Envoyé special
Seïbou S. KAMISSOKO
Casablanca , 21 déc (AMAP) Casablanca, cœur économique vibrant du Maroc et métropole d’envergure mondiale, endosse le rôle d’hôte majeur de la CAN, Maroc 2025. Cet événement, qui transcende la simple joute athlétique, devient un catalyseur puissant pour l’expression identitaire, la mobilisation urbaine et l’affirmation de la place du Royaume sur l’échiquier africain. L’ambiance de compétition s’est installée de manière palpable, transformant le tissu urbain et l’esprit collectif de ses habitants. Des grandes artères aux espaces emblématiques, la ville se pare des couleurs du football africain, se préparant à accueillir le continent dans une atmosphère résolument festive et engagée.
L’entrée en matière dans l’ambiance compétitive se manifeste d’abord par une révolution visuelle à l’échelle de la ville. Les autorités locales, en collaboration avec les organisateurs, ont déployé une campagne d’embellissement urbain massif. Les boulevards principaux, tels que le boulevard Mohammed V ou le boulevard d’Anfa, habituellement dédiés à la frénésie commerciale, arborent désormais des drapeaux, des banderoles et des fresques murales célébrant l’unité africaine et l’esprit sportif. Ces décorations ne sont pas de simples ornements, elles constituent un langage non verbal adressant à la fois aux résidents et aux visiteurs étrangers un message d’accueil chaleureux et de fierté nationale. Les symboles des nations participantes sont intégrés dans cet écrin, signalant l’universalité de l’événement tout en ancrant l’identité marocaine comme terre d’hospitalité.
«L’engouement total à Casablanca. Tous les monde la CAN et partout on passe dans la ville, on sent la CAN. C’est visible. L’aéroport est décoré aux couleurs de la CAN et sur tous les grands axes, il y a les affiches de la CAN», a l’officier média du Mali, Ladji Adama Koné.
Cette CAN se déroule dans une période inédite : décembre-janvier. Cette période coïncide avec le froid accompagné de la pluie au Maroc, ce que l’on appelle l’hiver en Europe ou dans les pays arabes. Toutefois, l’officier média du Mali, qui joue le lien entre la presse et l’équipe nationale, ne s’indique du climat. «Certes qu’il y a la pluie accompagnée du froid. Mais je ne pense que cela va jouer la CAN. Tout le monde sait qu’il fait froid avant le déplacement et les gens se sont préparés en conséquence. L’équipe du Mali s’est entraîné sous la pluie vendredi soir à l’académie de Raja club, mais je pense que dans l’ensemble, ça peut aller, même si ça ne sera pas la même chose qu’une CAN sans pluie», a-t-il ajouté.
Othman Mohammed, un supporter marocain, estime que cette CAN est ouverte. Outre le Maroc, le Sénégal, le Nigeria, la Côte d’Ivoire, le Cameroun et le Mali peuvent prétendre au titre. «Il a beaucoup plu ces dernières semaines, mais la météo annonce qu’il y aura plus de soleil la semaine prochaine», a déclaré optimiste. Le taximan Mahammed Mohmoud a révélé qu’il supportera le Mali avec le Maroc, avant de jouer une chanson de Sidiki Diabaté.
SSK/MD (AMAP)


