Bamako, 18 mars (AMAP) À quelques jours de la fête de Tabaski, les vendeurs de friperies font le nécessaire pour attirer le maximum de clients. Pendant que certains optent pour les wax, Bazin et prêt à porter, d’autres se tournent vers les fripes en quête de tenues abordables et originales a constaté l’AMAP.
Il est 9h ici, au marché de Daoudabougou et déjà, le marché témoigne de l’effervescence de la fête d’Abraham. Chacun cherche à satisfaire ses besoins en habits, chaussures et accessoires de beauté.
Au
marché, Hawa Camara est habillée en pagne wax cousu dans un style camerounais, dans sa main, elle tient un sac. Faisant le tour chez les vendeuses de friperie, à la recherche de vêtements pour ses enfants de 3 et 5 ans. La friperie, affirme la jeune maman, est le meilleur choix pour mieux habiller ses enfants pour la fête. D’autant plus, qu’il est rare d’avoir plusieurs échantillons d’une même tenue avec cette catégorie d’habits. Ainsi, pour créer la différence, Mme Camara estime qu’il n’y a rien de mieux que le « yougou yougou ». « On y trouve des habits de qualité et de luxe, en plus ils sont à moindre coût » explique t-elle.
À Badalabougou, des vendeurs ambulants, chargés de marchandises attirent les passants. Comme Souleymane Tangara, plusieurs d’entre eux témoignent que le marché est un peu plus favorable que les années précédentes.
« Du début de la journée à cet instant, j’ai vendu plus de dix ensembles », affirme -t-il. Les habits de Souleymane varient en fonction des motifs, l’âge et la qualité des habits. De ces précisions, les modèles pour enfants sont moins chers que ceux pour adolescents. Souleymane exerce ce métier depuis 2019 et parcourt différents quartiers pour livrer les commandes à ses clients. « Il m’arrive de déballer jusqu’à cinq colis par semaine », affirme-t-il avec fierté. Plus loin, au WoniDa, Sékou Touré aussi vendeur de fripe, soutient de son côté, que les temps sont durs.
« Avec ce commerce, les années passent et se ressemblent. La conjoncture actuelle du pays fait que le marché est morose», regrette t-il. Pourtant, se dit-il convaincu, les prix sont abordables, vue qu’ils varient entre 1500 et 2000 FCFA tout âge confondu. Par jour, Sékou Touré peut réaliser un chiffre d’affaires de 50 000 FCFA.
« Venez créer la différence entre vos enfants et les autres grâce aux styles uniques de la friperie ! », c’est le slogan que répète inlassablement Sira Kanté, qui exerce au grand marché. Cette doyenne de la friperie, informe qu’avec 10 000 FCFA, un client peut acheter jusqu’à cinq ensembles pour enfant.
Abordant la question de spécificité de balles de vêtements, elle énumère deux types. La « balle crème » (ou premier choix), plus coûteuse, et la balle simple. « Une balle crème peut coûter jusqu’à 200 000 FCFA, car on y trouve des habits presque neufs. »
Baoumou Amara, mère de famille a un penchant pour les balles crèmes. Convaincu de la qualité des friperies, elle conseille aux parents de ne pas négliger cette catégorie de vêtements.
Fatoumata Koné, une cliente que nous avons rencontrée au Woro- cours confirme les propos de note précédente intervenante. Avec seulement 3 000 FCFA, argumente t-elle, elle a acheté de nombreuses tenues pour sa fille. Pour cette dernière, qui envisage fêter avec les siens à Ségou, il est important d’avoir le maximum d’habits pour les enfants. Car, ajoute-t-elle, chacun cherche à faire bonne impression.
AS/KM (AMAP)


