Office du Niger : le PDG Dr Samba Bocary Tounkara échange avec les producteurs à Markala

Markala,  22 avril (AMAP)  Le Président directeur général de l’Office du Niger, Dr Samba Bocary Tounkara, a effectué mardi une visite à Markala, où il a rencontré les autorités administratives, traditionnelles, le directeur des Ateliers militaires centraux (AMC), ainsi que les producteurs des sept zones de production pour recueillir leurs préoccupations, a constaté l’AMAP.

La rencontre s’est tenue dans la salle de conférence de la direction de la zone de M’Béwani, après une visite au Point A et au barrage de Markala.

S’adressant aux producteurs, Dr Samba Bocary Tounkara a indiqué que la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD 2024-2033) prévoit, à travers le projet «Farafina Jigine», de faire de la zone Office du Niger un pôle de développement agro-industriel pour promouvoir des filières comme le riz, le blé, la canne à sucre et l’échalote. L’objectif est d’en faire «un moteur de souveraineté alimentaire, de croissance économique et de réduction de la pauvreté».

Pour la campagne 2026-2027, l’Office du Niger prévoit une production de 926.877,97 tonnes de riz paddy avec un rendement moyen de 6,50 t/ha. Concernant le Programme annuel d’entretien (PAE) 2026, le PDG a précisé que sa mise en œuvre dépend de la mobilisation des ressources issues de la redevance-eau, dont le taux de recouvrement était de 62,50% au 31 mars 2026. «Je vous exhorte […] à poursuivre vos efforts pour vous acquitter de la redevance-eau afin que nous puissions engager rapidement les travaux d’entretien du réseau», a-t-il déclaré.

Sur la question des engrais, il a annoncé la tenue prochaine d’une rencontre avec les fournisseurs pour assurer la couverture des besoins de la campagne agricole 2026-2027.

Le PDG a également affirmé que «le barrage de Markala […] est le contrat sacré entre le fleuve Niger et notre terre de l’Office du Niger».

Abordant la collaboration entre acteurs, il a déclaré : «Aucun d’entre nous ne peut réussir seul. Ce destin commun est le premier socle de la nouvelle alliance que nous devons construire.». Il a ajouté : «Tant que je serai à la tête de l’Office du Niger, chaque goutte déviée servira la production. Je veillerai à ce que le partage de l’eau soit juste.»

Les préoccupations évoquées par les producteurs portent notamment sur l’insécurité, l’insuffisance des quotas d’engrais subventionné, le manque de terres aménagées pour les femmes et les jeunes, l’accès à l’eau et l’absence de semences adaptées aux changements climatiques.

La présidente des femmes exploitantes de M’Béwani, Fatouma Samaké, a salué les échanges et exprimé l’espoir de voir les besoins satisfaits. Diadié Bah, membre de la commission Développement rural du Conseil national de Transition (CNT), a appelé les producteurs à mutualiser leurs efforts face aux défis.

MS/CMT (AMAP)