Actualité : Kigali accueille un sommet sur le nucléaire pour accélérer la transition énergétique de l’Afrique

Bamako, 20 mai (AMAP)  Le Sommet sur l’innovation dans l’énergie nucléaire en Afrique (NEISA 2026) s’est ouvert le 18 mai à Kigali, au Rwanda, avec pour objectif de promouvoir le déploiement de l’énergie nucléaire sur le continent afin de répondre à ses besoins croissants en électricité et soutenir son industrialisation, a appris l’AMAP dee organisateurs de la rencontre.

La rencontre, qui se poursuit jusqu’au 21 mai, réunit des chefs d’État, des décideurs politiques, des régulateurs, des investisseurs et des acteurs du secteur nucléaire autour des perspectives offertes par les petits réacteurs modulaires (SMR) et les micro réacteurs modulaires (MMR).

Selon les organisateurs, l’ambition du sommet est de « passer de l’ambition à l’exécution » à travers la mise en place de mécanismes de financement structurés, de cadres réglementaires adaptés et d’une coopération régionale renforcée.

Plusieurs résultats sont attendus, notamment l’élaboration d’un cadre de référence pour le financement des projets nucléaires, le lancement de travaux de coopération régionale et la consolidation des priorités en matière de préparation institutionnelle et réglementaire.

L’événement est organisé sous le haut patronage du président rwandais, Paul Kagame, avec le soutien de plusieurs partenaires internationaux, dont l’Agence internationale de l’énergie atomique, la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, l’Agence pour l’énergie nucléaire et l’Association mondiale du nucléaire.

Parmi les personnalités présentes figurent la présidente de la Tanzanie, Samia Suluhu Hassan, le Premier ministre du Niger, Ali Mahamane Zeine, ainsi que Rafael Mariano Grossi.

Les participants ont souligné que le développement industriel et la transformation économique de l’Afrique nécessitent des systèmes énergétiques fiables et capables de fournir une production continue. Selon le document de travail du sommet, « le développement industriel et la transformation économique de l’Afrique nécessitent des systèmes énergétiques fiables et à grande échelle », les seules énergies renouvelables ne permettant pas toujours d’assurer une alimentation constante adaptée aux besoins industriels.

Dans cette perspective, les SMR et MMR sont présentés comme une solution stratégique grâce à leur modularité, leurs coûts initiaux réduits, leur sécurité renforcée et leurs délais de construction plus courts. Plusieurs pays africains, dont la Tanzanie, le Nigeria, le Kenya, le Ghana et le Rwanda, explorent déjà des programmes nucléaires avec l’appui de l’AIEA.

OS/KM(AMAP)