Ségou, 18 déc (AMAP) La problématique du stress au travail et du diabète était au cœur d’une conférence-débat, initiée par l’Association des diabétiques de Ségou et visant à sensibiliser les travailleurs sur les risques liés à cette maladie et promouvoir la prévention, s’est tenue, vendredi, dans la salle de conférence du gouvernorat de Ségou (Centre).
La conférence était principalement animée par le médecin spécialiste en santé et sécurité au travail, Dr Lamine Diakité, qui, d’entrée de jeu, a défini le diabète comme une maladie chronique caractérisée par la présence d’un excès du sucre dans le sang. Et le stress au travail comme une pression subie par le travailleur.
Associé à l’environnement de travail, le stress peut être ponctuel ou chronique et augmenterait de 45 % le risque de développer un diabète de type 2, selon une étude menée par les chercheurs de l’Université de Göteborg, en Suède, a fait savoir Dr Diakité. Et d’ajouter que le stress est un problème majeur qui touche toutes les couches socio-professionnelles du Mali.
Parmi les causes du stress, le conférencier a évoqué entre autres le travail et la responsabilité, le changement, l’environnement, la santé et la relation interprofessionnelle. S’agissant du diabète, le Dr Diakité a dit qu’il se présente sous deux formes, la première de type 1 et la seconde de type 2.
D’après l’enseignant associé à la Faculté de médecine et d’odontostomatologie (FMOS), le taux de prévalence du diabète au Mali est de 4,8 %, selon les données de la Fédération internationale du diabète (IDF 2014).
Concernant le coût moyen de prise en charge du diabète non compliqué de type 2, il est de 71.000 à 196.000 Fcfa. Pour ce qui est du diabète de type 1, sa prise en charge est gratuite grâce à l’appui de l’ONG Santé Diabète. « Le stress au travail communément appelé stress professionnel a un lien avec le diabète de type 2 », a expliqué le conférencier.
Comme solution, le Dr Diakité recommande la pratique quotidienne d’activité physique durant 30 minutes, un sommeil réparateur, le contrôle de son alimentation, la non sédentarité et l’instauration d’un bon climat social sur son milieu de travail. Il suggère également l’application de la Politique nationale de la santé et de la sécurité au travail (SST) adopté en septembre dernier.
Pour le conférencier, il n’y a pas de recettes miracles universelles contre ce fléau. « L’approche la plus efficace est celle qui est personnalisée, adaptée à votre type de diabète, à votre source spécifique de stress », a conclu Dr Lamine Diakité.
Pour sa part, le conseiller aux Affaires économiques et financières du gouverneur de la Région de Ségou, Yamadou Keïta, qui a présidé cette conférence-débat, a salué l’initiative permettant « de sensibiliser les acteurs de la région sur la maladie qui fait de plus en plus de ravages dans notre pays. »
En plus des autorités administratives, la rencontre a enregistré la présence des autorités communales, des organisations de la société civile et des représentants des structures techniques de l’État.
MS/MD (AMAP)


