration avec Wa Kamissoko, considéré comme l’un des plus grands dépositaires de la mémoire du Mandé. Ensemble, ils parcourent de nombreuses régions du Mali afin d’enregistrer, transcrire et analyser les récits historiques transmis depuis des siècles. Cette collaboration exceptionnelle a permis de préserver un patrimoine culturel qui risquait de disparaître avec la disparition progressive des anciens détenteurs du savoir traditionnel. Membre de la confrérie des chasseurs depuis 1959, il connaît de l’intérieur les rites, les croyances et les systèmes de transmission des connaissances traditionnelles. Cette expérience personnelle enrichit considérablement ses recherches scientifiques. Principales œuvres Parmi ses ouvrages majeurs figurent : Les Fondements de la société d’initiation du Komo (1972), écrit avec Germaine Dieterlen, qui analyse les structures initiatiques bambara. La Grande Geste du Mali (1988), réalisée avec Wa Kamissoko, retrace les origines et la fondation de l’Empire du Mali à travers les traditions mandingues. Soundjata ou la gloire du Mali (1991) constitue l’une des références les plus importantes sur l’épopée du fondateur de l’Empire du Mali. La Confrérie des chasseurs malinké et bambara (1994) est considérée comme son œuvre majeure. Fruit de plus de trente années d’enquêtes, cet ouvrage étudie les mythes, rites et traditions initiatiques des chasseurs ouest-africains. La Charte du Mandé et autres traditions du Mali (2003) contribue à faire connaître l’un des textes fondateurs les plus importants de l’histoire africaine. Disparution Youssouf Tata Cissé s’éteint le 10 décembre 2013 à Paris à l’âge de 78 ans. Sa disparition suscite une vive émotion dans les milieux universitaires, culturels et intellectuels africains. Beaucoup le considèrent comme l’un des plus grands gardiens de la mémoire historiques. En 2010, le Centre d’études linguistiques et historiques par tradition orale de l’Union africaine lui consacre plusieurs conférences-hommages à Bamako, Abidjan et Niamey. En 2019, l’Institut des Sciences Humaines du Mali organise un colloque international intitulé « Youssouf Tata Cissé, un pionnier des sciences humaines et sociales : de l’oralité à l’écriture », afin de célébrer son héritage intellectuel. Son héritage demeure immense. Grâce à ses recherches, des milliers de pages de traditions orales, d’épopées et de récits historiques ont été sauvegardées. Aujourd’hui encore, ses ouvrages constituent des références majeures pour l’étude du Mandé, de l’Empire du Mali et des civilisations africaines. MLHD/KM (AMAP)
Bla : Visite de prise de contact du nouveau directeur régional de la santé de Ségou

Bla, 7 juillet (AMAP) Le Dr Abdoul Razak Dicko a effectué ce lundi une visite de prise de contact et de courtoisie dans le district sanitaire de Bla, a constaté l’AMAP. Entrer en contact direct avec les acteurs de la base pour mieux orienter les actions futures, c’est la dynamique adoptée par le tout nouveau Directeur régional de la santé de Ségou, Dr Abdoul Razak Dicko, qui a consacré sa journée du lundi 6 juillet 2026 à une importante mission de terrain dans le district sanitaire de Bla. L’Objectif était de s’imprégner des réalités locales, échanger avec les acteurs du secteur et réaffirmer l’engagement des autorités régionales pour une couverture sanitaire de qualité. Accompagné du Médecin-chef du Centre de santé de référence (CSRéf) de Bla, Dr Famakan Kané, le Directeur régional a entamé sa tournée par un marathon de courtoisie auprès des autorités administratives, communales et coutumières. La visite a débuté à la mairie de la commune rurale de Bla. Le maire, M. Mamadou Samaké, entouré de ses adjoints et de son staff, s’est réjoui du choix de sa localité pour l’une des toutes premières sorties officielles du nouveau directeur. Saluant l’excellence de la collaboration entre la municipalité et les services de santé, l’édile a réitéré la pleine disponibilité de la collectivité à accompagner toutes les initiatives visant le bien-être sanitaire des populations du Cercle. La délégation s’est ensuite rendue à la Préfecture, où elle a été reçue par le Sous-préfet de Touna, M. Samou Dembélé, assurant l’intérim du Préfet de Bla ce jour. Les discussions, hautement stratégiques, ont pivoté autour des grands enjeux socio-sanitaires de la circonscription, notamment l’impératif du renforcement du plateau technique et l’amélioration continue de l’offre de soins de premier recours. Soucieux de toucher du doigt les réalités infrastructurelles, le Dr Abdoul Razak Dicko s’est transporté sur le chantier du futur Hôpital de district de Bla. Sur place, il a évalué l’état d’avancement des travaux et échangé avec les conducteurs du projet sur les perspectives et les délais d’achèvement de cette infrastructure fort attendue. Dans la même foulée, la délégation a visité les locaux du Centre de santé communautaire (CSCOM) central de Bla. Le volet communautaire n’a pas été en reste. Sous le hangar de la chefferie, la mission a reçu un accueil chaleureux des notabilités de la ville, sous l’égide du chef de village, M. Amadou Tangara. Les légitimités traditionnelles ont formulé des bénédictions pour la réussite de la mission du Directeur régional, tout en renouvelant leur engagement indéfectible en faveur de la santé communautaire. Pour boucler cette intense journée, une grande réunion d’échanges s’est tenue dans la salle de conférence du CSRéf de Bla. Elle a regroupé l’ensemble des Directeurs techniques de centres (DTC) du district sanitaire ainsi que les responsables des cabinets médicaux privés. Le Médecin-chef du CSRéf, Dr Famakan Kané, y a brossé un tableau exhaustif de la situation sanitaire du district de 2016 à 2026. Si des acquis notables ont été enregistrés, d’importants défis restent à relever, particulièrement en matière de ressources humaines qualifiées, de logistique médicale et de réhabilitation d’infrastructures. Le Dr Kané a ainsi plaidé pour un appui soutenu de la direction régionale afin de consolider les performances actuelles. « Cette mission traduit notre volonté d’instaurer une gouvernance de proximité, basée sur l’écoute, le dialogue et la recherche de solutions durables au bénéfice de nos populations », a souligné en substance le Directeur régional. Au terme de sa visite, le Dr Abdoul Razak Dicko a exprimé sa profonde gratitude pour la chaleur de l’accueil et la franchise des débats. Assurant avoir pris bonne note des urgences exprimées, notamment le dossier de l’Hôpital de district, il s’est engagé à œuvrer en parfaite synergie avec les collectivités et les partenaires pour donner un nouveau souffle au système de santé dans la région de Ségou. MO/KM (AMAP)
Chine : Un jour, dans la ville la plus proche du soleil

Beijing, 8 juillet (AMAP) C’était une expérience unique en son genre, pour la délégation du Centre International de Presse et de la Communication de la Chine (CIPCC ). Elle se souviendra longtemps de la visite dans les annales de l’empire du ‘’roi Dharma’’ à Lhassa. Il faut dire qu’elle a eu de quoi raconter aux petits enfants. De cette expérience, si tu n ‘es pas assez costaud physiquement, tu peux y laisser la peau. Primo, Lhassa, c’est la région autonome de Tibet en Chine de l’ouest. Il est situé à 3700km de la capitale Beijing. La distance fait 5 heures de vol et 40 heures de train, avec une altitude de 3650m. De ce fait, dès que vous survolez l’espace aérien, jusqu’à environ une 72heures dans la ville de Lhassa, c’est le sifflement dans les oreilles, les maux de tête, une sensation de vomissement et d’étourdissement. Il est appelé le mal d’altitude, ou de montage, cela est dû surtout au manque d’oxygène de la zone. Il faut savoir que Lhassa est une ville extrêmement montagneuse, parce qu’elle est la plus haute de la terre. Pour survivre dans les trois premiers jours, il est crucial d’avoir une boite d’oxygène à porter de main, marcher calmement, monter les escaliers doucement, avec une pause à chaque 2 à 3 minutes. Manger léger, chaud et local, et éviter les aliments lourds comme la viande rouge. On raconte que même les athlètes morflent les 3 premiers jours dans la zone. La particularité de la ville, est qu’elle est aussi la plus proche du soleil. Du lever du jour, jusqu’à environ 16 heures du soir, le soleil brule la peau, et la nuit la température peut baisser jusqu’à 5°C. pour se protéger, les habitants portent des chapeaux, des verres de soleil, ou des masques au visage. Des guides, on entend fréquemment : Inspirer par le nez, expirer par la bouche, marcher lentement, quand vous montez les escaliers. Lhassa la capitale de Tibet, est une ville que peu de gens connaissent, nonobstant très célèbre pour son palais de Potala, le Temple de jokhang et le Monastère de Sera. Elle a été fondée par un roi tibétain Songtsen Gampo au 7e siècle. Guerrier diplomate, il a régné par la force et unifié le Tibet, puis a marié 2 princesses étrangères pour faire la paix avec ses pays voisins. Le mariage du roi du Tibet avec les reines étrangères, n’était pas que de l’amour, c’était des alliances politiques. Au cœur de la ville, le Temple Jokhang, fondé en 647 par le même roi, pour mettre la statue de Bouddha, que la princesse Wencheng de Chine a ramené. Le roi avait deux autres reines : Bhrikuti du Népal, et la reine tibétaine Mongsa Tricham. Et chaque reine, a ramené une statue sacrée de Bouddha. C’est ce qui a amené le Boudhaïsme en Tibet. Aujourd’hui encore, ces statues sont les plus vénérées. Les Tibétains le considèrent comme une incarnation d’Avalokiteshvara, le ‘’Bouddha de la compassion’’ les pèlerins font trois prosternations devant elles, en guise de geste de respect et d’adoration. Il faut noter que, le Jokhang, est le mélange tibétain, chinois, népalais, indien. Le temple a trois étages, trois cultures, c’est ce qui dégage les trois (3) styles d’architectures différents de la fondation du temple. Le logo, de Chine, de Népal, rend Lhassa unique depuis plus de 1370 ans. Dans les chapelles du Jokhang, c’est comme un labyrinthe sacré de 20 chapelles. Il a plusieurs petites pièces, chaque pièce, est une chapelle pour un bouddha particulier : Bouddha de la compassion, bouddha de la longue vie, bouddha de la sagesse… Les Tibétains tournent de pièce en pièce, pour y prier, d’où le nom du roi Dharma » une figure mythique. Cependant, sur la vue de Lhassa, chaque drapeau porte des mantras pour le bien de tous. La façade blanche et rouge illuminée sur la colline Marpo Ri, le reflet dans l’eau en bas, et le ciel étoilé de l’Himalaya, derrière. Le palais de Potala fut construit 7e siècle, d’abord par le roi Songtsen Gampo vers 637 ans J.-C. pour sa princesse chinoise Wencheng. C’était une forteresse de 9 étages. Tout a été détruit presque entièrement sauf la grotte de méditation et la chapelle Phagpa Lhakhang. Il fut reconstruit à partir de 1645 par le 5e Dalaï Lama, Ngawang Lobsang Gyatso, qui a fait l’appel à un architecte tibétain, celui-ci a constitué son équipe de 50 000 ouvriers et 1500 artisans népalais. Les travaux sont finis en 1649, et le palais est rénové en deux parties distingues « Palais Blanc et Palais Rouge ». Palais Blanc et Palais Rouge Le Palais Blanc, est composé de résidence et bureaux administratifs des Dalaï Lamas. Le Palais Rouge: des Chapelles, et des tombes faites de dizaines de tonne d’or pures nommée ‘’tupas dorés des Dalaï Lamas’’, et des salles de prière. Ce joyau architectural fait en tout 13 étages, 117m de haut, 130 000 m². Le palais de Potala est accroché à la colline Marpo Ri « Colline Rouge » symbole du pouvoir religieux et politique du Tibet qui a abrité plusieurs Dalaï Lama. Dans les couloirs du Palais Rouge, les stupas dorés des Dalaï Lamas à gauche, des murs couverts de murales de thangkas millénaires, et la lumière qui traverse les fenêtres, d’où, on peut voir les moines en robe rouge bordeaux traverser la salle de prière. Dans la chambre du 5e Dalaï Lama, le lit en bois sculpté, les thangkas aux murs, autel avec Bouddha doré et lampes à beurre. C’est là qu’il méditait et gouvernait le Tibet au 17e siècle. La chapelle Phagpa Lhakhang, est la plus ancienne du palais, construit au 7e siècle, à l’époque du roi Songtsen Gampo. Elle attire par ses pierres brutes de Bouddha, et son ancien sol en dalles noires usées par 1400 ans des pas de pèlerins. Puis le toit et les drapeaux de prière dorés du Potala claquent au vent. Il faut souligner que le dernier Dalaï Lama a quitté le palais en 1959, suite à des différends politiques, où il a
Avis à nos lecteurs : Basculement du site de l’Agence Nationale de Presse du Mali
Bamako, 8 juillet (AMAP) L’Agence Nationale de Presse du Mali, pour votre information a commencé depuis ce mercredi, à basculer sur un nouveau site performant, prenant en compte vos préoccupations. Merci de votre compréhension et votre engagement. Nous restons à vos côtés pour mettre à votre disposition l’information vraie et saine au quotidien. Merci
Goundam : Un assaut mené par un groupe armé, repoussé par le Commissariat de Police

Goundam, 7 juillet (AMAP) Le premier coup de feu déclarant les hostilités avait retenti vers 2h30 du matin, puis des échanges violents et intenses de tirs résonnaient de tous les côtés de la ville, a appris l’AMAP de source sécuritaire. C’était le Commissariat de la Police de Goundam qui a été pris pour cible par des hommes armés non identifiés. Les échanges de tirs durèrent de 2h30 à 3h42 du matin dans l’enceinte et aux environs des locaux du Commissariat de la Police. Selon nos sources, les assaillants cherchaient à enlever le véhicule de la Police et par ricochet s’emparer des armes lourdes dont dispose le Commissariat de police. C’était sans compter sur la vigilance et la ténacité des forces de sécurité de Goundam. Les insurgés ayant senti leur échec ont pris la clé des champs. Un des assaillants a été piégé dans le véhicule 4×4 de la police qu’il tenait à enlever vaille que vaille a été neutralisé. Ses autres compagnons se sont retirés en abandonnant une arme et le corps sans vie du terroriste. Le Préfet de Cercle, Amadou Oumar Kida s’est rendu au Commissariat de Police accompagné des Chefs militaires pour constater les dégâts et féliciter les braves policiers qui ont tenu tête à ces bandes de terroristes sans foi ni loi qui ont perturbé à travers cette attaque lâche et barbare la quiétude des populations de la Commune de Goundam. AAT/KM (AMAP)
Eglise catholique : Monseigneur Noël Bernard Coulibaly intronise évêque du diocèse de Sikasso

Sikasso, 8 juillet (AMAP) La communauté chrétienne de Sikasso a procédé, la semaine dernière, à l’intronisation de l’évêque du diocèse de Sikasso (église catholique), a constaté l’AMAP. L’évènement était présidé par le Directeur de Cabinet du Gouverneur Bernard Coulibaly, en présence des autorités administratives, politiques, sécuritaires, les membres de la conférence épiscopale du Mali, les délégations venues de tous les diocèses du Mali, du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire. Ordonné prêtre en juillet 2002, celui qui occupe désormais le fauteuil du cinquième guide spirituel de l’Eglise catholique de Sikasso a été nommé en mars dernier par le Saint-Siège avec à sa tête le Pape Léon IX. Auparavant, Monseigneur Noel Bernard Coulibaly exerçait les fonctions d’économe diocésien et de coordinateur de Caritas-Sikasso. Cette cérémonie d’intronisation a été placée sous le signe de l’amour du prochain et de la dévotion à la trinité. « Chacun a reçu quelque chose. Ma devise est : vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement pour que la paix puisse régner dans notre diocèse et notre pays », a affirmé Monseigneur Noel Bernard Coulibaly. Et de poursuivre qu’il travaillera pour la convivialité entre les uns et les autres, les confessions religieuses ainsi que les différentes couches sociales. Quant au célébrant principal, l’archevêque métropolitain de Bamako Monseigneur Robert Cissé, il a invité son successeur à faire de la justice sociale et de l’éducation des générations futures, les piliers de son ministère. Pour sa part, le Directeur de cabinet du gouverneur Bernard Coulibaly a salué l’importante contribution de l’église catholique dans le domaine de l’éducation, de la santé, de l’action sociale et la promotion de la paix. Par ailleurs, le Directeur de Cabinet du gouverneur a assuré la disponibilité des autorités administratives à accompagner toutes les initiatives visant le bien-être de nos populations. L’onction du saint-crème sur la tête de l’évêque, la remise du livre des évangiles, de l’anneau et de la crosse pastorale ont été les temps forts de la cérémonie. MFD/KM (AMAP)

