Bamako, 02 avril (AMAP) Le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable, a présidé ce jeudi, à l’Espace Jardin du Mémorial Modibo Keïta à Bamako, la cérémonie officielle de signature de la déclaration en faveur des enfants, des jeunes et l’action climatique, avec l’UNICEF.
C’était en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, ainsi que de celui de l a promotion de la femme, de la famille et de l’enfant, Mme Diarra Djénéba Sanogo.
« La Déclaration que nous allons signer aujourd’hui dépasse le cadre d’un simple engagement formel. Elle constitue un instrument d’orientation stratégique, traduisant notre ambition commune de bâtir un Mali résilient, durable et inclusif. Elle nous engage collectivement à agir avec responsabilité, à renforcer nos efforts et à traduire nos engagements en actions concrètes, mesurables et durables au bénéfice de nos populations», a fait savoir Mme Doumbia Mariam Tangara, ministre en charge de l’environnement.
Selon Mme le ministre en charge de l’environnement, cette rencontre s’inscrit dans une dynamique internationale portée par l’UNICEF, en collaboration avec YOUNGO et la coalition Initiative pour les droits environnementaux de l’enfant (CERI – Children’s Environmental Rights Initiative). « Elle symbolise l’engagement de notre pays en faveur de la protection de l’environnement et du renforcement de la résilience des générations présentes et futures face aux défis des changements climatiques», ajoute-t-elle.
Déjà signée par plus de 75 pays depuis 2019, elle constitue un engagement intergouvernemental visant à renforcer la protection des droits des enfants face à la crise climatique. « Dans le contexte malien, son aboutissement a été le fruit d’un long processus engagé par les jeunes délégués de la Conférence locale des jeunes (LCOY), et à travers « The Impact », par la suite, ils ont jugé pertinent de porter un plaidoyer en faveur de l’adhésion du Mali à cette heureuse et salvatrice initiative», a expliqué le Mme Doumbia Mariam Tangara.
« Cette signature marque un jalon important, le Mali rejoint une coalition grandissante de nations qui choisissent de placer les droits de l’enfant et participation des jeunes au cœur de l’action climatique», a déclaré Marie Noel Zagre, représentant résident par intérim de l’UNICEF au Mali.
Il a précisé que « pour l’UNICEF, cette déclaration est bien plus qu’un texte. Elle incarne un engagement concret, protéger les droits de chaque enfant face aux impacts croissants du changement climatique et garantir qu’aucun enfant ne soit laissé pour compte».
Le représentant résident de l’UNICEF par l’intérim a rappelé qu’au Mali, la crise climatique n’est pas une notion abstraite.« Elle se vit au quotidien, sécheresses plus fréquentes, pluies irrégulières, inondations, hausse des températures. Ces chocs perturbent profondément l’éducation et exposent davantage les enfants aux risques. Ils fragilisent aussi les moyens de substance et accentuent la pression sur l’accès à l’eau potable», reconnaît-il.
Face à cette réalité, une conviction s’impose. Les enfants et les jeunes ne sont pas seulement parmi les plus touchés. Ils sont aussi des acteurs essentiels des solutions. Cette déclaration est un pacte avec eux, pour accès à une eau sure , pour eau sûre, pour des communautés plus résilientes, entre autres. L’UNICEF réaffirme son engagement aux côtés du gouvernement du Mali et de l’ensemble des partenaires pour accompagner les prochaines étapes, notamment l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan d’action réaliste, chiffré et mesurable, afin que cette déclaration se traduise par des changements concrets dans la vie des enfants et des jeunes.
Quant à la coordinatrice du projet the impact, Sabou Doumbia , elle estime qu’à travers cette déclaration, nous affirmons une conviction essentielle . « Le droit des enfants à un environnement sain n’est pas une option. C’est un droit fondamental. C’est une obligation que nous devons honorer. La participation des jeunes ne doit pas être symbolique. Elle doit être réelle, structurée et influente. L’action climatique doit être inclusive, équitable et résolument tournée vers l’avenir», a-t-elle conclu.
MMD/KM (AMAP)


