Bamako, 23 avril (AMAP) La 2è rencontre du Cadre de concertation entre le ministère des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes (MARC) et les confessions et associations religieuses s’est ouverte ce jeudi au Centre international de conférence de Bamako, sous la présidence du ministre de tutelle, Dr Mahamadou Koné, a constaté l’AMAP.
L’objectif de la rencontre est de partager les préoccupations du département et recueillir les avis des acteurs religieux.
Cette concertation de deux jours porte sur plusieurs thématiques, notamment la prévention de la radicalisation des enfants talibés, l’information sur la mise en place prochaine d’un Conseil national des autorités religieuses, traditionnelles et coutumières, ainsi que la recherche de solutions pour prévenir les troubles dans l’espace religieux.
Le vice-président du Haut conseil islamique du Mali, Cheick Amadou Kantao, a salué l’initiative des autorités. «La coexistence pacifique est l’un des piliers les plus solides de la paix et de la stabilité. Ce cadre de concertation constitue un espace privilégié d’échange, de partage d’expérience et de recherche de solutions concertées aux préoccupations de nos communautés», a-t-il déclaré.
De son côté, le délégué général de l’Association des groupements d’églises missions évangéliques protestantes du Mali (AGEMPEM), Révérend Dr Nouh Ag Infa Tattara, a exprimé sa reconnaissance aux autorités. «Faire asseoir ces frères d’un même peuple pour travailler ensemble, se pardonner est un début de solution porteur de bonheur pour tous ceux qui vivent dans le pays», a-t-il indiqué, soulignant que «90% des misères, des conflits et des guerres […] concernent les religions monothéistes».
Selon le ministre Mahamadou Koné, cette rencontre vise à «contribuer à l’instauration d’un dialogue en vue de la consolidation des relations entre le département et les confessions et associations religieuses». Il a précisé que «les thématiques élaborées pour cette deuxième rencontre répondent à des enjeux nationaux» et que «les avis et contributions des CAR apparaissent essentiels pour éclairer la prise de décision».
Le ministre a également rappelé que «dans un contexte marqué par de nombreux défis, le rôle des leaders religieux […] demeure essentiel dans la préservation de la paix, de la stabilité et du vivre ensemble».
BT/CMT (AMAP)


