Bamako, 5 mai (AMAP) Au moins 130 ressortissants nigérians en Afrique du Sud ont sollicité leur rapatriement auprès de leur gouvernement à la suite de manifestations visant les étrangers, a annoncé dimanche la ministre nigériane des Affaires étrangères, Bianca Odumegwu-Ojukwu.
Selon la cheffe de la diplomatie, ces personnes sont les premières à s’inscrire dans le cadre d’un nouveau programme de rapatriement mis en place par Abuja, dans un contexte de craintes d’escalade des tensions. « Ils sont les premiers à demander à bénéficier de ce dispositif », a-t-elle déclaré, soulignant que le gouvernement suivait de près l’évolution de la situation.
La semaine dernière, des manifestants ont organisé des rassemblements à Pretoria et Johannesburg pour réclamer un durcissement des mesures contre l’immigration illégale. Ils accusent les étrangers en situation irrégulière d’exercer une pression sur l’emploi, la sécurité et les services publics.
Des organisations de défense des migrants estiment toutefois que les étrangers sont régulièrement désignés comme boucs émissaires des difficultés économiques du pays.
Les autorités sud-africaines ont promis, le mois dernier, de sévir contre toute attaque xénophobe, après que le Ghana et d’autres pays africains ont signalé des violences et discriminations visant leurs ressortissants.
De nouvelles manifestations sont prévues les 4 et 8 mai. Le gouvernement nigérian a indiqué qu’il continuerait de surveiller la situation de près.
Abuja a, par ailleurs, convoqué le haut-commissaire sud-africain dans la capitale nigériane et indiqué que ses missions diplomatiques en Afrique du Sud travaillent avec les autorités locales afin de réduire les risques pour ses ressortissants, a précisé la ministre.
OS/KM(AMAP)


