Tenenkou, 5 fev (AMAP) – Le mercredi 4 février 2026, une réunion s’est tenue dans la salle Weltare de la préfecture du cercle de Tenenkou, présidée par le capitaine Boubacar Sissoko, deuxième adjoint au préfet représentant le préfet, en présence du deuxième adjoint au maire Soumaïla Bocar Coulibaly, de représentants des services techniques, des forces de défense et de sécurité, ainsi que des associations d’éleveurs, commerçants, bouchers, pêcheurs, transporteurs et organisations de la société civile.Le deuxième adjoint au maire a salué l’initiative, estimant qu’elle arrivait « à point nommé » pour aborder les préoccupations majeures des consommateurs. Le capitaine Boubacar Sissoko s’est également félicité de cette rencontre tenue à quelques semaines du Ramadan et a invité les acteurs à conjuguer leurs efforts « afin de soulager les préoccupations des populations en rendant les produits alimentaires plus accessibles à toutes les bourses ». Il a enfin appelé chacun au sens de la responsabilité.
Les échanges ont permis un tour d’horizon de la situation. Selon l’association des commerçants, les marchés de Tenenkou sont bien approvisionnés en denrées de première nécessité et aucune pénurie n’est prévue dans les prochaines semaines. Cependant, les frais de transport élevés, liés aux difficultés d’approvisionnement en carburant, ont entraîné une hausse des prix de certains produits.
Les prix des céréales et denrées de base ont toutefois fortement baissé par rapport à l’année précédente : le sac de 100 kg de riz non décortiqué est passé de 20 000 FCFA à 15 000 FCFA, le sac de 100 kg de mil suit la même tendance, et le bidon de 20 litres d’huile se vend aujourd’hui à 16 500 FCFA. L’essence est à 3 000 FCFA et le gasoil à 2 000 FCFA.
En revanche, le secteur de la viande connaît de fortes tensions. Le kilogramme de viande est actuellement à 2 500 FCFA, mais les bouchers ont lancé un cri d’alarme face à la baisse drastique du cheptel sur les marchés à bétail, aggravée par la fermeture de plusieurs marchés dont celui de Niono.
Tenenkou et Diondiori restent les seuls marchés ouverts dans la zone, provoquant un afflux massif d’acheteurs extérieurs aux moyens importants et une spéculation intense. Le prix du bœuf oscille désormais entre 300 000 et 600 000 FCFA, un niveau jugé « inimaginable il y a quelques années ».
Les bouchers souhaitent porter le kilogramme de viande à 3 000 FCFA pour compenser ces coûts. Des concertations sont prévues dans les prochains jours entre bouchers et coopératives d’éleveurs, ainsi qu’entre transporteurs et commerçants, afin de trouver des solutions pour améliorer le panier de la ménagère.
La réunion intervient dans un contexte de vigilance accrue sur la sécurité alimentaire et la stabilité des prix à l’approche du mois de Ramadan, période de forte demande en denrées de base et en viande dans le cercle de Tenenkou, situé dans la région de Mopti.
AS/OS(AMAP)
