Bamako, 29 janv (AMAP) La 3ème édition de la Semaine du numérique, s’est ouverte, jeudi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), sous le thème « Le E Gouvernement à l’ère de l’intelligence artificielle, a constaté l’Amap
Le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration Alhamdou Ag Ilyene, qui a présidé l’évènement prévu pour trois jours, était accompagné par ses homologuesen chargés du Numérique du Burkina Faso, Dr Aminata Zerbo Sabane, et du Niger, Adji Ali Salatou,
La Semaine a pour objectif de favoriser la compétitivité, la créativité et l’exposition du savoir-faire malien dans les domaines des TIC entre tous les acteurs.
La cérémonie a été marquée par la présentation remarquable d’une nouvelle application de réseaux sociaux dénommés « NIAGA ». Cette application, qui a été créée par les experts burkinabè, maliens et nigériens), traduit trois langues de l’espace de la Confédération des Etats du Sahel (AES), Elle permet de parler Bamanan, Moré et Haoussa pour commencer. L’application est téléchargeable sur Playstore, App store, entre autres.
Selon le ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques du Burkina Faso, Dr Aminata Zerbo Sabane, « le numérique est, aujourd’hui, un instrument de souveraineté, un outil de continuité de l’Etat, un puissant accélérateur d’inclusion et, de plus en plus, un espace stratégique où se un joue notre capacité collective a décidé par nous-même.
« La reconquête de notre souveraineté doit se jouer également dans le domaine du numérique. Cette souveraineté commence par une réalité simple mais déterminant la maitrise de nos infrastructures de nos plateformes et, surtout, de nos données. Et cette maitrise conditionne notre sécurité et notre stabilité » a expliqué le ministre burkinabè
Pour le ministre, de la Communication et des Nouvelles technologies de l’Information du Niger, Adji Ali Salatou, le thème de cette édition, « résonne avec une pertinence particulière pour nos nations. » « Alors que le Mali a célébré 2025 comme l’année de la culture, nous devons reconnaître que le numérique n’est plus une simple option technique, mais un levier de transformation sociétale majeur », a fait savoir Adji Ali Salatou. Ajoutant que l’Intelligence artificielle (IA) « nous offre aujourd’hui des opportunités sans précédent pour moderniser nos administrations et les rendre plus transparentes et performantes au service de nos citoyens. »
Mais au-delà de l’Administration, l’IA est une sentinelle pour notre patrimoine., a estimé le ministre. « Elle permet de documenter et préserver nos langues nationales et nos traditions orales face à l’érosion du temps, démocratiser l’accès à la culture en rendant nos musées et nos sites historiques accessibles à chaque jeune sahélien et, enfin, propulser l’économie créative, en offrant à nos artistes et start-ups des outils de production et de diffusion mondiaux. »
Pour sa part, leur hôte malien a dit que la Semaine du numérique est un rendez-vous stratégique pour notre pays. « Elle permet d’aligner la vision politique, les capacités techniques et les attentes des citoyens autour d’un même objectif, qui est de bâtir un État moderne, efficace et protecteur ». Selon Alhamdou Ag Ilyene, « le numérique n’est pas une vitrine, il est une infrastructure stratégique qui touche à la sécurité, à l’économie, à l’éducation, à la santé, à la culture, à la justice et aux finances publiques. » Il touche surtout à la relation entre l’État et le citoyen.
Cette 3ème édition, pour le ministre en charge du Numérique, s’inscrit pleinement dans cette dynamique, « car elle est conçue comme un espace de mobilisation, de partage et de décision.
Cette première journée a, aussi, été marquée par la visite des stands et un panel ministériel inaugural
BT/MD (AMAP)


