Bamako, 17 août (AMAP) Le secteur de la coiffure se développe à une vitesse vertigineuse dans le District de Bamako. Des salons de beauté féminins, des boutiques de haut niveau, des kiosques pullulent dans la grande ville. A cela s’ajoutent les coiffeurs ambulants avec une batterie de Jakarta, une tondeuse et un rasoir à la recherche d’une pitance pour vivre. A Bamako, de nombreux jeunes se tournent vers ce métier pour créer leur propre activité et générer des revenus.
Ainsi, dans plusieurs quartiers de la capitale, les salons de coiffure et les coiffeurs attirent une clientèle de plus en plus diversifiée, notamment, coupes, tresses, soins capillaires, coiffures modernes, font partie des services les plus demandés. Pour certains professionnels, la coiffure représente une véritable opportunité d’insertion économique, et l’activité peut permettre de disposer d’un revenu stable, a constaté l’AMAP.
Kingsley Okechuhwu d’origine Nigériane, coiffeur et propriétaire de salon de coiffure au quartier Hamdallaye ACI 2000. Il a commencé le métier coiffure à l’âge de 20 ans, notamment dès son arrivée dans la capitale malienne en 1999. Et ça fait 27 ans (1999-2026) maintenant qu’il exercice ce métier. Kingsley Okechuhwu est, aujourd’hui, âgé d’environ 50 ans. Il coiffait du matin jusqu’au soir. Mais, avec l’âge il a recruté deux agents pour l’assister dans son travail.
La coiffure, un métier rentable
Selon lui, « ce métier est exercé à deux niveaux : niveau petit et niveau grand ». A ce propos, il s’explique : « Il y’a des salons de moyen cher, qui ne sont pas bien aménagés dont les tarifs varient entre 250 à 500FCFA, qui sont dans les kiosques. Tandis que pour les salons chers sont bien aménagés et les prix sont fixés entre 1000 à 5000FCFA, qui généralement sont implantés dans les locations », évoque Kingsley Okechuhwu. Il poursuit dans son explication en précisant que « ces catégories de prix ont chacun ses clients. Il y a des clients qui aiment se coiffer là ou c’est moyen cher et d’autres aiment se coiffer là ou c’est cher », dit-il.
Ce métier lui permet de vivre dignement. « On a des propriétaires de salon qui ont des maisons, des voitures, tout a été retrouvé dans ce métier de coiffure », explique-t-il. Notre interlocuteur souligne qu’à coté de son métier il exerce d’autres activités comme la vente des chaussures. Aux difficultés, il dit que chaque client à son caractère propre à lui. « Et, il faut suivre et maitriser chacun par rapport à son comportement, avec ça on aura pas de problème et de difficulté avec nos clients », a-t-il évoqué
Founémory Koumaré, lui aussi, est un coiffeur à Kalabambougou. Il a intégré ce domaine à travers son ami Fakoly Doumbia entre 2017- 2019 lorsqu’il est encore sur le banc des études. Maintenant, il possède le diplôme en électromécanique BT2. Au lieu de chercher un emploi dans sa spécialité de formation, il a décidé d’ouvrir un salon de coiffure en 2022, malgré l’opposition de ses parents, qui voulaient qu’il cherche un travail dans le domaine d’électromécanique. Comme difficultés rencontrées, il évoque de cette opposition des parents de sa volonté d’évoluer dans le secteur de coiffure. Sinon, du coté de ses clients il n’a pas de problème. En parlant de son gain journalier, il a expliqué qu’il peut gagner au minimum 3. 000F CFA. « Ce métier me permet de subvenir à mes besoins et prendre les charges de ma famille, et je me suis même marié avec les revenus de ce métier. Donc, je n’ai jamais regretté d’avoir choisis ce métier de coiffure », dit-il.
Comme produit à utiliser tous deux intervenants ont parlé de l’alcool pour désinfecter, gommage pour les soins de visage entre autres.
Des clients s’expriment sur la qualité du service
Amadou Kourma est un client de Kingsley Okechuhwu depuis cinq ans. Il a choisi de se coiffer dans ce salon, parce qu’il juge qu’il y’a le professionnalisme. « Ces agents accueillis bien, ils sont professionnels et rapide », indique M. Kourma.
Tout comme Kourma, Lassana Traoré, un étudiant qui dit se soigner régulièrement dans les Kiosques de coiffure, une fois dans la semaine, pour être présentable à l’école. Il apprécie la qualité du service et encourage les jeunes à faire un métier et comme l’adage le dit chez nous « il n’ y a pas de sot métier ».
Bref, les coiffeurs à Bamako doivent faire face à des difficultés car, le métier continue de séduire de nombreux jeunes dans la Capitale malienne, grâce à son potentiel de rentabilité et à la possibilité de travailler à son propre compte.
ST/KM (AMAP)

