Bamako, 20 Octobre 2026 (AMAP) L’Association pour la prévention et la promotion de la santé au Mali (APPSM) a officiellement lancé ses activités, mardi, au Palais des Sports de Bamako. La cérémonie s’est déroulée en présence du Dr Modibo Dianguina Soumaré, représentant du ministère de la Santé et du Développement social et de nombreux invités, a constaté l’AMAP.
Cette initiative intervient dans un contexte marqué par la persistance de plusieurs défis sanitaires, notamment les maladies évitables, les difficultés d’accès à l’information sanitaire et les inégalités d’accès aux services de santé. L’association entend mobiliser les parties prenantes autour de sa mission de prévention et de promotion de la santé.
Selon la directrice de l’APPSM, les difficultés d’accès aux soins recouvrent des réalités humaines auxquelles s’ajoutent l’insuffisance des infrastructures sanitaires, les contraintes économiques, les problèmes nutritionnels et les conséquences de la crise sécuritaire. Ces facteurs fragilisent davantage les populations les plus vulnérables. «Face à ces défis, mon association ne pouvait pas rester indifférente. La santé ne se résume pas à l’existence de structures sanitaires. Elle suppose également l’accès à une information de qualité, la prévention et l’éducation», a-t-elle déclaré.
L’APPSM entend notamment placer les femmes et les jeunes au cœur du développement. «Notre ambition n’est pas de nous substituer aux structures sanitaires, mais de renforcer leur action et de rapprocher les communautés des services disponibles», a précisé la directrice.
Pour le représentant du ministère de la Santé et du Développement social, la promotion de la santé ne relève pas uniquement des structures de soins. Elle concerne également les familles, les écoles et les communautés. Dr Modibo Dianguina Soumaré a souligné l’ampleur des défis sanitaires au Mali, qui nécessitent des réponses concertées, inclusives et adaptées aux réalités locales.
Citant les données de l’Enquête démographique et de santé (EDS), il a indiqué que la mortalité maternelle s’élève à 325 décès pour 100.000 naissances vivantes, contre un objectif de 70 décès fixé par les Objectifs de développement durable (ODD). La mortalité néonatale atteint, quant à elle, 29 décès pour 1.000 naissances vivantes, alors que la cible des ODD est de 12 décès. «Nous avons du chemin à faire», a-t-il conclu.
BT/CMT (AMAP)

