À l’heure du Mali : Face aux forces du mal, un rugissement confédéral à Niamey

Bamako, 03 fév (AMAP) – La Confédération des États de l’AES reste dans l’œil du cyclone terroriste, projet de sponsors étatiques sans foi ni loi, décidés à imposer la barbarie comme mode de domination.
L’attaque contre la base 101 de Niamey, dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026, visait le cœur de la souveraineté du Niger et, au-delà, celui de la Confédération.

Le communiqué signé par le Président de la Confédération, le Capitaine Ibrahim Traoré, en donne une analyse juste : « une attaque préméditée, coordonnée et aveugle, ayant visé à la fois des infrastructures stratégiques et des installations civiles, mettant gravement en danger des populations innocentes ainsi que des biens à usage civil ».
Le mot « aveugle » pèse lourd : l’ennemi frappe sans discernement, feignant d’ignorer la notion de civil, mû par la seule volonté de tuer.

Depuis que les trois États se sont unis, avec le soutien de leurs populations, la Confédération s’est préparée à parer à toute attaque, en maîtrisant la nature de l’ennemi, ses modes opératoires, le profil de ses agents et de leurs sponsors étatiques.

Il n’était donc pas surprenant d’entendre, dès le lendemain, le Président Abdourahamane Tiani citer nommément des Chefs d’État de la sous-région et d’Europe. À leur endroit, le général d’armée, en chef de guerre, lança un message retentissant :
« Nous les avons suffisamment écoutés aboyer. Qu’ils s’apprêtent eux aussi à nous écouter rugir. »

Ce rugissement annoncé trouve sa trame dans le communiqué du Président de la Confédération :
« Les auteurs de ces violences, ainsi que tous ceux qui les financent, les arment, les renseignent ou leur offrent des soutiens politiques, répondront de leurs actes. Les États membres de la Confédération demeurent unis, vigilants et résolument engagés dans une lutte coordonnée, souveraine et déterminée contre le terrorisme et ses soutiens, quels qu’ils soient. »

La rapidité avec laquelle les forces nigériennes, confédérales et alliées russes ont enrayé l’attaque (20 minutes selon le Président Tiani) démontre une préparation permanente.
Un rugissement létal qui a réduit à néant un projet obscurantiste. La Confédération est désormais rompue aux attaques « spectaculaires », souvent planifiées dans les capitales pour frapper les centres de décision et tirer des dividendes médiatiques auprès de masses manipulées.

On se souvient de l’attaque de l’aéroport et de la gendarmerie de Bamako le 17 septembre 2024, ou encore des tentatives de déstabilisation au Burkina Faso le 3 janvier dernier. Quel que soit le mode opératoire, la Confédération dispose des armes pour y parer, devenant chaque jour une école d’excellence en lutte antiterroriste, enviée dans le monde.

Presque au lendemain de l’attaque de Niamey, les forces maliennes traquaient les groupes armés terroristes à Mourdiah, tandis que les forces aériennes confédérales menaient des opérations de précision dans la zone d’Akabar, au sud de Ménaka, le long de la frontière nigérienne.

Ces événements du début 2026 semblent prémonitoires de ce que le Président Traoré du Burkina Faso a nommé « l’hiver noir », lors de la 2ᵉ session du Collège des Chefs d’État, le 23 décembre dernier.
« Ma conviction est claire : quelque chose se prépare en Afrique de l’Ouest. Je l’ai appelé l’hiver noir. L’hiver noir arrive. Ce sera un hiver très froid. Un hiver sanglant. Un hiver meurtrier », disait-il au moment de succéder à son homologue du Mali, le Général d’armée Assimi Goïta.

L’assistance, avertie, comprit qu’il annonçait une escalade sécuritaire de grande amplitude, nourrie par des attaques terroristes et des tentatives de déstabilisation orchestrées par des acteurs extérieurs, avides de « terres rares » et autres ressources.

L’évocation de cet « hiver noir » rappelle aussitôt les ravages du printemps arabe : États disloqués, valeurs de civilisation avilies pour des décennies.
Le Président de la Confédération appelle les masses africaines, et particulièrement celles du Sahel, à se préparer mentalement pour contrer de tels projets cyniques.

Cette anticipation est déjà une preuve de la capacité de réflexion stratégique et prospective de la Confédération. L’acquisition continue de moyens d’action, notamment dans le domaine sécuritaire, renforce sa faculté d’anticiper et de prévenir les offensives ennemies.

La riposte de Niamey, cette nuit du 28 au 29 janvier 2026, est un signal clair aux officines du mal : la Confédération, ses leaders, ses forces armées et ses populations sauront se muer en esquimaux pour affronter l’hiver annoncé, sous leurs acacias et leurs baobabs, prêts à attendre l’ennemi et à le mettre en déroute.

Alassane SOULEYMANE