Bamako, 6 avril (AMAP) Le Parlement camerounais a adopté samedi une révision constitutionnelle instituant un poste de vice-président de la République, destiné à assurer la continuité de l’État en cas de vacance du pouvoir, en remplacement du président du Sénat dans l’ordre de succession, a appris l’AMAP de source proche du parlement camerounais.
Réunis en Congrès à Yaoundé le 4 avril, les parlementaires ont approuvé le texte par 200 voix pour, 18 contre et 4 abstentions. Cette réforme constitue l’une des modifications institutionnelles les plus importantes au Cameroun depuis 2008.
Selon les nouvelles dispositions, le vice-président est nommé par le Chef de l’État, qui peut également mettre fin à ses fonctions. Ses attributions relèvent d’une délégation expresse du président de la République et son mandat ne peut excéder celui de ce dernier.
« Le vice-président est appelé à assurer la continuité de l’État en cas de vacance du pouvoir », précise le dispositif adopté.
Annoncée par le président Paul Biya lors de sa prestation de serment, le 6 novembre 2025, cette réforme intervient dans un contexte marqué par des interrogations sur la continuité institutionnelle, alors que le chef de l’État, âgé de 93 ans, est le doyen des dirigeants en exercice dans le monde.
La création de ce poste ouvre une nouvelle phase dans l’organisation des pouvoirs exécutifs au Cameroun, en introduisant un mécanisme formalisé de succession au sommet de l’État.
OS/KM (AMAP)


