Bamako, 2 juillet 2026 (AMAP)– Le conseiller technique du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, le Colonel Mamadou Sougouna, a présidé, jeudi 2 juillet, à l’École de maintien de la paix (EMP) Alioune Blondin Bèye, une conférence-débat sur le thème : «Enjeux et perspectives de l’action collective», a constaté l’AMAP.
Organisée par la Mission interministérielle de coordination de la lutte contre la drogue (MILD), cette rencontre s’inscrivait dans le cadre de la Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues. Elle a réuni notamment le secrétaire permanent de la MILD, le Colonel Ismaïla Macalou, le directeur de l’Office central des stupéfiants (OCS), le Colonel-major Fousseyni Keïta, ainsi que des représentants de la société civile et des partenaires techniques et financiers.
Dans son allocution d’ouverture, le représentant du ministre de la Sécurité et de la Protection civile a rappelé que la drogue constitue une menace pour la sécurité, la stabilité du pays et l’avenir de la jeunesse. «Sous la haute impulsion du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, une détermination sans faille anime les autorités pour éradiquer ce fléau», a déclaré le Colonel Mamadou Sougouna. Il a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective : «Nous devons agir sur trois fronts essentiels : la prévention, la prise en charge et la coopération.»
Le secrétaire permanent de la MILD, le Colonel Ismaïla Macalou, a, pour sa part, alerté sur la progression de la consommation de drogues chez les jeunes. «Il faut qu’il y ait une synergie d’actions pour venir à bout de cette problématique», a-t-il souligné. Selon lui, la répression, à elle seule, ne suffit pas. «Prévenir, prendre en charge et assurer la réinsertion : c’est à ce prix que nous pourrons venir à bout de ce fléau.» Il a également lancé un appel à la jeunesse : «La consommation de drogue ne nous mène à rien.»
De son côté, le directeur de l’OCS, le Colonel-major Fousseyni Keïta, a présenté quelques indicateurs sur l’ampleur du phénomène. «Un tiers des candidats aux recrutements sont éliminés à cause de la consommation de drogue. Nous demandons à la jeunesse d’être prudente», a-t-il indiqué. Il a également rappelé que plus de 270 tonnes de produits stupéfiants ont été incinérées à Bamako, preuve que les trafics demeurent actifs, avant d’appeler la population à soutenir les efforts des autorités dans la lutte contre ce fléau.
SS/CMT (AMAP)


